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SAH : le bénéfice net du groupe dépasse les 63 millions de dinars en 2025

Le Conseil d’administration de la Société d’Articles Hygiéniques (SAH), réuni le mercredi 29 avril 2026, a arrêté les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2025.

L’entreprise SAH affiche une progression de ses indicateurs financiers. Et ce, avec un bénéfice net consolidé, dit part du groupe, en hausse de 2,7 % pour atteindre plus de 63,2 millions de dinars. Aussi, face à ces résultats, une distribution de dividende de 0,400 dinar par action sera proposée aux actionnaires. Cette distribution s’est opérée lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du mardi 9 juin 2026.

Pour ce qui est du détail des indicateurs financiers, le résultat net part du groupe s’établit précisément à 63,28 millions de dinars en 2025; contre 61,60 millions de dinars en 2024. De son côté, le résultat individuel net progresse de 6 %. Il atteint 52,78 millions de dinars en 2025; contre 49,79 millions de dinars l’année précédente. Enfin, le résultat individuel avant impôt s’élève à 57,45 millions de dinars en 2025; contre 53,71 millions de dinars en 2024. Ce qui représente une hausse de 7 %.

Au terme de l’examen du rapport d’activité et de la clôture des comptes, le Conseil d’administration de SAH a validé deux décisions majeures. Ainsi, la première consiste à soumettre au vote de l’Assemblée Générale la proposition du dividende de 0,400 dinar par action. Tandis que la seconde concerne la convocation officielle des actionnaires de la société pour la tenue de cette réunion au début du mois de juin.

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Russie : Poutine promet une baisse des taux d’intérêt 

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré qu’il y avait des raisons pour une baisse du taux directeur de la Banque centrale russe. Laquelle réunit ses membres la semaine prochaine.

Le taux directeur a déjà été abaissé de 15 % à 14,5 % le 24 avril. Mais de nombreux hommes d’affaires et banquiers se plaignent qu’il reste encore trop élevé. La prochaine réunion de fixation des taux d’intérêt est donc prévue pour le 19 juin. « La situation (économique) est sous contrôle, c’est parfaitement évident. Et les mesures prises ont donné les résultats escomptés », a déclaré Poutine.

Au final Vladimir Poutine conclut que « l’inflation diminue, elle se situe légèrement au-dessus de 5 %. Par conséquent, je crois que nous sommes pleinement en droit d’espérer une baisse du taux directeur et la réalisation des autres objectifs nécessaires ».

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La production de l’OPEP a diminué de 1 million de barils par jour

La production pétrolière de l’OPEP a atteint en mai son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans, selon une enquête de Reuters publiée mercredi 10 juin. Alors qu’un blocus naval américain limite les exportations iraniennes.

La production des 11 membres de l’OPEP a diminué de 1,06 million de barils par jour sur une base mensuelle, pour atteindre 16,13 millions de barils par jour, selon l’enquête. Il s’agit du niveau mensuel le plus bas depuis au moins 2000, relève Reuters, et bien en deçà des niveaux enregistrés pendant la pandémie de COVID-19 en 2020, lorsque la demande s’était effondrée.

Ces chiffres n’incluent pas les Émirats arabes unis, qui se sont retirés de l’OPEP le 1er mai dernier. L’Iran a enregistré la plus forte baisse, conséquence de l’embargo américain entré en vigueur le 13 avril, selon l’enquête. L’Arabie saoudite a enregistré de nouvelles baisses; tandis que l’Irak a réussi à augmenter son offre grâce à une hausse de la consommation intérieure, révèlent d’autres sources. Quant au Venezuela et au Nigeria, ils ont également pompé des quantités plus importantes.

A cet égard, notons que huit membres de l’OPEP+, un groupe qui comprend les membres de l’OPEP et leurs alliés, dont la Russie, avaient convenu d’augmenter leur production en mai. Mais la guerre en Iran et le blocus américain ont rendu cela impossible.

L’enquête de Reuters s’appuie sur des données du groupe financier LSEG, des informations provenant d’autres sociétés de surveillance des flux, telles que Kpler, et des informations fournies par des sources issues des compagnies pétrolières, de l’OPEP et de consultants.

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Réconciliation pénale : Kaïs Saïed appelle à la restitution de « l’argent du peuple »

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé que l’opportunité reste ouverte, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de conclure des accords de réconciliation pénale avec les personnes concernées. Les résultats de ces accords seront, a-t-il précisé, soumis au Conseil de sécurité nationale.

Lors de sa rencontre, hier au palais de Carthage, avec le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale, Ali Abbas, le chef de l’État a insisté sur le fait que ce mécanisme ne constitue pas une instance de “règlement de comptes”. Il s’agit, selon lui, d’un processus visant à récupérer les fonds “détournés au peuple” et à les restituer à la collectivité.

Kaïs Saïed a souligné qu’aucune intention de représailles ou de traitement punitif n’est recherchée, estimant que les personnes concernées, qu’elles soient en détention ou à l’étranger, doivent pouvoir bénéficier d’une nouvelle opportunité pour régulariser leur situation et clore ce dossier.

Le président a par ailleurs exclu toute forme de négociation ou de pression, appelant à accélérer la conclusion des accords dans les plus brefs délais et à éviter des procédures administratives qu’il juge sans réelle utilité.

Il a rappelé que l’idée de la réconciliation pénale avait été évoquée dès 2012, avant d’être reprise à travers différentes initiatives et consultations dans les régions du pays, avec pour objectif la restitution des fonds publics et leur orientation vers les zones les plus défavorisées, touchées selon lui par des décennies de marginalisation.

Kaïs Saïed a également évoqué les difficultés rencontrées par les commissions précédentes, qu’il attribue à des obstacles “non fortuits”, ayant conduit à leur échec progressif, la dernière ayant cessé ses activités en septembre 2024.

Enfin, le chef de l’État a appelé la nouvelle commission à soumettre rapidement les projets d’accords afin de finaliser ce mécanisme prévu par décret, et de clore définitivement ce dossier dans les meilleurs délais.

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Eaux minérales et sodas exposés au soleil : risques sanitaires et sanctions annoncées

L’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires met en garde contre la propagation d’une pratique jugée dangereuse : l’exposition directe au soleil des eaux minérales en bouteille et des boissons gazeuses, ainsi que leur stockage dans des conditions inadaptées.

Selon l’autorité, ces produits sont parfois conservés, transportés ou proposés à la vente dans des espaces ne respectant pas les exigences minimales d’hygiène et de sécurité. Ces conditions peuvent altérer la qualité des eaux minérales, des sodas, et représenter un risque pour la santé du consommateur.

L’organisme souligne que ces manquements concernent l’ensemble de la chaîne de distribution, du stockage jusqu’à la mise en rayon, et insiste sur la nécessité de protéger ces produits de la chaleur directe, de l’humidité et de toute source de contamination. Le respect des conditions de conservation est présenté comme un impératif pour garantir l’intégrité des denrées et préserver la confiance des consommateurs.

Face à ces pratiques, les autorités préviennent qu’en cas de non-respect des règles en vigueur, des mesures strictes seront appliquées. Celles-ci peuvent aller de la saisie des produits à leur destruction, en passant par la rédaction de procès-verbaux et l’engagement de poursuites administratives conformément à la législation en vigueur.

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ASSAD : la justice autorise un réexamen du dossier douanier

ASSAD indique que la Cour d’appel de Tunis a accepté sa demande. Cette décision permet à l’Administration des Douanes de réexaminer les chefs d’accusation retenus contre la société. L’affaire a été renvoyée au 3 juillet 2026.

Dans un communiqué publié sur le site du Conseil du Marché Financier, ASSAD précise que la Cour d’appel de Tunis a validé la demande qu’elle a introduite. Cette décision autorise l’Administration des Douanes à réexaminer les chefs d’accusation.

L’affaire est fixée au 3 juillet 2026 pour la suite de la procédure.

Pour rappel, ASSAD a annoncé en décembre 2025 avoir accepté une offre d’amnistie liée à une infraction douanière. La société avait été condamnée par contumace le 9 juillet 2025 par le tribunal de première instance de Kasserine. L’amende s’élevait à environ 49,9 millions de dinars dans le cadre de cette affaire. Cette décision a eu un impact important sur la situation juridique et financière de la société, ainsi que sur sa trésorerie et ses perspectives.

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Alger loin derrière Tunis en capitalisation boursière

L’introduction prochaine d’Ayrade, première entreprise algérienne de l’économie numérique à rejoindre la Bourse d’Alger, illustre la volonté des autorités de dynamiser le marché financier par les startups et les entreprises technologiques. Toutefois, cette stratégie peine à masquer une réalité plus préoccupante : la place boursière algérienne demeure très éloignée des standards régionaux et risque de ne pas atteindre ses objectifs de croissance à moyen terme, analyse le site Maghreb Emergent.

Portée en 2024 par les introductions du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et de la Banque de Développement Local (BDL), la capitalisation de la Bourse d’Alger a atteint près de 5,8 milliards de dollars. Mais cette progression exceptionnelle n’a pas été suivie d’une dynamique durable, souligne la même source.

Lire aussi: Algérie : la BDL en Bourse dès le 20 janvier 2025

Par conséquent, l’objectif officiel de 15 milliards de dollars de capitalisation à l’horizon 2030 apparaît aujourd’hui difficilement atteignable, faute de nouvelles introductions d’envergure.

En effet, le principal défi réside dans la taille des entreprises qui rejoignent actuellement le marché financier. Car, malgré une levée de fonds record pour le compartiment croissance, Ayrade ne représente qu’environ 7 millions de dollars de capitalisation supplémentaire. Et à ce rythme, fondé essentiellement sur de petites et moyennes entreprises, la progression du marché reste marginale, regrette Maghreb Emergent.

Deux cents ans…

D’ailleurs, selon certaines estimations, il faudrait plus de deux siècles à la Bourse d’Alger pour atteindre le niveau de capitalisation actuel de la Bourse de Tunis, évalué à environ 8,2 milliards de dollars.

La comparaison régionale souligne davantage ce retard. Alors que Casablanca a multiplié les introductions de grandes entreprises privées ces dernières années et que Tunis maintient un marché relativement actif avec plus de 80 sociétés cotées, Alger reste dépendante d’opérations ponctuelles et largement liées au secteur public.

La faute au manque de grands groupes privés

Cette situation s’explique également par l’absence des grands groupes privés nationaux. En fait, après le succès de l’introduction de Biopharm en 2016, aucun acteur majeur n’a suivi. Les incertitudes économiques et politiques des dernières années ont renforcé la préférence des entreprises pour l’autofinancement ou le crédit bancaire, malgré les incitations accordées à la cotation.

À ces difficultés s’ajoute un problème structurel d’illiquidité. Le marché secondaire demeure peu actif, avec un taux de rotation inférieur à 1 %, contre plus de 11 % à Tunis par exemple. Les échanges restent limités et les actions souscrites circulent peu, réduisant l’attractivité de la place financière pour les investisseurs comme pour les émetteurs.

Trente ans après sa création, la Bourse d’Alger reste ainsi confrontée à un défi majeur : dépasser la logique des petites introductions et attirer des entreprises de taille significative capables de lui donner une véritable dimension régionale.

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Astrée Assurances : détachement du dividende le 1er juillet 2026

Astrée Assurances a annoncé que le dividende a été fixé à 3 dinars par action, avec une date de détachement arrêtée au 1er juillet 2026.

Cette décision a été prise par l’Assemblée Générale Ordinaire de la société tenue le 9 juin 2026. Le règlement des dividendes s’effectuera auprès des intermédiaires en Bourse et des teneurs de comptes dépositaires des titres via Tunisie Clearing pour les titres qui y sont déposés.

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Tunisie-Égypte : les exportations bondissent de 53 %

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Égypte ont enregistré une nette progression en 2025, atteignant près de 490 millions de dollars, contre 434,5 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 12,8 %, a indiqué mercredi le président-directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Morad Ben Hussein.

Intervenant lors d’une rencontre consacrée au rôle du secteur privé dans le développement des marchés et des entreprises inclusifs en Afrique, il a précisé que les exportations tunisiennes vers l’Égypte ont bondi de 53,1 % pour s’établir à 76,5 millions de dollars.

Malgré cette évolution positive, la balance commerciale demeure largement déficitaire au profit de l’Égypte, avec un déficit estimé à près de 337 millions de dollars.

Selon Morad Ben Hussein, les exportations tunisiennes vers le marché égyptien sont principalement composées de composants et équipements électriques, notamment les fils et câbles, ainsi que de produits chimiques. Ces deux catégories représentent à elles seules près de 70 % des exportations tunisiennes, ce qui traduit une faible diversification de l’offre exportable.

Le responsable a également souligné plusieurs obstacles freinant les exportations tunisiennes. Parmi eux figurent les barrières non tarifaires, les procédures administratives liées à l’enregistrement auprès de l’Autorité égyptienne de contrôle des exportations et des importations, l’absence de liaison maritime directe entraînant des coûts de transport élevés, ainsi que les difficultés liées aux transferts financiers et à la reconnaissance mutuelle des certifications sanitaires et techniques.

En dépit de ces contraintes, le potentiel d’exportation non exploité vers le marché égyptien est estimé à 63,5 millions de dollars. Ainsi, les capacités exportatrices tunisiennes pourraient atteindre environ 140 millions de dollars, contre seulement 76,5 millions de dollars effectivement exportés à ce jour.

Les secteurs offrant les meilleures perspectives de développement sont les composants mécaniques et électriques, les industries chimiques et pharmaceutiques, ainsi que les produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée, notamment l’huile d’olive conditionnée, les dattes et leurs dérivés.

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Exportations : la Tunisie invitée à renforcer son ancrage africain

« La ZLECAF n’est pas seulement un accord tarifaire, c’est une refonte fondamentale de l’avantage concurrentiel tunisien. Cette refonte nécessite une mobilisation coordonnée des pouvoirs publics, des institutions d’appui et du secteur privé ». C’est ce qu’a déclaré le sous-directeur de la coopération économique et commerciale au ministère du Commerce et du Développement des exportations, Fakhri Bouzayen, lors de la première édition du Forum de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) organisée, mercredi, sur le thème « Le hub Tunisie face à la Zlecaf : Opportunités et croissance ».

Et d’ajouter que la diversification des marchés d’exportation n’est plus une option face à la vulnérabilité des marchés traditionnels de la Tunisie. 66% des exportations tunisiennes dépendent aujourd’hui du marché européen, un marché mature et fortement exposé aux fluctuations économiques régionales.

Toujours selon Bouzayen, même si la faible part des exportations nationales acheminées vers les pays africains (environ 4,5% des exportations totales) est faible, la Tunisie dispose d’une grande diversité en termes de produits, de pays atteints (42) et de l’indice de complexité le plus important. Il appelle à capitaliser sur ces acquis pour renforcer les exportations tunisiennes vers les marchés du continent.

Au-delà de la dimension commerciale de cet accord, le responsable estime que l’intégration circulaire dans les chaînes de valeur africaines constitue le moteur de transformation principal dans le cadre de cet accord.

Il plaide pour le renforcement de la visibilité du secteur des services national sur la carte africaine soulignant que la libéralisation des services ouvre des voies au-delà de l’exportation de marchandises.

A souligner que 25 pays africains s’apprêtent à franchir une étape décisive pour la ZLECAf en finalisant la domestication de leurs concessions tarifaires (ils ne sont que 11 actuellement contre 8 en 2022). Cette mesure est essentielle pour l’application concrète des réductions de droits de douane sur le continent.

Toutefois, la mise en œuvre de cet accord continental reste confrontée à plusieurs obstacles dont des réseaux de distribution limités, un manque de représentations physiques, une faible connectivité maritime directe, des coûts de transport élevés, un déficit de fret aérien, un accès restreint au financement export, des risques commerciaux non couverts, une méconnaissance des concessions et des règles d’origine, une complexité douanière et une disparité des exigences techniques.

La première édition du Forum de la Zone de libre-échange continentale africaine est organisée en marge du Salon international de l’alimentation Afrique (IFSA Afrique) du 9 au 11 juin 2026 au Parc des expositions du Kram à Tunis.

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Les prix de l’or pourraient chuter jusqu’à 3 500 dollars, avertit Citibank

Citibank a prédit que les prix de l’or chuteraient de 20 % supplémentaires d’ici septembre prochain. Tout en avertissant que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pendant l’été pourrait entraîner de fortes pertes pour le métal jaune, malgré l’escalade des tensions géopolitiques.

Dans une note publiée mardi 9 juin, les analystes de la banque ont indiqué que les prix de l’or pourraient chuter aux alentours de 3 500 dollars l’once si le détroit d’Ormuz restait fermé jusqu’à la fin de l’été.

La banque estime que l’or, traditionnellement considéré comme l’une des valeurs refuges les plus importantes en période de turbulences, est devenu à court terme « un actif exceptionnellement risqué » en raison de l’évolution des facteurs qui ont soutenu sa hausse record ces derniers mois. C’est ce qu’indique un rapport publié par le réseau américain CNBC et examiné par Al Arabiya Business.

L’or avait atteint un sommet historique de 5 594,82 dollars l’once le 29 janvier 2026; avant d’amorcer une forte baisse.

Les analystes de Citi ont noté que la crise actuelle du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une contraction de la demande mondiale d’or, ramenant potentiellement les prix aux niveaux observés il y a environ neuf mois, aux alentours de 3 500 dollars l’once. « Les risques à court terme ont tendance à être négatifs, donc acheter à la baisse ne semble logique que s’il existe une forte conviction qu’il n’y aura pas de retour à l’escalade », ajoutent-ils. « À long terme, nous conservons une perspective positive sur l’or, mais nous pensons qu’il représente un investissement à haut risque à court terme. En particulier pour les investisseurs qui n’ont pas une grande marge de manœuvre pour tolérer la volatilité ou un horizon d’investissement à long terme », poursuivent-ils.

Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en août s’échangeaient mardi matin autour de 4 352,9 dollars l’once. Au final, les analystes de la banque ont expliqué qu’une grande partie de la pression actuelle sur l’or est liée à la crise du détroit d’Ormuz et à la hausse des prix de l’énergie, à la fois directement et indirectement, par leur impact sur la hausse des taux d’intérêt réels, la force du dollar et la faiblesse de l’activité des marchés émergents. En plus de la baisse des achats des investisseurs résultant des changements de politique des banques centrales.

Toujours selon eux, l’apaisement des tensions dans le détroit d’Ormuz et la baisse future des prix de l’énergie pourraient atténuer la pression sur l’or et faire évoluer les prix vers un nouveau plancher.

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La France assouplit les titres de séjour pour les métiers en tension : les Maghrébins concernés

Alors que la France continue de faire face à des pénuries de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs clés, le gouvernement français vient d’annoncer qu’il entend accélérer et simplifier la délivrance des titres de séjour destinés aux travailleurs étrangers exerçant dans les…

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Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine !

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a signé un protocole d’accord avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

L’objectif de cet accord, signé mardi 9 juin à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hussein, et une délégation du Conseil chinois, est de renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et cette région clé de la Chine, à travers entre autres la facilitation l’accès des produits tunisiens au marché chinois.

 

A noter que cette réunion s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales et du renforcement des échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et leurs homologues de la province du Hunan (qui compte plus de 65 millions d’habitants), l’un des pôles industriels et économiques majeurs de la Chine.

Le CEPEX souligne que cette initiative intervient dans un contexte marqué par une dynamique positive des relations tuniso-chinoises, particulièrement dans le domaine économique. Elle s’appuie également sur la décision des autorités chinoises d’exonérer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. En tout cas, cette mesure constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes, en leur permettant d’améliorer leur compétitivité sur le marché chinois et de diversifier leurs débouchés à l’export.

Par ailleurs, les deux parties assurent que cet accord devrait contribuer à réduire la dépendance des exportations tunisiennes aux marchés traditionnels, tout en favorisant une meilleure intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales.

En clair, la Tunisie, à travers le CEPEX, veut faire de la province de Hunan la porte d’entrée des produits tunisiens en Chine.

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Le ministère de la Défense recrute

Le ministère de la Défense nationale a annoncé l’ouverture d’un concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement de 320 agents relevant des catégories 1, 3 et 5 du corps des ouvriers de l’État, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif, au titre de l’année 2026.

Cette opération de recrutement est organisée conformément à la décision du ministre de la Défense nationale en date du 5 juin 2026.

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 3 juillet 2026. Les épreuves et examens professionnels se dérouleront à partir du 3 août 2026 au siège du ministère de la Défense nationale, ainsi que les jours suivants.

Le département a également souligné que chaque candidat ne peut postuler qu’à un seul poste. Toute candidature déposée après la clôture des inscriptions ou ne comportant pas l’ensemble des pièces requises sera automatiquement rejetée. Le cachet de la poste ou la date d’enregistrement au bureau d’ordre central fera foi pour déterminer la date d’envoi ou de réception du dossier.

Les candidats sont invités à déposer leurs dossiers directement ou à les envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse suivante : Ministère de la Défense nationale, Direction générale des affaires administratives et financières – Direction de la gestion du personnel, Base militaire d’El Omrane, Tunis 1005.

L’enveloppe devra obligatoirement porter la mention : « Ne pas ouvrir – Concours externe sur épreuves et examens professionnels pour le recrutement d’agents des première et deuxième unités du ministère de la Défense nationale au titre de l’année 2026 ».

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Produits tunisiens: de nouvelles opportunités d’accès au marché chinois

Les entreprises tunisiennes pourraient bénéficier de nouvelles opportunités sur le marché chinois à la faveur de la suppression, pendant deux ans, des droits de douane appliqués par la Chine sur plusieurs produits importés de pays africains, dont la Tunisie. Une mesure qui vise à faciliter l’accès des exportateurs tunisiens à l’un des plus grands marchés mondiaux et à renforcer leur compétitivité.

C’est dans ce contexte qu’une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan a effectué une visite au Centre de promotion des exportations (Cepex), le 9 juin 2026. La rencontre avec le président-directeur général du Cepex, Mourad Ben Hassine, a porté sur les moyens de développer les échanges commerciaux et les partenariats économiques entre les entreprises tunisiennes et celles de cette province chinoise.

L’enjeu est de taille pour les exportateurs tunisiens. Avec plus de 1,4 milliard de consommateurs, la Chine représente l’un des plus importants marchés de consommation au monde. Quant à la province du Hunan, elle compte plus de 65 millions d’habitants et constitue un important pôle industriel et économique du pays.

Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’améliorer la présence des produits tunisiens en Chine, de diversifier les débouchés à l’export et de réduire la dépendance aux marchés traditionnels, en particulier européens. Les deux parties ont également évoqué l’organisation de missions d’affaires, de rencontres professionnelles et le partage d’informations liées au commerce extérieur et à l’investissement.

La rencontre s’est conclue par la signature d’un mémorandum d’entente entre le Cepex et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan. Cet accord vise à instaurer un cadre permanent de coopération dans les domaines de la promotion commerciale, de l’échange d’expertise et du développement des relations entre les entreprises des deux pays.

Pour la Tunisie, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des marchés d’exportation et d’intégration dans les chaînes de valeur internationales. Elle intervient également dans un contexte de rapprochement économique entre Tunis et Pékin, marqué par une volonté commune de renforcer les échanges commerciaux et les investissements.

 

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Pétrole en Tunisie : le champ d’Ashtart atteindra son pic de rentabilité en 2031

Le champ d’Ashtart, l’un des principaux gisements pétroliers en Tunisie et la deuxième plus grande découverte pétrolière du pays, devrait atteindre son pic de rentabilité en 2031. C’est ce qu’indique un rapport publié par une plateforme de recherche et de conseil spécialisée dans les marchés de l’énergie basée à Washington.

Le seuil de rentabilité correspond au niveau où l’écart entre les recettes de production prévisionnelles et les charges d’exploitation est à son maximum.

A ce stade, des défis liés à la viabilité de l’exploitation du champ à long terme commencent à se présenter.

Le champ d’Ashtart a été découvert en 1970 à 70 km au large de Sfax dans le Golfe de Gabès, à une profondeur de 219 pieds sous la surface de l’eau. Il est entré en production en 1974, précisent les données du ministère de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables.

En outre, les dernières données figurant dans le rapport calculent la moyenne de production du gisement à environ 5 000 barils de pétrole par jour. Ce qui représente près de 14 % de la production nationale totale.

En 1980, ce gisement, avec celui d’El-Borma, a contribué à hauteur de 70 %, au pic de la production nationale enregistré, durant cette année là. Soit un niveau avoisinant les 117 000 barils par jour, souligne le même rapport.

La gestion du gisement est assurée par la société SEREPT, détenue à parts égales par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société PERENCO Tunisia -Oil and Gas Limited .

En décembre 2018, la société « OMV » a finalisé la cession de sa part de 50 % dans le gisement à la société Perenco.

S’agissant des défis techniques, la SEREPT a indiqué que le réservoir du champ présente d’importantes anomalies, qui affectent les performances des puits de production. De plus, les hydrocarbures sont sous-saturés avec des pressions variant entre 200 bars (dans la partie Est du réservoir) et 250 bars (dans la partie Ouest du réservoir). Et les températures sont de 140 degrés, poursuit le rapport.

D’ailleurs, il ajoute que la plupart des puits sont à une profondeur pouvant atteindre 3000 mètres et les pressions des tubes très hautes pressions (THP) sont constamment basses variant entre 8-10 bars.

Enfin, notons que ce champ se compose d’un seul réservoir dont l’épaisseur atteint environ 70 mètres. La production du pétrole se fait à l’eau. Le champ est encerclé par des puits d’injection d’eau utilisant l’eau de mer.

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10 millions de dinars mobilisés pour nettoyer 1.400 km de routes en Tunisie. Détails

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat prévoit d’accélérer les opérations de nettoyage sur le réseau routier numéroté du Grand Tunis afin d’éliminer les points noirs et de préparer les infrastructures à l’arrivée de la saison des pluies. Pour l’année 2026, une enveloppe de 10 millions de dinars a été consacrée à ces travaux, auxquels s’ajoutent 8,2 millions de dinars destinés à des interventions réalisées par des petites entreprises.

Cette orientation a été réaffirmée mardi 9 juin lors d’une réunion de suivi présidée par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. La rencontre a réuni les responsables régionaux de Tunis, l’Ariana, La Manouba et Ben Arous ainsi que plusieurs cadres du ministère.

Le programme concerne près de 1.400 kilomètres de routes dans le Grand Tunis. Il porte notamment sur l’élimination des déchets de construction, des amas de terre et des détritus accumulés le long des axes routiers. Les interventions comprennent également le curage des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales, l’entretien des espaces verts, l’amélioration de l’éclairage public et le renouvellement de la signalisation routière.

Lors de la réunion, le ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les interventions sur le terrain afin de traiter rapidement les zones les plus dégradées. Il a souligné que les déchets de construction et l’encombrement des canaux d’évacuation représentent des risques pour la sécurité des usagers de la route et peuvent favoriser les inondations ou les départs d’incendie. Les participants ont également examiné les difficultés rencontrées dans l’exécution du programme. Ils ont appelé à une meilleure coordination entre les différents ministères, les établissements publics et les acteurs concernés afin d’améliorer l’efficacité des opérations.

Le ministère estime enfin que la réussite de ce programme dépend aussi de l’implication des citoyens dans la préservation de la propreté des routes et du domaine public. L’objectif affiché est de renforcer le rythme des travaux au cours des prochaines semaines pour assurer une meilleure préparation du réseau routier avant les intempéries de l’automne.

 

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Green4Value : un nouveau souffle pour la biodiversité forestière

Le projet Green4Value, consacré à la gestion, à la conservation et à la valorisation de la biodiversité des arboretums en Tunisie, a été officiellement lancé le 9 juin 2026 lors d’une rencontre scientifique organisée à Tunis par l’Institut national de la recherche en génie rural, eaux et forêts (INRGREF).

Coordonné par Issam Touhami, le projet s’inscrit dans les efforts nationaux visant à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et la valorisation de la biodiversité. Il est mis en œuvre dans le cadre du programme GREEN IMPACT, soutenu par le programme « Tunisie verte et durable » et financé par l’Union européenne.

Green4Value vise à renforcer la conservation et l’exploitation durable des arboretums tunisiens, considérés comme des espaces stratégiques pour la préservation de la biodiversité, la recherche scientifique et le développement socio-économique. Ces sites jouent un rôle important dans la conservation des espèces forestières et médicinales, l’adaptation au changement climatique et la sensibilisation à l’environnement. Mais ils restent encore insuffisamment valorisés.

Le projet ambitionne ainsi d’améliorer les mécanismes de gestion et de conservation des arboretums, de promouvoir les ressources forestières à forte valeur ajoutée et de contribuer au développement économique local et rural. Il prévoit également de soutenir la recherche scientifique multidisciplinaire, de développer des approches durables intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques et de renforcer la coopération entre les différents acteurs concernés.

La réunion de lancement a permis d’échanger sur les enjeux liés à la biodiversité et aux perspectives de valorisation durable des arboretums. Et ce, tout en consolidant la collaboration entre les partenaires du projet. Outre l’INRGREF, celui-ci réunit le Centre de Biotechnologie de Borj Cédria (CBBC), la Faculté de Pharmacie de Monastir (FPhM), la Direction générale des forêts (DGF) et l’Association tunisienne des techniciens forestiers (ATTF).

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Mehdi Bach Hamba prend les rênes de la SICAV SECURITY

Mehdi Bach Hamba a été officiellement nommé directeur général de la société d’investissement à capital variable SICAV SECURITY. Il succède ainsi à Karim Abdelkefi.

Cette nomination découle d’une décision du conseil d’administration de SICAV SECURITY, qui s’est réuni le 29 mai 2025. L’information a été publiée sur le site du CMF le 8 juin 2026.

Parallèlement à l’arrivée de M. Bach Hamba à la direction générale, le conseil d’administration a également entériné la nomination de Hajer Gabsi au poste de présidente du conseil d’administration, en remplacement de Raouf Negra.

Le profil du nouveau dirigeant

Outre ses nouvelles fonctions au sein de la SICAV, Mehdi Bach Hamba occupe le poste de directeur général de la société UNION CAPITAL. Il prend également la présidence du comité de gestion réorganisé de la SICAV SECURITY, aux côtés de cadres issus d’UNION CAPITAL et de la salle des marchés de l’UBCI.

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Ridha Chkoundali : « La politique monétaire seule ne suffira pas face à l’inflation »

Le taux d’inflation annuel en Tunisie est resté stable en mai 2026 à 5,5 %, un niveau identique à celui d’avril. Sur les cinq premiers mois de l’année, l’inflation atteint 5,2 %, en léger repli par rapport aux 5,7 % enregistrés sur la même période en 2025. Toutefois, cette stabilité masque une inversion de tendance : après une phase de ralentissement, l’inflation repart à la hausse, passant de 4,8 % en janvier 2026 à 5,5 % en mai, sous l’effet conjugué de tensions internes et externes.

 
Dans un post publié sur son compte officiel du réseau social Facebook, l’économiste Ridha Chkoundali souligne que le contexte inflationniste s’est modifié. Alors qu’en 2025 l’inflation avait reculé de 6 % en janvier à 5,4 % en mai, l’année 2026 enregistre une progression continue. Cette dynamique est alimentée par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, qui laisse présager de nouvelles hausses des prix, notamment pour les produits alimentaires et agricoles. L’augmentation du prix de l’énergie et des engrais, ainsi que la dépendance aux importations d’ammoniac transitant par le détroit d’Ormuz, pèsent sur les coûts de production.

Les produits de première nécessité enregistrent des hausses sensibles en mai 2026 : les viandes progressent de 18,2 %, les fruits de 11 %, les poissons de 10,6 %, les légumes de 9 %. Les biens non alimentaires ne sont pas épargnés : les vêtements augmentent de 9,6 %, les chaussures de 9 %, les loisirs et la culture de 6,5 %. Les frais d’éducation préscolaire et primaire s’élèvent de 6,7 %, ceux du secondaire de 6,3 %. Les services hôteliers bondissent de 15,6 %, rendant particulièrement coûteux tout recours à ces prestations en période estivale.

L’analyse sur les cinq premiers mois cumulés, comparée à la même période de 2025, confirme une accélération des prix pour les viandes (de 13,8 % à 14,9 %), les fruits (de 13,9 % à 15,6 %), l’éducation préscolaire et primaire (de 4 % à 6,7 %) ainsi que les services hôteliers (de 8,5 % à 13,6 %). Ces évolutions indiquent une poursuite attendue de la hausse, à défaut de mesures correctrices.

Sur une période longue de onze ans, de mai 2015 à mai 2026, les prix ont augmenté de 96 % en moyenne. Un bien à dix dinars en 2015 en vaut désormais vingt. Cette hausse s’est accentuée lors des cinq dernières années (+41 %) par rapport à la période 2015-2021 (+39 %). Durant les cinq premières années, les ménages pouvaient recourir au crédit bancaire ou au paiement échelonné. Depuis 2021, avec la nouvelle loi sur les chèques et le resserrement de la politique monétaire, ces options sont devenues moins accessibles, rendant l’inflation plus douloureuse.

L’impact sur le pouvoir d’achat est particulièrement visible sur les produits de base. Le prix de la viande d’agneau, par exemple, a grimpé de 188 % en onze ans, passant de 27 dinars le kilo en mai 2015 à 40 dinars en mai 2021, puis à 65 dinars en mai 2026. Les fruits ont augmenté de 163 % sur la même période : un kilo d’abricots vendu 2,5 dinars en 2015 valait 4 dinars en 2021, contre environ 7 dinars en 2026.

Face à cette trajectoire ascendante, la Banque centrale de Tunisie observe une position prudente. Elle a renoncé à réduire son taux directeur et n’exclut pas de l’augmenter lors de ses prochaines réunions. L’économiste Ridha Chkoundali relativise cette approche : l’inflation actuelle ne provient pas d’une surchauffe de la consommation des ménages, mais d’une offre insuffisante, d’un climat des affaires peu incitatif à l’investissement, ainsi que des emprunts excessifs de l’État à des fins essentiellement consommatrices. Il s’y ajoute une inflation importée liée aux tensions géopolitiques, notamment pour les engrais.

L’analyse des données de mai 2026 fait apparaître plusieurs évolutions structurelles. La stabilité de l’inflation générale cache une résurgence de l’inflation alimentaire, plus pénalisante pour les ménages tunisiens, en particulier les classes moyennes et modestes, chez qui la part des dépenses alimentaires dépasse le poids de ce poste dans la statistique officielle. L’inflation reste avant tout portée par les coûts de production, la faiblesse de l’offre locale, les problèmes d’approvisionnement et les perturbations du commerce international. Les hausses des prix des viandes, des poissons, des fruits et des légumes ne relèvent plus seulement de facteurs saisonniers mais de causes structurelles : cherté des aliments pour bétail, réduction du cheptel, sécheresse, coût de l’irrigation et de la main-d’œuvre, ainsi que problèmes de distribution.

Par ailleurs, l’inflation des services s’accélère, avec des hausses du loyer (5,7 %), des loisirs (6,5 %), de l’éducation de base (6,7 %) et des services hôteliers (15,9 %). Ce phénomène est plus difficile à inverser, car les services sont sensibles aux salaires, aux coûts d’exploitation et à la fiscalité.

L’écart entre la hausse des prix (+96 % depuis 2015) et l’évolution des salaires, qui n’a pas suivi le même rythme, explique le sentiment de dégradation du pouvoir d’achat, bien au-delà de ce qu’indique un taux d’inflation officiel de 5,5 %.

Pour le second semestre de 2026, un risque supplémentaire apparaît. La poursuite du conflit au Moyen-Orient pourrait provoquer trois chocs simultanés : hausse des prix du pétrole, renchérissement des engrais et de l’ammoniac, ainsi que l’augmentation mondiale des céréales et aliments pour bétail. Dans ce cas, l’inflation importée menacerait de l’emporter sur les facteurs internes.

Les indicateurs de mai 2026 indiquent ainsi non seulement un niveau d’inflation élevé, mais un changement de sa nature : retour à une tendance haussière après une année de baisse, concentration sur les produits alimentaires essentiels, ancrage accru de l’inflation des services, causes devenues structurelles, incapacité de la seule politique monétaire à y remédier et vulnérabilité aux tensions géopolitiques.

Au final, le défi pour les autorités tunisiennes ne consiste plus simplement à réduire l’inflation, mais à relancer la production et l’investissement pour améliorer l’offre locale. Faute de quoi l’inflation risque de s’installer durablement au-dessus de 5 %.

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