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World Cup 2026 : le Maroc et les États-Unis liés depuis 250 ans

L’histoire Maroc-États-Unis remonte à près de 250 ans. Alors que l’équipe nationale marocaine de football s’installe dans le New Jersey pour la World Cup 2026, retour sur une relation diplomatique unique née en 1777, lorsque le royaume du Maroc devient…

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Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat

Artiste franco-marocaine reconnue sur la scène internationale, Sara Ouhaddou développe une œuvre singulière nourrie par les savoir-faire artisanaux du Maroc et les questions d’identité. À travers un alphabet qu’elle a inventé et un travail étroit avec des artisans, elle réinterprète…

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Coup de cœur. Le Maroc à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau 2026

Pour sa quinzième édition, qui se tient du 5 au 7 juin 2026, le Festival de l’histoire de l’art installe le Maroc au cœur du château de Fontainebleau. Trois jours pour explorer un riche patrimoine tout en célébrant une scène…

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Maroc : l’initiative « Colibghiti » contre le gaspillage alimentaire

Face au gaspillage alimentaire, devenu une problématique sociétale et environnementale complexe, des initiatives citoyennes innovantes émergent pour apporter des solutions concrètes à ce défi. L’initiative marocaine « Colibghiti » s’impose désormais comme un modèle de solidarité reposant sur la valorisation…

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Kaouther Ben Hania primée au Festival de Khouribga  

‘‘La Voix de Hind Rajab’’, film de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, a remporté le Grand Prix «Ousmane Sembene» lors de la clôture de la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga, organisée du 30 mai au 6 juin au Maroc.

Seul film tunisien en compétition dans la catégorie des longs métrages de fiction, le long métrage s’est distingué parmi 14 productions africaines venues notamment du Maroc, d’Égypte, du Sénégal, du Cameroun et du Kenya.

Produit en 2025, le film s’inspire de l’histoire de la petite Palestinienne Hind Rajab et met en lumière le combat d’équipes du Croissant-Rouge tentant de lui porter secours alors qu’elle se retrouve piégée sous les bombardements à Gaza.

À mi-chemin entre documentaire et fiction, ‘‘La Voix de Hind Rajab’’ a déjà remporté plusieurs distinctions internationales, dont le Lion d’argent à la Mostra de Venise. Il a également reçu le prix du «Film le plus précieux» lors du gala Cinema for Peace à Berlin et a été présélectionné aux Oscars américains.

L.B.

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    Khouribga consacre « La Voix de Hind Rajab » : un nouveau Grand Prix pour le cinéma tunisien

    Le film « La Voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania a remporté le Grand Prix Ousmane Sembène lors de la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), clôturée le 6 juin 2026 au Maroc. Une nouvelle distinction africaine pour une œuvre qui poursuit une trajectoire internationale remarquée depuis sa première mondiale à Venise.

    Un palmarès africain pour un film déjà mondial

    Seul représentant tunisien dans la compétition officielle des longs métrages, « La Voix de Hind Rajab » revient sur l’histoire de la petite Palestinienne Hind Rajab, piégée dans une voiture sous les bombardements à Gaza après avoir perdu plusieurs membres de sa famille, et qui parvient à contacter les secours du Croissant-Rouge palestinien.

    Lire aussi: CIFF 2025 – Clôture du festival avec « La voix de Hind Rajab » de Kaouther Ben Hania

    Le jury du FICAK a attribué au film le Grand Prix Ousmane Sembène, principale distinction du festival. Le Prix du Jury Noureddine Saïl est revenu à l’Égyptien Mohamad Rashad pour « The Settlement », tandis que le Prix de la réalisation Idrissa Ouédraogo a distingué le Marocain Ali Benjelloun pour « Goundafad ».

    De Venise à Khouribga, une trajectoire exceptionnelle

    Depuis sa présentation à Venise, « La Voix de Hind Rajab » s’est imposé comme l’un des films tunisiens les plus commentés de ces dernières années. L’œuvre a notamment été distinguée par le Lion d’argent, avant de représenter officiellement la Tunisie dans la course aux Oscars.

    Lire aussi: Golden Globes 2026 – « La Voix de Hind Rajab » nommé pour le Prix du Meilleur film en langue étrangère

    Le film bénéficie également d’un soutien international notable, avec la participation de figures hollywoodiennes telles que Brad Pitt, Joaquin Phoenix et Rooney Mara en tant que producteurs exécutifs.

    Lire aussi: « La Voix de Hind Rajab » poursuit son triomphe international

    Le Grand Prix de Khouribga confirme ainsi que le film de Kaouther Ben Hania ne résonne pas seulement dans les grands festivals occidentaux : il s’inscrit désormais aussi dans la reconnaissance du cinéma africain.

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    Mondial 2026 | Vers un printemps arabe du football ?

    À l’occasion du Mondial 2026, qui s’ouvrira dans une semaine aux Etats-Unis, Canada et Mexique, l’universitaire et analyste de football Jean-Guillaume Lozato a publié chez PubliBook un ouvrage intitulé ‘‘En route pour la Coupe du monde de football’’. (Photo : Lozato posant aux côtés de l’international brésilien Rai Souza Vieira de Oliveira, plus connu sous le nom de Rai, qui a préfacé son essai).

    Dans cet ouvrage, l’auteur présente l’historique de la compétition, les équipes nationales qui l’ont marquée par leurs empreintes, ainsi que les tendances technicotactiques, sociologiques et géopolitiques caractérisant le football mondial.

    Dans ce travail de documentation et d’analyse, l’auteur souligne la nécessité de prendre en compte tous ces paramètres pour comprendre qu’au-delà de l’équilibre des forces actuel, fixé par le classement de la Fifa, chaque pays aura sa chance un jour. Ainsi sont envisagées pour le Mondial 2026 trois possibilités osées : un printemps arabe du football, un vainqueur inédit de l’épreuve (Maroc ? Portugal ? Équateur ?), et l’absence d’équipes européennes dans le dernier carré.

    De tels pronostics, basés sur les diagnostics d’un analyste avisé, surprendront certains et en énerveront beaucoup d’autres pour qui le football a des patrons définitifs. Mais notre collaborateur est de ceux qui osent regarder au-delà de leur petit-doigt. N’a-t-il pas prévu, la veille du Mondial Qatar 2022, la montée d’une nouvelle puissance du football : le Maroc ?

    I. B.

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    Le Maroc renforce ses connexions maritimes avec une nouvelle génération de corridors

    Le Maroc accélère la réorganisation de ses corridors logistiques avec la digitalisation du commerce extérieur, le renforcement des capacités portuaires et l’ouverture de nouvelles liaisons maritimes vers l’Europe et l’Afrique, selon 360.ma. PortNet, Tanger Med, Dakhla Atlantique et les futures connexions atlantiques s’inscrivent désormais dans une même stratégie visant à fluidifier les échanges, sécuriser les […]

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    Le Maroc et le Royaume-Uni doublent leurs échanges commerciaux

    Le Maroc et le Royaume-Uni ambitionnent de doubler leurs échanges commerciaux et d’accélérer les investissements bilatéraux, en capitalisant sur les opportunités offertes par les grands projets structurants, ainsi que sur les préparatifs du Mondial 2030, ont affirmé, mardi à Rabat, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, et le ministre d’État britannique au […]

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    Maroc: Envolée des exportations de concombres vers l’Allemagne

    Les exportations marocaines de concombres vers l’Allemagne poursuivent leur envolée. La campagne 2025/2026 a déjà dépassé le record établi lors de la saison précédente, selon EastFruit. Entre juillet 2025 et mars 2026, l’Allemagne a importé 3 900 tonnes de concombres marocains, pour une valeur dépassant 8 millions d’euros. Un volume en hausse de 10% par rapport […]

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    Entre Alger et Rabat, la bataille se joue aussi dans les profondeurs marines

    Dans le contexte d’une rivalité stratégique entre les deux géants du Maghreb que sont l’Algérie et le Maroc, la marine marocaine préparerait l’achat de ses premiers sous-marins conventionnels afin de combler son retard face à son voisin algérien.

     

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 40 milliards d’euros de dépenses militaires pour l’Algérie, contre près de 20 milliards pour le Maroc. En 2026, les deux poids lourds du Maghreb affichent les budgets de défense les plus élevés du continent africain et dominent également largement le marché des importations d’armement.

    Rivalités stratégiques

    Ainsi, dans un rapport publié en avril 2025, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) révèle qu’Alger et Rabat auront concentré à eux seuls 87 % des achats d’armes réalisés en Afrique du Nord entre 2020 et 2024. Une illustration frappante de la course aux armements que se livrent les deux voisins, liés par l’histoire mais opposés par de profondes rivalités stratégiques dans le contexte d’un environnement sécuritaire complexe marqué par les tensions régionales, les défis sahéliens et les mutations des alliances internationales.

    Mais au-delà de leur antagonisme, Alger comme Rabat justifient toutefois ces investissements par la nécessité de moderniser leurs forces armées et de renforcer leur souveraineté stratégique.

    Guerre sous-marine

    C’est dans ce contexte que plusieurs médias spécialisés dans les questions de défense affirment que le Maroc étudie la possibilité d’acquérir ses premiers sous-marins militaires d’ici 2027. Le projet, qui n’a fait l’objet d’aucune annonce officielle de la part des autorités marocaines, viserait à renforcer les capacités de la Marine royale dans des espaces maritimes stratégiques reliant l’Atlantique à la Méditerranée.

    A cet égard, notons que le Maroc poursuit depuis plusieurs années un programme de modernisation de ses forces navales. Le royaume a donc renforcé sa flotte de surface avec de nouvelles frégates et développé ses moyens de surveillance maritime afin d’améliorer le contrôle de ses espaces maritimes. Et ce, d’autant plus que le détroit de Gibraltar, situé entre les côtes marocaines et espagnoles, constitue l’un des principaux points de passage maritimes au monde entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée.

    Ainsi, et même si les réflexions seraient encore à un stade préliminaire et qu’aucun contrat n’aurait été signé à ce jour, Rabat examinerait différentes offres internationales pour l’acquisition de trois sous-marins conventionnels et de deux patrouilleurs maritimes

    Pour l’heure, le choix se porterait d’un côté sur le coréen KSS-III, porté par Hanwha Ocean, mis en avant pour ses délais de production plus rapides et ses coûts plus compétitifs face aux offres européennes. De plus, ce bâtiment est présenté comme l’un des modèles conventionnels les plus avancés actuellement disponibles, avec des capacités destinées aux missions de surveillance maritime, de renseignement et de dissuasion.

    Selon les éléments relayés par la presse spécialisée, les discussions avec la Corée auraient pris de l’ampleur après une visite ministérielle marocaine à Séoul au printemps 2025. Les échanges ne porteraient plus uniquement sur les volets terrestres et de défense aérienne, notamment autour du char K2 Black Panther et du système Cheongung II, mais s’étendraient désormais au secteur naval.

    De l’autre côté, le Scorpène du constructeur français Naval Group, déjà  en service dans plusieurs marines étrangères et qui est notamment utilisé pour des opérations de patrouille, de protection des espaces maritimes et de collecte de renseignements. Ce sous-marin conventionnel est réputé pour sa furtivité et sa polyvalence (lutte antisurface et anti-sous-marine, appui au renseignement).

    Outre les modèles sud-coréen et français, le sous-marin russe Amour 1650 figure parmi les solutions mentionnées dans certaines publications spécialisées. Des analystes estiment toutefois que Rabat pourrait privilégier des partenariats avec des industriels européens ou asiatiques, notamment pour les questions de maintenance, de formation des équipages et de coopération technologique.

    Avantage à l’Algérie

    Rappelons à ce propos que l’éventuelle acquisition de sous-marins constituerait une évolution majeure pour les forces navales marocaines. Le royaume chérifien ne dispose actuellement d’aucun sous-marin opérationnel, contrairement à l’Algérie voisine.

    Pour sa part, la flotte sous-marine algérienne se compose de six sous-marins d’attaque conventionnels à propulsion diesel-électrique de classe Kilo construits par les chantiers navals russes. Ces bâtiments sont reconnus pour leur redoutable discrétion acoustique, ce qui leur vaut le surnom de « trous noirs » par l’OTAN et sont équipés pour mener des missions de lutte anti-surface et anti-sous-marine. Cette capacité lui confère depuis plusieurs années une avance notable dans le domaine de la guerre sous-marine en Afrique du Nord et en Méditerranée occidentale.

    Affaire à suivre…

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    Les Marocains en tête des étrangers ayant obtenu la nationalité espagnole en 2025 

    Les Marocains arrivent en tête des ressortissants étrangers ayant obtenu la nationalité espagnole en 2025, avec 42 114 naturalisations, selon les derniers chiffres publiés par l’Institut national de la statistique espagnol et rapporte yabiladi. L’Espagne a enregistré l’an dernier un nouveau record en matière d’acquisitions de nationalité, accordant la citoyenneté à 299 732 résidents étrangers. Ce […]

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    Le Maroc décroche la première puissance industrielle d’Afrique

    Le Maroc prend la tête industrielle du continent, mais le classement dit autant sur la progression du Royaume que sur les limites de l’industrialisation africaine. Selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 de la Banque africaine de développement, le pays a dépassé l’Afrique du Sud pour devenir la première économie industrielle d’Afrique. Le rapport attribue cette […]

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    Daher délocalise au Maroc : Tarbes tremble pour ses emplois

    Selon plusieurs médias spécialisés, le groupe français Daher prépare le transfert d’une partie de la fabrication et de l’assemblage de pièces aéronautiques actuellement réalisés sur son site de Tarbes vers son usine de Tanger ainsi que vers des sous-traitants implantés dans des pays à coûts de production plus faibles. Les activités concernées portent notamment sur des composants destinés à plusieurs programmes d’Airbus, dont les A320, A330 et A350.

    Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du plan interne « Edge », destiné à améliorer la rentabilité de la branche industrielle du groupe. Daher présente notamment cette évolution comme un moyen d’alléger la charge de travail du site de Tarbes et de dégager des capacités pour les marchés de la défense ainsi que pour les futurs programmes aéronautiques appelés à succéder à l’A320.

    Le projet suscite toutefois des inquiétudes parmi les représentants du personnel du site tarbais, qui redoutent ses conséquences à moyen terme sur l’emploi et l’activité industrielle locale. À ce stade, aucune suppression d’emplois n’a été officiellement annoncée par l’entreprise.

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    Industrialisation en Afrique : Le Maroc 1er, la Tunisie confirme sa 4e place selon la BAD

    Le Maroc est devenu la première puissance industrielle d’Afrique selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement. La Tunisie, déjà quatrième dans la précédente édition, conserve son rang dans le haut du classement continental, derrière le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

    Présenté lors des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, ce classement évalue le développement industriel de 54 pays africains sur la période 2010-2024. Il prend notamment en compte la diversification économique, les exportations manufacturières, les infrastructures, le financement et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

    Selon la BAD, 41 pays africains ont amélioré leur score d’industrialisation entre 2010 et 2024, tandis que la performance industrielle moyenne du continent a progressé de 6 %. Mais l’Afrique reste marginale dans l’industrie mondiale, avec moins de 2 % de la production manufacturière et 1,4 % des exportations manufacturières mondiales.

    Le Maroc détrône l’Afrique du Sud

    Ce rapport marque un tournant dans la hiérarchie industrielle du continent. L’Afrique du Sud, longtemps installée en tête de l’indice, cède désormais son rang au Maroc, porté par l’essor de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et des exportations industrielles fortement orientées vers l’Europe.

    L’Afrique du Nord confirme ainsi son poids dans l’industrialisation du continent. Quatre des cinq premières places reviennent à des pays du Maghreb ou d’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud étant le seul pays subsaharien à figurer dans ce peloton de tête.

    La Tunisie confirme son rang

    Pour la Tunisie, l’information principale est moins une progression qu’une confirmation. Déjà classée quatrième dans la précédente édition de l’indice, qui couvrait la période 2010-2019, elle conserve son rang dans le nouveau classement 2025, élargi à la période 2010-2024. Dans le détail, la Tunisie obtient un score de 0,7760 en 2024, contre 0,8415 pour le Maroc et 0,8396 pour l’Afrique du Sud, ce qui illustre un classement resserré en tête mais encore dominé par les deux premiers.

    Ce maintien confirme la résilience d’un tissu industriel diversifié, malgré les difficultés économiques, les tensions budgétaires et le ralentissement de l’investissement observés ces dernières années. Le pays conserve des positions solides dans les industries mécaniques et électriques, les composants automobiles, le textile technique, ainsi que certaines activités pharmaceutiques et électroniques.

    Lire aussi: La Tunisie, 4ème pays le plus industrialisé d’Afrique ! (2023)

    Un rang solide, des défis toujours ouverts

    Le rapport souligne aussi le poids croissant de l’Afrique du Nord, qui a attiré 56 % des investissements industriels africains recensés par le baromètre associé à l’indice, entre 2020 et 2025, principalement autour du Maroc et de l’Égypte.

    Ce positionnement favorable ne masque pas plusieurs fragilités. La Tunisie reste confrontée à des difficultés liées à la compétitivité, à la logistique, au financement industriel et à la montée en gamme technologique.

    Contrairement au Maroc, qui a multiplié les investissements dans les grands écosystèmes industriels et les infrastructures portuaires et automobiles, la Tunisie peine encore à attirer des projets industriels de très grande taille susceptibles de transformer profondément sa structure économique.

    Le classement de la BAD met ainsi en lumière un paradoxe tunisien : le pays conserve une base industrielle reconnue à l’échelle africaine, mais cherche encore le modèle capable d’accélérer sa modernisation et sa capacité d’innovation dans un contexte mondial de reconfiguration des chaînes de production.

    Lire aussi:

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    Cap sur le Maroc des pâtisseries : Découvrons les cousins de nos gâteaux !

    Si nos pâtisseries proposent différents gâteaux inspirés de la Forêt noire bavaroise, de la tradition ottomane ou de nombreuses préparations françaises, on y trouve rarement des références aux différents pays du Maghreb.

    Pourtant, les gâteaux de nos voisins mériteraient d’être mieux connus et peuvent se prévaloir de proximités et de saveurs qui sont loin d’être surprenantes.

    Le hasards m’a mis face à face avec un délicieux assortiment de gâteaux marocains. Et, je n’aurai pas besoin de vous faire un dessin pour avouer que j’ai plongé dans ces saveurs proches mais paradoxalement méconnues en Tunisie.

    Au bout de mes pâtisseries marocaines, je me demande comment ces spécialités ne sont-elles pas présentes chez certains de nos artisans. Les gourmets n’en feraient d’ailleurs qu’une bouchée!

    De nombreuses spécialités

    Une découverte sublime, je m’empresse de vous le dire! Il est vrai que certains gâteaux du Maroc sont tout aussi connus chez nous. Toutefois, hormis les makroudh et baklawas que nos deux pays ont en partage, il existe de nombreuses spécialités marocaines dont nous ignorons à peu près tout.

    C’est le cas de la « chebbakia » qui accompagne le mois de Ramadan. Préparé avec de la semoule et du sésame, ce gâteau est un délice dont la fleur d’oranger et quelques épices relèvent le goût. Un régal!

    Contrairement à notre « ghraiba », celle du Maroc désigne des macarons aux amandes et aux grains de sésame. Là encore, ce sont de succulentes bouchées qui donnent leur pleine mesure dans nos palais. Incontournable!

    « Kaab el Ghzel », autrement dit les cornes de gazelle, ressemblent à de petits croissants où se conjugueraient les effluves de l’eau de fleur d’oranger et les textures de la pâte d’amande. Irrésistible!

    Continuons cet inventaire gourmand avec la « mhancha », un gâteau à base de pâte feuilletée fourrée aux amandes et nappée de miel. Un nectar!

    Décidément, ces pâtisseries ne laissent pas indifférent et incitent à la découverte. Le plus sérieusement du monde, je voudrais suggérer une dégustation qui puisse nous ouvrir ces nouveaux horizons et étancher notre soif de savoir.

    Bien sûr, pareille initiative permettrait de découvrir certaines saveurs en partage, comme celles du « bachkitou » et des « feqqas » qui sont les cousins marocains de nos gâteaux secs.

    Mieux connaître les « baghrir »

    Une occasion aussi de mieux connaître les « baghrir » qui ressemblent à s’y méprendre à nos « ghraiefs ». De même, les « sfenj » du Maroc sont en tous points similaires à ceux de Tunisie, héritage andalou oblige.

    Saveurs voisines, il est vrai! Pourtant, cette proximité est riche de mille différences minuscules qui introduisent à des goûts subtils et surprenants.

    Cap sur le Maroc des pâtisseries et ses spécialités les plus emblématiques. Avec en prime, cet art consommé qu’ont nos voisins pour présenter des plateaux gourmands qu’on dirait tout droit sortis d’un palais des Mille et une nuits!

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    Crise Espagne–États-Unis : A Rabat, une satisfaction discrète ?

    Alors que la crise diplomatique entre l’Espagne et les Etats-Unis alimente un vif débat dans la presse espagnole, le regard se tourne de plus en plus vers Rabat. Dans plusieurs éditoriaux publiés ces derniers jours, certains commentateurs évoquent le rôle croissant du Maroc dans les équilibres stratégiques de la région.

    A Rabat, aucune déclaration officielle n’est venue commenter la crise. Mais derrière ce silence diplomatique, certains observateurs estiment que les tensions entre Madrid et Washington pourraient illustrer une évolution géopolitique perceptible depuis plusieurs mois.

    Le Maroc au cœur des débats espagnols

    Dans la presse espagnole, la crise diplomatique provoquée par le refus du gouvernement de Pedro Sánchez d’autoriser l’utilisation des bases de Naval Station Rota et de Morón Air Base pour des opérations américaines contre l’Iran a rapidement pris une dimension stratégique.

    Dans un éditorial publié par le quotidien ABC, des sources militaires citées par le journal évoquent le risque qu’une rupture avec Washington affaiblisse la position de Madrid face à Rabat. Le texte mentionne notamment la possibilité d’une « Marche verte du XXIe siècle », en référence à la stratégie utilisée par Hassan II lors de la Green March de 1975.

    Sur les ondes de Cadena COPE, le journaliste Ángel Expósito a également affirmé que « le Maroc, principal partenaire de Washington et de Tel-Aviv, se réjouit » de la situation créée par la tension entre Madrid et les États-Unis.

    Dans une tribune publiée par El Mundo, l’éditorialiste Federico Jiménez Losantos a pour sa part estimé que « nos ennemis stratégiques au sud de l’axe Baléares-Gibraltar-Canaries sont le Maroc », affirmant que l’Espagne pourrait se retrouver isolée en cas de crise majeure.

    Ces prises de position illustrent la place que le Maroc occupe désormais dans le débat stratégique espagnol.

    Un partenaire stratégique renforcé

    La montée en puissance diplomatique du Maroc repose sur une série de partenariats consolidés ces dernières années. Depuis les accords d’Abrahamde 2020, Rabat a renforcé ses relations avec les Etats-Unis et avec Israël.

    Sur le plan militaire, plusieurs accords de coopération ont été signés entre Rabat et Tel-Aviv depuis 2021, portant notamment sur le renseignement, la cybersécurité et l’industrie de défense. Israël a notamment fourni au Maroc des systèmes de défense avancés comme le Barak MX, ainsi que des drones et des technologies de surveillance.

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    Les deux pays coopèrent également dans les domaines de l’innovation technologique, de l’agriculture et de la cybersécurité.

    Avec les États-Unis, Rabat participe régulièrement aux manœuvres militaires African Lion, l’un des plus importants exercices militaires organisés sur le continent africain, impliquant chaque année des milliers de soldats américains et marocains.

    Sur le plan économique, les relations entre Washington et Rabat s’appuient également sur un accord de libre-échange en vigueur depuis 2006 et sur des investissements américains dans plusieurs secteurs stratégiques.

    Une évolution perceptible depuis juin 2025

    Pour certains observateurs, les inquiétudes exprimées aujourd’hui dans la presse espagnole ne sont pas totalement nouvelles.

    Le 27 juin 2025, Webdo soulignait déjà cette dynamique dans un article intitulé « Tensions États-Unis – Espagne : Rabat saisit l’opportunité diplomatique », qui analysait le rapprochement stratégique entre le Maroc et Washington dans un contexte de frictions intermittentes entre Madrid et certains partenaires occidentaux.

    Dans les médias marocains, la crise est généralement abordée avec prudence. Le site Morocco World News souligne notamment que le Maroc ne cherche pas à remplacer l’Espagne comme base alternative pour les États-Unis, rappelant que les spéculations apparues dans certains médias espagnols reflètent surtout les inquiétudes politiques internes à Madrid.

    D’autres médias, comme Bladi.net, évoquent également l’hypothèse d’un rôle accru du Maroc dans la stratégie américaine, tout en rappelant que les bases espagnoles de Naval Station Rota et de Morón Air Base restent des infrastructures militaires majeures difficilement remplaçables à court terme.

    Sur les réseaux sociaux marocains, plusieurs commentaires ont également interprété les débats apparus dans les médias espagnols comme le signe de l’influence croissante du Maroc dans les équilibres régionaux.

    Si ces réactions relèvent davantage de l’opinion publique que de la diplomatie officielle, elles illustrent néanmoins un sentiment de confiance croissant quant au rôle régional du Maroc.

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    A Rabat toutefois, la ligne officielle reste inchangée. Sous l’autorité du roi Mohammed VI, la diplomatie marocaine privilégie la prudence lorsqu’un différend oppose deux partenaires occidentaux majeurs.

    Mais derrière cette discrétion diplomatique, la crise actuelle entre Madrid et Washington semble confirmer qu’un nouvel équilibre stratégique est progressivement en train de se dessiner autour du détroit de Gibraltar.

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    Le Maroc absorbe près d’un quart des dattes tunisiennes exportées

    En seulement cinq mois de la campagne 2024-2025 (octobre-février), 22,8% des dattes tunisiennes exportées ont été destinées au Maroc, loin devant l’Italie (9,9%) et la France (6,9%), selon les données officielles de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

    Ce positionnement place le Royaume en tête des importateurs individuels, confirmant une dynamique qui dépasse la simple conjoncture.

    Une tendance confirmée sur plusieurs campagnes

    La place du Maroc ne constitue pas une surprise ponctuelle. Au terme de la campagne complète 2022-2023, le Royaume représentait déjà 17,7% des volumes exportés (22 900 tonnes), se classant premier parmi les destinations.

    En début de campagne 2025-2026 (octobre-janvier), le Maroc demeure en tête avec 16,8% des quantités exportées, soit près de 13 000 tonnes sur un total de 77 000 tonnes écoulées à l’international.

    La répétition de ces niveaux sur plusieurs saisons confirme une position structurelle plutôt qu’accidentelle.

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    Pourquoi le Maroc importe malgré sa production locale

    Le Maroc est lui-même un producteur important de dattes, avec une production annuelle oscillant généralement entre 100 000 et 150 000 tonnes, concentrée notamment dans les régions oasiennes du sud-est. Il est particulièrement réputé pour la variété Majhoul, positionnée sur un segment premium.

    La Tunisie, de son côté, domine le marché de la Deglet Ennour, variété qui représente plus de 85% de ses exportations et constitue le cœur de sa compétitivité internationale.

    Cette différence de spécialisation explique en grande partie la stabilité des flux commerciaux entre les deux pays. Il ne s’agit pas d’une dépendance, mais d’une complémentarité variétale : le marché marocain absorbe la Deglet Ennour tunisienne pour répondre à une demande intérieure soutenue, notamment lors des pics saisonniers, tout en poursuivant ses propres exportations de Majhoul.

    Une filière tunisienne fortement tournée vers l’export

    La production tunisienne de dattes pour la campagne 2025-2026 est estimée à 404 000 tonnes, en hausse par rapport à la saison précédente. Sur ce volume, environ 120 000 à 140 000 tonnes sont destinées à l’exportation, plaçant la Tunisie parmi les principaux acteurs mondiaux.

    Sur la période octobre-janvier, 77 000 tonnes ont déjà été exportées, générant plus de 500 millions de dinars de recettes, avec un prix moyen de 6,50 dinars le kilogramme.

    Si l’Union européenne demeure le premier bloc d’exportation tunisien, le Maroc apparaît régulièrement comme le premier client pris isolément, illustrant l’importance stratégique des échanges agricoles intramaghrébins.ne pour sa part le marché de la Deglet Ennour. Cette spécialisation différenciée explique en grande partie la stabilité des échanges commerciaux entre les deux pays.

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    Industrie africaine : le Maroc détrône l’Afrique du Sud ; la Tunisie à la 4e place

    Selon le dernier rapport de la BAD, le Maroc devient la première puissance industrielle d’Afrique, suivi de l’Afrique du Sud et de l’Égypte. La Tunisie confirme sa 4e place.

     

    Le Maroc sur le toit de l’Afrique ? La performance mérite d’être soulignée. Selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement (BAD) et présenté le 25 mai en marge des Assemblées annuelles de l’institution à Brazzaville, le royaume chérifien confirme sa montée en puissance économique au point de supplanter progressivement l’Afrique du Sud en tant que principale puissance  industrielle du continent.

    Pendant plus d’une décennie, l’Afrique du Sud a trôné sur le classement l’industrie africaine, suivie à quelques longueurs du Maroc, de l’Égypte et de la Tunisie. Pretoria, précise le document, demeure une « puissance industrielle majeure », mais sa compétitivité recule depuis plusieurs années, plombée par une crise énergétique chronique, une désindustrialisation rampante de sa base manufacturière et une perte d’attractivité pour les investisseurs étrangers ».

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    Trio gagnant

    Quel est le secret de cette montée en puissance patiemment élaborée ? D’abord, le royaume chérifien doit son ascension à quinze ans de politique industrielle continue et fondée sur les investissements publics massifs et également soutenue par une diplomatie économique offensive en Afrique, qui a permis au Maroc de diversifier progressivement son appareil productif.

    En effet, longtemps associé aux phosphates et, plus récemment, à l’automobile, le royaume s’impose désormais dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’aéronautique.

    L’industrie automobile, longtemps marginale, est devenue le premier secteur exportateur du pays. Près d’un million de véhicules ont été produits en 2025, contre 535 000 en 2023 et 465 000 en 2022, selon les données sectorielles agrégées par les analystes. Les exportations automobiles vers l’Union européenne ont atteint 15,1 milliards d’euros dès 2023, plaçant le pays devant la Chine et le Japon en termes de valeur expédiée vers le marché unique.

    L’aéronautique, deuxième pilier de la stratégie, a généré 2,54 milliards de dollars de recettes à l’export en 2024. Plus de 150 entreprises opèrent dans les écosystèmes de Casablanca, Tanger et Nouaceur, dont Boeing, Safran et Airbus.

    Ensuite, le Maroc possède un réseau d’infrastructures que peu de pays africains peuvent égaler : ligne à grande vitesse Al Boraq entre Tanger et Casablanca, expansion en cours du port de Tanger Med et du futur Nador West Med, projets de port atlantique de Dakhla, agrandissement de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, etc.

    « Lorsqu’un pays investit massivement dans les ports, les réseaux de transport, les télécommunications ou la connectivité, il attire mécaniquement des investisseurs internationaux mais aussi des opérateurs nationaux capables de changer la structure de l’économie », analyse Abdelmalek Alaoui, président de l’Institut marocain d’intelligence stratégique.

    Enfin, la capacité croissante à attirer les investissements étrangers grâce à un cadre d’investissement plus attractif : la nouvelle Charte de l’investissement, entrée en vigueur en 2023, a renforcé les incitations fiscales et financières, simplifié certaines procédures administratives et amélioré l’accompagnement des investisseurs.

    Inégalités

    Cela étant, cette réussite industrielle incontestable ne masque pas certaines fragilités. Ainsi, souligne la BAD,  les retombées de cette croissance restent inégalement réparties entre les territoires et les catégories sociales. Les régions proches des grands pôles industriels et portuaires bénéficient davantage de la mondialisation que les zones plus éloignées.

    « Il y a un Maroc qui gagne, un Maroc proche des ports et des grands circuits mondiaux, mais il y a aussi un Maroc des marges », souligne Abdelmalek Alaoui. Selon lui, l’industrialisation rapide a contribué à accentuer les écarts sociaux entre les catégories les plus favorisées et les populations les plus vulnérables.

    Autre fragilité mise en lumière par la BAD : l’insuffisante création d’emplois au regard des besoins d’une population active en forte croissance. Malgré un tissu entrepreneurial dynamique et une industrialisation soutenue, l’économie marocaine peine encore à offrir des débouchés à la hauteur des attentes, en particulier pour les jeunes diplômés, dont le chômage demeure élevé.

    Finalement, le défi posé au Maroc apparaît donc double : poursuivre sa montée en gamme industrielle tout en veillant à une meilleure redistribution des bénéfices de la croissance. Car si le royaume s’est imposé comme l’une des locomotives économiques du continent africain, la question sociale reste, elle, plus que jamais au cœur de l’équation.

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