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La France interdit l’entrée à Smotrich, un ministre israélien d’extrême droite

La France a annoncé, mardi 9 juin 2026, l’interdiction d’entrée sur son territoire du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite israélienne, accusé par Paris de promouvoir l’annexion de la Cisjordanie occupée et de soutenir la recolonisation de Gaza.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué dans une publication sur la plateforme X que cette décision vise également « quatre dirigeants d’organisations de colonisation et 21 colons violents ».

Une politique inacceptable

Le chef de la diplomatie française a dénoncé « une politique inacceptable pour l’écrasante majorité de la communauté internationale », réaffirmant l’attachement de Paris à la solution à deux États.

Bezalel Smotrich est régulièrement critiqué sur la scène internationale pour ses positions ultranationalistes et son soutien affiché à l’expansion des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. Ces dernières années, plusieurs déclarations du ministre israélien ont suscité de vives réactions en Europe et au sein des organisations internationales.

Cette nouvelle mesure française intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la politique israélienne dans les territoires palestiniens. En mai dernier déjà, la France avait interdit l’entrée sur son territoire à un autre ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale.

Durcissement de position

Paris semble ainsi durcir progressivement sa position face aux responsables israéliens accusés d’encourager la colonisation et les violences de colons en Cisjordanie.

La question des colonies israéliennes reste l’un des principaux points de blocage dans le conflit israélo-palestinien. La majorité de la communauté internationale considère les colonies comme illégales au regard du droit international, une position rejetée par le gouvernement israélien.

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Tunisie : Les motos, un « cauchemar » sur les routes !

Le président du bureau de communication de l’Observatoire national de la sécurité routière, Chamseddine Adouani, a qualifié les motos de « cauchemar » sur les routes tunisiennes, alertant sur la hausse des risques liés à ce moyen de transport devenu de plus en plus répandu.

S’exprimant en marge d’un atelier consacré à l’évaluation et au soutien des activités de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, il a souligné que la moto reste un véhicule particulièrement vulnérable, exposant davantage ses conducteurs aux accidents graves.

Plusieurs mesures ont été mises

Selon lui, plusieurs mesures ont été mises en place afin de limiter les dangers liés aux deux-roues. Parmi elles figurent l’adoption d’un cahier des charges encadrant les opérations de distribution, de fabrication, d’assemblage et d’importation des motos, ainsi que le renforcement des normes techniques et des contrôles sur le marché.

Le responsable a également rappelé que les autorités ont fixé des règles techniques relatives aux casques de protection destinés aux conducteurs. Il a précisé que le décret gouvernemental n°510 de 2018, relatif aux permis de conduire, fixe l’âge minimum autorisé pour conduire une moto à 15 ans, tout en imposant le port obligatoire du casque.

Une amende de 500 dinars

Concernant les infractions, Chamseddine Adouani a averti que la conduite d’une moto sans permis expose le contrevenant à une amende de 500 dinars ainsi qu’à une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

Il a indiqué que l’Observatoire national de la sécurité routière mise également sur la sensibilisation, notamment à travers les clubs de sécurité routière dans les établissements scolaires et les campagnes menées directement sur les routes.

Le responsable est aussi revenu sur le phénomène des « taxi-moto », qui commence à apparaître dans certaines régions. Il a affirmé que cette activité est illégale et qu’elle ne figure dans aucun des textes réglementaires actuellement en vigueur en Tunisie. Les personnes exerçant cette activité s’exposent ainsi à des poursuites pour transport de personnes sans autorisation et à bord d’un véhicule non assuré pour ce type de service.

Multiplication visible des motos sur les routes tunisiennes

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par une multiplication visible des motos sur les routes tunisiennes, notamment parmi les jeunes et les livreurs, alors que les campagnes de sensibilisation sur le port du casque et le respect du code de la route peinent encore à réduire le nombre d’accidents impliquant les deux-roues.

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À Sousse, un mur ravivé à la chaux déclenche une polémique

Une simple couche de peinture blanche a suffi pour provoquer un vif débat sur les réseaux sociaux à Sousse. Une photo montrant le mur du théâtre de Sidi Dhaher fraîchement badigeonné de « jir arbi » — la chaux traditionnelle — a circulé massivement ces dernières heures, suscitant l’indignation de plusieurs internautes qui ont dénoncé une atteinte présumée au patrimoine de la médina.

Face à l’ampleur des réactions, la municipalité de Sousse a apporté des précisions pour tenter d’éteindre la polémique. Le secrétaire général de la municipalité, Mourad Ben Salem, a affirmé que le mur concerné « n’appartient pas aux remparts historiques de la médina » et qu’il s’agit d’un ouvrage construit dans les années 1990, séparé des fortifications anciennes classées au patrimoine.

Ce n’est pas un monument archéologique protégé

Selon lui, le mur du théâtre de Sidi Dhaher n’est pas inscrit parmi les monuments archéologiques protégés. Il a également assuré que la municipalité n’était pas intervenue sur ce site depuis plus de trois ans, laissant entendre que les travaux évoqués n’ont pas été réalisés dans le cadre d’une opération municipale récente.

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Sur Facebook, plusieurs publications avaient pourtant présenté l’image comme celle d’un rempart historique « dénaturé » par une peinture jugée inadaptée. Certains internautes ont évoqué une atteinte à l’identité architecturale de la ville, alors que d’autres ont critiqué ce qu’ils considèrent comme un manque de coordination dans la gestion des espaces proches de la médina.

Cette controverse remet en lumière la sensibilité particulière entourant le patrimoine à Sousse, dont la médina est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988. Ces dernières années, plusieurs débats similaires ont éclaté en Tunisie autour de travaux de rénovation ou d’aménagement touchant des sites anciens, notamment à Tunis, Kairouan ou Sfax, où des citoyens et des associations ont régulièrement dénoncé des interventions jugées non conformes aux normes de préservation.

Vigilance croissante des citoyens

Si la municipalité insiste sur le fait que le mur en question ne possède aucun statut patrimonial officiel, l’affaire illustre néanmoins la vigilance croissante des citoyens face à toute transformation visuelle touchant les espaces historiques ou leurs abords.

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Tunisie : Gestion des flux migratoires, plus de 4600 départs volontaires annoncés

Les autorités indiquent une intensification des retours volontaires de migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Selon le porte-parole de l’administration générale de la Garde nationale, environ 4620 personnes ont regagné volontairement leur pays depuis l’année dernière. Le dispositif s’appuie notamment sur des centres de regroupement et une coordination avec des acteurs humanitaires.

Dans une déclaration faite aux médias, le porte-parole de la Garde nationale, le général de brigade Houssem Eddine Jebabli, a affirmé que cette dynamique de retour volontaire connaît une progression notable. Il a précisé que le camp de l’El Amra, dit « kilomètre 21 », s’est imposé comme un point central de regroupement des migrants concernés par ces opérations.

420 migrants se trouvent actuellement sur ce site

Selon la même source, environ 420 migrants se trouvent actuellement sur ce site, tandis qu’environ 250 autres seraient en cours de transfert depuis différents points du pays, notamment le carrefour de La Goulette à Tunis, ainsi que Sousse et Nabeul. Les opérations de déplacement et de prise en charge seraient organisées quotidiennement, incluant des femmes, des enfants et des nourrissons, dans le cadre d’une approche qualifiée de humanitaire et juridique, en coordination avec le Croissant-Rouge tunisien.

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Le responsable sécuritaire a également affirmé que la stratégie tunisienne de gestion des frontières et de lutte contre la migration irrégulière aurait contribué à réduire l’ampleur du phénomène, sans toutefois fournir d’indicateurs chiffrés comparatifs récents.

Nouveau mécanisme de regroupement

Le ministère de l’Intérieur avait annoncé avoir mis en place, depuis quatre mois, un nouveau mécanisme de regroupement des migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne souhaitant retourner volontairement dans leurs pays d’origine.

Cette mesure vise principalement, rappelons-le, les migrants présents dans le Grand Tunis, à Nabeul et dans d’autres régions du pays, qui rencontrent des difficultés pour rejoindre la région de Sfax, où se trouve le principal centre d’accueil dédié au programme de retour volontaire.

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Maher Ktari alerte sur un déficit de dialogue institutionnel

Le président de la commission des finances au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ktari, a pointé du doigt un problème structurel dans le fonctionnement institutionnel actuel en Tunisie, qu’il décrit comme un déficit de communication entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

Intervenant sur Jawhara FM, il a indiqué que les commissions parlementaires poursuivent leurs travaux et continuent à tenir des commissions avec la participation de plusieurs parties prenantes ainsi que d’organisations concernées. Toutefois, il affirme que les représentants du pouvoir exécutif sont souvent absents, malgré les invitations qui leur sont adressées.

Le travail législatif paralysé ?

Selon lui, cette absence de coordination et de dialogue entre les deux pouvoirs complique fortement le travail législatif et freine la mise en œuvre efficace des politiques publiques. Il estime que l’absence d’une dynamique de convergence institutionnelle empêche un fonctionnement fluide des mécanismes de décision et de contrôle.

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Dans son intervention, le député insiste sur l’idée que l’efficacité du travail institutionnel repose en grande partie sur une forme de coordination continue entre les deux pouvoirs. En l’absence de ce “tandem”, selon ses termes, les discussions parlementaires risquent de perdre en profondeur et en capacité d’impact sur la mise en œuvre des politiques publiques.

Relations parfois tendues

Dans une lecture plus large, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte récurrent de relations parfois tendues entre les institutions exécutives et législatives en Tunisie, marqué par des divergences sur les priorités politiques et les modalités de coopération administrative.

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4200 dinars par mois, le minimum pour vivre « dignement » en Tunisie ?

Le niveau de revenu nécessaire pour assurer ce que certains qualifient de « vie digne » en Tunisie relance le débat sur le pouvoir d’achat et l’écart entre salaires et coût réel de la vie.

Dans une intervention médiatique, l’économiste et enseignant universitaire Ridha Chkandali a avancé qu’un citoyen tunisien aurait aujourd’hui besoin d’au moins 4200 dinars par mois pour couvrir ses besoins essentiels. D’autres estimations évoquées dans le même contexte portent ce seuil jusqu’à 5500 dinars. Ces chiffres interviennent dans un climat économique marqué par une inflation persistante et une pression continue sur les ménages.

Un décalage structurel entre revenus et coût de la vie

Selon l’économiste, cette estimation reflète un décalage structurel entre les revenus effectivement perçus et le coût de la vie. Il met en avant une inflation évaluée à 5,5% et des hausses liées notamment à l’énergie et aux coûts de production, qui continueraient de tirer les prix vers le haut. Dans cette lecture, la détérioration du pouvoir d’achat serait particulièrement visible sur les trois dernières années, avec une baisse estimée autour de 25% pour certaines catégories de revenus, notamment la classe moyenne.

Sur le plan de la méthode, ces ordres de grandeur doivent être interprétés comme des estimations de panier de consommation et non comme des seuils officiels établis par une institution statistique. En Tunisie, les références habituellement utilisées pour mesurer le coût de la vie reposent sur des indices de prix à la consommation publiés par les organismes publics, tandis que les « revenus de vie décente » relèvent souvent de travaux académiques ou de simulations économiques, dont les hypothèses peuvent varier fortement selon la composition du panier retenu, le type de ménage ou encore les zones géographiques.

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Le recours à des fourchettes aussi larges, de 4200 à 5500 dinars, illustre précisément cette variabilité méthodologique. Il souligne aussi un point de tension récurrent dans le débat public : l’écart entre les salaires moyens observés dans l’économie formelle et le niveau de revenu jugé nécessaire pour couvrir logement, alimentation, transport et services de base dans un contexte de hausse des prix.

Mesurer un désalignement global du pouvoir d’achat

Dans une lecture critique, ces chiffres permettent surtout de mesurer un désalignement global du pouvoir d’achat plutôt que de fixer un seuil universel. Ils alimentent ainsi une question centrale de politique économique : la capacité des salaires à suivre durablement le rythme de l’inflation et des coûts de production, dans un contexte où les marges d’ajustement budgétaire restent limitées.

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Le commandant des forces navales américaines pour l’Europe et l’Afrique à Tunis

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu ce lundi 8 juin 2026 au siège du ministère le commandant des forces navales américaines pour l’Europe et l’Afrique, l’amiral George M. Wikoff, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie et du chef d’état-major de la Marine nationale.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat militaire entre Tunis et Washington, un partenariat qualifié de « stratégique et ancien » par la partie tunisienne, et structuré notamment par la feuille de route de coopération militaire 2020-2030.

Continuité des échanges de haut niveau

Selon le communiqué du ministère de la Défense, le ministre a salué la continuité des échanges de haut niveau entre les deux pays ainsi que l’évolution qualitative de la coopération, qui ne se limite plus au soutien logistique et technique, mais englobe également la formation, l’entraînement et les exercices conjoints. Il a également exprimé l’intérêt de la Tunisie pour le développement des capacités de sa composante navale et des forces spéciales maritimes.

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Dans cette perspective, Tunis ambitionne de renforcer ses infrastructures de formation à travers la création d’un centre d’excellence dédié aux unités d’intervention maritime, appelé à jouer un rôle régional en matière de formation et d’accueil d’exercices multinationaux, à l’image de l’exercice naval « Phoenix Express ».

Engagement de Washington à poursuivre son soutien

De son côté, le responsable militaire américain a salué le niveau de coopération atteint avec la marine tunisienne, mettant en avant les compétences des cadres tunisiens et leur expérience dans l’organisation d’exercices conjoints. Il a réaffirmé l’engagement de Washington à poursuivre le soutien au développement des capacités opérationnelles des forces navales tunisiennes.

Du point de vue éditorial, les éléments communiqués s’inscrivent dans une dynamique de coopération bilatérale stable et déjà structurée, sans annonce de nouvel accord majeur, mais avec une consolidation des axes existants, notamment la formation et l’interopérabilité maritime.

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Mondial : Le passeport allemand de Rani Khedhira déclenche la polémique

La publication par la Fédération tunisienne de football de photos montrant l’arrivée des joueurs tunisiens au Mexique pour la Coupe du monde 2026 a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, après la diffusion d’un cliché devenu viral en quelques heures.

Sur cette photo, retirée par la suite de l’album publié sur la page Facebook officielle de la FTF, le milieu de terrain binational Rani Khedira apparaissait tenant un passeport allemand rouge au moment de son arrivée avec la délégation tunisienne.

L’image a alimenté une vague de commentaires

Très vite, l’image a alimenté une vague de commentaires et de débats sur les réseaux sociaux tunisiens. Certains internautes ont critiqué le symbole renvoyé par cette photo, estimant qu’elle relançait la question du rapport des joueurs binationaux à leur identité sportive et nationale. D’autres, au contraire, ont défendu le joueur en rappelant qu’il possède légalement la nationalité allemande, qu’il est né et a grandi en Allemagne et que détenir un passeport allemand n’a rien d’exceptionnel dans son cas.

Plusieurs internautes ont également souligné que de nombreux joueurs binationaux évoluant avec des sélections africaines ou arabes voyagent régulièrement avec leurs passeports européens pour des raisons administratives et logistiques, notamment en matière de visas et de déplacements internationaux.

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La suppression de la photo par la Fédération tunisienne de football a elle-même alimenté les discussions, certains y voyant une volonté d’éteindre la polémique naissante, tandis que d’autres considèrent qu’il s’agissait simplement d’éviter une controverse inutile à quelques jours du début du Mondial.

Rani Khedira a officiellement rejoint la sélection tunisienne en 2026

Âgé de 32 ans, Rani Khedira a officiellement rejoint la sélection tunisienne en 2026 après avoir effectué l’essentiel de sa carrière en Allemagne. Le joueur, frère de l’ancien international allemand Sami Khedira, avait auparavant évolué dans les catégories de jeunes de l’Allemagne sans jamais être convoqué chez les seniors.

Cette polémique intervient alors que la sélection tunisienne tente de se concentrer sur sa participation à la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

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Tunisie : L’affaire de l’avocate arrêtée à Hammamet prend une nouvelle tournure

L’affaire de la jeune avocate arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche à Hammamet, et initialement présentée comme une affaire de possession de drogue, connaît un nouveau rebondissement après la décision de la justice de la remettre en liberté.

La membre du bureau exécutif de l’Association tunisienne des jeunes avocats, Nesrine Gornah, a indiqué lundi à Mosaïque FM qu’elle faisait partie du collectif d’avocats ayant assuré la défense de leur consœur placée en garde à vue pour suspicion de détention d’une substance classée comme stupéfiante.

Lire aussi : Possession de stupéfiants : Une avocate arrêtée dans un établissement nocturne à Hammamet

La jeune femme a été libérée

Selon elle, la jeune femme a été libérée après sa comparution devant le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Nabeul 2. La défense et la famille ont présenté une ordonnance médicale attestant que le comprimé retrouvé dans le sac de l’avocate était en réalité un médicament calmant prescrit en raison d’une phobie dont souffre l’intéressée.

Toujours selon la même source, l’avocate aurait spontanément communiqué aux agents le nom du médicament et demandé une vérification de son appellation commerciale connue dans le domaine médical.

Lecture initiale de l’affaire

Cette évolution modifie sensiblement la lecture initiale de l’affaire, largement relayée comme un dossier de possession de drogue impliquant une avocate interpellée à l’entrée d’un établissement nocturne à Hammamet.

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Mondial 2026 : En photos, Monterrey accueille les Aigles de Carthage

Le sélectionneur national et les joueurs de l’équipe de Tunisie sont arrivés lundi à Monterrey, au Mexique, où les Aigles de Carthage entameront leur participation à la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par le Mexique, le Canada et les États-Unis du 11 juin au 19 juillet.

Il s’agit de la septième participation de la Tunisie à une phase finale de Coupe du monde, et de la troisième consécutive après les éditions de 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

Premier match le 15 juin

La sélection tunisienne disputera son premier match le 15 juin face à la Suède au stade de Monterrey, dans le cadre de la première journée du groupe F. Les hommes de Jalel Kadri enchaîneront ensuite avec une rencontre contre le Japon le 21 juin, toujours à Monterrey.

Le dernier match du premier tour opposera la Tunisie aux Pays-Bas le 26 juin à Kansas City, aux États-Unis, dans une affiche qui pourrait être décisive pour la qualification au second tour.

Lire aussi : Mondial 2026 – Groupe F : La Tunisie peut-elle enfin franchir le premier tour ?

Le Mondial 2026 marque une édition historique avec, pour la première fois, la participation de 48 sélections nationales. La compétition se déroule dans 16 villes réparties entre les trois pays hôtes.

Le cap du premier tour

La Tunisie espère franchir pour la première fois de son histoire le cap du premier tour, après plusieurs participations marquées par des prestations honorables mais sans qualification en phase à élimination directe.

Selon les informations annoncées, l’équipe a choisi Monterrey comme camp de base pour la phase de groupes, afin de limiter les déplacements avant le match contre les Pays-Bas prévu aux États-Unis.

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Un nouveau responsable pour les opérations de la BERD en Tunisie

Le groupe de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) Banque européenne pour la reconstruction et le développement a annoncé, lundi 8 juin 2026, la nomination de Georgi Akhalkaatsi au poste de responsable de ses opérations en Tunisie. Il succède à Nodiara Mansurova et prendra officiellement ses fonctions à partir du 1er septembre 2026 depuis le bureau de représentation de Tunis.

Dans ses nouvelles fonctions, le responsable supervisera l’ensemble des investissements et des activités de la BERD en Tunisie, sous la coordination du directeur exécutif pour la région Sud et Est de la Méditerranée. Cette nomination s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’institution visant à renforcer son action dans le pays.

De nationalité géorgienne

De nationalité géorgienne, Georgi Akhalkaatsi est un cadre expérimenté de la BERD qu’il a rejoint en 2009. Il occupe actuellement le poste de responsable des opérations en Arménie. Au fil de son parcours, il a également travaillé au bureau de Tbilissi ainsi qu’au sein des départements de l’industrie, des services et de la gestion du risque de crédit au siège de Londres.

Lire aussi : Investissements, énergie, secteur privé : La BERD resserre son partenariat avec la Tunisie

Son profil académique combine un master en droit de l’université d’État de Tbilissi et un MBA obtenu à l’INSEAD. Avant de rejoindre le secteur bancaire international, il a entamé sa carrière comme juriste, puis a évolué vers la finance en intégrant la Société Générale.

Financement de projets économiques

Présente en Tunisie depuis 2012, la BERD joue un rôle important dans le financement de projets économiques et le soutien au secteur privé. L’institution a investi plus de 3 milliards d’euros dans le pays à travers environ 90 projets, dont une majorité orientée vers les entreprises privées, avec pour objectif de soutenir la diversification de l’économie tunisienne et le développement des PME.

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Tunisie : Jusqu’à 600 dinars de frais pour décrocher le permis de conduire

La chambre régionale des propriétaires des établissements de formation à la conduite et à la sécurité routière de Bizerte, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, a annoncé une nouvelle grille tarifaire applicable à partir du 9 juin 2026 pour plusieurs prestations liées au permis de conduire catégorie “B” permettant de conduire les voitures particulières et utilitaires.

Selon le document diffusé par la structure syndicale régionale, les propriétaires d’auto-écoles affiliés sont appelés à respecter ces nouveaux montants, qui concernent aussi bien les examens que les séances de formation théorique et pratique.

200 dinars pour la première demande

La nouvelle grille prévoit notamment un tarif de 200 dinars pour la première demande de passage de l’examen théorique, ainsi que 200 dinars pour l’examen de circulation et 200 dinars pour l’examen de manœuvre.

Les cours pratiques de conduite sont fixés à 30 dinars la séance, tandis que les cours du code de la route passent à 15 dinars. Les séances consacrées à la conduite des véhicules louage sont fixées à 35 dinars, tout comme les séances de stationnement.

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Le document précise également que la durée d’une séance ne doit pas dépasser 50 minutes.

Nouveaux tarifs annoncés

  • Première demande pour l’examen théorique : 200 dinars
  • Frais de l’examen de circulation : 200 dinars
  • Frais de l’examen de manœuvre : 200 dinars
  • Séance de conduite : 30 dinars
  • Séance du code de la route : 15 dinars
  • Séance de conduite sur véhicule louage : 35 dinars
  • Séance de stationnement : 35 dinars

Cette annonce intervient dans un contexte où les coûts liés à l’obtention du permis de conduire continuent de varier d’une région et d’une auto-école à l’autre en Tunisie. Plusieurs plateformes spécialisées estiment que le coût global du permis peut dépasser les 1 500 dinars selon le nombre d’heures de conduite et les frais annexes.

Aucune réaction officielle des autorités de tutelle n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article concernant l’application de cette nouvelle grille tarifaire.

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Mondial 2026 : L’un des meilleurs arbitres africains refoulé des États-Unis

L’affaire suscite déjà une vive polémique à quelques jours du début de la Coupe du monde 2026. Selon plusieurs médias internationaux, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan aurait été empêché d’entrer sur le territoire américain malgré la possession d’un visa valide et d’un passeport diplomatique.

Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains du moment, Omar Artan devait devenir le premier arbitre somalien à officier lors d’une Coupe du monde. L’officiel de 34 ans faisait partie des arbitres retenus par la FIFA pour le tournoi organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Artan est arrivé à Miami après un voyage via la Turquie

Selon des responsables somaliens cités par l’AFP et plusieurs médias étrangers, Artan est arrivé à Miami après un voyage via la Turquie, avant d’être refoulé par les autorités américaines puis renvoyé vers Istanbul. Les autorités américaines n’ont pas officiellement détaillé les raisons exactes de cette décision. Toutefois, plusieurs sources évoquent le durcissement des restrictions migratoires américaines visant certains pays, dont la Somalie.

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L’affaire est d’autant plus surprenante que plusieurs médias africains avaient annoncé, quelques jours auparavant, qu’Omar Artan avait finalement obtenu son visa après des difficultés administratives.

La FIFA a indiqué suivre le dossier

La FIFA a indiqué suivre le dossier et chercher des clarifications. De son côté, un responsable du ministère somalien des Sports a dénoncé une décision contraire « à l’esprit du fair-play et du mérite sportif ».

Cette affaire intervient dans un contexte plus large de tensions autour des visas liés à la Coupe du monde 2026. Plusieurs médias ont récemment évoqué les difficultés rencontrées par certains joueurs, arbitres ou membres de délégations venant de pays soumis à des restrictions d’entrée aux États-Unis.

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Possession de stupéfiants : Une avocate arrêtée dans un établissement nocturne à Hammamet

Une avocate a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche à Hammamet alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans un établissement de nuit en possession de comprimés psychotropes classés au tableau « B », selon une source citée par Mosaïque FM. Le parquet près le tribunal de première instance de Grombalia a ordonné sa mise en garde à vue avant l’ouverture, ce lundi, d’une information judiciaire pour des infractions liées aux stupéfiants. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction du tribunal de première instance de Grombalia.

L’affaire intervient dans un contexte où les autorités tunisiennes multiplient les opérations contre les réseaux de trafic et de consommation de drogues, notamment dans les zones touristiques et les établissements nocturnes.

Des précédents impliquant des professionnels du droit

Ce dossier n’est pas le premier du genre en Tunisie. Plusieurs affaires impliquant des avocats ont déjà été enregistrées ces dernières années dans des dossiers liés aux stupéfiants.

En janvier 2024, la brigade centrale de lutte contre la drogue à Laouina avait arrêté une avocate soupçonnée d’implication dans un réseau de trafic de cannabis après la saisie de plusieurs plaques de résine de cannabis dans un appartement à Tunis.

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En février 2025, une autre affaire avait abouti à un non-lieu en faveur d’une avocate poursuivie dans une enquête pour trafic de drogue après la découverte de cannabis dans un taxi dans lequel elle se trouvait.

Ces affaires restent toutefois marginales au regard du nombre global de dossiers traités chaque année par la justice tunisienne en matière de stupéfiants.

Les boîtes de nuit et zones touristiques sous surveillance

Les services sécuritaires tunisiens ont déjà annoncé à plusieurs reprises le démantèlement de réseaux actifs dans les bars, discothèques et espaces festifs, notamment à Hammamet, destination touristique particulièrement fréquentée durant la saison estivale.

En octobre 2022, la police avait arrêté à Hammamet quatre personnes soupçonnées d’alimenter des établissements nocturnes en drogues et comprimés psychotropes. Les autorités avaient alors saisi plusieurs types de stupéfiants ainsi que de l’argent liquide.

Les forces de sécurité intensifient généralement les contrôles dans ces zones à l’approche de l’été, période marquée par une hausse de l’activité touristique et nocturne.

La loi 52 toujours au cœur des débats

Cette nouvelle affaire remet également en lumière le débat récurrent autour de la loi 52 relative aux stupéfiants. Depuis plusieurs années, des avocats, militants et organisations de défense des droits humains réclament une réforme du cadre pénal tunisien concernant la consommation de drogues, estimant que les peines prévues restent particulièrement sévères, notamment pour les jeunes consommateurs.

La distinction entre trafic, détention et simple consommation demeure au centre des discussions, alors que les autorités tunisiennes maintiennent une ligne sécuritaire ferme face à la progression du trafic de stupéfiants.

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Tunisie : Le vieillissement de la population s’accélère

La Tunisie entre progressivement dans une nouvelle phase démographique marquée par un ralentissement inédit de la croissance de sa population et un vieillissement accéléré de la société. C’est ce que révèle un document prospectif publié par Institut national de la statistique sur les projections démographiques à l’horizon 2054.

Intitulée « Projections de la population 2024-2054 », cette étude, élaborée en mai 2026 à partir des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024 ainsi que des données de l’état civil, montre que la transition démographique tunisienne a été « plus rapide et plus profonde » qu’attendu.

Selon l’INS, la population tunisienne s’élevait à 11,97 millions d’habitants en 2024, un chiffre inférieur aux précédentes estimations. Cette évolution s’explique notamment par la forte baisse du taux de fécondité, passé de plus de trois enfants par femme en 1994 à seulement 1,54 enfant en 2024, soit un niveau inférieur au seuil de renouvellement des générations.

Une légère hausse du nombre d’habitants

L’institut prévoit toutefois une légère hausse du nombre d’habitants dans les prochaines décennies. La population tunisienne devrait atteindre 12,16 millions d’habitants en 2030 puis environ 13,3 millions en 2054. Mais derrière cette progression apparente se cache un net ralentissement du rythme de croissance démographique, qui tomberait à seulement 0,03% à la fin de la période étudiée, rapprochant le pays d’une situation de quasi-stabilité démographique.

L’étude met également en garde contre une transformation profonde de la pyramide des âges. Les catégories jeunes devraient continuer à diminuer alors que la part des personnes âgées de 60 ans et plus augmentera de manière continue au cours des prochaines décennies.

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Cette évolution devrait accentuer les besoins en matière de santé, de prise en charge de la dépendance et de protection sociale, tout en exerçant une pression croissante sur les systèmes de retraite et les politiques publiques liées au vieillissement.

Une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045

Le document souligne néanmoins l’existence d’une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045. Cette période correspondra à l’entrée en âge de procréer des générations nées entre 2000 et 2014, une phase durant laquelle la Tunisie avait enregistré un nombre relativement plus élevé de naissances.

Selon l’INS, cette dynamique pourrait entraîner une reprise limitée des naissances après plusieurs années de recul, à condition que les jeunes disposent de conditions économiques et sociales favorables leur permettant de concrétiser leurs projets familiaux.

Les projections démographiques montrent aussi une féminisation progressive de la population tunisienne. La part des femmes devrait passer de 50,7% de la population en 2025 à 52,2% en 2054. Cette évolution est attribuée à l’espérance de vie plus élevée des femmes ainsi qu’à la poursuite d’une émigration majoritairement masculine.

À travers ces projections, l’INS estime que la Tunisie devra adapter ses politiques publiques aux mutations démographiques à venir, notamment dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la famille et de la protection sociale, afin de faire face aux défis liés au vieillissement de la population et au ralentissement durable de la croissance démographique.

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Inflation en Tunisie : La viande et les légumes tirent les prix vers le haut

Le taux d’inflation en Tunisie a atteint 5,5% au mois de mai 2026, contre 5,4% durant la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique.

L’institut explique cette évolution principalement par le ralentissement du rythme de hausse des prix du groupe habillement et chaussures, qui s’est établi à 9,1% en mai contre 9,3% en avril. À l’inverse, les prix du tabac ont accéléré leur progression, passant de 0,4% à 0,8%, tout comme les services des hôtels et restaurants dont la hausse a atteint 6,3% contre 6,2% le mois précédent.

Une tendance élevée et stable

Les prix des produits alimentaires et des boissons sont, quant à eux, restés sur une tendance élevée et stable, avec une augmentation annuelle maintenue à 8,2%.

La flambée des prix touche particulièrement plusieurs produits de consommation courante. Selon les données de l’INS, les prix de la viande ovine ont bondi de 21,8% sur un an. Les volailles affichent une hausse de 15,6%, tandis que la viande bovine augmente de 14,1%.

Les légumes frais enregistrent également une progression importante de 12,2%, suivis des poissons frais avec 11,9% et des fruits frais avec 11,6%. En revanche, certains produits ont connu une baisse des prix. Les huiles alimentaires reculent de 6,1%, alors que les prix des œufs diminuent de 4,6%.

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L’INS souligne également une hausse des prix des produits manufacturés de 4,6% en rythme annuel. Cette augmentation est portée notamment par les vêtements et chaussures ainsi que par les produits de nettoyage.

Quid des services ?

Du côté des services, les prix progressent de 4,2%, principalement sous l’effet de la hausse des tarifs des hôtels, qui atteignent 15,9%.

Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits énergétiques et alimentaires, est restée stable à 4,8% en mai 2026.

Les données de l’INS montrent aussi un écart important entre les produits libres et les produits encadrés. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,7%, contre seulement 1,2% pour les produits soumis à l’encadrement des prix. Dans l’alimentaire, les produits libres affichent une hausse de 9,3%, alors que les produits alimentaires encadrés restent quasiment stables à 0,2%.

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Bac à Siliana : Neuf élèves placés en détention pour fraude

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana a ordonné, vendredi 5 juin 2026, l’émission de mandats de dépôt contre neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude au baccalauréat. Les suspects sont poursuivis conformément à la législation tunisienne réprimant la tricherie aux examens nationaux.

Selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), les élèves concernés sont âgés de 18 à 19 ans. Ils ont été surpris jeudi, lors d’une épreuve du baccalauréat dans un lycée de la délégation de Bou Arada, en possession d’écouteurs utilisés pour tricher.

Vigilance renforcée

Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance renforcée autour des examens nationaux, alors que les autorités tunisiennes multiplient les mesures de contrôle afin de lutter contre les différentes formes de fraude technologique, notamment l’usage d’oreillettes miniatures et d’équipements de communication dissimulés.

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Ces dernières années, les cas de tricherie liés aux nouvelles technologies se sont multipliés durant les sessions du baccalauréat, poussant les autorités éducatives et sécuritaires à durcir les contrôles à l’intérieur et aux abords des centres d’examen.

Durcissement de l’application de la loi

L’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats de dépôt dans cette affaire illustrent également le durcissement de l’application de la loi face aux tentatives de fraude lors des examens nationaux.

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Tensions autour de la question migratoire : Les signaux d’alerte se multiplient en Tunisie

La question des migrants subsahariens continue d’alimenter une tension grandissante en Tunisie, dans un climat marqué par la circulation massive de vidéos violentes sur les réseaux sociaux, l’absence de données officielles précises et la multiplication des discours contradictoires autour de la situation sur le terrain.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses séquences relayées sur Facebook, TikTok et d’autres plateformes montrent des agressions visant des migrants subsahariens dans différentes régions du pays. D’autres vidéos, largement partagées également, montrent des altercations impliquant des migrants accusés par certains internautes de menaces, de provocations ou d’actes de violence contre des Tunisiens. Dans plusieurs cas, l’authenticité, la date ou le contexte exact de ces contenus restent difficiles à vérifier, alimentant un climat de tension et de méfiance généralisée.

Un risque réel de dégradation de la situation

Des ONG tunisiennes et internationales alertent de leur côté sur un risque réel de dégradation de la situation. Des associations évoquent une montée des discours haineux et de la désinformation autour de la migration irrégulière, estimant que les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans l’exacerbation des tensions. Le média Nawaat évoquait récemment « une spirale de violences et de désinformation » autour de la question migratoire en Tunisie.

Parallèlement, les autorités tunisiennes mettent régulièrement en avant les opérations de retour volontaire menées avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon des chiffres relayés en mars 2026, plus de 21 000 migrants subsahariens auraient bénéficié du programme de retour volontaire depuis 2022.

Toujours selon ces données, 1 262 migrants auraient quitté la Tunisie via ce mécanisme depuis le début de l’année 2026, tandis que le gouvernement ambitionnerait d’atteindre 10 000 retours volontaires cette année. Les autorités tunisiennes insistent régulièrement sur leur refus de voir la Tunisie devenir « une terre d’installation » pour les migrants en situation irrégulière.

Plusieurs zones d’ombre persistent

Mais malgré ces annonces, plusieurs zones d’ombre persistent. Aucun chiffre officiel consolidé n’existe actuellement concernant le nombre exact de migrants subsahariens présents sur le territoire tunisien. Les estimations varient fortement selon les sources, tandis que les données officielles demeurent fragmentaires.

Cette absence de statistiques précises contribue à alimenter les spéculations et les tensions dans l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, certaines publications évoquent une « explosion » du nombre de migrants, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique et médiatique du dossier.

La situation rappelle également les graves tensions enregistrées à Sfax en 2023 après la mort d’un Tunisien lors d’affrontements avec des migrants subsahariens. Ces événements avaient été suivis de violences, d’expulsions et d’importantes opérations sécuritaires.

Le climat reste extrêmement fragile

Plusieurs observateurs estiment aujourd’hui que le climat reste extrêmement fragile. Entre pression migratoire, crise économique, saturation des réseaux sociaux par les contenus polarisants et manque de communication chiffrée claire, le dossier migratoire demeure l’un des sujets les plus explosifs en Tunisie.

Dans ce contexte, ONG et acteurs de la société civile appellent à éviter les amalgames et les campagnes de haine, tout en réclamant davantage de transparence sur les chiffres réels de la migration irrégulière, les conditions de vie des migrants et les mécanismes de retour volontaire actuellement en place.

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Mondial 2026 : Combien coûtera le voyage d’un supporter tunisien aux USA ?

Un supporter tunisien qui rêve de voir la Tunisie à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis devra prévoir un budget conséquent. Entre le visa américain, le billet d’avion, les places de match et le coût de la vie sur place, le voyage peut rapidement dépasser les 10.000 dinars. Voici une simulation réaliste pour un fan tunisien souhaitant assister à un match des Aigles de Carthage durant la phase de groupes.

La Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, sera la plus grande de l’histoire avec 48 sélections et 104 matchs. Les États-Unis accueilleront l’essentiel de la compétition, notamment dans des villes comme New York, Dallas, Miami, Los Angeles ou Atlanta.

Un seul match et cinq jours

Pour cette simulation, prenons le cas d’un supporter tunisien qui partira assister à un seul match de la Tunisie aux États-Unis pendant cinq jours.

Le premier obstacle reste le visa américain. Contrairement à certains pays européens, les Tunisiens ne sont pas éligibles à l’ESTA et doivent obligatoirement demander un visa touristique classique B1/B2 auprès de l’ambassade américaine.

Les frais de visa s’élèvent actuellement à environ 185 dollars, soit près de 570 dinars tunisiens, sans garantie d’obtention. À cela peuvent s’ajouter des frais de déplacement vers Tunis, des réservations d’hôtel pour le dossier ou encore une assurance voyage.

Ensuite vient le billet d’avion. En réservant plusieurs mois à l’avance, un aller-retour vers une ville américaine en classe économique pourrait coûter entre 3.000 et 4.500 dinars. Mais à l’approche du tournoi, les prix risquent d’exploser, surtout si la Tunisie réalise un bon parcours.

Le billet du match constitue lui aussi un poste majeur. Les prix officiels de la FIFA démarrent autour de 60 dollars pour certaines catégories populaires, mais les tarifs réels pour les rencontres très demandées montent rapidement entre 250 et 400 dollars pour un simple match de groupes.

Dans certains cas, le marché secondaire affiche des prix dépassant 1.000 dollars, notamment pour les affiches prestigieuses ou les stades les plus demandés. La FIFA applique en outre un système de tarification dynamique très critiqué par les supporters.

Un billet moyen à 350 dollars

Pour notre simulation, retenons un billet moyen à 350 dollars, soit environ 1.080 dinars.

L’hébergement aux États-Unis représentera également une dépense importante. Dans une ville hôte de la Coupe du monde, une chambre d’hôtel économique coûtera facilement entre 120 et 200 dollars la nuit durant la compétition. Pour cinq nuits, il faut donc prévoir environ 2.000 dinars minimum.

À cela s’ajoutent les transports locaux. Entre les trajets aéroport, métro et déplacements vers le stade, un supporter devra probablement dépenser entre 300 et 600.

Concernant la nourriture, un budget modeste de 40 à 60 dollars par jour semble réaliste aux États-Unis, soit environ 600 à 900 dinars pour cinq jours.

Quid des dépenses annexes ?

Enfin, il ne faut pas oublier les dépenses annexes : assurance voyage, internet mobile, souvenirs, taxes locales, frais bancaires ou imprévus.

Au total, voici une estimation réaliste pour un supporter tunisien :

  • Visa américain : 570 DT
  • Billet d’avion : 3.500 DT
  • Place de match : 1.080 DT
  • Hébergement : 2.000 DT
  • Nourriture : 800 DT
  • Transports locaux : 500 DT
  • Assurance et divers : 550 DT

Budget total estimé : environ 9.000 à 10.000 dinars tunisiens pour un seul match et cinq jours sur place.

Et encore, ce scénario reste relativement “économique”. Un supporter voulant suivre la Tunisie sur plusieurs matchs ou assister à des rencontres à élimination directe pourrait facilement dépasser les 20.000 dinars.

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Grand-Tunis : Un plan de mobilité à l’horizon 2040 en préparation avec les Japonais

Un projet structurant visant à repenser en profondeur la mobilité dans le Grand Tunis a été lancé en 2025 par l’Agence d’urbanisme de la région du Grand Tunis, avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). L’objectif affiché est de doter la capitale et son agglomération d’une vision stratégique de la mobilité urbaine à l’horizon 2040.

Étendu sur trois ans, ce projet s’articule autour de deux volets complémentaires : l’élaboration d’un schéma directeur de la mobilité urbaine pour le Grand Tunis et le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la planification et la gestion du secteur.

Le projet a été présenté lors d’une première rencontre technique organisée mercredi à la Cité des sciences de Tunis. Cette étape marque le lancement opérationnel des travaux de diagnostic et de concertation.

Un diagnostic territorial pour repenser les déplacements

Selon les responsables du projet, la démarche repose sur un diagnostic territorial approfondi intégrant les dynamiques de transport, d’aménagement du territoire et d’évolution urbaine. Une enquête sur les ménages et leurs déplacements a notamment été engagée dès janvier 2026 afin de mieux cerner les pratiques actuelles et les besoins futurs.

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Ce travail doit permettre de construire plusieurs scénarios d’évolution et de définir une stratégie globale de mobilité. Celle-ci servira ensuite de base à un plan d’action destiné à orienter les investissements publics et les politiques de transport.

Une approche globale de la mobilité urbaine

Les responsables du projet insistent sur une approche élargie de la mobilité, qui ne se limite pas aux infrastructures routières ou aux transports collectifs. Elle inclut également les mobilités actives, comme la marche et le vélo, ainsi que les enjeux liés à l’urbanisme et à la planification territoriale.

L’un des objectifs centraux est de mieux coordonner la planification urbaine et celle des transports afin de limiter les embouteillages, améliorer la qualité de vie et réduire les impacts environnementaux liés à la congestion urbaine.

Un appui technique japonais et une vision intégrée

Du côté de la coopération internationale, la JICA souligne qu’un rapport préliminaire a été élaboré après une année de travail conjoint avec les institutions tunisiennes et des experts japonais. Ce document dresse un état des lieux du système de transport, de l’aménagement du territoire ainsi que des dimensions sociales, économiques et environnementales.

Il met également en lumière les cadres institutionnels, réglementaires et financiers du secteur, tout en permettant de reconstituer une image actualisée des dynamiques de mobilité et d’urbanisation dans le Grand Tunis.

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