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Unesco | Dhia Khaled réaffirme la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban

Dhia KHALED, Ambassadeur, Délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO a pris part à la réunion d’information sur les actions au Liban, tenue le, 8 juin 2026 au siège de l’Organisation à Paris.

Faisant part de la grande préoccupation de la Tunisie quant aux conséquences de la situation au Liban sur les secteurs de l’éducation et de la protection du patrimoine culturel et historique du pays, l’Ambassadeur a mis l’accent sur l’urgence et la nécessité d’assurer la continuité de l’apprentissage, qui doit demeurer une priorité absolue en temps de crise, et a salué les mesures décisives prises pour placer 73 biens menacés au Liban sur la Liste internationale des biens culturels sous protection renforcée.

Il a, par ailleurs, réitéré la pleine solidarité de la Tunisie avec le Liban et appelé à renforcer la protection des civils, des journalistes, du patrimoine culturel et des établissements éducatifs de ce pays frère.

Communiqué

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Moyen-Orient : L’escalade se poursuit entre l’Iran et l’entité sioniste

Après une nouvelle série d’attaques réciproques entre l’Iran et l’entité sioniste, Téhéran a annoncé une « cessation » de ses frappes, tout en la conditionnant explicitement à l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, selon des déclarations relayées par les autorités iraniennes et plusieurs médias internationaux.

Cette annonce intervient dans un contexte de forte instabilité régionale, marqué par des échanges de tirs et des frappes transfrontalières ayant impliqué à la fois l’Iran, Israël et des zones sensibles du Liban.

Une désescalade conditionnelle annoncée par Téhéran

Selon les informations disponibles, l’Iran affirme mettre fin à sa dernière série d’attaques contre Israël, tout en prévenant qu’une reprise des frappes reste possible si l’armée israélienne poursuit ses opérations au Liban sud.

Téhéran lie donc directement cette « cessation » à une condition politique et militaire claire : l’arrêt des attaques israéliennes dans le sud du Liban, où les tensions restent vives entre Israël et les groupes armés pro-iraniens.

Un contexte de tensions persistantes au Liban sud

Le sud du Liban reste l’un des principaux foyers de confrontation indirecte entre Israël et l’Iran, via ses alliés dans la région. Ces derniers mois, les échanges de frappes ont régulièrement touché cette zone, malgré des tentatives de désescalade et des appels internationaux à la retenue.

Les autorités iraniennes estiment que les opérations israéliennes dans cette région constituent un facteur majeur d’escalade, justifiant leur position conditionnelle.

Une situation militaire encore volatile

Malgré cette annonce, la situation demeure extrêmement fragile. Les échanges récents ont montré la rapidité avec laquelle les tensions peuvent repartir, avec des frappes successives et des ripostes directes ou indirectes entre les différents acteurs du conflit.

Aucune confirmation indépendante ne permet, à ce stade, de parler d’un cessez-le-feu durable, les deux parties maintenant des positions conditionnées à des évolutions sur le terrain.

Cette annonce de Téhéran s’inscrit dans une logique de pression diplomatique et militaire, où chaque camp conditionne ses actions à celles de l’autre, rendant toute stabilisation immédiate difficile.

La communauté internationale appelle régulièrement à éviter une extension du conflit, alors que le front libanais reste particulièrement sensible et susceptible d’embraser davantage la région.

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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Crise au Moyen-Orient : le brut bondit de plus de 2 dollars

Les prix du pétrole ont bondi de plus de 2 dollars le baril ce lundi, après de nouvelles frappes israéliennes menées dimanche 7 juin sur la banlieue sud de Beyrouth, malgré le cessez-le-feu  Israël et le Liban.

Ces attaques ravivent les craintes d’une extension du conflit au Moyen-Orient et compromettent les perspectives de reprise des flux énergétiques via le détroit d’Ormuz.

Les contrats à terme sur le brut américain ont progressé de 2,10 dollars (+2,32 %), atteignant 92,64 dollars le baril en début de séance de ce lundi 8 juin. Le Brent a, de son côté, gagné 2,33 dollars (+2,5 %) pour s’établir à 95,42 dollars le baril. Cette hausse efface en grande partie les pertes enregistrées vendredi 5 juin, lorsque les marchés avaient anticipé une désescalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran, déclenché le 28 février.

Selon les analystes, les dernières violences constituent un obstacle supplémentaire à un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran, ainsi qu’à la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux, sachant que l’Iran conditionne tout accord de paix à un cessez-le-feu durable au Liban.

Dans ce contexte, l’Iran a riposté aux frappes visant Beyrouth et son allié du Hezbollah en lançant des missiles contre Israël. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il demanderait au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas répondre militairement à cette attaque.

Par ailleurs, même si la guerre à grande échelle semblait en pause depuis l’arrêt des frappes américano-israéliennes contre l’Iran début avril, Téhéran continue de perturber une partie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

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Liban : un nouveau casque bleu tué, un nouveau cessez-le-feu rejeté

Tandis que la FINUL déplore une nouvelle victime, les perspectives d’un nouvel accord de cessez-le-feu s’éloignent au Liban.   « Il est arrivé au Liban à la fin du mois de janvier de cette année et il est mort en…

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Liban : Trump évoque un accord Israël–Hezbollah

Le président américain Donald Trump a annoncé, ce lundi, qu’un accord de désescalade aurait été obtenu entre Israël et le Hezbollah, dans un contexte de forte tension militaire au Liban et à la frontière israélo-libanaise. Cette déclaration intervient alors que les affrontements et les frappes se poursuivent sur le terrain, selon plusieurs sources loclaes.

Donald Trump indique que cette évolution serait le résultat de contacts diplomatiques menés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que de discussions indirectes avec le Hezbollah via des intermédiaires. L’objectif de ces échanges serait d’aboutir à une réduction rapide de l’intensité militaire et à une limitation des risques d’escalade régionale.

Selon les éléments avancés par le président américain, les parties impliquées auraient accepté un principe de désescalade immédiate, sans toutefois qu’un texte officiel ou un accord formel largement publié ne vienne, à ce stade, confirmer ces engagements.

Engagements évoqués sur le terrain

Dans sa déclaration, Donald Trump affirme qu’Israël aurait renoncé à toute opération terrestre vers Beyrouth. Il précise également que des unités militaires israéliennes en mouvement auraient été rappelées, dans le cadre de cette nouvelle orientation visant à éviter une extension du conflit vers la capitale libanaise.

Lire aussi : Iran : Trump pris au piège de sa propre diplomatie

Du côté du Hezbollah, l’engagement évoqué porterait sur une suspension des tirs contre Israël, dans une logique de réduction progressive des hostilités. Ces annonces, si elles se confirmaient, constitueraient un tournant significatif dans l’évolution récente des tensions entre les deux parties.

Une situation encore instable malgré les annonces

La situation reste néanmoins particulièrement tendue. Plusieurs sources font état de frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que de tirs de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, survenus après les déclarations américaines.

Ces éléments suggèrent que, malgré l’annonce d’une désescalade, les dynamiques militaires ne sont pas encore totalement interrompues. Les observateurs soulignent que les engagements évoqués doivent encore être confirmés et appliqués de manière effective pour produire un changement durable.

Une portée encore incertaine

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump apparaissent comme une initiative diplomatique visant à accélérer un apaisement du conflit. Leur impact réel dépendra toutefois de la traduction concrète de ces engagements sur le terrain, ainsi que de leur validation par les différentes parties impliquées dans les prochains jours.

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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Ormuz sous tension, Liban sous les bombes : La trêve impossible

Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens et bombardé une station de contrôle au sol à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en affirmant avoir visé une base américaine dans le Golfe, tandis que le Koweït annonçait avoir activé ses défenses antiaériennes face à des missiles et drones « hostiles ». Ce que Washington présente comme des frappes « mesurées et défensives » ressemble de plus en plus à un cessez-le-feu qui se défait par petits pas.

La mécanique de l’engrenage

Le cessez-le-feu du 8 avril reposait sur un équilibre fragile : Téhéran conserve une capacité de pression sur le détroit d’Ormuz, tandis que Washington maintient sa présence militaire dans le Golfe. Chaque incident — drone intercepté, station détruite, riposte revendiquée — est aussitôt présenté par chaque camp comme une réponse défensive à une provocation adverse.

C’est précisément cette symétrie qui rend la désescalade difficile. Ni les États-Unis ni l’Iran ne veulent apparaître comme l’acteur qui recule. Le risque n’est donc pas seulement celui d’une guerre décidée, mais celui d’une guerre produite par accumulation d’incidents.

Accord-cadre ou guerre des communiqués ?

Téhéran affirme finaliser un accord-cadre en 14 points avec Washington. La Maison Blanche dément. Entre les deux, les marchés ont déjà tranché : le Brent a dépassé les 96 dollars jeudi matin en Asie, signe que les opérateurs ne croient pas à une résolution rapide.

L’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz à la levée du blocus de ses ports et au déblocage d’avoirs gelés à l’étranger. Washington, de son côté, exige des garanties sur le stock iranien d’uranium hautement enrichi. Pour l’heure, les deux positions restent difficilement compatibles.

Le Liban, front secondaire devenu structurel

Pendant ce temps, le Liban s’enfonce lui aussi dans une logique d’escalade. L’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Pour la seule journée de mardi, ces frappes ont fait au moins 34 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés, selon le bilan définitif du ministère de la Santé libanais.

Israël a également frappé Tyr et considère désormais comme « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani, à environ 40 km de sa frontière.

Le cessez-le-feu libanais du 17 avril suit ainsi la même trajectoire que celui du Golfe : il existe encore sur le papier, mais de moins en moins sur le terrain.

Ce que cela change pour la région

Un baril au-dessus de 95 dollars pèse directement sur les pays importateurs d’énergie du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour la Tunisie, dont la facture énergétique demeure un facteur permanent de pression budgétaire, chaque semaine de blocage ou de tension autour d’Ormuz peut aggraver un équilibre déjà fragile.

La question n’est donc plus seulement de savoir si Washington et Téhéran veulent la guerre. Elle est de savoir combien de temps un cessez-le-feu peut survivre lorsque chaque camp continue d’agir comme s’il était déjà rompu.

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Cessez-le-feu provisoire annoncé entre Israël et le Liban

Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé entre Israël et le Liban, marquant une tentative de désescalade après des semaines de tensions à la frontière sud. Présentée comme une avancée diplomatique, cette trêve reste toutefois limitée dans le temps et entourée de fortes incertitudes.

Selon les premières informations, il s’agit d’un arrêt des hostilités d’une durée d’environ dix jours. L’objectif est de contenir les affrontements, en particulier ceux impliquant le Hezbollah, principal acteur militaire non étatique dans la zone frontalière. Cette pause doit également permettre de relancer les discussions diplomatiques, dans un contexte régional particulièrement volatile.

Des contacts directs et rares

Dans le même temps, des contacts directs, rares, ont été engagés entre responsables libanais et israéliens, notamment à Washington. Ces échanges visent à poser les bases d’un arrangement plus durable, incluant la sécurisation de la frontière et la réduction des risques d’escalade. Il ne s’agit toutefois pas d’un processus de normalisation, encore moins d’un accord de paix formel.

Le principal obstacle demeure la position du Hezbollah, qui rejette toute entente issue de ces négociations. Cette opposition fragilise considérablement la portée de la trêve, dans la mesure où le mouvement contrôle une part importante de la dynamique militaire au sud du Liban. En pratique, cela signifie que toute désescalade dépendra autant des décisions politiques que des équilibres sur le terrain.

Les divergences entre les parties restent profondes. Israël insiste sur la nécessité de neutraliser la menace du Hezbollah et évoque le maintien d’une zone tampon le long de la frontière. De son côté, le Liban met en avant le respect de sa souveraineté et exige un cessez-le-feu complet sans conditions.

Tensions entre Israël et l’Iran

Au-delà de la relation bilatérale, cette séquence s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les tensions entre Israël et l’Iran. Le territoire libanais apparaît ainsi comme un espace de confrontation indirecte, ce qui complique toute tentative de règlement rapide.

Lire aussi : Rapatriement des Tunisiens du Liban : 14 nouveaux ressortissants accueillis à Tunis-Carthage

En l’état, la trêve en cours relève davantage d’une désescalade tactique que d’un tournant stratégique. Faute de compromis sur les questions de fond, notamment le rôle du Hezbollah et la sécurité de la frontière, les perspectives d’un accord durable entre le Liban et Israël restent incertaines.

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Rapatriement des Tunisiens du Liban : 14 nouveaux ressortissants accueillis à Tunis-Carthage

Quatorze Tunisiens sont arrivés, ce mercredi après-midi, à l’aéroport de Tunis-Carthage en provenance de la capitale jordanienne Amman, après avoir quitté le Liban, où la situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces derniers jours dans un contexte de tensions militaires régionales, selon l’agence TAP.

Les ressortissants ont été accueillis par le directeur général de l’Office des Tunisiens à l’étranger, Helmi Tlili, ainsi que par des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, en présence notamment du Croissant-Rouge tunisien.

Une opération coordonnée dans un contexte de crise

Selon Helmi Tlili, cette opération de rapatriement a été assurée grâce à une coordination entre plusieurs parties, dont l’Office des Tunisiens à l’étranger, le ministère des Affaires étrangères et les missions diplomatiques tunisiennes à l’étranger.

Il a précisé que les frais de retour ont été entièrement pris en charge par l’Office, qui s’est chargé de l’acquisition des billets d’avion pour les ressortissants concernés, soulignant que les autorités répondent à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer.

Cette arrivée constitue la troisième opération de rapatriement organisée ces derniers jours, incluant des Tunisiens évacués depuis le Liban et l’Iran, d’après la même source.

Rester ou partir : cinq Tunisiens font le choix de ne pas rentrer

Initialement, 19 Tunisiens devaient regagner le pays lors de cette rotation, mais cinq d’entre eux ont finalement renoncé à leur retour.

« Nous répondons à la demande de tous ceux qui souhaitent rentrer, et nos représentations diplomatiques restent mobilisées », a indiqué Helmi Tlili, toujours selon TAP.

Cette opération s’inscrit dans une série de rapatriements organisés ces derniers jours. Dimanche dernier déjà, un premier vol en provenance de la Jordanie avait permis le retour de 14 Tunisiens, dans un contexte régional marqué par la montée des tensions.

Des zones touchées par les violences

Un étudiant tunisien, prénommé Moamen, a expliqué que les rapatriés avaient quitté Beyrouth via un premier vol avant de transiter par Amman. Il a évoqué d’importants dégâts dans plusieurs zones de la capitale libanaise où réside une partie de la communauté tunisienne.

Selon les autorités, plus de 230 Tunisiens vivent actuellement au Liban, principalement dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans les villes de Tyr et Saïda.

Dès le début des événements, la mission diplomatique tunisienne à Beyrouth avait appelé les membres de la communauté à faire preuve de vigilance et à respecter les consignes des autorités locales, tout en mettant en place des dispositifs d’assistance et des contacts d’urgence.

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Liban : 31 morts et 149 blessés dans des frappes israéliennes

Au moins 31 personnes ont été tuées et 149 autres blessées dans des frappes israéliennes menées au Liban, selon un bilan provisoire communiqué ce lundi 2 mars par le ministère libanais de la Santé. Les bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth ainsi que plusieurs localités du sud du pays, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et le Hezbollah.

Banlieue sud de Beyrouth et sud du Liban ciblés

D’après le communiqué officiel, les raids ont frappé des zones densément peuplées, notamment la banlieue sud de la capitale, considérée comme un bastion du Hezbollah. Des frappes ont également touché des secteurs du sud du Liban, théâtre régulier d’échanges de tirs transfrontaliers.

Le ministère de la Santé a fait état d’un « premier bilan » de 31 morts et 149 blessés, laissant entendre que le nombre de victimes pourrait évoluer.

Menaces d’escalade israéliennes

Ces bombardements interviennent après des tirs visant le territoire israélien. L’armée israélienne a averti qu’elle pourrait intensifier ses opérations contre le Hezbollah en riposte.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée, pour l’heure, sur l’ampleur des dégâts matériels ni sur l’identité des victimes.

La situation reste particulièrement volatile le long de la frontière sud du Liban, où les affrontements indirects entre Israël et le Hezbollah se multiplient depuis plusieurs mois, faisant craindre une escalade militaire plus large dans la région.

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