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Hôtels, restaurants, alimentation… Les prix continuent de grimper en Tunisie en mai 2026

Les prix dans les restaurants et hôtels poursuivent leur hausse en Tunisie, confirmant une pression persistante sur un secteur stratégique pour les entreprises, notamment celles liées au tourisme, à la restauration et aux services. En mai 2026, ces tarifs ont augmenté de 0,6% sur un mois, selon l’Institut national de la statistique (INS Tunisie), principalement sous l’effet de la hausse des services d’hébergement (+3,5%). Sur un an, la progression atteint 6,3%, un niveau qui continue d’impacter les coûts opérationnels des acteurs du secteur.

Dans l’ensemble, l’inflation en Tunisie s’est stabilisée à 5,5% en mai 2026, un niveau qui reste élevé et significatif pour les entreprises confrontées à la hausse des coûts de production, des matières premières et des services.

Alimentation

Le groupe alimentaire demeure le principal moteur de l’inflation avec une hausse annuelle de 8,2%, ce qui pèse directement sur les chaînes de valeur, notamment dans la restauration, l’hôtellerie et la distribution. Les augmentations les plus marquées concernent la viande ovine (+21,8%), la volaille (+15,6%), la viande bovine (+14,1%), ainsi que les légumes frais (+12,2%), le poisson (+11,9%) et les fruits (+11,6%). Ces évolutions traduisent une pression continue sur les coûts d’approvisionnement. Sur un mois, les prix alimentaires progressent de 0,4%, avec une hausse notable de la viande (+4,2%), malgré des baisses sur certains produits comme les œufs (-7%), les fruits frais (-2,9%) et les légumes (-1,3%).

Produits manufacturés et services

Les produits manufacturés enregistrent une hausse annuelle de 4,6%, portée par l’habillement et les chaussures (+9,1%) ainsi que les produits d’entretien du foyer (+4,6%). Les services affichent une progression de 4,2% sur un an, avec un point d’attention majeur pour les entreprises du tourisme et de l’hébergement, où les prix augmentent de 15,9%, un rythme nettement supérieur à la moyenne des services. L’évolution des prix reste dominée par deux pôles principaux : l’alimentaire et les services, tandis que les produits manufacturés contribuent de manière plus modérée.

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La Tunisie, 2ᵉ destination préférée des Suisses romands pour l’été 2026

La Tunisie confirme son attractivité sur le marché suisse. Pour l’été 2026, elle se classe parmi les destinations les plus réservées par les voyageurs de Suisse romande, selon une analyse des réservations réalisée par Dertour Suisse.

Le tour-opérateur constate que les vacances balnéaires dans le bassin méditerranéen continuent de dominer les choix des voyageurs suisses. Si l’Espagne et la Grèce restent les destinations les plus demandées à l’échelle nationale, des différences régionales persistent. En Suisse romande, les réservations se concentrent davantage sur les séjours balnéaires et les offres «all inclusive», ce qui profite notamment à la Tunisie.

Dans le classement des destinations court-courriers les plus réservées par les Suisses romands pour l’été 2026, la Grèce occupe la première place, suivie de la Tunisie et de l’Espagne. La Turquie et Chypre complètent le top 5.  

Selon Dertour Suisse, les destinations offrant un bon rapport qualité-prix, une accessibilité facile et une offre touristique diversifiée restent les principaux moteurs de la demande estivale. Ces critères favorisent particulièrement les pays méditerranéens.

L’étude met également en évidence de nouvelles tendances sur le marché suisse. Les «coolcations», ou vacances dans des régions aux températures plus modérées, gagnent du terrain. Le Canada, la Norvège, l’Écosse, la Suède et l’Islande figurent parmi les destinations dont la demande progresse le plus fortement. Cette évolution est liée à la hausse des températures dans le bassin méditerranéen et à la recherche de séjours plus actifs.

Par ailleurs, les voyageurs suisses ajustent leurs dépenses. Les budgets consacrés aux vacances balnéaires reculent légèrement, tandis que ceux destinés aux voyages individuels et spécialisés augmentent. En Suisse romande, les dépenses pour ce type de voyages progressent de 10% par rapport à l’année précédente.

Ces tendances confirment la solidité du positionnement de la Tunisie sur le marché touristique suisse, notamment auprès de la clientèle romande en quête de séjours balnéaires accessibles et de formules tout compris.

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L’INSAT décroche le titre mondial de meilleur club étudiant en robotique

L’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) vient de signer une première historique pour la Tunisie en remportant le titre de «Best IEEE RAS Student Chapter in the World», décerné au meilleur club étudiant de robotique affilié à l’IEEE Robotics and Automation Society (RAS).

Cette distinction a été remise lors de la 42e édition de l’International Conference on Robotics and Automation (ICRA 2026), le plus grand congrès mondial consacré à la robotique, organisé cette année à Vienne en Autriche et ayant réuni plus de 8 000 participants venus du monde entier. Selon l’INSAT, ce prix récompense plusieurs années d’engagement, d’innovation et d’activités menées par le club IEEE RAS Student Chapter, considéré comme l’un des plus actifs dans son domaine.

Parmi les initiatives ayant contribué à cette reconnaissance figure notamment le National Robotics Weekend (NRW), un événement qui a progressivement acquis une dimension internationale grâce à la participation d’experts et d’intervenants de plusieurs pays. Le club s’est également illustré dans des compétitions internationales de robotique, notamment Eurobot et NXP, ainsi que dans l’organisation du IEEE MENA Student and Young Professionals Congress, qui rassemble chaque année des participants issus de l’Afrique, du Moyen-Orient et d’autres régions.

L’INSAT souligne également les nombreuses actions de formation, de vulgarisation scientifique et de volontariat menées par ses étudiants au cours des dernières années. Le trophée a été reçu à Vienne par quatre étudiants de l’institut : Tayssir Trabelsi, Emna Taghlet, Mohamed Amine Elkadhi et Rami Troudi, qui ont représenté l’établissement lors de la cérémonie officielle. Cette récompense constitue l’une des plus importantes distinctions internationales obtenues par un club étudiant tunisien dans le domaine de la robotique et de l’automatisation, renforçant ainsi la visibilité de l’INSAT et des compétences tunisiennes sur la scène mondiale.

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Tozeur veut séduire l’Europe: voici ce qu’elle prévoit

Tozeur prépare une nouvelle phase de développement touristique. Réunis à l’occasion du Conseil régional du tourisme, les différents acteurs du secteur ont arrêté plusieurs mesures destinées à améliorer l’attractivité de la destination et à soutenir sa croissance.

La première priorité concerne le renforcement de la desserte aérienne de l’aéroport international Tozeur-Nefta. Des rencontres professionnelles seront organisées avec des compagnies aériennes et des tour-opérateurs internationaux afin d’étudier l’ouverture de vols supplémentaires depuis plusieurs marchés européens.

Les participants ont également décidé de poursuivre le soutien aux municipalités touristiques pour améliorer la propreté, l’aménagement des espaces publics et la mise en valeur des sites touristiques prioritaires. Les communes sont invitées à présenter des projets structurants susceptibles de bénéficier du Fonds de protection des zones touristiques.

Autre mesure annoncée: la facilitation de l’organisation d’activités et d’événements en dehors des établissements touristiques. La cité artisanale Castilia sera, par ailleurs, intégrée aux circuits touristiques afin de renforcer sa visibilité auprès des visiteurs.

Le conseil a aussi insisté sur l’accélération des procédures de classement de nouvelles municipalités touristiques et sur le soutien aux festivals et manifestations culturelles, considérés comme des leviers importants pour dynamiser la fréquentation touristique et promouvoir le patrimoine de la région.

Enfin, les autorités ont décidé de mettre en place un suivi régulier des recommandations issues du Conseil régional du tourisme et des ateliers de travail organisés à Tozeur, afin d’assurer l’exécution effective des projets et des mesures programmées.

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Tozeur: 4 hôtels rouvrent, une commission pour sauver les autres

La capacité d’accueil touristique de Tozeur se renforce avec la réouverture de quatre hôtels qui étaient fermés au cours des deux dernières années.

Cette annonce a été faite par le ministre du Tourisme lors d’une visite de travail dans le gouvernorat de Tozeur, conclue par la tenue du Conseil régional du tourisme en présence des autorités régionales, des professionnels du secteur et des représentants des établissements hôteliers concernés.

Selon le ministère, cette reprise traduit la dynamique que connaît actuellement la destination saharienne. Le ministre a toutefois appelé à accélérer la réouverture des autres unités hôtelières encore fermées et à lever les obstacles auxquels font face les investisseurs.

La question des hôtels fermés a d’ailleurs occupé une place importante lors des discussions. Les participants ont examiné les difficultés financières et administratives qui freinent la reprise de certaines structures touristiques.

Dans ce contexte, il a été décidé de mettre en place une commission conjointe chargée du suivi des dossiers des établissements fermés, en coordination avec les banques et les différentes parties concernées. L’objectif est de favoriser leur réintégration dans le circuit économique et touristique et de soutenir l’investissement dans la région.

Le ministre a également insisté sur la poursuite du programme de réhabilitation et de valorisation du site touristique d’Ong Jmel, considéré comme l’un des principaux atouts touristiques et culturels de Tozeur.

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TunPay, TPE, e-commerce… Les Tunisiens paient autrement

Le paiement digital poursuit sa montée en puissance en Tunisie au premier trimestre 2026, selon le Bulletin n°16 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). L’écosystème affiche une croissance simultanée des portefeuilles mobiles, de l’e-paiement et des paiements de proximité.

Le label national de paiement mobile TunPay enregistre une progression marquée. Les portefeuilles électroniques atteignent 477 000 wallets actifs, en hausse de 67,1% sur un an. L’écosystème compte désormais 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5%).

Le volume global atteint 2,7 millions de transactions pour une valeur de 487,6 millions de dinars. Les paiements dominent les usages avec 57,5% des opérations, devant les transferts (16%), le cash-in (13,5%) et le cash-out (13%), confirmant une évolution vers des usages plus réguliers et moins centrés sur le retrait. Deux signaux renforcent cette dynamique : le paiement des inscriptions scolaires via USSD/wallet et l’unification progressive de l’expérience utilisateur sous le label TunPay.

E-paiement

Le commerce en ligne accélère nettement. Les transactions d’e-paiement atteignent 5,2 millions au T1 2026, en hausse de 28,4% sur un an. En valeur, elles progressent encore plus vite, à 382,7 millions de dinars (+34,8%). Cette différence entre volume et valeur indique une hausse du panier moyen, traduisant des achats en ligne plus importants et une confiance accrue dans le paiement numérique.

Le nombre de sites marchands actifs progresse également de 28,2% pour atteindre 1 288 plateformes, confirmant la montée en puissance simultanée de l’offre et de la demande.

Le numérique s’installe dans le quotidien

Les paiements par TPE restent le pilier du paiement électronique physique. Ils enregistrent 11,7 millions de transactions (+21,4%) pour 1,38 milliard de dinars (+19,7%). Le parc atteint environ 45 000 terminaux (+4,4%). La croissance plus rapide des volumes que des valeurs montre une diffusion du paiement par carte dans des transactions du quotidien : petits commerces, cafés ou services de proximité. Le déploiement du projet White-EMV devrait renforcer cette dynamique en améliorant l’interopérabilité des terminaux et en facilitant l’usage des cartes locales et internationales.

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Selon TUI, la plus belle plage du monde se trouve en Tunisie, à Yasmine Hammamet

Yasmine Hammamet arrive en tête d’un classement international des plus belles plages du monde pour 2026, confirmant l’attractivité de la destination tunisienne sur la scène touristique mondiale. La plage de Yasmine Hammamet a obtenu la meilleure note dans le « Beautiful Beach Index » élaboré par le groupe touristique TUI. Avec un score de 8,10 sur 10, elle devance des plages situées en Turquie, à Sainte-Lucie, en Grèce, à Malte, en Égypte et à Chypre. L’étude repose sur une analyse d’images satellites réalisée à l’aide d’outils de traitement d’images et d’intelligence artificielle. Les chercheurs ont évalué plusieurs critères, dont la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier et le niveau d’urbanisation visible. Selon TUI, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et un environnement côtier relativement préservé. S’étendant sur près de quatre kilomètres, la plage est particulièrement prisée des familles et des amateurs d’activités nautiques. Si la Turquie est le pays le plus représenté dans le Top 10 avec quatre plages classées, aucune destination n’a dépassé la station balnéaire tunisienne. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10, devant Reduit Beach à Sainte-Lucie (7,83). Le classement met également en lumière la présence de l’hôtel TUI Magic Life Africana, implanté à Yasmine Hammamet. L’établissement figure parmi les cinq resorts du groupe situés sur des plages classées dans le Top 10 mondial. À l’heure où les voyageurs préparent leurs vacances de 2026, cette distinction offre une nouvelle visibilité internationale à la destination tunisienne et renforce la position de Yasmine Hammamet parmi les stations balnéaires les plus attractives du bassin méditerranéen.

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Pont de Bizerte, hôpitaux, autoroute Tunis-Jelma… Le gouvernement met la pression pour accélérer les chantiers

Le gouvernement hausse le ton sur les projets publics. Réuni le 4 juin, un conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à accélérer la réalisation des grands chantiers en cours et à lever les obstacles qui retardent leur exécution.

Les autorités ont passé en revue l’avancement de plusieurs projets structurants dans les secteurs de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau, du numérique et de l’éducation. Parmi les dossiers suivis figurent le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le Réseau ferroviaire rapide, l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED ainsi que plusieurs hôpitaux régionaux et universitaires en construction.

Le gouvernement mise sur ces investissements pour soutenir la croissance, améliorer les services publics et stimuler l’emploi dans les régions. Une attention particulière a été accordée aux retards de réalisation, avec un appel à renforcer le suivi sur le terrain et à accélérer les procédures administratives. L’exécutif a également mis en avant les réformes en cours pour améliorer le climat de l’investissement, notamment la révision de certains textes réglementaires, la réduction des délais de traitement des dossiers, la simplification des autorisations administratives et le développement des services numériques de l’administration.

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La Tunisie décroche 2 millions de dollars pour restaurer le lac Ichkeul

La Tunisie bénéficiera d’un financement direct de 2 millions de dollars, soit près de 5,8 millions de dinars, pour restaurer les écosystèmes du lac Ichkeul et des zones humides environnantes. Cette enveloppe s’inscrit dans un projet international doté d’un budget global de 8,8 millions de dollars.  

Le projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a été approuvé lors des réunions du Conseil du FEM à Samarcande, en Ouzbékistan, et sera déployé entre 2026 et 2028 dans le gouvernorat de Bizerte.  

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national d’Ichkeul figure parmi les zones humides les plus importantes d’Afrique du Nord. Ces dernières années, le site a subi une dégradation progressive sous l’effet de la baisse des apports en eau douce, de l’augmentation de la salinité et des épisodes de sécheresse.  

Le programme prévoit la restauration des écosystèmes aquatiques, l’amélioration de la gestion des ressources en eau, le renforcement du suivi environnemental et l’appui à la gouvernance locale. Il comprend également des actions en faveur des populations riveraines, notamment à travers le développement de l’écotourisme et la valorisation des produits locaux afin de réduire la pression sur les ressources naturelles.  

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L’Institut Pasteur relance la production de sérums thérapeutiques après plusieurs années d’arrêt

La Tunisie franchit une nouvelle étape vers le renforcement de son autonomie sanitaire. L’Institut Pasteur de Tunis (IPT) a remis en service sa machine de purification des sérums thérapeutiques, restée à l’arrêt pendant plusieurs années à la suite d’une panne technique.  

L’annonce a été faite jeudi 4 juin par l’IPT. Cette reprise devrait permettre au pays de couvrir ses besoins en sérum anti-scorpion et en sérum anti-vipère à l’horizon 2027, tout en relançant progressivement l’approvisionnement du marché local en sérum antirabique.  

Au cœur du processus de fabrication des sérums, cet équipement est considéré comme un maillon essentiel de la chaîne de production. Sa remise en exploitation marque le retour à pleine capacité d’une unité stratégique qui produit notamment les sérums destinés au traitement des piqûres de scorpions, des morsures de vipères et des expositions à la rage.  

Cette relance s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté sanitaire et à réduire la dépendance aux importations de produits biologiques essentiels. Elle intervient également dans un contexte où les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour consolider les capacités nationales de production de vaccins et de sérums.  

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Tunisie : les réserves en devises atteignent 103 jours d’importation au 3 juin

Les avoirs nets en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT) se sont établis à 25,5 milliards de dinars au 3 juin 2026, soit l’équivalent de 103 jours d’importation, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par l’institution.

Les données provisoires de la BCT montrent également que le volume global de refinancement accordé aux banques a atteint 11,1 milliards de dinars à la même date. Par ailleurs, les billets et monnaies en circulation ont poursuivi leur progression pour s’élever à près de 29,5 milliards de dinars, reflétant l’importance de la liquidité fiduciaire dans l’économie. De son côté, le solde du compte courant du Trésor auprès de la Banque centrale s’est établi à 1,21 milliard de dinars au 3 juin 2026. Ces indicateurs offrent un aperçu de la situation de la liquidité bancaire, des réserves en devises et de la trésorerie de l’État au début du mois de juin.

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Les premiers logements sociaux voient le jour avec le lancement de 162 unités à Mornaguia

Le programme de location-vente entre dans sa phase de réalisation. Les travaux de construction de 162 logements sociaux à Mornaguia, dans le gouvernorat de la Manouba, ont été lancés mercredi 3 juin 2026. Il s’agit des premiers projets mis en œuvre dans le cadre de ce mécanisme destiné à faciliter l’accès au logement.

En donnant le coup d’envoi des travaux, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a indiqué que ces projets constituent le premier noyau de logements sociaux réalisés dans le cadre du programme de location-vente annoncé par le président de la République, Kaïs Saïed.

La réalisation sera assurée par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), à travers ses filiales du Nord, du Centre et du Sud, ainsi que par la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS). Les deux projets devraient être achevés à la fin de l’année 2027. Le ministre a souligné que cette première tranche doit ouvrir la voie au lancement d’autres projets de location-vente dans les différentes régions du pays. Il a également insisté sur le respect des délais de réalisation et des normes de qualité, avec pour objectif de remettre les logements aux bénéficiaires dès leur achèvement. Selon le ministère, les financements nécessaires ont été mobilisés en coordination avec le ministère des Finances à travers le Fonds de promotion du logement pour les salariés (FOPROLOS), afin d’assurer l’avancement du projet dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, la plateforme numérique consacrée aux critères d’attribution des logements est à un stade avancé de développement. Son entrée en phase de test est prévue pour la fin de l’année 2026. Une réunion de suivi s’est tenue le 2 juin afin de faciliter les procédures de sélection des entreprises chargées de réaliser les autres projets de location-vente prévus à travers le pays.

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ASSAD enregistre une baisse de 14,9% de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2026

Le chiffre d’affaires de L’Accumulateur Tunisien ASSAD recule de 14,9% au premier trimestre 2026 pour s’établir à 23,2 millions de dinars (MDT), contre 27,2 MDT un an plus tôt, selon ses indicateurs d’activité publiés récemment. Cette baisse est principalement liée à la forte contraction des ventes à l’export dans un contexte international jugé défavorable.

Dans le détail, la société enregistre des trajectoires contrastées entre ses marchés. Le chiffre d’affaires local progresse de 9,1% à 15,5 MDT, contre 14,3 MDT au premier trimestre 2025, confirmant une dynamique de consolidation sur le marché intérieur. À l’inverse, les revenus à l’export chutent de 41,3% à 7,6 MDT, contre 13 MDT un an auparavant. Cette baisse s’explique notamment par le retard temporaire du renouvellement de la licence d’importation de la filiale algérienne BAA, dans un contexte international volatil. Sur le plan financier, ASSAD poursuit son désendettement. L’endettement total diminue de 4,9% pour atteindre 76,4 MDT contre 80,4 MDT sur la même période de 2025. L’endettement à moyen et long terme recule fortement de 52,1% à 10,4 MDT, traduisant une réduction significative des engagements financiers structurels et une amélioration du profil de risque de la société. En parallèle, les crédits de gestion augmentent de 12,5% à 66 MDT, en lien avec le financement des besoins d’exploitation et le soutien du cycle opérationnel.

 

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SIAME : pourquoi le nombre de mandataires de justice a-t-il été réduit à un seul membre ?

La Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques SIAME informe ses actionnaires et le public qu’en vertu d’une ordonnance du Tribunal de première instance de Tunis en date du 18 mai 2026, il a été procédé à la recomposition du collège des mandataires de justice.

Cette décision a conduit à la réduction du nombre de mandataires, passant de trois (3) membres à un (1) seul membre. En conséquence, la mission de contrôle des actes de gestion de la société est désormais assurée par le mandataire de justice, Faouzi Ben Salem.

 

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ICF : quels dividendes seront versés aux actionnaires au titre de 2025 ?

Les actionnaires de la société Industries Chimiques du Fluor percevront un dividende de 3,200 dinars par action au titre de l’exercice 2025. Le montant global distribué s’élève à 6,72 millions de dinars.

Cette décision a été prise lors de l’Assemblée Générale Ordinaire tenue le 2 juin 2026. Concrètement, la société fixe la date de détachement des dividendes au 27 août 2026. Le paiement, lui, interviendra à partir du 31 août 2026.

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Automobile en Tunisie : 4 milliards d’euros d’exportations et 120.000 emplois, une industrie en pleine montée en gamme

Ce n’est plus seulement une histoire de production automobile. En Tunisie, la filière entre désormais dans une phase où se jouent la technologie, la valeur ajoutée et le positionnement international. À l’occasion des 60 ans du secteur et des 10 ans de la TAA, les acteurs de l’automobile ont affiché une même idée : le modèle change, et vite.

Dans une industrie mondiale bouleversée par l’électrification, le software et les nouvelles chaînes de valeur, la Tunisie tente de consolider ses acquis tout en accélérant sa transformation. « Le monde change rapidement, et avec lui les métiers et les technologies », a rappelé Myriam Elloumi, présidente de la TAA, évoquant une opportunité autant qu’un défi pour le pays.

En dix ans, la TAA s’est imposée comme un point de convergence pour un secteur longtemps fragmenté. Industriels, institutions, centres techniques et universités évoluent désormais dans un cadre plus structuré.

Selon les données présentées lors de l’événement tenu le 3 juin 2026, l’association regroupe aujourd’hui 80 entreprises représentant près de 80 % des emplois du secteur. Une structuration qui a permis de faire émerger une voix commune et de renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics.

Cette dynamique a notamment débouché sur le Pacte pour la compétitivité de l’industrie automobile signé en 2022 avec l’État. Un cadre stratégique articulé autour de six piliers : infrastructures, réglementation, recherche et développement, emploi et formation, marketing et durabilité. Pour Imed Charfeddine, vice-président de la TAA, ce pacte traduit une évolution majeure : celle d’une industrie qui ne travaille plus en silos, mais en écosystème coordonné.

Une performance tirée par les exportations

Les chiffres confirment la montée en puissance du secteur. Les exportations automobiles tunisiennes sont passées de 624 millions d’euros en 2010 à près de 4 milliards d’euros en 2025. Depuis 2018, la croissance moyenne annuelle atteint 16 %, avec des projections qui dépassent les 4,2 milliards d’euros en 2026. En parallèle, la filière s’est élargie. Plus de 300 entreprises sont aujourd’hui actives dans l’écosystème, et l’emploi direct est passé de 80.000 en 2018 à plus de 120.000 aujourd’hui. Une trajectoire maintenue malgré les crises successives et les tensions géopolitiques mondiales. Mais derrière les performances économiques, un autre pilier revient avec insistance : les compétences.

Pour Lamia Fourati, vice-présidente de la TAA, la force de l’industrie automobile tunisienne repose d’abord sur les talents locaux. Des ingénieurs aux techniciens, en passant par les opérateurs et opératrices dans les usines, tous constituent la base réelle de la filière.

La formation est devenue un levier stratégique. À travers la Tunisian Automotive Management Academy (TAMA), lancée avec le soutien de la GIZ, plus de 3.000 professionnels ont été formés. L’académie est également certifiée partenaire VDA QMC, une référence mondiale dans les standards qualité de l’industrie automobile.

La prochaine bataille

La filière regarde désormais vers l’étape suivante : l’innovation. Avec le soutien de l’AFD et de la CDC, la TAA a lancé un programme destiné à intégrer les startups dans la chaîne industrielle automobile. L’objectif est clair : dépasser les projets pilotes pour aller vers des solutions industrialisables, capables de s’intégrer dans les chaînes de valeur globales. À l’heure où l’industrie automobile mondiale se reconfigure, la Tunisie mise sur un triptyque devenu central : compétences, innovation et intégration internationale. Dix ans après sa structuration, la filière n’est plus seulement dans une logique de croissance. Elle entre dans une phase où se joue sa capacité à changer d’échelle.

 

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Pourquoi la Banque centrale a-t-elle maintenu son taux directeur à 7 % ?

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas toucher à son taux directeur. Réuni le 3 juin 2026, son Conseil d’administration a décidé de le maintenir à 7%, malgré une inflation qui est repartie à la hausse au mois d’avril.

Cette décision intervient alors que plusieurs indicateurs économiques montrent une amélioration progressive de la situation du pays. La croissance économique a atteint 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % un an auparavant, portée notamment par les services, l’agriculture et certaines activités industrielles. La situation extérieure s’est également améliorée. Le déficit courant s’est réduit à 2,731 milliards de dinars à fin avril, tandis que les réserves en devises ont atteint 25,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 104 jours d’importation, contre 98 jours un an plus tôt. Mais la BCT reste prudente face à l’évolution des prix. Après plusieurs mois de ralentissement, l’inflation est remontée à 5,5 % en avril 2026, contre 5 % en mars. Cette hausse est principalement liée à l’augmentation des prix des produits alimentaires frais, dont les prix ont progressé de 13,3 % sur un an. La Banque centrale souligne également que les tensions internationales continuent d’alimenter les risques inflationnistes. Les conflits géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pèsent sur les marchés mondiaux de l’énergie et des matières premières, tandis que l’inflation demeure élevée dans plusieurs grandes économies. Dans ce contexte, l’institution estime qu’il est préférable de conserver une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et d’éviter un nouvel emballement de l’inflation.

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Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?

Le dinar tunisien arrive au premier rang des monnaies africaines les plus valorisées face au dollar américain en mai 2026, selon les données du convertisseur de devises de Forbes calculator.

D’après ces données, un dollar américain équivaut à environ 2,9 dinars tunisiens. Ce niveau place la Tunisie devant la Libye et le Maroc, qui complètent le podium continental. La Libye affiche un taux d’environ 6,3 dinars pour un dollar, tandis que le dirham marocain s’établit autour de 9,2 dirhams pour un dollar Le top 10 comprend également le Ghana, le Botswana, les Seychelles, l’Érythrée, l’Eswatini, la Namibie et le Lesotho. Il convient de préciser que ce classement repose uniquement sur les taux de change nominaux observés sur le marché, tels qu’agrégés par des outils de conversion comme celui de Forbes calculator. Il ne s’agit pas d’un indicateur direct de puissance économique ou de performance globale des pays. En effet, ce type de lecture reflète uniquement combien d’unités de monnaie locale sont nécessaires pour obtenir un dollar américain. Il ne prend pas en compte des facteurs essentiels comme l’inflation, le pouvoir d’achat, les réserves de change ou encore la croissance économique. Ainsi, une monnaie peut apparaître “forte” sur le papier tout en évoluant dans un environnement macroéconomique fragile, et inversement. Ce classement doit donc être compris comme un indicateur de comparaison nominale des devises, et non comme une mesure de la solidité réelle des économies africaines.

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La BCT publie sa circulaire sur la restructuration des créances agricoles en souffrance : ce que les banques doivent appliquer dès aujourd’hui

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier, ce mercredi 3 juin 2026, une circulaire qui fixe les conditions et les procédures d’application du dispositif de règlement des dettes agricoles en difficulté prévu par la loi n°5 de 2026 et par la loi de finances 2026.

Le texte précise comment les banques devront traiter les dossiers des agriculteurs et des entreprises agricoles confrontés à des difficultés de remboursement, avec à la clé des rééchelonnements de dettes et des remises sur les pénalités de retard.

En fait, la circulaire prévoit deux dispositifs distincts. Le premier concerne les agriculteurs et les entreprises agricoles dont les crédits étaient classés en catégories 4 ou 5 au 30 septembre 2025. Les bénéficiaires peuvent demander un rééchelonnement de leur dette sur une période pouvant atteindre sept ans, dont une année de grâce. Toutes les pénalités de retard seront alors annulées. Pour accéder à cette mesure, le débiteur devra toutefois verser au moins 5 % du principal restant dû au moment du dépôt de sa demande.

Une autre option est proposée dans le même cadre : si le bénéficiaire rembourse intégralement sa dette dans un délai maximal de six mois après sa demande, la banque devra annuler la totalité des pénalités de retard ainsi que 50 % des intérêts contractuels.

Le second dispositif découle de l’article 59 de la loi de finances 2026. Il vise les dettes agricoles dont le montant initial du principal ne dépasse pas 10.000 dinars par agriculteur et qui étaient classées en catégories 4 ou 5 au 30 juin 2025.

Dans ce cas, la dette peut être rééchelonnée sur une durée maximale de dix ans, avec une année de grâce au plus. Les bénéficiaires n’auront pas à verser d’avance et les intérêts de retard seront totalement supprimés. Les demandes de régularisation devront être déposées auprès de la banque concernée avant le 31 décembre 2026. Les établissements bancaires disposeront ensuite d’un délai maximal d’un mois pour vérifier l’éligibilité du dossier et signer la convention de règlement.

La BCT précise que ces mesures sont réservées aux activités relevant du secteur agricole tel que défini par la nomenclature officielle des activités économiques.

Amélioration automatique de la notation bancaire

Un autre point important concerne la situation des bénéficiaires auprès du système bancaire. Dès la signature de l’accord de règlement, les banques devront reclasser automatiquement les bénéficiaires en catégorie 1 auprès de la Centrale des risques de la BCT.

Cette mesure pourrait faciliter l’accès futur au financement pour les agriculteurs concernés, même si le reclassement ne permet pas aux banques de comptabiliser immédiatement les montants rééchelonnés comme des revenus tant qu’ils n’ont pas été effectivement encaissés.

Des exclusions en cas de corruption ou de blanchiment

La circulaire exclut du dispositif les dettes faisant l’objet de poursuites judiciaires pour corruption ou blanchiment d’argent, sauf en cas de jugement définitif prononçant l’acquittement.

Par ailleurs, la banque pourra annuler l’accord de règlement si le bénéficiaire ne respecte pas ses engagements ou s’il s’avère qu’il ne remplissait pas les conditions d’éligibilité prévues par la réglementation.

Cette circulaire entre en vigueur dès sa publication et constitue le cadre opérationnel permettant aux banques de mettre en œuvre les mesures de soutien prévues pour les agriculteurs en difficulté financière.

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Code des changes : une réforme attendue pour libérer l’investissement et moderniser les échanges financiers internationaux

La réforme du Code des changes est présentée comme une étape clé pour moderniser l’économie tunisienne et améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Dans ce cadre, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, le 1er juin 2026, une séance d’audition consacrée à la proposition de loi portant sur l’édiction du nouveau Code des changes. La réunion a réuni des députés membres et non membres de la commission, ainsi que des représentants de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie.

Au cours de cette séance, les intervenants ont insisté sur le caractère structurant de cette réforme. Elle dépasse, selon eux, une simple révision technique. Elle vise à transformer en profondeur le cadre régissant les opérations financières avec l’étranger.

Les représentants de la confédération ont appelé à un passage vers un système plus souple. Ils ont défendu une logique de liberté économique encadrée, avec un contrôle a posteriori plutôt qu’un régime d’autorisations préalables. Ils ont également souligné la nécessité de simplifier les procédures et de fixer des délais clairs pour les réponses administratives.

Ils ont aussi insisté sur l’importance d’intégrer les évolutions de l’économie mondiale. Cela concerne notamment le numérique, les fintechs et les services transfrontaliers. Selon eux, le futur cadre doit permettre à la Tunisie de rester compétitive et attractive.

Les députés ont rappelé que cette réforme reste stratégique. Elle touche directement les équilibres économiques et financiers du pays. Ils ont appelé à une approche progressive, capable de concilier ouverture économique et stabilité macroéconomique.

La séance s’est conclue sur un consensus autour de l’importance de ce projet, considéré comme une réforme structurante pour l’avenir du climat des affaires et de l’investissement en Tunisie.

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