Lese-Ansicht

La Fondation Arts et Culture by UIB, huit ans au chevet du Festival d’El Jem

Pour la huitième année consécutive, la Fondation Arts et Culture by UIB confirme son statut de principal mécène du Festival International de Musique Symphonique d’El Jem. C’est lors de la conférence de presse dédiée à la 39e édition du festival, prévue du 11 juillet au 15 août 2026 à l’amphithéâtre romain d’El Jem, que l’institution a réaffirmé son engagement, illustrant ainsi sa conviction profonde : la culture est un levier de développement, de cohésion et de rayonnement international.

C’est dans le cadre emblématique du Musée d’El Jem, en présence de journalistes, de partenaires et d’invités, que la Fondation Arts et Culture by UIB a officialisé la poursuite de son soutien au festival. Sa présidente, Moufida Hamza, a exprimé la fierté de l’institution de renouveler un partenariat noué dès 2018, soulignant que cet appui dépasse le simple cadre financier pour traduire un engagement durable auprès des acteurs culturels et du patrimoine tunisien.

Créé en 1986 par Mohamed Ennaceur, le Festival International de Musique Symphonique d’El Jem s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur en Tunisie et dans le monde arabe, porté par la majesté de l’amphithéâtre d’El Jem, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette année encore, le festival ambitionne de proposer des expériences artistiques de haut niveau, de favoriser les échanges entre artistes internationaux et talents tunisiens, et de contribuer au rayonnement culturel du pays.

Un message de soutien du directeur général de l’UIB, Pierre Le Run, absent lors de la conférence, a également été relayé. Il a rappelé que ce partenariat s’inscrit dans l’engagement de la banque en faveur de la culture et du patrimoine, et participe à la promotion du dialogue entre les cultures à travers la musique.

De son côté, Mabrouk Layouni, directeur du festival, s’est félicité de la continuité du partenariat avec la Fondation Arts et Culture by UIB et du soutien qu’elle prodigue au festival depuis 2018. Tout en adressant ses remerciements à la Fondation, il a rappelé que les dépenses qu’engendre le festival sont très importantes d’une édition à l’autre et que, sans le soutien indéfectible de la Fondation en tant que principal mécène, et celui des autres partenaires, la situation serait bien plus difficile.

L’article La Fondation Arts et Culture by UIB, huit ans au chevet du Festival d’El Jem est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Houcine Rhili dénonce des « décisions recyclées » face à l’urgence hydrique 

Alors que le gouvernement a dévoilé, à l’issue d’un conseil ministériel restreint consacré à l’eau, une série de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été et à accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, l’expert en ressources hydriques Houcine Rhili a vivement critiqué le contenu...

L’article Houcine Rhili dénonce des « décisions recyclées » face à l’urgence hydrique  est apparu en premier sur Business News.

  •  

Les États-Unis soutiennent la valorisation du patrimoine musical tunisien

L’ambassade des États-Unis en Tunisie et le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) ont inauguré une nouvelle expérience immersive en réalité virtuelle et étendue (VR/XR) au palais Ennejma Ezzahra de Sidi Bou Saïd. Financé par le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle (AFCP), ce projet vise à préserver et promouvoir le patrimoine musical tunisien grâce aux technologies numériques.

Développée en partenariat avec le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (TICDCE) et la startup tunisienne Tynass, cette visite virtuelle permet aux visiteurs de découvrir l’histoire du Congrès du Caire ainsi que les figures marquantes qui ont contribué à l’essor du patrimoine musical tunisien et régional.

D’une durée de 15 minutes, l’expérience propose des reconstitutions 3D du Baron Rodolphe d’Erlanger, de Mannoubi Snoussi, de Khemaïs Tarnane et d’Ahmed El Wafi, accompagnées d’interfaces interactives en français, en anglais et en arabe tunisien. L’objectif est d’élargir l’accès au patrimoine musical tunisien auprès d’un public local et international.

Lors de l’inauguration, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné que cette initiative illustre la volonté des deux pays de préserver et de faire rayonner le patrimoine culturel tunisien à travers des technologies innovantes, tout en offrant un accès virtuel à des publics qui ne peuvent pas visiter le site.

De son côté, la directrice générale du CMAM, Saloua Ben Hafaiedh, a indiqué que ce projet s’inscrit dans la mission de l’institution de préserver, documenter et transmettre le patrimoine musical tunisien aux générations futures, en associant recherche historique et outils numériques innovants.

Réalisé avec la contribution de spécialistes du patrimoine, de musicologues et d’experts en technologies immersives, le projet constitue une nouvelle étape dans la valorisation du patrimoine culturel tunisien. Il témoigne également du renforcement de la coopération entre la Tunisie et les États-Unis dans le domaine de la préservation culturelle.

D’après communiqué de l’ambassade des USA en Tunisie.

L’article Les États-Unis soutiennent la valorisation du patrimoine musical tunisien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Orages et fortes pluies : appel aux agriculteurs à la vigilance

Face aux prévisions météorologiques annonçant l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies sur le nord et le centre du pays, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé l’ensemble des agriculteurs à faire preuve de prudence et à prendre les mesures préventives nécessaires pour protéger les personnes, les biens et les équipements agricoles.

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie, les précipitations pourraient être localement abondantes, notamment dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid, Kairouan et Zaghouan.

Le ministère recommande en particulier de préserver les quantités de céréales déjà collectées en les stockant dans des espaces adaptés et protégés contre la pluie et l’humidité. Il exhorte également les agriculteurs à sécuriser les machines et les équipements agricoles en les éloignant des zones susceptibles de connaître des accumulations d’eau.

Les éleveurs sont, pour leur part, invités à mettre leur cheptel à l’abri dans des lieux sûrs. Les autorités recommandent également de prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les cultures ainsi que les installations sensibles contre les effets des vents violents et d’éventuelles chutes de grêle.

Enfin, le ministère appelle les professionnels du secteur à suivre régulièrement les bulletins météorologiques officiels et à respecter les consignes des autorités compétentes afin de préserver la sécurité de tous et de limiter les dégâts potentiels.

L’article Orages et fortes pluies : appel aux agriculteurs à la vigilance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

El Jem : le Festival international de musique symphonique dévoile le programme de sa 39e édition

La direction de la 39e édition du Festival international de musique symphonique d’El Jem a dévoilé, lors d’une conférence de presse organisée dans la ville du même nom, le programme de cette nouvelle édition qui se déroulera du 11 juillet au 15 août 2026 à l’amphithéâtre romain d’El Jem.

A souligner au passage que l’UIB, à travers sa Fondation arts et culture, demeure le mécène par excellence dudit festival.

Cette 39e édition réunira des formations et des artistes de Tunisie, de France, d’Espagne, d’Italie et d’Autriche, avec une programmation mêlant opéra, musique symphonique, répertoires méditerranéens et musiques de films.

 

Programme de la 39e édition :

 

– 11 juillet : Didon et Enée, production du Théâtre de l’Opéra de Tunis.

– 15 juillet : Orchestre symphonique de Sousse, Tarabiat symphoniques, avec la participation de Dorsaf Hamdani.

– 18 juillet : Camerata de Barcelone, Colores de España (Espagne).

– 24 juillet : Orchestre L’Orphéon (France). Première partie consacrée à Marcel Khalifé ; deuxième partie avec Mehdi Haddjeri Band, La Cité des Marmots du 93 et Ouled El Jem, autour d’un programme dédié aux chants de l’exil.

– 25 juillet : Orchestre L’Orphéon (France), avec Le Boléro de Maurice Ravel et Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov.

– 1er août : Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne (Autriche).

– 6 août : OIDA (Italie), Musique de cinéma : Cinecittà / Hollywood.

– 8 août : OIDA (Italie), Naples dans la Méditerranée : les plus belles chansons napolitaines.

– 12 août : Orchestre symphonique de Carthage.

– 15 août : Yuri Revich (violoniste) & The Sound en concert (Autriche).

 

Installé dans le cadre prestigieux de l’amphithéâtre romain d’El Jem, le festival poursuit sa vocation de promouvoir la musique symphonique et les échanges culturels internationaux à travers une programmation diversifiée et ouverte sur plusieurs traditions musicales.

Nous y reviendrons.

L’article El Jem : le Festival international de musique symphonique dévoile le programme de sa 39e édition est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Céréales : la Tunisie vise plus de 22 millions de quintaux

La Tunisie prévoit une production de céréales supérieure à 22 millions de quintaux pour la saison en cours, contre 20 millions de quintaux l’an dernier. C’est ce que révèlent les premières estimations officielles du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydraulique et de la Pêche.

La campagne de récolte est en cours dans plusieurs régions, avec 991 000 hectares emblavés, soit 87 % du programme prévu de 1,145 million d’hectares. Les surfaces céréalières se répartissent principalement entre le blé dur (533 000 ha), l’orge (400 000 ha), le blé tendre (49 000 ha) et le triticale (9 000 ha), avec une forte concentration dans le Nord (834 000 ha).

Pour assurer le bon déroulement de la campagne, 2 750 moissonneuses-batteuses sont mobilisées, dont plus de 1 300 ont fait l’objet d’opérations de réglage depuis mai 2026 afin de réduire les pertes.

Le stockage repose sur environ 200 centres agréés, capables de traiter jusqu’à 8 millions de quintaux. Le transport est assuré par un dispositif mixte comprenant 60 wagons à voie normale, 38 wagons à voie métrique, 400 camions affrétés et neuf véhicules dédiés aux courtes distances dans le Grand Tunis.

Des mesures de prévention des incendies ont également été mises en place, notamment des opérations de désherbage et l’aménagement des abords des exploitations.

La consommation nationale de céréales est estimée à 30 millions de quintaux par an. Avec un recours aux importations pour couvrir le déficit en blé tendre destiné à la farine et au pain.

L’article Céréales : la Tunisie vise plus de 22 millions de quintaux est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Au festival Vivier(s), le Maroc dessine la Méditerranée en bulles

À Viviers, le Maroc n’est pas venu seulement présenter des bandes dessinées. Invité d’honneur du festival Vivier(s) de BD, le Royaume a révélé une scène graphique en pleine effervescence, portée par une génération de créateurs qui dessinent la Méditerranée à…

L’article Au festival Vivier(s), le Maroc dessine la Méditerranée en bulles est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Les médicaments vétérinaires se font rares : alerte rouge sur le cheptel et la sécurité alimentaire

La pénurie de plusieurs médicaments et vaccins vétérinaires essentiels suscite une vive inquiétude parmi les professionnels du secteur agricole. Invité mercredi 10 juin 2026 sur les ondes de Mosaïque FM, le président de l’Ordre des médecins vétérinaires, Ahmed Rejeb, a alerté sur les conséquences sanitaires, économiques et alimentaires de cette situation qui fragilise davantage un...

L’article Les médicaments vétérinaires se font rares : alerte rouge sur le cheptel et la sécurité alimentaire est apparu en premier sur Business News.

  •  

Le monde de la culture tunisienne en deuil

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, mardi 9 juin 2026, sur sa page Facebook le décès de Fayçal Mansouri, ancien directeur de la Maison de la culture de Tabarka, écrivain et acteur culturel.

Diplômé de l’Institut supérieur d’animation culturelle, il a consacré sa carrière à la gestion et à l’animation d’institutions et de manifestations culturelles à travers plusieurs régions du pays, ajoute le département de la Culture.

Il a également participé à des travaux liés au patrimoine littéraire populaire, notamment la collecte et l’édition des œuvres du poète Abderrahman El Kafi, contribuant à leur préservation.

Le ministère a salué son parcours marqué par son engagement dans le secteur culturel.

L’article Le monde de la culture tunisienne en deuil est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

À Nabeul, les vergers d’agrumes au bord de la rupture malgré des réserves hydriques au maximum

Le paradoxe est saisissant. À Nabeul, les barrages débordent presque, mais dans les vergers, les agrumes commencent à manquer d’eau. Dans les principales zones agrumicoles du gouvernorat — Soliman, Béni Khalled, Menzel Bouzelfa et Bou Argoub — la campagne agricole 2026 se déroule sous haute tension. Alors que les précipitations abondantes de ces derniers mois...

L’article À Nabeul, les vergers d’agrumes au bord de la rupture malgré des réserves hydriques au maximum est apparu en premier sur Business News.

  •  

Green4Value : un nouveau souffle pour la biodiversité forestière

Le projet Green4Value, consacré à la gestion, à la conservation et à la valorisation de la biodiversité des arboretums en Tunisie, a été officiellement lancé le 9 juin 2026 lors d’une rencontre scientifique organisée à Tunis par l’Institut national de la recherche en génie rural, eaux et forêts (INRGREF).

Coordonné par Issam Touhami, le projet s’inscrit dans les efforts nationaux visant à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et la valorisation de la biodiversité. Il est mis en œuvre dans le cadre du programme GREEN IMPACT, soutenu par le programme « Tunisie verte et durable » et financé par l’Union européenne.

Green4Value vise à renforcer la conservation et l’exploitation durable des arboretums tunisiens, considérés comme des espaces stratégiques pour la préservation de la biodiversité, la recherche scientifique et le développement socio-économique. Ces sites jouent un rôle important dans la conservation des espèces forestières et médicinales, l’adaptation au changement climatique et la sensibilisation à l’environnement. Mais ils restent encore insuffisamment valorisés.

Le projet ambitionne ainsi d’améliorer les mécanismes de gestion et de conservation des arboretums, de promouvoir les ressources forestières à forte valeur ajoutée et de contribuer au développement économique local et rural. Il prévoit également de soutenir la recherche scientifique multidisciplinaire, de développer des approches durables intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques et de renforcer la coopération entre les différents acteurs concernés.

La réunion de lancement a permis d’échanger sur les enjeux liés à la biodiversité et aux perspectives de valorisation durable des arboretums. Et ce, tout en consolidant la collaboration entre les partenaires du projet. Outre l’INRGREF, celui-ci réunit le Centre de Biotechnologie de Borj Cédria (CBBC), la Faculté de Pharmacie de Monastir (FPhM), la Direction générale des forêts (DGF) et l’Association tunisienne des techniciens forestiers (ATTF).

L’article Green4Value : un nouveau souffle pour la biodiversité forestière est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Budget 2027 : la Culture mise sur les jeunes, le patrimoine et la modernisation

Le ministère des Affaires culturelles a entamé les travaux de préparation de son budget pour l’exercice 2027. Réunie lundi sous la présidence de la ministre Amine Srarfi, une séance de travail a permis d’examiner les premières orientations budgétaires, avec pour objectifs une meilleure gouvernance des ressources liées à la culture, le soutien à la création, la modernisation des institutions culturelles et la préservation du patrimoine.

Dans le cadre de la préparation du projet de budget 2027, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé, lundi 8 juin 2026, une séance de travail consacrée à l’examen des besoins financiers du département de la culture et des établissements culturels placés sous sa tutelle.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement des règles de gestion administrative et financière du ministère et vise à assurer une préparation rigoureuse du budget dans les délais fixés. À cette occasion, la ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les différentes structures concernées afin de garantir l’élaboration d’un projet budgétaire cohérent et conforme aux orientations générales des finances publiques.

Amina Srarfi a également souligné l’importance d’établir des prévisions budgétaires réalistes, capables de répondre aux objectifs stratégiques du secteur culturel tout en tenant compte des contraintes financières de l’État.

Lors de cette séance, les responsables des différentes institutions culturelles ont présenté leurs projets de budgets respectifs, élaborés sur la base des besoins financiers, techniques et logistiques identifiés pour l’année à venir. Les discussions ont porté sur les priorités à intégrer dans le budget 2027, notamment le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans les mécanismes de soutien aux créateurs et aux artistes.

Le ministère entend également accorder une attention particulière aux jeunes, à travers des programmes et initiatives ciblés. Tout en poursuivant les efforts de développement des infrastructures culturelles et de sauvegarde du patrimoine national.

Parmi les orientations retenues figurent également la recherche de nouvelles méthodes de valorisation et de promotion du patrimoine culturel ainsi que la modernisation des établissements relevant du ministère. Et ce, dans une logique d’amélioration de leur efficacité et de leur adaptation aux évolutions du secteur.

À travers ce chantier budgétaire, le ministère des Affaires culturelles affiche sa volonté de mieux orienter ses ressources vers les projets jugés prioritaires et de renforcer l’impact des politiques culturelles à l’horizon 2027.

L’article Budget 2027 : la Culture mise sur les jeunes, le patrimoine et la modernisation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Des hommes d’affaires brésiliens à la recherche d’opportunités d’investissement en Tunisie

En visite en Tunisie du 6 au 9 juin 2026, le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, conduit une délégation d’hommes d’affaires brésiliens venue explorer de nouvelles opportunités de coopération, de partenariat et d’investissement entre la Tunisie et le Brésil. Une mission économique qui reflète l’intérêt croissant des entreprises brésiliennes pour le marché tunisien et plusieurs secteurs à fort potentiel.

La coopération économique entre la Tunisie et le Brésil pourrait franchir une nouvelle étape. Reçu lundi par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, a réaffirmé la volonté de son institution de soutenir les efforts visant à renforcer les relations économiques entre les deux pays.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la rencontre a permis de passer en revue l’état des échanges commerciaux et des partenariats économiques tuniso-brésiliens, ainsi que les perspectives de leur développement. Les discussions ont notamment porté sur les moyens d’accroître les échanges commerciaux, d’encourager les investissements et de favoriser les partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays.

À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a souligné l’importance du marché brésilien pour les exportations tunisiennes. Il a particulièrement mis en avant la décision du gouvernement brésilien d’exonérer de droits de douane les importations d’huile d’olive vierge depuis le 14 mars 2025, estimant que cette mesure est de nature à renforcer la présence des produits tunisiens sur ce marché de plus de 200 millions de consommateurs et à ouvrir de nouvelles perspectives aux exportateurs nationaux.

Le ministre a également salué le rôle de la Chambre de commerce arabo-brésilienne dans le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays, notamment à travers la facilitation des échanges, l’accès aux marchés et la promotion des investissements.

Par ailleurs, il a mis en valeur la participation tunisienne à la 40e édition du Salon international de l’industrie alimentaire et des boissons, organisée à São Paulo du 18 au 21 mai 2026. Le pavillon tunisien y a accueilli 16 entreprises spécialisées notamment dans l’exportation d’huile d’olive et de dattes, deux produits phares de l’offre tunisienne à l’international.

Les deux parties ont également évoqué les perspectives de diversification de la coopération économique, en particulier dans les secteurs des industries agroalimentaires, des engrais et des énergies renouvelables. Elles ont souligné l’importance de renforcer le dialogue entre les acteurs économiques et d’organiser de nouvelles missions d’affaires ainsi que des forums économiques conjoints au cours des prochains mois.

La visite de William Adib Dib et de la délégation d’hommes d’affaires brésiliens s’inscrit dans cette dynamique de rapprochement économique, avec pour objectif d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de bâtir des partenariats durables entre les entreprises tunisiennes et brésiliennes.

L’article Des hommes d’affaires brésiliens à la recherche d’opportunités d’investissement en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

 Réalisateurs tunisiens, osez la littérature : le plaidoyer de Mariem Azizi

Maîtresse assistante à l’ISLT en littérature française, critique de cinéma, notre invitée publie un ouvrage qui secoue l’adaptation littéraire là où ça fait mal avec ses propres armes conceptuelles : résistance, détour, extension.

Interview Mariem Azizi avec  autour de son ouvrage « Le discours de l’adaptation cinématographique de l’œuvre littéraire : résistance, détour et extension » paru aux éditions Latrach Édition.

Elle a toujours évolué à la croisée de deux arts. Étudiante en littérature française à La Manouba, Mariem Azizi était parallèlement membre du ciné-club et de l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC). Quand vient l’heure de choisir un sujet de thèse, l’évidence s’impose : l’adaptation cinématographique. Deux motivations la guident. L’une, personnelle : un appétit jamais rassasié pour les correspondances entre cinéma et littérature. L’autre, intellectuelle : un vide théorique abyssal. Certes, des travaux anglo-saxons existent, signés Robert Stam, Camilla Elliott ou Linda Hutcheon, mais la théorie de l’adaptation reste un champ mal balisé. C’est dans ce désert qu’elle plante son drapeau.

Fidélité ? Une impasse morale

L’apport central de son travail consiste à considérer l’adaptation comme un acte transformatif, non comme un exercice de reproduction évalué à l’aune de la fidélité. Car cette dernière relève de la réception, un jugement presque moral qui empêche de comprendre le phénomène. Mariem Azizi adopte une posture herméneutique radicale : analyser ce qui se produit quand deux langages, deux systèmes de signification se confrontent. D’un côté, la littérature, art de l’écrit qui a longtemps fourni au cinéma ses histoires. De l’autre, le cinéma, qui s’affirme comme un art autonome et refuse d’être réduit à sa fidélité à une œuvre source.

Pour rendre compte de ces dynamiques, elle élabore une typologie des transformations. Au menu : des bouleversements temporels, esthétiques, énonciatifs, comme la conversion du discours indirect rapporté en dialogue direct à l’écran. Mais l’essentiel est ailleurs. Elle identifie trois rapports entre le cinéma et le texte littéraire.

Ensuite le détour : le film contourne l’impossible en inventant ses propres stratégies pour dire autrement ce que la littérature formulait avec ses moyens. Enfin l’extension : le film s’affranchit, transgresse, prend son envol. C’est là que le cinéma montre son indépendance, par des métaphores visuelles sans équivalent dans le roman.

Un déplacement conceptuel majeur

Jusqu’ici, la théorie de l’adaptation se contentait de produire des définitions et des typologies, distinguant l’adaptation classique, l’adaptation indépendante et l’inspiration libre. Ces catégories sont utiles mais insuffisantes. La nouveauté signée Mariem Azizi est un coup de force conceptuel : définir l’adaptation comme un discours du film sur le roman. Cette perspective ouvre un niveau méta-langagier. L’intrigue cesse d’être le centre exclusif de l’attention. Elle devient le lieu de confrontation entre deux systèmes de signification.

Le cinéma ne raconte pas comme le roman

Pourquoi cette distinction est-elle fondamentale ? Parce que le cinéma est multimodal. Le son produit du sens. La musique raconte. L’image superpose plusieurs actions simultanées grâce à la profondeur de champ, ou alterne espaces et temporalités par le montage parallèle. Un plan montre une action, le suivant en montre une autre qui se déroule ailleurs au même moment. Ce fonctionnement n’a rien à voir avec le récit enchâssé du roman, où les histoires s’insèrent les unes dans les autres de façon séquentielle. L’adaptation met précisément en lumière cette spécificité. Elle produit un discours sur elle-même.

À travers cet ouvrage, Mariem Azizi plaide pour la reconnaissance académique de la théorie de l’adaptation. Elle ne réclame pas forcément un cursus complet, mais au moins des séminaires, une place institutionnelle comparable à celle de la théorie littéraire ou du cinéma. Ces deux disciplines sont reconnues. Pas la troisième. Ni dans le monde arabe, ni à l’international.

Pourtant, elle a introduit dès 2018 un cours sur l’adaptation dans le master de recherche en littérature. Le résultat est probant. À une époque où la lecture recule, l’introduction du film dans l’enseignement génère un regain de motivation spectaculaire chez les étudiants.

Le paradoxe tunisien

La Tunisie, pourtant, est un casse**-**tête. Le potentiel littéraire est immense. Mariem Azizi a lu des dizaines de romans tunisiens, en arabe comme en français. Plusieurs pourraient donner de très beaux films, y compris des œuvres historiques d’auteurs qu’on hésite aujourd’hui à nommer. Alors pourquoi si peu d’adaptations ?

Première raison, structurelle. Le système de financement tunisien valorise le scénario original. Pour être reconnu comme réalisateur et scénariste, il faut prouver qu’on invente sa propre fiction. Adapter un roman est alors perçu comme une facilité, voire une exploitation d’un matériau déjà visible.

Deuxième raison, psychologique. Les réalisateurs redoutent le jugement du public. Les lecteurs, souvent, préfèrent l’original à sa copie. Fausse peur, rétorque Mariem Azizi. L’histoire du cinéma regorge d’adaptations qui ont ravi les lecteurs et donné aux non-lecteurs l’envie de découvrir le livre.

Troisième raison, culturelle. La génération de Nouri Bouzid baignait dans la pensée et l’image philosophique. Une partie de la jeune génération actuelle, en revanche, tend à privilégier la technique. Or la littérature restitue au cinéma sa capacité à porter des questionnements profonds. Elle contraint le réalisateur à entrer dans l’intériorité des personnages, à trouver des équivalents visuels à ce qui, dans le roman, relève de la pensée pure.

Face à ce constat, Mariem Azizi passe à l’acte. Elle propose à l’Institut français un atelier consacré à l’adaptation de romans tunisiens d’expression française. Le succès est immédiat. Quatre romans sont transformés en scénarios. Pour elle, cette expérience prouve une double maturité, littéraire et cinématographique, ainsi qu’un besoin réel de rapprochement entre les deux univers.

Un appel aux réalisateurs

Notre invitée appelle aujourd’hui les réalisateurs tunisiens à se tourner vers leur propre littérature. Non pour en faire des copies, mais pour en proposer des interprétations neuves. Adapter un roman, c’est le revisiter à travers un imaginaire singulier, enraciné dans l’héritage culturel de chacun. Cette démarche enrichit l’œuvre originale et rapproche deux publics, celui qui lit et celui qui ne lit pas. Elle peut même donner à ce dernier l’envie de découvrir le livre. Mariem Azizi appelle cela le plaisir intertextuel du spectateur, ce désir de comparer, de se situer par rapport au texte source, qui naît naturellement de la rencontre avec l’adaptation.

Son vœu le plus cher est de voir émerger davantage d’adaptations de romans tunisiens pour observer concrètement ce que le langage cinématographique peut produire à partir de ces œuvres. La spécialiste en littérature française pense à certains textes mêlant réalisme et fable, y compris écologique, capables de toucher un public éloigné de la lecture. Car telle est, selon elle, la véritable vocation de l’adaptation : non seulement donner vie aux personnages à l’écran, mais aussi transmettre des actions, des émotions et des pensées intérieures par les moyens propres du cinéma, tout en incitant le spectateur à revenir au livre.

L’article  Réalisateurs tunisiens, osez la littérature : le plaidoyer de Mariem Azizi est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Amine le Conquérant : l’histoire de France vue du ciel

Amine le Conquérant, de son vrai nom Amine Kassid, filme les châteaux de France comme d’autres racontent des vies. Grâce à ses vidéos tournées au drone, le vidéaste franco-marocain revisite le patrimoine français et redonne vie au roman national. Une…

L’article Amine le Conquérant : l’histoire de France vue du ciel est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

« Gourbi » de Nidhal Yahyaoui : une création entre traditions populaires et musique électronique

C’est samedi soir 6 juin 2026, dans l’enceinte du 4ème Art à Tunis, que le chanteur Nidhal Yahyaoui a offert au public les premières esquisses scéniques de son dernier projet, intitulé « Gourbi ». Une prestation pensée comme un arc narratif sonore, où l’artiste a volontairement inversé les attentes liées au terme dialectal, synonyme dans l’usage courant de lieu décousu ou de bric-à-brac.

 
Derrière ce nom, Nidhal Yahyaoui assume une ambition de métissage esthétique. La soirée a fait se succéder des expressions musicales variées : les sonorités soufies originaires de la région de Kasserine, des formes populaires telles que le Mezoued ou le Stambali (interprétées via le Gumbri) et les répertoires du Malouf tunisien.

Le spectacle a duré environ quatre-vingt-dix minutes. Sa construction suivait une montée progressive en intensité. Les premiers instants, consacrés à une nouba soufie évoquant les saints Sidi Mohamed Ibn Aissa et Sayyida Manoubia, ont précédé l’entrée du Gumbri, qui a changé l’atmosphère et entraîné une partie des spectateurs à danser. En cours de représentation, Nidhal Yahyaoui a également rendu hommage à Ismaïl Hattab, grande figure du patrimoine populaire, en reprenant un extrait de son répertoire. Le final a été marqué par un air traditionnel de la zone de Siliana, dont la résonance particulière a été soulignée par la forte présence de spectateurs originaires du Nord-Ouest tunisien.
 
Sur scène, cinq musiciens accompagnaient l’artiste. La palette instrumentale réunissait des percussions (Daff et Tabl), une Zokra, une guitare, ainsi qu’une partie électronique maintenue sans interruption tout au long du show. La dimension visuelle n’était pas en reste : des projections mêlant motifs amazighs, teintes saturées, références au tatouage traditionnel et influences africaines habillaient la scénographie, en adéquation avec la pluralité culturelle revendiquée par le projet. 

L’article « Gourbi » de Nidhal Yahyaoui : une création entre traditions populaires et musique électronique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Désabusé par le « blocage systémique », Hassen Jarboui envisage de quitter le Parlement

La démission de Hassen Jarboui de la présidence de la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services connexes continue de faire des vagues. Invité lundi sur Diwan FM, le député est revenu en détail sur les raisons de son départ, dressant un réquisitoire sévère contre ce qu’il décrit comme un...

L’article Désabusé par le « blocage systémique », Hassen Jarboui envisage de quitter le Parlement est apparu en premier sur Business News.

  •  

La voix de Hind Rajab couronnée au FICAK 2026

Clôturée après une semaine de projections, de débats et de rencontres professionnelles, la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK) a consacré le film tunisien La voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania. Entre reconnaissance…

L’article La voix de Hind Rajab couronnée au FICAK 2026 est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat

Artiste franco-marocaine reconnue sur la scène internationale, Sara Ouhaddou développe une œuvre singulière nourrie par les savoir-faire artisanaux du Maroc et les questions d’identité. À travers un alphabet qu’elle a inventé et un travail étroit avec des artisans, elle réinterprète…

L’article Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Coup de cœur. Le Maroc à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau 2026

Pour sa quinzième édition, qui se tient du 5 au 7 juin 2026, le Festival de l’histoire de l’art installe le Maroc au cœur du château de Fontainebleau. Trois jours pour explorer un riche patrimoine tout en célébrant une scène…

L’article Coup de cœur. Le Maroc à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau 2026 est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  
❌