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Netanyahu échoue à saboter l’accord de paix irano-américain

Alors qu’une petite lumière a commencé à briller au bout du tunnel dans lequel la guerre contre l’Iran a plongé le monde, le premier ministre israélien se démène comme un diable pour l’éteindre. En d’autres termes, au moment où les Etats-Unis et l’Iran s’apprêtaient à signer un protocole d’accord qui mettrait fin aux hostilités, Netanyahu, désespéré de voir un apaisement dans les relations entre Téhéran et Washington, a eu recours au sabotage en bombardant la banlieue-sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’.

Il semble acquis que Netanyahu a échoué dans ses tentatives de maintenir en l’état les hostilités entre Washington et Téhéran. Son échec de saboter la paix que le monde entier réclame, l’a plongé dans le désespoir. Il ne peut rien faire d’autre que ruminer, la mort dans l’âme, la peine et la haine qui le rongent.

En effet, les dernières informations, confirmées à Washington et Téhéran, indiquent que les deux partie sont arrivées à un Mémorandum d’accord qui sera signé le vendredi 19 juin à Genève. L’effet immédiat de ce Mémorandum sera l’arrêt de la guerre, la levée du blocus sur l’Iran et l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation. Le Mémorandum prévoit également que les deux parties auront 60 jours pour arriver à un accord final concernant tous les problèmes en suspens : les sanctions contre l’Iran, les avoirs gelés de l’Iran, la question nucléaire et la paix dans la région.

Il serait instructif de passer en revue les événements qui ont précédé l’annonce officielle du Mémorandum d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran.

La semaine dernière l’Iran a menacé de riposter contre Israël, si ce dernier s’attaque à la ‘Dhahya’. Trump, soucieux de signer un accord qui le sortirait du piège où il se débat depuis le 28 février, ordonna à Netanyahu de ne pas s’approcher de la capitale libanaise.

Mais Netanyahu ignora l’ordre de Trump et s’attaqua à la banlieue-sud de Beyrouth. L’Iran, comme il a menacé de le faire, a répliqué par une attaque directe contre Israël. Une première pour Téhéran, qui a lancé ses missiles contre Israël non pas parce que celui-ci a attaqué l’Iran, mais parce qu’il a attaqué Beyrouth.

Israël a de nouveau défié Trump et riposté contre l’Iran. Celui-ci a riposté de nouveau contre des cibles en Israël. A la suite de ces échanges, Israël a limité ses frappes au sud du Liban.

Ce cycle inédit dans la région a mis en évidence la volonté de l’Iran d’instaurer une nouvelle dynamique régionale. Le message iranien était clair : les attaques contre le Liban ne seraient plus sans conséquences pour Israël. Pour la première fois, un pays de la région tente d’imposer des contraintes militaires à Israël au-delà de ses frontières.

Sans surprise, Israël a perçu cela comme une atteinte directe à sa liberté de manœuvre imposée depuis longtemps à la région entière. Une perspective très inquiétante pour Israël qui considère la nouvelle équation que l’Iran est déterminé à mettre en place comme un danger à la pérennité de l’impunité dont ont toujours bénéficié les gouvernements successifs israéliens.

Pendant plusieurs jours, alors même que le Hezbollah et Israël continuaient d’échanger des tirs, Netanyahu s’est abstenu de frapper la banlieue sud de Beyrouth et de tester la nouvelle ligne rouge de l’Iran.

Mais dimanche 14 juin, à quelques heures seulement de« la signature électronique » par Washington et Téhéran d’un mémorandum mettant fin à la guerre et permettant le retour à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, Netanyahu, pris d’hystérie face à ces développements, a tenté encore une fois de recourir au sabotage en bombardant de nouveau la banlieue-sud de Beyrouth.

Un diplomate américain impliqué dans les négociations a déclaré dimanche à Fox News : « Il s’agit d’une tentative manifeste d’Israël de saboter l’accord du président et de replonger les États-Unis dans la guerre. »

Cette « tentative manifeste » a manifestement échoué. Netanyahu qui a entrainé son ami Trump dans une guerre désastreuse, se trouve au pied du mur. Il est désormais incapable de forcer Washington à poursuivre la guerre, ni de la poursuivre tout seul.

L’Iran est le grand gagnant de la désastreuse mésaventure de Trump et Netanyahu. Sans doute, le pays a subi de grandes destructions et des milliers de morts, dont le guide Ali Khamnei. Mais il a montré aux Etats-Unis, à Israël et au monde le prix qu’aurait à payer quiconque tenterait de déstabiliser l’Iran ou de porter atteinte à sa souveraineté.

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Iran : accord de paix annoncé, Ormuz libéré

Les États-Unis et l’Iran sont finalement parvenus à un accord de paix. Le détroit d’Ormuz, le Liban et la situation au Moyen-Orient devraient enfin commencer à s’apaiser.   « L’accord de paix entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique…

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Est-ce la fin du conflit au Moyen-Orient ?

Washington et Téhéran ont finalisé, dimanche 14 juin, un protocole d’accord devant mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban. Toutefois, le dossier le plus épineux, notamment le programme nucléaire iranien, sera examiné ultérieurement. 

 Pouvait-il rêver d’un aussi beau cadeau pour fêter ses 80 ans ? Dimanche 14 juin, qui s’avère être le jour de son anniversaire, le président américain Donald Trump a enfin arraché à la dernière minute un accord historique avec l’Iran. Et ce, en dépit de la frappe israélienne menée sans avertissement le jour même contre un centre de commandement du Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth.

Sabotage

Pour les responsables iraniens, cette attaque démontre soit l’incapacité des États-Unis à contenir leur allié israélien; soit leur absence de volonté de faire respecter les engagements pris dans le cadre des discussions. Mais il est clair que le choix du timing démontre la volonté du gouvernement Netanyahou de torpiller tout rapprochement entre Washington et Téhéran sur le dos d’Israël.

Selon le site Axios, Donald Trump aurait adopté un ton sévère lors d’un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahou. Il aurait reproché au Premier ministre israélien son « manque de discernement » après la frappe menée à Beyrouth, estimant que cette opération avait perturbé les derniers préparatifs de l’accord en cours de négociation avec Téhéran et retardé sa signature.

La médiation pakistanaise à l’honneur

C’est le Pakistan, médiateur du conflit, qui a été le premier à annoncer officiellement la nouvelle, par la voix de son Premier ministre, Shehbaz Sharif, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un « accord de paix » mettant immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban.

« Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre de l’accord jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature ». Laquelle se tiendra selon lui à Genève, en Suisse, le 19 juin.

Pour sa part, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi que l’accord avec les Etats-Unis mettait « fin immédiatement et définitivement à la guerre et aux opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban ».

Quelques minutes plus tard, Trump confirma sur son réseau Truth Social que « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé. J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a ajouté le président américain, euphorique.

Quid de la « déclaration d’Islamabad » ?

Mais que contient le protocole d’accord ou le « mémorandum d’entente » qui porte le nom de « déclaration d’Islamabad », un geste de reconnaissance envers le Pakistan, pays médiateur du conflit entre les deux pays  et dont la signature se tiendra à Genève le 19 juin à 45 kilomètres d’Evian-les-Bains en France, ville où se déroulera un sommet du G7 en présence de Donald Trump et d’une délégation américaine du 15 au 17 juin ?

Selon la chaine américaine CNN, ce sera le vice-président américain, JD Vance, qui représentera les États-Unis et qui signera le texte. Lequel prévoit un cessez-le-feu de 60 jours sur « tous les fronts », y compris le Liban, le déblocage du détroit d’Ormuz « sans que l’Iran ne demande des taxes de passage » aux navires empruntant le corridor.

En échange, le blocus opéré par la Navy américaine depuis le 13 avril sera levé. Un allégement des sanctions à l’encontre de l’Iran est prévu, « selon l’avancement d’un accord et l’engagement continu et de bonne foi » de l’Iran.

Sur le sujet du nucléaire, l’accord devra « satisfaire toutes les exigences américaines ». Toujours selon CNN, Téhéran devra donc s’engager à ne pas chercher à obtenir l’arme nucléaire. Il devrait également renoncer à son stock d’uranium enrichi.

Reste la question du dégel ou non des milliards de dollars d’actifs iraniens qui demeurent en suspens. Toutefois, un haut responsable américain cité par l’agence de presse britannique Reuters a affirmé que l’accord en élaboration est « fondé sur les résultats ». Téhéran ne récupérerait pas ses avoirs gelés s’il ne remplit pas sa part de l’accord.

Quelles garanties ?

Au final, faut-il se réjouir de la conclusion de cet accord qui mettra fin à un conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février et qui a déjà fait plus de 7 000 morts, fragilisé les alliances régionales et porté un coup dur à l’économie mondiale ?

La réponse est suggérée par la BBC qui souligne que des questions subsistent sur plusieurs “points cruciaux, notamment la nature des restrictions imposées à l’enrichissement et le sort à réserver au stock d’uranium hautement enrichi que détient actuellement l’Iran.

« Certains de ces aspects seront sans doute réglés lors de négociations ultérieures et de discussions “techniques” menées durant la prolongation de 60 jours de la trêve actuelle. Mais s’il est une chose qui ressort clairement de décennies d’efforts pour tenter d’amadouer l’Iran et le contraindre à renoncer à ses ambitions nucléaires, c’est qu’il n’existe aucune garantie, n’en déplaise aux États-Unis », conclut le média britannique.

Des garanties pour prouver sa bonne foi ? « Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un, c’est de lui faire confiance », dixit Ernest Hemingway.

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Trump promet encore une fois un accord « imminent » avec l’Iran

Le président américain avait promis, jeudi 11 juin, de frapper l’Iran « très fort ce soir ». Quelques heures plus tard, il a finalement assuré qu’un accord était imminent avec l’Iran. Pour  la 38ème fois depuis le début du conflit selon un décompte de CNN.

 

Est-ce pour sauver son Mondial 2026 co-organisé avec le Canada et le Mexique et dont un certain nombre de rencontres se déroule sur le sol américain avec des couacs à n’en plus finir, que, dans un ultime revirement de situation qui rappelle la volte-face spectaculaire opérée par le milliardaire républicain le 7 avril – quand il avait menacé (le matin) d’anéantir la « civilisation » iranienne tout entière, pour finalement annoncer le soir un cessez-le-feu – que le président américain Donald Trump annula enfin les frappes prévues contre l’Iran, évoquant la finalisation de points d’accord et la signature imminente d’un protocole de paix ?

Un « accord-cadre » dont on ignore le contenu exact. Et ce, d’autant plus que pour l’heure, aucune décision finale n’a été entérinée par Téhéran. Ainsi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baqaei, a déclaré aux médias d’État iraniens que, « jusqu’à présent, l’Iran n’a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l’accord ».

Lire aussi : Trump croit possible un accord entre Washington et Téhéran ce week-end

« Aucun texte n’a été approuvé pour un protocole d’accord initial avec les Etats-Unis », a renchéri l’agence de presse officielle Fars, citant une source présentée comme bien informée et proche de l’équipe de négociation iranienne.

Optimisme béat

En effet, à la surprise générale, et alors que le Moyen-Orient retenait son souffle dans l’attente du déluge de feu américain, Trump ayant menacé jeudi de frapper « très fort » l’Iran et de prendre le contrôle d’infrastructures pétrolières du pays, dont son principal terminal, l’île de Kharg qui abrite le plus grand terminal pétrolier de l’Iran, assurant environ 90 % de ses exportations de brut, il a pris, jeudi 11 juin, la décision d’annuler les frappes américaines prévues le jour même contre l’Iran avant d’assurer qu’un « très bon accord » avait été trouvé, évoquant même une possible signature en Europe dès « ce week-end ».

Le locataire de la Maison Blanche a également révélé que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei – que l’on croyait mort ou défiguré selon les versions des uns et des autres -, avait validé ce qu’il aura qualifié « d’accord-cadre très solide » et « très détaillé » avec les États-Unis. « Les discussions et les derniers points ont été, sur le principe et dans les détails, approuvés par toutes les parties prenantes y compris les États-Unis, Israël, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie, l’Égypte et d’autres », a-t-il poursuivi, ajoutant que le blocus des ports iraniens resterait en place jusqu’à ce que la « transaction soit finalisée ».

« Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l’Iran, et une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe », a-t-il assuré en indiquant qu’il n’assisterait pas à cette signature, mais qu’elle aurait lieu en présence du vice-président J.D. Vance.

Flou artistique

Toutefois, notent les observateurs, le président américain n’a donné aucun détail sur le contenu de ce compromis. Sinon d’assurer que le détroit d’Ormuz sera immédiatement rouvert après la signature, et de marteler à maintes reprises que l’Iran ne se dotera jamais de l’arme nucléaire.

Et que penser des 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 % qui pourraient avoir été déplacés ou dispersés pour empêcher leur localisation exacte ? Les déclarations de Donald Trump sur le stock d’uranium iranien sont multiples et parfois contradictoires. Il a affirmé que ce stock restait enfoui sous des tonnes de gravats, tout en soutenant que les États-Unis finiraient par le récupérer et le détruire.

Appréhensions

Rappelons à cet égard que l’annonce surprise de Donald Trump concernant un accord imminent avec l’Iran a provoqué la stupeur à Tel-Aviv. Selon la chaîne israélienne N12, les autorités israéliennes n’avaient pas été informées par Washington de ce revirement diplomatique, alors que le président américain venait encore de menacer Téhéran de nouvelles frappes quelques heures auparavant.

D’après plusieurs médias israéliens et des sources citées par CNN, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a appris les déclarations de Donald Trump alors qu’il participait à une réunion de sécurité. Des responsables israéliens ont indiqué qu’ils n’avaient connaissance ni d’un accord imminent avec l’Iran ni d’une approbation iranienne d’un quelconque texte en négociation.

En effet, Israël reste par ailleurs méfiant à l’égard de toute entente entre Washington et Téhéran. Les dirigeants israéliens répètent à l’envie qu’un éventuel accord devra inclure « le démantèlement des capacités d’enrichissement nucléaire iraniennes, des restrictions sur le programme balistique de la République islamique ainsi que la fin de son soutien aux groupes armés alliés dans la région ».

Les Israéliens sont-ils pour autant rassurés ? En dépit des déclarations de l’administration américaine promettant de détruire l’uranium enrichi iranien, les responsables israéliens doutent de la portée réelle et de la fiabilité de ces promesses. Ils redoutent surtout que Donald Trump ne privilégie un accord rapide avec Téhéran, quitte à sacrifier certains intérêts stratégiques d’Israël.

Après tout, comme le rappelait avec ironie Jacques Chirac, un orfèvre en la matière, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».

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Trump croit possible un accord entre Washington et Téhéran ce week-end

L’accord entre les États-Unis et l’Iran, probablement en Europe, pourrait être signé ce week-end. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 11 juin, Donald Trump, ajoutant que « le détroit d’Ormuz s’ouvrira dès que nous l’aurons signé ».

Le président américain assure que les documents étaient « à un stade quasi final », et « nous sommes parvenus à un accord important ». Selon lui, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait approuvé un accord avec les États-Unis qui mènerait à l’ouverture du détroit d’Ormuz.

Trump a également déclaré que la menace d’une opération militaire américaine contre l’île de Kharg n’était actuellement pas à l’ordre du jour, précisant que « l’Iran n’obtiendra pas l’arme nucléaire ».

Rappelons que président américain avait auparavant menacé l’Iran de représailles « très sévères » face à la forte escalade des tensions au Moyen-Orient ces derniers jours.

Cependant, des sources iraniennes et des responsables occidentaux ont indiqué que les pourparlers indirects en vue d’un accord de paix préliminaire entre les deux parties s’étaient intensifiés, et il a ensuite annoncé un gel des attaques…

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Réparations dans le Golfe : l’Iran face à une facture américaine

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, s’est engagé jeudi à utiliser les fonds iraniens (gelés). Et ce, pour verser des indemnités en réparation des dommages causés par Téhéran aux alliés de Washington dans le Golfe.

Le responsable américain met en garde contre de graves répercussions économiques des frappes iraniennes. Tout en soulignant que le régime iranien perdra la partie.

En effet, M. Bessent a écrit sur la plateforme X que « tout dommage infligé par l’Iran à nos alliés dans le Golfe sera payé avec des fonds prélevés sur les comptes iraniens ».

Et d’ajouter : « Tout droit perçu pour le compte de l’autorité du détroit du Golfe dépendant de l’Iran sera compensé par des fonds prélevés sur leurs comptes », relaie l’Agence France-Presse.

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Donald Trump : « J’aime l’inflation »

Le président américain Donald Trump minimise l’inflation galopante provoquée par sa guerre contre l’Iran, insistant sur le fait que « les chiffres étaient exceptionnels ».

« J’aime ça », a-t-il déclaré à propos des nouvelles données montrant que l’inflation annuelle a atteint son plus haut niveau en trois ans. « J’aime l’inflation ». En effet, l’indice des prix à la consommation a progressé de 4,2 % en mai, soit la plus forte hausse depuis avril 2023, selon les données publiées par le département du Travail américain. En avril, l’indice avait augmenté de 3,8 % en rythme annuel.

Trump a balayé à plusieurs reprises les inquiétudes concernant la hausse des prix et son impact potentiel sur le moral des électeurs, affirmant que les coûts baisseront rapidement une fois la guerre terminée.

Selon CNN, Trump a réaffirmé, mercredi 10 juin 2026, que l’inflation se calmerait dès que la guerre avec l’Iran prendrait fin et que le pétrole recommencerait à circuler librement dans le détroit d’Ormuz. Cependant, Trump n’est jusqu’à présent pas parvenu à obtenir un cessez-le-feu permanent, malgré ses affirmations répétées pendant des mois selon lesquelles l’Iran était sur le point de conclure un accord.

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Frappes américaines, représailles iraniennes… le détroit d’Ormuz s’embrase

L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau seuil mercredi 10 juin, après une série de frappes américaines contre des positions iraniennes et une riposte de Téhéran visant plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient.

La crise s’est aggravée après la destruction d’un hélicoptère d’attaque Apache américain dans la région du détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump a accusé l’Iran d’être responsable de l’incident et a ordonné des frappes de représailles contre des infrastructures militaires iraniennes. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les opérations ont ciblé des sites de défense aérienne, des radars et des installations militaires stratégiques.

En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir lancé des missiles et des drones contre des bases américaines situées en Jordanie ainsi que dans plusieurs pays du Golfe. Des responsables militaires de la région ont indiqué que la plupart des projectiles avaient été interceptés et qu’aucune perte majeure n’avait été signalée.

Cette flambée de violence menace directement les efforts diplomatiques engagés depuis plusieurs semaines pour préserver le cessez-le-feu conclu en avril. Washington accuse Téhéran de retarder les négociations, tandis que les autorités iraniennes dénoncent des violations répétées de la trêve par les États-Unis.

La tension est particulièrement forte autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Dans un geste sans précédent, le haut commandement militaire iranien a annoncé la fermeture du détroit à la navigation internationale, menaçant de tirer sur tout navire tentant de le franchir.

Les prix du pétrole ont bondi ce jeudi

Les prix du pétrole ont bondi jeudi 10 juin après que Téhéran a déclaré la fermeture du point de passage énergétique crucial, le détroit d’Ormuz, suite aux nouvelles frappes lancées par les États-Unis contre l’Iran et aux promesses de Trump de lancer encore plus d’attaques si aucun accord de paix n’est conclu. Le prix du Brent a progressé ce matin de 1,48 $, soit 1,59 %, à 94,58 $ le baril, tandis que le WTI américain a grimpé de 1,71 $, soit 1,90 %, à 91,74 $.

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USA : les prochaines données d’inflation seront « cruciales »

Les prochaine données sur l’inflation américaine, attendues cette semaine, pourraient être « cruciales » pour la direction générale des marchés financiers.

« En l’absence d’une résolution entre les États-Unis et l’Iran, nous pensons qu’une inflation supérieure aux attentes serait susceptible de constituer un catalyseur négatif pour les actions et pourrait déclencher une vente massive à court terme sur les indices ». C’est ce qu’ont indiqué les stratèges de Wolfe dans une note. « Les marchés se rapprochent effectivement d’un carrefour décisif, selon l’évolution des prix du pétrole ».

Ainsi,l’indice des prix à la consommation (IPC) du mois de mai doit être publié mercredi 10 juin, les analystes anticipant une hausse du chiffre global à 4,2 % sur les douze mois à fin mai, contre 3,8 % le mois précédent. En rythme mensuel, l’IPC devrait ralentir à 0,3 % contre 0,6 %.

A noter par ailleurs que les prix du Brent, référence mondiale du pétrole, ont effacé une partie de leurs gains antérieurs. Le contrat évolue désormais en dessous de ses récents sommets, mais reste bien au-dessus des niveaux d’avant-guerre. Les craintes se sont multipliées qu’un choc énergétique puisse alimenter une flambée des pressions inflationnistes à travers le monde, poussant potentiellement les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt en réponse.

La Réserve fédérale américaine (Fed), par exemple, devrait désormais relever ses taux d’ici la fin de l’année, notamment après une publication solide des chiffres de l’emploi américain la semaine dernière.

« Les marchés américains entrent dans un mode hypersensible à l’égard des tendances de l’inflation et de l’emploi, alors que les prix du pétrole restent élevés », ont déclaré les analystes de Wolfe. Cependant, si les marchés franchissent sans mauvaise surprise les données d’inflation de cette semaine, « le flux d’informations se déplacera probablement à nouveau vers l’IA et l’introduction en bourse prévue de SpaceX. Ce qui devrait raviver les esprits animaux ».

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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Crise au Moyen-Orient : le brut bondit de plus de 2 dollars

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2 dollars le baril ce lundi, après de nouvelles frappes israéliennes menées dimanche 7 juin sur la banlieue sud de Beyrouth, malgré le cessez-le-feu  Israël et le Liban.

Ces attaques ravivent les craintes d’une extension du conflit au Moyen-Orient et compromettent les perspectives de reprise des flux énergétiques via le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le brut américain ont progressé de 2,10 dollars (+2,32 %), atteignant 92,64 dollars le baril en début de séance de ce lundi 8 juin. Le Brent a, de son côté, gagné 2,33 dollars (+2,5 %) pour s’établir à 95,42 dollars le baril. Cette hausse efface en grande partie les pertes enregistrées vendredi 5 juin, lorsque les marchés avaient anticipé une désescalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran, déclenché le 28 février.

Selon les analystes, les dernières violences constituent un obstacle supplémentaire à un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran, ainsi qu’à la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux, sachant que l’Iran conditionne tout accord de paix à un cessez-le-feu durable au Liban.

Dans ce contexte, l’Iran a riposté aux frappes visant Beyrouth et son allié du Hezbollah en lançant des missiles contre Israël. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il demanderait au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas répondre militairement à cette attaque.

Par ailleurs, même si la guerre à grande échelle semblait en pause depuis l’arrêt des frappes américano-israéliennes contre l’Iran début avril, Téhéran continue de perturber une partie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

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