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Everyday Tunisians : Béchir surfe sur les dunes

Chauffeur saharien depuis vingt-cinq ans, Béchir connaît le sud tunisien sur le bout des doigts.

Avec sa tenue spécifique, il passe ses journées sur les routes et sillonne l’arrière-pays entre Tozeur, Nefta et Mides. Arrivé à proximité de Ong El Jemal, Béchir surfe sur les dunes et administre à ses passagers ce qu’il nomme un  » massage berbère « .

Au volant de son véhicule tout-terrain, au cœur de Chott El Gharsa, Béchir est le roi des pistes et des passages secrets. Parfois, il débusque un mirage dont il poursuit les reflets jusqu’à l’horizon. Et au quotidien, il avale les kilomètres en chantant.

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Innovant et Écologique : Jeunes horticulteurs tunisiens aux Pays-Bas

Après trois mois d’immersion aux Pays-Bas et une phase d’accompagnement, les bénéficiaires du projet MOBILISE, mis en œuvre par la Maastricht School of Management et financé par l’Union européenne, ont présenté leurs projets innovants visant à renforcer l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens dans le secteur horticole.

Au total, cinq projets ont été présentés devant un jury d’experts, dont trois ont été sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement en incubation ainsi que d’un soutien financier pour lancer leur aventure entrepreneuriale.

Tous les participants à cette initiative de coopération tuniso-européenne ont été honorés par Josephine Frantzen, ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie.

Coup de chapeau à ces horticulteurs créatifs et engagés au service de la jeunesse et de l’innovation.

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Nesrine Mahbouli : La soprano tunisienne qui monte et enchante

Qui le croirait et pourtant il n’y a rien de plus vrai ! La soprano Nesrine Mahbouli qui, à chacune de ses performances, enchante le public, a fait ses débuts dans un groupe de metal-rock.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a parfaitement réussi sa transition vers le monde de l’opéra et du chant lyrique puisqu’elle multiplie les succès en Tunisie et à l’international.

Une voix qui s’affirme

Avec une voix limpide et une technicité remarquable, Nesrine Mahbouli vient de se distinguer une nouvelle fois dans son interprétation de l’opéra  » Enée et Didon  » et devrait retrouver la scène à plusieurs reprises durant l’été.

Sa dernière prestation en date remonte à vendredi dernier avec une interprétation magistrale de l’hymne national italien.

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Nozha Sekik : Sans elle, personne ne parlerait des potières de Sejnane

Plusieurs années durant, elle a remué ciel et terre pour que soient reconnues les potières de Sejnane et leurs œuvres en terre cuite.

Avec patience et persévérance, Nozha Sekik a sillonné la région des Mogods et milité pour la mise en valeur et la reconnaissance artistique des potières de la région.

On peut sans se tromper affirmer que sans l’enthousiasme et l’acharnement de Nozha Sekik, ces potières n’auraient pas le rayonnement qui est le leur.

Il convient donc de rendre hommage à une battante qui à un moment fut bien la seule à y croire et souhaiter que l’élan qu’elle a imprimé au travail des potières se consolide toujours davantage grâce à celles et ceux qui ont pris le relais.

Aujourdhui retraitée, ethnologue et anthropologue, Nozha Sekik a mérité de la Tunisie et a accompli un travail gigantesque à l’Institut national du patrimoine dont elle compte parmi les chercheurs émérites.

Nozha et Jomaa la potière

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Lifestyle : Entre Bab Djedid et Bab Menara, Rania réveille Dar Dou

Depuis un mois, Dar Dou accueille ses premiers visiteurs dans un écrin ensoleillé de la rue Ben Rejeb, dans l’ancien quartier andalou de la médina de Tunis.

À quelques pas de Bab Djedid, à l’embouchure de la rue du Riche, la rue Ben Rejeb s’étire en longueur jusqu’à la rue Mohsen et Hammam Daoulatli.

C’est là, dans un quartier qui oscille entre mémoire khorassanide et legs andalou que Rania a eu un coup de foudre irrésistible pour une ancienne demeure quasiment en ruines et ayant changé de mains à plusieurs reprises.

Cinq années plus tard, Dar Dou vient de voir le jour et offre un havre de paix non loin de Bab Menara et ses souks traditionnels.

Comme les nombreuses maisons d’hôtes de la médina, Dar Dou contribue à la gentrification des quartiers environnants et offre une expérience de qualité au cœur d’une maison ancestrale.

Originalité de cette demeure : elle possède deux puits dont l’un servait à cultiver un jardin aujourd’hui disparu. C’est au cours des travaux de rénovation que Rania a littéralement découvert ce puits dont l’accès était caché sous une cloison.

Restaurée, embellie et mise aux normes d’un accueil personnalisé, la maison aux deux puits mise sur la sérénité dans l’intimité. Seulement trois chambres, un patio convivial et une salle à manger qui ouvre directement sur une cuisine lumineuse.

Après plus de trois ans d’un chantier aux multiples aléas, Rania savoure l’instant. Grâce à son implication, la maison jadis en ruines n’est plus qu’un souvenir fixé par quelques photos.

Forte de son désir de revenir vers le quartier paternel et d’une volonté d’exceller, Rania qui est également photographe, rayonne et partage ses créations qui s’affichent sur les murs de Dar Dou après avoir animé l’une des portes de Tunis.

Désormais, jour après jour, Rania apporte son rêve à une médina qui frémit et réapprend un art de vivre qui l’avait longtemps désertée.

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Quand le malouf et le fado se rencontrent à Tunis

L’Ambassade du Portugal en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis, propose au public de découvrir le projet musical « Entre Fado et Malouf ». Un concert aura lieu pour sceller cette rencontre musicale au Théâtre de l’Opéra ce samedi 13 juin à 19h.

Ce projet musical « Entre Fado et Malouf », a été conçu et réalisé par les ambassades de Tunisie à Lisbonne et du Portugal à Tunis en partenariat avec le festival Sete Sóis Sete Luas.

Ce concert réunit deux traditions musicales emblématiques : le fado portugais et le malouf tunisien dans une création originale qui rassemble les artistes portugais Custódio Castelo et Ana Paula Gonçalves, aux côtés des musiciens tunisiens Nada Mahmoud, Hassine Ben Miloud et Mohamed Ali Chebil.

Pour mémoire, le fado, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, exprime la saudade, cette émotion profonde mêlant nostalgie, mémoire et désir. Le Malouf, héritier des traditions arabo-andalouses, se caractérise par la richesse de ses modes mélodiques, de ses rythmes et de son héritage poétique.

À travers un travail de création collective, les cinq artistes ont élaboré un répertoire inédit où les mélodies du fado dialoguent avec les sonorités et les structures musicales du malouf.

À découvrir dans une semaine à la Cité de la culture.

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Everyday Tunisians : Ahlem, muse des halles de Tunis

Unique femme à travailler dans la vaste halle aux poissons du Marché central, Ahlem est une combattante. Toujours à l’affût, rapide à la tâche, elle mériterait la palme de l’efficacité.

Durant ses journées, elle nettoie le poisson et veille à ce que les écailles soient enlevées et les intestins évidés. Comme un métronome, elle répète les mêmes gestes et aligne ensuite les poissons dans un bac.

Dans le tumulte du marché et le flot des chalands, Ahlem reste toujours concentrée et obéit à une cadence impressionnante. Son métier et sa précision sont précieux et sa bonne humeur contagieuse.

Îlot de féminité dans une marée masculine, la présence d’Ahlem est un éclair qui marie beauté, expertise et art de la répartie. Car c’est bien elle qui finit par avoir le dernier mot : celui qui est l’apanage des travailleurs exemplaires.

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Snapshot : Mûriers centenaires massacrés à la médina de Tunis

Qui a pris la décision de détruire les mûriers de la rue de la Driba dont, désormais, il ne reste plus que des moignons ?

Pourtant, ces arbres centenaires paraient tout un quartier, restent liés à la vénérable Rachidia voisine et donnaient leur ombre généreuse aux passants et aux riverains ?

Pourquoi ce massacre ? Est-ce la ville qui a liquidé ces arbres à la tronçonneuse ou bien les édiles ont-ils simplement laissé faire ?

Triste réalité qui vient ôter à la médina des arbres qui sont une partie de son identité.

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Bonne nouvelle : Le deuxième étage du musée du Bardo enfin rouvert au public

Grosse sensation au musée du Bardo où le deuxième étage du musée vient de partiellement rouvrir ses portes au grand bonheur du public.

Plusieurs mosaïques sont de nouveau accessibles et donnent de nouvelles saveurs à la visite du musée.

Après une longue éclipse, le public peut revoir la fameuse mosaïque de Diane chasseresse ou celle du labyrinthe où Thésée dompte le Minotaure.

Un bon point pour le musée du Bardo qui, une touche après l’autre, continue à parfaire son dispositif.

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Snapshot : Passage Garibaldi au cœur de Tunis

Je n’ai oublié ni la place ni le passage Garibaldi dont une plaque émaillée continue à signaler la présence feutrée. Arpenter le passage en jetant un coup d’œil subreptice aux portes des immeubles.

Aller jusqu’au bout du passage qui finit en impasse puis revenir sur la place Garibaldi et se souvenir de la rue de Rome, du lycée italien et des dizaines de boutiques où tailleurs, coiffeurs et chapeliers gagnaient leur vie.

Chaque fragment compte, chaque pièce s’emboîte avec une autre, chaque bribe de mémoire est signifiante. Je rassemble des lambeaux de sens, des scories du temps.

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Networking : Vers une plateforme mondiale de la Diaspora tunisienne

L’initiative est née en France grâce à l’engagement de quelques entrepreneurs tunisiens bien décidés à créer un réseau des forces vives de la Diaspora tunisienne.

L’originalité de cette initiative, c’est qu’elle se voudrait universelle et toucher les Tunisiens là où ils se trouvent à travers le monde.

Confiée à des ingénieurs en informatique, chargés de construire ce réseau, cette initiative de plateforme web pourrait contribuer à renforcer les liens avec la diaspora et participer à son inclusion dans les stratégies nationales de développement.

Une initiative à suivre !

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La trompettiste canadienne Rachel Therrien est parmi nous

Après le récent passage de Bryan Adams au festival international de Dougga, c’est aujourd’hui une musicienne canadienne de jazz contemporain qui vient de poser ses valises à Tunis.

Rachel Therrien participera à plusieurs concerts à Tunis dans le cadre d’une résidence artistique organisée avec l’appui de l’ambassade du Canada en Tunisie.

La trompettiste canadienne se produira notamment avec le pianiste Omar El Ouaer et une formation jazz comprenant le batteur Youssef Soltane, le bassiste Hamza Zeramdini et la ûdiste Ghalia Ben Halima.

Les concerts auront lieu jusqu’au 9 juin dans différents espaces.

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Snapshot : Sidi Bou Said et les nouveaux stands

Le tourisme à Sidi Bou Said bat son plein alors que de nouveaux stands destinés aux commerçants viennent de voir le jour.

Aux couleurs de la ville, ces stands ont été installés au grand parking qui sert de stationnement pour tous les visiteurs.

Ces stands municipaux devraient être livrés aussitôt que possible et remplacer quelques bicoques de fortune en attendant d’aménager le souk spontané qui anime le parking du village.

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Tourisme à Tabarka : Les Polonais arrivent !

L’aéroport de Tabarka retrouve les couleurs de la saison estivale avec un trafic plus intense et l’arrivée d’un premier contingent de touristes polonais.

Ils étaient 190 à avoir rejoint Tabarka grâce à un vol direct à partir de la Pologne. Ces vols devraient se poursuivre au rythme de deux vols par semaine jusqu’au mois d’octobre.

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Siciliens, Italiens, Tunisiens : Le grand-père de Rosette Gabriele

L’aventure tunisienne de la famille de Rosette Gabriele a commencé en 1920, lorsque quittant Pantelleria, son grand-père a acheté un vaste terrain à Mornag.

Tout était à faire : d’abord défricher, pour ensuite labourer et enfin semer. Pour cela, il fera venir ses enfants de Sicile, enverra ses trois filles à l’école mais pas ses quatre garçons.

Ouvriers de leur propre père

Costauds et rompus au travail de la terre, Salvatore, Fortunato, Giuseppe et Giovanni voyaient leur destin tracé un peu malgré eux. Ils seront des garçons de ferme, ouvriers de leur propre père.

Les quatre garçons grandiront entourés de métayers tunisiens, apprendront à la perfection la langue du pays et seront de parfaits modèles d’intégration. Nostalgiques des écoles dont ils ne fréquenteront pas les classes, ils apprendront à lire et écrire seuls, avec les manuels et les cahiers de leurs sœurs Maria, Anita et Adèle.

De Pantelleria à Mornag

Giovanni, le père de Rosette, est né à Pantelleria et n’arrivera en Tunisie qu’à l’âge de neuf ans. Depuis, il a toujours vécu et travaillé à la ferme. Née à Palerme, son épouse Vittoria Cusimano a quant à elle rejoint la Tunisie à l’âge de 5 ans. Tous deux, après leur mariage, se sont consacrés à leurs trois enfants dont Rosette est la cadette.

En un jour fatal, la famille Gabriele allait tout perdre. Le labeur d’un demi-siècle s’évanouira après le décret de nationalisation des terres agricoles appartenant à des étrangers. De manière indiscriminée, ce décret dépouillait aussi bien les riches colons que les agriculteurs qui possédaient des parcelles qu’ils travaillaient eux-mêmes.

Une place au soleil en Italie ?

Les Gabriele quitteront la Tunisie en 1965 pour chercher une place au soleil en Italie. Les filles devront travailler pour assurer la subsistance de la famille alors que Giovanni ne trouvera pas d’emploi. Après ces années difficiles, la sœur et le frère de Rosette iront en Sardaigne. Pour elle, le chemin de vie sera différent puisque le pays natal l’ayant aimanté, elle reviendra en Tunisie en 1998.

Née à Ben Arous, Rosette a fréquenté l’école primaire de la rue Sidi Sabeur et le lycée de la rue de Russie. Ni elle ni sa sœur n’iront au bout de leurs études à cause de la perte des terres familiales et l’exil en Italie.

Yosra et Rosette

Plus tard, celle que ses amis tunisiens ont prénommé Yosra, en éloge à sa droiture et à son maniement parfait de la langue arabe, travaillera dans une entreprise locale, assurant les tâches du secrétariat et de la traduction.

Fidèle à son pays natal, Rosette a décidé d’y vivre et a même demandé la nationalité tunisienne. Retraitée, elle maintient vive, la présence des Gabriele, pense souvent à ses parents dont les surnoms de Juanino et Fitouria lui reviennent toujours à l’esprit.

Des racines plurielles

Très bien intégrée, vivant simplement, Rosette n’oublie pas pour autant ses racines siciliennes et les membres de sa famille qui vivent en Italie. Mais pour elle, c’est le quartier tunisois de la Petite Sicile qui demeure son socle et son horizon quotidien.

Ses nombreux amis lui rendent bien sa fidélité inébranlable et attendent le jour où elle recevra sa nationalité. Alors, enfin, Rosette Gabriele sera une Tunisienne d’origine sicilienne en même temps qu’elle est une Italienne dont le cœur bat à l’unisson de son pays natal.

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Snapshot : Est-ce la bonne heure pour arroser l’avenue Bourguiba ?

Sur l’avenue Bourguiba, les équipes municipales et un camion-citerne font leur apparition matinale autour de 8 heures.

L’arrosage du terre-plein de l’avenue est alors entamé à grande eau malgré la présence des personnes déjà installées sur les bancs publics.

De toute évidence, ce n’est pas la bonne heure et le nettoyage devrait être logiquement avancé d’une ou deux heures.

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Everyday Tunisians : Lotfi ou le soleil dans nos assiettes

A Tozeur, sur la grande avenue qui traverse la ville, Lotfi officie au restaurant Le Soleil. Maître d’hôtel accompli, il effectue plusieurs navettes entre salle et cuisine, a un mot pour chaque client et ne se départit jamais de sa bonne humeur.

Lotfi prend tout son temps conseille les clients de passage et donne toujours la priorité aux préparations à base de viande de dromadaire ou aux recettes des terroirs tozeurois.

Comme un rayon au restaurant Le Soleil, Lotfi donne le la au seuil de l’été.

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Snapshot : Une porte bien mystérieuse qui cachait une ambassade

Cette porte est celle de la chancellerie de l’ancienne ambassade d’Italie. Elle se trouve rue de Russie, pratiquement en face des anciennes imprimeries Finzi.

Sur le chemin des écoliers, je suis passé des milliers de fois devant cette porte puis, juste à quelques pas, je me suis toujours arrêté devant les marches monumentales qui permettent d’accéder à l’ambassade.

J’ai souvent observé cette porte. À quel ébéniste fût-elle confiée et de quel bois est-elle faite ? Parfois, je la voyais s’entrouvrir et se refermer aussitôt derrière un visiteur.

Mes yeux se sont toujours posés sur la sculpture qui surmonte cette porte. Et aussi sur le treillis en fer forgé qui la coiffe. Aujourd’hui encore, lorsque je passe dans ce quartier, j’ai le même regard sur cette porte.

Mystérieuse, elle semble immobile, figée dans le bois et hors du temps. Et même si l’ambassade a déménagé depuis longtemps, cette porte m’intrigue toujours.

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Festivals : Jazz à Tabarka aura bien lieu

Après une période marquée par remous, éclipses et annulations, la manifestation musicale Jazz à Tabarka devrait prochainement faire son retour.

En effet, Jazz à Tabarka devrait se tenir du 2 au 9 juillet et faire la part belle aux musiciens locaux.
Cette reprise est une bonne nouvelle aussi bien pour la scène jazz que pour la ville de Tabarka qui retrouve ainsi un de ses fleurons festivaliers.

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Snapshot : Si Sbeitla réveillait son théâtre antique

Au sud de Kairouan, au cœur de la steppe, Sbeitla se souvient encore de l’Antiquité, au temps de Sufetula, ses capitoles et ses basiliques byzantines.

Dans le site antique de cette ville du centre-ouest de la Tunisie, un théâtre somnole. Il semble rêver à ceux de Carthage et de Dougga qui accueillent des festivals internationaux réputés. Il semble attendre une initiative qui le sortirait de l’oubli et rétablirait la joie.

Délaissé, accueillant de rares manifestations culturelles, ce théâtre pourrait constituer une chance rare pour Sbeitla. Pour l’heure, il attend et peut-être songe-t-il à un destin similaire à celui de l’amphithéâtre d’El Djem devenu l’épicentre de toute une ville.

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