Lese-Ansicht

Tunisie : Un prix pour les influenceurs francophones avec 1 000 DT à la clé

À l’occasion de la semaine de la Francophonie, l’Ambassade de France en Tunisie, via le Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF), a lancé le « Prix des jeunes influenceurs francophones », un concours destiné aux créateurs de contenu actifs sur les réseaux sociaux.

L’initiative cible directement les jeunes Tunisiens présents sur Instagram, TikTok, Facebook ou YouTube, avec l’objectif de promouvoir la langue française dans les usages numériques.

Une récompense et un calendrier déjà fixés

Le concours prévoit deux distinctions distinctes :
un prix pour un influenceur et un prix pour une influenceuse, chacun doté de 1 000 dinars tunisiens.

Le calendrier est déjà arrêté :
le lancement officiel a eu lieu le 10 mars, la date limite de publication des vidéos est fixée au 31 mars, tandis que les résultats seront annoncés le 9 avril, à l’occasion des Journées de la Francophonie.

Des critères précis pour candidater

Pour participer, les candidats doivent être de nationalité tunisienne et âgés de 18 à 35 ans, tout en disposant d’une communauté d’au moins 5 000 abonnés sur l’une des plateformes concernées.

Le contenu demandé prend la forme d’une vidéo originale, d’une durée maximale de 10 minutes, réalisée majoritairement en français. Les organisateurs encouragent également l’ajout de sous-titres en darija, afin d’élargir l’accessibilité des contenus.

Au-delà des contraintes techniques, le concours valorise des approches variées — humoristiques, engagées, pédagogiques ou artistiques — dès lors qu’elles illustrent les valeurs de la Francophonie.

Une bataille d’influence qui se joue désormais en ligne

Avec ce type d’initiative, la Francophonie confirme un basculement stratégique : la diffusion de la langue ne passe plus seulement par les institutions ou les médias traditionnels, mais par les créateurs de contenu et les plateformes numériques.

En s’adressant directement aux influenceurs, les ambassades francophones cherchent à investir un terrain où l’anglais domine largement, notamment auprès des jeunes audiences.

Les participants sont appelés à publier leurs contenus en utilisant les hashtags dédiés, notamment #PrixInfluFranco, #GAF et #francophonieenTunisie.

Lire aussi:

L’article Tunisie : Un prix pour les influenceurs francophones avec 1 000 DT à la clé est apparu en premier sur webdo.

  •  

Envoi de jeunes vers les zones de conflit : Des verdicts allant de 3 à 28 ans

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a rendu, dans la nuit de jeudi à vendredi, ses verdicts dans l’affaire de l’envoi de jeunes vers des zones de conflit.

Les peines prononcées vont de 3 à 28 ans de prison, selon une source judiciaire à l’Agence Tunis Afrique Presse. Huit accusés, tous détenus, étaient poursuivis pour constitution et adhésion à une entente terroriste, recrutement et acheminement vers des zones de conflit, incitation au départ hors du territoire à des fins terroristes et financement de ces activités.

Ali Larayedh écope de 24 ans de prison

Ali Larayedh a écopé de 24 ans de prison (contre 34 ans en première instance). Figure de premier plan du mouvement Ennahdha, ministre de l’Intérieur de 2011 à 2013, puis chef du gouvernement jusqu’en 2014, il a été condamné pour avoir négligé, voire facilité, les départs des jeunes combattants tunisiens vers la Syrie et la Libye.

Parmi les condamnés figurent également Abdelkrim Laabidi, qui a écopé de 22 ans de prison, Fethi Beldi (22 ans), Nourredine Gandouz (28 ans), Lotfi Hammami et Hichem Saâdi (24 ans chacun), Sami Chaâr (6 ans) et Seifeddine Raïss (3 ans).

La juridiction a également ordonné un placement sous surveillance administrative à l’issue de leur peine : cinq ans pour la majorité, deux ans pour Sami Chaâr et Seifeddine Raïss, ancien porte-parole de l’organisation Ansar Al Chariaa, classée comme groupe terroriste en Tunisie depuis 2013.

Peines en appel confirmées mais allégées

Les jugements de première instance, rendus en mai 2025, avaient infligé des peines plus lourdes, allant de 18 à 36 ans de prison, assorties d’une surveillance administrative de cinq ans pour tous les condamnés.

Cette décision en appel allège certaines peines tout en maintenant la fermeté de la justice dans une affaire impliquant d’anciens responsables politiques et sécuritaires de premier plan.

Ce dossier hautement sensible met en cause plusieurs figures influentes de l’appareil sécuritaire et politique tunisien, qui ont facilité le départ de jeunes tunisiens vers des zones de guerre, notamment en Syrie et en Libye, entre 2011 et 2013.

A cette époque, des milliers de jeunes ont quitté la Tunisie pour rejoindre des organisations terroristes comme Daech et le Front Al-Nosra, souvent en transitant par la Turquie ou la Libye. Ces départs massifs ont été rendus possibles grâce à des filières organisées, bénéficiant d’un certain laisser-faire des autorités sécuritaires et politiques.  

Les accusations visent notamment des responsables du ministère de l’Intérieur, soupçonnés d’avoir fermé les yeux sur ces départs ou d’avoir délivré des documents de voyage facilitant l’exfiltration de ces combattants vers l’étranger. Parmi eux figure le chef de l’unité de protection des avions à l’aéroport de Tunis-Carthage.

L’article Envoi de jeunes vers les zones de conflit : Des verdicts allant de 3 à 28 ans est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌