Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat
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En 2026, et malgré les avancées sociales ayant bénéficié aux femmes en Tunisie, il y a encore des parturientes qui accouchent à domicile dans des conditions que l’on imagine, surtout dans les zones rurales et les quartiers déshérités. Mais pas seulement…
C’est ce que nous apprend l’Association tunisienne des sages femmes (ATSF) dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale de l’accouchement à domicile, samedi 6 juin 2026.
L’ATSF appelle dans son communiqué les structures sanitaires et les instances sociales à engager un dialogue national afin d’établir un cadre juridique et réglementaire définissant les conditions et les normes de sécurité des accouchements à domicile. Elle explique que l’absence de cadre législatif clair pour cette pratique en Tunisie expose les femmes et les professionnels de santé à une précarité juridique et prive le système de santé de la possibilité de prendre en charge correctement ces situations.
L’association ajoute que la législation tunisienne ne contient aucune disposition interdisant les accouchements à domicile, soulignant que la réglementation régissant l’exercice libéral de la profession de sage-femme autorise la prestation de services professionnels en dehors des établissements de santé, y compris au domicile privé.
L’ATSF plaide aussi pour la reconnaissance des accouchements à domicile comme une réalité sanitaire et sociale qui nécessite la mise en place et la définition de mécanismes de coordination avec les institutions de santé pour les grossesses à faible risque, tout en promouvant le droit des femmes à choisir le lieu de leur accouchement.
Rappelons que l’accouchement à domicile (AAD)concerne une part très minoritaire des naissances dans les pays industrialisés (entre 0,1 % et 2 % des cas selon les régions). S’agissant de la Tunisie, la quasi-totalité des accouchements (plus de 99 %) ont lieu en milieu hospitalier ou clinique, assistés par du personnel qualifié. Mais notre pays enregistre une forte hausse du taux de césariennes (atteignant 44,4%), et un indice de fécondité de 1,82 enfant par femme. Ce qui nécessite une réglementation stricte des conditions des AAD, afin de mieux préserver la santé des femmes et des enfants.
L.B.
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La Fédération tunisienne pour l’environnement et le Développement, en collaboration avec la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne à Sfax, a organisé un séminaire à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.
Sous l’intitulé « La famille face au changement climatique : entre renforcement de la résilience et réduction du gaspillage », cet événement s’inscrit dans le prolongement du thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année et témoigne de la conviction profonde quant au rôle crucial de la famille, et particulièrement des femmes, dans la construction d’une société plus adaptée aux changements climatiques.
Le séminaire a été enrichi par quatre interventions de qualité prestées par les experts :
Le choix de cette thématique repose sur la conviction que la famille constitue le premier maillon du renforcement de la résilience climatique, en éduquant les générations futures à la conscience environnementale, à une gestion rigoureuse des ressources et à une consommation rationnelle garantissant leur durabilité.
Par ailleurs, la réduction du gaspillage représente un levier essentiel pour alléger la pression sur les ressources naturelles, renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, et promouvoir des modes de vie durables, tout en s’appuyant sur les savoirs traditionnels et les expertises locales.
Le séminaire a également mis en lumière le projet des « Clubs de résilience climatique de Kerkennah », une expérience pionnière dans l’initiation des enfants aux concepts et aux pratiques de résilience climatique au sein d’un environnement insulaire confronté à des défis environnementaux croissants.
En marge de cet événement, le groupement féminin de Kerkennah a présenté une exposition de produits locaux, illustrant la contribution des femmes à la rationalisation de la consommation et à la valorisation du patrimoine alimentaire et environnemental local.
Nous adressons nos sincères remerciements et notre reconnaissance à tous les participants, à la délégation régionale de l’Union nationale de la femme tunisienne à Sfax, à Madame la Déléguée au gouvernorat de Sfax ,à tous les intervenants , ainsi qu’à tous les représentants des médias pour leur présence et leur précieuse contribution à la réussite de cette manifestation.
Communiqué
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La Commission de la santé, de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées à l’Assemblée des représentants du peuple tiendra, ce jeudi 16 avril 2026, une séance d’audition consacrée à la proposition de loi sur la retraite anticipée volontaire des femmes salariées du secteur privé.
Sont attendus pour cette audition l’Union nationale de la femme tunisienne ainsi que la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), appelées à présenter leurs observations sur ce texte en discussion.
La proposition prévoit de permettre à la femme active dans le secteur privé, à partir de l’âge de 50 ans, de bénéficier, à sa demande, d’une pension de retraite anticipée.
La principale nouveauté réside dans la suppression de la condition exigeant que la salariée soit mère de trois enfants, jusque-là considérée comme un critère déterminant dans les dispositions existantes.
Cette initiative vise ainsi à élargir l’accès à ce mécanisme social tout en maintenant son caractère strictement volontaire.
Le projet de loi n°104 de l’année 2025, transmis au Parlement le 29 janvier dernier, émane d’un groupe de députés.
Selon l’exposé des motifs, cette initiative s’inscrit dans une logique de renforcement du cadre législatif actuel, en levant certaines restrictions jugées dépassées, tout en réaffirmant que le recours à la retraite anticipée demeure un choix personnel de la salariée.
Les députés à l’origine du texte estiment que cette mesure offrirait aux femmes concernées la possibilité de mieux prendre soin de leur santé, de consacrer davantage de temps à leur famille, de se libérer de la pression professionnelle et de développer des activités personnelles ou des loisirs.
Le débat au sein de la commission devrait permettre d’évaluer les impacts sociaux, économiques et financiers de cette réforme potentielle sur le secteur privé et sur les caisses sociales.
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