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Tunis | Azedine Beschaouch remis en liberté

L’ancien ministre Azedine Beschaouc, a été remis en liberté, dans l’après-midi de ce lundi 15 juin 2026, annonce l’avocat Sami Ben Ghazi.

Mardi dernier, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont Azedine Beschaouc en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage dans le cadre d’une affaire liée à des soupçons de corruption dans une opération de cession de biens municipaux.

Ce mandat a été exécuté tard dans la nuit du mercredi 10 juin, l’ancien ministre a été arrêté dans des conditions dénoncées par sa famille, qui a alors affirmé «qu’il n’a pas été autorisé à prendre la bouteille d’oxygène qu’il utilise pour respirer et qu’il souffre de difficultés à se déplacer».

De son côté, la chaîne de télévision nationale avait affirmé, vendredi, que M. Beschaouch avaot été pris en charge par le service de cardiologie de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis, avant l’annonce de sa libération ce lundi par Me Ben Ghazi.

Y. N.

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Libération de l’ancien ministre Ezzeddine Bach Chaouch

L’ancien ministre Ezzeddine Bach Chaouch a été remis en liberté. C’est son avocat, Sami Ben Ghazi, qui annonce l’information via une publication sur sa page Facebook officielle.

Cette libération intervient après son incarcération par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis. L’ancien ministre Ezzedine Bach Chaouch faisait l’objet d’un mandat de dépôt aux côtés de trois autres personnes. A savoir d’anciens membres de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage.

Pour rappel, les faits reprochés remontent à la période de leur gestion des affaires municipales. Ils sont poursuivis pour des soupçons de corruption administrative, précisément pour « l’utilisation par un fonctionnaire public de sa qualité pour s’octroyer ou procurer à un tiers un avantage injustifié et pour porter préjudice à l’administration ».

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Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples

Le 19 juin 2026, à Genève, sera signé un accord qui mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Les chancelleries salueront l’événement. Les communiqués parleront de paix, de stabilité retrouvée, de victoire de la diplomatie. Mais il faut poser d’emblée la question que ces communiqués n’auront pas le courage de formuler : cette paix, pour qui ?

Abdelhamid Larguèche *

Comme tant de conflits du Proche-Orient avant elle, cette séquence de violence dont on annonce la fin proche ne se conclut pas par la justice, elle se clôt par l’épuisement des belligérants et le calcul froid des grandes puissances. Les armes se taisent avant que les douleurs ne s’apaisent. Et les peuples découvrent, une fois de plus, qu’ils n’étaient pas conviés à la table où leur destin fut négocié. C’est là le visage permanent de ce qu’il faut bien appeler : la paix des puissants.

Le protocole d’Islamabad, tel qu’il se dessine, articulera la sécurité du détroit d’Ormuz, une levée partielle des sanctions économiques contre l’Iran et une reprise des négociations nucléaires avec ce pays. Des médiations pakistanaises et qataries ont joué un rôle déterminant dans ce rapprochement. Mais l’essentiel n’est pas dans les clauses de cet accord, il est dans ce qu’il révèle : un ordre mondial en recomposition profonde, où l’hégémonie américaine n’est plus qu’une puissance parmi d’autres, et où les peuples de la région continuent de payer, de leur sang et de leur avenir, le prix de ces reconfigurations.  

La Chine et la fin de l’hégémonie occidentale 

Le premier vainqueur est l’Iran. Longtemps présenté comme isolé, étranglé par les sanctions et contraint à la défensive, Téhéran sort de cette séquence en position de force relative. La République islamique n’a pas seulement survécu, elle a imposé ses lignes rouges, en particulier sur le contrôle stratégique du détroit d’Ormuz. Ce n’est pas rien : c’est la consécration d’une puissance régionale que quarante ans de pression n’ont pas réussi à briser.

Derrière l’Iran se profile la vraie grande gagnante de ce tournant : la Chine. Sans tirer un seul coup de feu, Pékin récolte les dividendes d’une stratégie patiente construite sur deux décennies d’investissements en infrastructures, d’échanges énergétiques et de médiations discrètes.

Ce conflit l’illustre avec netteté : nous sommes entrés dans un monde où l’Occident ne dicte plus ses conditions, et où Pékin avance, méthodiquement, sans fracas, vers le centre de l’échiquier mondial.

Les États-Unis obtiennent une stabilisation régionale et la sécurisation des flux énergétiques. Mais il faut le dire clairement : Washington ne négocie plus en maître, il négocie en partenaire contraint. L’ère de l’hyperpuissance américaine, cette parenthèse d’après-guerre froide où l’Amérique imposait l’ordre du monde, est bel et bien refermée. Ce rétrécissement de l’influence américaine n’est pas une parenthèse : c’est une tendance de fond.  

L’état sioniste et les limites de la supériorité militaire

L’État sioniste présente un bilan en trompe-l’œil. Il dispose d’une supériorité militaire incontestable, mais les conflits successifs ont démontré une vérité que la force ne peut effacer : il n’existe pas de victoire militaire durable sans solution politique. Chaque opération remporte des batailles et perd la guerre de l’histoire. La domination par les armes ne produit pas la sécurité, elle fabrique des générations de résistance.

Pourtant, comme souvent dans l’histoire, les véritables perdants ne siègent pas dans les salles de négociation.

Le peuple palestinien est, une fois encore, le grand absent de cette paix, et sa principale victime. Depuis des décennies, il paye en sang et en exil le prix des équilibres géopolitiques que d’autres ont décidés en son nom.

Chaque accord régional, chaque cessez-le-feu négocié entre grandes puissances, repousse un peu plus la seule question qui ne disparaîtra pas : celle des droits nationaux et de la dignité d’un peuple privé d’État. Gaza, la Cisjordanie, les camps de réfugiés du Liban et de Jordanie, ces réalités-là ne s’effacent pas d’un traité. Elles attendent.  

Un peuple libanais meurtri

Le peuple libanais, lui aussi, sort du cycle de violences profondément meurtri. Le Liban est devenu, depuis trop longtemps, le terrain d’affrontement des ambitions des autres. Que l’on voie dans l’Iran un protecteur ou une tutelle étouffante, le constat demeure : le Liban ne maîtrise plus son propre destin. Il subit des guerres qu’il n’a pas choisies, sur un territoire que d’autres ont transformé en champ de bataille par procuration. C’est là l’une des grandes injustices de cet ordre régional : les petits pays absorbent les conflits des grands.

L’histoire du Moyen-Orient enseigne une leçon que nul ne devrait oublier : les grands arrangements entre puissances se concluent invariablement sur les ruines des peuples. Des Accords Sykes-Picot aux guerres contemporaines, les frontières et les équilibres ont été redessinés depuis les capitales lointaines avant d’être vécus dans la chair des sociétés locales.

Si cet accord se confirme, ce qui semble être le cas, il ne signifiera pas seulement la fin d’une guerre. Il marquera l’entrée officielle dans un nouvel âge géopolitique : monde multipolaire, puissances en recomposition, Occident contraint à la négociation. Mais pour les peuples du Proche-Orient, palestinien, libanais, irakien, syrien, yéménite, ce changement d’ère ne changera rien tant que les grandes puissances continueront de traiter leur sort comme une variable d’ajustement. La véritable question n’est pas de savoir qui gouvernera l’ordre mondial de demain. Elle est de savoir si cet ordre nouveau aura enfin le courage de faire de la dignité des peuples autre chose qu’une clause oubliée dans un accord de chancellerie.  

* Historien.

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Iran : accord de paix annoncé, Ormuz libéré

Les États-Unis et l’Iran sont finalement parvenus à un accord de paix. Le détroit d’Ormuz, le Liban et la situation au Moyen-Orient devraient enfin commencer à s’apaiser.   « L’accord de paix entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique…

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Ivry-sur-Seine : un élu RN prie en plein conseil municipal

Il a sorti un crucifix et récité une prière. Il protestait contre le rejet d’un amendement au règlement intérieur pour « interdire le port ostentatoire de signes religieux ».   « Vous refusez d’être placé sous le signe de la…

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Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique

L’inflation durablement excessive et la crise économique tunisienne mettent en évidence les limites d’un État qui oscille entre interventionnisme tatillon et inefficace et incapacité régulatrice. D’où les effets psychologiques, sociaux et politiques cumulés.   Il y a des moments dans…

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Affaire du terrain de Carthage ou quand l’administratif devient pénal

Nous publions ci-dessous le commentaire que l’auteur, écrivain, éditeur et, également, habitant de Carthage, a publié sur Facebook, à propos de l’affaire dite du terrain de Carthage qui alimente actuellement une grande polémique, et dans laquelle la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin 2026, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont Azedine Beschaouch, ancien ministre des Affaires culturelles, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son ancien adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire.

Abdelaziz Belkhodja *

L’affaire du terrain de Carthage pose d’abord un problème d’information. À ce stade, le public ne dispose pas de tous les éléments du dossier : les délibérations exactes, les contrats, les évaluations foncières, les autorisations de tutelle, les expertises éventuelles et les arguments complets des différentes parties ne sont pas tous accessibles. Il faut donc rester prudent. Mais les éléments connus suffisent déjà à poser une question de fond : comment traiter une décision administrative ancienne lorsqu’elle est contestée plusieurs années plus tard ?

Le dossier semble s’étendre sur plusieurs décennies. Il y aurait eu une première opération foncière dans les années 1960, une délibération municipale en 2008, une autre en 2011, puis un contrat signé en 2012. Avant de chercher des coupables, il fallait donc d’abord comprendre la chaîne des décisions : qui a décidé quoi, à quelle date, avec quelle autorisation, et sur quelle base juridique ?

Etablir la chaîne des responsabilités

C’est là que se trouve le cœur du problème. Une délibération municipale est un acte administratif. Tant qu’elle n’a pas été annulée par le juge administratif, elle est en principe considérée comme valable. Si elle est contestée, il faut d’abord vérifier sa légalité. On ne peut pas transformer automatiquement une décision administrative discutable en infraction pénale.

Il faut aussi distinguer les responsabilités. Celui qui prend une décision initiale n’a pas le même rôle que celui qui l’exécute plusieurs années plus tard. Si les responsables intervenus en 2011 ou en 2012 n’ont fait qu’appliquer une décision déjà adoptée, leur responsabilité ne peut pas être appréciée comme s’ils avaient eux-mêmes géré toute l’opération.

Dans ce genre de dossier, la bonne méthode aurait été simple : reconstituer toute la chronologie, examiner les délibérations, vérifier les autorisations de tutelle, évaluer le terrain, calculer l’éventuel préjudice, puis saisir le juge administratif si la légalité des actes est contestée.

Ensuite seulement, s’il apparaît qu’il y a eu fraude, enrichissement personnel, abus manifeste ou préjudice volontaire, la voie pénale peut être envisagée. Mais elle doit rester l’ultime recours, non le point de départ.

Les erreurs administratives, les décisions mal préparées, les régularisations anciennes ou les évaluations contestables peuvent être corrigées autrement : annulation d’un acte, révision d’un contrat, expertise indépendante, réparation financière, transaction administrative, réforme des procédures ou sanction disciplinaire. Tout ne doit pas finir devant le juge pénal.

Une logique de paralysie

Le recours au mandat de dépôt dans une affaire ancienne, technique et essentiellement documentaire pose donc un problème de proportionnalité. La détention préventive devrait rester exceptionnelle, réservée aux cas où il existe un risque réel de fuite, de pression sur les témoins ou de destruction des preuves. Dans une affaire administrative vieille de plusieurs années, d’autres mesures sont possibles.

Cette pénalisation excessive a un effet dangereux. Elle installe la peur chez les responsables publics, les élus locaux, les chefs d’entreprise, les acteurs culturels, les associations et tous ceux qui prennent des initiatives. À force de voir des décisions administratives transformées en affaires pénales, chacun finit par préférer ne rien signer, ne rien engager, ne rien autoriser.

Le résultat est grave : les projets économiques ralentissent, les initiatives culturelles deviennent risquées, les associations hésitent, l’administration se bloque et le pays entre dans une logique de paralysie.

Un État a le devoir de lutter contre les abus. Mais il doit aussi protéger l’action publique et l’initiative privée contre la peur permanente de la pénalisation. Sans cette sécurité juridique, plus personne n’ose agir. Et lorsqu’une société n’ose plus agir, c’est tout le développement économique, culturel et social du pays qui se trouve bloqué.

* Ecrivain et éditeur.

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Polémique autour de l’affaire Azedine Beschaouch

L’annonce de l’exécution du mandat d’arrêt émis contre l’ancien ministre Azedine Beschaouch, âgé de 88 ans et souffrant de plusieurs pathologies, continue d’alimenter la polémique, en raison de rapports contradictoires concernant son état de santé et son lieu de détention.

Hier soir, vendredi 12 juin 2026, la chaîne de télévision nationale a cité des sources qu’elle a qualifiées de fiables, affirmant que M. Beschaouch séjournait depuis hier matin au service de cardiologie de l’hôpital Charles Nicolle de Tunis, où il reçoit les soins nécessaires et est placé sous surveillance médicale continue par une équipe spécialisée.

Cependant, l’avocat Sami Ben Ghazi, membre de son équipe de défense, a annoncé dans un poste sur sa page Facebook qu’«après que la chambre d’accusation a émis un mandat d’arrêt contre son client, le mardi 9 juin, et que ce mandat a été exécuté tard dans la nuit du mercredi 10 juin, il a été emmené de son lit d’hôpital à son domicile par un certain nombre d’agents», ajoutant, citant la sœur de son client, «qu’il n’a pas été autorisé à prendre la bouteille d’oxygène qu’il utilise pour respirer et qu’il souffre de difficultés à se déplacer».

Cette controverse survient après que la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a émis, le mardi 9 juin, des mandats d’arrêt contre cinq prévenus, dont M. Beschaouch, en sa qualité d’ancien chef de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage, son adjoint, Mohamed Ali Hammami, et le journaliste Zied El Hani, incarcéré dans une autre affaire, dans le cadre d’une affaire liée à des soupçons de corruption dans une opération de cession de biens municipaux.

Quoi qu’il en soit, et quelles que soient les accusations portées contre le célèbre archéologue et historien, son âge avancé et son état de santé détérioré ne sauraient faire admettre son incarcération sous quelque condition que ce soit. Le principe de la présomption d’innocence devant toujours prévaloir dans de pareilles situations, le concerné peut bénéficier de la liberté conditionnelle, car il ne risque pas de se dérober à la justice.

I. B.   

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La responsabilité de la gauche dans l’échec de la transition tunisienne

Pour créer les conditions propices à une sortie de crise en Tunisie, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.

Elyes Kasri *

Tous les avis s’accordent sur la dégradation des indicateurs socio-économiques en Tunisie depuis 2010, devenue pour de nombreux experts une année de référence.

Bien que la Tunisie ait déjà été en crise, quoique silencieuse économiquement mais visible politiquement et diplomatiquement, la pseudo révolution de 2011 n’a rien amélioré en l’espace de quinze ans au point de faire un nombre grandissant de nostalgiques et de déçus de la démocratie et de développer une aversion des fondements du mode de gouvernance démocratique et de tous ceux qui prétendent s’y attacher.

Si l’islam politique à travers Ennahdha et sa nébuleuse a été sommé publiquement et judiciairement de rendre des comptes pour ses dérapages et méfaits durant la période post révolutionnaire, la gauche continue à alimenter une culture toxique anti réformes et anti entrepreneuriat faite de mythes socioéconomiques qui mènent inexorablement la Tunisie vers la déconstruction de son tissu entrepreneurial et économique et une croissance anémique, financée par un endettement de plus en plus lourd et onéreux, qui risque d’hypothéquer non seulement les opportunités de relance mais également la souveraineté et l’existence même du pays dans un scenario risquant d’être plus grave que celui de la Commission financière internationale de 1869 qui a pavé la voie à la colonisation française en 1881.

Une gauche lâche et irresponsable

Si l’histoire a marqué le rôle courageux et patriotique de la gauche grecque qui a sauvé avec courage et détermination son pays de la faillite en 2009, l’histoire portera un jugement sévère sur la gauche tunisienne qui, quand l’occasion s’est présentée sous feu Béji Caïd Essebsi, a refusé de partager le fardeau du pouvoir ** et les sacrifices requis par les réformes exigées par la situation du pays pour se contenter de faire sans risques de la surenchère qui continue de mener le pays à l’abysse de l’endettement, de la fonte du pouvoir d’achat et de la dégradation inexorable de l’infrastructure et des services publics ainsi que des attributs de la souveraineté nationale.

Pour créer les conditions propices à une sortie de crise, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche tunisienne est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.

Sans cette remise en question, la gauche tunisienne assumera une lourde responsabilité historique dans tout ce qui découlera de la pente dangereuse dans laquelle glissent l’économie et la souveraineté de la Tunisie depuis 2011.

* Ancien ambassadeur.

** En remportant les élections de 2014, Nidaa Tounes conduit par feu Béji Caïd Essebsi avait tendu la main au Parti des Travailleurs, conduit par Hamma Hammami, pour participer au gouvernement, mais ce dernier a refusé, obligeant les Nidaïstes à s’allier aux islamistes pour pouvoir constituer le gouvernement.     

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Mourad Zeghidi tient bon et poursuit sa grève de la faim

Inès et Meriem Zeghidi ont pu rendre visite en parloir spécial à leur père et frère respectif, le journaliste Mourad Zeghidi, à la prison de Mornaguia où il est incarcéré depuis le 11 mai 2024. Elles ont rendu compte de cette visite dans le commentaire ci-dessous qu’Inès Zeghidi a publié, vendredi 12 juin 2026, sur sa page Facebook. Rappelons que notre confrère a été condamné à 4 ans de prison pour «diffusion de fausses nouvelles» et «délit financier»   

«La journée d’aujourd’hui fut à la fois heureuse et difficile.

«Nous avons pu rendre visite à Mourad en parloir spécial, le serrer dans nos bras, l’embrasser et sentir son odeur. Cela ne s’était plus produit pour ses filles depuis octobre 2024, date de la dernière visite spéciale qui leur avait été accordée, et depuis deux ans et deux mois pour sa sœur, depuis son incarcération.

«C’était un moment avec beaucoup de joie, de larmes et de chaleur humaine, notamment grâce à la présence de Yesmine, venue spécialement de France et des rires de son petit neveu qu’il a laissé nourrisson au moment de son arrestation.

«Physiquement, Mourad tient bon. Son état de santé se maintient malgré la fatigue et la chaleur.

«Nous avons longuement discuté avec lui, discussion au cours de laquelle nous lui avons transmis les nombreuses marques de solidarité venues de partout ainsi que les nombreux appels lui demandant de mettre fin à sa grève de la faim.

«Mourad a cependant décidé de poursuivre sa grève.

«Il remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui le soutiennent, qui se tiennent à ses côtés et à ceux de sa famille, ainsi que toutes les personnes qui lui ont demandé d’arrêter, en particulier celles et ceux qui ont participé symboliquement à cette grève à ses côtés.

«Puisqu’il poursuit sa grève, nous continuerons à ses côtés pour ce neuvième jour.

«De notre côté, nous vous remercions profondément pour toutes les marques d’amour, de solidarité et de soutien.»

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Comment les drones israéliens génèrent des cibles au-dessus de Gaza

Des documents révèlent comment les logiciels d’Intelligence artificielle (IA) et les équipements militaires ont donné à la flotte de drones israéliens des capacités de surveillance et offensives sans précédent.

Omer Benjakob *

La flotte de drones des Forces de défense israéliennes a opéré 24 heures sur 24 au-dessus de Gaza et du Liban pendant la guerre actuelle, servant de «générateur de cibles et de renseignement hautement efficace», selon des documents internes obtenus par Haaretz.

Les documents de l’armée israélienne révèlent des capacités de surveillance de masse et d’IA jusqu’alors non rapportées, intégrées dans les drones déployés dans le nord et le sud depuis 2023.

Les documents éclairent la manière dont la flotte principale d’Israël, composée de plusieurs dizaines de drones de surveillance et de frappe, a été utilisée pour aider à identifier des cibles et diriger les tirs tant pour les forces aériennes que terrestres. Les capacités reposent fortement sur l’IA et soulignent le rôle accru de l’automatisation dans la guerre moderne.

Une algorithmisation croissante

Les documents révèlent également que les drones Hermes 450 (ou Zik, qui signifie étincelle en hébreu) et Hermes 900 (le Kochav, ou étoile), tous deux fabriqués par l’entreprise israélienne Elbit Systems, ont été déployés à une échelle sans précédent dans les premiers mois suivant le 7 octobre 2023. Leurs heures de vol ont été multipliées par cinq, et ils ont survolé presque chaque recoin de Gaza depuis les airs, identifiant et classifiant des cibles pour les attaques, y compris les drones ennemis.

Les documents, les conversations de Haaretz avec des entrepreneurs de la défense technologique et des responsables de l’armée israélienne, ainsi que les témoignages de soldats au groupe Breaking the Silence, exposent ce qu’une source appelle «l’algorithmisation» croissante des systèmes sans pilote de l’armée israélienne. Les drones jouent un rôle de plus en plus central dans les combats, et leur nombre croissant de missions nécessite le traitement de quantités massives de données pour soutenir différents types de décisions autonomes.

Selon les documents et les autres sources, cette algorithmisation a commencé bien avant la guerre à Gaza, mais c’est là-bas que les capacités d’IA ont été employées pour la première fois à grande échelle, déployées rapidement après les massacres d’octobre 2023 — peut-être même précipitamment. Au moment de la guerre de cette année contre l’Iran, l’IA avait été intégrée dans tous les systèmes de commandement de l’armée, faisant partie de ce que l’armée israélienne appelle son Usine de données opérationnelles et d’IA. Les drones sont parmi ses principales utilisations.

Les documents montrent différents types d’automatisation soutenant divers rôles dans les opérations des drones. Ils offrent un aperçu rare de la manière dont des logiciels avancés sont superposés au matériel militaire et aux systèmes d’armes pour étendre leurs capacités.

Serveur dans le ciel

Par exemple, les documents révèlent un système jusqu’alors non rapporté connu sous le nom de Serveur dans le Ciel (Server in the Sky, ou SITS). Fonctionnant sur un ordinateur installé sur un drone, l’analyse «embarquée» utilise des algorithmes pour mener un large éventail de missions sans pilote qui exploitent l’analyse et la prise de décision par IA.

Selon les documents, l’algorithme analyse indépendamment le renseignement recueilli par les capteurs et les caméras des drones, détectant automatiquement les cibles, les classifiant et décidant de les suivre ou de les transmettre — au centre de commandement, aux pilotes de l’armée de l’air ou aux troupes au sol.

Le serveur et les analyses qu’il exécute permettent également de gérer la flotte de drones de manière autonome, en se répartissant les tâches pendant que les drones surveillent un secteur défini, en transférant la charge entre ces aéronefs sans pilote pour maintenir une visibilité continue. Par exemple, si une couverture nuageuse bloque soudainement la vue d’un drone, ou si un autre doit interrompre sa mission pour esquiver un missile sol-air, la couverture est automatiquement transférée à un autre drone disponible.

Les documents indiquent que le Serveur dans le Ciel fournit des «recommandations et décisions basées sur l’IA». Ils ne précisent pas, mais décrivent SITS comme faisant partie de «systèmes d’aide à la décision» plus larges. Ces systèmes utilisent des algorithmes avancés pour traiter d’énormes quantités de données de divers types provenant de multiples sources, fournissant aux opérateurs de drones, aux analystes et même aux forces au sol des informations et des recommandations. Bien qu’un humain soit clairement dans la boucle, le système prétend faire plus que simplement traiter des chiffres et fournirait des «analyses narratives avancées».

En mars, l’armée israélienne a confirmé que l’infrastructure d’IA initialement utilisée par des divisions spécifiques à Gaza était désormais pleinement opérationnelle dans l’ensemble de l’armée. Des responsables ont également confirmé que la flotte de drones offensifs «Storm Clouds» faisait également partie de l’Usine de données opérationnelles et d’IA, parmi d’autres utilisations. Les documents montrent comment des essaims de drones de collecte de renseignement et de frappe ont volé — d’abord au-dessus de Gaza et du Liban, et plus récemment au-dessus de l’Iran et d’autres théâtres — utilisant la vision par ordinateur pour repérer les cibles, les classifier, les cartographier et les partager en vidéo en temps réel avec toutes les forces combattantes.

Couverture à 360°, 24h/24 et 7j/7

L’Hermes 450 est entré en service il y a plus de deux décennies et constitue l’épine dorsale de la flotte de drones de l’armée israélienne. Il peut transporter jusqu’à 150 kilogrammes ; la charge utile peut inclure des systèmes comme des caméras avancées, un radar à synthèse d’ouverture qui voit la nuit et à travers les nuages, ainsi que des systèmes d’interception des communications et de renseignement électronique. L’Hermes 900 est entré en service il y a plus d’une décennie. Il peut transporter jusqu’à 350 kilogrammes et rester en vol pendant environ 35 heures, soit près du double de la durée de son prédécesseur.

Les deux sont également utilisés pour des frappes — un fait connu depuis plus d’une décennie mais dont la publication a été autorisée en Israël seulement en 2022. Selon des rapports étrangers, l’Hermes 450 peut transporter jusqu’à quatre missiles air-sol, l’Hermes 900 jusqu’à huit.

Les documents décrivent la flotte Hermes comme un «élément central et clé» de l’effort de guerre, menant des missions de défense et d’attaque simultanément. Les drones ont été testés au combat et ont été contraints de décoller de bases aériennes sous le feu ; ils ont opéré à une échelle exceptionnelle sur un terrain de «guerre urbaine» à Gaza et sur un terrain «forestier et végétal» dans le sud du Liban.

Leur mission centrale est le «soutien aérien rapproché aux forces de l’armée israélienne combattant en milieu bâti» et la «protection des forces à 360 degrés». Les documents indiquent que les capacités d’analyse visuelle des drones ont exposé des caches ennemies et trouvé des combattants attendant en embuscade ; les drones ont choisi des cibles pour les forces au sol ou les ont signalées.

Ce récit correspond aux témoignages recueillis par Breaking the Silence auprès de soldats ayant servi à Gaza et décrivant une coordination complète entre la flotte de drones et les forces au sol, jusqu’au niveau du bataillon.

Des hauts responsables de l’armée israélienne ont déclaré à Haaretz que le soutien aérien et le renseignement fournis par les drones à Gaza et au Liban ont joué un rôle essentiel dans la protection des forces. Ils affirment que ce système est très précis et a permis dans de nombreux cas à l’armée de l’air de frapper des forces ennemies opérant à quelques dizaines de mètres des troupes israéliennes. Les drones aident également à prévenir les erreurs de tir ami, en suivant les soldats et en fournissant une large vue d’ensemble visuelle des forces sur le terrain.

Renseignement et surveillance

Les documents exposent une autre capacité essentielle de la flotte : un système de surveillance connu sous le nom de Wide Area Persistent Surveillance (WAPS, surveillance persistante sur zone étendue). Elbit a dévoilé un système similaire il y a environ dix ans au salon du Bourget, mais les documents éclairent la manière dont il a été utilisé dans les combats à Gaza et au Liban.

La charge utile est montée sur l’Hermes 450 ou 900, comprenant un ensemble de 10 caméras avancées utilisant des capteurs électro-optiques qui peuvent capturer visuellement — en temps réel et depuis un seul drone — 80 kilomètres carrés. Cela représente environ un quart de la bande de Gaza. Alors qu’une seule caméra suit une petite zone fixe, le réseau de caméras permet un suivi en direct de nombreuses zones à la fois sur une vaste zone de combat, pour trouver les forces ennemies et les suivre en continu.

WAPS permet également ce qui semble être une archive massive de toute la couverture visuelle, ce que les documents appellent la «médecine légiste du renseignement» : la capacité de relire la vidéo en temps réel et a posteriori, en rassemblant différents points de vue. Cela permet aux analystes de retracer un objet jusqu’à son point d’origine, ou de reconstruire une chaîne d’événements après les faits. Selon les documents, le système — pour ces deux capacités — s’est avéré « un générateur de cibles et de renseignement particulièrement efficace » à Gaza et au Liban.

Les documents affirment que le système de surveillance dispose d’une analyse automatique intégrée, comprenant la classification, le tri et des «gardiens». Ce que cela signifie exactement n’est pas clair ; cela pourrait faire partie des décisions automatiques du Serveur dans le Ciel. Dans le monde des algorithmes, les «gardiens» désignent en partie des filtres automatiques qui décident quelles informations sont transmises, et s’il faut déclencher une action ou avertir un opérateur humain.

Des enquêtes antérieures ont révélé l’utilisation de l’IA par l’armée israélienne et comment sa puissance de calcul massif de données aide à produire et alimenter le «banque de cibles» d’Israël. Dans le magazine +972, le journaliste Yuval Abraham a dénoncé un système automatisé appelé Lavender qui, au cours de la première année de la guerre, analysait d’énormes quantités d’informations et de points de données recueillis par divers moyens sur presque chaque résident de Gaza et évaluait la probabilité qu’une personne donnée puisse être considérée comme un combattant du Hamas.

Selon l’enquête, les agents de renseignement ont entraîné le système sur des données de terroristes connus, le système prétendant apprendre à trouver des terroristes inconnus dans la population générale. De cette façon, la technologie a transformé des dizaines de milliers de Palestiniens en cibles potentielles, selon l’article. Des sources militaires ont ajouté qu’elles comptaient de plus en plus sur les analyses du système, à savoir sa méthode de classement, même si l’on savait qu’il avait un taux d’erreur de 10 pour cent.

Au total, les documents obtenus par Haaretz révèlent la partie aérienne de ces systèmes, montrant comment les drones collectent des renseignements que les systèmes d’IA analysent et filtrent, puis alimentent d’autres systèmes jusqu’au soldat sur le terrain.

Le ministère de la Défense et Elbit n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué à Haaretz : «Les processus opérationnels au sein de l’armée israélienne, y compris l’identification des cibles et la planification des frappes, reposent sur une variété d’outils et de méthodes avancés qui incluent des systèmes de planification et de gestion de l’information. L’armée israélienne utilise les capacités basées sur l’intelligence artificielle uniquement comme outils auxiliaires sans remplacer l’implication et le jugement humain du personnel professionnel et des commandants autorisés.

«Selon les directives de l’armée israélienne, chaque frappe nécessite une évaluation individuelle par une personne concernant la nature de la cible, l’avantage militaire par rapport aux dommages collatéraux attendus, et un examen des mesures de précaution réalisables dans les circonstances. L’armée israélienne s’engage à utiliser de manière responsable et légale les outils d’information, les données et les technologies avancées, conformément au droit international.»

Drone contre drone

Les documents décrivent également une autre capacité non rapportée auparavant : la capacité des drones à détecter les drones hostiles venant du Liban et de Syrie. La guerre qui a éclaté en octobre 2023 a surpris un Israël non préparé face à la menace aérienne grandissante. En 2021, le système de radar monté sur ballon «Sky Dew» d’Israël a été déployé dans le nord, construit spécifiquement pour couvrir les angles morts des radars au sol : repérer les drones volant bas et les missiles de croisière venant du nord et de l’est. Mais six mois après le début de la guerre, un drone du Hezbollah a détruit le système avant qu’il ne devienne opérationnel. Les documents détaillent comment la flotte de drones de l’armée de l’air est devenue un nouvel acteur dans la chasse aux drones : un système électro-optique avancé appelé Spectro, dont l’existence était déjà connue. Le Spectro a été adapté à l’Hermes 900 et converti pour fonctionner avec le Serveur dans le Ciel et repérer les drones hostiles depuis les airs.

Les documents montrent comment l’armée israélienne a connecté logiciel et matériel : le Serveur dans le Ciel fonctionnait à bord de l’Hermes 900 aux côtés de technologies incluant des capteurs de renseignement électronique et de signaux, des systèmes d’observation et de marquage de cibles, des systèmes de guerre électronique et le radar d’Israel Aerospace Industries.

Les documents montrent également comment l’idée de lier les capacités d’IA à divers types de capteurs avancés dans toute la flotte de drones a commencé bien avant la guerre à Gaza.

Les documents révèlent comment, en 2021, une chaîne de combat basée sur l’IA a été présentée à l’ancien chef du renseignement militaire Aharon Haliva. Selon les documents, cela signifiait «l’intégration et la synergie entre les capteurs et l’IA du SIGINT (renseignement d’origine signal) et de la guerre électronique, permettant un cycle complet de collecte — identification — génération de cibles — attaque.»

Les capacités, selon les documents, ont été développées et intégrées dans les drones, puis utilisées à Gaza, au Liban et, plus récemment, en Iran. Mais Israël n’est pas la seule armée à utiliser ces drones. Selon Elbit, ils ont été exportés vers au moins 20 pays. L’entreprise garde généralement l’identité de ses clients secrète, mais diverses publications ont rapporté que certains des systèmes — y compris la variante offensive — ont été vendus à l’Azerbaïdjan, au Brésil, au Mexique, à la Suisse, aux Philippines, à la Thaïlande et à Singapour. L’Inde construit l’Hermes 900 elle-même dans une coentreprise avec Elbit, et la Serbie l’a acheté dans le cadre d’un vaste accord d’armement de plus de 300 millions de dollars. Les gardes-frontières maritimes [Frontex] de l’Union européenne (UE) ont également acquis ces drones, les utilisant à des fins civiles et de surveillance des frontières. Mardi, le ministère de la Défense a révélé que les exportations de défense d’Israël ont battu un record l’année dernière, bondissant de 30 % pour atteindre près de 20 milliards de dollars [= X 2 par rapport à 2020 et X4 par rapport à 2015, NdT]. Les ventes de drones et de quadricoptères — des hélicoptères à quatre rotors — ont totalisé 800 millions de dollars. La plupart des quadricoptères ont été fabriqués par les trois grandes entreprises d’armement Elbit, Israel Aerospace Industries et Rafael Advanced Defense Systems.

Source : Haaretz, traduit par Tlaxcala

* Journaliste spécialisé dans la désinformation et la cybernétique pour le quotidien israélien Haaretz. 

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Banderole raciste sur la basilique de St-Denis, la mairie porte plainte

Cette bannière appelait à la « remigration ». Elle a été déroulée jeudi matin sur la façade de la basilique de Saint-Denis par un groupe identitaire.   Sur son site internet et sur ses réseaux sociaux, ce groupe baptisé « …

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Le maire RN de Castres déprogramme une pièce « positive » sur l’immigration

Passeport coincé à l’entrée de la ville de Castres. La nouvelle mairie RN a déprogrammé la pièce d’Alexis Michalik, qui traite de façon positive de l’immigration et surtout de l’accueil.   « C’est monté en épingle ! Je ne comprends…

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La Tunisie 11e pays le plus paisible en Afrique

Selon un classement publié le mardi 9 juin 2026 par le think tank australien Institute for Economics and Peace (IEP), dont l’indice mondial de la paix (Global Peace Index/GPI) évalue les tendances pacifiques dans le monde, la Tunisie est au 11e rang des pays africains les plus paisibles (77e sur le plan mondial).

En 2008, année du démarrage de ce classement, la Tunisie était classée 5e en Afrique et 52e dans le monde. C’est dire qu’elle a perdu 6 places sur le plan africain et 25 sur le plan mondial en 18 ans.

Dans le Top 10 africain, on retrouve dans l’ordre Maurice (1er, 18e), la Guinée équatoriale (2e, 38e), le Botswana (3e, 50e), la Gambie (4e, 56e), Madagascar (5e, 59e), la Namibie (6e, 63e), le Maroc (7e, 65e), la Sierra Leone (8e, 74e), le Sénégal (9e, 75e) et le Ghana (10e, 76e). 

Les autres pays d’Afrique du Nord se classent comme suit : Algérie (19e, 91e), la Mauritanie (25e, 112e), l’Egypte (26e, 113e) et la Libye (33e, 125e)

À l’échelle mondiale, l’Afrique du Nord & Moyen-Orient est la région la moins paisible au monde, suivie de l’Asie du Sud et de l’Afrique.

L’Islande arrive en tête du classement des pays les plus paisibles, suivie par la Nouvelle-Zélande et la Suisse, tandis qu’en bas de tableau, on trouve la Russie, le Soudan et la République démocratique du Congo.

Le classement s’appuie sur 23 indicateurs quantitatifs et qualitatifs répartis en trois domaines : le niveau de sûreté et de sécurité (impact du terrorisme, nombre d’homicides pour 100 000 habitants, facilité d’accès aux armes légères, etc.) ; l’ampleur des conflits domestiques et internationaux en cours (nombre et durée de conflits internes, relations avec les pays voisins, implication dans des conflits extérieurs, etc.) et le degré de militarisation (budget de la défense en pourcentage du PIB, effectifs des forces armées, capacités en matière d’armes lourdes et d’armes nucléaires, etc.). 

I. B. (avec Ecofin).  

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Tunisie-Suisse | « Youth 4 Impact », un projet contre les addictions chez les jeunes

Le ministre de la Santé Mustapha Ferjani et l’Ambassadeur de Suisse en Tunisie Josef Renggli, ont officialisé le lancement de l’initiative «Youth 4 Impact» pour la prévention et de prise en charge des conduites addictives chez les jeunes. .

Porté conjointement par le ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), ce projet bénéficie d’un financement de la Coopération suisse en Tunisie.

« Youth 4 Impact », qui s’inscrit en droite ligne avec la stratégie tunisienne de prévention et de prise en charge des conduites addictives chez les jeunes, réunit un comité de pilotage multisectoriel, en vue de renforcer les mécanismes d’accompagnement, de sensibiliser les populations vulnérables et d’offrir des structures de soins adaptées pour protéger la jeunesse tunisienne face aux défis des addictions.

Y. N.

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« Le droit français ne reconnaît pas les blessures psychiques que le racisme produit », alerte l’avocat Hosni Maati

En France, le racisme est condamné, documenté, débattu. Mais une dimension continue d’échapper en grande partie au radar juridique : ses effets psychiques. Anxiété chronique, troubles du sommeil, hypervigilance, dépression… autant de symptômes largement établis par la recherche scientifique et…

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Tunisie. Réconciliation pénale : Kaïs Saïed veut relancer un mécanisme en panne

Près de quatre ans après son lancement, la réconciliation pénale voulue par le président Kaïs Saïed peine toujours à convaincre, plombée par des résultats quasi inexistants. Qu’à cela ne tienne, Carthage y croit encore et s’acharne à vouloir raviver un…

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Près de 118 millions de déplacés de force dans le monde, selon le HCR

Ils sont chassés par la guerre ou d’autres formes de violences. Fin 2025, le monde comptait 117,8 millions déplacés. Un chiffre en baisse pour la première fois depuis 10 ans.   Ce sont des personnes contraintes de fuir les persécutions,…

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Tunisie | Report de l’examen de l’appel de la LTDH contre sa suspension

Le mercredi 10 juin 2026, la chambre compétente du Tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 15 juillet 2026 l’audience relative à l’appel interjeté par la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme (LTDH) contre la décision de suspension de ses activités.

Le comité directeur de la Ligue avait reçu, le 24 avril 2026, une ordonnance du président du Tribunal de première instance de Tunis suspendant les activités de l’organisation pour un mois. «La LTDH a formé un appel contre cette décision conformément aux procédures légales applicables, exerçant ainsi son droit à défendre son indépendance et à poursuivre ses activités dans le respect de la loi», indique son communiqué de presse.

En réaction à cette suspension, l’Union européenne (UE), principal partenaire de la Tunisie, a exprimé, dans un communiqué, sa «profonde préoccupation », qualifiant la LTDH d’«organisation emblématique de la société civile tunisienne, un acteur essentiel pour la promotion et la protection des droits de l’homme en Tunisie, et co-récipiendaire du prix Nobel de la paix 2015.»

«L’Union européenne continuera à suivre de près la situation et à engager un dialogue avec les autorités tunisiennes pour promouvoir les droits de l’homme et l’État de droit dans le pays, conformément à l’Accord d’association UE-Tunisie et aux obligations nationales et internationales de la Tunisie », a-telle ajouté dans son communiqué.

I. B.

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Tunisie : un député en garde à vue pour des soupçons de violence conjugale

Le député à l’Assemblée des représentants du peuple, Ali Bouzazia, a été placé en garde à vue par les agents de la Garde nationale de La Manouba, sur autorisation du parquet près le tribunal de première instance de ladite  région, dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte pour soupçon d’agression violente.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des faits, en attendant la transmission du dossier à la justice une fois les auditions et vérifications achevées.

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