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Tunisie et ZLECAf : les enjeux d’une intégration continentale à l’heure des recompositions géoéconomiques mondiales

Par Mondher AFI

Sous l’impulsion du Président Kaïs Saïed, la politique extérieure tunisienne semble accorder une attention croissante aux dynamiques africaines et aux transformations qui traversent le continent. La visite officielle du Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, à Tunis du 10 au 13 juin 2026, s’inscrit dans ce contexte de redéfinition des priorités économiques et diplomatiques.

Toutefois, au-delà de sa dimension protocolaire, cette visite constitue un révélateur de mutations plus profondes qui concernent l’avenir de l’intégration africaine, la place des États dans les nouvelles chaînes de valeur mondiales et la recherche de modèles de développement moins dépendants des structures traditionnelles de l’économie internationale.

L’événement intervient à un moment particulier de l’histoire économique mondiale. Les dernières décennies ont été marquées par une intensification de la mondialisation, mais également par l’apparition de nouvelles formes de fragmentation économique. Les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes logistiques mondiales, les crises énergétiques et les mutations technologiques ont conduit de nombreux États à repenser leurs stratégies de coopération économique. Dans ce contexte, l’intégration régionale apparaît de plus en plus comme une réponse à la vulnérabilité des économies nationales face aux chocs extérieurs.

L’Afrique n’échappe pas à cette dynamique. Bien au contraire, elle cherche aujourd’hui à construire son propre espace économique intégré afin de renforcer sa capacité de négociation dans l’économie mondiale et de transformer son potentiel démographique, territorial et productif en véritable levier de développement.

La ZLECAf : un projet de civilisation économique continentale

La Zone de libre-échange continentale africaine est souvent présentée comme un accord commercial. Une telle définition demeure pourtant réductrice. En réalité, la ZLECAf représente une tentative historique de refondation des relations économiques entre les pays africains.

Depuis les indépendances, les économies du continent se sont développées dans un cadre largement hérité de la période coloniale. Les infrastructures, les réseaux commerciaux et les flux économiques ont été conçus principalement pour relier les territoires africains aux marchés extérieurs plutôt que pour favoriser les échanges entre pays voisins. Cette configuration a produit une situation paradoxale : des États géographiquement proches commercent parfois davantage avec des partenaires situés à plusieurs milliers de kilomètres qu’avec leurs propres voisins.

La ZLECAf cherche précisément à rompre avec cette logique historique. Son ambition consiste à créer un espace économique continental susceptible de stimuler les échanges intra-africains, de renforcer les capacités industrielles, d’encourager la transformation locale des matières premières et de favoriser l’émergence de chaînes de valeur intégrées à l’échelle du continent.

Cette vision dépasse largement la simple question douanière. Elle repose sur l’idée que le développement économique africain ne peut être durable sans une densification des relations économiques internes au continent. L’intégration apparaît ainsi comme un instrument de souveraineté économique autant que comme un mécanisme de croissance.

Le passage d’une Afrique fragmentée à une Afrique connectée

L’un des principaux enseignements de la visite de Wamkele Mene réside dans l’importance accordée aux questions de connectivité. Derrière les discussions relatives au commerce se profile en réalité un défi beaucoup plus vaste : la construction d’un espace africain fonctionnel.

L’intégration économique suppose l’existence de réseaux capables de relier les territoires, les marchés, les entreprises et les populations. Or, l’une des caractéristiques structurelles de l’économie africaine demeure la faiblesse relative des interconnexions continentales.

Dans de nombreuses régions, les infrastructures de transport continuent de refléter les logiques héritées du passé. Les ports sont souvent tournés vers les échanges extérieurs tandis que les connexions terrestres entre États demeurent insuffisantes. Les coûts logistiques restent élevés et constituent un frein majeur au développement des échanges.

C’est pourquoi les corridors commerciaux continentaux occupent désormais une place centrale dans les stratégies de développement africaines. Ils ne sont pas seulement des infrastructures techniques,ils représentent des instruments de restructuration de l’espace économique africain. En facilitant la circulation des marchandises, des services et des investissements, ils contribuent à la création d’un marché continental plus cohérent et plus intégré.

Dans cette perspective, la question des infrastructures devient un enjeu géopolitique autant qu’économique. Les routes, les chemins de fer, les ports, les plateformes logistiques et les systèmes numériques constituent désormais des éléments déterminants de la puissance économique.

La Tunisie face à la nouvelle géographie de la puissance économique africaine

La visite du Secrétaire général de la ZLECAf à Tunis a remis au centre du débat une question qui dépasse largement le cadre des échanges commerciaux : la place que la Tunisie peut occuper dans les recompositions géoéconomiques qui traversent aujourd’hui le continent africain. Dans un contexte où les centres de gravité de l’économie mondiale connaissent un déplacement progressif vers de nouveaux espaces émergents, les États sont de plus en plus amenés à repenser leur positionnement non seulement en fonction de leurs ressources internes, mais également de leur capacité à s’insérer dans des réseaux régionaux de production, de circulation et d’innovation. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’intérêt croissant accordé à l’Afrique dans les orientations diplomatiques tunisiennes sous la présidence de Kaïs Saïed.

L’avantage géographique de la Tunisie ne peut produire d’effets économiques significatifs qu’à condition d’être converti en capacité effective d’intégration aux flux régionaux et internationaux. Dans les approches contemporaines de la géoéconomie, la centralité d’un territoire ne résulte plus exclusivement de sa position spatiale mais de son degré de connectivité aux réseaux de circulation des biens, des capitaux, des informations et des compétences. Dès lors, la performance des infrastructures logistiques, des systèmes de transport, des dispositifs numériques et des capacités institutionnelles constitue un facteur déterminant de compétitivité.

L’expérience tunisienne au sein des organisations économiques africaines, notamment du COMESA, représente dans cette perspective un capital institutionnel non négligeable. Les processus d’intégration régionale reposent généralement sur une accumulation progressive de mécanismes de coordination, de régulation et d’harmonisation. La ZLECAf s’inscrit dans cette trajectoire historique de construction graduelle d’un espace économique continental fondé sur la réduction des barrières aux échanges et le renforcement des interdépendances productives.

Toutefois, la viabilité de cette intégration demeure conditionnée par l’existence de prérequis structurels. La faiblesse des infrastructures transfrontalières, l’hétérogénéité des niveaux de développement, la fragmentation des marchés et l’insuffisante densité des chaînes de valeur régionales limitent encore l’intensification des échanges intra-africains. Dans ce contexte, les capacités de production de connaissances, de collecte de données et d’expertise économique acquièrent une importance stratégique croissante, dans la mesure où elles participent à la définition, à l’évaluation et à l’orientation des politiques d’intégration.

La ZLECAf apparaît ainsi moins comme un simple mécanisme de libéralisation commerciale que comme un instrument de restructuration de l’espace économique africain. Son enjeu principal réside dans la construction d’un marché continental plus intégré, capable de renforcer les complémentarités productives, d’accroître la valeur ajoutée créée localement et de consolider l’autonomie économique du continent dans un environnement international marqué par une concurrence accrue entre les grands ensembles régionaux

Intégration continentale et recomposition des sociétés africaines

L’intérêt croissant accordé à la Zone de libre-échange continentale africaine ne peut être réduit à une simple dynamique de libéralisation commerciale. Au-delà des statistiques relatives aux échanges ou aux investissements, la ZLECAf renvoie à une interrogation plus profonde sur les modalités de construction d’un espace africain capable d’articuler économie, société et territoire. Dans une perspective proche de celle défendue par Edgar Morin, le développement ne peut être pensé comme un phénomène exclusivement économique, il constitue un processus complexe où s’entrecroisent les dimensions institutionnelles, culturelles, sociales et politiques. La question centrale n’est donc pas seulement de savoir comment accroître les flux commerciaux entre les pays africains, mais comment transformer ces flux en mécanismes de cohésion et d’intégration sociale.

Cette problématique apparaît particulièrement importante dans un continent marqué par une croissance démographique rapide et par l’arrivée massive de nouvelles générations sur le marché du travail. Les femmes, les jeunes diplômés, les entrepreneurs et les petites entreprises ne représentent pas uniquement des bénéficiaires potentiels de l’intégration, ils en constituent l’une des conditions structurelles de réussite. Comme l’a montré Alain Touraine, les grandes transformations historiques ne deviennent durables que lorsqu’elles sont portées par des acteurs sociaux capables de leur donner un contenu concret. La véritable innovation de la ZLECAf réside peut-être dans cette tentative de faire de l’intégration économique un vecteur de participation sociale plutôt qu’un simple instrument de régulation des marchés.

Pour la Tunisie, cette évolution revêt une importance particulière. Les expériences accumulées dans les secteurs des services, de la formation supérieure, des technologies numériques ou encore de l’industrie pharmaceutique pourraient trouver dans les marchés africains des espaces d’expansion nouveaux. Toutefois, le défi ne consiste pas uniquement à exporter davantage, il réside dans la capacité à construire des réseaux durables de coopération, de transfert de compétences et de production de valeur à l’échelle continentale.

La ZLECAf face aux mutations de la géoéconomie mondiale

L’émergence de la ZLECAf doit également être replacée dans les transformations du système mondial. Immanuel Wallerstein avait montré que l’économie internationale s’est historiquement structurée autour de rapports asymétriques entre centres et périphéries. Dans le cas africain, cette logique s’est traduite par une orientation durable des économies vers l’exportation de matières premières et vers des marchés extérieurs souvent plus importants que les marchés régionaux eux-mêmes. Au-delà de sa dimension commerciale, la ZLECAf peut ainsi être interprétée comme une réponse historique à cette fragmentation héritée des trajectoires coloniales qui ont longtemps limité la densification des échanges intra-africains.

Cette lecture rejoint également les analyses de Samir Amin sur la nécessité de renforcer les capacités de développement endogène afin de réduire les formes de dépendance structurelle. L’enjeu ne consiste pas simplement à augmenter le volume des échanges entre pays africains, mais à favoriser l’émergence de chaînes de valeur continentales capables de retenir une part plus importante de la richesse produite sur le continent. Les expériences du Kenya dans les services numériques, du Rwanda dans les technologies administratives ou encore du Maroc dans l’industrie automobile illustrent déjà certaines possibilités de cette montée en gamme productive.

Dans cette perspective, l’un des défis majeurs de la ZLECAf ne réside pas dans l’ouverture des frontières mais dans la création d’infrastructures relationnelles capables de relier durablement les sociétés africaines. En reprenant l’approche de Manuel Castells, on pourrait même affirmer que la véritable compétition du XXIe siècle oppose moins des territoires que des réseaux. La question fondamentale devient alors la suivante : l’Afrique parviendra-t-elle à construire ses propres réseaux de circulation des biens, des capitaux, des connaissances et de l’innovation ou continuera-t-elle à dépendre principalement de réseaux conçus et contrôlés depuis l’extérieur ? C’est probablement autour de cette interrogation que se jouera la portée historique réelle de la ZLECAf au cours des prochaines décennies.

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Lutte contre la corruption et impératif de développement : la réconciliation pénale au cœur du projet de justice sociale

Par Ahmed NEMLAGHI

Le Président de la République Kaïs Saïed a annoncé avant-hier une nouvelle étape dans le dossier sensible de la réconciliation pénale, en affirmant que les personnes impliquées dans des affaires de corruption, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger, bénéficieront d’une nouvelle possibilité de conclure des accords destinés à récupérer les fonds détournés au profit de l’État tunisien.

Cette annonce a été faite au cours d’une réunion tenue au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale, Ali Abbes, dans un contexte marqué par la volonté affichée du Chef de l’État d’accélérer un processus qu’il considère comme un levier essentiel de justice économique et sociale. Il a précisé que les accords de réconciliation pénale seront désormais soumis au Conseil national de sécurité nationale, soulignant l’importance stratégique accordée par l’État à ce dossier considéré comme directement lié à la souveraineté économique du pays et à la récupération des ressources spoliées.

Le Président de la République a affirmé, au cours de cette réunion,  que cette initiative ne procède ni d’une logique de vengeance ni d’un règlement de comptes politique, mais d’une volonté claire de restituer au peuple tunisien les sommes détournées durant les décennies passées.

«Il ne s’agit pas de vengeance», a insisté le Président Kaïs Saïed, affirmant que l’objectif demeure de récupérer «chaque millime» appartenant au peuple tunisien.

Les personnes impliquées dans des affaires de corruption pourront bénéficier d’une nouvelle chance de conclure des accords de réconciliation pénale avec l’État tunisien. Selon lui, ceux qui accepteront ces accords pourront quitter les prisons ou régulariser leur situation, y compris lorsqu’ils résident à l’étranger.

Cette approche s’inscrit dans la philosophie de la réconciliation pénale défendue par le Président de la République, Kaïs Saïed, depuis plusieurs années, fondée sur l’idée que les fonds issus de la corruption doivent être réinjectés dans l’économie nationale et dirigés prioritairement vers les régions marginalisées et les catégories sociales les plus défavorisées.

La réconciliation pénale, mécanisme de justice réparatrice

Le Président de la République a rappelé, lors de cette réunion, qu’il défendait le principe de la réconciliation pénale depuis le 20 mars 2012.

À cette époque déjà, Kaïs Saïed plaidait pour une approche différente du traitement des dossiers de corruption financière, estimant que les longues procédures judiciaires classiques risquaient de retarder la récupération effective des fonds détournés et de priver les régions défavorisées des ressources nécessaires à leur développement.

Le Chef de l’État a ainsi rappelé avoir participé à plusieurs réunions organisées dans différentes régions du pays afin de réfléchir à des mécanismes permettant de récupérer les fonds spoliés tout en orientant ces ressources vers des projets de développement local. Selon cette vision, la réconciliation pénale ne doit pas être perçue comme une amnistie ou un abandon des poursuites, mais comme un mécanisme de justice réparatrice permettant à l’État de récupérer des ressources financières destinées à financer des projets économiques et sociaux au bénéfice des citoyens.

Investir dans les régions marginalisées

Dans cette optique, les personnes les plus impliquées dans les affaires de corruption participent directement au financement du développement dans les régions les plus pauvres du pays, pour la bonne raison que certaines régions ont été durablement appauvries par des politiques d’exclusion et de marginalisation. Ainsi,  les fonds récupérés devront contribuer à réduire les inégalités territoriales et sociales. Cette orientation rejoint la vision politique du Chef de l’État fondée sur la justice sociale, la redistribution des richesses et la nécessité de réparer les déséquilibres historiques entre les différentes régions du pays. Dans plusieurs de ses discours précédents, Kaïs Saïed a dénoncé les mécanismes économiques et politiques qui ont, selon lui, favorisé une concentration des richesses au profit d’une minoritéet au détriment des régions intérieures et des catégories vulnérables.

La réconciliation pénale apparaît ainsi comme un instrument destiné à transformer les fonds issus de la corruption en investissements au service du développement régional, de l’emploi et des infrastructures publiques.

Des commissions qui se suivent sans résultat concret

Le président de la République a également exprimé son mécontentement face aux retards enregistrés dans la mise en œuvre du processus de réconciliation pénale depuis le 25 juillet 2021.

Il a rappelé qu’un projet de loi avait été élaboré et que plusieurs commissions avaient été constituées au cours des dernières années afin de faire avancer ce dossier, sans toutefois parvenir à des résultats concrets. Kaïs Saïed a notamment évoqué la dissolution, le 15 septembre 2024, de la précédente commission chargée de ce dossier, estimant que les mécanismes mis en place jusque-là n’avaient pas permis d’atteindre les objectifs fixés. Face à ces lenteurs, le Chef de l’État a appelé le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale à accélérer la présentation des projets d’accords et à éviter toute procédure dilatoire ou obstacle administratif susceptible de retarder davantage le processus.

«Ni négociation ni chantage»

Les accords de réconciliation devront être conclus rapidement et sans tentative de pression ou de marchandage de la part des personnes concernées. Selon le Président, les mesures décidées par l’État doivent servir exclusivement les objectifs fixés par les autorités publiques, à savoir la récupération des fonds détournés et leur réorientation vers les projets de développement.

Kaïs Saïed a ainsi dénoncé ceux qui cherchent, selon ses termes, à prolonger volontairement cette situation afin de préserver certains intérêts ou d’échapper aux responsabilités.

Le Chef de l’État considère en effet que les retards accumulés dans le traitement des dossiers de corruption alimentent la défiance des citoyens envers les institutions et renforcent le sentiment d’impunité.

Un enjeu économique et politique

Dans un contexte économique difficile marqué par les tensions budgétaires, les besoins croissants en investissements publics et les attentes sociales élevées, le dossier de la réconciliation pénale revêt aujourd’hui une dimension particulièrement importante pour les autorités tunisiennes.

Le gouvernement cherche à mobiliser de nouvelles ressources financières susceptibles de contribuer au financement des projets de développement, des infrastructures et des programmes sociaux, notamment dans les régions défavorisées.

Pour Kaïs Saïed, la récupération des fonds détournés constitue également une question de souveraineté nationale et de justice envers les citoyens qui ont subi les conséquences de la corruption et des déséquilibres économiques accumulés pendant des décennies.

Cette approche traduit la volonté du Président de la République de présenter la lutte contre la corruption non seulement comme un impératif judiciaire, mais également comme un projet politique et économique destiné à refonder les rapports entre l’État, les citoyens et les détenteurs de richesses.

Une réforme au cœur du projet présidentiel

Depuis son arrivée au pouvoir, Kaïs Saïed fait de la lutte contre la corruption et de la récupération des fonds publics l’un des axes majeurs de son discours politique.

Le Président de la République considère que la corruption constitue l’un des principaux obstacles au développement économique, à la justice sociale et à la confiance dans les institutions publiques.

Dans cette perspective, la relance du processus de réconciliation pénale apparaît comme une tentative de donner un contenu concret à cette orientation politique, tout en cherchant à obtenir des résultats rapides et visibles.

La référence répétée à la justice sociale et au développement des régions marginalisées montre également que les autorités cherchent à inscrire ce mécanisme dans une logique plus large de redistribution des richesses et de correction des déséquilibres territoriaux.

Entre attentes et interrogations

Si l’annonce présidentielle a relancé le débat autour de la réconciliation pénale, plusieurs observateurs estiment néanmoins que le principal défi réside désormais dans la capacité des institutions à mettre en œuvre ce processus de manière efficace, transparente et conforme aux garanties juridiques nécessaires.

Les modalités concrètes de conclusion des accords, les montants susceptibles d’être récupérés, ainsi que les mécanismes de contrôle de l’utilisation des fonds récupérés devraient constituer des éléments déterminants pour la crédibilité de cette démarche.

D’autres s’interrogent également sur la capacité réelle de la nouvelle commission à accélérer le traitement des dossiers après plusieurs années de retards et de blocages administratifs.

Une ferme volonté d’accélération

En annonçant une nouvelle relance du processus de réconciliation pénale, Kaïs Saïed cherche manifestement à envoyer un signal politique fort : un État décidé à récupérer les ressources détournées et à les réorienter vers le développement national.

Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large fondée sur la justice sociale, la lutte contre l’impunité et la restauration du rôle de l’État dans la protection des intérêts collectifs.

Car au-delà des procédures judiciaires et des accords financiers, l’enjeu véritable demeure celui de la capacité de l’État tunisien à transformer les ressources récupérées en projets concrets capables de répondre aux attentes des citoyens et de réduire les fractures économiques et sociales qui continuent de fragiliser le pays.

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Tunisie. Réconciliation pénale : Kaïs Saïed veut relancer un mécanisme en panne

Près de quatre ans après son lancement, la réconciliation pénale voulue par le président Kaïs Saïed peine toujours à convaincre, plombée par des résultats quasi inexistants. Qu’à cela ne tienne, Carthage y croit encore et s’acharne à vouloir raviver un…

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Réconciliation pénale : Kaïs Saïed appelle à la restitution de « l’argent du peuple »

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé que l’opportunité reste ouverte, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de conclure des accords de réconciliation pénale avec les personnes concernées. Les résultats de ces accords seront, a-t-il précisé, soumis au Conseil de sécurité nationale.

Lors de sa rencontre, hier au palais de Carthage, avec le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale, Ali Abbas, le chef de l’État a insisté sur le fait que ce mécanisme ne constitue pas une instance de “règlement de comptes”. Il s’agit, selon lui, d’un processus visant à récupérer les fonds “détournés au peuple” et à les restituer à la collectivité.

Kaïs Saïed a souligné qu’aucune intention de représailles ou de traitement punitif n’est recherchée, estimant que les personnes concernées, qu’elles soient en détention ou à l’étranger, doivent pouvoir bénéficier d’une nouvelle opportunité pour régulariser leur situation et clore ce dossier.

Le président a par ailleurs exclu toute forme de négociation ou de pression, appelant à accélérer la conclusion des accords dans les plus brefs délais et à éviter des procédures administratives qu’il juge sans réelle utilité.

Il a rappelé que l’idée de la réconciliation pénale avait été évoquée dès 2012, avant d’être reprise à travers différentes initiatives et consultations dans les régions du pays, avec pour objectif la restitution des fonds publics et leur orientation vers les zones les plus défavorisées, touchées selon lui par des décennies de marginalisation.

Kaïs Saïed a également évoqué les difficultés rencontrées par les commissions précédentes, qu’il attribue à des obstacles “non fortuits”, ayant conduit à leur échec progressif, la dernière ayant cessé ses activités en septembre 2024.

Enfin, le chef de l’État a appelé la nouvelle commission à soumettre rapidement les projets d’accords afin de finaliser ce mécanisme prévu par décret, et de clore définitivement ce dossier dans les meilleurs délais.

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Réconciliation pénale : Kaïs Saïed relance le dossier et promet la fin des poursuites après accord

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mardi 10 juin au palais de Carthage Ali Abbas, récemment nommé à la tête de la Commission nationale de la réconciliation pénale. À cette occasion, le chef de l’État a appelé à accélérer le traitement d’un dossier qu’il considère comme l’un des leviers majeurs pour récupérer les fonds détournés au profit du peuple tunisien.

Dans une intervention diffusée par la Présidence de la République, Kaïs Saïed a rappelé que l’idée de la réconciliation pénale remonte, selon lui, à mars 2012. L’objectif affiché demeure inchangé : récupérer les sommes indûment acquises et les orienter vers des projets de développement dans les régions les plus défavorisées du pays.

Critiques des précédentes commissions

Le président a estimé que les deux précédentes commissions chargées de la réconciliation pénale n’avaient pas atteint les résultats attendus. Il a évoqué des blocages présentés comme procéduraux, mais qu’il a également attribués à des considérations qu’il a qualifiées de « non innocentes ».

Selon lui, cette nouvelle phase doit permettre de tourner définitivement la page de ce dossier, en offrant une nouvelle opportunité aux personnes concernées, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger.

« Chaque millime doit revenir au peuple tunisien »

Kaïs Saïed a insisté sur le fait que la réconciliation pénale ne constitue pas un mécanisme de règlement de comptes.

« Nous ne voulons pas d’une juridiction pour régler des comptes avec qui que ce soit. Nous voulons une réconciliation fondée sur la restitution au peuple tunisien de chaque millime qui lui a été dérobé », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également affirmé qu’il n’existait aucune volonté de persécuter les personnes impliquées, tout en excluant toute forme de marchandage ou de négociation autour des sommes à restituer.

Libération des détenus et retour des personnes à l’étranger

L’un des passages les plus marquants de son intervention concerne les conséquences des accords de réconciliation qui pourraient être conclus.

Kaïs Saïed a ainsi indiqué que les personnes détenues pourraient quitter la prison après la conclusion de leur accord de réconciliation, tandis que celles qui se trouvent à l’étranger pourraient revenir en Tunisie « en toute sécurité », à condition de s’engager dans cette procédure.

Le président a enfin appelé la nouvelle commission à accélérer ses travaux et à présenter rapidement les projets d’accords, estimant qu’il ne fallait plus perdre de temps dans des procédures qui retarderaient l’aboutissement de ce dossier.

Qui est Ali Abbas ?

Ali Abbas a été nommé président de la Commission nationale de la réconciliation pénale par décret présidentiel publié au Journal officiel de la République tunisienne. Magistrat de haut rang, il a occupé plusieurs fonctions judiciaires et administratives, notamment dans des dossiers liés au contentieux de l’État et au recouvrement des avoirs publics.

Sa nomination intervient dans un contexte de relance d’un mécanisme que Kaïs Saïed présente comme essentiel pour récupérer les fonds détournés et les réorienter vers le développement des régions les plus défavorisées.

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Football. Kais Saïed recevant l’équipe nationale : « L’esprit défaitiste est plus grave que la défaite ! »

Au lendemain de l’humiliante gifle reçue face à la Belgique (5-0), le contraste était saisissant entre la préoccupante impréparation manifeste des Aigles, et l’aisance certes à domicile des Diables rouges. Samedi soir à Bruxelles, les internationaux tunisiens quittaient la pelouse…

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Mondial 2026 | La Tunisie pour briser la malédiction de l’élimination au 1er tour

Pour son dernier match de préparation à la Coupe du monde du football prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, la Tunisie a perdu face à la Belgique (0-5), samedi dernier, mais cette lourde défaite, qui a mis le groupe face à ses insuffisances, doit être considérée pour ce qu’elle est : un faux pas qui doit être rapidement oublié et dépassé.

Latif Belhedi

Car même si elle ne compte pas aujourd’hui de grands joueurs, l’équipe de Tunisie a toujours su faire bonne figure lors des grands rendez-vous, en puisant dans son esprit de groupe, sa discipline tactique et son héritage footballistique de plus de quatre décennies, où les éclats ne manquent pas même si les déboires sont également assez nombreux.

Les petits enfants de Tarak Dhiab, Hamadi Agrebi et Ali Kaabi, qui avaient réalisé la première victoire africaine en Coupe du Monde, en Argentine, en 1978, contre le Mexique (3-1), aborderont la septième participation tunisienne et troisième consécutive au Mondial avec la même détermination à faire honneur à leur statut de grands d’Afrique et du Monde arabe.

Partageant le record arabe de participations au Mondial avec l’Arabie Saoudite et le Maroc, la sélection tunisienne caresse néanmoins le rêve de franchir le premier tour, un cap qu’elle n’a jamais atteint malgré les ambitions grandissantes et les efforts consentis par plusieurs générations de footballeurs.

Six éditions, 3 victoires, 5 nuls et 10 défaites

Voici par ailleurs les résultats des Aigles de Carthage lors des 6 précédentes éditions :

Argentine 1978 : victoire face au Mexique (3-1) ; défaite contre la Pologne (0-1) et match nul face à l’Allemagne, championne du monde en titre (0-0).

France 1998 : défaites contre l’Angleterre (0-2) et la Colombie (0-1), et match nul face à la Roumanie (1-1).

Corée du Sud et Japon 2002 : match nul contre la Belgique (1-1) et défaites face au Japon (0-2) et à la Russie (0-2).

Allemagne 2006 : match nul contre l’Arabie Saoudite (2-2) et défaites face à l’Espagne (1-3) et à l’Ukraine (0-1).  

Russie 2018 : victoire contre le Panama (2-1) et défaites face à l’Angleterre (1-2) et à la Belgique (2-5).

Qatar 2022 : match nul face au Danemark (0-0), victoire historique face à la France (1-0) et défaite contre l’Australie (0-1).

Rompre avec la culture de la défaite

La Tunisie parviendra-t-elle enfin à surmonter cette barrière psychologique qui l’accompagne depuis toutes ses précédentes participations, briser la malédiction des éliminations au premier tour et atteindre pour la première fois de son histoire le deuxième tour, dans un groupe comprenant également les Pays-Bas, le Japon et la Suède ? C’est tout le mal que l’on souhaite aux protégés de Sabri Lamouchi dont la prise en main tardive des destinées techniques de l’équipe ne saurait justifier d’autres lourdes défaites comme celle subie il y a trois jours en amical face à la Belgique (0-5).  

En recevant hier, dimanche 7 juin 2026, au Palais de Carthage, les coéquipiers de Hannibal Mejbri, avant leur départ pour l’Amérique, le président de la république Kaïs Saïed a déclaré que «le temps de la participation pour la participation est révolu» et appelé le groupe à faire preuve d’un esprit de défi et d’une volonté de victoire. Tout en rappelant que «la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même» dans tous les domaines, le chef de l’Etat a exhorté les joueurs à entamer la compétition «avec une détermination sans faille et un esprit conquérant». Leur premier match face à la Suède (Groupe F), à l’Estadio Monterrey au Mexique, le 15 juin 2026, à 19h00 (heure locale), est très attendu par les supporters des Aigles de Carthage, qui espèrent un sursaut des coéquipiers de Ellyes Skhiri.

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« Oubliez ce 5-0 » : Kaïs Saïed appelle les Aigles à transformer la défaite en force

Deux jours après la lourde défaite de la Tunisie face à la Belgique (5-0) à Bruxelles, le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dimanche 7 juin au palais de Carthage les joueurs et le staff de l’équipe nationale, quelques heures avant leur départ pour le Mondial 2026.

À quelques jours de l’entrée en compétition des Aigles de Carthage, le chef de l’État a livré un message centré sur le dépassement de soi, la confiance et le refus de la résignation.

« Oubliez ce 5-0 »

Évoquant directement le revers subi face à la Belgique, Kaïs Saïed a appelé les joueurs à tourner rapidement la page.

« Oubliez ce 5-0 », leur a-t-il lancé, estimant que cette défaite devait au contraire leur donner une nouvelle impulsion, renforcer leur volonté et accroître leur détermination à gagner.

Le président a insisté sur la nécessité de transformer cet échec en source de motivation, plutôt que de le laisser devenir un frein psychologique à quelques jours du début de la compétition.

Lire aussi: Lamouchi après le 5-0 : « Je ne fais rêver personne »

«La culture de la défaite est plus grave que la défaite»

Au cours de cette rencontre, Kaïs Saïed a affirmé que « le temps de la participation pour la participation est révolu », appelant les joueurs à aborder le Mondial avec un véritable esprit de défi et de victoire.

Il a rappelé que chaque membre de la délégation représente la Tunisie et porte ses couleurs devant le monde entier.

« Il ne faut jamais perdre de vue que vous représentez notre chère patrie, que vous portez le drapeau national et que vous vous battez pour le hisser toujours plus haut », a-t-il souligné.

Le chef de l’État a également estimé que « la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même », appelant chacun à accomplir sa mission avec une « volonté de fer » et un esprit de conquête.

De l’Argentine 1978 au Mondial 2026

Revenant sur plusieurs moments marquants de l’histoire sportive tunisienne, Kaïs Saïed a évoqué des participations restées gravées dans la mémoire collective parce que leurs acteurs avaient réussi à « éblouir le monde ».

Le rappel renvoie notamment au Mondial 1978 en Argentine, lorsque la Tunisie avait battu le Mexique 3-1 à Rosario, signant la première victoire d’une sélection africaine et arabe dans l’histoire de la Coupe du monde.

Selon le président, la Tunisie demeure capable de relever les plus grands défis dès lors qu’elle croit en ses capacités et refuse toute forme de résignation.

Dans une formule imagée, il a conclu en affirmant qu’un résultat peut s’afficher sur un tableau lumineux, mais que l’essentiel est ce qui finit par s’écrire « en lettres d’or sur le tableau de l’Histoire ».

La délégation tunisienne devait s’envoler dimanche soir vers le Mexique, où elle poursuivra sa préparation avant son entrée en lice. Les Aigles de Carthage affronteront la Suède le 15 juin à Monterrey avec l’ambition de faire oublier le score de Bruxelles et d’écrire, à leur tour, une nouvelle page.

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Kaïs Saïed : De Lumumba au rêve africain inachevé

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi 1er juin, au palais de Carthage, Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué congolais chargé de la Francophonie et de la diaspora, porteur d’un message écrit du président Félix Tshisekedi.

La rencontre s’est tenue en présence de Juliana Amato Lumumba, fille de Patrice Lumumba, figure majeure de l’indépendance congolaise, dont la visite en Tunisie, en 1960, demeure l’un des symboles des liens tissés entre Tunis et les mouvements de libération africains.

De Lumumba à Carthage, une mémoire africaine

Selon la présidence tunisienne, Kaïs Saïed a rappelé plusieurs épisodes historiques ayant lié la Tunisie à la République démocratique du Congo, dont la participation de militaires tunisiens aux missions de maintien de la paix des Nations unies dans la région du Katanga.

Cette référence dépasse le simple rappel diplomatique. Elle replace la Tunisie dans une histoire africaine marquée par les indépendances, les luttes anticoloniales et l’ambition, alors portée par plusieurs dirigeants du continent, de bâtir une souveraineté collective.

Le rêve panafricain face au désenchantement

Le chef de l’État a estimé que le rêve des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine était de réaliser l’unité entre les États libérés du colonialisme.

Mais ce rêve, selon lui, s’est transformé en « mirage », malgré les ressources considérables du continent africain. Une formule qui résonne comme un constat d’échec, mais aussi comme une critique implicite d’un ordre international où l’Afrique reste souvent riche de ses matières premières et pauvre de sa capacité à peser sur son destin.

Dans la continuité de ce propos, Kaïs Saïed a affirmé que le monde avait besoin d’une pensée nouvelle, fondée sur la justice et la liberté, loin des égalités formelles et des hiérarchies établies entre peuples et nations.

Le président a conclu sur une idée centrale : les peuples africains doivent participer à l’écriture d’une nouvelle histoire, plutôt que d’en demeurer les victimes.

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En visite à l’Ariana, Kaïs Saïed met les responsables en garde et mise sur la jeunesse

En visite surprise dans plusieurs localités du gouvernorat de l’Ariana, le président de la République, Kaïs Saïed, a échangé directement avec des citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes. Réaffirmant son engagement à répondre aux attentes des Tunisiens, il a insisté sur la nécessité de solutions nationales globales, tout en adressant un avertissement aux responsables qui ne remplissent pas leurs engagements.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué dimanche soir une visite non annoncée dans le gouvernorat de l’Ariana, où il a rencontré des habitants de plusieurs localités afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs revendications.

Dans une déclaration exclusive accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), le chef de l’État a expliqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre de son approche fondée sur le contact direct avec les citoyens et le suivi de leurs conditions de vie. Il a assuré que les efforts se poursuivent afin de répondre aux attentes exprimées par les Tunisiens.

Des solutions nationales plutôt que des réponses ponctuelles

Au cours de ses échanges avec les habitants, Kaïs Saïed a estimé que les problèmes soulevés dépassent souvent le cadre individuel ou local. Selon lui, ces difficultés nécessitent des réponses globales à l’échelle nationale, capables de traiter les causes profondes des dysfonctionnements constatés.

Le président a affirmé que le travail se poursuit « jour et nuit » pour répondre à ce qu’il a qualifié de revendications légitimes, tout en réitérant son attachement aux orientations politiques engagées et sa détermination à poursuivre les réformes qu’il juge nécessaires pour la prochaine étape.

Un avertissement aux responsables et un appel à la jeunesse

Le chef de l’État a également appelé les responsables à assumer pleinement leurs fonctions et à respecter les engagements pris envers les citoyens. Il a souligné que la jeunesse tunisienne possède les compétences nécessaires pour occuper davantage de postes à responsabilité au sein des institutions.

Dans ce contexte, il a averti que les responsables qui n’accomplissent pas leur mission pourraient être remplacés par de jeunes compétences capables de contribuer à la gestion des affaires publiques et à la mise en œuvre des politiques de l’État.

« L’État se gère par ses institutions »

Évoquant la situation du pays, Kaïs Saïed a affirmé que « l’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges », soulignant que la Tunisie demeure forte grâce à son peuple et à sa capacité à faire face aux différentes tentatives de déstabilisation.

Le président a enfin insisté sur le rôle des institutions et du respect de la loi dans la conduite des affaires publiques, se disant confiant dans la capacité des Tunisiens à relever les défis auxquels le pays est confronté.

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Kaïs Saïed fait le point sur les opérations sécuritaires et la lutte contre la spéculation

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, au Palais de Carthage le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri ainsi que le secrétaire d’État chargé de la Sûreté nationale Sofiène Bessadek pour faire le point sur les opérations sécuritaires menées récemment dans le Grand Tunis.

Selon un communiqué de la présidence de la République, cette rencontre a permis au chef de l’État de prendre connaissance des différentes interventions conduites par les forces de sécurité dans plusieurs zones de la capitale et dans d’autres régions du pays.

Arrestations dans des affaires de droit commun et de trafic de drogue

Les opérations sécuritaires menées dans le Grand Tunis ont abouti à l’arrestation de plusieurs délinquants recherchés dans des affaires de droit commun, notamment liées au trafic de drogue, précise la présidence.

Les autorités sécuritaires poursuivent ainsi leurs campagnes visant les personnes recherchées ainsi que les réseaux impliqués dans différentes activités criminelles.

La lutte contre la spéculation au cœur de la réunion

La réunion a également porté sur les actions engagées dans plusieurs régions du pays pour démanteler les réseaux de spéculation accusés de provoquer une hausse des prix sur le marché.

Selon le communiqué, ces pratiques portent atteinte aussi bien aux producteurs qu’aux consommateurs, dans un contexte marqué par la hausse des prix de plusieurs produits.

Cité dans le texte, Kaïs Saïed a affirmé que cette orientation représente « une politique constante de l’État ».

Le président de la République a également souligné que les efforts des autorités se poursuivront « sans relâche » jusqu’à l’éradication définitive de ce qu’il a qualifié de « hausse démesurée des prix ».

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Tunisie – Aïd el-Idha : Grâce présidentielle au profit de 1187 détenus

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle à 1187 détenus à l’occasion de l’Aïd el-Idha, selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République.

Cette mesure présidentielle permettra la libération des détenus concernés, précise la même source.

Une mesure annoncée à l’occasion de l’Aïd

Dans le cadre des mesures prises à l’occasion de l’Aïd el-Idha, la Présidence de la République a également annoncé l’octroi de la libération conditionnelle à 187 détenus supplémentaires.

En Tunisie, les grâces présidentielles sont régulièrement accordées à l’occasion des fêtes religieuses et des célébrations nationales. Ces mesures concernent généralement des détenus répondant à des conditions spécifiques prévues par la législation tunisienne.

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Blocages et dysfonctionnements : La patience de Kaïs Saïed atteint ses limites ?

Le président de la République Kaïs Saïed a effectué, dans l’après-midi du 19 mai, une visite inopinée dans plusieurs zones du gouvernorat de Nabeul, dans un contexte marqué par une multiplication des critiques présidentielles visant les dysfonctionnements des services publics et les retards dans plusieurs projets d’infrastructure.

Le chef de l’État s’est rendu successivement au port d’El Omra, à El Manguaâ puis dans la région de Rtiba, relevant de la délégation de Takelsa, avant de poursuivre sa tournée à Korbous. Selon un communiqué de la présidence, cette visite a permis de constater plusieurs « dépassements liés au domaine public » et d’écouter les préoccupations des habitants de la région.

Un chantier lancé depuis 2018 mais toujours inachevé

Kaïs Saïed a également inspecté la route reliant Nabeul à Kélibia, un chantier lancé depuis 2018 mais toujours inachevé malgré la disponibilité des financements nécessaires. Le président a une nouvelle fois pointé les lenteurs administratives et les blocages qui touchent plusieurs projets publics à travers le pays.

Lire aussi : Kaïs Saïed à Douar Hicher : Immersion nocturne au cœur des doléances des habitants

Selon un communiqué de Carthage, dans la nuit puis à l’aube de ce mardi, le président de la République s’est aussi rendu au collège de Béni Khiar, où il a ordonné le démarrage immédiat des travaux d’aménagement et de maintenance afin d’assurer la sécurité des élèves et d’améliorer les conditions d’étude.

Dysfonctionnements des services publics

Cette tournée intervient quelques heures après une réunion tenue au palais de la Kasbah avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri. Lors de cette rencontre, Kaïs Saïed a estimé que « les dysfonctionnements dans le fonctionnement des services publics ne peuvent plus être tolérés », jugeant que « le maintien de la situation actuelle à tous les niveaux n’est plus acceptable ».

Les avertissements ont été multipliés

Dans un ton particulièrement ferme, le président tunisien a affirmé que « les avertissements ont été multipliés » et que « le moment est venu de poursuivre la bataille de libération nationale avec ceux qui croient réellement au droit du peuple tunisien à une libération complète des héritages du passé ». Il a également averti que toute personne se considérant « au-dessus de la loi » devra assumer ses responsabilités.

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Depuis plusieurs mois, Kaïs Saïed multiplie les visites de terrain non annoncées et les critiques à l’égard de certaines administrations et responsables publics, dans un discours centré sur la lutte contre la corruption, les retards administratifs et ce qu’il qualifie d’atteintes aux intérêts des Tunisiens.

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Kaïs Saïed à Douar Hicher : Immersion nocturne au cœur des doléances des habitants

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu dimanche soir à Douar Hicher, dans le gouvernorat de La Manouba, où il a échangé directement avec plusieurs habitants afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et revendications. Les discussions ont notamment porté sur les infrastructures, la propreté, la santé, le transport et les services publics.

Le président évoque les ressources du pays

Au cours de ses échanges avec les citoyens, Kaïs Saïed a affirmé que la Tunisie dispose d’importantes richesses naturelles ainsi que de compétences humaines capables de contribuer au développement du pays.

Le président de la République a aussi insisté sur la nécessité de répondre aux aspirations des Tunisiens à l’emploi et à une vie digne.

Poursuite de la lutte contre la corruption

Kaïs Saïed a par ailleurs réaffirmé la poursuite des efforts visant à assainir les institutions de l’État de toutes les formes de corruption.

Le chef de l’État a estimé que ces démarches s’inscrivent dans la volonté de répondre aux attentes des citoyens et d’améliorer le fonctionnement des services publics.

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« Elles arrivent »… Kaïs Saïed promet de nouvelles décisions sociales

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé suivre « heure par heure » la situation dans l’ensemble du pays, tout en annonçant l’arrivée prochaine de nouvelles décisions destinées à répondre aux attentes sociales des Tunisiens, notamment face au chômage et à la précarité.

Ces déclarations ont été faites lors d’un entretien tenu mercredi après-midi au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, selon un communiqué de la présidence de la République.

Résultats de la participation tunisienne au sommet Afrique-France

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont évoqué les résultats de la participation tunisienne au sommet Afrique-France organisé à Nairobi, au Kenya, dans un contexte marqué par une recomposition des partenariats économiques et diplomatiques entre les pays africains et les puissances européennes.

Mais c’est surtout le volet intérieur qui a retenu l’attention. Kaïs Saïed a insisté sur le fait que « la Tunisie ne sera une proie facile pour personne », affirmant que le pays fait face à des tentatives de déstabilisation « de l’intérieur comme de l’extérieur ».

Les Tunisiens ont besoin de décisions

Le chef de l’État a également indiqué que les Tunisiens « ont besoin de décisions », assurant que celles-ci « arrivent » afin de mettre fin à « l’injustice, à la misère et à l’appauvrissement » dont souffrent plusieurs catégories sociales.

Cette sortie intervient alors que la situation économique et sociale demeure sous pression, avec un chômage toujours élevé, un pouvoir d’achat fragilisé et des attentes croissantes autour de mesures concrètes susceptibles d’améliorer les conditions de vie. Les déclarations du président relancent ainsi les interrogations sur la nature des décisions annoncées et sur leur calendrier d’application.

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Kaïs Saïed insiste sur l’amélioration des services publics

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu jeudi après-midi au palais de Carthage la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, pour une réunion consacrée au fonctionnement des services publics et aux difficultés administratives affectant les citoyens.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a appelé à intensifier les efforts afin d’améliorer les prestations fournies dans l’ensemble des régions et des secteurs, tout en poursuivant les mesures visant à réduire les prix.

Simplifier les procédures administratives

La rencontre a porté sur plusieurs dossiers liés aux services publics et à la nécessité de lever les obstacles bureaucratiques qui freinent le traitement des dossiers des citoyens.

Le président de la République a insisté sur l’importance d’améliorer l’efficacité des administrations et de faciliter l’accès aux services publics, dans un contexte marqué par des attentes croissantes concernant la qualité des prestations administratives et sociales.

Au cours de l’entretien, Kaïs Saïed a réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts visant à améliorer les conditions de vie des Tunisiens dans les différentes régions du pays.

« Réaliser les aspirations du peuple »

Le chef de l’État a également évoqué la question de la hausse des prix, assurant que de nouvelles approches seront mises en œuvre afin de contribuer à leur baisse et de répondre aux difficultés économiques et sociales auxquelles font face les citoyens.

Kaïs Saïed a déclaré porter « les espoirs et les aspirations du peuple », affirmant que ces objectifs seront atteints malgré ce qu’il a qualifié de « lourd héritage ».

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Marchés publics : Saïed appelle à une refonte juridique pour débloquer les projets

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi au palais de Carthage à Tunis, la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri ainsi que le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. La réunion a porté sur l’état d’avancement des projets d’infrastructures et les solutions pour accélérer leur mise en œuvre.

Accélérer les projets bloqués

Selon la présidence, les discussions ont concerné les mécanismes susceptibles de relancer les projets publics en souffrance ou en retard d’exécution. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’identifier les obstacles administratifs freinant leur réalisation et de mettre en place des mesures concrètes pour fluidifier les procédures.

Vers une refonte du cadre des marchés publics

Dans ce cadre, Kaïs Saïed a plaidé pour une révision en profondeur du dispositif juridique régissant les marchés publics. Il a appelé à l’élaboration de nouveaux textes visant à simplifier les démarches administratives, jugées responsables de nombreux blocages dans le lancement et l’exécution des projets.

Renforcer le contrôle et la redevabilité

Le président a également mis en avant l’importance d’instaurer un système de contrôle plus efficace afin de garantir une gestion rigoureuse des deniers publics. Il a souligné la nécessité de consacrer le principe de redevabilité, en définissant clairement les responsabilités à chaque étape de réalisation des projets.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la gouvernance publique et d’améliorer l’efficacité de l’action de l’État, dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de développement et d’infrastructures.

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Saïed met en garde contre les “campagnes de désinformation”

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, lundi au palais de Carthage à Tunis, le président de l’Assemblée des représentants du peuple Ibrahim Bouderbala et le président du Conseil national des régions et des districts Imed Derbali.

Au cœur de cette rencontre : la situation générale du pays et les défis politiques actuels. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux tensions et aux discours qu’il juge déstabilisateurs, selon un communiqué de la Présidence de la République.

Mise en garde contre les réseaux sociaux et les “manœuvres suspectes”

Ledit communiqué rapporte qu’au cours de cet entretien, Kaïs Saïed a tenu un discours ferme sur l’usage des réseaux sociaux dans le débat public, affirmant que la gestion de l’État « n’est pas affaire de publications via les réseaux sociaux ou de pages suspectes », dénonçant des tentatives orchestrées de désinformation.

Le président a également pointé du doigt certaines prises de position qu’il considère comme révélatrices d’un « état de faillite et de désarroi » chez leurs auteurs. Selon lui, ces discours traduisent une volonté de revenir en arrière, en contradiction avec les choix exprimés par les Tunisiens.

Un appel à l’unité nationale face aux défis

Dans ce contexte, le chef de l’État a souligné que les Tunisiens se trouvent « sur un même front » pour faire face à des défis multiples. Il a insisté sur le fait que la patrie demeure le socle du vivre-ensemble, au-delà des divergences politiques et des différences d’approche.

Kaïs Saïed a, en outre, affirmé que le peuple tunisien n’oubliera pas les responsables des crises passées et qu’il rejette toute tentative de retour en arrière.

La souveraineté populaire comme cap politique

En conclusion, le président de la République a réaffirmé que l’avenir du pays sera construit « souverainement » à travers les institutions constitutionnelles issues de la volonté populaire, exprimée notamment lors du référendum.

Ce message s’inscrit dans la continuité du discours présidentiel axé sur la légitimité populaire et la refondation institutionnelle du pays.

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Inflation, croissance, FMI : Saïed veut des résultats visibles dans la vie quotidienne

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mercredi 29 avril 2026 au palais de Carthage, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Les deux responsables ont présenté au chef de l’État les résultats de leur participation aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Ces réunions se sont tenues à Washington du 13 au 18 avril 2026, avec la participation d’une délégation tunisienne conduite notamment par le ministre de l’Économie et le gouverneur de la BCT.

Selon la présidence de la République, Kaïs Saïed a réaffirmé que la Tunisie, en s’appuyant sur ses choix nationaux et sur le principe du compter sur soi, a réalisé des résultats positifs, notamment en matière de maîtrise de l’inflation et d’amélioration des indicateurs de croissance.

Lire aussi: A Washington, le gouverneur de la BCT défend la résilience de l’économie tunisienne

Des indicateurs appelés à se traduire dans le quotidien

Le chef de l’État a toutefois insisté sur la nécessité de voir ces résultats se refléter concrètement dans la vie quotidienne des citoyens, en particulier dans les domaines de la santé, du transport, de l’éducation et de l’encadrement social.

Il a également réaffirmé que la Tunisie “ne se soumettra à aucune injonction ni pression extérieure”, appelant à ce que la voix du pays soit entendue “haut et fort” dans les conférences et rencontres internationales.

Les états financiers 2025 de la BCT remis à Saïed

Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie a remis au président de la République les états financiers de l’année 2025, accompagnés du rapport des commissaires aux comptes.

Selon le communiqué de la présidence, le chef de l’État a également évoqué ceux qui, selon lui, “pariaient sur l’échec”, affirmant que le peuple tunisien avait déjoué ces pronostics par sa cohésion et sa conscience.

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Carthage : Cap sur les augmentations salariales dans le public, le privé et les retraites

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé dimanche 27 avril au palais de Carthage une réunion consacrée à la mise en œuvre de l’article 15 de la loi de finances en vigueur. Cette disposition concerne la revalorisation des salaires et des rémunérations dans les secteurs public et privé, ainsi que les pensions de retraite, pour les années 2026, 2027 et 2028.

La rencontre a réuni la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, la ministre des Finances Mechkat Slama Khaldi, le ministre des Affaires sociales Issam Lahmar et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Riadh Chaoued.

Mécanisme d’augmentations salariales

Au cœur des discussions : la concrétisation du mécanisme d’augmentations salariales prévu par la loi de finances. Le chef de l’État a insisté sur la poursuite de la politique sociale de l’État et sur la nécessité de renforcer les équilibres sociaux, dans un contexte économique délicat.

Le dispositif en préparation prévoit des hausses progressives des salaires et des pensions sur une période de trois ans, touchant aussi bien les agents du secteur public que ceux du secteur privé. L’objectif affiché est d’assurer une meilleure prévisibilité des revenus et d’améliorer le pouvoir d’achat, particulièrement pour les retraités.

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Kaïs Saïed a également appelé à finaliser la plateforme numérique destinée à l’ouverture de recrutements pour les chômeurs de longue durée. Il a insisté sur des critères fondés, selon lui, sur « l’équité et la justice », tout en critiquant les recrutements passés qu’il estime avoir été basés sur des logiques de favoritisme.

Lutter contre la corruption et les pratiques illégales

Dans son intervention, le président a réaffirmé la volonté de l’État de lutter contre la corruption et les pratiques illégales au sein de l’administration, tout en réitérant son engagement en faveur des objectifs de la révolution, notamment l’emploi, la liberté et la dignité nationale.

Enfin, sur un autre plan, la présidence a annoncé la révocation de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a été chargé d’assurer l’intérim à la tête du département.

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