Lese-Ansicht

Budget 2027 : la Culture mise sur les jeunes, le patrimoine et la modernisation

Le ministère des Affaires culturelles a entamé les travaux de préparation de son budget pour l’exercice 2027. Réunie lundi sous la présidence de la ministre Amine Srarfi, une séance de travail a permis d’examiner les premières orientations budgétaires, avec pour objectifs une meilleure gouvernance des ressources liées à la culture, le soutien à la création, la modernisation des institutions culturelles et la préservation du patrimoine.

Dans le cadre de la préparation du projet de budget 2027, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé, lundi 8 juin 2026, une séance de travail consacrée à l’examen des besoins financiers du département de la culture et des établissements culturels placés sous sa tutelle.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement des règles de gestion administrative et financière du ministère et vise à assurer une préparation rigoureuse du budget dans les délais fixés. À cette occasion, la ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les différentes structures concernées afin de garantir l’élaboration d’un projet budgétaire cohérent et conforme aux orientations générales des finances publiques.

Amina Srarfi a également souligné l’importance d’établir des prévisions budgétaires réalistes, capables de répondre aux objectifs stratégiques du secteur culturel tout en tenant compte des contraintes financières de l’État.

Lors de cette séance, les responsables des différentes institutions culturelles ont présenté leurs projets de budgets respectifs, élaborés sur la base des besoins financiers, techniques et logistiques identifiés pour l’année à venir. Les discussions ont porté sur les priorités à intégrer dans le budget 2027, notamment le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans les mécanismes de soutien aux créateurs et aux artistes.

Le ministère entend également accorder une attention particulière aux jeunes, à travers des programmes et initiatives ciblés. Tout en poursuivant les efforts de développement des infrastructures culturelles et de sauvegarde du patrimoine national.

Parmi les orientations retenues figurent également la recherche de nouvelles méthodes de valorisation et de promotion du patrimoine culturel ainsi que la modernisation des établissements relevant du ministère. Et ce, dans une logique d’amélioration de leur efficacité et de leur adaptation aux évolutions du secteur.

À travers ce chantier budgétaire, le ministère des Affaires culturelles affiche sa volonté de mieux orienter ses ressources vers les projets jugés prioritaires et de renforcer l’impact des politiques culturelles à l’horizon 2027.

L’article Budget 2027 : la Culture mise sur les jeunes, le patrimoine et la modernisation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : Un prix pour les influenceurs francophones avec 1 000 DT à la clé

À l’occasion de la semaine de la Francophonie, l’Ambassade de France en Tunisie, via le Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF), a lancé le « Prix des jeunes influenceurs francophones », un concours destiné aux créateurs de contenu actifs sur les réseaux sociaux.

L’initiative cible directement les jeunes Tunisiens présents sur Instagram, TikTok, Facebook ou YouTube, avec l’objectif de promouvoir la langue française dans les usages numériques.

Une récompense et un calendrier déjà fixés

Le concours prévoit deux distinctions distinctes :
un prix pour un influenceur et un prix pour une influenceuse, chacun doté de 1 000 dinars tunisiens.

Le calendrier est déjà arrêté :
le lancement officiel a eu lieu le 10 mars, la date limite de publication des vidéos est fixée au 31 mars, tandis que les résultats seront annoncés le 9 avril, à l’occasion des Journées de la Francophonie.

Des critères précis pour candidater

Pour participer, les candidats doivent être de nationalité tunisienne et âgés de 18 à 35 ans, tout en disposant d’une communauté d’au moins 5 000 abonnés sur l’une des plateformes concernées.

Le contenu demandé prend la forme d’une vidéo originale, d’une durée maximale de 10 minutes, réalisée majoritairement en français. Les organisateurs encouragent également l’ajout de sous-titres en darija, afin d’élargir l’accessibilité des contenus.

Au-delà des contraintes techniques, le concours valorise des approches variées — humoristiques, engagées, pédagogiques ou artistiques — dès lors qu’elles illustrent les valeurs de la Francophonie.

Une bataille d’influence qui se joue désormais en ligne

Avec ce type d’initiative, la Francophonie confirme un basculement stratégique : la diffusion de la langue ne passe plus seulement par les institutions ou les médias traditionnels, mais par les créateurs de contenu et les plateformes numériques.

En s’adressant directement aux influenceurs, les ambassades francophones cherchent à investir un terrain où l’anglais domine largement, notamment auprès des jeunes audiences.

Les participants sont appelés à publier leurs contenus en utilisant les hashtags dédiés, notamment #PrixInfluFranco, #GAF et #francophonieenTunisie.

Lire aussi:

L’article Tunisie : Un prix pour les influenceurs francophones avec 1 000 DT à la clé est apparu en premier sur webdo.

  •  

Envoi de jeunes vers les zones de conflit : Des verdicts allant de 3 à 28 ans

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu, dans la nuit de jeudi à vendredi, ses verdicts dans l’affaire de l’envoi de jeunes vers des zones de conflit.

Les peines prononcées vont de 3 à 28 ans de prison, selon une source judiciaire à l’Agence Tunis Afrique Presse. Huit accusés, tous détenus, étaient poursuivis pour constitution et adhésion à une entente terroriste, recrutement et acheminement vers des zones de conflit, incitation au départ hors du territoire à des fins terroristes et financement de ces activités.

Ali Larayedh écope de 24 ans de prison

Ali Larayedh a écopé de 24 ans de prison (contre 34 ans en première instance). Figure de premier plan du mouvement Ennahdha, ministre de l’Intérieur de 2011 à 2013, puis chef du gouvernement jusqu’en 2014, il a été condamné pour avoir négligé, voire facilité, les départs des jeunes combattants tunisiens vers la Syrie et la Libye.

Parmi les condamnés figurent également Abdelkrim Laabidi, qui a écopé de 22 ans de prison, Fethi Beldi (22 ans), Nourredine Gandouz (28 ans), Lotfi Hammami et Hichem Saâdi (24 ans chacun), Sami Chaâr (6 ans) et Seifeddine Raïss (3 ans).

La juridiction a également ordonné un placement sous surveillance administrative à l’issue de leur peine : cinq ans pour la majorité, deux ans pour Sami Chaâr et Seifeddine Raïss, ancien porte-parole de l’organisation Ansar Al Chariaa, classée comme groupe terroriste en Tunisie depuis 2013.

Peines en appel confirmées mais allégées

Les jugements de première instance, rendus en mai 2025, avaient infligé des peines plus lourdes, allant de 18 à 36 ans de prison, assorties d’une surveillance administrative de cinq ans pour tous les condamnés.

Cette décision en appel allège certaines peines tout en maintenant la fermeté de la justice dans une affaire impliquant d’anciens responsables politiques et sécuritaires de premier plan.

Ce dossier hautement sensible met en cause plusieurs figures influentes de l’appareil sécuritaire et politique tunisien, qui ont facilité le départ de jeunes tunisiens vers des zones de guerre, notamment en Syrie et en Libye, entre 2011 et 2013.

A cette époque, des milliers de jeunes ont quitté la Tunisie pour rejoindre des organisations terroristes comme Daech et le Front Al-Nosra, souvent en transitant par la Turquie ou la Libye. Ces départs massifs ont été rendus possibles grâce à des filières organisées, bénéficiant d’un certain laisser-faire des autorités sécuritaires et politiques.  

Les accusations visent notamment des responsables du ministère de l’Intérieur, soupçonnés d’avoir fermé les yeux sur ces départs ou d’avoir délivré des documents de voyage facilitant l’exfiltration de ces combattants vers l’étranger. Parmi eux figure le chef de l’unité de protection des avions à l’aéroport de Tunis-Carthage.

L’article Envoi de jeunes vers les zones de conflit : Des verdicts allant de 3 à 28 ans est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌