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MAE Mutual Hack: l’innovation au service de l’humain

La Cérémonie de remise des prix de la 3è édition du MutualHack by MAE, tenue à Tunis le 23 mai 2026, a été l’occasion de montrer que la mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Pour prouver sa générosité, la MAE a étendu l’accès à l’incubation au-delà des trois lauréats.

Dans l’immense salle de conférences, c’est l’éclairage qui véhicule le message de la MAE derrière la tenue de son concours voué à dénicher l’excellence. Tiré de la nuance affichée dans son logo, il s’agit d’une tonalité de vert malachite vibrant, symbole de transformation, de protection et de renouveau ; un vert tiré d’un minéral qui incarne les forces régénératives de la vie.

Une ovation pour l’ancien mutualiste!

Ce n’est donc pas un hasard que Lassaad Zarrouk, le DG de la MAE qui a choisi cette occasion pour tirer sa révérence, évoque les valeurs de la MAE avec beaucoup d’émotion : « Notre mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Nous avons toujours fait de l’humain notre but final. Tous les composants de notre mutuelle y sont attachés et même nos innovations sont au service de l’humain. »

Zarrouk annonce que, sur les 2000 candidats au MutualHack, les 5% qui sont dans la salle –une centaine- ont travaillé sur le concept de citoyenneté et que, derrière eux, une équipe a travaillé 7 à 8 mois sur la préparation de l’événement. Il souligne, encore avec émotion : « Les jeunes candidats nous ont donné l’opportunité d’être fiers d’eux et d’honorer tous les composants de la mutualité. Aujourd’hui, ces jeunes ont largement mérité d’être nos partenaires. »

Une ovation accueille l’ancien mutualiste pour lequel la MAE est bien plus qu’une entreprise et ceux qui l’entourent sont bien plus que des collègues.

«L’innovation est un sport collectif»

Enchainant sur ces propos de ralliement, Helmi Jebali, chef du département innovation, recherche et études prospectives, souligne que le MutualHack by MAE a bénéficié de la mobilisation de tous : « Le Conseil d’administration de la MAE nous a activement accompagné dès la première édition. Nous tous, sommes convaincus que la mutuelle n’est pas définie par ses activités mais par ses actions. L’innovation est un sport collectif, une idée partagée. Et c’est avec cette mentalité que notre mutuelle a voulu donner aux jeunes une vraie opportunité de briller. D’une édition à l’autre, nous découvrons ainsi de nouveaux talents qui innovent au service des citoyens, des adhérents et des patients. Ce qui fait que, désormais, nous allons y travailler tout au long de l’année, pas seulement de manière ponctuelle. »

Soulignant l’attachement de la MAE à booster les jeunes talents, Yasmine Kacem, Project Manager de Mazam, évoque une relation donnant-donnant : « Les participants au MutualHack doivent se féliciter de tous les bénéfices qu’il leur a apporté, aussi bien sur le plan professionnel, que sur le plan personnel. En résonance, les jeunes ne cessent pas de nous pousser à donner le plus chaque année. »

Une surprise dans l’accès à l’incubation

Il est vrai que le MutualHack a attiré 400 candidats lors de la première édition, puis en a attiré 1400 la seconde année avant de dépasser les 2000 lors de cette 3è édition. De quoi constituer 24 équipes de 4 à 5 membres, venant de 13 régions.

Dans les témoignages du jury avant l’annonce des résultats, on les découvre impressionnés par la qualité des projets, par l’engagement des candidats, et par la difficulté de se prononcer alors que les projets convaincants sont nombreux.

À l’issue du hackathon, trois projets ont été récompensés. 

1ᵉʳ prix (10 000 dinars) : décerné à l’équipe Arsenal pour son projet « DockNock », une plateforme de santé innovante permettant une communication sécurisée et efficace entre les professionnels de santé et les patients.

2ᵉ prix (7 500 dinars) : décerné à l’équipe BitByte pour son projet de centre d’appel basé sur l’intelligence artificielle, visant à optimiser la gestion de la relation client et à automatiser les échanges. 

3ᵉ prix (5 000 dinars) : décerné à l’équipe Rented pour son projet de plateforme de location intégrant une composante assurantielle afin de sécuriser les biens mis en location. Afin de prolonger l’impact de cette initiative, la MAE Assurances accompagnera non seulement les trois équipes gagnantes, mais également 6 autres équipes sélectionnées à travers un programme d’incubation de trois mois, conçu pour développer, structurer et accélérer leurs projets innovants

Et c’est alors la surprise !

Annoncée par Helmi Jebali, chef du département innovation, recherche et études prospectives, elle étend l’opportunité de l’incubation de 3 mois à pas moins de 6 équipes supplémentaires en plus des 3 équipes lauréates. Cette incubation sera mise en place afin d’accompagner les équipes sélectionnées dans le développement et la concrétisation de leurs solutions.

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BERD: George Akhalkatsi nommé à la tête des opérations en Tunisie

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé la désignation de George Akhalkatsi comme nouveau responsable de ses opérations en Tunisie. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2026, succédant à Nodira Mansurova.

Basé à Tunis, il aura pour mission de superviser l’ensemble des investissements de la Banque dans le pays ainsi que la mise en œuvre de ses projets. Il sera placé sous la supervision de Mark Davis, directeur principal de la région SEMED, qui couvre le sud et l’est du bassin méditerranéen.

Un profil opérationnel déjà expérimenté dans la région

Avant sa nomination en Tunisie, George Akhalkatsi occupait le même poste en Arménie. Il dispose ainsi d’une expérience directe dans la gestion des opérations pays au sein de la BERD.

Entré dans l’institution en 2009, il a également exercé plusieurs fonctions au siège de Londres, notamment dans les départements liés à l’industrie, aux services et à la gestion du risque de crédit. Il a par ailleurs travaillé au bureau régional de Tbilissi.

Son parcours professionnel débute dans le secteur bancaire privé. Il a d’abord exercé comme avocat avant de rejoindre la Société Générale, où il s’est orienté vers la finance.

De point de vue formation, George Akhalkatsi est diplômé en droit de l’Université d’État de Tbilissi. Il est également titulaire d’un MBA obtenu à l’INSEAD, école de commerce de référence internationale.

Une institution engagée en Tunisie depuis 2012

La BERD est présente en Tunisie depuis 2012. Son action s’inscrit dans une stratégie de soutien à la diversification de l’économie, au développement du secteur financier et à l’appui aux petites et moyennes entreprises.

Depuis le début de ses activités dans le pays, la Banque a engagé plus de 3 milliards d’euros à travers environ 90 projets, dont une large part destinée au secteur privé.

 

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Tunisie : un maillon essentiel de la stratégie globale du Groupe Bassetti

Le Groupe Bassetti est présent en Tunisie depuis un peu plus d’un an seulement. Et il a déjà recruté et formé près d’une trentaine de jeunes ingénieurs intervenant à la fois sur des projets locaux et internationaux. Cette dynamique est appelée à se poursuivre sous l’impulsion de son dirigeant, David Bassetti, soutenu par une équipe tunisienne compétente et engagée, dirigée par Nader Vakil. C’est à l’occasion de cet anniversaire que nous avons rencontré David Bassetti pour parler de son groupe, une belle entreprise de plus de 500 ingénieurs, de ses projets en Tunisie et dans le monde.

 

Tout d’abord, le portrait d’un groupe et de son dirigeant

David Bassetti incarne pleinement l’esprit entrepreneurial. Ingénieur de formation, il a su, en l’espace de 30 ans, bâtir une entreprise technologique de portée mondiale, développer des partenariats stratégiques tout en conservant une forte identité familiale.

Devenu un groupe international, Bassetti est implanté en France, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada, en Chine, en Inde, et depuis plus d’un an en Tunisie. Séduit par les atouts du pays, tant humains que linguistiques et géographiques, il y a établi une présence appelée à jouer un rôle clé.

Cette implantation a pour vocation de devenir un centre de services à dimension internationale, répondant à la fois aux besoins des marchés globaux et à ceux des entreprises tunisiennes. Elle permet au groupe de développer à Tunis un pôle de compétences solide, ouvert sur le monde et particulièrement attentif au continent africain.  Au-delà de l’édition de logiciels, l’ambition est de contribuer à relever un enjeu majeur des industries modernes : la continuité numérique. En structurant et en valorisant les savoir-faire techniques, souvent dispersés, sous forme d’actifs digitaux organisés, le groupe Bassetti aide les entreprises à briser les silos et à accélérer les capacités d’innovation.

 

Avec 30 ans de recul, quels éléments vous semblent constants ? Lesquels ont évolué ? Et quels sont aujourdhui (et pour demain) les principaux défis des entreprises qui font appel à vos services ?

« Le constat est clair : le savoir-faire métier est le bien le plus précieux de l’industrie, mais sa fragmentation numérique reste son point faible. Notre rôle a toujours été de concevoir des ponts technologiques pour structurer et protéger ce patrimoine technique. Pour réussir, il ne suffit pas d’être un simple fournisseur, mais être un partenaire (éditeur, intégrateur, conseil).  Notre plateforme logicielle TEEXMA constitue un outil capable d’optimiser et de structurer les données techniques des entreprises. Loin d’un simple tableur, elle permet de transformer des informations dispersées en une base de connaissances fiable, organisée, sécurisée et partagée.

Nous accompagnons les grandes entreprises industrielles et celles de taille intermédiaire qui se trouvent souvent confrontées à des volumes de données massifs. L’enjeu est de structurer l’information, de la rendre exploitable et de faciliter la circulation des connaissances au sein des organisations. Aujourd’hui, l’intégration de l’intelligence artificielle s’impose comme une étape incontournable. Le centre d’innovation de Grenoble collabore étroitement avec les équipes d’ingénieurs en Tunisie afin de faire évoluer la technologie. Cette synergie permet d’intégrer l’IA pour que la donnée technique ne soit plus simplement stockée, mais devienne un véritable levier d’aide à la décision.

 

Installé en Tunisie depuis un an, Bassetti Group a intensifié ses échanges avec les entreprises et les organisations professionnelles locales afin de mieux cerner leurs besoins et dy apporter des réponses adaptées. Quel regard portez-vous sur cette expérience ?

Le bilan est extrêmement positif. Ce temps a été celui de l’écoute et de l’ancrage auprès des acteurs locaux. Nous accompagnons déjà des leaders, notamment dans le secteur pharmaceutique, depuis 2023. Avec notre solution TEEXMA for LIMS, nous digitalisons leurs laboratoires pour garantir une traçabilité et une conformité aux standards internationaux. Aujourd’hui, de nombreux industriels tunisiens nous sollicitent pour la gestion de laboratoire, de production (MES) ou de cycle de vie produit (PLM). La force de TEEXMA est d’unifier ces besoins sur une seule plateforme, pilotée par nos experts qui parlent le même langage métier que leurs interlocuteurs.

Le succès industriel demande du temps, mais les bases sont solides. L’industrie mondiale s’accélère et la Tunisie doit saisir ce virage numérique. C’est une condition essentielle pour permettre à chaque pays et à chaque entreprise de tirer pleinement parti d’un monde en constante évolution. Pour contribuer à cette mutation, nous misons sur la transmission via Bassetti Academy. Ce pôle centralise le savoir-faire de nos 500 ingénieurs pour le mettre directement à la disposition des entreprises locales.

Nous avons lancé de nombreuses initiatives de formation, en Tunisie comme en France, autour de l’intelligence artificielle. L’enjeu n’est pas seulement d’adopter l’IA, mais de guider les entreprises vers une utilisation sécurisée et pérenne. Dans un environnement industriel, la protection des données est vitale. Notre rôle est de permettre aux acteurs locaux de saisir cette révolution technologique avec confiance et maîtrise.

 

Vous avez fait le choix dimplanter votre groupe en Tunisie et dy recruter un nombre croissant de jeunes diplômés. Comment cette implantation se compare-t-elle à vos autres présences à linternational ? Quels sont vos projets pour la Tunisie et de quelle manière vont-ils se traduire concrètement dans votre développement sur place

Chaque implantation a ses spécificités. Dans beaucoup de pays, nous avons dû composer avec des barrières linguistiques et culturelles qui, sans être insurmontables, constituent un défi de taille. La Tunisie nous a offert l’opportunité de dépasser ces obstacles très rapidement. En deux ans, nous avons déjà constitué une équipe d’une trentaine de jeunes diplômés des meilleures écoles d’ingénieur tunisiennes, principalement des intégrateurs. Ils ont su répondre avec une agilité remarquable aux attentes de nos chefs de projets, tant par leurs soft skills que par leur compréhension du langage métier. Aujourd’hui, ils sont formés sur les projets les plus stratégiques du Groupe et participent activement à notre développement à l’échelle eurafricaine et je les en remercie.

Pour 2026, l’accent est mis sur le renforcement du pôle de développeurs. Forts des premiers résultats obtenus, une nouvelle phase de recrutement a été engagée, avec pour objectif de porter l’équipe tunisienne à 35 collaborateurs d’ici la fin de l’année.

Pour conclure, je dirais que la Tunisie ne se contente pas d’être une base de support. Elle est devenue un maillon essentiel de notre complémentarité mondiale. C’est un partenaire stratégique qui apporte une réponse agile et hautement qualifiée aux besoins technologiques de l’ensemble de nos clients, partout dans le monde.

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Hausse des tarifs des auto-écoles: pourquoi les Tunisiens ne sont pas “encore” obligés de la payer

L’annonce d’une nouvelle grille tarifaire pour les services de formation à la conduite, dont l’entrée en vigueur est évoquée pour le 9 juin 2026, par l’Union Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) de Kébili, suscite des interrogations parmi les candidats au permis de conduire. Alors que des documents circulent sur les réseaux sociaux et dans certaines auto-écoles, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer, à ce stade, l’application de ces nouveaux tarifs.

Selon les règles en vigueur, toute modification des tarifs d’un service réglementé doit suivre un processus administratif précis avant de devenir applicable. Une décision portée par une organisation professionnelle ou une chambre syndicale ne suffit pas à lui conférer une valeur légale. En l’absence d’approbation officielle des autorités de tutelle, une nouvelle grille tarifaire demeure au stade de proposition. Elle ne peut donc être imposée aux usagers tant que les procédures réglementaires n’ont pas été achevées.

La révision éventuelle des tarifs de la formation à la conduite relève de plusieurs intervenants institutionnels.

Quels recours pour les candidats au permis?

Dans l’attente d’une décision officielle, les candidats au permis de conduire peuvent continuer à se référer aux tarifs actuellement en vigueur. En cas de demande de paiement supérieure aux montants appliqués jusqu’à présent, il est recommandé d’exiger une facture ou un reçu détaillant précisément les sommes versées. Ces documents constituent des éléments de preuve en cas de contestation.

Les consommateurs qui estiment faire l’objet d’une pratique irrégulière peuvent également saisir les services de contrôle du ministère du Commerce ou les directions régionales du Transport afin de signaler la situation.

Dans l’attente d’un éventuel communiqué officiel, la question de l’entrée en vigueur de la nouvelle grille tarifaire demeure donc ouverte.

 

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Hôtels, restaurants, alimentation… Les prix continuent de grimper en Tunisie en mai 2026

Les prix dans les restaurants et hôtels poursuivent leur hausse en Tunisie, confirmant une pression persistante sur un secteur stratégique pour les entreprises, notamment celles liées au tourisme, à la restauration et aux services. En mai 2026, ces tarifs ont augmenté de 0,6% sur un mois, selon l’Institut national de la statistique (INS Tunisie), principalement sous l’effet de la hausse des services d’hébergement (+3,5%). Sur un an, la progression atteint 6,3%, un niveau qui continue d’impacter les coûts opérationnels des acteurs du secteur.

Dans l’ensemble, l’inflation en Tunisie s’est stabilisée à 5,5% en mai 2026, un niveau qui reste élevé et significatif pour les entreprises confrontées à la hausse des coûts de production, des matières premières et des services.

Alimentation

Le groupe alimentaire demeure le principal moteur de l’inflation avec une hausse annuelle de 8,2%, ce qui pèse directement sur les chaînes de valeur, notamment dans la restauration, l’hôtellerie et la distribution. Les augmentations les plus marquées concernent la viande ovine (+21,8%), la volaille (+15,6%), la viande bovine (+14,1%), ainsi que les légumes frais (+12,2%), le poisson (+11,9%) et les fruits (+11,6%). Ces évolutions traduisent une pression continue sur les coûts d’approvisionnement. Sur un mois, les prix alimentaires progressent de 0,4%, avec une hausse notable de la viande (+4,2%), malgré des baisses sur certains produits comme les œufs (-7%), les fruits frais (-2,9%) et les légumes (-1,3%).

Produits manufacturés et services

Les produits manufacturés enregistrent une hausse annuelle de 4,6%, portée par l’habillement et les chaussures (+9,1%) ainsi que les produits d’entretien du foyer (+4,6%). Les services affichent une progression de 4,2% sur un an, avec un point d’attention majeur pour les entreprises du tourisme et de l’hébergement, où les prix augmentent de 15,9%, un rythme nettement supérieur à la moyenne des services. L’évolution des prix reste dominée par deux pôles principaux : l’alimentaire et les services, tandis que les produits manufacturés contribuent de manière plus modérée.

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Tunisie-Brésil : un groupe de travail pour accélérer commerce et investissements

La Tunisie et le Brésil ont décidé de mettre en place un groupe de travail chargé de renforcer la coopération économique bilatérale. Et ce, notamment à travers le développement des activités du Conseil d’affaires tuniso-brésilien et l’organisation de l’événement « Tunisia Week » au Brésil.

Cette structure aura pour mission de promouvoir les échanges d’informations sur les secteurs à fort potentiel, d’élaborer des programmes d’action communs avec la Chambre de commerce arabo-brésilienne et de favoriser les missions économiques, les rencontres d’affaires et la participation aux manifestations économiques.

Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue au ministère du Commerce et du Développement des exportations entre le ministre Samir Abid et le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, en présence de représentants du CEPEX, de l’UTICA et du Conseil d’affaires tuniso-brésilien.

Les discussions ont porté sur les perspectives de développement des relations économiques entre les deux pays et sur les opportunités de coopération dans plusieurs secteurs prometteurs. Le ministre a souligné l’importance du marché brésilien pour les exportateurs tunisiens, notamment dans les filières de l’huile d’olive et des dattes. Tout en rappelant que le Brésil constitue une porte d’entrée stratégique vers les marchés sud-américains.

Samir Abid a également salué la participation de 16 entreprises tunisiennes au salon APAS 2026 de São Paulo, la plus importante participation arabe et africaine enregistrée depuis la création de cet événement.

De son côté, William Adib Dib a appelé à concrétiser les opportunités de coopération à travers des projets communs de commerce et d’investissement. Tout en mettant en avant le rôle du prochain forum économique dans le renforcement des relations bilatérales.

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L’Égypte renforce son industrie des énergies vertes avec de nouveaux investissements chinois

L’Égypte accélère sa stratégie de transition énergétique en cherchant non seulement à développer ses capacités de production renouvelable, mais aussi à attirer des industries capables de fabriquer localement les équipements associés. Le pays vise une part de 42% d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici à 2030, puis environ 60% à l’horizon 2040, selon ses objectifs énergétiques officiels.

Dans cette dynamique, le groupe industriel chinois Sany Group prévoit la construction d’une usine de fabrication de turbines éoliennes en Égypte, pour un investissement estimé à environ 300 millions de dollars, selon les propos relayées par l’agence ecofin. Le site devrait être implanté dans la Zone économique du Canal de Suez, un espace industriel stratégique développé pour attirer les industries exportatrices et logistiques.

L’objectif de cette unité est double: répondre à la demande croissante du marché égyptien en équipements éoliens, tout en permettant à terme une ouverture vers l’exportation vers les marchés du Moyen-Orient et de l’Afrique. Pour info, le projet est également lié à un parc éolien d’une capacité de 1 000 MW dans la région du golfe de Suez, dont il doit accompagner la mise en œuvre industrielle.

À court terme, une partie des équipements nécessaires restera importée, notamment depuis la Chine, en attendant la montée en puissance de la production locale.

Une volonté de montée en gamme industrielle…

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large du Caire visant à renforcer la valeur ajoutée locale dans les chaînes de production liées aux énergies renouvelables. Selon la même source, le pays cherche ainsi à réduire sa dépendance aux importations, alors que celles-ci restent significatives. Les achats de turbines éoliennes et de composants associés ont dépassé 235 millions de dollars en 2024.

Parallèlement, l’Égypte s’impose progressivement comme un pôle d’attraction pour les industriels du secteur énergétique, en particulier asiatiques. Les investissements récents dans les filières solaire et éolienne témoignent de cette tendance.

Ainsi, toujours selon la même source, le groupe chinois EliTe Solar a récemment lancé une unité de production de composants photovoltaïques dans la Zone économique du Canal de Suez, avec un investissement de 116 millions de dollars et des capacités industrielles de plusieurs gigawatts.

De son côté, un consortium international associant des acteurs chinois, émiratis et bahreïnis développe le projet ATUM Solar à Ain Sokhna. Ce complexe industriel, évalué à environ 220 millions de dollars, doit produire des cellules solaires, des panneaux photovoltaïques et des systèmes de stockage d’énergie.

Selon plusieurs projections sectorielles, le développement des énergies renouvelables en Égypte devrait s’accélérer fortement au cours de la prochaine décennie. La capacité solaire installée pourrait ainsi être multipliée par plus de dix, tandis que l’éolien connaîtrait également une croissance soutenue.

 

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L’ATB renouvelle son engagement auprès des pédiatres 

Fidèle à sa stratégie de proximité et d’excellence, l’Arab Tunisian Bank (ATB) a organisé, le 23 mai dernier au Golden Tulip Gammarth, une rencontre exclusive dédiée aux pédiatres.

Cet événement a été l’occasion de renforcer les liens entre l’ATB et les professionnels de santé autour d’une offre de services à haute valeur ajoutée de l’institution financière.

Une expertise dédiée aux professions libérales

Dans un cadre convivial et raffiné, l’ATB a mis en lumière son ambition d’accompagner les médecins pédiatres à travers des solutions sur mesure.

Le point d’ancrage de cette présentation fut l’univers du Pack World Elite, une offre premium conçue pour répondre aux exigences de mobilité, de confort et de prestige des profils à haute responsabilité.

Cette rencontre a également bénéficié de la synergie du groupe à travers la présence de l’AFC, l’ATL et l’ATL LLD, ainsi que la participation de UNIVERSAL MOTORSVolvo. Soulignant une volonté commune d’offrir une expérience client holistique et innovante.

Qualité des échanges et Networking

La soirée a été ponctuée par des interventions de haut niveau et une séance de questions-réponses dynamique, permettant d’aborder les défis spécifiques des professions médicales en matière de gestion de patrimoine et de solutions de financement.

Un moment de partage et d’élégance

La rencontre s’est clôturée par un cocktail dînatoire, offrant aux invités un espace de networking privilégié. Ce moment d’échange a permis de confirmer la position de l’ATB comme un partenaire de confiance, capable de comprendre et d’anticiper les besoins d’une clientèle d’exception.

Par cet événement, l’ATB réitère ses valeurs fondamentales : l’excellence du service et l’innovation constante au profit de ses clients.

Pour plus d’informations : www.atb.com.tn

D’après communiqué

 

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L’INSAT décroche le titre mondial de meilleur club étudiant en robotique

L’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) vient de signer une première historique pour la Tunisie en remportant le titre de «Best IEEE RAS Student Chapter in the World», décerné au meilleur club étudiant de robotique affilié à l’IEEE Robotics and Automation Society (RAS).

Cette distinction a été remise lors de la 42e édition de l’International Conference on Robotics and Automation (ICRA 2026), le plus grand congrès mondial consacré à la robotique, organisé cette année à Vienne en Autriche et ayant réuni plus de 8 000 participants venus du monde entier. Selon l’INSAT, ce prix récompense plusieurs années d’engagement, d’innovation et d’activités menées par le club IEEE RAS Student Chapter, considéré comme l’un des plus actifs dans son domaine.

Parmi les initiatives ayant contribué à cette reconnaissance figure notamment le National Robotics Weekend (NRW), un événement qui a progressivement acquis une dimension internationale grâce à la participation d’experts et d’intervenants de plusieurs pays. Le club s’est également illustré dans des compétitions internationales de robotique, notamment Eurobot et NXP, ainsi que dans l’organisation du IEEE MENA Student and Young Professionals Congress, qui rassemble chaque année des participants issus de l’Afrique, du Moyen-Orient et d’autres régions.

L’INSAT souligne également les nombreuses actions de formation, de vulgarisation scientifique et de volontariat menées par ses étudiants au cours des dernières années. Le trophée a été reçu à Vienne par quatre étudiants de l’institut : Tayssir Trabelsi, Emna Taghlet, Mohamed Amine Elkadhi et Rami Troudi, qui ont représenté l’établissement lors de la cérémonie officielle. Cette récompense constitue l’une des plus importantes distinctions internationales obtenues par un club étudiant tunisien dans le domaine de la robotique et de l’automatisation, renforçant ainsi la visibilité de l’INSAT et des compétences tunisiennes sur la scène mondiale.

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Tozeur veut séduire l’Europe: voici ce qu’elle prévoit

Tozeur prépare une nouvelle phase de développement touristique. Réunis à l’occasion du Conseil régional du tourisme, les différents acteurs du secteur ont arrêté plusieurs mesures destinées à améliorer l’attractivité de la destination et à soutenir sa croissance.

La première priorité concerne le renforcement de la desserte aérienne de l’aéroport international Tozeur-Nefta. Des rencontres professionnelles seront organisées avec des compagnies aériennes et des tour-opérateurs internationaux afin d’étudier l’ouverture de vols supplémentaires depuis plusieurs marchés européens.

Les participants ont également décidé de poursuivre le soutien aux municipalités touristiques pour améliorer la propreté, l’aménagement des espaces publics et la mise en valeur des sites touristiques prioritaires. Les communes sont invitées à présenter des projets structurants susceptibles de bénéficier du Fonds de protection des zones touristiques.

Autre mesure annoncée: la facilitation de l’organisation d’activités et d’événements en dehors des établissements touristiques. La cité artisanale Castilia sera, par ailleurs, intégrée aux circuits touristiques afin de renforcer sa visibilité auprès des visiteurs.

Le conseil a aussi insisté sur l’accélération des procédures de classement de nouvelles municipalités touristiques et sur le soutien aux festivals et manifestations culturelles, considérés comme des leviers importants pour dynamiser la fréquentation touristique et promouvoir le patrimoine de la région.

Enfin, les autorités ont décidé de mettre en place un suivi régulier des recommandations issues du Conseil régional du tourisme et des ateliers de travail organisés à Tozeur, afin d’assurer l’exécution effective des projets et des mesures programmées.

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GNV déploie ses deux nouveaux fleurons sur la Méditerranée occidentale

À quelques semaines du coup d’envoi de la saison estivale, les valises commencent à se préparer des deux côtés de la Méditerranée. Et GNV, de son côté, est déjà en ordre de marche. La filiale ferry du groupe MSC a annoncé, lors d’une cérémonie somptueuse organisée à Tanger, à quelques dizaines de kilomètres du port de Tanger Med, le déploiement de ses deux navires phares sur les liaisons entre le Maroc, l’Espagne et l’Italie. Le GNV Aurora est opérationnel depuis le 1er juin, le GNV Virgo suivra, le 1er juillet. Deux dates qui sonnent comme un engagement pris devant les deux rives.

Le réseau desservi Tanger Med-Barcelone-Gênes est pensé comme un triangle stratégique. Barcelone y jouera le rôle de hub de transit pour l’ensemble du maillage, tandis que Gênes sera le principal port de soutage GNL pour les deux unités, avec un ravitaillement prévu en moyenne tous les quatre à cinq jours. Un dispositif logistique qui en dit autant sur la sophistication technique des navires, tous deux propulsés au gaz naturel liquéfié, que sur l’ambition commerciale de la compagnie.

Car le timing n’est pas anodin. GNV se positionne pour l’opération Marhaba, ce rendez-vous annuel qui mobilise, entre juin et mi-septembre, plus de trois millions de Marocains résidant en Europe dans un mouvement migratoire de grande ampleur vers et depuis leur pays d’origine. Chaque été, les ports de la Méditerranée occidentale absorbent des flux considérables de passagers, de véhicules et de fret. Y répondre avec deux navires neufs, dotés des meilleures technologies disponibles en matière de confort, de sécurité et de performance environnementale, c’est le pari que fait GNV pour cette saison 2026.

La cérémonie de Tanger, majestueuse dans sa mise en scène, a posé le cadre avec éclat: GNV ne se contente pas de renouveler sa flotte. Elle affirme, navire après navire, sa vocation méditerranéenne et son rôle de partenaire de long terme pour les communautés qui font vivre ces traversées, saison après saison, sur une mer qu’elle entend rendre un peu plus propre à chaque passage.

 

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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TunPay, TPE, e-commerce… Les Tunisiens paient autrement

Le paiement digital poursuit sa montée en puissance en Tunisie au premier trimestre 2026, selon le Bulletin n°16 de la Banque centrale de Tunisie (BCT). L’écosystème affiche une croissance simultanée des portefeuilles mobiles, de l’e-paiement et des paiements de proximité.

Le label national de paiement mobile TunPay enregistre une progression marquée. Les portefeuilles électroniques atteignent 477 000 wallets actifs, en hausse de 67,1% sur un an. L’écosystème compte désormais 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5%).

Le volume global atteint 2,7 millions de transactions pour une valeur de 487,6 millions de dinars. Les paiements dominent les usages avec 57,5% des opérations, devant les transferts (16%), le cash-in (13,5%) et le cash-out (13%), confirmant une évolution vers des usages plus réguliers et moins centrés sur le retrait. Deux signaux renforcent cette dynamique : le paiement des inscriptions scolaires via USSD/wallet et l’unification progressive de l’expérience utilisateur sous le label TunPay.

E-paiement

Le commerce en ligne accélère nettement. Les transactions d’e-paiement atteignent 5,2 millions au T1 2026, en hausse de 28,4% sur un an. En valeur, elles progressent encore plus vite, à 382,7 millions de dinars (+34,8%). Cette différence entre volume et valeur indique une hausse du panier moyen, traduisant des achats en ligne plus importants et une confiance accrue dans le paiement numérique.

Le nombre de sites marchands actifs progresse également de 28,2% pour atteindre 1 288 plateformes, confirmant la montée en puissance simultanée de l’offre et de la demande.

Le numérique s’installe dans le quotidien

Les paiements par TPE restent le pilier du paiement électronique physique. Ils enregistrent 11,7 millions de transactions (+21,4%) pour 1,38 milliard de dinars (+19,7%). Le parc atteint environ 45 000 terminaux (+4,4%). La croissance plus rapide des volumes que des valeurs montre une diffusion du paiement par carte dans des transactions du quotidien : petits commerces, cafés ou services de proximité. Le déploiement du projet White-EMV devrait renforcer cette dynamique en améliorant l’interopérabilité des terminaux et en facilitant l’usage des cartes locales et internationales.

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Selon TUI, la plus belle plage du monde se trouve en Tunisie, à Yasmine Hammamet

Yasmine Hammamet arrive en tête d’un classement international des plus belles plages du monde pour 2026, confirmant l’attractivité de la destination tunisienne sur la scène touristique mondiale. La plage de Yasmine Hammamet a obtenu la meilleure note dans le « Beautiful Beach Index » élaboré par le groupe touristique TUI. Avec un score de 8,10 sur 10, elle devance des plages situées en Turquie, à Sainte-Lucie, en Grèce, à Malte, en Égypte et à Chypre. L’étude repose sur une analyse d’images satellites réalisée à l’aide d’outils de traitement d’images et d’intelligence artificielle. Les chercheurs ont évalué plusieurs critères, dont la couleur et la luminosité de l’eau, la qualité visuelle du sable, l’équilibre du paysage côtier et le niveau d’urbanisation visible. Selon TUI, Yasmine Hammamet s’est distinguée par ses eaux turquoise, son sable doré et un environnement côtier relativement préservé. S’étendant sur près de quatre kilomètres, la plage est particulièrement prisée des familles et des amateurs d’activités nautiques. Si la Turquie est le pays le plus représenté dans le Top 10 avec quatre plages classées, aucune destination n’a dépassé la station balnéaire tunisienne. La plage d’İçmeler Bay, à Bodrum, arrive en deuxième position avec une note de 7,87 sur 10, devant Reduit Beach à Sainte-Lucie (7,83). Le classement met également en lumière la présence de l’hôtel TUI Magic Life Africana, implanté à Yasmine Hammamet. L’établissement figure parmi les cinq resorts du groupe situés sur des plages classées dans le Top 10 mondial. À l’heure où les voyageurs préparent leurs vacances de 2026, cette distinction offre une nouvelle visibilité internationale à la destination tunisienne et renforce la position de Yasmine Hammamet parmi les stations balnéaires les plus attractives du bassin méditerranéen.

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Tunisie: la carte bancaire révèle de fortes disparités territoriales

Avec environ 55 agences pour 100 000 adultes à Tunis, contre seulement 7 à 8 dans des gouvernorats comme Kasserine ou Sidi Bouzid, l’écart est net et traduit de fortes disparités territoriales dans l’accès aux services bancaires. C’est ce que souligne la dernière note de Melqart Insights, la division de recherche du cabinet de conseil, Melqart Partners, qui analyse le secteur bancaire tunisien sous l’angle de l’allocation territoriale du capital.

Cette différence, qui signifie que la densité bancaire à Tunis, c’est-à-dire le nombre d’agences pour 100 000 adultes, est près de 8 fois supérieure à celle de certaines régions de l’intérieur, ne relève pas d’un simple déséquilibre local mais traduit une organisation plus profonde du système financier. À l’échelle nationale, cette concentration apparaît encore plus clairement puisque le Grand Tunis et le Centre-Est regroupent près de 67 % du réseau bancaire, laissant une large partie de l’intérieur du pays en situation de sous-dotation structurelle.

Pour Dhia Ahmed, Fondateur et Managing Partner de Melqart Partners: “La véritable histoire de la finance tunisienne ne se lit pas uniquement dans les bilans comptables, elle s’inscrit sur la carte. L’asymétrie que nous observons entre le littoral et l’intérieur n’est pas une fatalité géographique, mais le stigmate d’un modèle de développement hérité qui concentre le capital là où la valeur est déjà acquise. Pour nos institutions, le redéploiement territorial n’est plus un sujet de conformité ou de responsabilité sociale, mais un impératif stratégique de croissance et de pérennité pour la prochaine décennie.”

Cette répartition du réseau ne s’est pas construite de manière aléatoire. Elle s’inscrit dans une trajectoire économique ancienne. Depuis les années 1970, le développement tunisien s’est concentré sur le littoral, tourné vers l’industrie, les services et les activités d’exportation. Les banques ont suivi ces pôles déjà dynamiques, en s’installant là où les flux économiques étaient les plus visibles et les risques les plus maîtrisés.

Avec le temps, cette logique d’adaptation a produit un effet cumulatif: la finance s’est consolidée là où elle était déjà présente. Les zones côtières concentrent désormais l’essentiel de l’activité bancaire, tandis que l’intérieur reste en retrait, avec un accès plus limité aux services financiers, au crédit et à l’investissement.

Ce déséquilibre n’est pas seulement spatial, il devient économique et social. Les régions les mieux dotées en agences bancaires sont aussi celles où l’activité est la plus dynamique, tandis que les zones moins bancarisées cumulent souvent chômage plus élevé et fragilité économique.

 

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Pont de Bizerte, hôpitaux, autoroute Tunis-Jelma… Le gouvernement met la pression pour accélérer les chantiers

Le gouvernement hausse le ton sur les projets publics. Réuni le 4 juin, un conseil ministériel, présidé par la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à accélérer la réalisation des grands chantiers en cours et à lever les obstacles qui retardent leur exécution.

Les autorités ont passé en revue l’avancement de plusieurs projets structurants dans les secteurs de la santé, des transports, de l’énergie, de l’eau, du numérique et de l’éducation. Parmi les dossiers suivis figurent le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le Réseau ferroviaire rapide, l’interconnexion électrique Tunisie-Italie ELMED ainsi que plusieurs hôpitaux régionaux et universitaires en construction.

Le gouvernement mise sur ces investissements pour soutenir la croissance, améliorer les services publics et stimuler l’emploi dans les régions. Une attention particulière a été accordée aux retards de réalisation, avec un appel à renforcer le suivi sur le terrain et à accélérer les procédures administratives. L’exécutif a également mis en avant les réformes en cours pour améliorer le climat de l’investissement, notamment la révision de certains textes réglementaires, la réduction des délais de traitement des dossiers, la simplification des autorisations administratives et le développement des services numériques de l’administration.

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La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

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La Tunisie décroche 2 millions de dollars pour restaurer le lac Ichkeul

La Tunisie bénéficiera d’un financement direct de 2 millions de dollars, soit près de 5,8 millions de dinars, pour restaurer les écosystèmes du lac Ichkeul et des zones humides environnantes. Cette enveloppe s’inscrit dans un projet international doté d’un budget global de 8,8 millions de dollars.  

Le projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il a été approuvé lors des réunions du Conseil du FEM à Samarcande, en Ouzbékistan, et sera déployé entre 2026 et 2028 dans le gouvernorat de Bizerte.  

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national d’Ichkeul figure parmi les zones humides les plus importantes d’Afrique du Nord. Ces dernières années, le site a subi une dégradation progressive sous l’effet de la baisse des apports en eau douce, de l’augmentation de la salinité et des épisodes de sécheresse.  

Le programme prévoit la restauration des écosystèmes aquatiques, l’amélioration de la gestion des ressources en eau, le renforcement du suivi environnemental et l’appui à la gouvernance locale. Il comprend également des actions en faveur des populations riveraines, notamment à travers le développement de l’écotourisme et la valorisation des produits locaux afin de réduire la pression sur les ressources naturelles.  

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La startup tunisienne Chitelix finaliste de MassChallenge Switzerland 2026

La startup tunisienne Chitelix, spécialisée dans la valorisation des déchets issus de l’industrie de la pêche, a été sélectionnée parmi les finalistes du programme international d’accélération MassChallenge Switzerland. L’entreprise figure ainsi parmi les projets retenus à l’issue d’un processus de sélection ayant examiné plus de 1 961 candidatures provenant du monde entier.

Cette distinction vient récompenser le développement d’un modèle de biotechnologie marine circulaire fondé sur la transformation des sous-produits de la pêche en biopolymères durables et en solutions biosourcées à forte valeur ajoutée.

Basée à Bizerte, Chitelix a été cofondée par Anis Ben Ghalia. La startup est née d’un constat lié à l’industrie du crabe bleu, dont l’exportation génère quotidiennement d’importantes quantités de déchets. Plutôt que de les éliminer, l’entreprise a développé un procédé permettant d’extraire le chitosan, un biopolymère naturel utilisé comme alternative aux plastiques issus de la pétrochimie.

Installée sur une superficie de 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix transforme les déchets de crabes en chitosan et en citrate de calcium. Chaque tonne de matière première traitée permet de produire environ 150 kilogrammes de chitosan, utilisé notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la cosmétique, de la pharmacie et des bioplastiques.

Qu’est-ce que le programme MassChallenge Switzerland 2026?

Lancé en Suisse par l’organisation internationale MassChallenge, le programme MassChallenge Switzerland est l’un des plus importants accélérateurs de startups à impact au monde. L’édition 2026 a attiré près de 2 000 candidatures internationales et accompagne pendant quatre mois des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Pendant quatre mois, les startups sélectionnées bénéficient d’un accompagnement par des experts, d’un accès à un réseau d’investisseurs et de partenaires industriels, ainsi que d’opportunités de développement à l’international.

Axé notamment sur les technologies durables, la santé, l’agroalimentaire et l’industrie verte, le programme vise à accélérer la croissance de projets à fort potentiel d’impact économique et environnemental.

La sélection de la startup tunisienne Chitelix parmi les finalistes constitue ainsi une reconnaissance internationale de son modèle de valorisation des déchets marins et de son potentiel de développement à l’échelle mondiale.

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L’Institut Pasteur relance la production de sérums thérapeutiques après plusieurs années d’arrêt

La Tunisie franchit une nouvelle étape vers le renforcement de son autonomie sanitaire. L’Institut Pasteur de Tunis (IPT) a remis en service sa machine de purification des sérums thérapeutiques, restée à l’arrêt pendant plusieurs années à la suite d’une panne technique.  

L’annonce a été faite jeudi 4 juin par l’IPT. Cette reprise devrait permettre au pays de couvrir ses besoins en sérum anti-scorpion et en sérum anti-vipère à l’horizon 2027, tout en relançant progressivement l’approvisionnement du marché local en sérum antirabique.  

Au cœur du processus de fabrication des sérums, cet équipement est considéré comme un maillon essentiel de la chaîne de production. Sa remise en exploitation marque le retour à pleine capacité d’une unité stratégique qui produit notamment les sérums destinés au traitement des piqûres de scorpions, des morsures de vipères et des expositions à la rage.  

Cette relance s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la souveraineté sanitaire et à réduire la dépendance aux importations de produits biologiques essentiels. Elle intervient également dans un contexte où les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour consolider les capacités nationales de production de vaccins et de sérums.  

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