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États-Unis : la plus longue hausse de forage depuis 2022

Le nombre de plateformes pétrolières américaines est en hausse pour la sixième semaine consécutive, marquant la plus forte progression en près de quatre ans.

Le nombre de plateformes de forage en activité dans les champs pétroliers américains a augmenté de deux cette semaine pour atteindre 431, selon les données publiées vendredi 5 juin par Baker Hughes Co. La dernière tendance à la hausse similaire dans l’exploration nationale remonte à la mi-2022, lorsque la demande énergétique avait commencé à se redresser après les confinements liés à la pandémie.

Cette tendance suggère que les producteurs de pétrole de schiste réagissent à la hausse continue des prix du pétrole, les raffineurs étrangers augmentant leurs achats de cargaisons américaines pour remplacer les approvisionnements pétroliers perturbés par le conflit, qui dure maintenant depuis près de 100 jours.

Selon Bloomberg, les contrats à terme sur le pétrole brut de référence américain ont bondi de 35 % depuis le début du conflit fin février, atteignant en moyenne près de 98 dollars le baril au cours des six dernières semaines.

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Baisse de de 0,2 % de l’indice mondial des prix alimentaires en mai

Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 0,2 % en mai par rapport à avril, la hausse des prix des céréales et du sucre ayant été compensée par la baisse des prix des huiles végétales et des produits laitiers, selon le dernier rapport de la FAO.

L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi en moyenne à 130,8 points en mai, légèrement inférieur au niveau révisé d’avril, qui était de 131 points. La baisse du prix de l’huile de palme (pour la première fois depuis 5 mois) et de l’huile de soja a compensé les perturbations des flux d’intrants agricoles essentiels dues à la guerre au Moyen-Orient.

Dans un rapport distinct, la FAO prévoit une production céréalière mondiale de 2,982 milliards de tonnes métriques pour 2026-2027, ce qui correspond à une baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La guerre en Iran a restreint l’acheminement de carburant et d’engrais via le détroit d’Ormuz, entraînant une flambée des prix des principaux intrants agricoles. Cette situation a renchéri le coût de production du maïs, du riz et d’autres denrées alimentaires.

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Contraction du PIB dans les pays de la zone euro

L’économie de la zone euro s’est contractée (sur une base trimestrielle) en début d’année, la baisse du PIB irlandais ayant conduit à une révision des données d’Eurostat qui indiquaient initialement une faible croissance.

Le PIB de la zone euro a reculé de 0,2 % au premier trimestre, selon un rapport d’Eurostat publié vendredi 5 juin, contre une prévision précédente de croissance de 0,1 %. Ce repli s’explique principalement par la forte baisse du PIB irlandais, qui a chuté de 12,1 % au lieu des 2 % initialement prévus.

D’après les données d’Eurostat, au premier trimestre 2026, le PIB corrigé des variations saisonnières a reculé de 0,2 % dans la zone euro et de 0,1 % dans l’UE par rapport au trimestre précédent. Au quatrième trimestre 2025, le PIB avait progressé de 0,2 % dans les deux zones.

Le Danemark (+1,9 %) a enregistré la plus forte hausse par rapport au trimestre précédent, suivi de l’Estonie et de Malte (tous deux à +1,1 %). Des baisses ont été constatées en Irlande (-12,1 %), en Lituanie (-0,3 %), en Suède (-0,2 %) et en France (-0,1 %).

Emploi

Sur la base de données corrigées des variations saisonnières, Eurostat estime qu’au premier trimestre 2026, 221,2 millions de personnes étaient employées dans l’UE, dont 176,3 millions dans la zone euro.

Par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a augmenté de 0,5 % dans la zone euro et dans l’UE au premier trimestre 2026, après une hausse de 0,7 % dans la zone euro et de 0,6 % dans l’UE au quatrième trimestre 2025.

Au premier trimestre 2026, la Lituanie (+1,8 %), Malte (+1,0 %) et l’Estonie (+0,9 %) ont enregistré les plus fortes hausses de l’emploi par rapport au trimestre précédent. Les plus fortes baisses ont été observées en Roumanie (-1,0 %), en Irlande (-0,8 %) et au Portugal (-0,4 %).

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Poutine minimise les difficultés économiques russes

Le président russe, Vladimir Poutine, minimise les difficultés économiques que rencontre son pays, frappé par les sanctions occidentales. C’était lors d’un discours au Forum économique annuel de Saint-Pétersbourg.

« Nous entendons les critiques. De toutes parts, on nous dit que tout va mal dans notre pays. Oui, la dynamique économique est actuellement morose », a déclaré Poutine, alors que les craintes de stagnation de l’économie russe ne cessent de croître. « Dans un contexte tendu et difficile, la Russie continue de renforcer sa domination en élargissant le cercle de ses partenaires », a-t-il ajouté, faisant état de la part croissante des pays BRICS dans l’économie mondiale.

Plus de quatre ans après le début de la guerre contre l’Ukraine, la Russie est confrontée à de multiples sanctions occidentales, à une forte inflation, à des coûts d’emprunt prohibitifs et à une pénurie de main-d’œuvre, ce qui fragilise son économie.

Le PIB russe a reculé de 0,2 % au cours des trois premiers mois de l’année, selon les statistiques officielles, soit le premier repli trimestriel en trois ans. Et l’État a enregistré un déficit budgétaire de 80 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de 2026, soit 2,5 % du PIB annuel…

Cependant, la Russie est l’un des pays développés les moins endettés au monde (environ 16 % du PIB) et dispose d’un fonds souverain d’environ 156 milliards d’euros. Ses exportations d’hydrocarbures ont connu une forte hausse depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a perturbé les marchés de l’énergie.

« Dès l’année prochaine, nous devrions renouer avec des taux de croissance stables pour l’économie nationale. Cela ne sera possible qu’à une seule condition : en augmentant les investissements », a déclaré Poutine, qui a également évoqué un « ralentissement significatif de l’inflation ».

Le président russe a l’habitude de minimiser les risques économiques pour son pays, préférant mettre en avant sa résilience face aux multiples sanctions occidentales imposées depuis le début de la guerre en Ukraine et à la perte du marché européen.

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Le Bitcoin passe sous la barre des 60 000 dollars

Le prix du Bitcoin est tombé sous la barre des 60 000 dollars vendredi 5 juin pour la première fois depuis octobre 2024, sous l’effet du désintérêt pour les cryptomonnaies et de la réduction des risques sur les marchés.

La cryptomonnaie a chuté d’environ 6 % vendredi 5 juin, atteignant 59 770,90 $, avant de réduire légèrement ses pertes. Par rapport à son record de l’automne dernier, son prix a diminué de moitié, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Le Bitcoin est en passe d’enregistrer sa plus forte perte hebdomadaire depuis novembre 2022, après que les plus grandes entreprises soutenant la monnaie numérique ont vendu une partie de leurs énormes avoirs pour la première fois en plus de trois ans.

D’après un article du Financial Times britannique, cette chute brutale des prix fait suite à l’annonce par Strategy (une importante société d’investissement spécialisée dans l’acquisition de bitcoins) de la vente de 32 bitcoins pour un montant total de 2,5 millions de dollars…

L’entreprise a expliqué que cette vente vise à verser des intérêts à ses actionnaires privilégiés, dans le cadre d’un modèle de financement qui a soulevé des questions quant à sa viabilité. Avant la vente de la semaine dernière, la société avait acheté 843 738 bitcoins en 110 transactions d’une valeur d’environ 64 milliards de dollars.

Peter Schiff, commentateur financier réputé et sceptique à l’égard des cryptomonnaies, a souligné que le passage de l’entreprise à une stratégie de trading laisse présager de nouvelles pertes pour les détenteurs de Bitcoin. « Ce n’est pas tant le montant de l’accord en lui-même qui pose problème, mais plutôt l’idée qu’il pourrait s’agir du premier d’une série d’accords beaucoup plus importants », écrit-il dans un commentaire sur la plateforme X…

A rappeler que Michael Saylor, le fondateur de Strategy, a été le pionnier de la transformation des sociétés cotées en Bourse en véhicules d’investissement pour le stockage de cryptomonnaies, un modèle économique mis à rude épreuve lorsque le prix du Bitcoin chute. Il a levé des milliards de dollars pour financer ces acquisitions en vendant des obligations convertibles et d’autres instruments financiers liés aux actions, ce qui a lourdement endetté l’entreprise.

Enfin, Strategya levé 10,5 milliards de dollars au cours des 10 derniers mois en vendant un type d’action privilégiée perpétuelle appelée « stretch », qui verse un dividende annuel de 11,5 %, mais n’est lié à aucun gain potentiel associé au cours de l’action.

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Crise du carburant : l’Inde débloque 1 milliard $ pour ses compagnies aériennes

L’Inde va allouer 100 milliards de roupies (1 milliard de dollars) pour soutenir les sociétés de négoce de pétrole, dans le but de contenir les prix du kérosène et de protéger les compagnies aériennes.

Le gouvernement indien a plafonné, jeudi 4 juin, le prix du kérosène à 75,6 roupies le litre pour les vols intérieurs, alors qu’il est à 104,9 roupies le litre actuellement pratiqués à l’aéroport de New Delhi. Ce plafonnement devrait soulager les compagnies aériennes, mais pourrait aggraver les pertes des raffineries.

SpiceJet décrit cette mesure comme offrant une plus grande prévisibilité et une meilleure stabilité à un moment où le secteur aérien continue de faire face à des incertitudes géopolitiques et à des coûts de carburant élevés. IndiGo, la plus grande compagnie aérienne indienne, a qualifié cette intervention d’opportune et de très positive pour le secteur.

Le carburant représente environ 40 % des coûts d’exploitation des compagnies aériennes en Inde. Le secteur a récemment mis en garde contre d’éventuelles suspensions de vols en l’absence d’intervention gouvernementale sur les prix. Elles sont également confrontées à la dépréciation de la roupie, qui renchérit le coût des locations d’avions et des redevances aéroportuaires à l’étranger, payables en dollars.

« Ce n’est pas une solution permanente, mais dans des périodes comme celle-ci, une intervention opportune est exactement ce dont le secteur a besoin pour maintenir le cap », a déclaré Sahil Mahajan, associé chez PwC Inde. Cette mesure donnera aux compagnies aériennes le temps nécessaire pour se redresser et préserver leur rentabilité, tout en assurant une meilleure prévisibilité des prix des billets.

La compagnie pétrolière publique IndianOil Corp. a temporairement doublé les prix du kérosène domestique en avril, avant de revenir sur sa décision quelques heures plus tard à la suite des protestations des compagnies aériennes. Les raffineries ont maintenu les prix inchangés pour mai et juin.

Le soutien financier aux raffineries prendra la forme d’une avance aux distributeurs de carburant, qui rembourseront les sommes non dépensées sans intérêts une fois les prix stabilisés, selon une annonce gouvernementale. Aux termes de cet accord, les compagnies aériennes s’approvisionneront exclusivement auprès des raffineries d’État pendant une durée maximale de trois ans…

Depuis le début de la guerre avec l’Iran, l’Inde a annoncé une série de mesures, notamment des réductions sur les redevances d’atterrissage et de stationnement des avions, des ajustements des hausses de prix du carburant d’aviation et des réductions des taxes sur le carburant pour les vols opérés depuis Delhi et Mumbai, les deux plus grands aéroports du pays.

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Ormuz bloqué : 15 millions de tonnes d’engrais retirées du commerce mondial

Selon le président de l’Association russe des producteurs d’engrais, Andreï Guriev, la fermeture du détroit d’Ormuz entre février et mai a entraîné une baisse du commerce mondial d’engrais minéraux d’environ 15 millions de tonnes.

Participant au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, jeudi 4 juin, Andreï Guriev a ajouté que ces quantités perdues ne peuvent être compensées. Tout en expliquant que les producteurs d’engrais ne disposent pas d’une capacité de stockage suffisante pour reporter les exportations et les compenser ultérieurement.

La réduction de l’offre signifie que moins d’engrais seront utilisés en agriculture. Ce qui entraînera à terme une diminution du volume des récoltes agricoles. C’est ce que précise l’agence de presse russe Interfax. Les pays producteurs d’engrais situés en dehors du Moyen-Orient ont également réduit leur production et leurs exportations, en partie à cause de la hausse des prix des matières premières.

Quant à la Chine, elle a quasiment cessé ses exportations d’engrais. Tandis que le Maroc a réduit sa production de moitié environ en raison de la hausse des prix du soufre et de la baisse des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient. Idem pour Mosaic, l’un des plus grands producteurs d’engrais phosphatés aux États-Unis, qui a elle aussi réduit sa production en raison du prix élevé du soufre.

Déclin de la productivité des cultures agricoles

Par ailleurs, M. Guriev estime que la réduction de l’utilisation des engrais azotés à elle seule pourrait entraîner une baisse de la productivité des cultures agricoles de l’ordre de 20 à 40 %, selon les pays. Le monde assiste à une aggravation de la crise mondiale de la sécurité alimentaire, étant donné que les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz dépassent celles des crises précédentes, s’inquiète-t-il.

Et de rappeler que le détroit était utilisé pour environ 30 % de l’approvisionnement mondial en engrais minéraux, 46 % de l’approvisionnement en soufre et 25 % de l’approvisionnement mondial en ammoniac.

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L’OPEP ne revoit pas ses prévisions malgré les incertitudes du marché

L’OPEP prévoit une forte hausse de la demande de pétrole et n’a pas l’intention de revoir ses estimations. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Haitham Al Ghaith, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie.

« Malgré tous les commentaires qui circulent sur le déclin de la demande de pétrole, nous n’avons encore enregistré aucun signe en ce sens », a déclaré Al Ghaith. « Nous continuons d’observer une forte croissance de la demande, à 1,2 million de barils par jour pour cette année », a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les investissements dans le secteur pétrolier ne devraient pas être affectés par des « événements isolés » survenant n’importe où dans le monde. « Nous devons investir beaucoup plus tôt afin d’être prêts à répondre à la demande future ».

Pour sa part, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, qui participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie, estime que le monde a besoin d’une stabilisation du secteur énergétique.

Quant au vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui a rencontré le ministre saoudien, il a assuré que toutes les évaluations du marché pétrolier devaient être radicalement revues et que l’OPEP+ était en mesure de compenser les changements mondiaux dans le secteur de l’énergie.

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États-Unis : la dépendance financière aux parents touche encore 42 % des adultes

Près de la moitié des adultes américains dépendent encore financièrement de leurs parents, car l’inflation, le coût élevé de la vie et l’incertitude des marchés continuent de peser sur les ménages, selon Bloomberg.

D’après un sondage réalisé par Northwestern Mutual (société américaine de services financiers et d’assurance basée à Milwaukee, dans le Wisconsin), 42 % des Américains se disent toujours financièrement dépendants de leurs parents. Tandis que 20 % pensent ne jamais atteindre une totale indépendance financière. Ces résultats concernent toutes les générations, indépendamment de l’âge, du parcours professionnel ou de la situation financière.

La compagnie d’assurance définit la dépendance financière comme le soutien apporté par les parents pour couvrir une part importante des dépenses courantes. Il est particulièrement frappant de constater que même 33 % des membres de la génération X – nés entre 1965 et 1980 – reçoivent encore une aide financière de leurs parents, alors qu’ils approchent de la retraite.

Comme le souligne Kurt Rupprecht, conseiller en gestion de patrimoine chez Northwestern Mutual, l’inflation et surtout la hausse des coûts du logement rendent difficile l’accès à l’indépendance financière, car elles pèsent lourdement sur les budgets familiaux. Dans le même temps, les licenciements et les inquiétudes concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail rendent plus difficile pour de nombreux travailleurs de trouver un emploi stable.

Il souligne que les épargnants devraient privilégier la constitution d’une résilience financière plutôt que la recherche d’un résultat d’investissement « parfait ». Il explique que beaucoup abordent la planification de leur retraite avec une mentalité de « plan parfait ». Ce qui les rend plus vulnérables lorsque les circonstances de la vie ne se déroulent pas comme prévu.

La situation de la génération X est jugée particulièrement inquiétante, car nombre d’entre eux dépendent encore de l’argent de leurs parents pour des dépenses telles que la rénovation de leur maison ou le financement des études de leurs enfants.

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La crise du Moyen-Orient freine la croissance mondiale, alerte l’OCDE

Les perspectives économiques mondiales dépendent de la durée de la guerre au Moyen-Orient. Une récession dans certains pays et une forte hausse de l’inflation étant possibles si le conflit se poursuit l’année prochaine. C’est l’avertissement lancé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Si le conflit s’avère de courte durée, la production de pétrole et de gaz du Golfe pourrait progressivement revenir à ses niveaux d’avant-guerre d’ici le troisième trimestre. Les pénuries étant limitées à l’Asie et atténuées par les réserves stratégiques et les livraisons d’autres producteurs, estime l’OCDE.

Dans ce scénario de référence, la croissance mondiale devrait ralentir, passant de 3,4 % en 2025 à 2,8 % en 2026. Et ce, avant de remonter à 3,1 % en 2027. Ce qui correspond globalement aux prévisions de l’OCDE. Toutefois, si la crise énergétique se prolongeait l’année prochaine, la croissance mondiale pourrait ralentir fortement pour atteindre 2,1 % en 2026 et 1,8 % en 2027. Soit des taux rarement observés en dehors de crises majeures telles que la crise financière de 2008-2009 et la pandémie de COVID-19.

Certaines économies pourraient alors sombrer dans une récession complète. Les pays asiatiques dépendants des approvisionnements énergétiques du Moyen-Orient étant susceptibles d’être les plus durement touchés.

En outre, la hausse des prix de l’énergie pourrait ajouter 0,4 point de pourcentage à l’inflation mondiale en 2026 et 1,3 point de pourcentage en 2027. Ce qui inciterait les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt de 0,5 à 0,75 point de pourcentage à court terme.

De plus, la croissance du commerce mondial devrait se modérer après une année 2025 dynamique. Même si une forte demande de biens et d’investissements liés à l’IA, notamment en Asie, devrait apporter un certain soutien.

Dans le scénario de référence, la hausse des exportations d’énergie devrait soutenir la croissance américaine. Ce qui compensera partiellement l’impact négatif de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat des ménages. La croissance devrait ralentir, passant de 2,1 % en 2025 à 2,0 % en 2026 et à 1,8 % en 2027.

Pour sa part, la croissance de la zone euro devrait ralentir, passant de 1,4 % à 0,8 % cette année; avant de repartir à 1,2 % l’année prochaine. Et ce, grâce à la résilience du marché du travail et à l’augmentation des dépenses de défense qui atténuent quelque peu l’impact de la crise.

En Grande-Bretagne, la croissance devrait ralentir à 0,9 % cette année, avant de rebondir à 1,1 % en 2027, à mesure que le commerce mondial se stabilise et que les conditions financières s’améliorent.

En Chine, la croissance devrait ralentir, passant de 5,0 % en 2025 à 4,5 % en 2026 et 4,3 % en 2027, grâce à d’importantes réserves énergétiques qui limitent son exposition aux fluctuations du prix du pétrole. Les exportations devraient bénéficier de la baisse des droits de douane américains et d’un secteur technologique compétitif. Même si la crise immobilière continue de peser sur les résultats.

Au final, le Japon devrait figurer parmi les pays les plus durement touchés par les perturbations commerciales liées au conflit du Golfe. Et ce, avec une croissance qui ralentirait de 1,1 % en 2025 à 0,6 % en 2026; avant de se redresser à 0,8 % en 2027.

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Zone euro : l’inflation affaiblit l’activité économique privée

L’activité du secteur privé de la zone euro s’est contractée à son rythme le plus rapide en 18 mois en mai. La faiblesse de la demande de biens et de services ayant entraîné une baisse de la production pour un deuxième mois consécutif. C’est ce qu’il ressort d’une enquête S&P Global publiée mercredi 3 juin.

L’indice PMI composite S&P Global pour la zone euro a chuté à 48,5 en mai contre 48,8 en avril, son niveau le plus bas depuis novembre 2024. L’indice des services a légèrement progressé à 47,7, contre 47,6, dépassant ainsi la première estimation de 46,4.

« Avec un repli de l’activité économique dans la zone euro pour le deuxième mois consécutif en mai, il est de plus en plus probable que l’économie se contracte au deuxième trimestre. Les données PMI suggèrent une baisse du PIB de 0,2 % en glissement trimestriel, sauf redressement significatif en juin ». C’est ce qu’a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez S&P Global Market Intelligence, selon Reuters.

Le total des nouvelles commandes a diminué pour le troisième mois consécutif… La demande extérieure a pesé le plus lourd, les commandes à l’exportation enregistrant la plus forte baisse depuis le début de l’année.

La détérioration s’est concentrée dans les deux plus grandes économies du bloc, à savoir l’Allemagne et la France qui ont enregistré une contraction de l’activité économique privée. Tandis que l’Italie et l’Espagne ont connu une croissance marginale.

Les coûts des intrants ont augmenté à leur rythme le plus rapide en trois ans et demi. Tandis que les prix facturés aux consommateurs ont atteint leur plus haut niveau en 38 mois – soit le troisième mois consécutif d’accélération de l’inflation des prix à la production… La BCE a constaté une intensification des risques d’inflation et de ralentissement de la croissance, plaçant les décideurs politiques dans une situation délicate. Certains économistes considèrent la réunion de juin comme cruciale, avec une possible hausse des taux de 25 points de base à 2,25 %. Tandis que d’autres estiment que la banque devrait faire preuve de prudence avant de procéder à des hausses de taux. Alors que l’économie semble ralentir et que la confiance des consommateurs s’affaiblit.

Avec la baisse des créations d’emplois, les entreprises ont fait état d’une augmentation de leurs capacités inutilisées. Les pertes d’emplois se sont accélérées à leur rythme le plus rapide en 5 ans et demi, même si le déclin est resté modéré.

La confiance des entreprises s’est légèrement redressée depuis avril, selon l’enquête. Mais elle est restée faible en termes historiques et bien en deçà des niveaux d’avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

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Réforme du travail : le Portugal connaît sa deuxième grève générale en six mois

La deuxième grève générale en six mois au Portugal a provoqué des perturbations dans tout le pays mercredi 3 juin : le trafic ferroviaire suspendu, des centaines de vols annulés et les écoles fermées. Les syndicats protestaient contre les réformes du travail prévues par le gouvernement.

Le gouvernement minoritaire de centre-droit du Portugal devrait adopter un projet de loi qu’il défend avec le soutien du parti d’extrême droite Chega, proposant des modifications à plus de 100 articles du code du travail visant à stimuler la productivité et la croissance après l’échec des négociations avec les syndicats.

Thiago Oliveira, dirigeant du CGTP, le plus grand syndicat portugais à l’origine de l’appel à la grève générale, a déclaré à Reuters que la réforme aggraverait les conditions de travail en consolidant la précarité de l’emploi, en supprimant la réglementation du temps de travail, en facilitant les licenciements et en limitant les droits de grève et de protection parentale.

La réforme laissera les jeunes travailleurs « coincés dans des contrats précaires à vie », les obligeant à travailler 50 heures par semaine sans rémunération supplémentaire au lieu des 40 heures actuelles, tout en facilitant leur licenciement et leur remplacement par une main-d’œuvre moins chère grâce à l’externalisation, a déclaré Rodrigo Azevedo, un employé de banque de 30 ans. « Ce plan pour l’emploi constitue une menace majeure non seulement pour l’avenir des jeunes travailleurs, mais aussi pour notre présent », a-t-il indiqué.

La réforme prévoit de faciliter les licenciements pour faute grave, d’autoriser les entreprises à refuser de réintégrer les employés en cas de licenciement abusif à condition qu’elles versent une indemnité, et de lever les restrictions sur l’externalisation.

La compagnie ferroviaire publique CP a suspendu les services longue distance et la plupart des services régionaux. Tandis que le métro de Lisbonne est resté fermé. Dans tout le pays, les écoles ont fermé leurs portes en raison du manque de personnel et les hôpitaux ont suspendu la plupart des interventions chirurgicales et des rendez-vous programmés suite à la grève des infirmières.

La principale compagnie aérienne portugaise, TAP, a annoncé qu’elle n’assurerait mercredi que 79 de ses plus de 300 vols quotidiens, tandis qu’Iberia prévoit des réductions de 50 % à 75 %.

A rappeler que la précédente, en décembre 2025, constituait la première grève générale depuis les manifestations contre l’austérité de 2013.

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États-Unis : l’emploi privé étonnamment fort en mai

Selon le récent rapport régulier d’ADP, les embauches dans le secteur privé américain ont progressé à un rythme plus soutenu et plus important que prévu en mai.

Plus précisément, le rapport indique que les entreprises américaines ont embauché 122 000 travailleurs le mois dernier, contre 105 000 en avril. Selon CNBC, ce chiffre est le meilleur enregistré pour le marché de l’emploi du secteur privé américain depuis janvier 2025.

Un autre élément important est que, contrairement aux mois précédents où la croissance de l’emploi concernait principalement le secteur de la santé et quelques autres secteurs, elle est désormais plus généralisée.

En effet, huit des dix secteurs suivis par ADP ont affiché une croissance de l’emploi. Les embauches étant réparties de manière relativement uniforme en fonction de la taille des entreprises et de leur situation géographique.

L’éducation et les services de santé sont de nouveau en tête de la hausse avec 57 000 emplois supplémentaires. Idem pour le commerce, les transports et les services publics qui eux aussi ajoutent 36 000 emplois. Les services professionnels et aux entreprises ont contribué à hauteur de 11 000 emplois. Tandis que la construction et les loisirs/l’hôtellerie ont tous deux enregistré des augmentations de 8 000 emplois.

En revanche, les services informatiques ont perdu 9 000 emplois, probablement en raison du développement de l’intelligence artificielle. Alors que le secteur des ressources naturelles et des mines a enregistré une perte de 3 000 emplois.

En outre, les entreprises de moins de 50 employés ont vu leurs effectifs augmenter de 67 000; celles de 500 employés ou plus de 40 000; et les entreprises de taille moyenne de 17 000.

En ce qui concerne les salaires, les revenus annuels ont augmenté de 4,4 % pour ceux qui sont restés en poste, soit le même taux qu’en avril. Tandis que ceux qui ont changé d’emploi ont vu leur croissance salariale ralentir à +6,5 %.

Le rapport ADP est généralement considéré comme un indicateur précurseur de l’indicateur plus large que le département du Travail américain publiera vendredi pour l’ensemble des créations d’emplois non agricoles. Les analystes prévoient 80 000 nouveaux emplois après les 115 000 créés en avril et un taux de chômage stable à 4,3 %.

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Israël et le Liban concluent un cessez-le-feu

L’administration Trump annonce un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Une avancée diplomatique susceptible de favoriser un règlement plus large du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Israël et le Liban ont convenu de mettre en œuvre un cessez-le-feu destiné à arrêter les hostilités entre les deux pays. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 3 juin 2026, l’administration américaine. Washington espère que cette avancée diplomatique contribuera à créer les conditions d’un accord plus large visant à mettre un terme à la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.

D’ailleurs, un communiqué du département d’État américain annonce qu’à l’issue de négociations menées à Washington, la trêve est conditionnée à un arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.

A cet égard, notons que les deux parties avaient déjà conclu un accord de cessez-le-feu le mois dernier. Lequel n’avait pas permis de mettre fin aux affrontements commencés en mars…

Cette annonce intervient alors que l’Iran avait lié toute avancée dans ses discussions avec Washington à une cessation des combats entre Israël et le Liban.

Dans le même temps, les tensions militaires se sont poursuivies dans le Golfe. Ainsi, au Koweït, une attaque de drones et de missiles attribuée à l’Iran a endommagé l’aéroport international ainsi que plusieurs installations diplomatiques…

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IA : la Banque d’Angleterre s’inquiète des survalorisations

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a averti que nombre d’actions dont le cours a grimpé grâce à l’engouement intense suscité par l’intelligence artificielle ne seront pas rentables à long terme.

« Si l’on prend l’exemple d’Internet, on constate que nombre d’entreprises pionnières dans ce domaine ne figurent pas parmi celles qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui », a déclaré Bailey lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de la Chambre des lords britannique, mardi. « Par conséquent, supposer que toutes les entreprises sont rentables sur le long terme ne correspond pas à la réalité historique ».

Toujours selon Bailey, « le rôle des marchés boursiers, par exemple, est d’évaluer les flux de revenus futurs et donc d’évaluer les gains de productivité futurs de cette chose, et on peut se tromper dans ce travail de plusieurs façons », rapporte Bloomberg News.

Concernant l’inflation, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a souligné : « Cette hausse significative est largement due aux événements du Golfe et je regrette de vous informer que l’inflation connaîtra de nouvelles augmentations » à l’avenir.

« Un autre choc commercial se produit, ce qui signifie que nous importons de l’énergie à des prix plus élevés, ce qui, si tous les autres facteurs restent constants, entraînera une inflation plus élevée que prévu ».

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Ottawa veut prolonger l’accord commercial nord-américain de 16 ans

Le Canada a officiellement informé mardi 2 juin les États-Unis et le Mexique de son intention de renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (AEUMC), que les trois pays doivent renégocier dans les prochaines semaines, mais la renégociation a été remise en question par le président américain Donald Trump.

Cet accord est vital pour le Canada et le Mexique, car les États-Unis sont leur principal partenaire commercial et la destination de respectivement 75 et 80 % de leurs exportations. Dans une lettre datée du 1er juin, le ministre canadien des Relations commerciales avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, déclare que le Canada « recommande le renouvellement pour 16 ans » de cet accord historique qui a mené à « la croissance et au succès ».

La lettre est adressée au négociateur américain Jamieson Greer et au ministre mexicain des Finances Marcelo Ebrard. Le Canada, les États-Unis et le Mexique, parties à l’ACEUM, doivent déclarer d’ici le 1er juillet leur intention de le réviser ou de s’en retirer. L’accord est entré en vigueur en 2020.

Le président Trump a répété à maintes reprises que l’accord n’apportait que peu d’avantages aux États-Unis et a menacé de s’en retirer, réaffirmant que l’économie américaine n’avait pas besoin de produits canadiens. Au Forum économique mondial de Davos, il a même déclaré que « le Canada vit grâce aux États-Unis »…

De son côté, le Mexique a entamé un cycle de négociations formelles avec les États-Unis depuis le 27 mai, mais sans progrès notable jusqu’à présent.

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La pauvreté augmente en Allemagne

La proportion de personnes vivant dans la pauvreté en Allemagne a atteint un nouveau record, selon un rapport de la Paritatische Wohlfahrtsverband (Association pour l’égalité et le bien-être) publié le 2 juin 2026.

Les familles monoparentales, les personnes vivant seules et les personnes âgées sont les groupes les plus touchés par la pauvreté. Il existe aussi d’importantes disparités régionales. De 2024 à 2025, cette proportion a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 16,1 % de la population, selon ce rapport. « 13,3 millions de personnes vivent dans la pauvreté dans ce pays, si l’on tient compte des critères de revenus », a déclaré l’association.

L’Office fédéral de la statistique avait déjà publié des chiffres similaires en février. Son directeur général, Joachim Rock, a évoqué une « situation de crise » et a mis en garde le gouvernement fédéral contre toute réduction des prestations sociales. Des économies supplémentaires ne feraient qu’aggraver la crise, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la radio allemande Deutschlandfunk. Il a ajouté qu’il était préoccupant de constater que le taux de pauvreté avait augmenté de manière significative pour la deuxième année consécutive.

Pauvreté à un niveau élevé

L’Association pour l’égalité sociale souligne que la situation est alarmante. Jamais auparavant autant de personnes n’avaient été touchées par la pauvreté. Qui est considéré comme exposé au risque de pauvreté en Allemagne, selon la définition de l’Union européenne ?

Les personnes dont le revenu est inférieur à 60 % du revenu moyen sont considérées comme étant à risque de pauvreté, selon les statistiques. Pour une personne seule, ce seuil est de 1 446 euros nets par mois et pour un ménage composé de deux adultes et de deux enfants de moins de 14 ans, il est de 3 036 euros.

Les différences régionales sont énormes

Après la baisse du pourcentage de personnes à risque pour la période 2020-2023, on observe « un renversement de tendance », souligne l’organisation. Les disparités entre les régions sont également importantes et montrent qu’il n’existe pas de situation unique pour l’ensemble du pays. La Bavière et le Bade-Wurtemberg, forts de leurs structures économiques robustes, affichent les taux de pauvreté les plus bas, respectivement de 12,6 % et 13,2 %. Les taux les plus élevés sont enregistrés à Brême (27,5 %), en Saxe-Anhalt (21,3 %) et dans les villes-États de Hambourg (18,9 %) et de Berlin (18,7 %)…

« La vieillesse risque de devenir un piège à pauvreté », écrit l’association Equality Welfare. La situation des personnes âgées est extrêmement préoccupante. Selon les données, près d’une personne sur cinq âgée de 65 ans et plus est touchée par la pauvreté ou menacée de l’être. Parmi les autres groupes particulièrement vulnérables figurent les personnes vivant seules (30,3 %), les familles monoparentales (28,9 %) et les personnes peu instruites (29,1 %).

« Globalement, la situation actuelle montre que la pauvreté augmente, en particulier là où existent des désavantages structurels, tels qu’un faible niveau d’éducation ou un accès limité au marché du travail », expliquent les auteurs du rapport…

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Climat : El Niño se forme et fait planer la menace d’événements extrêmes à l’échelle mondiale

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) avertit qu’un nouvel épisode du phénomène climatique El Niño est actuellement en cours de formation dans l’océan Pacifique tropical. Cette évolution accroît fortement le risque de phénomènes météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale dans les mois à venir.

L’OMM appelle les gouvernements, les agences humanitaires et les secteurs économiques sensibles au climat à renforcer sans délai leurs dispositifs de préparation afin de limiter les impacts sur les populations, les moyens de subsistance et les économies nationales.

Dans son dernier rapport consacré au cycle El Niño/La Niña, l’OMM estime à 80 % la probabilité qu’un épisode El Niño se développe entre juin et août 2026. Cette probabilité atteint près de 90 % pour un maintien du phénomène au moins jusqu’en novembre.

Une accumulation exceptionnelle de chaleur dans le Pacifique

El Niño est un phénomène naturel caractérisé par un réchauffement anormal et durable des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental. En modifiant les circulations atmosphériques, il influence les régimes climatiques à l’échelle planétaire.

Généralement observé tous les deux à sept ans et durant entre neuf et douze mois, il est souvent associé à une hausse des températures moyennes mondiales ainsi qu’à une multiplication des événements extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, pluies diluviennes et inondations.

Selon l’OMM, les températures de surface de la mer dans les principales zones de surveillance du Pacifique équatorial ont atteint ou approché le seuil caractéristique d’El Niño entre fin avril et mi-mai.

Les mesures réalisées sous la surface de l’océan révèlent également une accumulation exceptionnelle de chaleur. Dans certaines régions du Pacifique tropical, les températures dépassent de plus de 6 °C les moyennes habituelles. Cette réserve énergétique alimente progressivement les couches supérieures de l’océan, favorisant le développement du phénomène.

Le dernier Bulletin climatique saisonnier mondial de l’OMM prévoit que les températures seront supérieures aux moyennes saisonnières dans la quasi-totalité des régions du globe entre juin et août 2026.

Cette situation pourrait accentuer les risques liés au stress thermique, notamment dans les régions déjà vulnérables, et se combiner avec d’autres catastrophes comme les sécheresses et les incendies de forêt.

António Guterres appelle à une mobilisation mondiale

Dans une déclaration vidéo, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que la communauté scientifique avait lancé un avertissement sans ambiguïté. « Il existe 90 % de chances qu’El Niño se produise dans les prochains mois », a-t-il souligné. Ce phénomène risque d’amplifier les effets déjà visibles du réchauffement climatique, craint-il, en rendant les catastrophes plus destructrices, plus étendues et plus susceptibles de se propager au-delà des frontières nationales.

Le chef de l’ONU estime que la réponse doit passer par une accélération des politiques climatiques, notamment par la réduction progressive de la dépendance aux énergies fossiles, le développement massif des énergies renouvelables, le renforcement de la protection des populations vulnérables et la généralisation des systèmes d’alerte précoce.

Des impacts contrastés selon les régions

L’OMM rappelle que les conséquences d’El Niño varient selon les zones géographiques. Traditionnellement, le phénomène favorise une augmentation des précipitations dans le sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et certaines parties de l’Asie centrale.

À l’inverse, l’Amérique centrale, le nord de l’Amérique du Sud, les Caraïbes, l’Australie, l’Indonésie ainsi que plusieurs régions d’Asie du Sud sont généralement exposées à des conditions plus sèches.

L’organisation souligne enfin qu’aucune preuve scientifique ne démontre à ce jour que le changement climatique augmente directement la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño. En revanche, le réchauffement global de l’atmosphère et des océans amplifie leurs effets en fournissant davantage d’énergie et d’humidité au système climatique, favorisant ainsi les canicules, les pluies extrêmes et les catastrophes qui en découlent.

Face à cette menace, l’OMM appelle l’ensemble des pays à exploiter pleinement les prévisions climatiques saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les risques et de réduire les pertes humaines, économiques et environnementales liées au prochain épisode El Niño.

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Netanyahu devient l’obstacle majeur à un accord USA-Iran

Donald Trump répète depuis des semaines qu’il croit possible de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran. Mais la détermination d’Israël à poursuivre ses propres objectifs souligne le peu de contrôle dont dispose en définitive le président américain sur le règlement de cette crise.

Comme le souligne Bloomberg, la dernière « crise » entre Trump et Netanyahu fait suite à la récente escalade militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban, qui a provoqué d’intenses échanges téléphoniques entre les deux dirigeants. Ils ont présenté des versions différentes de l’accord conclu, le président américain évoquant un cessez-le-feu plus large que celui que son homologue était prêt à déclarer.

Cette divergence de vues met en péril les fragiles négociations entre Washington et Téhéran. Ce dernier insistant sur le fait que le Liban faisse partie de tout accord de paix.

La décision de Téhéran de suspendre les négociations avec Washington fait suite aux menaces de nouvelles frappes contre Beyrouth proférées par Netanyahu. Israël affirme que sa campagne contre le Hezbollah est cruciale pour sa propre sécurité et celle de la région…

Rappelons que les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre ensemble, en lançant des attaques conjointes contre l’Iran fin février. Mais des signes de dissension entre eux pourraient désormais compliquer les efforts de Trump pour y mettre fin. Selon un article d’Axios, la conversation téléphonique houleuse de cette semaine a notamment inclus des insultes de la part de Trump. Celui-ci accuse Netanyahu d’ingratitude.

Trump tente également de convaincre le monde, y compris les investisseurs du marché pétrolier, qu’il peut sortir d’un cercle vicieux de conflit.

Lorsqu’un cessez-le-feu provisoire a été conclu entre les États-Unis et l’Iran début avril, Israël a intensifié sa campagne au Liban, et l’Iran a alors menacé de se retirer des négociations. Trump s’est entretenu par téléphone avec Netanyahu, et le dirigeant israélien s’est engagé à mettre fin aux attaques – un scénario qui s’est plus ou moins répété ces deux derniers jours.

Les négociateurs américains et iraniens continuent également de s’attaquer à plusieurs autres points de blocage, notamment la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et l’avenir des fonds iraniens gelés à l’étranger.

Les alliés des États-Unis dans le monde arabe et en Europe ont également appelé à la fin du conflit au Liban. Mais les combats se sont poursuivis durant la nuit, des attaques ayant été signalées des deux côtés. Plus de 3 000 personnes ont été tuées et environ un million de déplacées.

Netanyahu a confirmé un cessez-le-feu préliminaire dans le nord du Liban, mais a clairement indiqué qu’Israël poursuivrait ses opérations dans le sud du pays.

La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a rapporté mardi 2 juin que le groupe avait reçu deux propositions de cessez-le-feu des États-Unis pour mettre fin aux hostilités avec Israël et a confirmé qu’il discutait de celle soumise par Donald Trump. Tout en insistant sur le fait qu’elle devait inclure un « cessez-le-feu complet et sans exception ».

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Pétrole russe : statu quo sur le prix plafond

La Commission européenne pourrait maintenir inchangé le plafond des prix du pétrole brut russe fixé par le G7 lors de son examen en juillet, afin de limiter les profits exceptionnels que Moscou tirera de la guerre en Iran et du choc pétrolier qui s’en est suivi.

La Commission européenne a présenté cette idée lors de réunions avec les envoyés de l’Union européenne,le week-end du 30 mai, comme un élément possible du 21e train de sanctions à venir contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine.

Les pays du G7 et leurs alliés, à l’exception des États-Unis, s’étaient mis d’accord l’an dernier sur un prix plafond variable afin d’en accroître l’efficacité. Ils l’avaient initialement abaissé de 60 dollars le baril à 47,60 dollars, puis révisé à 44,10 dollars en janvier 2026.

L’objectif de ce mécanisme, mis en place fin 2022, était de limiter les revenus de la Russie sans provoquer de choc sur les prix du pétrole. Ce mécanisme permet aux pays tiers d’acheter du pétrole russe jusqu’à cette limite, en utilisant les services de transport et d’assurance occidentaux. Environ 30 % des exportations de pétrole russe par voie maritime restent soumises à ce plafond, le reste étant transporté par une flotte parallèle.

Les puissances occidentales souhaitent maintenir la pression sur la Russie, mais Moscou a bénéficié d’un certain répit budgétaire suite à la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime crucial à travers le Golfe représentait un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz avant le début du conflit le 28 février.

La Commission pourrait également proposer que toute révision future du plafond ne puisse excéder 60 dollars le baril, quels que soient les prix moyens de l’époque…

Cette mesure pourrait constituer un compromis sur la proposition, attendue de longue date, d’interdire totalement la fourniture de services maritimes au pétrole russe. Ce qui entraînerait la suppression du système de plafonnement des prix. Les pays de l’UE avaient approuvé le système juridique de cette interdiction dans le cadre du dernier train de sanctions. A condition toutefois qu’aucune décision définitive quant à sa mise en œuvre ne soit prise sans une concertation plus approfondie avec le G7.

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