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Tunis-Carthage, lanterne rouge des aéroports mondiaux : que cache vraiment ce classement ?

L’aéroport international de Tunis-Carthage vient de décrocher un titre peu enviable : dernier du monde. C’est ce que révèle le rapport annuel 2026 d’AirHelp, spécialiste de la défense des droits des passagers, qui a passé au crible 279 aéroports à travers la planète. Avec une note de 5,50 sur 10, Tunis-Carthage ferme la marche du classement mondial.

Sur quoi repose ce verdict ? AirHelp affirme s’appuyer sur trois piliers d’évaluation : la ponctualité des vols, l’expérience vécue par les voyageurs et la qualité des services et des infrastructures.

Concrètement, cela englobe le respect des horaires de départ et d’arrivée, la fluidité des procédures d’embarquement et de contrôle, le confort des espaces d’accueil, ainsi que le niveau général des équipements disponibles. L’ensemble est synthétisé en une note sur 10, qui détermine le rang de chaque aéroport dans le classement mondial.

Toutefois, vous aurez noté que ce classement AirHelp ne concerne que quelques aéroports dans le monde. Par exemple, les Etats-Unis à eux seuls en comptent plus de 100, contre 60 pour la Chine, 11 pour l’Allemagne… Autrement dit et sur le plan déontologique, – loin de nous l’idée de défendre Tunis-Carthage -, il serait préférable de préciser qu’il s’agit des « aéroports étudiés ».

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Office du commerce : l’urgence de réformer le stockage et la distribution

Il faut un changement radical en matière de mode de fonctionnement des centres de stockage et de distribution relevant de l’Office  du commerce de la Tunisie (OCT) et de réaliser un saut qualitatif dans les méthodes de travail adoptées et les mécanismes d’analyse des indicateurs du marché.

C’est le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, qui s’exprimait lors d’une réunion, samedi 13 juin au Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Il estime que le rôle des centres de stockage et de distribution ne devrait plus se limiter aux tâches traditionnelles, mais plutôt  devenir une force de proposition active pour moderniser le système de distribution et renforcer la gestion des stocks de produits de base, optimisant ainsi l’efficacité des interventions.

Dans cette optique, relève un communiqué du département du Commerce, Abid a mis en relief le rôle social de l’office dans la mise en œuvre de la politique de l’État et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, rappelant qu’il demeure l’une des principales structures pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

L’OCT a réussi, ces derniers temps, rappelle-t-il, à surmonter une série de difficultés et de défis tout en maintenant un rythme d’approvisionnement stable et sans tensions notables pour les produits de base.

A noter que cette rencontre a permis de présenter plusieurs exposés axés autour des activités des centres, des futurs projets d’investissement, dans les centres de stockage et de distribution, des applications informatiques utilisées, des nouveaux projets de numérisation et de gouvernance de la gestion des activités de stockage et de distribution, en plus du projet de stratégie de l’Office de commerce de Tunisie pour la période 2026-2030.

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Minerais essentiels : la ruée mondiale qui redessine le commerce

Selon un rapport de la CNUCED qui vient d’être publié, la transition énergétique provoque un bouleversement sans précédent du commerce mondial des minerais stratégiques. Lithium, cobalt, nickel, cuivre, terres rares : ces matières premières, indispensables aux technologies propres, voient leur demande exploser.

D’ici 2040, les besoins en lithium devraient bondir de 353 %, ceux en graphite de 131 %. Les batteries, véhicules électriques, centres de données et semi-conducteurs sont les principaux moteurs de cette fièvre minière, souligne la CNUCED dans son rapport.

Mais l’offre, elle, reste très concentrée. Quelques pays contrôlent l’essentiel des ressources. En 2025, la RDC produisait 74 % du cobalt mondial, l’Indonésie 67 % du nickel, et la Chine 69 % des terres rares. Surtout, Pékin domine le raffinage (l’étape la plus rentable) pour le lithium, le cobalt et les terres rares. L’Indonésie, elle, raffine 43 % du nickel planétaire, rappelle l’organisme onusien.

Face à cette dépendance, les États durcissent leur politique commerciale. Depuis 2020, près d’une centaine de nouvelles mesures à l’exportation ont été adoptées : licences, taxes, voire interdictions. Objectif : sécuriser l’approvisionnement national et capter davantage de valeur ajoutée. La RDC, la Chine et l’Indonésie sont les plus actives.

Parallèlement, les partenariats internationaux se multiplient. Sur 73 accords analysés par la CNUCED, 58 ont été signés depuis 2022. Ils couvrent exploration, extraction, raffinage et recyclage. Mais les pays en développement restent souvent cantonnés aux activités amont, sans bénéficier des technologies ou du transfert de compétences.

Le message de l’institution onusienne est clair : sans coopération internationale renforcée, le commerce des minerais essentiels risque soit d’enfermer les pays producteurs dans un simple rôle extractif, soit de fragmenter les marchés en blocs rivaux.

Pour réussir la double transition – bas carbone et numérique – il faudra à la fois diversifier les sources, mieux recycler, et associer équitablement les pays en développement à la création de valeur. La politique commerciale a un rôle décisif à jouer. Mais elle ne pourra agir seule.

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BSB Toyota dévoile le nouveau RAV4 et le bZ4X électrique

Lumières tamisées, battements de cœur électroniques et tension palpable. Le soir de vendredi 12 juin, dans l’écrin aménagé par BSB Toyota, au Pavillon situé à la Baie de Gammarth, les invités, forcément nombreux du reste, ne savaient pas encore qu’ils allaient assister à un événement sans précédent sur le marché automobile tunisien. Sur la scène, deux silhouettes voilées se devinent sous des draps immaculés.

D’un côté, la courbe musclée et familière d’une icône. De l’autre, les lignes acérées et inconnues d’un ovni venu du futur. Malheureusement, avec cette lumière tamisée, on ne pouvait lire l’étonnement sur les visages de l’assistance.

Oui, vous avez bien compris… le compte à rebours s’achève. Les voiles tombent simultanément. Une clameur parcourt l’assistance. Face au public, deux SUV se répondent – comprendre par-là qu’ils se dévoilent face au public. Il s’agit en l’occurrence du nouveau RAV4 hybride, fidèle à sa légende mais plus audacieux que jamais ; et du bZ4X, premier 100 % électrique de Toyota, silencieux comme une promesse. Forcément, des flashes des journalistes – mais pas que – crépitent. Les moteurs thermique et électrique ne ronflent pas encore, mais l’émotion, elle, est à son comble. Presque visible.

Ici, on ne parle pas d’adieu aux moteurs. On parle de coexistence assumée, de complémentarité. Autrement dit, BSB Toyota, avec à sa tête Moez Belkheria, ne renie rien : il déploie deux révolutions de front. Dans la salle, concessionnaires, journalistes et premiers clients se pressent autour des deux modèles. Certains caressent le capot du RAV4, d’autres s’extasient devant l’habitacle high-tech du bZ4X. Bien évidement, trois questions sont sut toutes les lèvres : « Quelle autonomie ? Combien de chevaux ? Et la recharge ? »

Une chose est sûre : cette soirée restera gravée comme le moment où Toyota, par l’intermédiaire de son représentant tunisien, a cessé d’annoncer la transition pour la faire vivre, concrètement, sous les projecteurs. Finie l’hésitation. Place à la double mobilité : hybride pour les pragmatiques, électrique pour les pionniers. Les clés sont prêtes. L’avenir aussi. D’ailleurs, l’équipe marketing du concessionnaire semble avoir réussi ce pari visionnaire.

Revenons maintenant dans les détails sur les deux modèles Toyota présentés ce vendredi 12 juin 2026. Il s’agit de la nouvelle génération du Toyota RAV4 (hybride), avons-nous dit, et du premier SUV 100 % électrique, le Toyota bZ4X. En clair, deux modèles. Et deux énergies. Mais avec le même objectif : réinventer la mobilité durable en Tunisie, dès maintenant, comme le dira Moez Belkheria.

Toyota RAV4 Hybride – L’icône modernisée

Le RAV4, pionnier mondial des SUV, revient en version encore plus audacieuse. Design extérieur affirmé, lignes retravaillées, présence renforcée : il assume son statut de best-seller, pour emprunter le jargon littéraire.

Sous le capot : la technologie hybride de pointe Toyota.
Performances : 230 ch, 0 à 100 km/h en 7,7 secondes, trois modes de conduite (Eco, Normal, Sport).
À bord : espace optimisé, écran d’accueil configurable, connectivité totale.
Sécurité : Toyota Safety Sense dernière génération (freinage d’urgence, régulateur adaptatif, angle mort…).

Pour s’offrir ce bijou hors-norme, il faudra tout de même débourser 204 800 DT. Et pour la disponibilité, aucun souci : il est déjà dans toutes les concessions BSB Toyota, nous dit-on.

Si on pouvait qualifier ce modèle en quelques mots, on dirait : le RAV4 ne se contente pas d’évoluer, il domine.

Toyota bZ4X – L’électrique qui change la donne

Premier modèle de la série « bZ » (Beyond Zero – Au-delà du zéro), le bZ4X incarne la vision d’un avenir 100 % décarboné. Conçu sur la plateforme dédiée e-TNGA, il allie design futuriste et aérodynamique à un habitacle raffiné.

Motorisation électrique : 150 kW (227 ch), couple de 268 Nm.
Accélération : 0 à 100 km/h en 8,4 secondes.
Batterie : 73,11 kWh brut.
Autonomie WLTP : supérieure à 550 km.
Recharge : ultra-rapide (80 % en environ 30 minutes sur borne 150 kW).

Le Toyota bZ4X est proposé à 129 800 DT. Les commandes sont ouvertes dès à présent chez BSB Toyota.

Ainsi, le Toyota bz4X c’est « zéro émission, zéro compromis sur l’autonomie et le plaisir de conduire ».

Autrement dit, si vous voulez « une transition en douceur, sans contrainte de recharge », Toyota vous recommande le RAV4 hybride. Et si vous voulez « rouler zéro émission » dès aujourd’hui avec 550 km d’autonomie, alors le meilleur choix c’est le bZ4X.

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Céréales 2026 : le gouvernement fixe les prix d’acceptation

Dans le cadre des préparatifs de la saison de moisson et de collecte des céréales, le ministère de l’Agriculture a annoncé que les prix d’acceptation des céréales pour la récolte de 2026 ont été fixés. Ainsi, le département précise, dans un communiqué, que les tarifs de 140 dinars/quintal pour le blé dur (40 dinars de prime de livraison rapide), 110 dinars/quintal pour le blé tendre (30 dinars de prime de livraison rapide) et 90 dinars pour l’ orge et le triticale (25 dinars de prime de livraison rapide).

Et pour bénéficier de la prime de livraison rapide pour chaque quintal d’orge local et de triticale relative à la campagne 2026, le dernier délai a été fixé au 15 juillet prochain. Sachant que la prime de livraison rapide des céréales sera octroyée au plus tard le 31 août 2026.

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SpaceX : l’euphorie de l’IA face à la réalité des chiffres

SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, réalise une entrée en Bourse historique ce vendredi 12 juin 2026, avec une valorisation record estimée à 1 765 milliards de dollars et une levée de fonds de 75 milliards. C’est, de loin, la plus grande introduction boursière jamais réalisée, symbole de l’appétit massif des marchés pour les entreprises liées à l’intelligence artificielle et aux infrastructures spatiales, rapportent les médias.

Mais derrière les superlatifs, écrit BFMTV, le contraste est frappant. « Le prix de l’action fixé à 135 dollars et les plus de 555 millions de titres mis en circulation traduisent l’ampleur de l’opération, tandis que les fondamentaux interrogent ». Car, les analystes soulignent qu’en 2025, SpaceX a enregistré une perte nette de 4,9 milliards de dollars, rappelant ainsi que la rentabilité globale du groupe reste fragile.

Et les spécialistes de la finance d’expliquer : « le modèle économique repose sur trois piliers : les activités aérospatiales historiques, Starlink (internet par satellite) et désormais l’intelligence artificielle, intégrée via xAI ». Toutefois, seule Starlink affiche une forte dynamique, avec une croissance annuelle estimée entre 50 % et 100 %. A l’inverse, les activités liées à l’IA absorbent des montants colossaux : environ 8 milliards de dollars de cash brûlés en seulement neuf mois selon Bloomberg, illustrant un pari industriel extrêmement coûteux.

C’est précisément là que réside la lecture des marchés, dit-on : « les investisseurs ne valorisent pas seulement les résultats actuels, mais une trajectoire future portée par l’IA et l’expansion des infrastructures numériques ». Certains analystes soulignent toutefois un décalage important entre valorisation et chiffre d’affaires, avec une entreprise évaluée à près de 100 fois ses revenus, un niveau rarement observé et souvent jugé excessif.

Dans le même temps, l’écosystème global de l’IA reste contrasté. Si certaines entreprises comme OpenAI, Anthropic ou xAI continuent de brûler du cash, d’autres acteurs majeurs comme Nvidia ou les géants du cloud génèrent des profits solides et soutiennent la dynamique d’investissement, selon BFMTV.

Entre enthousiasme technologique et inquiétudes sur une possible surévaluation, cette introduction en Bourse devient un test majeur pour les marchés. Elle pourrait soit confirmer l’entrée dans une nouvelle ère dominée par l’IA, soit révéler les limites d’un engouement spéculatif.

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Tunis au cœur des ambitions du commerce agroalimentaire africain

Le développement du commerce intra-africain s’est imposé comme l’un des principaux enjeux du salon International Food Show for Africa (IFSA), qui s’est achevé le 10 juin à Tunis. Face aux bouleversements géopolitiques mondiaux et aux défis liés à la sécurité alimentaire, les acteurs du secteur agroalimentaire africains plaident pour une accélération des échanges entre pays africains.

Réunis à la foire du Kram en Tunisie, industriels, exportateurs et représentants des chambres de commerce ont souligné plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’infrastructures logistiques et le poids du secteur informel.

Aliou Ndiaye, secrétaire général de l’Union des chambres de commerce du Sénégal, estime que l’amélioration des réseaux routiers et la formalisation des entreprises sont des conditions essentielles pour dynamiser les échanges continentaux.

Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité des produits africains. Malgré les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les marchés continueront de privilégier les produits importés si ceux-ci restent plus compétitifs en termes de prix et de qualité.

Lire aussi – ZLECAf et OAPI : Tunis s’impose comme acteur incontournable du commerce africain

Pour sa part, l’Algérie, premier partenaire commercial africain de la Tunisie, a mis en avant les projets d’infrastructures destinés à faciliter les échanges régionaux. Tunis entend toutefois diversifier davantage ses partenariats sur le continent, notamment grâce à l’Initiative du commerce guidé, qui simplifie les procédures douanières et compte désormais 15 pays membres, avec l’arrivée récente du Maroc et de l’Afrique du Sud.

En dépit de ces avancées, le commerce intra-africain demeure limité et ne représente encore que 16 % des échanges commerciaux du continent.

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Agriculture : 20 pays africains s’engagent à protéger les semences paysannes

Vingt pays africains ont adopté la « Déclaration de N’Djamena » lors de la 4e Conférence panafricaine sur la gouvernance semencière, organisée récemment dans la capitale tchadienne, N’Djamena. Cette initiative vise à renforcer la souveraineté semencière du continent et à protéger les systèmes semenciers paysans. Lesquels fournissent environ 90 % des semences utilisées par les agriculteurs africains, rapporte l’agence TAP.

Réunis sous l’égide de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), des chercheurs, parlementaires et autres représentants d’organisations paysannes ont exprimé leurs préoccupations face aux menaces pesant sur ces systèmes de semences. Ils pointent notamment les législations restrictives, la concentration du secteur semencier entre les mains de grandes entreprises et les risques liés à la privatisation des ressources biologiques à travers les nouvelles technologies numériques.

La Déclaration appelle les États membres de l’Union africaine à adopter des cadres juridiques favorables aux pratiques traditionnelles des agriculteurs et à intégrer les systèmes semenciers paysans dans les politiques agricoles, les stratégies climatiques et les budgets nationaux. Elle recommande également aux communautés économiques régionales (CEDEAO et COMESA, notamment) de garantir la protection des droits des paysans dans les futures réglementations.

Les signataires plaident par ailleurs pour une réorientation des financements vers l’agroécologie, la préservation de la biodiversité et les innovations développées par les agriculteurs eux-mêmes. Les bailleurs de fonds sont invités à soutenir davantage ces approches durables.

Lire aussi — Habib Abid : la Tunisie, leader régional en protection de la biodiversité

La Déclaration de N’Djamena prévoit en outre le renforcement des banques communautaires de semences, le soutien aux programmes de sélection participative et la mise en place de cadres juridiques et financiers favorables aux producteurs.

Enfin, les participants se sont engagés à suivre la mise en œuvre du cadre politique de l’Union africaine sur les systèmes semenciers paysans et à défendre les droits des agriculteurs face aux enjeux émergents liés aux données génétiques et à la gouvernance numérique.

À travers cette initiative, les pays signataires entendent faire des semences paysannes un levier central de la sécurité alimentaire et de la résilience agricole du continent.

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La BAD appelle à la numérisation de la TVA en Afrique de l’Ouest

La Banque africaine de développement (BAD) a réuni en avril à Abidjan plus de 230 représentants des administrations fiscales, institutions régionales, entreprises et partenaires techniques autour d’un séminaire consacré à la numérisation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L’objectif : renforcer la mobilisation des ressources nationales et améliorer l’efficacité des systèmes fiscaux. Et ce, dans un contexte marqué par la baisse progressive de l’aide extérieure et des contraintes budgétaires croissantes.

Organisé avec le soutien du gouvernement japonais dans le cadre du programme PHRDG, le séminaire a mis en lumière le rôle stratégique de la TVA. Laquelle représente près de 30 % des recettes fiscales dans de nombreux pays africains. Malgré son importance, son efficacité demeure limitée, avec un taux de recouvrement estimé à seulement 36 %. C’est ce qu’ explique l’organisation financière panafricaine, dans une note qu’elle vient de publier.

En effet la BAD estime que la numérisation de la TVA constitue un levier essentiel pour moderniser les administrations fiscales. Au-delà de la simple automatisation des procédures, elle permet d’améliorer la transparence, de renforcer la confiance entre les contribuables et l’administration. Tout en accroissant les recettes publiques grâce à une meilleure traçabilité des transactions.

A cet égard, les échanges ont permis de présenter plusieurs expériences nationales. Ainsi, en Côte d’Ivoire, la plateforme E-Impôts facilite la déclaration et le paiement en ligne des taxes. Tandis que des systèmes de facturation électronique sont progressivement déployés. Le Nigeria expérimente quant à lui un dispositif de facturation électronique en temps réel destiné aux grands contribuables. De son côté, le Ghana utilise des outils numériques et l’analyse de données pour réduire les pertes de recettes liées à la TVA, notamment sur les importations. Pour leur part, le Togo et le Sénégal poursuivent également leurs efforts de digitalisation fiscale. Même si ce dernier fait encore face à des défis techniques liés à l’interopérabilité de ses systèmes, ajoute la BAD.

En outre, les participants ont tiré les enseignements des expériences menées en Afrique de l’Est, où la digitalisation de la TVA a contribué à améliorer la conformité fiscale, à accroître les recettes et à renforcer le contrôle des transactions.

Par ailleurs, le séminaire a souligné l’importance de la coopération régionale. La CEDEAO a rappelé que la TVA représente plus de 31 % des recettes fiscales de la région. De même qu’il a présenté un projet pilote visant à mieux taxer les transactions numériques transfrontalières. De son côté, le Forum ouest-africain de l’administration fiscale (WATAF) a mis en avant ses actions en matière de renforcement des capacités et de partage de données.

Cependant, malgré les avancées observées, plusieurs obstacles subsistent. Avec notamment le déficit d’infrastructures numériques, les difficultés d’interopérabilité, les coûts de mise en conformité pour les entreprises et les retards dans les remboursements de TVA.

Au final, les participants ont conclu que la réussite des réformes passera par des investissements technologiques, un accompagnement accru des contribuables et une collaboration renforcée entre les secteurs public et privé.

D’après une note de la BAD

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Une appli GPS française défie Google Maps et Waze

Roole Map. Ce sont nos deux mots du jour. Et c’est une application qui serait « 100 % gratuite, sans publicité, sans collecte de données personnelles ». Elle aurait été  développée en France. Et elle fonctionne sur iPhone et Android, ainsi qu’avec CarPlay et Android Auto. C’est en tout cas ce que rapporte le site commentçamarche.net.

Mais au fait en consiste cette appli ? Selon notre source, Roole Map indique le trafic en temps réel, le prix des carburants à l’arrivée, les bornes de recharge électrique disponibles, le coût des péages, les parkings ouverts 24h/24, les zones de contrôle, et même les aires de repos. En cas d’embouteillage, elle précise la cause : orage, grève ou passage du Tour de France.

Donc, si elle remplit toutes ces fonctions, alors on peut la considérer comme une « super appli ». D’ailleurs, on dit d’elle qu’elle n’a pas besoin de « connexion Internet mobile, ne demande pas de création de compte et ne transmet aucune donnée à des tiers ». Ceci étant, Roole Map utiliserait « des sources publiques et vérifiables (gouvernementales, partenaires locaux comme Girève ou Chargeprice) ». Et pourquoi pas servir de signalement de disparitions, très nombreuses ces dernières années ? Le ministère de l’Intérieur français devrait en faire un outil de recherche et même de travail.

Pour la petite histoire, Roole Map a été lancée en 2022 par la société Identicar (courtage en assurance). Ses créateurs affirment ne pas cherchent à gagner de l’argent avec l’application : elle sert uniquement de vitrine à leur savoir-faire. Lu autrement, l’appli leur permettrait d’en gagner.

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Ezzeddine Bach Chaouch en détention : que lui reproche la justice ?

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, mardi 10 juin 2026, l’émission de cinq mandats de dépôt dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion et la cession d’un terrain appartenant à la municipalité de Carthage. Parmi les personnes visées figurent l’ancien ministre de la Culture, Ezzeddine Bach Chaouch, et le journaliste Zied El Heni.

L’affaire concerne une « opération foncière susceptible d’avoir causé un préjudice à l’administration ». Les détails précis des faits reprochés n’ont pas encore été rendus publics, selon des sources judiciaires. Tandis que l’instruction se poursuit afin de déterminer les responsabilités des différentes parties impliquées.

En tout état de cause, cette décision marque une nouvelle étape dans une procédure judiciaire qui vise plusieurs anciens responsables liés à la municipalité de Carthage. À ce stade, elle ne préjuge pas de l’issue du dossier ni de la culpabilité des personnes concernées, souligne-t-on.

Néanmoins, l’incarcération d’Ezzeddine Bach Chaouch, âgé de 88 ans, suscite une attention particulière en raison de son parcours au sein des institutions culturelles tunisiennes. Historien et archéologue reconnu, spécialiste de l’Afrique romaine, il a consacré une grande partie de sa carrière à la recherche et à la préservation du patrimoine.

A rappeler qu’au cours de son parcours, il a dirigé plusieurs institutions nationales, entre autres l’Institut national d’archéologie et d’art, la Bibliothèque nationale de Tunisie et le Centre national de traduction. Il a également exercé des fonctions auprès de l’UNESCO dans le domaine du patrimoine mondial. Excusez du peu.

Après la révolution de 2011, il avait occupé le poste de ministre de la Culture au sein du gouvernement de transition avant de présider la délégation spéciale de la municipalité de Carthage entre 2011 et 2016.

L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité de la justice, qui devra établir les faits et déterminer si des infractions ont effectivement été commises dans le cadre de cette affaire. Mais malheureusement, il y a peu d’espoir qu’il sorte indemne de cette affaire, en tout cas si l’on en juge par les autres affaires similaires intentées par le passé.

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Alger loin derrière Tunis en capitalisation boursière

L’introduction prochaine d’Ayrade, première entreprise algérienne de l’économie numérique à rejoindre la Bourse d’Alger, illustre la volonté des autorités de dynamiser le marché financier par les startups et les entreprises technologiques. Toutefois, cette stratégie peine à masquer une réalité plus préoccupante : la place boursière algérienne demeure très éloignée des standards régionaux et risque de ne pas atteindre ses objectifs de croissance à moyen terme, analyse le site Maghreb Emergent.

Portée en 2024 par les introductions du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et de la Banque de Développement Local (BDL), la capitalisation de la Bourse d’Alger a atteint près de 5,8 milliards de dollars. Mais cette progression exceptionnelle n’a pas été suivie d’une dynamique durable, souligne la même source.

Lire aussi: Algérie : la BDL en Bourse dès le 20 janvier 2025

Par conséquent, l’objectif officiel de 15 milliards de dollars de capitalisation à l’horizon 2030 apparaît aujourd’hui difficilement atteignable, faute de nouvelles introductions d’envergure.

En effet, le principal défi réside dans la taille des entreprises qui rejoignent actuellement le marché financier. Car, malgré une levée de fonds record pour le compartiment croissance, Ayrade ne représente qu’environ 7 millions de dollars de capitalisation supplémentaire. Et à ce rythme, fondé essentiellement sur de petites et moyennes entreprises, la progression du marché reste marginale, regrette Maghreb Emergent.

Deux cents ans…

D’ailleurs, selon certaines estimations, il faudrait plus de deux siècles à la Bourse d’Alger pour atteindre le niveau de capitalisation actuel de la Bourse de Tunis, évalué à environ 8,2 milliards de dollars.

La comparaison régionale souligne davantage ce retard. Alors que Casablanca a multiplié les introductions de grandes entreprises privées ces dernières années et que Tunis maintient un marché relativement actif avec plus de 80 sociétés cotées, Alger reste dépendante d’opérations ponctuelles et largement liées au secteur public.

La faute au manque de grands groupes privés

Cette situation s’explique également par l’absence des grands groupes privés nationaux. En fait, après le succès de l’introduction de Biopharm en 2016, aucun acteur majeur n’a suivi. Les incertitudes économiques et politiques des dernières années ont renforcé la préférence des entreprises pour l’autofinancement ou le crédit bancaire, malgré les incitations accordées à la cotation.

À ces difficultés s’ajoute un problème structurel d’illiquidité. Le marché secondaire demeure peu actif, avec un taux de rotation inférieur à 1 %, contre plus de 11 % à Tunis par exemple. Les échanges restent limités et les actions souscrites circulent peu, réduisant l’attractivité de la place financière pour les investisseurs comme pour les émetteurs.

Trente ans après sa création, la Bourse d’Alger reste ainsi confrontée à un défi majeur : dépasser la logique des petites introductions et attirer des entreprises de taille significative capables de lui donner une véritable dimension régionale.

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Exportations : la Tunisie invitée à renforcer son ancrage africain

« La ZLECAF n’est pas seulement un accord tarifaire, c’est une refonte fondamentale de l’avantage concurrentiel tunisien. Cette refonte nécessite une mobilisation coordonnée des pouvoirs publics, des institutions d’appui et du secteur privé ». C’est ce qu’a déclaré le sous-directeur de la coopération économique et commerciale au ministère du Commerce et du Développement des exportations, Fakhri Bouzayen, lors de la première édition du Forum de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) organisée, mercredi, sur le thème « Le hub Tunisie face à la Zlecaf : Opportunités et croissance ».

Et d’ajouter que la diversification des marchés d’exportation n’est plus une option face à la vulnérabilité des marchés traditionnels de la Tunisie. 66% des exportations tunisiennes dépendent aujourd’hui du marché européen, un marché mature et fortement exposé aux fluctuations économiques régionales.

Toujours selon Bouzayen, même si la faible part des exportations nationales acheminées vers les pays africains (environ 4,5% des exportations totales) est faible, la Tunisie dispose d’une grande diversité en termes de produits, de pays atteints (42) et de l’indice de complexité le plus important. Il appelle à capitaliser sur ces acquis pour renforcer les exportations tunisiennes vers les marchés du continent.

Au-delà de la dimension commerciale de cet accord, le responsable estime que l’intégration circulaire dans les chaînes de valeur africaines constitue le moteur de transformation principal dans le cadre de cet accord.

Il plaide pour le renforcement de la visibilité du secteur des services national sur la carte africaine soulignant que la libéralisation des services ouvre des voies au-delà de l’exportation de marchandises.

A souligner que 25 pays africains s’apprêtent à franchir une étape décisive pour la ZLECAf en finalisant la domestication de leurs concessions tarifaires (ils ne sont que 11 actuellement contre 8 en 2022). Cette mesure est essentielle pour l’application concrète des réductions de droits de douane sur le continent.

Toutefois, la mise en œuvre de cet accord continental reste confrontée à plusieurs obstacles dont des réseaux de distribution limités, un manque de représentations physiques, une faible connectivité maritime directe, des coûts de transport élevés, un déficit de fret aérien, un accès restreint au financement export, des risques commerciaux non couverts, une méconnaissance des concessions et des règles d’origine, une complexité douanière et une disparité des exigences techniques.

La première édition du Forum de la Zone de libre-échange continentale africaine est organisée en marge du Salon international de l’alimentation Afrique (IFSA Afrique) du 9 au 11 juin 2026 au Parc des expositions du Kram à Tunis.

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Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine !

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a signé un protocole d’accord avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

L’objectif de cet accord, signé mardi 9 juin à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hussein, et une délégation du Conseil chinois, est de renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et cette région clé de la Chine, à travers entre autres la facilitation l’accès des produits tunisiens au marché chinois.

 

A noter que cette réunion s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales et du renforcement des échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et leurs homologues de la province du Hunan (qui compte plus de 65 millions d’habitants), l’un des pôles industriels et économiques majeurs de la Chine.

Le CEPEX souligne que cette initiative intervient dans un contexte marqué par une dynamique positive des relations tuniso-chinoises, particulièrement dans le domaine économique. Elle s’appuie également sur la décision des autorités chinoises d’exonérer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. En tout cas, cette mesure constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes, en leur permettant d’améliorer leur compétitivité sur le marché chinois et de diversifier leurs débouchés à l’export.

Par ailleurs, les deux parties assurent que cet accord devrait contribuer à réduire la dépendance des exportations tunisiennes aux marchés traditionnels, tout en favorisant une meilleure intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales.

En clair, la Tunisie, à travers le CEPEX, veut faire de la province de Hunan la porte d’entrée des produits tunisiens en Chine.

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Céréales : la Tunisie vise plus de 22 millions de quintaux

La Tunisie prévoit une production de céréales supérieure à 22 millions de quintaux pour la saison en cours, contre 20 millions de quintaux l’an dernier. C’est ce que révèlent les premières estimations officielles du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydraulique et de la Pêche.

La campagne de récolte est en cours dans plusieurs régions, avec 991 000 hectares emblavés, soit 87 % du programme prévu de 1,145 million d’hectares. Les surfaces céréalières se répartissent principalement entre le blé dur (533 000 ha), l’orge (400 000 ha), le blé tendre (49 000 ha) et le triticale (9 000 ha), avec une forte concentration dans le Nord (834 000 ha).

Pour assurer le bon déroulement de la campagne, 2 750 moissonneuses-batteuses sont mobilisées, dont plus de 1 300 ont fait l’objet d’opérations de réglage depuis mai 2026 afin de réduire les pertes.

Le stockage repose sur environ 200 centres agréés, capables de traiter jusqu’à 8 millions de quintaux. Le transport est assuré par un dispositif mixte comprenant 60 wagons à voie normale, 38 wagons à voie métrique, 400 camions affrétés et neuf véhicules dédiés aux courtes distances dans le Grand Tunis.

Des mesures de prévention des incendies ont également été mises en place, notamment des opérations de désherbage et l’aménagement des abords des exploitations.

La consommation nationale de céréales est estimée à 30 millions de quintaux par an. Avec un recours aux importations pour couvrir le déficit en blé tendre destiné à la farine et au pain.

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Le monde de la culture tunisienne en deuil

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, mardi 9 juin 2026, sur sa page Facebook le décès de Fayçal Mansouri, ancien directeur de la Maison de la culture de Tabarka, écrivain et acteur culturel.

Diplômé de l’Institut supérieur d’animation culturelle, il a consacré sa carrière à la gestion et à l’animation d’institutions et de manifestations culturelles à travers plusieurs régions du pays, ajoute le département de la Culture.

Il a également participé à des travaux liés au patrimoine littéraire populaire, notamment la collecte et l’édition des œuvres du poète Abderrahman El Kafi, contribuant à leur préservation.

Le ministère a salué son parcours marqué par son engagement dans le secteur culturel.

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Green4Value : un nouveau souffle pour la biodiversité forestière

Le projet Green4Value, consacré à la gestion, à la conservation et à la valorisation de la biodiversité des arboretums en Tunisie, a été officiellement lancé le 9 juin 2026 lors d’une rencontre scientifique organisée à Tunis par l’Institut national de la recherche en génie rural, eaux et forêts (INRGREF).

Coordonné par Issam Touhami, le projet s’inscrit dans les efforts nationaux visant à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et la valorisation de la biodiversité. Il est mis en œuvre dans le cadre du programme GREEN IMPACT, soutenu par le programme « Tunisie verte et durable » et financé par l’Union européenne.

Green4Value vise à renforcer la conservation et l’exploitation durable des arboretums tunisiens, considérés comme des espaces stratégiques pour la préservation de la biodiversité, la recherche scientifique et le développement socio-économique. Ces sites jouent un rôle important dans la conservation des espèces forestières et médicinales, l’adaptation au changement climatique et la sensibilisation à l’environnement. Mais ils restent encore insuffisamment valorisés.

Le projet ambitionne ainsi d’améliorer les mécanismes de gestion et de conservation des arboretums, de promouvoir les ressources forestières à forte valeur ajoutée et de contribuer au développement économique local et rural. Il prévoit également de soutenir la recherche scientifique multidisciplinaire, de développer des approches durables intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques et de renforcer la coopération entre les différents acteurs concernés.

La réunion de lancement a permis d’échanger sur les enjeux liés à la biodiversité et aux perspectives de valorisation durable des arboretums. Et ce, tout en consolidant la collaboration entre les partenaires du projet. Outre l’INRGREF, celui-ci réunit le Centre de Biotechnologie de Borj Cédria (CBBC), la Faculté de Pharmacie de Monastir (FPhM), la Direction générale des forêts (DGF) et l’Association tunisienne des techniciens forestiers (ATTF).

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Visas en Afrique : l’encombrant business de VFS Global, entre services payants et fraudes

En Afrique, décrocher un rendez-vous pour un visa relève souvent d’un parcours du combattant, aussi coûteux qu’opaque. Au cœur du système, une entreprise indienne, VFS Global, sous-traitante de nombreuses ambassades (France, Chine, etc.), transforme cette manne administrative en machine à cash, selon une enquête coordonnée par Lighthouse Reports et relayée par RFI (Radio France Internationale).

Pour vous donner un ordre de grandeur, les bénéfices opérationnels de l’entreprise, entre 2017 et 2024, ont explosé de 31 à 171 millions d’euros, alors que le volume des demandes n’a crû que de 15 %. Une croissance largement portée par la vente de « services à valeur ajoutée » (VAS) – envois de SMS, salons premium – souvent présentés comme quasi obligatoires, bien qu’optionnels.

Des pratiques commerciales contestées

L’enquête révèle que ces VAS représentent jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires mondial de VFS, et plus du tiers de ses revenus en Afrique du Sud, au Kenya ou au Nigeria. En tout cas, d’anciens employés au Sénégal et au Kenya affirment avoir fait l’objet de « pressions hiérarchiques pour vendre ces services, avec des commissions à la clé », toutefois.

De leur côté, les demandeurs dénoncent « une arnaque » et « un grand n’importe quoi ». Du reste, des rapports d’inspection européens (Suède, Tchéquie, 2024-2025) confirment un « flou entretenu » par VFS sur le caractère facultatif de ces prestations.

Mais plus grave : des employés ou ex-employés de VFS exploitent leur maîtrise du système pour créer des agences parallèles frauduleuses. Dans ce cadre, on entend ici et là certains dire payent entre 114 et 300 euros rien que pour décrocher un rendez-vous, et ce sans garantie d’obtenir le visa. Bien évidemment, VFS Global affirme lutter contre ces dérives via des mots de passe uniques et une campagne de sensibilisation, mais l’efficacité de ces mesures paraît limitée, selon les enquêteurs de la radio mondiale.

Mais est-ce que ce système est mauvais ?

Pas vraiment. Car sur le fond, VFS ne viole aucune loi. Elle capitalise surtout sur une politique des visas de plus en plus restrictive et sécuritaire, assumée par les pays occidentaux, notamment européens. C’est ainsi que Paul Hermelin, président de CapGemini, a qualifié la politique française de “machine à mécontentement“ : « au Sénégal, seulement 3 000 visas étudiants sont délivrés pour 12 000 à 15 000 demandes, générant 10 000 déçus. Plutôt que de s’attaquer aux causes profondes de cette frustration – un accès aux visas verrouillé – les ambassades confient à un sous-traitant privé le soin de gérer la pénurie, avec les dérives prévisibles ».

En somme, un business juteux sur le dos des Africains – chaque jour de plus en plus naïfs – parfaitement intégré au système.

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Tunisie : un maillon essentiel de la stratégie globale du Groupe Bassetti

Le Groupe Bassetti est présent en Tunisie depuis un peu plus d’un an seulement. Et il a déjà recruté et formé près d’une trentaine de jeunes ingénieurs intervenant à la fois sur des projets locaux et internationaux. Cette dynamique est appelée à se poursuivre sous l’impulsion de son dirigeant, David Bassetti, soutenu par une équipe tunisienne compétente et engagée, dirigée par Nader Vakil. C’est à l’occasion de cet anniversaire que nous avons rencontré David Bassetti pour parler de son groupe, une belle entreprise de plus de 500 ingénieurs, de ses projets en Tunisie et dans le monde.

 

Tout d’abord, le portrait d’un groupe et de son dirigeant

David Bassetti incarne pleinement l’esprit entrepreneurial. Ingénieur de formation, il a su, en l’espace de 30 ans, bâtir une entreprise technologique de portée mondiale, développer des partenariats stratégiques tout en conservant une forte identité familiale.

Devenu un groupe international, Bassetti est implanté en France, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada, en Chine, en Inde, et depuis plus d’un an en Tunisie. Séduit par les atouts du pays, tant humains que linguistiques et géographiques, il y a établi une présence appelée à jouer un rôle clé.

Cette implantation a pour vocation de devenir un centre de services à dimension internationale, répondant à la fois aux besoins des marchés globaux et à ceux des entreprises tunisiennes. Elle permet au groupe de développer à Tunis un pôle de compétences solide, ouvert sur le monde et particulièrement attentif au continent africain.  Au-delà de l’édition de logiciels, l’ambition est de contribuer à relever un enjeu majeur des industries modernes : la continuité numérique. En structurant et en valorisant les savoir-faire techniques, souvent dispersés, sous forme d’actifs digitaux organisés, le groupe Bassetti aide les entreprises à briser les silos et à accélérer les capacités d’innovation.

 

Avec 30 ans de recul, quels éléments vous semblent constants ? Lesquels ont évolué ? Et quels sont aujourdhui (et pour demain) les principaux défis des entreprises qui font appel à vos services ?

« Le constat est clair : le savoir-faire métier est le bien le plus précieux de l’industrie, mais sa fragmentation numérique reste son point faible. Notre rôle a toujours été de concevoir des ponts technologiques pour structurer et protéger ce patrimoine technique. Pour réussir, il ne suffit pas d’être un simple fournisseur, mais être un partenaire (éditeur, intégrateur, conseil).  Notre plateforme logicielle TEEXMA constitue un outil capable d’optimiser et de structurer les données techniques des entreprises. Loin d’un simple tableur, elle permet de transformer des informations dispersées en une base de connaissances fiable, organisée, sécurisée et partagée.

Nous accompagnons les grandes entreprises industrielles et celles de taille intermédiaire qui se trouvent souvent confrontées à des volumes de données massifs. L’enjeu est de structurer l’information, de la rendre exploitable et de faciliter la circulation des connaissances au sein des organisations. Aujourd’hui, l’intégration de l’intelligence artificielle s’impose comme une étape incontournable. Le centre d’innovation de Grenoble collabore étroitement avec les équipes d’ingénieurs en Tunisie afin de faire évoluer la technologie. Cette synergie permet d’intégrer l’IA pour que la donnée technique ne soit plus simplement stockée, mais devienne un véritable levier d’aide à la décision.

 

Installé en Tunisie depuis un an, Bassetti Group a intensifié ses échanges avec les entreprises et les organisations professionnelles locales afin de mieux cerner leurs besoins et dy apporter des réponses adaptées. Quel regard portez-vous sur cette expérience ?

Le bilan est extrêmement positif. Ce temps a été celui de l’écoute et de l’ancrage auprès des acteurs locaux. Nous accompagnons déjà des leaders, notamment dans le secteur pharmaceutique, depuis 2023. Avec notre solution TEEXMA for LIMS, nous digitalisons leurs laboratoires pour garantir une traçabilité et une conformité aux standards internationaux. Aujourd’hui, de nombreux industriels tunisiens nous sollicitent pour la gestion de laboratoire, de production (MES) ou de cycle de vie produit (PLM). La force de TEEXMA est d’unifier ces besoins sur une seule plateforme, pilotée par nos experts qui parlent le même langage métier que leurs interlocuteurs.

Le succès industriel demande du temps, mais les bases sont solides. L’industrie mondiale s’accélère et la Tunisie doit saisir ce virage numérique. C’est une condition essentielle pour permettre à chaque pays et à chaque entreprise de tirer pleinement parti d’un monde en constante évolution. Pour contribuer à cette mutation, nous misons sur la transmission via Bassetti Academy. Ce pôle centralise le savoir-faire de nos 500 ingénieurs pour le mettre directement à la disposition des entreprises locales.

Nous avons lancé de nombreuses initiatives de formation, en Tunisie comme en France, autour de l’intelligence artificielle. L’enjeu n’est pas seulement d’adopter l’IA, mais de guider les entreprises vers une utilisation sécurisée et pérenne. Dans un environnement industriel, la protection des données est vitale. Notre rôle est de permettre aux acteurs locaux de saisir cette révolution technologique avec confiance et maîtrise.

 

Vous avez fait le choix dimplanter votre groupe en Tunisie et dy recruter un nombre croissant de jeunes diplômés. Comment cette implantation se compare-t-elle à vos autres présences à linternational ? Quels sont vos projets pour la Tunisie et de quelle manière vont-ils se traduire concrètement dans votre développement sur place

Chaque implantation a ses spécificités. Dans beaucoup de pays, nous avons dû composer avec des barrières linguistiques et culturelles qui, sans être insurmontables, constituent un défi de taille. La Tunisie nous a offert l’opportunité de dépasser ces obstacles très rapidement. En deux ans, nous avons déjà constitué une équipe d’une trentaine de jeunes diplômés des meilleures écoles d’ingénieur tunisiennes, principalement des intégrateurs. Ils ont su répondre avec une agilité remarquable aux attentes de nos chefs de projets, tant par leurs soft skills que par leur compréhension du langage métier. Aujourd’hui, ils sont formés sur les projets les plus stratégiques du Groupe et participent activement à notre développement à l’échelle eurafricaine et je les en remercie.

Pour 2026, l’accent est mis sur le renforcement du pôle de développeurs. Forts des premiers résultats obtenus, une nouvelle phase de recrutement a été engagée, avec pour objectif de porter l’équipe tunisienne à 35 collaborateurs d’ici la fin de l’année.

Pour conclure, je dirais que la Tunisie ne se contente pas d’être une base de support. Elle est devenue un maillon essentiel de notre complémentarité mondiale. C’est un partenaire stratégique qui apporte une réponse agile et hautement qualifiée aux besoins technologiques de l’ensemble de nos clients, partout dans le monde.

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L’Afrique se réunit à Addis-Abeba pour parler création d’emplois

Le premier Forum africain de l’impact du développement (ADIF 2026), se tient les 11 et 12 juin 2026, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

« Meilleures pratiques et solutions innovantes pour la création d’emploi en Afrique », c’est le thème centrale de l’ADIF 2026, qui est une initiative phare de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) dont l’objectif est de réduire l’écart au niveau de la mise en œuvre de l’agenda de développement africain de 2063. A noter au passage que ledit agenda est actuellement dans sa “décennie d’accélération“ – mise en œuvre du deuxième plan décennal 2024-2033.

Cette rencontre portera sur l’une des priorités urgentes de l’Afrique : la création d’emplois pour la jeunesse africaine, dont les effectifs augmentent rapidement.

A l’heure où le continent est confronté à la nécessité de créer plus de 15 millions d’emplois par an, le forum mettra en lumière des approches pratiques, fondées sur des données probantes ainsi que des solutions adaptables à grande échelle pour relever ce défi, lit-on dans un communiqué de la CEA.

Pour ce faire, ce forum rassemblera nombre de décideurs, dirigeants du secteur privé, chercheurs, partenaires au développement et autres jeunes innovateurs avec pour objectif d’échanger les expériences et identifier des modèles efficaces à même d’être reproduits et appliqués à travers tout le continent.

Dans ce cadre, les discussions exploreront des pistes concrètes pour la création d’emplois dont le développement des compétences, l’entrepreneuriat, la transformation numérique, la croissance verte, l’industrialisation et la mise à profit des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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