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Tozeur: 4 hôtels rouvrent, une commission pour sauver les autres

La capacité d’accueil touristique de Tozeur se renforce avec la réouverture de quatre hôtels qui étaient fermés au cours des deux dernières années.

Cette annonce a été faite par le ministre du Tourisme lors d’une visite de travail dans le gouvernorat de Tozeur, conclue par la tenue du Conseil régional du tourisme en présence des autorités régionales, des professionnels du secteur et des représentants des établissements hôteliers concernés.

Selon le ministère, cette reprise traduit la dynamique que connaît actuellement la destination saharienne. Le ministre a toutefois appelé à accélérer la réouverture des autres unités hôtelières encore fermées et à lever les obstacles auxquels font face les investisseurs.

La question des hôtels fermés a d’ailleurs occupé une place importante lors des discussions. Les participants ont examiné les difficultés financières et administratives qui freinent la reprise de certaines structures touristiques.

Dans ce contexte, il a été décidé de mettre en place une commission conjointe chargée du suivi des dossiers des établissements fermés, en coordination avec les banques et les différentes parties concernées. L’objectif est de favoriser leur réintégration dans le circuit économique et touristique et de soutenir l’investissement dans la région.

Le ministre a également insisté sur la poursuite du programme de réhabilitation et de valorisation du site touristique d’Ong Jmel, considéré comme l’un des principaux atouts touristiques et culturels de Tozeur.

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés

La perspective d’un important investissement chinois dans le gouvernorat du Kef suscite de nouveaux espoirs pour l’emploi et le développement régional. La députée à l’Assemblée des représentants du peuple pour la région du Kef, Rim Maachoui, a annoncé qu’une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie s’est rendue mardi dans la région, accompagnée de représentants d’une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication de câbles automobiles.

Selon ses déclarations à Jawhara FM, cette visite avait pour objectif d’examiner les atouts du gouvernorat, notamment les infrastructures disponibles et les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les régions de l’intérieur. La parlementaire a affirmé que les investisseurs chinois ont manifesté un intérêt sérieux pour l’implantation d’une unité industrielle au Kef.

L’entreprise présente dans plusieurs pays

L’entreprise concernée est déjà implantée dans le gouvernorat de Ben Arous et opère également dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne. La députée a précisé que le propriétaire chinois du groupe devrait effectuer une nouvelle visite au Kef la semaine prochaine afin de poursuivre les études techniques et financières du projet.

D’après les estimations avancées, cette future unité industrielle pourrait générer environ 5 000 emplois directs, en plus de près de 2 000 postes destinés à des cadres, techniciens et agents spécialisés. Un tel projet représenterait l’un des investissements industriels les plus importants annoncés ces dernières années pour le gouvernorat du Kef.

Lire aussi : Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

Le secteur des composants automobiles constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’industrie exportatrice tunisienne. Plusieurs groupes étrangers spécialisés dans les câbles automobiles ont déjà renforcé leur présence dans le pays ces dernières années, à l’image de Yura Corporation à Kairouan ou encore Leoni et Yazaki dans d’autres régions.

Attirer davantage d’investissements industriels

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à attirer davantage d’investissements industriels étrangers vers les régions intérieures, à travers des incitations fiscales et foncières destinées à réduire les disparités régionales. Le rapprochement économique entre Tunis et Pékin s’est également renforcé ces dernières années à travers plusieurs projets d’infrastructures et investissements industriels.

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La Tunisie selon la BAD : Une reprise fragile sur fond de contraintes structurelles persistantes

Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en mai 2026, consacre une note pays à la Tunisie ainsi que plusieurs mentions transversales dans ses chapitres thématiques. La lecture croisée de ces passages dessine le portrait d’une économie en redressement modéré, encore lestée par des fragilités structurelles profondes. Avertissement préalable, […]

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Deal Room Permanent pour impulser l’investissement en Afrique

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) et le Tunisia Consortium for African Development (Tucad) annoncent le lancement de la Deal Room Permanent, une plateforme structurée et continue destinée à connecter, tout au long de l’année, des projets africains à fort potentiel avec des investisseurs, institutions financières, banques, fonds d’investissement, partenaires techniques et acteurs du développement.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique générée par la conférence internationale Financing Investment and Trade in Africa (Fita2026) tenu récemment à Tunis, et vise à transformer les rencontres ponctuelles entre porteurs de projets et investisseurs en un mécanisme permanent d’identification, de structuration, d’accompagnement et de mise en relation autour de projets à fort impact sur le continent africain.

Dans ce cadre, le TABC et Tucad lancent le premier appel à projets destiné aux entreprises, promoteurs, opérateurs économiques, consortiums et porteurs de projets souhaitant bénéficier d’un accompagnement dans la recherche de financement, de partenaires stratégiques ou d’opportunités de développement en Afrique. 

La Deal Room Permanente ambitionne d’identifier et d’accompagner des projets solides, structurés et à fort potentiel dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’industrie, les technologies et le numérique, la santé, l’agriculture et l’agro-industrie, la logistique, les services à forte valeur ajoutée, l’éducation et la formation, ainsi que les projets d’extension, de développement ou d’internationalisation.

Les projets sélectionnés bénéficieront d’une mise en relation qualifiée avec des investisseurs et partenaires potentiels, de sessions de présentation ciblées, ainsi que d’un accompagnement dans la structuration financière, stratégique et institutionnelle du projet. L’objectif est de favoriser l’émergence de partenariats concrets, de faciliter l’accès aux financements et de contribuer à la réalisation de projets structurants au service de la transformation économique du continent africain.

Les opérateurs intéressés sont invités à contacter l’équipe de TABC et à préparer leurs dossiers notamment les informations relatives à la société, au secteur d’activité, au chiffre d’affaires, à la nature du projet, au besoin de financement estimé, au format de financement souhaité et à la disponibilité d’un business plan.

Les dossiers de candidature doivent être transmis par email à l’adresse suivante et ce avant le 15 juin 2026 à 18h :  contact@tucad.com.tn.

Les dossiers devront comprendre, dans la mesure du possible, les documents suivants : le formulaire Deal Room Permanente dûment rempli ; une présentation de l’entreprise ; une présentation détaillée du projet ; un business plan ; les états financiers certifiés des trois dernières années, si disponibles ; et tout document complémentaire permettant d’évaluer la maturité, la faisabilité et le potentiel du projet.

À travers cette initiative, le TABC et Tucad réaffirment leur engagement en faveur de la mobilisation de financements, de la promotion des partenariats économiques Sud-Sud et du renforcement de l’investissement productif en Afrique.

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Réforme du sport : L’investissement étranger s’invite dans le débat

Au cœur du projet de loi sur les structures sportives, la question du financement devient centrale. L’ouverture aux investissements étrangers est désormais discutée comme une piste sérieuse pour soutenir les clubs sportifs, mais elle ravive aussi une question sensible : comment attirer des capitaux sans fragiliser la gouvernance ni l’indépendance des clubs ?

Financement du sport : l’ouverture aux capitaux étrangers au cœur des débats

Au cours des échanges, la question du financement des structures sportives a dominé les discussions. Plusieurs intervenants ont estimé que l’ouverture aux investissements étrangers constitue désormais une nécessité pour soutenir un secteur confronté à des contraintes budgétaires persistantes.

Ce débat intervient alors que le sport tunisien a déjà connu ce genre de situation. Le cas du Club Africain et de l’investisseur américain Fergie Chambers fait figure d’exemple. Après avoir injecté des millions de dinars dans le club, l’Américain n’occupe toutefois aucun poste officiel au sein du club pouvant lui permettre d’avoir un pouvoir de décision.

Cette orientation a toutefois été conditionnée par la mise en place de garde-fous destinés à préserver l’équilibre des instances de gouvernance et la souveraineté des clubs. L’idée d’un encadrement rigoureux des apports étrangers a ainsi été avancée afin d’éviter toute prise de contrôle déséquilibrée et de garantir une gestion transparente.

Dans cette même logique, la création d’un fonds ou d’une structure d’investissement dédiée au sport professionnel a également été évoquée, comme piste complémentaire pour diversifier les sources de financement et renforcer la stabilité économique du secteur.

Gouvernance et équilibre institutionnel

Au-delà de la question financière, les experts entendus ont rappelé la nécessité d’un cadre réglementaire clair pour accompagner cette ouverture. Le débat a notamment porté sur la répartition du capital et des pouvoirs au sein des clubs professionnels, avec une volonté affichée de préserver la majorité des associations sportives dans les instances décisionnelles.

Les discussions ont également souligné les risques potentiels d’ingérence et la nécessité d’un équilibre entre attractivité économique et protection du modèle sportif national.

Vers un texte de réforme plus structurant

D’autres volets du projet de loi ont été abordés, notamment la gouvernance, les mandats et la transparence des structures sportives. Les experts ont insisté sur l’importance de moderniser le cadre juridique tout en évitant une concentration excessive des pouvoirs et en favorisant le renouvellement des élites dirigeantes.

La question de la représentation féminine et celle de la publication des décisions des structures sportives ont également été évoquées, dans une perspective de renforcement de la transparence et de la bonne gouvernance.

En clôture, la commission a indiqué poursuivre ses consultations avec les experts et les acteurs du secteur, en vue de finaliser un texte présenté comme une réforme majeure, dont l’enjeu central reste l’équilibre entre ouverture économique, indépendance du sport et modernisation de sa gouvernance.

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Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

La Tunisie attire un nouvel investissement industriel d’envergure dans les technologies de pointe. Réuni ce lundi 4 mai 2026 avec une délégation de la société Taiking Electronics, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a confirmé l’implantation prochaine du groupe en Tunisie, choisie comme première base de production hors de Chine.

Conduite par son directeur exécutif Moli Chen et son directeur général Kurt Wong, la délégation a annoncé que toutes les étapes préparatoires du projet ont été finalisées, y compris l’acquisition du terrain. La future entité, baptisée « Taiking Electronics Tunisia », entamera ses activités dans les industries mécaniques de précision, avec un positionnement stratégique sur la fabrication de composants destinés aux voitures électriques ainsi que des équipements électroniques à haute valeur ajoutée.

40 millions de dinars

L’investissement initial est estimé à près de 40 millions de dinars et devrait générer environ 300 emplois dès la première phase. La production sera entièrement orientée vers l’export, ce qui confirme l’intégration du projet dans les chaînes de valeur internationales, notamment dans le secteur en pleine expansion de la mobilité électrique.

Lire aussi: La Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays africains dont la Tunisie

Lors de la réunion, les responsables de l’entreprise ont présenté les orientations stratégiques de leur groupe, mettant en avant une volonté d’expansion à l’international fondée sur l’adoption des technologies les plus avancées. Le choix de la Tunisie, selon eux, résulte d’études approfondies ayant mis en évidence les atouts du pays, notamment en matière de compétences, de position géographique et d’environnement d’investissement.

Engagement des autorités à accompagner le projet

De son côté, le ministre s’est félicité de cette décision, réaffirmant l’engagement des autorités à accompagner le projet. Il a assuré que les structures publiques concernées, notamment FIPA Tunisia et l’Instance tunisienne de l’investissement, mobiliseront les moyens nécessaires pour garantir un démarrage rapide et optimal des activités.

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Pourquoi la Tunisie attire… vue d’Espagne

La Tunisie continue de chercher son récit économique. Mais vue d’Espagne, elle apparaît déjà comme un marché lisible, proche et exploitable. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée par la Chambre de commerce de Madrid et Aresbank autour des opportunités d’investissement, avec en ligne de mire une mission commerciale annoncée du 14 au 18 septembre.

Selon un compte rendu de la Chambre de commerce de Madrid, cette initiative vise à accompagner les entreprises madrilènes à l’international, en mettant en avant les perspectives offertes par la Tunisie. El Diario de Madrid souligne de son côté trois atouts clés : proximité avec l’Europe, positionnement méditerranéen et forte intégration commerciale — 70% des échanges se font avec le continent européen.

Avec un PIB proche de 50 milliards de dollars, le pays attire dans plusieurs secteurs jugés accessibles : industrie, automobile, agro-industrie, infrastructures et technologie.

Une plateforme autant qu’un marché

Miguel Bufalá a présenté la Tunisie comme un point d’ancrage dans les chaînes de valeur internationales. Zied Lahbib et Tarek Chaabani ont mis en avant les dispositifs d’accompagnement, tandis que la rencontre a détaillé les outils financiers à l’export et des retours d’expérience d’entreprises déjà implantées.

L’intérêt pour l’automobile et l’aéronautique s’inscrit dans une tendance plus large : depuis 2024, les entreprises européennes cherchent à produire plus près de leurs marchés. À deux heures de vol de Madrid, la Tunisie apparaît comme une option crédible, à coût maîtrisé.

La diaspora, un pont discret

Début avril, un forum à Madrid a réuni près de 120 membres de la diaspora tunisienne — cadres, entrepreneurs et experts — autour de leur contribution au développement du pays.

Ce réseau, familier des deux rives, joue un rôle concret : il traduit la réalité du terrain et contribue à rassurer des investisseurs souvent prudents.

Le facteur Aresbank

Dans ce dispositif, Aresbank occupe une place clé. Spécialisée dans les échanges avec le monde arabe, la banque constitue un intermédiaire reconnu, notamment sur les questions de financement et de transferts de devises.

Dans ce contexte, la Tunisie apparaît, vue de Madrid, comme un point d’entrée crédible — à la fois proche, accessible et positionné sur des dynamiques industrielles en recomposition.

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Tunisie-Japon : un pacte d’investissement majeur en préparation pour les grands projets

La Tunisie et le Japon ont franchi un nouveau cap dans leur coopération économique avec un accord de principe sur un futur traité bilatéral d’investissement, annoncé ce vendredi 10 avril. Cette avancée, issue de négociations ouvertes depuis juin 2025, vise à offrir un cadre juridique plus sécurisé aux opérateurs des deux pays et à stimuler les flux d’investissements croisés.

Cette étape intervient dans un contexte de renforcement soutenu du partenariat tuniso-japonais, à l’heure où les deux capitales cherchent à transformer leurs relations historiques en levier économique plus structuré.

Un cadre juridique pour sécuriser les capitaux

Le futur accord doit porter sur la protection et la promotion réciproques des investissements, avec pour objectif de garantir une meilleure stabilité réglementaire et de réduire les risques juridiques pour les entreprises japonaises et tunisiennes.

Les deux parties ont confirmé leur volonté de finaliser rapidement les consultations techniques en vue d’une signature dans les meilleurs délais, afin d’accélérer l’arrivée de nouveaux projets, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

Cette dynamique a été réaffirmée lors de la rencontre du 8 avril entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le nouvel ambassadeur du Japon à Tunis, Saito Jun, qui ont insisté sur les opportunités offertes par la Tunisie comme plateforme régionale entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Infrastructures, énergie et eau

Au-delà du cadre diplomatique, le Japon demeure l’un des partenaires majeurs de la Tunisie dans le financement des grands projets structurants, notamment à travers la JICA, dont les engagements cumulés ont dépassé 350 milliards de yens à fin 2024.

Parmi les chantiers emblématiques figurent la poursuite de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que le développement accéléré de la coopération énergétique.

Le dossier le plus marquant reste le projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès, retenu récemment pour bénéficier d’un appui financier japonais dans le cadre du mécanisme de crédits carbone.

Le financement peut atteindre 2 milliards de yens, soit environ 37 millions de dinars, pour un projet piloté par le groupe japonais Marubeni en partenariat avec une entreprise française. Cette opération confirme la montée en puissance du Japon sur les segments tunisiens de la transition énergétique et de la décarbonation industrielle.

Des échanges commerciaux en progression

Le commerce bilatéral poursuit lui aussi sa consolidation. En 2024, les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 18,6 milliards de yens, portées principalement par les produits de la mer, l’huile d’olive et le textile-habillement.

Les importations tunisiennes en provenance du Japon se sont élevées à 11,5 milliards de yens, dominées par l’automobile, les machines, les équipements électriques et les produits sidérurgiques.

Cette structure des échanges reflète une relation de plus en plus complémentaire, où la Tunisie renforce ses exportations agroalimentaires et manufacturières tout en bénéficiant du savoir-faire technologique japonais.

Une relation stratégique qui change d’échelle

À l’approche du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre Tunis et Tokyo, ce futur accord d’investissement pourrait devenir le nouvel accélérateur d’une coopération déjà dopée depuis la TICAD 8 accueillie en Tunisie en 2022.

L’enjeu dépasse le seul commerce : il s’agit désormais de faire de la Tunisie une base d’investissement japonaise sur l’axe Europe–Afrique–Moyen-Orient, avec des projets ciblant l’énergie, l’eau, l’industrie et les infrastructures.

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La Tunisie séduit le Fonds Chine-Afrique, plusieurs projets d’investissement à l’étude

Le Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund) explore de nouvelles opportunités en Tunisie. Reçue à l’APII, une délégation de haut niveau a affiché un intérêt concret pour plusieurs projets, dans un contexte marqué par la mise en avant des réformes, des avantages fiscaux et du positionnement stratégique du pays comme hub entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Une mission de prospection axée sur les secteurs d’avenir

Les atouts économiques de la Tunisie, notamment dans les domaines industriels, technologiques et de l’innovation, ont été présentés mardi au siège de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation à une délégation du Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund), en visite de prospection.

Selon l’APII, la délégation comprenait Li Shibao, représentant principal du fonds, Yu Qing, ainsi que Fu Heng, responsable du bureau de représentation chargé de l’Afrique du Nord et de l’Est. Les responsables chinois ont été reçus par Omar Bouzouada, en présence de plusieurs cadres de l’agence.

Les discussions ont porté sur les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, les incitations fiscales offertes aux investisseurs étrangers et les mécanismes visant à soutenir le développement régional.

La carte du positionnement géostratégique tunisien

L’APII a mis en avant la position géostratégique de la Tunisie, présentée comme une plateforme privilégiée à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient.

L’agence a également insisté sur la qualité du capital humain tunisien et l’expertise développée dans les activités à forte valeur technologique, autant d’arguments destinés à attirer les investissements du CAD Fund dans des filières à fort potentiel.

Les opportunités dans plusieurs secteurs porteurs ont ainsi été exposées à la délégation chinoise, qui a montré un intérêt particulier pour des projets susceptibles de renforcer la coopération économique bilatérale.

Un signal positif pour la coopération sino-tunisienne

À l’issue de la visite, le CAD Fund a manifesté son intérêt pour plusieurs projets d’investissement en Tunisie, exprimant sa volonté d’élargir les perspectives de coopération entre les deux parties.

Créé en 2007 par Banque de Développement de Chine, ce fonds accompagne les entreprises chinoises en Afrique à travers des investissements dans des secteurs stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, les zones industrielles et les capacités productives.

Cette marque d’intérêt intervient à un moment où la Tunisie cherche à diversifier ses partenariats internationaux et à attirer davantage de capitaux étrangers, notamment dans les activités industrielles et technologiques à haute valeur ajoutée.

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Tunisie : 4 000 MD d’investissements étrangers prévus en 2026

Le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, Jallal Tbib, a annoncé que la Tunisie anticipe une poursuite de la hausse des investissements étrangers au cours de l’année 2026, avec un volume estimé à 4 000 millions de dinars.

Dans une interview accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse, il a précisé que ces prévisions reposent sur des indicateurs fiables et réalistes. Après une augmentation de 30 % des intentions d’investissement en 2025, atteignant 8 000 millions de dinars, environ 50 % de ces intentions devraient se concrétiser en 2026, portant ainsi le volume des investissements étrangers à quelque 4 000 millions de dinars.

Engagements réalisables

Il a souligné que les intentions d’investissement constituent le point de départ de la mise en œuvre effective des projets, représentant des engagements réalisables. À titre d’exemple, en 2024, près de 3 500 millions de dinars sur un total d’intentions d’investissement de 5 000 millions de dinars ont été concrétisés.

Le responsable a rappelé que la Tunisie fait face à une concurrence accrue de la part d’autres pays attirant davantage d’investissements étrangers. Cela nécessite des efforts supplémentaires et la mise en place de mesures incitatives pour séduire de nouveaux investisseurs et fidéliser ceux déjà présents.

Selon lui, les développements récents dans les pays du Golfe renforcent l’attrait de la Tunisie en tant que destination d’investissement, pouvant être considérée comme un « refuge » pour les investisseurs étrangers, notamment ceux visant les grands marchés européens. Ces évolutions incitent également les investisseurs à se rapprocher de l’Europe centrale et de ses environs.

L’avantage stratégique de la position géographique

Tbib a insisté sur l’avantage stratégique de la position géographique de la Tunisie, proche de l’Europe, qui en fait une destination privilégiée pour les investissements étrangers. Il a ajouté que les visites d’investisseurs, particulièrement en provenance d’Asie du Sud-Est, d’Europe et d’Europe de l’Est, ont enregistré une hausse, reflétant leur intérêt pour le marché tunisien.

Enfin, il a précisé que la disponibilité de zones industrielles, un suivi efficace des projets, ainsi que la mise à disposition d’incitations tout en respectant les normes environnementales et d’urbanisme, renforcent l’attractivité du pays. La Tunisie dispose de compétences qualifiées pour gérer les investissements conformément aux attentes des investisseurs, ce qui fait d’elle un environnement favorable malgré certaines contraintes en cours de résolution.

Lire aussi : Tunisie : Fin de mission pour Namia Ayadi à la tête de l’Instance Tunisienne de l’Investissement

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Biashara Afrika 2026: Afreximbank réaffirme son soutien au développement du tissu industriel du Togo

Dr George Elombi, président et directeur général d’Afreximbank et Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République du Togo.

La troisième édition du forum Biashara Afrika se tient à Lomé, au Togo, du 18 au 20 mai 2026. Co-organisée par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), elle a été ouverte officiellement le 18 mai par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’événement réunit des décideurs africains pour discuter du commerce et de l’intégration économique en Afrique, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

En marge du forum, des échanges ont eu lieu entre les autorités togolaises et une délégation d’Afreximbank. Les discussions ont porté sur les priorités de la ZLECAf, comme l’industrialisation, l’énergie, les transports et la logistique. Ces secteurs sont importants pour faciliter le commerce entre les pays africains.

“Nous avons eu des échanges sur la création de richesse à travers la transformation des produits de base togolais. Nous avons particulièrement parlé du phosphate, de la production d’énergie pour les zones industrielles et d’autres sujets relevant entièrement de la transformation des matières premières dans les pays africains, et de la nécessité d’avoir davantage de valeur ajoutée”, déclare le président du Conseil. Pour sa part, Dr George Elombi a réitéré la volonté de l’institution  de soutenir la zone de libre-échange et de travailler aux côtés du Togo pour renforcer son développement industriel. Il a souligné l’importance de mobiliser des financements adaptés et d’attirer des partenaires techniques capables d’accompagner la mise en œuvre des politiques industrielles du pays.

De manière générale, la ZLECAf vise à renforcer les échanges en Afrique et à réduire les barrières commerciales. Pour cela, plusieurs institutions comme Afreximbank mettent en place des outils financiers. Parmi eux, on trouve le système de paiement panafricain et un fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars destiné à accompagner les économies africaines dans leur transition vers le libre-échange.

Ce mécanisme de financement est déjà opérationnel à travers plusieurs investissements  concrets dans des secteurs stratégiques, ce qui  illustre bien la volonté de stimuler la compétitivité du continent. Par exemple, un financement de 10 millions de dollars a été accordé à Telecel Global Services Ltd, afin de développer ses activités de télécommunications au Ghana et au Libéria. Ces investissements visent à améliorer la connectivité et à renforcer les infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest. De surcroît, dans le secteur minier, un investissement de 300 millions de dollars a été annoncé dans la plateforme Africa Minerals and Metals Processing Platform (A2MP). Cette structure travaille sur la transformation de plusieurs ressources comme l’or, la bauxite, le manganèse et le minerai de fer. Elle développe aussi des centres de traitement pour les minéraux essentiels utilisés dans les batteries et les technologies modernes. Rappelons aussi que, basée au Caire, Afreximbank s’est structurée en un groupe comprenant la Banque, le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) et AfrexInsure

Ainsi, ces initiatives montrent une volonté de développer l’industrie en Afrique, de transformer les matières premières sur le continent et de créer plus de valeur ajoutée localement.

 
 

 

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