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Transport touristique en Tunisie : parc vieillissant et permis bloqués freinent la relance du secteur

Le transport touristique en Tunisie s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles pour les professionnels du secteur. Lors de la réunion tenue le 12 juin 2026 entre le ministère du Tourisme et la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV), ce segment a été identifié comme un frein opérationnel majeur à la compétitivité des agences et à la qualité de l’offre touristique.

Les représentants du secteur alertent d’abord sur l’état du parc de transport touristique, jugé vieillissant et peu adapté aux exigences actuelles du marché. Plusieurs acteurs appellent à la mise en place de mécanismes incitatifs pour accélérer le renouvellement des véhicules, notamment les bus de moyenne capacité, ainsi que les véhicules utilitaires type VAN utilisés pour les circuits touristiques.

Au cœur des revendications figure également la révision des dispositifs fiscaux et douaniers liés à l’importation des véhicules touristiques. Les professionnels estiment que les avantages existants ne répondent plus aux besoins du terrain, en particulier pour les bus de 9 à 30 places et les véhicules tout-terrain utilisés dans les circuits sahariens.

Autre point de blocage : les contraintes administratives liées aux chauffeurs. La FTAV évoque des difficultés persistantes concernant la carte professionnelle des conducteurs, un document jugé essentiel mais dont les procédures d’obtention et de renouvellement restent complexes, ralentissant l’activité des opérateurs.

Le dossier du transport touristique inclut aussi la question des véhicules 4×4 utilisés dans les zones sahariennes. Les professionnels demandent une clarification du cadre régissant ces activités, afin d’assurer une meilleure organisation des circuits tout en sécurisant l’activité des opérateurs.

 

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À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex?

Le Centre Technique du Textile (Cettex) met en place un service d’étalonnage en Tunisie destiné aux entreprises industrielles, avec un objectif clair : réduire la dépendance aux laboratoires étrangers et améliorer la performance des chaînes de production locales.

Selon le communiqué officielle, cette nouvelle offre permet aux industriels de faire vérifier et ajuster leurs instruments de mesure directement sur le territoire tunisien, sans recours à l’international. Jusqu’ici, ces opérations nécessitaient des envois à l’étranger, entraînant des délais longs, des coûts logistiques élevés et une immobilisation des équipements. Avec ce service, le Cettex introduit un gain opérationnel immédiat pour les entreprises : réduction des délais de traitement, baisse des coûts en devises et meilleure disponibilité des équipements critiques. Le centre a déjà réalisé une première opération concrète avec l’émission d’un rapport d’étalonnage de luxmètres pour une entreprise textile tunisienne. Ce premier test confirme la mise en service effective du dispositif et sa capacité à répondre aux standards industriels.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu est directement lié à la qualité industrielle. Un instrument mal calibré peut entraîner des erreurs de production, des défauts de fabrication, des pertes de matière ou des non-conformités lors des audits. L’étalonnage régulier devient donc un outil de maîtrise des risques et de sécurisation de la qualité. Le service s’adresse en priorité à l’industrie textile, mais aussi aux secteurs qui dépendent fortement de la précision des mesures, comme l’électronique, les laboratoires d’analyse ou les chaînes de production de haute précision.

 

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Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi

Un ordre du gouvernement américain vient de forcer la désactivation immédiate des modèles Fable 5 et Mythos 5, développés par Anthropic. Et ce, parce qu’il y a des tensions autour de la sécurité nationale et des risques de contournement des systèmes de protection des IA.

Selon un communiqué publié le 12 juin 2026 par l’entreprise, une directive de contrôle des exportations a été émise par les autorités américaines. Elle impose la suspension de tout accès à ces modèles pour toute personne étrangère, y compris les employés non américains de la société, qu’ils se trouvent aux États-Unis ou à l’étranger. Face à cette obligation légale, Anthropic indique devoir désactiver entièrement Fable 5 et Mythos 5 pour l’ensemble de ses clients. Les autres modèles de la société ne sont pas concernés par cette mesure.

La notification gouvernementale, reçue à 17h21 (heure de l’Est), n’a pas détaillé les raisons précises liées à la sécurité nationale. D’après l’interprétation d’Anthropic, les autorités auraient identifié une méthode permettant de contourner les protections de Fable 5, un phénomène connu dans le domaine sous le nom de “jailbreak”. Cette technique aurait permis de révéler certaines vulnérabilités déjà connues, jugées mineures par l’entreprise et également détectables par d’autres modèles publics.

Dans son communiqué, Anthropic défend toutefois la solidité des garde-fous intégrés à Fable 5. L’entreprise affirme avoir mis en place des protections renforcées visant à limiter les usages sensibles, notamment en cybersécurité. Avant le lancement, le modèle aurait été soumis à des milliers d’heures de tests et d’audits réalisés avec des partenaires publics et privés, dont des organismes de sécurité américains et britanniques. Ces évaluations n’auraient pas permis d’identifier de “jailbreak universel”, capable de contourner largement les protections du système.

L’entreprise reconnaît cependant qu’une résistance parfaite à ces contournements n’existe pas aujourd’hui dans l’industrie de l’IA. Elle revendique une stratégie dite de “défense en profondeur”, combinant limitation des abus, détection des comportements suspects et surveillance continue. Anthropic souligne également que les risques observés seraient comparables à ceux d’autres modèles déjà déployés sur le marché.

Dans l’immédiat, la société affirme se conformer à la décision réglementaire tout en contestant son interprétation. Elle indique travailler à rétablir l’accès à ses services dans les meilleurs délais.

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Faux PV de contravention en Tunisie: une arnaque par SMS qui piège les automobilistes et vise leurs données bancaires

Une nouvelle vague de SMS frauduleux imitant des avis d’infraction au code de la route circule actuellement en Tunisie, dans une opération de phishing particulièrement construite. Le message, qui se présente comme une notification officielle de contravention, affirme qu’une infraction routière a été enregistrée et invite la victime à régler rapidement une amende en ligne via un lien.

Le scénario repose sur une mécanique simple: créer un sentiment d’urgence. Le SMS mentionne un prétendu numéro de dossier, évoque une infraction détectée par un système de surveillance automatisé et impose un délai très court pour éviter des pénalités financières. Dans certains cas, des montants et des pourcentages de retard sont même ajoutés pour renforcer la pression psychologique et pousser à une réaction immédiate.

En réalité, aucune administration tunisienne n’a confirmé l’envoi de ce type de notification par SMS. Aucun organisme officiel ne procède au recouvrement d’amendes de cette manière, encore moins via des liens envoyés depuis des numéros inconnus ou étrangers. Donc, il est bon de rappeler que les communications officielles passent par des canaux sécurisés et des domaines institutionnels clairement identifiés, notamment en “.gov.tn”. Tout message demandant un paiement immédiat via un lien externe doit donc être considéré comme suspect.

Le piège se trouve précisément dans ce lien. Il redirige vers un site qui imite l’apparence d’un portail de paiement officiel, où l’utilisateur est invité à saisir ses informations personnelles et bancaires. Une fois ces données entrées, elles peuvent être exploitées pour des opérations de fraude et de vol de fonds. 

Les signaux d’alerte sont pourtant nombreux. L’utilisation de numéros étrangers, des domaines internet non officiels, ou encore des formulations administratives approximatives sont autant d’indices révélateurs d’une tentative d’escroquerie. Dans certains cas, les fraudeurs vont jusqu’à demander de répondre au SMS pour “activer” le lien, une technique destinée à contourner les filtres anti-spam des téléphones.

Cette campagne de faux avis de contraventions s’inscrit dans un phénomène beaucoup plus large. Ces derniers jours, plusieurs formes d’arnaques numériques ont été signalées en Tunisie, allant du phishing bancaire aux faux conseillers qui contactent les victimes pour obtenir des codes de validation ou des informations sensibles. Selon la dernière alerte, l’Agence nationale de cybersécurité met en garde contre la multiplication de ces tentatives d’hameçonnage qui ciblent directement les données personnelles et bancaires des citoyens. Les autorités rappellent que les institutions officielles ne demandent jamais de mots de passe, de codes bancaires ou de paiements urgents via des messages non sécurisés. La Poste tunisienne a également alerté récemment sur des tentatives de piratage visant les cartes de paiement et les informations sensibles des utilisateurs, confirmant l’ampleur du phénomène.

Dans ce contexte, les recommandations restent inchangées: ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS sans vérification, ne jamais saisir ses données bancaires sur un site non officiel et supprimer immédiatement tout message suspect. Derrière ces faux avis de contraventions routières, c’est une stratégie d’escroquerie numérique bien organisée qui se déploie, exploitant la confiance et la rapidité de réaction des utilisateurs.

 

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Un demi-million de migrants pourraient sortir de la clandestinité dans ce pays européen

L’Espagne a officiellement lancé un vaste programme de régularisation destiné à environ 500 000 migrants en situation irrégulière. La mesure, approuvée par le gouvernement du premier ministre Pedro Sánchez, vise à accorder un statut légal à des centaines de milliers de personnes vivant déjà sur le territoire espagnol sans titre de séjour.

Cette décision tranche avec la tendance observée dans plusieurs pays européens, où les politiques migratoires se sont durcies ces dernières années. Le gouvernement espagnol défend au contraire une approche fondée sur l’intégration et les besoins économiques du pays.

Cette régularisation répond à plusieurs enjeux. L’Espagne fait face à un vieillissement de sa population et à des besoins croissants de main-d’œuvre dans des secteurs comme le tourisme, les services, la construction ou encore l’agriculture. Selon les autorités, de nombreux migrants vivent déjà et travaillent dans le pays, souvent dans l’économie informelle. Le gouvernement estime que leur intégration dans l’économie formelle permettra d’améliorer les recettes fiscales, de répondre aux besoins du marché du travail et de renforcer la cohésion sociale. Qui peut bénéficier de la mesure ? Les candidats doivent notamment prouver qu’ils résidaient en Espagne avant le 1er janvier 2026, justifier d’une présence continue dans le pays et ne pas avoir de casier judiciaire. Les demandes sont traitées par les services de l’immigration relevant du ministère espagnol des Migrations. Les permis accordés sont valables un an et permettent de travailler légalement sur l’ensemble du territoire espagnol. Ils peuvent ensuite être renouvelés sous certaines conditions.

Une mesure qui suscite le débat…

L’annonce a été saluée par de nombreuses organisations de défense des migrants, des associations et plusieurs acteurs économiques qui y voient une réponse pragmatique aux besoins du pays. Plus de 700 000 signatures citoyennes avaient été recueillies en faveur d’une régularisation exceptionnelle. À l’inverse, les partis conservateurs et d’extrême droite dénoncent une mesure susceptible, selon eux, d’encourager l’immigration irrégulière. Ils accusent le gouvernement de créer un «appel d’air» migratoire et envisagent différentes actions politiques et juridiques contre le dispositif. Il convient de noter que contrairement à certaines affirmations relayées sur les réseaux sociaux, cette régularisation ne donne pas automatiquement accès au marché du travail des autres pays de l’Union européenne. Les bénéficiaires obtiennent un droit de résidence et de travail en Espagne uniquement. Ils peuvent voyager temporairement dans l’espace Schengen, mais ne disposent pas d’un permis de travail valable dans le reste de l’Union européenne.

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Retards, expérience passager, infrastructures…Tunis-Carthage dernier des 279 aéroports évalués dans le monde

L’aéroport international de Tunis-Carthage occupe la dernière place mondiale du classement AirHelp Score 2026, publié le 9 juin par la société spécialisée dans les droits des passagers aériens AirHelp. Sur 279 aéroports évalués dans 76 pays, la plateforme tunisienne se classe 279e avec une note globale de 5,50 sur 10.

Le classement AirHelp Score est établi à partir de trois critères principaux : la ponctualité des vols, qui représente 60 % de la note finale, l’expérience des passagers (20 %) et les infrastructures ainsi que le confort (20 %). L’étude s’appuie sur les données de vols enregistrées entre le 1er mai 2025 et le 30 avril 2026 ainsi que sur plus de 14 000 avis de voyageurs recueillis dans le monde.

Dans le détail, Tunis-Carthage obtient une note de 5,3 pour la ponctualité, 6,2 pour l’expérience passager et 5,3 pour les infrastructures. AirHelp souligne d’ailleurs que l’aéroport tunisien affiche le plus faible score de ponctualité parmi tous les aéroports analysés. À l’autre extrémité du classement, l’aéroport international de Tocumen à Panama City arrive en tête avec une note de 8,48, devant Fortaleza au Brésil (8,42) et Cape Town en Afrique du Sud (8,36). Plusieurs aéroports brésiliens figurent également dans le Top 10 mondial. Ce résultat confirme une tendance déjà observée les années précédentes. En 2025, Tunis-Carthage occupait déjà la dernière place du classement AirHelp parmi 250 aéroports évalués, avec un score de 5,73 sur 10. En 2024, il figurait également au bas du classement mondial.

 

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Facebook, Instagram et Messenger perturbés, des milliers d’utilisateurs déconnectés

Les principales plateformes du groupe Meta Platforms ont subi une importante panne ce vendredi 12 juin 2026, affectant simultanément Facebook, Messenger et Instagram dans plusieurs pays. Des milliers d’utilisateurs ont signalé des difficultés d’accès, des déconnexions inattendues et des erreurs empêchant l’utilisation normale des services.

Les premiers signalements sont apparus en milieu de journée et se sont rapidement multipliés sur les plateformes de suivi des pannes. Selon plusieurs sources, plus de 100.000 signalements ont été enregistrés pour Facebook, tandis que Messenger a connu un pic de plusieurs milliers de plaintes en quelques minutes. Les utilisateurs concernés rapportent avoir été déconnectés de leurs comptes sans explication, être incapables de se reconnecter ou encore voir apparaître des messages d’erreur tels que «This page isn’t available right now» ou «Query Error». D’autres ont signalé l’impossibilité d’envoyer des messages sur Messenger, de rafraîchir leur fil d’actualité sur Facebook ou de charger du contenu sur Instagram.

L’incident semble avoir touché simultanément plusieurs services de l’écosystème Meta, un scénario généralement observé lors de perturbations affectant des infrastructures techniques centrales. Des signalements ont été recensés dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Concernant Threads, les informations restent contradictoires. Certains utilisateurs affirment avoir rencontré des difficultés de publication, tandis que d’autres médias indiquent que la plateforme continuait à fonctionner normalement au moment de la panne. Au moment de la publication, Meta n’avait pas encore publié de communication officielle détaillant les causes de la panne ni annoncé un calendrier de rétablissement complet des services.

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Développée en Tunisie, EYST réinvente l’indemnisation des sinistres et accélère son expansion internationale

Transformer le remboursement des sinistres en paiement instantané. C’est l’ambition d’EYST Technology, une startup InsurTech fondée en 2022 par l’entrepreneur tunisien Marwen Amamou. Développée en Tunisie par des compétences tunisiennes, sa solution est aujourd’hui déployée auprès de compagnies d’assurance dans plusieurs pays européens.

La startup a conçu une plateforme SaaS qui permet aux assureurs d’émettre instantanément des cartes bancaires virtuelles créditées du montant de l’indemnisation. L’assuré reçoit la carte directement sur son smartphone et peut l’utiliser via Apple Pay ou Google Pay pour régler les dépenses liées à son sinistre, sans avoir à avancer les frais puis attendre un remboursement. Cette approche rompt avec le modèle traditionnel de l’assurance, où les clients doivent généralement financer eux-mêmes les réparations avant d’être remboursés. Elle permet ainsi d’améliorer l’expérience des assurés, de réduire les délais de prise en charge et de simplifier le traitement des dossiers.

La solution apporte également des avantages aux assureurs. Les cartes virtuelles peuvent être paramétrées pour être utilisées uniquement auprès de certaines catégories de prestataires liées au sinistre, comme les garages automobiles, les plombiers ou les professionnels de la réparation et les compagnies aériennes. Ce mécanisme contribue à limiter les risques de fraude, à mieux contrôler l’utilisation des fonds et à réduire certaines vérifications coûteuses.

Si la technologie est développée depuis la Tunisie, son marché est résolument international. EYST opère actuellement dans sept pays européens et travaille avec six compagnies d’assurance. La startup prévoit de porter ce nombre à dix clients d’ici la fin de l’année et prépare son expansion vers l’Amérique latine et l’Asie à partir de 2027. Pour soutenir cette croissance, EYST vient de réaliser une levée de fonds de 1.7 millions d’euros auprès d’investisseurs français et tunisiensl. Ce financement doit permettre à la startup d’accélérer le développement de nouvelles fonctionnalités, notamment autour de la data intelligence et du cashback, de renforcer ses équipes commerciales et data, et de poursuivre son déploiement sur de nouveaux marchés internationaux. Avec cette opération, EYST entend consolider sa position sur le marché de l’assurance digitale et poursuivre le développement d’une technologie conçue en Tunisie pour répondre aux besoins d’assureurs opérant à l’échelle internationale.

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Des requins bleus observés près des côtes tunisiennes : faut-il s’inquiéter ?

Plusieurs observations de requins bleus ont été signalées ces derniers jours à proximité de certaines côtes tunisiennes. Face aux interrogations que suscite leur présence près des plages, l’Association TunSea pour la Science Participative appelle au calme et assure qu’aucun danger particulier n’a été identifié pour les baigneurs.

Selon l’association, le requin bleu (Prionace glauca) est une espèce qui vit habituellement en haute mer. Son rapprochement ponctuel du littoral ne constitue pas un phénomène exceptionnel et ne signifie pas nécessairement un risque accru pour les estivants. TunSea souligne qu’aucun incident impliquant cette espèce et l’être humain n’a été enregistré en mer Méditerranée. L’association rappelle également que le requin bleu fait partie intégrante de l’écosystème marin et joue un rôle important dans l’équilibre de la biodiversité.

Plusieurs facteurs naturels pourraient expliquer sa présence près des côtes tunisiennes. Parmi eux figurent l’augmentation de la température de l’eau, l’abondance de proies à proximité du rivage ou encore les déplacements saisonniers de l’espèce. Cette période pourrait également coïncider avec une activité reproductive observée dans certaines zones méditerranéennes, même si aucune preuve scientifique ne permet, à ce stade, d’affirmer que tous les individus aperçus près des plages sont venus dans ce but.

L’association recommande toutefois d’adopter un comportement prudent en cas d’observation. Elle conseille de ne pas tenter d’approcher, de poursuivre ou de capturer ces animaux, de limiter les prises de vue trop rapprochées susceptibles de perturber leur comportement naturel et de s’éloigner calmement en maintenant une distance de sécurité.

 

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Un câble de 1 050 km relie désormais directement la Tunisie à Marseille. Détails

La Tunisie dispose désormais d’une nouvelle liaison directe avec l’Europe. L’opérateur Orange a annoncé la mise en service commerciale de ViaTunisia, un câble sous-marin reliant Bizerte à Marseille. Cette infrastructure doit permettre d’augmenter les capacités de transmission de données entre les deux rives de la Méditerranée et de sécuriser davantage les échanges numériques.

Long d’environ 1 050 kilomètres, le câble est directement connecté aux infrastructures d’Orange à Marseille, l’un des principaux points d’interconnexion internet en Europe. Son entrée en exploitation intervient dans un contexte de forte croissance du trafic numérique, portée par le développement du cloud, des centres de données et des applications d’intelligence artificielle.

Au-delà de l’augmentation des capacités, l’enjeu est aussi celui de la résilience. Ces dernières années, plusieurs incidents ayant affecté des câbles sous-marins en Méditerranée et en Afrique ont provoqué des perturbations sur les réseaux internationaux. La multiplication des routes de connectivité est désormais considérée comme un élément clé pour limiter les risques de coupure et garantir la continuité des services numériques.

ViaTunisia constitue l’un des premiers segments opérationnels du projet Medusa, un vaste réseau sous-marin de près de 8 700 kilomètres destiné à connecter plusieurs pays d’Europe et d’Afrique du Nord. À terme, ce système reposera sur 24 paires de fibres optiques et offrira une capacité totale pouvant atteindre 480 térabits par seconde, ce qui en fera l’un des plus importants projets de connectivité de la région méditerranéenne. Le projet bénéficie d’un soutien financier de l’Union européenne à travers le programme Connecting Europe Facility (CEF Digital), qui finance une partie du segment tunisien. L’objectif est de renforcer les échanges numériques entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée et d’accompagner la croissance des flux de données. Alors que les investissements dans le cloud, l’intelligence artificielle et les services numériques s’accélèrent à l’échelle mondiale, la qualité et la diversité des connexions internationales deviennent un facteur de compétitivité de plus en plus important. 

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La Tunisie instaure un impôt sur la fortune : ce que vous devez savoir

Une nouvelle taxe sur la fortune entre en vigueur depuis le 1er janvier 2026. La Note commune n°13 publiée par le ministère des Finances en explique les contours. Qui est concerné ? Sur quoi porte-t-elle ? Comment la payer ? Voici ce qu’il faut retenir.

Longtemps absente du paysage fiscal tunisien, la taxation du patrimoine fait son retour sous une forme inédite. La loi de finances 2026, dans son article 88, institue officiellement un impôt sur la fortune, applicable aux personnes physiques dont le patrimoine net dépasse un certain seuil. Pour en préciser les modalités, la Direction Générale des Études et de la Législation Fiscale a publié le 1er juin 2026 la Note commune n°13.

Tout commence par un chiffre: 3 millions de dinars. C’est le seuil à partir duquel un contribuable tunisien — résident ou non — bascule dans le champ de ce nouvel impôt. La valeur retenue est celle du patrimoine net global au 1er janvier de chaque année, tous actifs confondus: immobilier, mobilier, avoirs financiers et véhicules de luxe. Au-delà de ce seuil, deux taux s’appliquent. Un taux de 0,5 % frappe la tranche de patrimoine comprise entre 3 et 5 millions de dinars, tandis qu’un taux de 1% s’applique à la portion excédant 5 millions de dinars. Les parents ne sont pas épargnés par la déclaration : ils doivent intégrer dans leur patrimoine imposable les biens détenus par leurs enfants mineurs dont ils assurent la tutelle. En cas de copropriété ou d’indivision, chaque propriétaire est taxé à hauteur de sa quote-part.

Un impôt qui cible large

L’assiette de l’impôt est volontairement étendue. Elle englobe l’ensemble des droits réels immobiliers — propriété pleine, usufruit, droit d’usage, emphytéose — couvrant ainsi aussi bien les logements que les terrains, locaux commerciaux et espaces verts. Du côté des biens mobiliers, la note distingue deux catégories. Les biens corporels, ceux qui se déplacent ou peuvent être transportés, comme les marchandises et les équipements. Et les biens incorporels, qui désignent les droits attachés à un actif financier: actions, obligations, parts sociales et créances diverses. Les véhicules non utilitaires dont la puissance fiscale dépasse douze chevaux sont également visés, tout comme les avoirs déposés dans les banques ou à La Poste tunisienne sous différentes formes d’épargne.

Ce que la loi exclut de l’impôt

La résidence principale échappe intégralement à la taxation, quelle que soit sa valeur. C’est l’une des exonérations les plus significatives du dispositif.

Les biens affectés à une activité professionnelle — immeubles, équipements, outils de travail — sont également exclus de l’assiette, à condition qu’ils figurent dans la comptabilité de l’entreprise et génèrent effectivement un revenu imposable. Il en va de même pour les terres agricoles exploitées directement par leur propriétaire. Les actions détenues dans des sociétés à responsabilité limitée sont exonérées lorsque l’actionnaire possède plus de 50 % du capital. Plusieurs catégories de produits d’épargne réglementés bénéficient aussi d’une exemption : comptes épargne classiques, plans d’épargne logement, contrats d’assurance-vie et de retraite complémentaire, ainsi que les fonds communs de placement.

Comment est évalué le patrimoine ?

La valeur retenue pour les biens immobiliers est en principe celle déclarée par le contribuable lui-même. L’administration fiscale peut toutefois se baser sur des actes de cession comparables ou sur le prix de marché si la déclaration lui paraît insuffisante. Pour les titres cotés en bourse, c’est le cours au 31 décembre de l’année précédente qui fait référence.

Une déduction importante est prévue: les dettes peuvent être soustraites de la valeur du patrimoine avant calcul de l’impôt, à l’exception des garanties réelles constituées au profit de sociétés.

La déclaration doit être déposée chaque année avant la fin du mois de juin, selon un modèle fourni par l’administration. Le paiement peut s’effectuer en ligne via les canaux électroniques officiels.

Le lieu de dépôt dépend du profil du contribuable. Les résidents exerçant une activité commerciale, artisanale ou libérale déclarent auprès du bureau des impôts compétent pour leur établissement principal. Ceux qui perçoivent des revenus passifs sans exercer d’activité en Tunisie s’adressent au centre des impôts de leur domicile principal. Quant aux non-résidents, ils déposent leur déclaration auprès du bureau dont relève leur principal bien immobilier ou mobilier situé en Tunisie.

Conformément à l’article 110 de la loi de finances 2026, le dispositif s’applique rétroactivement aux patrimoines détenus à la date du 1er janvier 2026. Autrement dit, les personnes physiques concernées sont d’ores et déjà dans le champ de l’impôt pour l’année en cours, avec une première déclaration attendue avant fin juin 2026.

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33,6 millions de dinars pour les actionnaires de SAH : le dividende 2025 fixé

La société SAH a annoncé la distribution d’un dividende de 0,400 dinar par action au titre de l’exercice 2025, une décision validée lors de son Assemblée générale ordinaire tenue le 9 juin 2026.

Au total, le montant global des dividendes distribués atteint 33,606 millions de dinars, confirmant la capacité de l’entreprise à générer des résultats solides sur son exercice annuel.  Dans le détail, la date de détachement du coupon a été fixée au 23 juin 2026. Le paiement interviendra deux jours plus tard, le 25 juin 2026, selon les informations publiées via le Conseil du marché financier (CMF). 

 

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1,700 dinar par action: Sotrapil valide un dividende qui confirme sa solidité en 2025

La société Sotrapil S.A a officialisé la distribution d’un dividende de 1,700 dinars par action au titre de l’exercice 2025. Une décision actée lors de son Assemblée générale ordinaire tenue le 10 juin 2026.

Selon les informations communiquées via le Conseil du marché financier (CMF), ce dividende concerne un total de 4 138 200 actions et sera entièrement soumis à la retenue à la source en vigueur. Le détachement du coupon est prévu pour le 28 juillet 2026, tandis que le paiement effectif interviendra deux jours plus tard, le 30 juillet 2026.

 

 

 

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Quand l’IA vole les clics de Google…

Le trafic issu de Google a chuté de 25 % en 2026. Ce chiffre, présenté par Sinda Aloui, experte en communication digitale, lors du Medianet Insight Day ce 11 juin, résume à lui seul le basculement que traverse le marketing digital sous l’effet de l’intelligence artificielle. Plus significatif encore : 66 % des recherches effectuées sur Google se terminent désormais sans aucun clic vers un site web. Les utilisateurs obtiennent leurs réponses directement depuis les synthèses générées par l’IA, court-circuitant sites et stratégies de référencement. Au total, le trafic web global accuse une baisse de 46 %, et le trafic issu du SEO recule de 50 %.

Les comportements des internautes se transforment en profondeur. La longueur moyenne d’une requête atteint désormais 23 mots — contre quelques mots-clés il y a encore peu. Les utilisateurs ne cherchent plus, ils conversent. Et ils adoptent ces nouveaux outils à une vitesse inédite : là où Google avait mis six ans pour s’imposer massivement, ChatGPT a franchi un cap comparable en trois ans seulement. L’assistant d’OpenAI domine aujourd’hui le marché avec 71 % de part de marché, devant Gemini (17 %), Perplexity (4 %) et Copilot (3 %). D’ici 2027, ces deux acteurs pourraient concentrer à eux seuls 80 % des usages.

L’IA s’immisce également dans les décisions d’achat : 68 % des consommateurs se disent prêts à acheter un produit qu’elle recommande, et 53 % estiment qu’elle les aide à trancher. L’enquête menée par Medianet auprès d’un échantillon tunisien révèle par ailleurs que 71 % des répondants ont déjà partagé au moins une information personnelle avec une IA — 20 % le font régulièrement, soulevant des questions croissantes sur la confidentialité des données en entreprise.

Face à cette recomposition, les professionnels parlent désormais de « Generative Engine Optimization » (GEO) : il ne s’agit plus seulement d’apparaître dans les résultats de recherche, mais d’être cité et recommandé par les IA elles-mêmes. Les fondamentaux restent pourtant les mêmes, rappelle Sinda Aloui — contenu original, crédibilité de la marque, présence numérique diversifiée. Ce qui change, c’est l’arbitre. Et désormais, c’est une machine.

 

Vous avez dit : titre accrocheur

 

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Amnistie fiscale 2026 : il reste quelques jours pour régulariser sa situation

Les contribuables tunisiens qui souhaitent profiter de l’amnistie fiscale prévue par la loi de finances 2026 n’ont plus que quelques jours pour agir. La Direction générale des impôts (DGI) a lancé un rappel urgent: la date limite pour entamer les démarches auprès des services de contrôle fiscal est fixée au 19 juin 2026, et la première tranche de paiement doit être réglée au plus tard le 30 juin 2026.

De quoi s’agit-il ?

L’article 69 de la loi de finances 2026 offre aux entreprises et aux particuliers la possibilité de solder leurs dettes fiscales en suspens en bénéficiant d’un abandon partiel des pénalités de retard et des frais de poursuite. Le dispositif cible les dettes enregistrées à la recette des finances avant janvier 2026, ainsi que celles nées de contrôles fiscaux dont les résultats ont été notifiés et un accord conclu avant le 20 juin 2026. Sont également éligibles les dettes liées à des décisions d’emploi obligatoire — sous réserve que les autorisations d’emploi correspondantes remontent à avant le 31 octobre 2025 — et les dettes fiscales faisant l’objet de jugements définitifs transférées avant le 20 juin 2026.

Le mécanisme s’applique aux établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel, ainsi qu’aux revenus fonciers et locatifs.

Concrètement, comment ça marche ?

Le contribuable doit se rapprocher des services de contrôle fiscal pour finaliser les procédures avant le 19 juin, puis contacter la recette des finances pour établir un échéancier de règlement et s’acquitter intégralement de la première tranche avant le 30 juin 2026. En contrepartie, 50 % du reliquat des pénalités de retard et des frais de poursuite liés aux irrégularités administratives peuvent être abandonnés — à condition de respecter scrupuleusement cet échéancier.

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Menacée par les glissements de terrain, la colline de Sidi Bou Saïd bientôt sécurisée

Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain franchit une nouvelle étape. Réunie le 10 juin sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, la commission de pilotage chargée du suivi du projet a fait le point sur l’avancement des études préparatoires et a annoncé un démarrage des travaux dans les prochaines semaines.

Cette réunion intervient dans le cadre du mandat confié au ministère de l’Équipement et de l’Habitat par la cheffe du gouvernement en janvier 2026 pour assurer le suivi des études et des travaux de sécurisation de la colline. Le projet s’inscrit dans le programme national de protection des zones urbaines et du littoral ainsi que de maîtrise des ouvrages.

Lors de la séance, les participants ont examiné l’état d’avancement de la première phase de l’étude, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données nécessaires à la définition des interventions. Plusieurs conventions ont déjà été conclues pour soutenir cette étape technique.

Le ministère a ainsi fait appel au Centre national de télédétection afin de réaliser les relevés topographiques et les prises de vues aériennes nécessaires au projet. Une autre convention a été signée avec l’Office national des mines pour l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques destinées à identifier les zones les plus exposées et à hiérarchiser les interventions selon leur degré d’urgence.

Le ministre de l’Équipement, Salah Zouari, a insisté sur le respect du calendrier fixé et sur la mobilisation de tous les moyens nécessaires pour accélérer le lancement du chantier. Il a également souligné que le projet figure parmi les grands projets publics prioritaires de l’État, compte tenu de son importance pour la protection des habitants, des infrastructures et des biens situés dans la zone.

Au-delà de son enjeu sécuritaire, le projet vise aussi à préserver l’un des sites les plus emblématiques du pays. La colline de Sidi Bou Saïd constitue en effet un patrimoine historique, culturel et architectural majeur, dont la stabilité est considérée comme un enjeu national.

 

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25 % de trafic Google en moins : l’IA redessine les règles du digital et du business

Le secteur du digital connaît une transformation profonde, portée par l’intelligence artificielle, l’évolution des comportements des utilisateurs et la mutation des modèles de visibilité en ligne. La 3ᵉ édition du Medianet Insight day, organisée par Medianet, s’inscrit dans cette dynamique en proposant une lecture stratégique des tendances IA, du digital et de la business performance.

L’événement a mis en lumière un changement structurel majeur : le passage d’un digital fondé sur les outils à un digital piloté par la donnée et l’intelligence artificielle. Le CEO de Medianet, Iheb Beji, a retracé cette évolution en rappelant les grandes étapes du digital depuis 2012, du desktop au mobile, puis des plateformes sociales jusqu’à l’ère actuelle dominée par les modèles d’intelligence artificielle. «Aujourd’hui, on ne parle plus uniquement de digitalisation, mais d’une organisation pilotée par la donnée et l’intelligence» indique Beji et d’ajouter « l’intelligence artificielle avance aujourd’hui plus vite que n’importe quelle technologie que nous avons connue auparavant », soulignant ainsi la nécessité pour les entreprises de revoir leurs modèles, leurs processus et leur manière d’interagir avec leurs clients.

Dans son intervention, Sinda Aloui, experte en communication digitale, a apporté des données qui illustrent cette mutation. Elle a notamment indiqué qu’en 2026, le trafic issu de Google a enregistré une baisse de 25%, un signal fort de la recomposition des usages de recherche. Elle a également précisé que la longueur moyenne des requêtes des utilisateurs est désormais de 23 mots, traduisant une évolution vers des interactions plus naturelles, plus conversationnelles et souvent guidées par l’intelligence artificielle.

Ces transformations s’accompagnent d’un basculement profond du modèle de visibilité en ligne. Le référencement classique (SEO) évolue vers de nouveaux concepts comme l’AIO (AI Optimization) et le GEO (Generative Engine Optimization). L’enjeu n’est plus uniquement d’être présent sur les moteurs de recherche, mais d’être cité, compris et recommandé directement par les systèmes d’intelligence artificielle. Les entreprises doivent désormais construire une présence numérique crédible, structurée et cohérente sur plusieurs canaux afin d’augmenter leurs chances d’être intégrées dans les réponses générées par l’IA.

Cette évolution modifie également le parcours client. L’intelligence artificielle intervient désormais à plusieurs étapes de la décision d’achat, en influençant les choix des consommateurs à travers des recommandations, des comparaisons et des synthèses d’information. Le processus de conversion devient ainsi plus fragmenté et davantage influencé par les systèmes intelligents.

 

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Deux Tunisiennes dans le Top 100 d’Africa’s Business Heroes 2026

La Tunisie confirme une nouvelle fois sa présence sur la scène africaine de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Deux figures féminines tunisiennes, Hajer Derouiche et Ameni Mansouri, figurent parmi les 100 entrepreneurs africains sélectionnés pour l’édition 2026 du programme Africa’s Business Heroes (ABH), une initiative portée par la Fondation Jack Ma et Alibaba Philanthropy.

Sélectionnées parmi plus de 24 000 candidatures issues des 54 pays africains, elles incarnent deux trajectoires différentes mais complémentaires de l’innovation tunisienne. D’un côté, Hajer Derouiche, fondatrice et CEO d’Actifs Précieux, développe une technologie avancée basée sur le fluide supercritique pour extraire des actifs naturels destinés aux secteurs des cosmétiques, de la santé et des produits nutraceutiques. De l’autre, Ameni Mansouri, cofondatrice et CEO de Dabchy, représente une génération de startups digitales tunisiennes en pleine montée. Sa plateforme s’est imposée comme une référence de la mode circulaire en Tunisie et dans la région MENA, en permettant l’achat et la revente de vêtements neufs et d’occasion. Une approche qui combine technologie, consommation responsable et économie collaborative.

Au niveau continental, l’édition 2026 d’ABH marque une évolution majeure : le programme a élargi son Top 50 à un Top 100, afin de refléter la croissance et la maturité de l’écosystème entrepreneurial africain. Ensemble, les entreprises sélectionnées génèrent des centaines de millions de dollars de revenus et créent des milliers d’emplois à travers le continent. Cette double sélection tunisienne met en lumière une dynamique importante : celle d’un pays capable de produire à la fois des deep tech industrielles à forte valeur scientifique et des plateformes digitales à fort impact régional.

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Récolte céréalière : Siliana attend plus de 3,1 millions de quintaux, en hausse de 30 %

La saison céréalière s’annonce particulièrement favorable à Siliana. Les premières estimations tablent sur une récolte dépassant 3,1 millions de quintaux, soit une progression d’environ 30 % par rapport à la campagne précédente, confirmant le rôle stratégique du gouvernorat dans la production nationale de céréales.

C’est à l’occasion du lancement officiel de la campagne de moisson du blé, mercredi 10 juin à El Krib, que ces chiffres ont été présentés au ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh. La cérémonie s’est déroulée au domaine agricole relevant des terres domaniales récupérées « Siliana 1 », dans la région de Borj Messaoudi.

Selon les données communiquées lors de la visite, les superficies emblavées et les conditions de la campagne laissent entrevoir une saison prometteuse pour le gouvernorat. Les autorités misent sur cette performance pour renforcer la contribution de Siliana à l’approvisionnement national en céréales et soutenir les efforts visant à améliorer la sécurité alimentaire du pays.

Pour accompagner la récolte, la région dispose cette année de 30 centres de collecte opérationnels, offrant une capacité globale de stockage de 1,13 million de quintaux. Deux nouveaux centres ont été mis en service afin d’augmenter les capacités d’accueil et de rapprocher les services des producteurs.

Le ministre a également inauguré l’un de ces nouveaux centres de collecte à Borj Messaoudi, tout en appelant à une meilleure coordination entre les services techniques, les transporteurs et les organismes de collecte afin d’assurer le stockage de la récolte dans de bonnes conditions et de limiter les pertes.

Au-delà de la campagne céréalière, la visite a été marquée par une opération de simulation organisée à Kesra pour tester la capacité d’intervention des différents services face aux risques d’incendies de récoltes et de forêts. Cette action s’inscrit dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités régionales pour la période estivale.

Le ministre a insisté sur l’importance des mesures préventives et sur le renforcement de la coordination entre la protection civile, les services forestiers et les autres intervenants afin de garantir une intervention rapide en cas d’incident.

La gestion des ressources naturelles a également figuré parmi les priorités évoquées lors de cette visite. À l’issue d’échanges avec les habitants de la région, le ministre a demandé aux services concernés de suivre plusieurs problématiques locales, notamment celles liées à l’eau potable, tout en rappelant la nécessité d’une gestion durable des ressources hydriques et forestières.

La tournée s’est achevée au Centre de formation professionnelle agricole de Kantara, où le ministre a plaidé pour une modernisation des programmes de formation afin d’intégrer davantage les technologies numériques et de renforcer les compétences nécessaires au développement de l’agriculture tunisienne.

 

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Affaire Assad face aux douanes : voici ce que vient de décider la Cour d’appel de Tunis

La société tunisienne L’Accumulateur Tunisien Assad a obtenu une évolution importante dans le litige qui l’oppose à l’administration des douanes.

Lors de l’audience tenue le 5 juin 2026, la Cour d’appel de Tunis a donné une suite favorable à la demande de l’entreprise. Celle-ci visait à permettre à l’administration des Douanes de réexaminer les chefs d’accusation formulés à son encontre.

Cette décision ne clôt pas l’affaire. Elle ouvre une nouvelle étape dans la procédure judiciaire. L’examen du dossier se poursuivra lors d’une audience fixée au 3 juillet 2026. Dans son communiqué, Assad indique qu’elle continuera à suivre ce dossier avec attention. Elle précise également qu’elle informera le marché de toute évolution significative. 

 

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