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Mehdi Bach Hamba prend les rênes de la SICAV SECURITY

Mehdi Bach Hamba a été officiellement nommé directeur général de la société d’investissement à capital variable SICAV SECURITY. Il succède ainsi à Karim Abdelkefi.

Cette nomination découle d’une décision du conseil d’administration de SICAV SECURITY, qui s’est réuni le 29 mai 2025. L’information a été publiée sur le site du CMF le 8 juin 2026.

Parallèlement à l’arrivée de M. Bach Hamba à la direction générale, le conseil d’administration a également entériné la nomination de Hajer Gabsi au poste de présidente du conseil d’administration, en remplacement de Raouf Negra.

Le profil du nouveau dirigeant

Outre ses nouvelles fonctions au sein de la SICAV, Mehdi Bach Hamba occupe le poste de directeur général de la société UNION CAPITAL. Il prend également la présidence du comité de gestion réorganisé de la SICAV SECURITY, aux côtés de cadres issus d’UNION CAPITAL et de la salle des marchés de l’UBCI.

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Le ministre de l’Intérieur célèbre l’intégration de deux nouvelles promotions de la protection civile

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a présidé, lundi, la cérémonie de sortie de la 10e promotion des officiers et de la 6e promotion des sous-officiers de l’école d’application de la protection civile au titre de l’année 2025-2026.

Lors d’une allocution prononcée au siège du l’Ecole nationale de la protection civile (ENPC), le ministre a souligné que l’État tunisien accorde une importance particulière au développement des différents corps relevant du ministère de l’Intérieur, à travers la modernisation du système de formation et de qualification, un élément-clé dans le processus de  construction d’institutions solides face aux défis présents et futurs.

Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de moderniser les infrastructures de formation, d’actualiser les outils pédagogiques et de renforcer la coopération avec les institutions homologues et les organisations internationales spécialisées.

Evoquant les défis contemporains auxquels fait face la Tunisie, dont notamment, les changements climatiques, les catastrophes naturelles et les risques technologiques, Nouri a appelé les nouveaux diplômés à faire preuve d’un surcroit de vigilance et d’aptitude d’action, les exhortant à exploiter au mieux les connaissances et les compétences acquises lors de l’exercice de leurs missions.

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Budget 2027 : la Culture mise sur les jeunes, le patrimoine et la modernisation

Le ministère des Affaires culturelles a entamé les travaux de préparation de son budget pour l’exercice 2027. Réunie lundi sous la présidence de la ministre Amine Srarfi, une séance de travail a permis d’examiner les premières orientations budgétaires, avec pour objectifs une meilleure gouvernance des ressources liées à la culture, le soutien à la création, la modernisation des institutions culturelles et la préservation du patrimoine.

Dans le cadre de la préparation du projet de budget 2027, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a présidé, lundi 8 juin 2026, une séance de travail consacrée à l’examen des besoins financiers du département de la culture et des établissements culturels placés sous sa tutelle.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement des règles de gestion administrative et financière du ministère et vise à assurer une préparation rigoureuse du budget dans les délais fixés. À cette occasion, la ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les différentes structures concernées afin de garantir l’élaboration d’un projet budgétaire cohérent et conforme aux orientations générales des finances publiques.

Amina Srarfi a également souligné l’importance d’établir des prévisions budgétaires réalistes, capables de répondre aux objectifs stratégiques du secteur culturel tout en tenant compte des contraintes financières de l’État.

Lors de cette séance, les responsables des différentes institutions culturelles ont présenté leurs projets de budgets respectifs, élaborés sur la base des besoins financiers, techniques et logistiques identifiés pour l’année à venir. Les discussions ont porté sur les priorités à intégrer dans le budget 2027, notamment le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans les mécanismes de soutien aux créateurs et aux artistes.

Le ministère entend également accorder une attention particulière aux jeunes, à travers des programmes et initiatives ciblés. Tout en poursuivant les efforts de développement des infrastructures culturelles et de sauvegarde du patrimoine national.

Parmi les orientations retenues figurent également la recherche de nouvelles méthodes de valorisation et de promotion du patrimoine culturel ainsi que la modernisation des établissements relevant du ministère. Et ce, dans une logique d’amélioration de leur efficacité et de leur adaptation aux évolutions du secteur.

À travers ce chantier budgétaire, le ministère des Affaires culturelles affiche sa volonté de mieux orienter ses ressources vers les projets jugés prioritaires et de renforcer l’impact des politiques culturelles à l’horizon 2027.

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Baccalauréat 2026 : visite du ministre de l’Éducation au centre de distribution des sujets à El Menzah

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a effectué lundi soir une visite  au centre de collecte et de distribution des épreuves écrites du baccalauréat, session 2026, installé au lycée sportif Pierre-de-Coubertin à El Menzah.

Lors de cette visite, le ministre s’est entretenu avec les responsables du centre ainsi qu’avec les personnels éducatifs qui y travaillent.

Il a pris connaissance d’un rapport détaillé sur l’avancement des opérations et a inspecté les infrastructures, les moyens logistiques et les conditions de travail, selon un communiqué du ministère de l’Éducation.

Noureddine Nouri a salué les efforts déployés par la communauté éducative et son engagement dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées dans les délais impartis.

Il a appelé à davantage de vigilance et à un suivi permanent afin de garantir le bon déroulement des différentes étapes de l’examen du baccalauréat 2026 dans le respect des principes d’intégrité, de transparence et de mérite.

Le ministre s’est également informé des conditions d’hébergement et de restauration des élèves sportifs résidant à l’institut. Il a notamment visité le restaurant scolaire et examiné la qualité des services qui leur sont fournis.

Au cours d’un échange direct avec les élèves, il a écouté leurs préoccupations et les a encouragés à faire preuve d’assiduité et de persévérance, aussi bien dans leurs disciplines sportives que dans les matières académiques, soulignant que l’excellence repose sur la conjugaison de la réussite sportive et des performances scolaires.

(d’après Tap)

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Deux enseignantes tunisiennes récompensées à l’international

Deux enseignantes de l’Université de Tunis El Manar ont récemment été distinguées à l’international pour leurs réalisations dans les domaines de l’innovation pédagogique et de la cybersécurité.

L’annonce faite par l’université dans un communiqué précise qu’il s’agit de Dr Sawssen Turki et de Dr Nihel Ben Youssef.

Ainsi, Dr Sawssen Turki, maître assistante à l’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis (ISTMT), a remporté le Prix Jean Demal de l’innovation pédagogique 2026. Cette distinction récompense ses travaux innovants, notamment en matière d’intégration des enjeux de durabilité dans la formation des ingénieurs.

Pour sa part, Dr Nihel Ben Youssef, maître assistante à l’Institut Supérieur d’Informatique, figure parmi les finalistes du prix « Cybersecurity Woman of the Year – Volunteer of the Year 2026 ». Cette nomination salue son engagement bénévole ainsi que sa contribution au développement de la communauté de la cybersécurité, assure l’Université Tunis El Manar.

Comme il se doit, l’Université s’est félicitée de ces distinctions qui témoignent du rayonnement international de ses enseignants et de leur contribution à l’excellence académique et scientifique.

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Le Canada célèbre 60 ans de présence diplomatique en Tunisie

À l’occasion du 60 anniversaire de l’ouverture de son ambassade en Tunisie, première représentation canadienne au Maghreb, le Canada organise la « Semaine de la Diplomatie canadienne » afin de mettre en valeur plus de six décennies de coopération, d’échanges et d’amitié entre les deux pays.

La semaine s’ouvrira par une réception officielle réunissant des partenaires tunisiens, des représentants de la communauté internationale et des acteurs de la relation tuniso-canadienne. Plusieurs activités mettront ensuite en lumière les différentes dimensions de la diplomatie canadienne.

Parmi les temps forts figurent une exposition consacrée aux 60 ans de présence canadienne en Tunisie, un parcours visuel retraçant l’histoire artistique du Canada, une vitrine des échanges commerciaux bilatéraux ainsi qu’un événement du Réseau Tuniso-Canadien des Affaires.

Des rencontres organisées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada avec des institutions tunisiennes permettront également de promouvoir les possibilités d’études et de mobilité vers le Canada. Une activité consacrée à l’art, au design et à la diplomatie réunira étudiants et enseignants autour de la diplomatie culturelle.

La programmation comprend également un marché solidaire mettant à l’honneur des artisanes tunisiennes, un concert de jazz tuniso-canadien avec Rachel Therrien et Omar El Ouaer, ainsi qu’une exposition sur l’engagement des Forces armées canadiennes.

Accessible au public tout au long de la semaine, l’exposition extérieure installée sur les murs de l’ambassade présentera la richesse des mouvements artistiques canadiens. Les autres activités se dérouleront sur invitation.

À travers cette initiative, l’ambassade du Canada souhaite souligner la diversité des liens qui unissent le Canada et la Tunisie et mettre en lumière les nombreuses facettes de leur partenariat.

D’après communiqué

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Baccalauréat 2026 : remise en liberté de neuf candidats poursuivis pour fraude

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Siliana a accepté les demandes de remise en liberté de neuf élèves. Lesquels avaient été placés en détention dans le cadre d’une affaire de fraude à l’examen du baccalauréat. C’est ce qu’a indiqué une source judiciaire ce lundi.

Pour rappel, le parquet près le tribunal de première instance de Siliana avait émis, le 5 juin, des mandats de dépôt à l’encontre des neuf candidats pour des faits liés à la fraude lors d’un concours national. Et ce, conformément à la législation réprimant la tricherie aux examens.

Selon la même source, les élèves concernés, âgés de 18 à 19 ans, ont été surpris en train de tricher lors d’une épreuve du baccalauréat organisée le 4 juin dans un établissement scolaire de la délégation de Bouarada.

L’enquête a révélé que les candidats utilisaient des oreillettes électroniques afin de recevoir des informations pendant l’examen. Une pratique strictement interdite et passible de poursuites judiciaires, en vertu de la réglementation en vigueur.

Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des mesures de lutte contre la fraude aux examens nationaux. Les autorités éducatives et judiciaires multipliant les contrôles pour garantir l’intégrité et l’équité des épreuves du baccalauréat.

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IPSI : après 30 ans d’attente, une licence en médias numériques voit le jour

Le Conseil des universités vient d’approuver la création d’une nouvelle licence nationale « Médias et narrations numériques » à l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI). C’est la première nouvelle formation de ce niveau ouverte par l’établissement depuis trois décennies.

La même instance a simultanément validé la réhabilitation des deux licences nationales existantes, en journalisme et en communication. L’IPSI dispose ainsi d’un portefeuille de trois licences nationales.

La nouvelle formation cible les métiers liés aux plateformes et aux systèmes de communication numérique, un secteur en profonde mutation. L’Institut la présente comme un axe central de sa stratégie d’adaptation aux évolutions de l’environnement médiatique et communicationnel. L’annonce a été faite par la direction de l’IPSI le 7 juin 2026.

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Devant la Grèce et les Caraïbes, la plus belle plage du monde est tunisienne

La Tunisie vient de décrocher une distinction internationale de premier plan. La plage de Yasmine Hammamet a été classée première au monde dans le « Beautiful Beach Index 2026 » du géant international du tourisme TUI, devançant des destinations balnéaires réputées en Turquie, en Grèce, à Malte, à Chypre ou encore dans les Caraïbes.

Avec une note de 8,10 sur 10, la station balnéaire tunisienne s’impose comme la plage la plus belle de la planète. Et ce, selon cette étude fondée sur une méthodologie scientifique et non sur de simples avis de voyageurs.

Une première place obtenue grâce à la science

Pour établir son classement, TUI a analysé des centaines de plages à travers le monde à partir d’images satellites et d’outils de traitement d’images assistés par intelligence artificielle. Plusieurs critères ont été pris en compte, notamment la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier ainsi que le niveau d’urbanisation visible.

Selon les résultats de l’étude, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et son environnement côtier relativement préservé. Son littoral de près de quatre kilomètres offre également des conditions idéales pour les familles et les amateurs d’activités nautiques.

La Tunisie devant les géants du tourisme balnéaire

Cette consécration est d’autant plus remarquable que la Tunisie devance plusieurs destinations mondialement connues. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum en Turquie, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10. Tandis que Reduit Beach, à Sainte-Lucie (Caraïbes), complète le podium.

Si la Turquie domine en nombre de plages présentes dans le Top 10; aucune destination n’a réussi à surpasser Yasmine Hammamet, qui s’impose comme la référence mondiale de l’année 2026.

Une vitrine exceptionnelle pour le tourisme tunisien

Cette distinction intervient dans un contexte de forte concurrence entre les destinations méditerranéennes. Elle constitue un formidable coup de projecteur pour la Tunisie, qui confirme ainsi son attractivité sur les principaux marchés émetteurs de touristes européens.

Au-delà de la performance symbolique, cette reconnaissance internationale pourrait renforcer davantage l’image du pays comme destination balnéaire de premier plan et contribuer à attirer de nouveaux visiteurs en quête de plages d’exception.

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La Tunisie brille à Séoul et décroche le prix du meilleur stand touristique

La Tunisie s’est distinguée sur la scène touristique internationale en remportant le prix de la « Meilleure gestion et animation de stand ». Et ce, lors du Salon international du tourisme et du voyage de Séoul 2026, organisé du 4 au 7 juin au centre d’expositions COEX de la capitale sud-coréenne.

Cette distinction a été décernée à l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), en partenariat avec l’ambassade de Tunisie à Séoul, en reconnaissance de la qualité de l’organisation et du dynamisme qui ont caractérisé le pavillon tunisien tout au long de l’événement.

Le stand tunisien a su attirer l’attention des visiteurs et des professionnels du secteur grâce à une conception inspirée de l’identité culturelle tunisienne et du riche patrimoine de la céramique traditionnelle. Son aménagement a mis en valeur le savoir-faire artisanal du pays. Tout en offrant une expérience immersive aux participants.

Les nombreuses animations interactives, les ateliers de dégustation, les actions promotionnelles ainsi que l’accueil chaleureux réservé aux visiteurs ont contribué à faire du pavillon tunisien un espace vivant d’échanges culturels et touristiques.

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Café tunisien : « La contrebande nous tue », alertent les producteurs

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (PME) alerte sur les multiples obstacles qui entravent l’activité des entreprises exportatrices et des producteurs de café en Tunisie. Dans un communiqué, l’organisation dénonce un environnement administratif, douanier et fiscal jugé peu favorable à l’investissement, à l’expansion des activités et à la création d’emplois.

Selon la Fédération, les entreprises industrielles exportatrices, malgré leur contribution à la création de valeur et à l’apport de devises pour l’économie nationale, continuent de faire face à des contraintes qui limitent leur développement et leur compétitivité.

Le secteur du café figure parmi les plus touchés. Les producteurs dénoncent notamment les difficultés d’approvisionnement en matières premières, la complexité des procédures encadrant la commercialisation d’une partie de leur production sur le marché local, ainsi que la prolifération du café de contrebande. Cette concurrence informelle pénalise les opérateurs légaux et compromet les principes d’une concurrence équitable.

Les entreprises du secteur soulignent également les obstacles douaniers rencontrés lors de l’envoi d’échantillons gratuits à des clients potentiels à l’étranger. Une situation qui freinerait les efforts de promotion du produit tunisien sur les marchés internationaux et réduirait les opportunités d’exportation.

Pour la Fédération, la persistance de la bureaucratie administrative constitue aujourd’hui l’une des principales menaces pour l’investissement et la production. Elle met également en cause l’existence d’intérêts rentiers et de pratiques monopolistiques qui, selon elle, visent à préserver des privilèges historiques en limitant l’accès au marché et en freinant l’arrivée de nouveaux acteurs économiques.

L’organisation estime que ces dysfonctionnements entravent l’amélioration de la qualité des produits, la baisse des prix au bénéfice du consommateur et le développement d’une concurrence saine. Elle considère que l’économie tunisienne ne pourra atteindre son plein potentiel tant que les producteurs continueront à supporter le poids de procédures complexes. Tandis que les réseaux de monopole et de contrebande profitent des failles du système.

Face à cette situation, la Fédération appelle les autorités à engager plusieurs réformes prioritaires. Elle plaide notamment pour la simplification des procédures administratives, douanières et fiscales applicables aux entreprises productrices et exportatrices, la révision des mécanismes limitant la commercialisation d’une partie de la production exportatrice sur le marché local, ainsi que la mise en place d’un dispositif simplifié pour l’envoi d’échantillons commerciaux à l’étranger.

Elle réclame également un renforcement de la lutte contre l’économie parallèle et la contrebande, le démantèlement des pratiques monopolistiques et l’instauration d’un climat économique fondé sur la transparence, la concurrence loyale et l’égalité des chances entre les différents opérateurs.

Dans ce contexte, la Fédération adresse un appel au président de la République, Kaïs Saïed, l’invitant à effectuer une visite de terrain au plus grand complexe de production et de transformation du café situé dans la zone industrielle de Soliman. L’objectif serait de lui permettre de constater directement les capacités industrielles nationales ainsi que les difficultés rencontrées par les investisseurs et les producteurs.

« La bataille de la Tunisie aujourd’hui n’est pas seulement celle de la production et de l’exportation, mais aussi celle menée contre la bureaucratie, les monopoles et les rentes », conclut la Fédération. Tout en appelant à la construction d’une économie nationale plus libre, compétitive et créatrice de richesse et d’emplois.

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Tunisie – Suède : il y a 63 ans, Bourguiba visitait Stockholm

Il y a 63 ans, le 7 juin 1963, Habib Bourguiba effectuait à Stockholm la première visite d’État d’un président tunisien, scellant des relations diplomatiques établies il y a 70 ans (1956) avec la Suède.

C’était il y a 63 ans jour pour jour. Le 7 juin 1963, le palais royal de Stockholm vivait au rythme des honneurs militaires et des uniformes historiques. Habib Bourguiba, père de l’indépendance , devenait le premier président du  pays à effectuer une visite d’État en Suède, à l’invitation du roi Gustaf VI Adolphe. Une cérémonie d’accueil solennelle, un déjeuner royal et un dîner de gala rythmèrent cette journée historique, symbole d’une relation naissante entre deux nations que tout semblait opposer, mais que la modernité et la coopération allaient rapprocher.

Cette visite officielle s’inscrivait dans un contexte diplomatique déjà mature. Les deux pays avaient établi leurs relations officielles dès 1956, soit 70 ans avant ce printemps 2026. . Quelques mois avant le déplacement royal, un accord bilatéral majeur avait été signé, prévoyant notamment la construction d’un port de pêche moderne à Kélibia ainsi qu’un centre de planification familiale, financés par Stockholm.

Sur place, l’accueil fut royal. Le cortège officiel, mené par le roi et le président dans le premier véhicule, traversa la capitale suédoise sous une haie d’honneur de 1500 soldats. Le souverain, passionné d’archéologie méditerranéenne, servit lui-même de guide au président tunisien lors de la visite du chantier naval Vasa. Le soir, devant l’assemblée réunie pour le dîner de gala, Bourguiba prononça un discours où transparaissait son admiration pour « le peuple suédois, si juste et si moderne ». En retour, le roi lui remit l’Ordre des Séraphins, la plus haute distinction du royaume. À l’heure où les deux pays célèbrent sept décennies de relations continues, l’ombre de Bourguiba plane encore sur les travées du palais royal de Stockholm.

 

Les chiffres riment avec  la réussite  

Selon les données UN COMTRADE compilées par Trading Economics, les importations suédoises en provenance de Tunisie ont atteint 61,9 millions de dollars en 2025. D’après l’Observatory of Economic Complexity (OEC), les exportations tunisiennes vers la Suède sont passées de 38,9 millions de dollars en 2017 à 69 millions en 2022. Soit une hausse de 77% sur la période post-2011. En 2024, les exportations tunisiennes de câbles isolés vers la Suède ont atteint 25,01 millions de dollars (UN COMTRADE / Trading Economics). En 2025, les importations suédoises d’habillement tunisien se sont élevées à 17,11 millions de dollars (UN COMTRADE. Le groupe suédois Borgstena a inauguré un site textile à Aousja (Bizerte) le 25 mars 2026, selon African Manager.

 

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Crise de l’eau: plus de 300 alertes citoyennes enregistrées en mai 2026

L’accès à l’eau continue de susciter de vives préoccupations en Tunisie. Selon les données de la « Carte de la Soif », publiée par l’Observatoire tunisien de l’eau (OTE), quelque 302 alertes citoyennes liées à des problèmes d’approvisionnement en eau ont été recensées durant le mois de mai 2026.

La majorité de ces signalements concerne des coupures d’eau potable non annoncées par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE). À elles seules, ces interruptions représentent 266 alertes. L’observatoire a également enregistré 12 mouvements de protestation réclamant le droit à l’accès à l’eau ainsi que 15 cas de fuites sur le réseau national de distribution.

Sur le plan régional, le gouvernorat de Ben Arous arrive en tête des zones les plus touchées avec 26 alertes recensées au cours du mois. Il est suivi par Gafsa (25 alertes), Kasserine (23 alertes) et Tunis (22 alertes).

Ces chiffres témoignent de la persistance des difficultés d’accès à l’eau dans plusieurs régions du pays, notamment à l’approche de la saison estivale, marquée par une hausse de la demande et une pression accrue sur les ressources hydriques.

Pour rappel, l’Observatoire tunisien de l’eau est une initiative associative lancée en 2016 par l’association Nomad 08. Son objectif est de surveiller la situation hydrique en Tunisie et de défendre le droit d’accès à l’eau pour tous les citoyens.

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Le président Kais Saïed salue les membres de l’équipe nationale avant le Mondial

Le président de la Réblique Kais Saïed, a reçu, dimanche,  les membres de l’équipe nationale  avant leur départ pour participer à la coupe du monde de football.

 Au cours de cette rencontre, le chef de l’État a mis l’accent sur la responsabilité nationale qui incombe à chaque joueur , ajoutant que tous doivent  garder à l’esprit qu’ils representent la Tunisie, portent le drapeau  national et se battent pour le hisser haut sous tous les cieux.

SaïedSaed a indiqué à cette occasion que «le temps de la participation pour la participation est révolu», appelant l’ensemble de la délégation à faire preuve d’un esprit de défi et d’une volonté de victoire.

il a insisté sur la nécessité d’aborder cette compétition avec détermination  et confiance dans les capacités tunisiennes.

Le président de la République a, dans le même cadre,  estimé que « la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même » dans tous les domaines, exhortant chacun à accomplir sa mission avec une détermination sans faille et un esprit conquérant

Le chef de l’Etat est revenu sur plusieurs étapes marquantes de l’histoire des participations tunisiennes dans les compétitions sportives, tant dans les disciplines collectives qu’individuelles. Il a rappelé que de nombreuses participations restent gravées dans la mémoire populaire, car les athlètes tunisiens ont impressionné le monde.

« La Tunisie est encore capable d’émerveiller le monde tant qu’elle conserve une foi profonde et inébranlable en sa capacité à relever les différents défis », a affirmé Saïed.

 Et de conclure  en affirmant que « le tableau d’affichage peut certes briller par un résultat, mais l’essentiel demeure ce qui sera inscrit en lettres d’or sur le tableau de l’Histoire ».

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À 17 ans, Youssef Zribi invente une poubelle intelligente « Made in Tunisie »

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste maghrébin, Youssef Zribi, 17 ans, élève au lycée pilote Bourguiba de Tunis, revient sur son projet ECOTRUNK, présenté lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement 2026, en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid, et du directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Nacer Jeljeli.

Le jeune inventeur y défend une vision claire : “agir à la source” pour améliorer la gestion des déchets en Tunisie. “L’idée est de réduire au maximum les déchets non valorisés dès leur production”, explique Youssef Zribi.

Son projet repose sur une poubelle intelligente capable d’effectuer un tri sélectif automatisé. Elle intègre également un système de broyage transformant les déchets en poudre, ensuite destinée aux filières de recyclage pour réutilisation industrielle.

Au-delà de l’aspect matériel, ECOTRUNK comprend aussi un tableau de bord numérique permettant de suivre et optimiser le traitement des déchets en temps réel, renforçant ainsi la dimension technologique du projet porté par Youssef Zribi.

Selon lui, cette innovation pourrait contribuer à réduire significativement la pollution liée aux déchets non traités, tout en limitant les pratiques d’enfouissement encore courantes.

Sur le plan économique, le jeune porteur de projet met en avant une logique circulaire : transformer les déchets en ressources et créer de la valeur pour les entreprises du recyclage.

Actuellement, Youssef Zribi cherche à lever des financements pour développer son prototype. Il affirme avoir déjà suscité l’intérêt d’un investisseur bancaire, ouvrant la voie à une possible concrétisation industrielle de Code Frank.

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Tunisie : l’alimentaire en hausse de 8,2%, poussé par la viande, le poisson et les fruits

L’inflation alimentaire continue de peser sur le budget des ménages tunisiens. En mai 2026, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 8,2 % sur un an, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), portés principalement par la flambée des prix des viandes, du poisson et des fruits frais.

Selon les dernières statistiques de l’INS sur l’évolution des prix à la consommation, la viande ovine affiche la plus forte hausse avec une progression de 21,8 % sur un an. Les prix de la volaille ont augmenté de 15,6 %, ceux de la viande bovine de 14,1 %, confirmant la pression persistante sur les produits carnés.

Les produits frais ne sont pas épargnés. Les légumes frais ont vu leurs prix grimper de 12,2 %, tandis que le poisson frais et les fruits frais ont enregistré des hausses respectives de 11,9 et 11,6 %.

Quelques produits échappent toutefois à cette tendance. Les prix des huiles alimentaires ont reculé de 6,1 % sur un an, tandis que ceux des œufs ont diminué de 4,6 %.

Au-delà de l’alimentation, les prix des produits manufacturés ont augmenté de 4,6 %, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,1 %) ainsi que des produits d’entretien courant du foyer (+4,6 %).

Les services ont également progressé de 4,2 % sur un an, tirés principalement par la hausse de 15,9 % des prix des services d’hébergement.

Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, calculée hors produits alimentaires et énergie, s’est stabilisée à 4,8 % en mai 2026. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,7 % sur un an, contre seulement 1,2 % pour les produits à prix encadrés. Dans l’alimentation, l’écart est encore plus marqué : les produits alimentaires libres ont enregistré une hausse de 9,3 %, contre seulement 0,2 % pour les produits alimentaires à prix encadrés.

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La Tunisie vieillit : moins de naissances, plus de seniors

La Tunisie entre dans une nouvelle phase de son évolution démographique. Selon les dernières projections publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le pays se dirige vers une croissance démographique extrêmement faible, proche de la stabilité à l’horizon 2054, sous l’effet combiné de la baisse continue de la fécondité et du vieillissement accéléré de la population.

Dans son document intitulé « Projections de la population 2024-2054 », élaboré en mai 2026 à partir des résultats du Recensement général de la population et de l’habitat de 2024 ainsi que des données de l’état civil, l’INS révèle que la Tunisie comptait 11,97 millions d’habitants en 2024. Un chiffre inférieur aux estimations précédentes, confirmant que la transition démographique du pays a été plus rapide et plus profonde qu’anticipé.

L’étude met notamment en évidence l’effondrement du taux de fécondité, passé de plus de trois enfants par femme en 1994 à seulement 1,54 enfant en 2024, un niveau désormais inférieur au seuil de renouvellement des générations.

Malgré ce ralentissement, la population tunisienne devrait continuer à progresser au cours des prochaines décennies. Elle atteindrait 12,16 millions d’habitants en 2030 avant de s’établir autour de 13,3 millions en 2054. Toutefois, le rythme de croissance poursuivra son recul pour tomber à seulement 0,03 % en fin de période, signe d’un rapprochement progressif vers la stabilité démographique.

Parallèlement, la structure par âge de la population connaîtra une profonde mutation. Les jeunes générations verront leur poids relatif diminuer tandis que la part des personnes âgées augmentera de manière soutenue.

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Selon les projections, la proportion des Tunisiens âgés de 60 ans et plus progressera continuellement au cours des trois prochaines décennies. Cette évolution entraînera une hausse des besoins en matière de santé, de prise en charge de la dépendance et de protection sociale, posant de nouveaux défis aux politiques publiques.

L’INS souligne toutefois l’existence d’une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045. Cette période correspondra à l’entrée en âge de procréer des générations nées entre 2000 et 2014, années marquées par un nombre relativement élevé de naissances. Cette dynamique pourrait engendrer un rebond limité de la natalité après plusieurs années de déclin. L’institut estime néanmoins que cette opportunité ne pourra être exploitée qu’à condition d’offrir aux jeunes des perspectives économiques et sociales favorables à la réalisation de leurs projets familiaux.

Les projections font également état d’un renforcement de la présence féminine au sein de la population tunisienne. Sous l’effet d’une espérance de vie plus élevée chez les femmes et de flux migratoires majoritairement masculins, leur part dans la population totale passerait de 50,7 % en 2025 à 52,2 % en 2054.

Au terme de son analyse, l’INS conclut que la Tunisie s’engage dans une nouvelle étape démographique caractérisée par une croissance de plus en plus faible et un vieillissement prononcé de la population. Une transformation qui impose d’ores et déjà une adaptation des politiques publiques dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la protection sociale et du soutien à la famille afin de répondre aux défis des décennies à venir.

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Independence Day : Tunis célèbre les 250 ans des Etats-Unis

Cette célébration a rendu hommage au 250e anniversaire de l’indépendance américaine, tout en soulignant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis, un partenariat forgé par 229 ans de relations diplomatiques qui favorisent la sécurité et la prospérité des deux nations.

 

L’ambassadeur des États-Unis, Bill Bazzi, a présidé la réception annuelle de la fête de l’Indépendance à l’ambassade américaine à Tunis, accueillant à cette occasion Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des partenaires tunisiens et internationaux, des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des représentants de la société civile et des médias, des alumni et des amis des États-Unis venus de toute la Tunisie.

 

La cérémonie de cette année commémorait « Freedom 250 », marquant le bicentenaire – le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. L’événement a rendu hommage à 250 ans d’indépendance américaine, d’idéaux démocratiques, d’innovation et d’opportunités, tout en célébrant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis – un partenariat qui continue de prospérer grâce à 229 ans de relations diplomatiques, d’échanges commerciaux, de coopération en matière de sécurité et de liens entre les peuples.

 

La soirée a également mis en lumière les liens de plus en plus étroits entre les peuples américain et tunisien, notamment dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2026. De nombreux athlètes et supporters tunisiens devraient se rendre aux États-Unis pour ce qui sera le plus grand événement sportif de l’histoire, créant ainsi de nouvelles opportunités d’échanges culturels et de relations commerciales, et renforçant les liens de longue date entre les deux nations.

Le diplomate américain a également souligné l’amitié historique entre les deux pays, rappelant que la Tunisie avait été l’une des premières nations à reconnaître l’indépendance américaine, officialisée par le Traité de paix et d’amitié de 1797, l’un des plus anciens traités encore en vigueur dans l’histoire des États-Unis. Il a également mis en avant la reconnaissance par les États-Unis de l’indépendance tunisienne en 1956 et la coopération bilatérale continue dans les domaines du commerce, de l’entrepreneuriat, de la sécurité, de l’éducation et de la stabilité régionale.

 

Évoquant la profondeur des relations bilatérales, l’ambassadeur Bill Bazzi a cité le proverbe arabe « الصديق قبل الطريق » – que l’on peut interpréter comme « Le choix de l’ami est très important pour le voyage » – soulignant que l’amitié entre la Tunisie et les États-Unis a traversé les générations et continue de faire progresser la prospérité et les opportunités communes.

« Alors que nous célébrons l’indépendance des États-Unis, 250 ans de liberté, et notre amitié avec la Tunisie qui s’étend sur plusieurs générations, réaffirmons notre engagement en faveur de la prospérité, de la sécurité et des opportunités mutuelles », a déclaré l’ambassadeur Bill Bazzi.

Avec communiqué

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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Tunisiens à l’étranger : le Parlement relance le projet de conseil national

La Commission des relations extérieures, de la coopération internationale, des affaires des Tunisiens à l’étranger et de la migration à l’Assemblée des représentants du peuple a examiné, jeudi 4 juin 2026, le projet relatif à la création du Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger. Les députés ont notamment préconisé de placer cette instance sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et d’accélérer l’achèvement de l’examen de la proposition de loi qui l’organise.

Selon un communiqué de l’Assemblée, la commission a étudié plusieurs amendements visant à faire du futur conseil un véritable mécanisme de représentation de la communauté tunisienne à l’étranger. Dans ce cadre, elle a décidé de programmer une série d’auditions avec des représentants d’institutions gouvernementales et de structures nationales afin d’examiner les différentes problématiques soulevées.

Les membres de la commission ont également proposé d’adopter un système de scrutin uninominal ainsi qu’un dispositif de vote électronique pour la composition du conseil. Ils ont par ailleurs appelé à consacrer le principe de la parité afin d’assurer une représentation effective et inclusive des compétences tunisiennes établies à l’étranger et de renforcer leur contribution au soutien de l’économie nationale et de la diplomatie officielle.

Par ailleurs, les députés ont exprimé des réserves quant aux conclusions du récent conseil ministériel restreint consacré aux Tunisiens à l’étranger. Ils ont estimé que les mesures annoncées concernaient principalement les ressortissants résidant en Europe, excluant de fait les autres communautés tunisiennes à travers le monde. Ils ont également jugé que la baisse des prix des billets de transport demeurait insuffisante face à la hausse du coût de la vie et aux retards récurrents des vols.

La commission a, en outre, appelé à évaluer les visites de terrain effectuées aux postes-frontières et à suivre l’évolution des services douaniers à travers de nouvelles auditions des ministères concernés. Elle a également proposé l’organisation d’une visite à l’Académie diplomatique ainsi que la mise en place de sessions de formation au profit de ses membres.

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