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L’ancien ministre de la Culture Ezzeddine Bach Chaouch remis en liberté

L’ancien ministre de la Culture et historien Ezzeddine Bach Chaouch a été remis en liberté ce lundi 15 juin 2026, cinq jours après son placement sous mandat de dépôt dans le cadre de l’affaire liée à la gestion et à la cession d’un terrain relevant de la municipalité de Carthage.

Dans le cadre de cette affaire liée à des soupçons d’abus de fonction, de falsification de documents et d’usage de faux, pour un dossier remontant à 2022, la Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis avait émis, mardi dernier des mandats de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni ainsi que de quatre anciens responsables municipaux dont Ezzeddine Bach Chaouch.

Une détention qui a suscité l’émotion

La remise en liberté de l’ancien ministre de la Culture, âgé de 88 ans, a été annoncée par l’avocat Sami Ben Ghazi dans une brève publication sur les réseaux sociaux.

Son incarcération avait rapidement provoqué de nombreuses réactions dans les milieux intellectuels, culturels et médiatiques, en raison notamment de son âge avancé et de son état de santé nécessitant notamment une assistance respiratoire permanente, selon son avocat.

Quelques jours après son placement sous mandat de dépôt, les médias avaient annoncé son admission au service de cardiologie de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis afin de bénéficier d’un suivi médical.

Une figure du patrimoine tunisien

Ezzeddine Bach Chaouch est considéré comme l’une des figures marquantes de la préservation du patrimoine tunisien. Au cours de sa carrière, il a notamment dirigé l’Institut national d’archéologie et d’art, la Bibliothèque nationale ainsi que le Centre national de traduction. Il a également occupé des fonctions au sein de l’UNESCO dans le domaine du patrimoine mondial.

Après la révolution de 2011, il avait été nommé ministre de la Culture dans le gouvernement de transition avant de présider la délégation spéciale de la municipalité de Carthage entre 2011 et 2016.

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Accord de paix États-Unis – Iran : Ce que prévoit le texte de paix annoncé à Genève

Les États-Unis et l’Iran ont annoncé être parvenus à un accord-cadre visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient. Révélée par plusieurs médias internationaux, la feuille de route prévoit une réouverture du détroit d’Ormuz, une cessation des opérations militaires et une phase de négociations encadrée.

L’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran marque un tournant diplomatique majeur après plusieurs mois de tensions et de conflit. Selon les informations recoupées par la presse internationale, le texte reste un accord-cadre en attente de signature officielle, prévue à Genève.

Un cessez-le-feu et une fin progressive des hostilités

D’après les éléments rapportés, les deux parties sont convenues d’un arrêt des opérations militaires « sur tous les fronts », incluant plusieurs zones de conflit régionales.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué, une « fin immédiate et définitive de la guerre », tout en précisant que des discussions techniques restent nécessaires pour stabiliser l’accord.

Le détroit d’Ormuz au cœur du dispositif

Point central du texte : la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie.

Le projet prévoit la reprise immédiate de la navigation commerciale dans le détroit, ainsi que la levée progressive de certaines restrictions maritimes imposées durant le conflit. Washington aurait également annoncé la fin du blocus naval américain dans la zone, dès la signature de l’accord.

Un cadre de négociations de 60 jours

Au-delà du cessez-le-feu, le texte ouvre une phase de négociations de plusieurs semaines.

D’après les médias internationaux, un délai de 60 jours est prévu pour discuter des questions les plus sensibles, notamment le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions économiques et les mécanismes de contrôle et de vérification.

Ces discussions devront aboutir à un accord final plus détaillé.

Une signature attendue à Genève

La cérémonie officielle de signature devrait se tenir à Genève, en Suisse, selon les annonces relayées par la presse internationale.

Ce choix s’inscrit dans la continuité du rôle de médiation joué par plusieurs acteurs régionaux, notamment le Pakistan, cité comme facilitateur dans les échanges entre les deux capitales.

Malgré l’annonce, plusieurs éléments restent soumis à validation politique et technique.

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Orages, grêle et chaleur jusqu’à 41°C : une météo contrastée attendue en Tunisie

Le temps sera partiellement nuageux sur la plupart des régions ce lundi 15 juin avant l’apparition, dans l’après-midi, de cellules orageuses sur les régions ouest du nord et du centre, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Ces orages pourront être accompagnés de pluies parfois abondantes et de chutes locales de grêle. Les précipitations gagneront progressivement les régions de l’est en fin de journée et au cours de la nuit.

Le vent soufflera du secteur sud avant de s’orienter progressivement vers le secteur est. Il sera relativement fort près des côtes et pourra dépasser les 70 km/h sous les cellules orageuses. À l’intérieur du pays, il restera faible à modéré. La mer sera peu agitée à agitée.

Jusqu’à 41°C dans le sud-ouest

Côté températures, une baisse est attendue sur le nord et les hauteurs, tandis que le mercure poursuivra sa hausse dans les autres régions.

Les maximales varieront entre 28 et 32°C sur les côtes et les zones d’altitude, entre 33 et 38°C dans la plupart des régions de l’intérieur, et atteindront localement 41°C dans le sud-ouest.

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Tunisie : L’impôt sur la fortune élargi à tous les types de patrimoine

La Direction générale des études et de la législation fiscales (DGELF) a publié, le 11 juin, une note explicative détaillant les modalités d’application de l’impôt sur la fortune instauré par la loi de finances 2026. Désormais, le dispositif ne se limite plus au patrimoine immobilier et englobe un ensemble plus large d’actifs. Voici les principaux changements à retenir.

Une nouvelle taxe qui remplace l’impôt sur la fortune immobilière

À travers la note générale n°13 de 2026, l’administration fiscale a précisé les modalités d’application de l’article 88 de la loi de finances 2026 relatif à l’impôt sur la fortune.

Ce nouveau régime remplace officiellement l’impôt sur la fortune immobilière instauré en 2022 et élargit son champ d’application à l’ensemble du patrimoine net des contribuables concernés.

L’entrée en vigueur effective de cette taxe intervient en 2026, avec une première échéance de déclaration fixée au 30 juin 2026.

Qui est concerné ?

L’impôt vise les personnes physiques dont la valeur nette du patrimoine atteint ou dépasse 3 millions de dinars au 1er janvier de l’année d’imposition.

Le calcul repose sur la valeur réelle des biens détenus après prise en compte des règles prévues par la législation fiscale.

Le législateur a retenu un barème progressif :

  • 0,5% pour un patrimoine net compris entre 3 et 5 millions de dinars ;
  • 1% pour un patrimoine net supérieur à 5 millions de dinars.

Les biens appartenant aux enfants mineurs à charge doivent être intégrés à la déclaration du contribuable, tandis que les enfants majeurs doivent effectuer leurs propres déclarations.

Immobilier, véhicules et participations financières dans le champ de la taxe

Contrairement à l’ancien dispositif centré sur les biens immobiliers, le nouvel impôt couvre désormais un éventail plus large d’actifs.

Sont notamment concernés les logements, terrains et droits réels immobiliers ; les biens en cours de construction ; les véhicules ; les équipements et autres biens meubles ; les actions, obligations, titres financiers et parts sociales détenus dans les sociétés.

Pour les valeurs cotées en bourse, l’évaluation s’effectue sur la base du cours constaté au 31 décembre précédant l’année d’imposition.

Des exonérations importantes prévues par la loi

La réforme prévoit toutefois plusieurs exclusions majeures.

Le logement principal du contribuable est totalement exonéré, quelle que soit sa valeur. Cette exonération couvre également les dépendances et les biens affectés à l’usage normal de la résidence.

Sont également exclus les biens et équipements affectés à une activité professionnelle ; certaines participations dans les sociétés lorsque le contribuable détient au moins 50% du capital ; les sociétés de personnes et sociétés communautaires ; les dépôts bancaires et postaux ; les comptes d’épargne logement, scolaire ou d’investissement ; les contrats d’assurance-vie et de takaful ; les véhicules dont la puissance fiscale ne dépasse pas 12 chevaux.

En revanche, les véhicules de forte puissance fiscale restent soumis à l’impôt lorsqu’ils ne sont pas affectés à un usage professionnel.

Les biens détenus à l’étranger également concernés

Le texte instaure un principe de taxation globale pour les résidents tunisiens.

Ainsi, les contribuables résidant en Tunisie devront déclarer l’ensemble de leurs biens, qu’ils soient situés en Tunisie ou à l’étranger.

Pour les non-résidents, l’impôt ne s’appliquera qu’aux biens et actifs localisés sur le territoire tunisien.

La déclaration annuelle devra être déposée avant la fin du mois de juin de chaque année auprès des recettes des finances compétentes.

Le ministère des Finances prévoit également la possibilité d’effectuer les déclarations et les paiements par voie électronique à travers les plateformes mises à disposition des contribuables.

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Nouvel an de l’Hégire : Un jour de congé en attente de l’observation lunaire

La présidence du gouvernement a annoncé l’octroi d’un jour de congé aux agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif à l’occasion du Nouvel an de l’Hégire 1448. La date exacte dépendra toutefois de l’observation du croissant lunaire, conformément aux usages officiels en Tunisie.

Un congé pour marquer le début de l’an 1448 de l’Hégire

Dans un communiqué rendu public samedi, la présidence du gouvernement a confirmé que les fonctionnaires du secteur public bénéficieront d’un jour férié à l’occasion du Nouvel an de l’Hégire.

Cette mesure concerne l’ensemble des agents de l’État, des collectivités locales ainsi que des établissements publics à caractère administratif.

Si cette décision concerne directement les administrations publiques, la question des congés dans le secteur privé reste, elle, encadrée par les conventions collectives et les dispositions du Code du travail, même si, dans la pratique, les entreprises accordent également un jour de congé.

Le jour de congé est provisoirement fixé au mardi 16 juin, ou éventuellement au mercredi 17 juin, en fonction de la date retenue pour le début de la nouvelle année hégirienne.

Une date suspendue à l’observation du croissant lunaire

Comme le veut la tradition en Tunisie, la détermination du premier jour de l’an 1448 de l’Hégire dépendra de l’observation du croissant lunaire.

La date officielle sera confirmée par un communiqué du Mufti de la République, chargé d’annoncer le début du mois lunaire.

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Carte erronée de l’Algérie : La bourde qui met Watania Sports dans l’embarras

La diffusion d’une carte jugée offensante pour l’Algérie sur Watania Sports a déclenché une vive polémique de l’autre côté de la frontière et contraint la Télévision tunisienne à présenter des excuses officielles. Au-delà de l’incident lui-même, l’affaire soulève une question embarrassante : comment une chaîne relevant du service public a-t-elle pu diffuser un visuel téléchargé sur Internet sans en vérifier le contenu ?

Une erreur qui embarrasse la télévision publique

L’incident s’est produit lors de l’émission « Studio Mondial », diffusée jeudi 11 mars 2026 sur Watania Sports. Une carte géographique de l’Algérie, téléchargée depuis Internet selon les explications fournies par la Télévision tunisienne, a été affichée à l’antenne avant qu’il ne soit constaté que la carte en question était erronée.

Face à la polémique naissante, la Télévision tunisienne a rapidement publié un communiqué d’excuses adressé à « l’Algérie sœur », à son peuple et à ses institutions médiatiques. Elle a reconnu que le document avait été utilisé sans vérification suffisante de son contenu et a insisté sur le caractère involontaire de l’incident.

L’établissement public a également tenu à réaffirmer son attachement aux relations historiques et fraternelles entre la Tunisie et l’Algérie.

Une carte controversée

Si les excuses ont été formulées rapidement, elles ne répondent pas à toutes les interrogations.

Dans une chaîne de télévision, en particulier lorsqu’elle relève du service public, les éléments visuels diffusés à l’antenne sont normalement soumis à plusieurs niveaux de contrôle. Journalistes, graphistes, réalisateurs, responsables éditoriaux ou chefs d’édition interviennent généralement dans la chaîne de production avant la diffusion.

Dès lors, l’explication selon laquelle la carte aurait simplement été téléchargée sur Internet sans vérification soulève une question de fond : comment un document touchant à la géographie et à la souveraineté d’un État a-t-il pu être validé puis diffusé ?

Une polémique qui dépasse le simple cadre médiatique

La réaction de certains internautes et commentateurs algériens témoigne de la sensibilité du sujet.

Parmi les commentaires relayés sur les réseaux sociaux figure celui d’un internaute qualifiant l’incident de « grave faute » commise par un média public tunisien et appelant les autorités algériennes à ouvrir une enquête sur ce qu’il considère comme une atteinte à la souveraineté nationale.

Si ces réactions ne reflètent pas nécessairement la position officielle des autorités algériennes, elles illustrent l’ampleur prise par la polémique sur les plateformes numériques.

Watania Sports sous pression

L’épisode intervient alors que Watania Sports est une chaîne récemment lancée et encore en phase d’installation dans le paysage audiovisuel tunisien.

Cette controverse constitue ainsi un premier test pour sa crédibilité éditoriale. Et la question qui se pose désormais concerne les mécanismes de contrôle internes et les garanties qui seront mises en place pour éviter qu’un incident similaire ne se reproduise.

Dans le secteur audiovisuel, les erreurs techniques peuvent être comprises. Les erreurs touchant à des questions de souveraineté, de frontières ou de représentation d’États sont en revanche beaucoup plus sensibles. C’est précisément pour cette raison que les procédures de vérification existent.

L’affaire de la carte de l’Algérie rappelle ainsi qu’à l’ère du contenu instantané et des ressources puisées sur Internet, la rapidité ne peut se substituer au contrôle éditorial, surtout lorsqu’il s’agit d’un média de service public.

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Panne mondiale chez Meta : Facebook, Instagram et Messenger perturbés

Les principales plateformes du groupe Meta ont subi une panne majeure ce vendredi 12 juin 2026. Facebook, Messenger, Instagram et Threads ont été affectés par des dysfonctionnements signalés simultanément dans plusieurs pays, provoquant des déconnexions et des difficultés d’accès pour de nombreux utilisateurs.

Depuis le milieu de l’après-midi, de nombreux internautes ont signalé des problèmes d’accès aux services du groupe Meta. Les premiers témoignages font état de déconnexions soudaines de Messenger, d’impossibilité de se connecter à Facebook ainsi que de dysfonctionnements sur Instagram et Threads.

Des utilisateurs déconnectés sans explication

Sur les réseaux sociaux concurrents, notamment X, les signalements se sont multipliés. Plusieurs utilisateurs affirment avoir été automatiquement déconnectés de leurs comptes Facebook et Messenger, tandis que d’autres indiquent que les applications restent bloquées ou incapables de charger le moindre contenu.

Les difficultés semblent toucher simultanément plusieurs services de l’écosystème Meta, un phénomène généralement observé lors d’incidents affectant l’infrastructure centrale du groupe.

Facebook, Messenger, Instagram et Threads concernés

Les témoignages publiés ce vendredi font état de problèmes sur plusieurs plateformes à la fois : impossibilité d’envoyer des messages sur Messenger, échecs de publication sur Threads, difficultés d’authentification sur Facebook et erreurs de chargement sur Instagram.

L’ampleur des signalements laisse penser à une panne de portée mondiale plutôt qu’à un incident localisé.

À l’heure actuelle, le groupe Meta n’a pas communiqué sur les causes de cette perturbation. Aucune indication ne permet pour le moment de déterminer s’il s’agit d’une panne technique interne ou d’un autre type d’incident.

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Affaire Nawara : La Cour d’appel confirme les condamnations mais réduit les peines

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire dite du champ gazier de Nawara. La juridiction a confirmé les condamnations prononcées contre plusieurs anciens responsables de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), tout en réduisant certaines peines de prison.

Des peines allégées en appel

Selon la décision rendue par la Cour d’appel, deux anciens responsables de l’ETAP voient leurs peines de prison ramenées de huit à quatre ans.

La juridiction a également confirmé la condamnation d’un ancien président-directeur général de l’entreprise publique à deux ans de prison, une peine inchangée par rapport au jugement de première instance.

Les amendes financières prononcées à l’encontre des condamnés ont par ailleurs été maintenues.

Un marché public au cœur du dossier

L’affaire porte sur des soupçons de corruption et d’irrégularités dans le cadre d’un marché public lié au développement du projet gazier de Nawara, dans le gouvernorat de Tataouine.

Les poursuites concernent notamment des faits liés à la gestion de contrats associés à ce projet stratégique, ainsi qu’à de possibles atteintes aux intérêts de l’administration publique.

Si la Cour d’appel a confirmé les responsabilités pénales retenues contre les accusés, elle a estimé que certaines peines prononcées en première instance devaient être revues à la baisse.

Nawara, un projet stratégique pour la Tunisie

Entré en exploitation en 2020, le champ gazier de Nawara figure parmi les plus importants projets énergétiques développés en Tunisie au cours des dernières décennies.

Situé dans le sud du pays, il contribue à l’approvisionnement national en gaz naturel et s’inscrit dans la stratégie visant à réduire la dépendance énergétique aux importations.

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire rappelle l’importance des enjeux de gouvernance, de transparence et de contrôle des marchés publics dans un secteur aussi sensible que celui de l’énergie.

La décision rendue par la Cour d’appel clôt une nouvelle étape judiciaire dans ce dossier, tout en maintenant les condamnations prononcées contre les principaux responsables impliqués.

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Kantaoui : Sept mandats de dépôt dans l’affaire du meurtre d’un adolescent

Le juge d’instruction du tribunal de première instance de Sousse 2 a ordonné l’émission de sept mandats de dépôt en prison à l’encontre de personnes impliquées dans l’affaire du meurtre d’un adolescent survenu à Port El Kantaoui.

Cette décision s’inscrit dans le prolongement direct de l’enquête ouverte fin mai 2026, après le décès d’un élève de 17 ans poignardé lors d’une altercation dans la zone touristique de Hammam Sousse.

Une altercation mortelle

Selon les éléments du dossier, les faits remontent à la nuit du 27 au 28 mai 2026 à Port El Kantaoui, lorsqu’un adolescent lycéen âgé de 17 ans a été mortellement poignardé à la suite d’une dispute ayant dégénéré.

D’après des sources sécuritaires citées dans le cadre de l’enquête, huit personnes avaient initialement été placées en garde à vue, dont le principal suspect. Les personnes interpellées, âgées d’une vingtaine d’années, auraient été sous l’effet de l’alcool au moment des faits, selon les premiers éléments de l’investigation.

Le différend initial entre la victime et les mis en cause reste, à ce stade, encore indéterminé.

Une victime très jeune

La victime, un lycéen travaillant ponctuellement dans un café familial de la zone touristique de Marina El Kantaoui, avait succombé à une grave blessure causée par une arme blanche.

Dans la poursuite de l’instruction, le juge d’instruction a décidé de placer huit personnes en détention provisoire pour homicide volontaire avec préméditation, violences aggravées et port d’arme blanche sans autorisation.

L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément les responsabilités de chacun et les circonstances exactes ayant conduit à la mort de l’adolescent.

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« Camionnettes de la mort » : Deux ouvrières mortes et 13 blessées dans le renversement d’un véhicule

Deux ouvrières ont perdu la vie et treize autres ont été blessées dans un nouvel accident survenu sur l’axe Regueb–Mazouna, lorsqu’une camionnette de type « Isuzu » transportant des travailleuses agricoles s’est renversée à proximité de l’entrée nord de Mazouna. Un énième drame qui relance, une fois encore, la question du transport rural des ouvrières agricoles.

Un mode de transport sous haute vulnérabilité

Dans ce type d’accidents, le schéma se répète : des véhicules utilitaires légers, souvent utilisés pour transporter des dizaines de travailleuses agricoles, circulant sur des routes secondaires parfois dégradées, avec des conditions de sécurité limitées.

Dans le cas de Mazouna, les victimes se rendaient sur leur lieu de travail lorsque le véhicule s’est renversé. Le bilan est lourd : deux décès sur place et treize blessées, dont un cas grave nécessitant une intervention spécialisée à Sfax en raison d’une blessure à la main, selon le docteur Abdelkrim Gharbi, chef adjoint du service des patients à l’hôpital universitaire de Sidi Bouzid.

Ce type de transport, largement utilisé dans plusieurs régions agricoles, reste au cœur de critiques récurrentes en raison de son inadéquation avec le nombre de passagers et les conditions de circulation.

Des secours rapides mais un système structurel fragilisé

Les équipes de la protection civile de Regueb et de Mazouna sont intervenues rapidement pour prendre en charge les victimes et les transférer vers les structures sanitaires locales. Certaines ont ensuite été orientées vers l’hôpital universitaire de Sidi Bouzid en fonction de la gravité de leur état.

Si la réponse d’urgence est mobilisée à chaque accident, elle intervient systématiquement après le drame. Le problème de fond reste celui des conditions de transport initiales, souvent dénoncées mais encore largement présentes dans les zones rurales.

Un phénomène qui dépasse le seul accident de Mazouna

L’accident de ce vendredi s’inscrit dans une série de drames similaires impliquant des travailleuses agricoles, régulièrement exposées aux risques de circulation dans des véhicules inadaptés.

Au-delà du fait divers, ces accidents posent la question plus large de l’organisation du transport rural, de la sécurité des déplacements professionnels et de la dépendance à des moyens de transport informels dans certaines régions.

Tant que ces conditions perdureront, les routes rurales continueront d’être le théâtre d’accidents aux conséquences humaines lourdes, touchant en premier lieu des travailleuses parmi les plus vulnérables du secteur agricole.

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Eau potable : Jusqu’à 48 heures de coupures dans plusieurs quartiers du Grand Tunis dès le 16 juin

Les habitants de plusieurs quartiers de Tunis et de Ben Arous devront faire face à des coupures et perturbations de l’approvisionnement en eau potable à partir du mardi 16 juin à 5 heures du matin. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé ces interruptions dans le cadre de travaux de raccordement de nouvelles conduites au réseau.

Selon la SONEDE, les interruptions pourraient durer entre 24 et 48 heures selon les zones concernées, avec un retour progressif à la normale prévu à partir des 17 et 18 juin.

Quels sont les quartiers concernés ?

Les perturbations toucheront notamment la Cité Ibn Sina 2, El Mourouj 1, 2, 3, 4, 5 et 6, El Yasminet, la Nouvelle Médina 1, 2 et 3, le centre de Ben Arous, les secteurs de Naassen, Douar El Houch, El Kabaria, Bir Kassâa et plusieurs zones industrielles du gouvernorat de Ben Arous.

Jusqu’à deux jours de perturbations

La SONEDE précise que la durée des coupures variera d’un secteur à l’autre. Dans certaines zones, le rétablissement du service pourrait intervenir dans les 24 heures, tandis que d’autres pourraient subir des perturbations pouvant atteindre 48 heures.

  • Coupures jusqu’à 24h : Ibn Sina 2, partie basse d’El Mourouj 2, El Mourouj 3, 4, 5 et 6, El Yasminet, la Nouvelle Médina 1, 2 et 3, le centre de Ben Arous, Chbedda, Naassen, Douar El Houch.
  • Coupures jusqu’à 48h : El Kabaria, Cité El Anabib, Cité Boulaadham, El Mourouj 1, Bir Kassâa, les zones industrielles Bir Kassâa 2 et 3, Borj Ghorbal, le marché de gros, l’hôpital des grands brûlés, la Cité El Bank, la Cité El Moustawsaf, la Cité Ettaamir.

Le retour à la normale se fera progressivement une fois les travaux achevés et les conduites remises en service.

Les habitants invités à s’organiser

Face à ces interruptions annoncées, les habitants des quartiers concernés sont appelés à prendre leurs dispositions en prévision de cette période de perturbation, notamment pour leurs besoins domestiques quotidiens.

La SONEDE explique que ces travaux visent à raccorder de nouvelles conduites au réseau de distribution d’eau potable, une opération présentée comme nécessaire pour renforcer les infrastructures de desserte dans les zones concernées.

Ironie du sort, cette imposante coupure intervient quelques jours après l’adoption, mardi dernier, par le gouvernement d’un programme d’urgence pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026.

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Qui est Mokhtar Ladjimi, le nouveau directeur des JCC ?

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nomination du réalisateur, scénariste et producteur tunisien Mokhtar Ladjimi à la tête de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC). Figure du cinéma tunisien depuis plusieurs décennies, il succède à Tarek Ben Chaâbane. Retour sur le parcours de cet homme de cinéma appelé à diriger l’un des plus importants rendez-vous culturels du pays.

Un parcours commencé dès l’adolescence

Le ministère des Affaires culturelles a officialisé, jeudi, la nomination de Mokhtar Ladjimi comme directeur de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage, prévue du 12 au 19 décembre 2026.

Le réalisateur succède à Tarek Ben Chaâbane à la tête de cette manifestation considérée comme l’un des plus anciens et des plus prestigieux festivals de cinéma du monde arabe et africain.

Né en 1957 à Monastir, Mokhtar Ladjimi découvre très tôt le cinéma. À seulement 16 ans, il réalise son premier court métrage, La Voyante, tourné en 16 mm.

Il poursuit ensuite sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques, l’une des écoles de cinéma les plus réputées de France, avant de débuter sa carrière au sein de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs.

Du documentaire à la fiction

Au fil des années 1980 et 1990, Mokhtar Ladjimi réalise plusieurs courts et moyens métrages, parmi lesquels Balle de sang, Satellite 7, La Sentinelle ou encore Le Chasseur.

Parallèlement, il développe une importante activité documentaire à travers des œuvres consacrées au patrimoine et à la culture, telles que La Nuit du henné, L’Orient des cafés ou Mille et une danses orientales.

Parmi ses réalisations les plus connues figure également le documentaire Le Cinéma colonial en 1997, avant son premier long métrage de fiction, Noce d’été (Bab El Arch), sorti en 2004.

Il poursuivra ensuite son parcours avec d’autres productions, dont le long métrage Dicta Shot en 2015.

Une figure du cinéma tunisien

Au-delà de ses réalisations, Mokhtar Ladjimi est également connu pour son engagement dans la promotion du cinéma. Il est notamment président fondateur du Master International Film Festival.

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Trump menace de s’emparer de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien

Donald Trump a franchi un nouveau cap dans sa confrontation avec l’Iran. Le président américain a menacé de prendre le contrôle de l’île de Kharg, principal point d’exportation du pétrole iranien, tout en annonçant de nouvelles frappes contre la République islamique.

L’île de Kharg, nouvelle cible désignée par Trump

Le président américain Donald Trump a placé les infrastructures énergétiques iraniennes au cœur de sa stratégie de pression contre Téhéran. Dans un message publié jeudi sur son réseau social Truth Social, il a affirmé que les États-Unis pourraient prochainement s’emparer de l’île de Kharg ainsi que d’autres installations pétrolières stratégiques.

« Dans un avenir proche, nous nous emparerons de l’île de Kharg et d’autres infrastructures pétrolières stratégiques, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés pétroliers et gaziers », a-t-il écrit.

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé que les États-Unis allaient frapper l’Iran « très fortement ce soir », sans fournir davantage de précisions sur la nature ou les objectifs de ces opérations.

Un site vital pour l’économie iranienne

Située dans le Golfe, l’île de Kharg constitue le principal terminal pétrolier de l’Iran. Une part importante des exportations de brut du pays transite par cette infrastructure stratégique, considérée comme un maillon essentiel de l’économie iranienne.

La référence explicite à ce site marque une nouvelle escalade dans le discours américain. En visant directement les capacités d’exportation énergétique de l’Iran, Donald Trump cible l’une des principales sources de revenus de la République islamique.

Une nouvelle montée des tensions

Dans son message, Donald Trump a comparé cette stratégie à celle appliquée au Venezuela, affirmant que cette politique s’était révélée bénéfique à la fois pour les États-Unis et pour Caracas.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran. La menace visant l’île de Kharg, combinée à l’annonce de nouvelles frappes, renforce les inquiétudes d’une aggravation du conflit et de ses répercussions potentielles sur la stabilité régionale et les marchés énergétiques internationaux.

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Manifestation des diplômés chômeurs pour l’application de la loi sur le « recrutement exceptionnel »

Six mois après son adoption, la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel continue de susciter l’impatience des diplômés chômeurs. Réunis en protestation, ils réclament la mise en œuvre effective du texte, l’établissement d’un calendrier précis et davantage de transparence sur les mécanismes de recrutement.

Une loi toujours en attente d’application concrète

Des dizaines de diplômés chômeurs ont organisé, ce jeudi, une nouvelle mobilisation près de la Place de la Kasbah à Tunis pour réclamer l’application effective de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel. Adopté en décembre dernier, le texte n’a toujours pas été accompagné de ses décrets d’application ni des dispositifs opérationnels nécessaires à sa mise en œuvre.

Rappelons que la loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 instaure un recrutement exceptionnel dans le secteur public pour les diplômés de l’enseignement supérieur au chômage de longue durée (plus de dix ans). Son application fait face à des blocages administratifs et budgétaires, entraînant des contestations et des appels à son activation.

Bien que promulguée par le Président Kaïs Saïed, la mise en œuvre de la loi accuse d’importants retards. Des syndicats et collectifs de diplômés chômeurs dénoncent le blocage de son exécution par l’État, pointant du doigt la saturation de la fonction publique et multipliant les manifestations à Tunis.

Les manifestants; qui se mobilisent pour la énième fois, demandent ainsi l’accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que le lancement de la plateforme numérique destinée au dépôt des candidatures et à la gestion des recrutements.

Un appel à un calendrier clair et à des garanties

Les protestataires appellent les autorités à rendre public un calendrier détaillé des différentes étapes de mise en œuvre de la loi. Ils réclament notamment la fixation des dates d’adoption des décrets d’application, l’ouverture de la plateforme dédiée et le démarrage effectif des opérations de recrutement.

Ils insistent également sur la nécessité de clarifier les mécanismes de sélection ainsi que le volume des emplois prévus dans le cadre de cette mesure.

Transparence et inquiétude face aux retards

Au-delà des aspects techniques, les manifestants demandent des éclaircissements sur les ressources financières allouées au dispositif ainsi que sur le nombre de bénéficiaires concernés par les prochaines phases d’activation.

Ils rappellent que la loi est censée être adossée aux budgets publics déjà votés, estimant qu’aucun obstacle administratif ou financier ne devrait freiner son application.

Les protestataires préviennent enfin que leur mobilisation se poursuivra tant qu’un calendrier précis ne sera pas annoncé et que les premiers recrutements ne seront pas engagés.

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Bac 2026 : Les cas de fraude ont presque doublé en un an

Le ministère de l’Éducation a recensé 955 cas de fraude lors de la session principale du baccalauréat 2026, contre 508 l’an dernier. Face à cette hausse marquée, les autorités affirment avoir pourtant renforcé les dispositifs de contrôle tout en soulignant que leur objectif demeure la protection des candidats et la préservation de l’équité des examens.

Une hausse marquée des cas de fraude

Le phénomène de la fraude au baccalauréat continue de préoccuper les autorités éducatives. Invité ce jeudi dans l’émission Sabah Ennas de Mosaique fm, le directeur général des examens nationaux au ministère de l’Éducation, Mohamed Mili, a indiqué que 955 cas de fraude ont été enregistrés lors de la session principale du baccalauréat 2026.

Ce chiffre représente une forte augmentation par rapport à la session de 2025, qui avait donné lieu à 508 cas recensés.

Selon le responsable, cette évolution intervient alors que des mesures renforcées ont été mises en place en coordination avec plusieurs ministères et structures concernées afin de lutter contre les différentes formes de fraude durant les épreuves nationales.

Mohamed Mili a reconnu que (malgré tous ces efforts) ce phénomène a augmenté en Tunisie, les chiffres de cette année l’attestant.

« L’objectif n’est pas de pénaliser les élèves »

Revenant sur les sanctions prévues en cas de fraude ou de perturbation du déroulement des examens, Mohamed Mili a tenu à préciser que la démarche du ministère ne repose pas sur une logique punitive à l’égard des candidats.

Selon lui, les mesures mises en place visent avant tout à garantir l’égalité des chances entre les élèves, à assurer le bon déroulement des épreuves et à protéger les candidats qui respectent les règles de l’examen.

Le responsable a ainsi souligné que l’objectif du ministère n’est pas de « pénaliser les élèves », mais de préserver l’intégrité du baccalauréat et de lutter contre les pratiques susceptibles de porter atteinte à la crédibilité de ce diplôme national.

Il a toutefois rappelé que lorsque des actes de fraude ou des perturbations sont constatés, les autorités compétentes appliquent la législation en vigueur afin de faire respecter les règles encadrant les examens nationaux.

Cette précision intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires liées à la fraude au baccalauréat, notamment celle des neuf élèves de Siliana qui avaient été placés en détention avant d’être remis en liberté par la justice. Le ministère insiste ainsi sur la nécessité de distinguer entre la volonté de protéger les candidats et l’obligation d’appliquer la loi lorsque des infractions sont relevées.

Cette mise au point intervient quelques jours après la polémique suscitée par l’incarcération des neuf élèves à Siliana. Une incarcération qui avait provoqué une levée de boucliers dans ce qui constituait une première.

Un dispositif d’envergure pour préserver la crédibilité du diplôme

Le directeur général des examens nationaux a également souligné l’ampleur de l’organisation mobilisée chaque année autour du baccalauréat tunisien.

Selon lui, près de 156.000 intervenants ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement des épreuves dont 20.656 enseignants et instituteurs mobilisés pour la correction des épreuves du baccalauréat et de la neuvième année.

Cette année 162.435 candidats se sont inscrits aux épreuves du baccalauréat. Les résultats de la session principale sont attendus le 23 juin.

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Météo : Risque d’orages et de chutes de grêle sur une partie du pays

Le temps devrait se dégrader progressivement ce jeudi 11 juin en Tunisie. Des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues dans plusieurs régions du centre et du sud avant de gagner une partie de l’est du pays. Des chutes de grêle sont également prévues localement.

Les premiers orages attendus dans l’après-midi

Selon les prévisions météorologiques, la matinée sera marquée par quelques pluies faibles sur le centre du pays et par des passages nuageux sur le reste des régions.

Au fil des heures, les nuages deviendront plus denses sur les régions ouest du centre et du sud. Des cellules orageuses locales devraient alors se former et s’accompagner de précipitations.

Les pluies concerneront progressivement certaines régions de l’est du pays, avec des chutes de grêle signalées par endroits.

Températures en baisse

Les températures enregistreront une baisse sur l’ensemble du pays.

Les maximales varieront entre 25 et 30 degrés sur le nord et avoisineront les 23 degrés sur les hauteurs ouest. Elles oscilleront entre 31 et 36 degrés dans la plupart des autres régions.

Le sud-ouest et l’extrême sud continueront toutefois d’afficher des températures élevées pouvant atteindre 41 degrés sous l’effet du sirocco.

Le vent soufflera du secteur nord sur le nord et le centre du pays, tandis qu’il sera de secteur est sur le sud. Il sera fort près des côtes ainsi que sur les régions méridionales, où des phénomènes locaux de sable sont attendus. Ailleurs, le vent restera faible à modéré.

En mer, les conditions s’annoncent difficiles avec une mer très agitée à houleuse sur les côtes nord.

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Sidi Bou Saïd : L’État accélère la sécurisation de la colline menacée par les glissements de terrain

Face aux risques croissants d’instabilité des sols à Sidi Bou Saïd, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat se penche sur le projet de protection de la colline. Deux conventions techniques viennent d’être signées afin de lancer les études nécessaires à l’identification des zones les plus vulnérables et à la définition des interventions prioritaires.

De nouvelles études pour identifier les zones à risque

Réuni mercredi sous l’égide du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, le comité de pilotage du projet a validé la signature de deux conventions techniques destinées à renforcer les études préalables.

La première convention a été conclue avec le Centre national de télédétection. Elle porte sur la réalisation des travaux topographiques et des prises de vues aériennes nécessaires à l’évaluation de l’état de la colline.

La seconde a été signée avec l’Office national des mines. Elle prévoit l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques qui permettront d’identifier les secteurs les plus exposés aux mouvements de terrain et de hiérarchiser les interventions à engager.

Une première phase consacrée au diagnostic du site

Les participants à la réunion ont examiné l’avancement de la première étape du projet, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données relatives à la colline.

Cette phase s’inscrit dans le cadre de la décision prise le 26 janvier 2026 par la Présidence du gouvernement, qui a chargé le ministère de l’Équipement du suivi des études et des travaux de protection du site.

Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier fixé et de mobiliser l’ensemble des moyens techniques et administratifs afin de permettre le lancement des travaux dans les prochaines semaines.

Un site emblématique désormais classé projet stratégique

Le 3 juin dernier, la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été officiellement élevée au rang de « grand projet à caractère stratégique », une classification destinée à accélérer les procédures et la mise en œuvre des interventions prévues.

Lors des travaux préparatoires, les autorités avaient également souligné l’importance de développer des systèmes d’alerte précoce, d’adapter les normes de construction aux spécificités géologiques tunisiennes et de renforcer la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

S’étendant sur près de 170 hectares et sur une longueur de 7,5 kilomètres, dont 4,5 kilomètres de façade littorale, la colline de Sidi Bou Saïd abrite l’un des sites patrimoniaux et touristiques les plus emblématiques du pays. Confronté à des risques croissants d’instabilité des sols, ce secteur fait désormais l’objet d’un suivi renforcé des autorités afin de préserver à la fois la sécurité des habitants, des visiteurs et le patrimoine architectural du village.

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Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi, la demande de remise en liberté de la présidente du parti de la Troisième République, Olfa Hamdi. Elle restera en détention provisoire et sera jugée par la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis.

La juridiction d’appel a confirmé la poursuite de la procédure judiciaire engagée contre Olfa Hamdi et ordonné son renvoi devant la justice militaire pour être jugée sur le fond de l’affaire.

Interpellation et placement en détention

Olfa Hamdi avait été interpellée le 15 février à l’aéroport international Tunis-Carthage, à la suite d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire. Elle avait ensuite été placée en détention provisoire dans le cadre de l’enquête en cours.

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté la demande de libération introduite par la défense. Cette décision confirme la poursuite de la détention provisoire de l’ancienne PDG de Tunisair.

Renvoi devant la justice militaire

La juridiction d’appel a également décidé le renvoi de Olfa Hamdi devant la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis, chargée de statuer sur le fond de l’affaire.

Depuis son arrestation, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa libération, estimant que son maintien en détention n’était pas justifié. La procédure judiciaire suit toutefois son cours sans qu’elle l’ait été clarifiée par les autorités judiciaires.

Rappelons qu’avant son arrestation Olfa Hamdi avait multiplié les apparitions publiques très controversées notamment par le biais de ses réseaux sociaux, critiquant la classe politique traditionnelle, mais visant aussi directement le président de la République.

En s’érigeant en cheffe d’un gouvernement “parallèle” et en appelant à une nouvelle République, Olfa Hamdi a joué la provocation au point d’être traitée de populiste par ses détracteurs.

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Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « insulte via les réseaux sociaux »

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mercredi 10 juin 2026, le journaliste Samir El Wafi à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

D’après les informations rapportées, cette condamnation fait suite à une plainte déposée en 2024 par une lycéenne.

Une publication à l’origine de la plainte

L’affaire trouve son origine dans une publication diffusée sur le compte personnel du journaliste, dans laquelle il commentait la tenue vestimentaire portée par la plaignante lors de son épreuve de sport du baccalauréat.

Selon les mêmes sources, la lycéenne et sa famille ont estimé que ces propos constituaient une atteinte publique à leur dignité, ce qui a conduit au dépôt de la plainte.

Le tribunal a prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis à l’encontre du journaliste pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

Un habitué des affaires en justice

Depuis plusieurs années, Samir El Wafi est confronté à la justice pour de multiples raisons. Il a été accusé d’escroquerie, de corruption et de blanchiment d’argent dans plusieurs affaires. Arrêté, condamné, libéré, Samir El Wafi a fait plusieurs allers-retours en prison.

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Tunisie–Égypte : 490 millions de dollars d’échanges, mais un déficit de 337 millions

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Égypte ont atteint près de 490 millions de dollars en 2025, en hausse de 12,8% par rapport à l’année précédente. Mais derrière cette progression globale se cache un déséquilibre marqué : la balance commerciale reste largement déficitaire pour la Tunisie, à hauteur d’environ 337 millions de dollars.

Ces chiffres ont été présentés par le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Mourad Ben Hassine, lors d’une rencontre consacrée au rôle du secteur privé dans le développement des marchés en Afrique.

Entre 2024 et 2025, le volume des échanges est passé de 434,5 millions de dollars à près de 490 millions de dollars, confirmant une dynamique haussière des flux commerciaux entre les deux pays.

Une hausse des exportations tunisiennes, mais un poids encore limité

Les exportations tunisiennes vers l’Égypte ont enregistré une progression notable de 53,1%, pour atteindre 76,5 millions de dollars.

Une performance significative, mais qui reste marginale face au volume global des échanges et aux importations tunisiennes en provenance du marché égyptien.

Selon le CEPEX, ces exportations restent fortement concentrées : les composants et équipements électriques, notamment les fils et câbles, ainsi que les produits chimiques représentent près de 70% des ventes tunisiennes vers l’Égypte.

Un déséquilibre structurel toujours massif

Malgré la progression des exportations, la relation commerciale reste déséquilibrée.

Le déficit commercial est estimé à environ 337 millions de dollars en défaveur de la Tunisie, confirmant la forte dépendance du commerce bilatéral aux importations égyptiennes.

Cette situation illustre une structure d’échanges encore peu équilibrée, où la croissance globale ne se traduit pas par une réduction du déséquilibre.

Un potentiel encore loin d’être exploité

Le CEPEX estime que le potentiel d’exportation tunisien non exploité vers l’Égypte s’élève à environ 63,5 millions de dollars.

À terme, les exportations tunisiennes pourraient atteindre près de 140 millions de dollars, contre 76,5 millions actuellement réalisés.

Les opportunités concernent principalement les composants mécaniques et électriques, les industries chimiques et pharmaceutiques, ainsi que certains produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée comme l’huile d’olive conditionnée et les dattes transformées.

Des obstacles qui freinent la montée en puissance

Plusieurs contraintes continuent de limiter la progression des exportations tunisiennes vers le marché égyptien.

Parmi elles figurent les barrières non tarifaires, les procédures administratives d’enregistrement des produits, l’absence de liaison maritime directe entraînant des coûts logistiques élevés, ainsi que les difficultés liées aux transferts financiers et à la reconnaissance des certifications techniques.

Dans ce contexte, la hausse des échanges bilatéraux ne suffit pas à corriger un déséquilibre structurel profondément ancré.

Rappelons que le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, et la cheffe du gouvernement tunisien, Sara Zaâfrani Zenzri, avaient annoncé, le 11 septembre 2025 en marge de la 18ᵉ session de la commission mixte tuniso-égyptienne, leur volonté de doubler le volume des échanges commerciaux à un milliard de dollars d’ici deux ans. Mais dans quel sens ?!

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