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Tunisie | 2 000 voitures électriques seront vendues d’ici fin 2026

Le marché des voitures électriques a connu en Tunisie une forte accélération au cours des quatre premiers mois de 2026. De janvier à avril, plus de 1 100 véhicules électriques ont été vendus, contre moins de 600 pour l’ensemble de l’année 2025.

Selon Ibrahim Debache, président de la Chambre syndicale nationale des concessionnaires et des constructeurs automobiles, qui parlait à l’agence Tap, en marge de la 4e édition de l’Industry Innovation Day, organisé le jeudi 4 juin 2026, au Sheraton Tunis, par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK Tunisie), en collaboration avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), et la Tunisian Automotive Association (TAA), sous le thème «Ecosystème tunisien : Servir l’industrie automobile de demain», ces données confirment le début d’une nouvelle phase pour un segment encore émergent mais en pleine croissance, porté par l’arrivée de nouvelles marques, l’élargissement de l’offre commerciale et un intérêt croissant des consommateurs pour des solutions de mobilité perçues comme plus modernes et moins polluantes.

L’événement était consacré aux transformations de l’industrie automobile, notamment la nouvelle mobilité, l’innovation technologique, la numérisation, le développement durable et les nouvelles compétences requises.

Le secteur vise désormais la vente d’environ 2 000 voitures électriques d’ici fin 2026, un objectif jugé réaliste par les opérateurs si le rythme de croissance observé en début d’année se maintient. Le nouveau cadre incitatif tunisien, destiné à promouvoir la mobilité électrique et hybride rechargeable, contribue également à soutenir la demande, grâce à des allégements fiscaux, des réductions de TVA et des aides à l’achat pour certaines catégories professionnelles et institutionnelles.

Malgré cette croissance, le secteur reste encore à ses débuts. Les voitures électriques ne représentent toujours qu’une part limitée du marché automobile tunisien, où le coût d’achat, le pouvoir d’achat des ménages et la disponibilité des services après-vente continuent d’influencer les décisions des consommateurs. Le principal défi demeure le développement des infrastructures de recharge.

Les opérateurs soulignent également la nécessité de maîtriser les prix, de renforcer la maintenance spécialisée et d’assurer une meilleure couverture des bornes de recharge, conditions jugées essentielles pour pérenniser la croissance actuelle.

Pour la Tunisie, la mobilité électrique s’inscrit dans une stratégie plus large de transition énergétique et de réduction de la dépendance aux énergies fossiles. Les autorités visent à développer progressivement le parc de véhicules électriques et le réseau de recharge d’ici 2030, mais la transition d’un marché de niche à un segment central dépendra de la capacité à combiner incitations, infrastructures et accessibilité financière.

I. B.

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Le secteur automobile tunisien s’accroît de 50 % en 8 ans

Le secteur de la fabrication de composants automobiles est l’un des plus importants en Tunisie, qui se classe au premier rang des producteurs de composants automobiles en Afrique, a déclaré Ibrahim Debache, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK Tunisie).

Dans une déclaration à Mosaique FM, en marge de la quatrième édition de l’Industry Innovation Day 2026, sous le thème «Ecosystème tunisien : Servir l’industrie automobile de demain», organisée le jeudi 4 juin 2026, au Sheraton Hotel à Tunis, par AHK Tunisie, en coopération avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), M. Debache a expliqué que l’industrie automobile connaît actuellement des transformations profondes, les logiciels et les technologies numériques jouant un rôle de plus en plus prépondérant aux côtés des composants matériels traditionnels. Cela nécessite le développement des ressources humaines et la modernisation des systèmes et infrastructures de formation afin de suivre le rythme de ces évolutions.

Le vice-président d’AHK Tunisie a ajouté que le secteur compte actuellement environ 280 entreprises et emploie plus de 120 000 personnes, contre environ 80 000 en 2018, soit une croissance de plus de 50 % en seulement huit ans, soulignant l’importance de renforcer la valeur ajoutée de l’industrie tunisienne par l’investissement dans l’innovation, la recherche et le développement. Il a aussi insisté sur la nécessité de freiner l’émigration des travailleurs qualifiés et des ingénieurs en leur offrant des perspectives de carrière prometteuses dans le pays. À cet égard, il a noté que la Tunisie forme chaque année plus de 7 000 ingénieurs, ce qui rend indispensable la création de conditions favorables pour tirer parti de ces ressources nationales.

M. Debache a également plaidé pour que l’on tire parti de la situation géographique stratégique de la Tunisie afin de renforcer son rôle de lien entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie, et d’attirer de nouveaux investisseurs compte tenu de la concurrence internationale croissante et des transformations qui s’opèrent sur les marchés mondiaux, notamment sur le continent asiatique, qui représente plus de 60 % de la capacité de production mondiale du secteur.

Adaptation aux progrès technologiques

M. Debache a, par ailleurs, souligné que la coopération existante entre le ministère de l’Industrie et les différents acteurs de l’automobile a contribué ces dernières années au développement du secteur et à sa capacité à suivre le rythme des nouvelles avancées technologiques. Tout en insistant sur l’importance de poursuivre les efforts conjoints entre les institutions publiques, le secteur privé et les partenaires internationaux afin de renforcer la compétitivité de la Tunisie.

M. Debache a conclu en soulignant que la confiance que la Tunisie a su gagner auprès des principaux constructeurs automobiles et de composants automobiles au fil des décennies demeure l’un des facteurs les plus importants pour attirer les investissements, notant qu’un certain nombre d’investisseurs ayant implanté leurs usines en Tunisie depuis les années 1970 et 1980 étendent désormais leurs investissements aux domaines de l’innovation, de la recherche et du développement, ce qui renforcera la position de la Tunisie sur la carte de l’industrie automobile à l’avenir.

La Journée de l’innovation automobile a été une occasion pour mettre en lumière les dernières transformations de l’industrie automobile mondiale et à aborder les principales opportunités et les défis auxquels est confrontée l’industrie en Tunisie, notamment face aux progrès technologiques rapides et à la transition vers la numérisation et les logiciels intelligents.

I. B.

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TAA fête ses 10 ans et les 60 ans de l’industrie automobile tunisienne

Dans une ambiance électrifiée et un décor hollywoodien, la Tunisian Automotive Association (TAA) a célébré, mercredi 3 juin 2026, dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis, un double anniversaire marquant : les dix ans de l’association et les soixante ans de l’industrie automobile tunisienne.

Lotfi Sahli

Placée sous le thème «60 ans d’héritage – 10 ans d’accélération», cette célébration a réuni les principaux acteurs de l’écosystème automobile national et international autour d’un hommage aux femmes et aux hommes qui ont contribué à faire de cette industrie un pilier stratégique de l’économie tunisienne et un secteur résolument tourné vers les enjeux de la mobilité de demain.

Lors de la cérémonie officielle animée par Wassim Belarbi, la présidente de la TAA, Myriam Elloumi, est revenue, dans son allocution, sur le chemin parcouru par l’association et les ambitions futures de la filière.

De l’héritage à l’accélération

    Le premier temps fort, «L’Héritage», a été marqué par la projection d’un film retraçant les grandes étapes du développement de l’industrie automobile tunisienne au cours des six dernières décennies. Entre cet acte et le suivant, la cantatrice Rawaa Ben Ammar a créé une atmosphère empreinte d’émotion en interprétant ‘‘Meguiesse’’ de Zied Gharsa, offrant au public une parenthèse artistique saluée par l’assistance.

    La cérémonie s’est poursuivie avec la séquence «Accélération», consacrée aux dix années d’existence de la TAA. Après la diffusion d’un film mettant en lumière les réalisations de l’association, le président d’honneur Nabhen Bouchaala a livré un témoignage sur les étapes clés de son développement. Un échange avec la vice-présidente Lamia Fourati a permis de revenir sur les principaux accomplissements de la TAA ainsi que sur ses projets à venir.

    Le volet «Partenaires & Distinctions» a ensuite mis à l’honneur les partenaires institutionnels et internationaux ayant accompagné la TAA dans son évolution. Plusieurs trophées de reconnaissance ont été remis à cette occasion. Ce fut un moment solennel, rendant hommage à ceux qui ont contribué à l’essor de l’industrie automobile tunisienne au cours de la dernière décennie.

    A gauche : Fatma Kolsi.

    Au moment de la remise des trophées, les personnalités distinguées se sont relayées à la tribune pour adresser quelques mots à l’assistance et témoigner de la qualité des partenariats noués avec la TAA. Parmi elles figuraient Fathi Sahlaoui, représentant du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Jalel Tabib, directeur général de la Fipa, M. Felix Sarrazin, chef de projet à la GIZ, ainsi que Hildegard Müller, présidente de la VDA (Association allemande de l’industrie automobile), qui est intervenue à travers un message vidéo enregistré spécialement pour l’événement.

    Les participants ont également pu écouter les interventions de Marius Ochel, Head of Cluster International Association Partnerships Africa & India, M. Charles Aromica, directeur général de la FIEV (Fédération des industries des équipements pour véhicules), et Markus Thill, vice-président de l’AAAM (African Association of Automotive Manufacturers). Tous ont salué les avancées réalisées par la filière tunisienne, son intégration croissante dans les chaînes de valeur internationales ainsi que le rôle fédérateur joué par la TAA dans le développement de l’écosystème automobile national.

    Cette séquence de reconnaissance a été ponctuée par un intermède artistique de la cantatrice Rawaa Ben Ammar, qui a su captiver l’auditoire grâce à une prestation alliant patrimoine musical tunisien et sonorités contemporaines, contribuant à donner à la célébration une dimension à la fois institutionnelle et culturelle.

    La dernière partie de la soirée, baptisée «Le Futur», a été consacrée aux perspectives de développement du secteur. Un film prospectif a présenté les grandes transformations attendues dans les domaines de la mobilité, de l’innovation et de l’industrie automobile. Dans son discours de clôture, Mme Elloumi a souligné l’importance de poursuivre les efforts de compétitivité, d’innovation et d’intégration technologique afin de consolider la position de la Tunisie sur les chaînes de valeur mondiales.

    La cérémonie s’est achevée par un cocktail dînatoire réunissant industriels, équipementiers, investisseurs, représentants d’institutions publiques et partenaires nationaux et internationaux. Ce moment de networking a favorisé les échanges entre les figures clés du secteur et permis de célébrer, dans une ambiance conviviale, un jalon important de l’histoire de l’industrie automobile tunisienne.

    Une industrie en pleine transformation

    En marge du cocktail dînatoire, plusieurs invités m’ont confié leurs impressions sur cette célébration historique et partagé leur vision des perspectives de l’industrie automobile tunisienne.

    M. Tabib a souligné que «l’industrie automobile est aujourd’hui une véritable fierté pour la Tunisie», rappelant que les pouvoirs publics déploient d’importants efforts pour soutenir la croissance de ce secteur stratégique et renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux.

    De son côté, Khelil Chaïbi, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF), a insisté sur l’importance du cluster automobile tunisien, qu’il considère comme l’un des principaux moteurs de transformation de l’industrie nationale. Selon lui, cette dynamique constitue une opportunité majeure pour renforcer la compétitivité du tissu industriel tunisien et accélérer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

    Pour M. Bouchaala, l’industrie automobile demeure l’un des leviers de croissance les plus prometteurs pour l’économie tunisienne. Tout en affichant son optimisme quant à l’avenir du secteur, il a regretté certaines périodes de ralentissement qui ont empêché l’industrie automobile tunisienne de réaliser pleinement son potentiel de développement au cours des dernières années.

    De gauche à droite: Nabhen Bouchaala, Khelil Chaïbi et Jalel Tabib.

    Quant à Fatma Kolsi, directrice générale de la TAA, elle a estimé que l’événement représente «la consécration de l’industrie automobile tunisienne», ajoutant qu’il constitue l’aboutissement d’une vision stratégique claire menée depuis plusieurs décennies. «Cette réussite offre aujourd’hui au secteur une projection audacieuse vers l’avenir et les conditions nécessaires à un essor durable», a-t-elle déclaré.

    À travers ces témoignages, un message commun s’est dégagé : l’industrie automobile tunisienne, forte de ses soixante années d’expérience et portée par une décennie d’action structurante de la TAA, dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa montée en puissance et relever les défis de la mobilité, de l’innovation et de la transition industrielle des prochaines années.

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    Composants auto intelligents : Un géant américain renforce sa présence en Tunisie

    La Tunisie continue d’attirer les acteurs majeurs de l’industrie automobile, avec des perspectives d’expansion à la clé. Mardi 5 mai 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé par intérim du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a reçu une délégation de la société américaine Visteon, conduite par son vice-président exécutif Joao Paulo Ribeiro.

    Cette rencontre, tenue au siège du ministère, s’inscrit dans le cadre du suivi de l’activité du groupe en Tunisie, où il est implanté depuis 2005. Les discussions ont mis en avant le rôle croissant de l’entreprise dans le développement de l’industrie des composants automobiles, notamment grâce à l’intégration de technologies de pointe et à l’exploitation de compétences locales qualifiées.

    Valoriser les ressources humaines nationales

    Le ministre a insisté sur l’importance stratégique de ce type d’investissement pour le tissu industriel tunisien, en soulignant la capacité de l’entreprise à valoriser les ressources humaines nationales. De son côté, le représentant de Visteon a réaffirmé l’engagement du groupe à renforcer sa présence en Tunisie, avec des projets d’extension à venir et la création de nouveaux emplois.

    Lire aussi : Tunisie–USA : Washington veut relancer les commissions mixtes et miser sur l’automobile et l’aéronautique

    Actuellement, l’entreprise emploie environ 560 personnes dans le pays, avec un taux d’encadrement avoisinant les 40 %, un indicateur révélateur du niveau de qualification des équipes locales. À l’échelle mondiale, Visteon dispose de 14 usines et de 18 centres de recherche et développement, totalisant plus de 10 000 emplois.

    Fabrication de systèmes électroniques intelligents

    Spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes électroniques intelligents pour l’automobile – notamment les solutions d’éclairage, de climatisation et les technologies embarquées – l’entreprise travaille avec plusieurs grandes marques internationales, renforçant ainsi l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales du secteur automobile.

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    Taxe de circulation 2026 : Dernier délai pour les immatriculations paires le 5 mars

    Les automobilistes aux numéros d’immatriculation pairs doivent s’acquitter de leur taxe de circulation « vignette » 2026 avant jeudi 5 mars, avertit le Ministère des Finances. Cette échéance marque la dernière opportunité pour éviter les pénalités de retard et régler la situation dans les temps.

    Paiement en ligne simplifié

    Le règlement peut être effectué directement depuis le site officiel : taxe-circulation.finances.gov.tn. Il est inutile de se déplacer dans la mesure où le reçu généré en ligne fait office de preuve de paiement officielle.

    Rapide et sécurisé, le paiement en ligne facilite la démarche pour tous les automobilistes.

    Vérifications préalables obligatoires

    Avant de payer, les propriétaires doivent toutefois contrôler leur situation fiscale si un identifiant fiscal est attribué et vérifier les infractions routières :

    Ce rappel du ministère vise à prévenir les retards et simplifier les démarches pour les automobilistes, afin que chacun puisse s’acquitter de sa vignette sans difficulté et en toute sécurité.

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