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Météo : Une dépression venue du Maroc attendue, retour des pluies et baisse des températures

Une nouvelle dégradation météo d’origine marocaine s’apprête à concerner la Tunisie à partir du lundi 13 avril, avec le retour des pluies, des orages localisés et une baisse progressive des températures après un court épisode de chaleur. Le système, actuellement positionné sur le Maroc, doit traverser le Maghreb occidental avant d’atteindre le pays en début de semaine prochaine.

Selon les premières projections, les régions du nord et du nord-ouest seront les premières exposées, avant une extension graduelle vers le centre.

Un épisode chaud avant le basculement

Avant l’arrivée de la perturbation, la circulation atmosphérique liée à cette dépression favorise un flux de sud saharien, provoquant une remontée temporaire des températures sur la Tunisie, l’Algérie et une partie du sud de l’Europe. Cette phase de douceur, parfois marquée, devrait toutefois rester brève.

Dès lundi, le contraste entre l’air chaud en place et l’air plus froid associé au système dépressionnaire devrait générer une instabilité plus active, propice à des passages pluvieux parfois orageux.

Une séquence printanière très instable

Les modèles évoquent des pluies localement soutenues, accompagnées de vents changeants et d’un risque d’activité orageuse plus marqué sur les reliefs et les zones ouest. La progression des précipitations devrait s’effectuer d’ouest en est, un schéma classique pour ce type de perturbation printanière sur la Tunisie.

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une succession de perturbations qui touchent le Maghreb depuis plusieurs semaines, illustrant la forte variabilité de la météo en pleine transition saisonnière. Entre pics de chaleur, flux sahariens et retours pluvieux, le printemps 2026 continue d’alterner rapidement les configurations atmosphériques.

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Décret 54 : Débats en série, réforme toujours en attente

Une nouvelle audition, un débat relancé… et une question qui persiste. La commission de la législation générale de Assemblée des Représentants du Peuple a consacré, vendredi 27 mars 2026, une séance à l’examen du projet de révision du décret-loi n°54 relatif aux crimes liés aux systèmes d’information et de communication.

Face aux députés, les représentants de la Ordre national des avocats de Tunisie ont plaidé pour une refonte du texte. Ils ont appelé à un meilleur équilibre entre la lutte contre les abus numériques et la protection des libertés, tout en soulignant la nécessité d’aligner la législation tunisienne sur ses engagements internationaux, notamment la Convention de Budapest sur la cybercriminalité.

Un texte contesté depuis 2022

Adopté en septembre 2022 sans débat parlementaire préalable, le décret 54 fait l’objet de critiques récurrentes. Depuis 2025, il est régulièrement revenu au centre des discussions, sans qu’une révision concrète n’ait encore abouti.

Dès janvier 2026, le Parlement avait pourtant placé sa révision en tête de ses priorités, sur fond de constat déjà établi : l’application du texte avait contribué à un rétrécissement notable de l’espace politique et médiatique, dans un contexte marqué par la multiplication des poursuites judiciaires.

Lire aussi: Tunisie : Le Parlement place la révision du Décret 54 en tête de ses priorités

Sur le terrain, plusieurs journalistes, chroniqueurs, blogueurs ou opposants ont été poursuivis pour diffusion de « fausses informations » ou contenus jugés attentatoires à autrui. Dans certains cas, ces procédures ont conduit à des détentions ou à des condamnations, alimentant un débat persistant sur les limites entre régulation et restriction de la parole publique.

Au-delà des affaires judiciaires, c’est aussi un climat plus diffus qui s’est installé. Dans plusieurs rédactions, une prudence accrue s’est imposée dans le traitement de sujets sensibles, certains formats critiques étant progressivement atténués ou reconfigurés.

Entre écoute et attente

Lors des échanges, les députés ont insisté sur la nécessité de préserver à la fois les droits et libertés et ceux des tiers, afin de maintenir un équilibre délicat entre liberté d’expression et responsabilité.

Reste à savoir si cette nouvelle audition marquera un véritable infléchissement du texte ou prolongera une dynamique consultative déjà engagée. Car malgré les critiques répétées et les discussions amorcées depuis plusieurs mois, le cadre juridique issu du décret 54 demeure en vigueur.

Une audition de plus, donc — mais dont l’issue reste, pour l’heure, incertaine.

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