Lese-Ansicht

Qui est Mokhtar Ladjimi, le nouveau directeur des JCC ?

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé la nomination du réalisateur, scénariste et producteur tunisien Mokhtar Ladjimi à la tête de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC). Figure du cinéma tunisien depuis plusieurs décennies, il succède à Tarek Ben Chaâbane. Retour sur le parcours de cet homme de cinéma appelé à diriger l’un des plus importants rendez-vous culturels du pays.

Un parcours commencé dès l’adolescence

Le ministère des Affaires culturelles a officialisé, jeudi, la nomination de Mokhtar Ladjimi comme directeur de la 37e édition des Journées cinématographiques de Carthage, prévue du 12 au 19 décembre 2026.

Le réalisateur succède à Tarek Ben Chaâbane à la tête de cette manifestation considérée comme l’un des plus anciens et des plus prestigieux festivals de cinéma du monde arabe et africain.

Né en 1957 à Monastir, Mokhtar Ladjimi découvre très tôt le cinéma. À seulement 16 ans, il réalise son premier court métrage, La Voyante, tourné en 16 mm.

Il poursuit ensuite sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques, l’une des écoles de cinéma les plus réputées de France, avant de débuter sa carrière au sein de la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs.

Du documentaire à la fiction

Au fil des années 1980 et 1990, Mokhtar Ladjimi réalise plusieurs courts et moyens métrages, parmi lesquels Balle de sang, Satellite 7, La Sentinelle ou encore Le Chasseur.

Parallèlement, il développe une importante activité documentaire à travers des œuvres consacrées au patrimoine et à la culture, telles que La Nuit du henné, L’Orient des cafés ou Mille et une danses orientales.

Parmi ses réalisations les plus connues figure également le documentaire Le Cinéma colonial en 1997, avant son premier long métrage de fiction, Noce d’été (Bab El Arch), sorti en 2004.

Il poursuivra ensuite son parcours avec d’autres productions, dont le long métrage Dicta Shot en 2015.

Une figure du cinéma tunisien

Au-delà de ses réalisations, Mokhtar Ladjimi est également connu pour son engagement dans la promotion du cinéma. Il est notamment président fondateur du Master International Film Festival.

Lire aussi :

L’article Qui est Mokhtar Ladjimi, le nouveau directeur des JCC ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Trump menace de s’emparer de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien

Donald Trump a franchi un nouveau cap dans sa confrontation avec l’Iran. Le président américain a menacé de prendre le contrôle de l’île de Kharg, principal point d’exportation du pétrole iranien, tout en annonçant de nouvelles frappes contre la République islamique.

L’île de Kharg, nouvelle cible désignée par Trump

Le président américain Donald Trump a placé les infrastructures énergétiques iraniennes au cœur de sa stratégie de pression contre Téhéran. Dans un message publié jeudi sur son réseau social Truth Social, il a affirmé que les États-Unis pourraient prochainement s’emparer de l’île de Kharg ainsi que d’autres installations pétrolières stratégiques.

« Dans un avenir proche, nous nous emparerons de l’île de Kharg et d’autres infrastructures pétrolières stratégiques, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés pétroliers et gaziers », a-t-il écrit.

Le locataire de la Maison Blanche a également annoncé que les États-Unis allaient frapper l’Iran « très fortement ce soir », sans fournir davantage de précisions sur la nature ou les objectifs de ces opérations.

Un site vital pour l’économie iranienne

Située dans le Golfe, l’île de Kharg constitue le principal terminal pétrolier de l’Iran. Une part importante des exportations de brut du pays transite par cette infrastructure stratégique, considérée comme un maillon essentiel de l’économie iranienne.

La référence explicite à ce site marque une nouvelle escalade dans le discours américain. En visant directement les capacités d’exportation énergétique de l’Iran, Donald Trump cible l’une des principales sources de revenus de la République islamique.

Une nouvelle montée des tensions

Dans son message, Donald Trump a comparé cette stratégie à celle appliquée au Venezuela, affirmant que cette politique s’était révélée bénéfique à la fois pour les États-Unis et pour Caracas.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran. La menace visant l’île de Kharg, combinée à l’annonce de nouvelles frappes, renforce les inquiétudes d’une aggravation du conflit et de ses répercussions potentielles sur la stabilité régionale et les marchés énergétiques internationaux.

Lire aussi :

L’article Trump menace de s’emparer de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien est apparu en premier sur webdo.

  •  

Manifestation des diplômés chômeurs pour l’application de la loi sur le « recrutement exceptionnel »

Six mois après son adoption, la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel continue de susciter l’impatience des diplômés chômeurs. Réunis en protestation, ils réclament la mise en œuvre effective du texte, l’établissement d’un calendrier précis et davantage de transparence sur les mécanismes de recrutement.

Une loi toujours en attente d’application concrète

Des dizaines de diplômés chômeurs ont organisé, ce jeudi, une nouvelle mobilisation près de la Place de la Kasbah à Tunis pour réclamer l’application effective de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel. Adopté en décembre dernier, le texte n’a toujours pas été accompagné de ses décrets d’application ni des dispositifs opérationnels nécessaires à sa mise en œuvre.

Rappelons que la loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 instaure un recrutement exceptionnel dans le secteur public pour les diplômés de l’enseignement supérieur au chômage de longue durée (plus de dix ans). Son application fait face à des blocages administratifs et budgétaires, entraînant des contestations et des appels à son activation.

Bien que promulguée par le Président Kaïs Saïed, la mise en œuvre de la loi accuse d’importants retards. Des syndicats et collectifs de diplômés chômeurs dénoncent le blocage de son exécution par l’État, pointant du doigt la saturation de la fonction publique et multipliant les manifestations à Tunis.

Les manifestants; qui se mobilisent pour la énième fois, demandent ainsi l’accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que le lancement de la plateforme numérique destinée au dépôt des candidatures et à la gestion des recrutements.

Un appel à un calendrier clair et à des garanties

Les protestataires appellent les autorités à rendre public un calendrier détaillé des différentes étapes de mise en œuvre de la loi. Ils réclament notamment la fixation des dates d’adoption des décrets d’application, l’ouverture de la plateforme dédiée et le démarrage effectif des opérations de recrutement.

Ils insistent également sur la nécessité de clarifier les mécanismes de sélection ainsi que le volume des emplois prévus dans le cadre de cette mesure.

Transparence et inquiétude face aux retards

Au-delà des aspects techniques, les manifestants demandent des éclaircissements sur les ressources financières allouées au dispositif ainsi que sur le nombre de bénéficiaires concernés par les prochaines phases d’activation.

Ils rappellent que la loi est censée être adossée aux budgets publics déjà votés, estimant qu’aucun obstacle administratif ou financier ne devrait freiner son application.

Les protestataires préviennent enfin que leur mobilisation se poursuivra tant qu’un calendrier précis ne sera pas annoncé et que les premiers recrutements ne seront pas engagés.

Lire aussi :

L’article Manifestation des diplômés chômeurs pour l’application de la loi sur le « recrutement exceptionnel » est apparu en premier sur webdo.

  •  

Bac 2026 : Les cas de fraude ont presque doublé en un an

Le ministère de l’Éducation a recensé 955 cas de fraude lors de la session principale du baccalauréat 2026, contre 508 l’an dernier. Face à cette hausse marquée, les autorités affirment avoir pourtant renforcé les dispositifs de contrôle tout en soulignant que leur objectif demeure la protection des candidats et la préservation de l’équité des examens.

Une hausse marquée des cas de fraude

Le phénomène de la fraude au baccalauréat continue de préoccuper les autorités éducatives. Invité ce jeudi dans l’émission Sabah Ennas de Mosaique fm, le directeur général des examens nationaux au ministère de l’Éducation, Mohamed Mili, a indiqué que 955 cas de fraude ont été enregistrés lors de la session principale du baccalauréat 2026.

Ce chiffre représente une forte augmentation par rapport à la session de 2025, qui avait donné lieu à 508 cas recensés.

Selon le responsable, cette évolution intervient alors que des mesures renforcées ont été mises en place en coordination avec plusieurs ministères et structures concernées afin de lutter contre les différentes formes de fraude durant les épreuves nationales.

Mohamed Mili a reconnu que (malgré tous ces efforts) ce phénomène a augmenté en Tunisie, les chiffres de cette année l’attestant.

« L’objectif n’est pas de pénaliser les élèves »

Revenant sur les sanctions prévues en cas de fraude ou de perturbation du déroulement des examens, Mohamed Mili a tenu à préciser que la démarche du ministère ne repose pas sur une logique punitive à l’égard des candidats.

Selon lui, les mesures mises en place visent avant tout à garantir l’égalité des chances entre les élèves, à assurer le bon déroulement des épreuves et à protéger les candidats qui respectent les règles de l’examen.

Le responsable a ainsi souligné que l’objectif du ministère n’est pas de « pénaliser les élèves », mais de préserver l’intégrité du baccalauréat et de lutter contre les pratiques susceptibles de porter atteinte à la crédibilité de ce diplôme national.

Il a toutefois rappelé que lorsque des actes de fraude ou des perturbations sont constatés, les autorités compétentes appliquent la législation en vigueur afin de faire respecter les règles encadrant les examens nationaux.

Cette précision intervient dans un contexte marqué par plusieurs affaires liées à la fraude au baccalauréat, notamment celle des neuf élèves de Siliana qui avaient été placés en détention avant d’être remis en liberté par la justice. Le ministère insiste ainsi sur la nécessité de distinguer entre la volonté de protéger les candidats et l’obligation d’appliquer la loi lorsque des infractions sont relevées.

Cette mise au point intervient quelques jours après la polémique suscitée par l’incarcération des neuf élèves à Siliana. Une incarcération qui avait provoqué une levée de boucliers dans ce qui constituait une première.

Un dispositif d’envergure pour préserver la crédibilité du diplôme

Le directeur général des examens nationaux a également souligné l’ampleur de l’organisation mobilisée chaque année autour du baccalauréat tunisien.

Selon lui, près de 156.000 intervenants ont été mobilisés pour assurer le bon déroulement des épreuves dont 20.656 enseignants et instituteurs mobilisés pour la correction des épreuves du baccalauréat et de la neuvième année.

Cette année 162.435 candidats se sont inscrits aux épreuves du baccalauréat. Les résultats de la session principale sont attendus le 23 juin.

Lire aussi :

L’article Bac 2026 : Les cas de fraude ont presque doublé en un an est apparu en premier sur webdo.

  •  

Météo : Risque d’orages et de chutes de grêle sur une partie du pays

Le temps devrait se dégrader progressivement ce jeudi 11 juin en Tunisie. Des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues dans plusieurs régions du centre et du sud avant de gagner une partie de l’est du pays. Des chutes de grêle sont également prévues localement.

Les premiers orages attendus dans l’après-midi

Selon les prévisions météorologiques, la matinée sera marquée par quelques pluies faibles sur le centre du pays et par des passages nuageux sur le reste des régions.

Au fil des heures, les nuages deviendront plus denses sur les régions ouest du centre et du sud. Des cellules orageuses locales devraient alors se former et s’accompagner de précipitations.

Les pluies concerneront progressivement certaines régions de l’est du pays, avec des chutes de grêle signalées par endroits.

Températures en baisse

Les températures enregistreront une baisse sur l’ensemble du pays.

Les maximales varieront entre 25 et 30 degrés sur le nord et avoisineront les 23 degrés sur les hauteurs ouest. Elles oscilleront entre 31 et 36 degrés dans la plupart des autres régions.

Le sud-ouest et l’extrême sud continueront toutefois d’afficher des températures élevées pouvant atteindre 41 degrés sous l’effet du sirocco.

Le vent soufflera du secteur nord sur le nord et le centre du pays, tandis qu’il sera de secteur est sur le sud. Il sera fort près des côtes ainsi que sur les régions méridionales, où des phénomènes locaux de sable sont attendus. Ailleurs, le vent restera faible à modéré.

En mer, les conditions s’annoncent difficiles avec une mer très agitée à houleuse sur les côtes nord.

Lire aussi :

L’article Météo : Risque d’orages et de chutes de grêle sur une partie du pays est apparu en premier sur webdo.

  •  

Sidi Bou Saïd : L’État accélère la sécurisation de la colline menacée par les glissements de terrain

Face aux risques croissants d’instabilité des sols à Sidi Bou Saïd, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat se penche sur le projet de protection de la colline. Deux conventions techniques viennent d’être signées afin de lancer les études nécessaires à l’identification des zones les plus vulnérables et à la définition des interventions prioritaires.

De nouvelles études pour identifier les zones à risque

Réuni mercredi sous l’égide du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, le comité de pilotage du projet a validé la signature de deux conventions techniques destinées à renforcer les études préalables.

La première convention a été conclue avec le Centre national de télédétection. Elle porte sur la réalisation des travaux topographiques et des prises de vues aériennes nécessaires à l’évaluation de l’état de la colline.

La seconde a été signée avec l’Office national des mines. Elle prévoit l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques qui permettront d’identifier les secteurs les plus exposés aux mouvements de terrain et de hiérarchiser les interventions à engager.

Une première phase consacrée au diagnostic du site

Les participants à la réunion ont examiné l’avancement de la première étape du projet, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données relatives à la colline.

Cette phase s’inscrit dans le cadre de la décision prise le 26 janvier 2026 par la Présidence du gouvernement, qui a chargé le ministère de l’Équipement du suivi des études et des travaux de protection du site.

Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier fixé et de mobiliser l’ensemble des moyens techniques et administratifs afin de permettre le lancement des travaux dans les prochaines semaines.

Un site emblématique désormais classé projet stratégique

Le 3 juin dernier, la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été officiellement élevée au rang de « grand projet à caractère stratégique », une classification destinée à accélérer les procédures et la mise en œuvre des interventions prévues.

Lors des travaux préparatoires, les autorités avaient également souligné l’importance de développer des systèmes d’alerte précoce, d’adapter les normes de construction aux spécificités géologiques tunisiennes et de renforcer la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

S’étendant sur près de 170 hectares et sur une longueur de 7,5 kilomètres, dont 4,5 kilomètres de façade littorale, la colline de Sidi Bou Saïd abrite l’un des sites patrimoniaux et touristiques les plus emblématiques du pays. Confronté à des risques croissants d’instabilité des sols, ce secteur fait désormais l’objet d’un suivi renforcé des autorités afin de préserver à la fois la sécurité des habitants, des visiteurs et le patrimoine architectural du village.

Lire aussi :

L’article Sidi Bou Saïd : L’État accélère la sécurisation de la colline menacée par les glissements de terrain est apparu en premier sur webdo.

  •  

Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi, la demande de remise en liberté de la présidente du parti de la Troisième République, Olfa Hamdi. Elle restera en détention provisoire et sera jugée par la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis.

La juridiction d’appel a confirmé la poursuite de la procédure judiciaire engagée contre Olfa Hamdi et ordonné son renvoi devant la justice militaire pour être jugée sur le fond de l’affaire.

Interpellation et placement en détention

Olfa Hamdi avait été interpellée le 15 février à l’aéroport international Tunis-Carthage, à la suite d’un avis de recherche émis à la demande de la justice militaire. Elle avait ensuite été placée en détention provisoire dans le cadre de l’enquête en cours.

La chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté la demande de libération introduite par la défense. Cette décision confirme la poursuite de la détention provisoire de l’ancienne PDG de Tunisair.

Renvoi devant la justice militaire

La juridiction d’appel a également décidé le renvoi de Olfa Hamdi devant la chambre criminelle du tribunal militaire permanent de Tunis, chargée de statuer sur le fond de l’affaire.

Depuis son arrestation, ses avocats ont multiplié les démarches pour obtenir sa libération, estimant que son maintien en détention n’était pas justifié. La procédure judiciaire suit toutefois son cours sans qu’elle l’ait été clarifiée par les autorités judiciaires.

Rappelons qu’avant son arrestation Olfa Hamdi avait multiplié les apparitions publiques très controversées notamment par le biais de ses réseaux sociaux, critiquant la classe politique traditionnelle, mais visant aussi directement le président de la République.

En s’érigeant en cheffe d’un gouvernement “parallèle” et en appelant à une nouvelle République, Olfa Hamdi a joué la provocation au point d’être traitée de populiste par ses détracteurs.

Lire aussi :

L’article Olfa Hamdi maintenue en détention et renvoyée devant la justice militaire est apparu en premier sur webdo.

  •  

Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « insulte via les réseaux sociaux »

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mercredi 10 juin 2026, le journaliste Samir El Wafi à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

D’après les informations rapportées, cette condamnation fait suite à une plainte déposée en 2024 par une lycéenne.

Une publication à l’origine de la plainte

L’affaire trouve son origine dans une publication diffusée sur le compte personnel du journaliste, dans laquelle il commentait la tenue vestimentaire portée par la plaignante lors de son épreuve de sport du baccalauréat.

Selon les mêmes sources, la lycéenne et sa famille ont estimé que ces propos constituaient une atteinte publique à leur dignité, ce qui a conduit au dépôt de la plainte.

Le tribunal a prononcé une peine de quatre mois de prison avec sursis à l’encontre du journaliste pour « insulte à autrui via les réseaux sociaux ».

Un habitué des affaires en justice

Depuis plusieurs années, Samir El Wafi est confronté à la justice pour de multiples raisons. Il a été accusé d’escroquerie, de corruption et de blanchiment d’argent dans plusieurs affaires. Arrêté, condamné, libéré, Samir El Wafi a fait plusieurs allers-retours en prison.

Lire aussi :

L’article Samir El Wafi condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « insulte via les réseaux sociaux » est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie–Égypte : 490 millions de dollars d’échanges, mais un déficit de 337 millions

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Égypte ont atteint près de 490 millions de dollars en 2025, en hausse de 12,8% par rapport à l’année précédente. Mais derrière cette progression globale se cache un déséquilibre marqué : la balance commerciale reste largement déficitaire pour la Tunisie, à hauteur d’environ 337 millions de dollars.

Ces chiffres ont été présentés par le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Mourad Ben Hassine, lors d’une rencontre consacrée au rôle du secteur privé dans le développement des marchés en Afrique.

Entre 2024 et 2025, le volume des échanges est passé de 434,5 millions de dollars à près de 490 millions de dollars, confirmant une dynamique haussière des flux commerciaux entre les deux pays.

Une hausse des exportations tunisiennes, mais un poids encore limité

Les exportations tunisiennes vers l’Égypte ont enregistré une progression notable de 53,1%, pour atteindre 76,5 millions de dollars.

Une performance significative, mais qui reste marginale face au volume global des échanges et aux importations tunisiennes en provenance du marché égyptien.

Selon le CEPEX, ces exportations restent fortement concentrées : les composants et équipements électriques, notamment les fils et câbles, ainsi que les produits chimiques représentent près de 70% des ventes tunisiennes vers l’Égypte.

Un déséquilibre structurel toujours massif

Malgré la progression des exportations, la relation commerciale reste déséquilibrée.

Le déficit commercial est estimé à environ 337 millions de dollars en défaveur de la Tunisie, confirmant la forte dépendance du commerce bilatéral aux importations égyptiennes.

Cette situation illustre une structure d’échanges encore peu équilibrée, où la croissance globale ne se traduit pas par une réduction du déséquilibre.

Un potentiel encore loin d’être exploité

Le CEPEX estime que le potentiel d’exportation tunisien non exploité vers l’Égypte s’élève à environ 63,5 millions de dollars.

À terme, les exportations tunisiennes pourraient atteindre près de 140 millions de dollars, contre 76,5 millions actuellement réalisés.

Les opportunités concernent principalement les composants mécaniques et électriques, les industries chimiques et pharmaceutiques, ainsi que certains produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée comme l’huile d’olive conditionnée et les dattes transformées.

Des obstacles qui freinent la montée en puissance

Plusieurs contraintes continuent de limiter la progression des exportations tunisiennes vers le marché égyptien.

Parmi elles figurent les barrières non tarifaires, les procédures administratives d’enregistrement des produits, l’absence de liaison maritime directe entraînant des coûts logistiques élevés, ainsi que les difficultés liées aux transferts financiers et à la reconnaissance des certifications techniques.

Dans ce contexte, la hausse des échanges bilatéraux ne suffit pas à corriger un déséquilibre structurel profondément ancré.

Rappelons que le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, et la cheffe du gouvernement tunisien, Sara Zaâfrani Zenzri, avaient annoncé, le 11 septembre 2025 en marge de la 18ᵉ session de la commission mixte tuniso-égyptienne, leur volonté de doubler le volume des échanges commerciaux à un milliard de dollars d’ici deux ans. Mais dans quel sens ?!

Lire aussi :

L’article Tunisie–Égypte : 490 millions de dollars d’échanges, mais un déficit de 337 millions est apparu en premier sur webdo.

  •  

Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

Lire aussi :

L’article Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois est apparu en premier sur webdo.

  •  

Zied El Heni : Une nouvelle affaire devant la justice

La Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a émis, mardi, des mandats de dépôt à l’encontre du journaliste Zied El Heni ainsi que de trois anciens responsables municipaux. Cette décision intervient dans une affaire liée à des soupçons d’abus de fonction, de falsification de documents et d’usage de faux, dans le cadre d’un dossier remontant à 2022.

Cette nouvelle procédure judiciaire s’ajoute à une situation déjà marquée par une précédente condamnation du journaliste à une peine de prison ferme rendue en mai dernier.

Une nouvelle affaire liée à la gestion municipale à Carthage

Selon les éléments de l’enquête, les quatre prévenus sont soupçonnés d’avoir exploité leur qualité de fonctionnaires publics afin d’obtenir des avantages personnels ou au profit de tiers, causant un préjudice à l’administration, rapporte Mosaique fm.

Les faits présumés seraient liés à une plainte déposée en décembre 2022 par une association de protection du patrimoine archéologique et culturel de Carthage. Au moment des faits, les accusés faisaient partie de la délégation spéciale de la ville.

Les charges retenues incluent également la falsification de documents administratifs et l’usage de faux, dans un dossier désormais examiné par la justice d’appel.

Une condamnation à un an de prison en mai dernier

Cette nouvelle procédure intervient alors que Zied El Heni avait déjà été condamné, le 7 mai 2026, à un an de prison ferme par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis.

Cette condamnation était liée à une publication sur les réseaux sociaux, poursuivie sur la base de l’article 86 du Code des télécommunications, relatif à l’« atteinte à autrui via les systèmes de communication ».

Lire aussi :

L’article Zied El Heni : Une nouvelle affaire devant la justice est apparu en premier sur webdo.

  •  

Environnement : 100 tonnes de déchets collectées dans la forêt de Gammarth

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, les salariés d’Orange Tunisie se sont mobilisés le 5 juin dans la forêt de Gammarth pour une opération de nettoyage et de préservation de l’espace naturel, menée en partenariat avec l’association Tounes Clean-Up. Une action d’envergure qui a mobilisé 200 personnes en une journée, et qui s’inscrit dans une démarche environnementale suivie depuis plusieurs années à travers différentes régions du pays.

Sur une superficie de 125 hectares dans la forêt de Gammarth

L’opération menée sur une superficie de 125 hectares a permis la collecte d’un volume important de déchets. Au total, 100 tonnes de déchets ont été évacuées, dont 8 tonnes de verre recyclables, 82 tonnes de déchets solides et 10 tonnes de déchets divers.

Cette intervention illustre l’ampleur des actions de dépollution nécessaires dans certains espaces naturels périurbains, notamment autour du Grand Tunis.

Une mobilisation inscrite dans la durée

Cette initiative n’est pas isolée. Orange Tunisie mène régulièrement des actions environnementales en partenariat avec Tounes Clean-Up dans plusieurs régions du pays.

En 2024, 12 opérations ont été réalisées à l’échelle nationale. En 2023, ces actions ont permis la collecte et le recyclage de 1339 sacs plastiques et 9053 bouteilles en verre. En 2022, 7 actions avaient déjà été organisées, dont une entièrement portée par des salariés bénévoles.

Ces opérations visent à la fois la collecte de déchets et la sensibilisation aux comportements respectueux de l’environnement.

Une dynamique lancée depuis 2022

Depuis 2022, Orange Tunisie et Tounes Clean-Up multiplient les initiatives de terrain dans le cadre d’un programme environnemental continu. L’objectif affiché est double : intervenir concrètement sur les zones polluées et encourager une prise de conscience collective.

Les actions menées à travers les différentes régions tunisiennes s’inscrivent dans une logique de proximité, avec des interventions régulières sur des sites naturels sensibles.

Gammarth après Ghar El Melh

L’opération de Gammarth s’inscrit dans la continuité d’autres actions similaires. En 2025, la mobilisation du 5 juin avait été organisée à Ghar El Melh, autre site naturel concerné par des campagnes de nettoyage.

Cette régularité témoigne d’une volonté de pérenniser les opérations de terrain au-delà des campagnes ponctuelles.

Au-delà des opérations de nettoyage, ces initiatives participent à une stratégie plus large de responsabilité environnementale portée par Orange Tunisie, en collaboration avec des associations locales spécialisées dans la protection de la nature.

Lire aussi :

L’article Environnement : 100 tonnes de déchets collectées dans la forêt de Gammarth est apparu en premier sur webdo.

  •  

Chaleur étouffante et sirocco : Le mercure grimpe jusqu’à 40°C ce mercredi

La Tunisie connaîtra ce mercredi une journée marquée par une chaleur précoce et parfois étouffante. Les températures atteindront jusqu’à 40°C dans l’intérieur du pays, tandis que des orages localement accompagnés de fortes pluies et de grêle sont attendus en fin de journée.

L’été s’installe brutalement en Tunisie. Les températures atteindront jusqu’à 40°C ce mercredi 10 juin dans plusieurs régions de l’intérieur, sous l’effet d’un épisode de sirocco qui accentuera la sensation de chaleur. Cette hausse du mercure pourrait toutefois être accompagnée d’orages localement intenses en fin de journée.

Jusqu’à 40°C dans plusieurs régions

Selon les prévisions météorologiques, les températures maximales varieront entre 30 et 35°C sur les régions côtières et les hauteurs. Ailleurs, elles oscilleront entre 36 et 40°C, avec l’apparition locale du sirocco.

Cette masse d’air chaud concernera particulièrement les régions de l’intérieur où les conditions s’annoncent lourdes et parfois étouffantes dès les premières heures de l’après-midi.

Des orages attendus

Le ciel sera d’abord partiellement nuageux avant une dégradation progressive sur les régions de l’ouest.

Au fil de l’après-midi, des cellules orageuses locales devraient se former et s’accompagner de pluies parfois abondantes. Ces précipitations gagneront ensuite certaines régions de l’est du centre et du nord du pays.

Des chutes de grêle sont également prévues localement dans les zones concernées par l’activité orageuse.

Le vent soufflera de secteur sud sur le nord et le centre du pays et de secteur est sur le sud. S’il restera généralement faible à modéré à l’intérieur, il sera assez fort près des côtes nord. Lors des épisodes orageux, des rafales pouvant dépasser les 60 km/h sont attendues.

La mer sera agitée à forte sur les côtes nord et peu agitée sur le reste du littoral.

Lire aussi :

L’article Chaleur étouffante et sirocco : Le mercure grimpe jusqu’à 40°C ce mercredi est apparu en premier sur webdo.

  •  

Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures

Le gouvernement a adopté mardi un programme d’urgence de 58 millions de dinars portant sur 81 projets pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026. Les mesures ont été entérinées lors d’un conseil ministériel restreint présidé par la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri. Les réserves des barrages atteignent actuellement près de 1,4 milliard de mètres cubes, soit un taux de remplissage supérieur à 60 %.

81 projets avant la saison estivale

Pour faire face aux pics de consommation, les autorités ont lancé un programme dont 35 chantiers sont déjà en cours. Il prévoit le forage et le raccordement de 38 puits profonds, la maintenance ou la rénovation de 26 stations de pompage, ainsi que des interventions sur 22 réseaux de distribution.

Des équipes centrales seront déployées en coordination avec les structures régionales afin d’assurer un suivi continu de la situation hydrique et de prévenir les perturbations de l’approvisionnement durant les mois les plus chauds.

En parallèle, le conseil ministériel a appelé la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) à renforcer le suivi du réseau, à déployer des systèmes intelligents de détection des fuites et à accélérer le renouvellement des infrastructures dégradées. Les autorités souhaitent également poursuivre le déploiement progressif des compteurs intelligents afin d’améliorer la gestion du réseau.

Zones rurales et stratégie à long terme

Le gouvernement accélère également la réforme de l’approvisionnement en eau potable dans les zones rurales. Un programme de 147 millions de dinars porte sur 187 systèmes hydrauliques destinés à bénéficier à près de 248.000 habitants. Il prévoit notamment l’amélioration de 74 systèmes existants, la remise en exploitation de 38 autres ainsi que la mise à disposition de 20 camions-citernes pour les zones montagneuses et difficiles d’accès.

Le conseil ministériel a par ailleurs recommandé d’accélérer les projets de transfert d’eau entre les barrages, de renforcer la mobilisation des ressources souterraines et de surface et de développer davantage les ressources en eau non conventionnelles.

Les autorités ont affiché leur volonté de sécuriser l’approvisionnement durant l’été, sans donner de garantie d’absence totale de coupures. L’amélioration des réserves constitue un signal positif après plusieurs années de sécheresse, mais les défis ne se limitent pas au niveau des barrages : l’état des infrastructures, les pertes sur les réseaux et les pics de consommation estivale continuent de peser sur la distribution.

Lire aussi :

L’article Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures est apparu en premier sur webdo.

  •  

Destruction d’un hélicoptère Apache : Trump accuse l’Iran et promet une riposte

Donald Trump a promis une « riposte » après avoir accusé l’Iran d’être responsable de la destruction d’un hélicoptère militaire américain au-dessus du détroit d’Ormuz. L’incident intervient dans une zone maritime hautement stratégique, déjà marquée par de fortes tensions entre Washington et Téhéran. Les circonstances exactes restent, à ce stade, non confirmées de manière indépendante.

Washington évoque une attaque et menace

Selon des déclarations attribuées à Donald Trump et relayées par la presse américaine, un hélicoptère militaire de type Apache, en mission de patrouille, aurait été détruit au-dessus du détroit d’Ormuz. L’ancien président américain a directement imputé l’incident à l’Iran, estimant qu’une réponse militaire ou politique était nécessaire.

Dans ses déclarations, il a affirmé que les États-Unis « riposteront » à cette action, sans toutefois préciser la nature ni le calendrier d’une éventuelle réponse.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs que les deux pilotes de l’appareil ont été secourus et sont indemnes.

Téhéran pointé du doigt, contexte hautement inflammable

À ce stade, aucune confirmation indépendante ne permet d’établir les responsabilités exactes de l’incident. L’accusation portée contre l’Iran repose sur les déclarations américaines relayées dans un contexte de forte tension entre les deux pays.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, demeure une zone sensible où les incidents militaires et les démonstrations de force sont récurrents.

Un climat de confrontation persistante

Cet épisode s’inscrit dans une séquence de tensions politiques et militaires persistantes entre Washington et Téhéran. Les échanges de menaces et d’accusations continuent de rythmer les relations bilatérales, sans signes d’apaisement immédiat.

Les prochains développements dépendront de la confirmation des faits sur le terrain et de la réaction des autorités iraniennes, qui n’ont pas encore commenté officiellement l’incident au moment de ces déclarations.

Lire aussi :

L’article Destruction d’un hélicoptère Apache : Trump accuse l’Iran et promet une riposte est apparu en premier sur webdo.

  •  

Récolte céréalière : La Tunisie vise une production de plus de 22 millions de quintaux

La campagne céréalière 2025-2026 s’annonce particulièrement favorable en Tunisie. Alors que les opérations de moisson se poursuivent dans plusieurs régions du pays, les autorités tablent sur une récolte dépassant les 22 millions de quintaux, un niveau supérieur à celui enregistré lors de la saison précédente.

Avec plus de 22 millions de quintaux attendus, la campagne céréalière 2025-2026 s’annonce comme l’une des plus abondantes de ces dernières années, tout en restant en deçà du record d’environ 24 millions de quintaux enregistré lors de la saison 2018-2019.

Une production en hausse malgré des superficies inférieures aux prévisions

La Tunisie devrait récolter plus de 22 millions de quintaux de céréales cette saison, contre un peu plus de 20 millions de quintaux l’année dernière. Cette progression intervient alors que la campagne de moisson a déjà démarré dans plusieurs gouvernorats et s’étend progressivement à l’ensemble des zones de production.

Selon les données du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, les superficies emblavées ont atteint près de 991.000 hectares, soit 87% du programme initial fixé à 1,145 million d’hectares.

Les cultures se répartissent entre 533.000 hectares de blé dur, 49.000 hectares de blé tendre, 400.000 hectares d’orge et 9.000 hectares de triticale. Les régions du Nord concentrent l’essentiel de la production avec 834.000 hectares cultivés, tandis que le reste des superficies est réparti entre le Centre et le Sud du pays.

Un important dispositif logistique mobilisé

Afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, les autorités ont déployé un dispositif couvrant les étapes de récolte, de transport et de stockage.

Au total, 2750 moissonneuses-batteuses sont mobilisées cette saison. Depuis le mois de mai, une opération de réglage et de contrôle a concerné plus de 1300 machines afin de réduire les pertes lors de la moisson.

La collecte sera assurée par un réseau d’environ 200 centres agréés disposant d’une capacité globale de stockage estimée à 8 millions de quintaux. Les besoins en ficelle de liage ont, de leur côté, été évalués à 15.000 tonnes.

Pour le transport des récoltes, un plan combinant le rail et la route a été mis en place. Il prévoit la mobilisation de 98 wagons ferroviaires destinés principalement aux gouvernorats de Béja, Jendouba et Bizerte, ainsi que de 400 camions contractualisés avec l’Office des Céréales.

Un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire

La campagne est également accompagnée de mesures de prévention contre les incendies, notamment à travers des opérations de désherbage et l’aménagement des voies adjacentes aux exploitations céréalières.

Malgré cette récolte annoncée en hausse, la production nationale demeure inférieure aux besoins du pays. La consommation tunisienne de céréales est estimée à environ 30 millions de quintaux par an. Le déficit, particulièrement en blé tendre, continue ainsi d’être couvert par les importations destinées à la fabrication de la farine et du pain.

Lire aussi :

L’article Récolte céréalière : La Tunisie vise une production de plus de 22 millions de quintaux est apparu en premier sur webdo.

  •  

STAM : Le syndicat s’oppose à toute ouverture du quai industriel de Radès au privé

Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé son refus de toute privatisation de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès. Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Tunis, les représentants syndicaux ont mis en garde contre les conséquences économiques et sociales d’un éventuel transfert de cette activité à des opérateurs privés.

Le quai industriel au cœur d’un différend

Réuni mardi au siège de l’UGTT à Tunis, le syndicat de base de la STAM a affiché sa détermination à préserver le caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels du port de Radès.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Wajih Zidi, a souligné que la STAM représente un acteur stratégique du système portuaire national. Selon lui, l’entreprise joue un rôle essentiel dans l’activité économique et commerciale des ports tunisiens et la perte de l’exploitation du quai industriel pourrait fragiliser ses ressources financières ainsi que sa capacité à assurer ses missions.

Il a également rappelé que la centrale syndicale défend une approche fondée sur le renforcement des investissements publics et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, plutôt que sur la réduction de leur rôle dans l’économie.

Un appel d’offres contesté

Pour sa part, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le différend est lié à un appel d’offres portant sur l’exploitation du quai industriel pour une longue durée.

Selon lui, certaines dispositions techniques prévues dans le cahier des charges pourraient empêcher la STAM de participer dans des conditions équitables. Il a notamment évoqué l’exigence imposant aux candidats d’être eux-mêmes importateurs ou exportateurs utilisant le quai pour leurs propres marchandises, une condition que le syndicat juge susceptible d’écarter de facto l’entreprise publique.

Appel au dialogue

Les représentants syndicaux estiment que l’enjeu dépasse le seul avenir de la STAM et concerne l’ensemble du secteur de l’acconage et de la manutention en Tunisie.

Tout en réaffirmant leur opposition à toute privatisation de l’activité concernée, ils ont assuré privilégier la voie du dialogue et de la négociation afin de parvenir à des solutions garantissant la pérennité de l’entreprise, la préservation des emplois et la défense de l’intérêt général.

Lire aussi :

L’article STAM : Le syndicat s’oppose à toute ouverture du quai industriel de Radès au privé est apparu en premier sur webdo.

  •  

GCT de Gafsa : Peines de prison dans une affaire de marché public

Après plusieurs années d’enquête et de procédures judiciaires, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans une affaire impliquant d’anciens responsables du Groupe chimique tunisien (GCT) et un entrepreneur privé. Le dossier porte sur des irrégularités présumées dans l’attribution d’un marché public à la branche de Gafsa entre 2010 et 2013.

Jusqu’à six ans de prison

La juridiction spécialisée a prononcé, lundi 8 juin 2026, des jugements différenciés à l’encontre des personnes poursuivies dans cette affaire.

Un ancien responsable du Groupe chimique tunisien a bénéficié d’un non-lieu. En revanche, l’ancien directeur des achats a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison.

L’entrepreneur ayant obtenu le marché litigieux a écopé d’une peine plus lourde de six ans de prison, assortie de sanctions financières dont le montant n’a pas été précisé, rapporte Mosaique fm.

Cette décision judiciaire marque l’aboutissement d’un dossier examiné dans le cadre des efforts de lutte contre la corruption financière et les infractions liées à la gestion des marchés publics.

Un rapport d’audit à l’origine des poursuites

L’affaire a été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par le représentant légal du Groupe chimique tunisien. Celle-ci s’appuyait sur un rapport d’audit ayant mis en évidence des anomalies dans les procédures d’attribution d’un marché public.

Selon les éléments retenus par l’enquête, le contrat aurait été accordé à un entrepreneur sans respect des dispositions légales et réglementaires encadrant les marchés publics. Les faits reprochés se seraient produits entre 2010 et 2013, au sein de la branche de Gafsa du groupe.

L’audit a notamment relevé des manquements administratifs et juridiques susceptibles d’avoir porté atteinte aux principes de transparence et de concurrence qui régissent l’attribution des contrats publics.

Des accusations liées à l’abus de fonction

Les poursuites engagées visaient des infractions liées à l’exploitation de fonctions publiques pour obtenir des avantages injustifiés au profit de tiers, ainsi qu’à des actes ayant causé un préjudice à l’administration.

Au-delà des peines prononcées, cette affaire illustre le rôle croissant des rapports d’audit et des mécanismes de contrôle interne dans la détection des irrégularités au sein des entreprises publiques.

Elle s’inscrit également dans une série de dossiers examinés ces dernières années par les chambres spécialisées dans la corruption financière, chargées de traiter des affaires impliquant la gestion des fonds publics et les marchés de l’État.

Lire aussi :

L’article GCT de Gafsa : Peines de prison dans une affaire de marché public est apparu en premier sur webdo.

  •  

Pacte européen sur la migration : Ce qui va changer avec l’entrée en vigueur de la réforme

L’Union européenne s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique migratoire. À partir de ce vendredi 12 juin 2026, l’essentiel du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile entrera en application dans les États membres. Adoptée en 2024 après plusieurs années de négociations, cette réforme vise à harmoniser les procédures d’asile, renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Union et instaurer un nouveau mécanisme de solidarité entre les pays européens. Une évolution qui devrait également se traduire par une accélération des procédures de retour pour les personnes déboutées du droit d’asile.

Une refonte du système européen de l’asile

Le Pacte européen sur la migration et l’asile se compose de neuf règlements et d’une directive destinés à remplacer ou à réformer plusieurs dispositifs existants, notamment le système dit « Dublin », qui attribuait la responsabilité de l’examen d’une demande d’asile au premier pays d’entrée dans l’Union européenne.

L’objectif affiché par Bruxelles est de mettre en place un cadre commun permettant une gestion plus uniforme des demandes d’asile à l’échelle européenne. Les nouvelles règles instaurent notamment un filtrage systématique des migrants à leur arrivée aux frontières extérieures de l’Union. Durant cette phase, les autorités procéderont à l’identification des personnes, à la collecte de leurs données biométriques et à des vérifications sécuritaires avant l’orientation vers une procédure d’asile ou de retour.

Le fichier Eurodac, qui centralise les données relatives aux demandeurs d’asile et aux franchissements irréguliers des frontières, sera également renforcé afin de faciliter le suivi des parcours migratoires au sein de l’Union.

Des procédures accélérées aux frontières

L’un des changements les plus significatifs concerne la création d’une procédure d’asile accélérée aux frontières pour certaines catégories de migrants. Les demandes considérées comme ayant peu de chances d’aboutir pourront être examinées directement dans des centres situés aux frontières extérieures de l’Union, sans que les personnes concernées soient admises sur le territoire national de manière classique.

Les autorités européennes estiment que cette mesure permettra de réduire les délais de traitement des dossiers et d’accélérer les décisions concernant les personnes ne remplissant pas les critères de protection internationale. Les procédures de retour devraient ainsi être davantage intégrées au processus d’examen des demandes d’asile.

Cette évolution explique pourquoi plusieurs observateurs anticipent une hausse du nombre d’expulsions dans les années à venir, les États membres disposant d’outils juridiques et administratifs plus rapides pour traiter les dossiers des personnes déboutées.

Une solidarité obligatoire entre États membres

Le Pacte introduit également un mécanisme de solidarité destiné à mieux répartir la charge migratoire entre les États membres. Les pays situés aux frontières extérieures de l’Union, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, réclamaient depuis plusieurs années un partage plus équilibré des responsabilités en matière d’accueil des demandeurs d’asile.

Désormais, les autres États membres devront contribuer à cet effort soit en accueillant une partie des demandeurs d’asile, soit en apportant un soutien financier ou opérationnel aux pays sous pression migratoire. Ce principe de « solidarité flexible » constitue l’un des compromis majeurs ayant permis l’adoption du Pacte.

Un texte qui continue de diviser

Si les institutions européennes présentent cette réforme comme un moyen de mieux maîtriser les flux migratoires tout en garantissant le droit d’asile, le Pacte reste fortement contesté. Certaines organisations de défense des migrants dénoncent un durcissement des politiques migratoires européennes et s’inquiètent du recours accru aux procédures à la frontière ainsi que du risque de restrictions supplémentaires pour les demandeurs d’asile.

À l’inverse, plusieurs gouvernements et responsables politiques considèrent que ces nouvelles règles permettront de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’Union et de limiter les mouvements secondaires de migrants entre les États membres.

Un tournant pour la politique migratoire européenne

Avec son entrée en vigueur prévue le 12 juin 2026, le Pacte européen sur la migration et l’asile marque l’une des réformes les plus importantes du système migratoire européen depuis plus d’une décennie.

Entre harmonisation des procédures, renforcement des contrôles aux frontières et nouvelle répartition des responsabilités entre États membres, l’Union européenne espère répondre à la fois aux défis migratoires et aux tensions politiques qui ont marqué les dernières années. Reste à savoir si cette réforme parviendra à concilier efficacité administrative, solidarité européenne et respect des droits fondamentaux des personnes en quête de protection.

Lire aussi :

L’article Pacte européen sur la migration : Ce qui va changer avec l’entrée en vigueur de la réforme est apparu en premier sur webdo.

  •  

Un individu recherché pour terrorisme et homicide arrêté à Kasserine

Les unités de la Garde nationale ont interpellé un homme considéré comme particulièrement dangereux dans la délégation de Telabet, au gouvernorat de Kasserine. Recherché dans plusieurs affaires criminelles et terroristes, il faisait l’objet de neuf avis de recherche et d’un mandat d’amener.

Une opération menée par les unités centrales et régionales

Les unités centrales de la Garde nationale, en coordination avec les unités régionales de Kasserine, ont procédé lundi soir à l’arrestation du suspect dans la région de Telabet.

Selon les autorités, l’opération s’est déroulée avec succès malgré des tentatives qualifiées de violentes visant à faciliter sa fuite, rapporte ce mardi Mosaique FM.

Plusieurs accusations graves

L’individu arrêté était recherché dans le cadre de plusieurs affaires judiciaires. Il faisait notamment l’objet de poursuites pour appartenance à une organisation terroriste, homicide volontaire, évasion de prison, port d’armes et blanchiment d’argent.

Les services de sécurité indiquent également qu’il était visé par neuf avis de recherche ainsi que par un mandat d’amener émis par la justice.

À la suite de son arrestation, les autorités sécuritaires ont engagé les procédures légales requises en coordination avec le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kasserine.

Lire aussi :

L’article Un individu recherché pour terrorisme et homicide arrêté à Kasserine est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌