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Tunisie – Les paiements mobiles ont bondi de 67%

Les opérations réalisées par lettres de change ont poursuivi leur progression au premier trimestre 2026, selon le bulletin « Les paiements en chiffres en Tunisie » publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Leur nombre a augmenté de 35,9 % sur un an pour atteindre 1,2 million d’opérations, tandis que leur valeur a progressé de 23,5 % à près de 13,9 milliards de dinars.

Cette dynamique contraste avec le recul continu des chèques, dont le nombre d’opérations a chuté de 24,9 % par rapport au premier trimestre 2025. La tendance confirme l’évolution graduelle des habitudes de paiement vers des instruments alternatifs et des solutions plus digitalisées.

La BCT souligne également la forte progression du paiement mobile. En effet, le nombre de transactions effectuées via ce canal a bondi de 67,1 % sur un an, confirmant l’adoption croissante des services financiers numériques.

Ceci étant, ce que la banque des banques ne mentionne pas, c’est le montant des billets et monnaie en circulation a lui aussi fortement augmenté.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte plus large de modernisation des moyens de paiement en Tunisie, marqué par la montée des transactions électroniques et le développement des solutions dématérialisées.

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Régression de 18 % du volume global du refinancement à près de 11 milliards de dinars (BCT)

Le volume global du refinancement a régressé de 18 %, pour se situer au niveau de 10,9 milliards de dinars, à la date du 4 juin courant, contre 13,3 milliards de dinars, selon des données, publiées, vendredi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En revanche, le total des transactions interbancaires ont enregistré une hausse de 31,7 %, pour avoisiner les 4 milliards de dinars.

L’Institut d’Emission fait état, en outre, de l’accroissement de recettes touristiques et des revenus du travail respectivement de 3,9 %, à 2,6 milliards de dinars, et de 4,5 %, à 3,6 milliards de dinars, et ce à la date de 31 mai 2026. Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils ont atteint 3,1 milliards de dinars.

S’agissant des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés au niveau de 25,4 milliards de dinars, ce qui représente 103 jours d’importation, contre près 23 milliards de dinars, l’équivalent de 100 jours d’importation, une année auparavant.

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Tunisie : Le déficit courant recule à 2,7 milliards de dinars à fin avril

Le déficit courant de la Tunisie s’est légèrement réduit au cours des quatre premiers mois de 2026, selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie. L’amélioration de la balance des services et des revenus des facteurs a permis de compenser en partie l’aggravation du déficit commercial liée à la hausse de la facture énergétique.

Le déficit courant de la Tunisie s’est établi à 2,731 milliards de dinars à la fin du mois d’avril 2026, contre 2,957 milliards de dinars à la même période de l’année précédente, selon les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration tenue le 3 juin.

Une amélioration malgré un déficit commercial plus lourd

Rapporté au produit intérieur brut (PIB), ce déficit représente 1,5%, contre 1,7% un an auparavant, confirmant une amélioration progressive des équilibres extérieurs du pays.

Dans son analyse, la Banque centrale souligne que cette évolution favorable a été soutenue par la bonne performance de la balance des services ainsi que des revenus des facteurs.

Ces deux composantes ont permis de limiter l’impact du creusement du déficit commercial, provoqué notamment par l’augmentation de la facture énergétique.

La hausse des importations d’énergie continue ainsi de peser sur les comptes extérieurs du pays, dans un contexte marqué par la dépendance énergétique de la Tunisie et la volatilité des marchés internationaux.

Un excédent en nette progression hors énergie

Les données de la BCT mettent également en évidence une amélioration significative de la balance courante hors énergie.

A fin avril 2026, celle-ci a dégagé un excédent de 1,461 milliard de dinars, contre 726 millions de dinars durant la même période de l’année précédente.

Cette progression traduit une meilleure capacité de l’économie tunisienne à générer des ressources extérieures lorsque l’impact des importations énergétiques est neutralisé.

Ces indicateurs interviennent alors que les autorités monétaires continuent de surveiller l’évolution des équilibres macroéconomiques, dans un contexte marqué par les défis liés à l’énergie, au commerce extérieur et au financement de l’économie.

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La Banque centrale maintient son taux directeur à 7 %

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé, mercredi 3 juin 2026, le maintien de son taux directeur à 7 %, réaffirmant ainsi son attachement à une politique monétaire prudente dans un environnement économique marqué par de fortes incertitudes.

Dans un communiqué publié à l’issue de son conseil d’administration, l’institution souligne une accentuation des pressions inflationnistes d’origine externe. Selon la BCT, ces tensions pourraient se transmettre progressivement à l’économie nationale, se répercuter sur les prix à la consommation et alimenter une reprise de l’inflation au cours des prochains mois.

Face à cette situation, la Banque centrale estime que la conjoncture actuelle demeure caractérisée par un niveau exceptionnellement élevé d’incertitude, tant sur le plan international que national.

Dans ce contexte, elle considère qu’une approche fondée sur la vigilance et la prudence reste nécessaire afin de préserver la stabilité des prix et de limiter les risques de dérapage inflationniste.

La BCT explique également que le maintien du taux directeur vise à contenir les anticipations inflationnistes et à renforcer la résilience des équilibres macroéconomiques du pays. Cette décision s’inscrit dans la continuité de sa stratégie visant à préserver la stabilité financière. Tout en surveillant de près l’évolution des facteurs susceptibles d’influencer la trajectoire de l’inflation.

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La BCT maintient son taux directeur à 7% face aux risques inflationnistes

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé, mercredi 3 juin 2026, de maintenir son taux directeur à 7%, à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen de la conjoncture économique, monétaire et financière aux niveaux national et international. L’institution justifie cette décision par la persistance des risques inflationnistes et un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

Des pressions inflationnistes toujours présentes

Dans son communiqué, la BCT souligne que les pressions inflationnistes d’origine externe se sont récemment renforcées. L’institution estime que leur transmission aux prix sur le marché intérieur constitue un facteur de risque pour l’évolution future de l’inflation en Tunisie.

Face à cette situation, le Conseil d’administration considère qu’il est nécessaire de poursuivre une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et de contenir les anticipations inflationnistes.

La stabilité des prix comme priorité

La Banque centrale affirme que son orientation actuelle vise également à renforcer la résilience des équilibres macroéconomiques dans un environnement international jugé particulièrement incertain.

Elle indique suivre de près les évolutions économiques, monétaires et financières, tant sur le plan national qu’international, et se dit prête à prendre les mesures appropriées en fonction de l’évolution des perspectives d’inflation.

Un statu quo sur les taux

À l’issue de sa réunion, le Conseil d’administration a donc opté pour le maintien du principal taux directeur de la BCT à 7%, confirmant ainsi la poursuite de sa stratégie de prudence monétaire.

Cette décision était particulièrement attendue par les marchés financiers, les banques, les entreprises et les ménages, le taux directeur constituant l’un des principaux leviers de la politique monétaire tunisienne.

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Sécurité alimentaire : les banques mobilisées pour financer la récolte nationale et les importations de céréales

Le président du Conseil bancaire et financier et des premiers responsables des banques de la place ont réitéré, mardi, leur engagement à soutenir l’ensemble des intervenants de la filière céréalière, et en particulier l’Office des céréales, en assurant la mobilisation des concours financiers nécessaires aussi bien à la collecte de la récolte nationale qu’à la couverture des besoins d’importation, selon un communiqué publié par la BCT.

La finalité est de garantir la continuité de l’approvisionnement du marché national dans les meilleures conditions.

Intervenant lors d’une réunion de haut niveau avec le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Nouri, les représentants du secteur bancaire ont également renouvelé leur engagement à contribuer davantage au financement de l’économie, à renforcer l’accompagnement des PME et à soutenir les efforts visant à impulser une nouvelle dynamique d’investissement et de croissance, d’après ce communiqué.

Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur adhésion aux orientations arrêtées lors de la réunion présidée par le gouverneur, le 6 mai 2026, visant à faire du secteur bancaire un acteur plus engagé dans le financement du développement économique et social du pays.

De son côté, Nouri a réaffirmé l’engagement constant de la BCT à soutenir les orientations de l’État visant à renforcer la sécurité alimentaire du pays et à consolider la résilience du secteur agricole, pilier essentiel de l’économie nationale.

Il a, dans ce cadre, réaffirmé la pleine disponibilité de la BCT à mobiliser des ressources de liquidité, afin de garantir le financement adéquat des opérations liées à la collecte et à la commercialisation des céréales.

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Sécheresse : bonne nouvelle pour les exploitants agricoles sinistrés

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a autorisé les banques à rééchelonner les crédits des agriculteurs affectés par la sécheresse ayant touché les grandes cultures lors des campagnes agricoles 2023-2024 et 2024-2025. Cette mesure vise à soutenir les exploitants sinistrés et à limiter les répercussions de la crise sur le secteur bancaire.

Annoncée dans une note publiée le 2 juin 2026, cette décision intervient après la reconnaissance officielle de la sécheresse comme « calamité naturelle » dans plusieurs régions du pays, notamment à Siliana, au Kef et à Kasserine. Les pertes enregistrées dans certaines zones céréalières ont atteint jusqu’à 100 % des superficies cultivées.

Le dispositif concerne principalement les agriculteurs ayant bénéficié de crédits de campagne pour les grandes cultures et dont les exploitations sont situées dans les zones reconnues comme sinistrées. Pour en bénéficier cependant, les exploitants devront fournir une attestation du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) confirmant l’ampleur des dégâts subis.

Concernant les crédits éligibles, la banque des banques explique que ceux-ci pourront être restructurés sur plusieurs années (jusqu’à sept ans). Pour ce faire, les banques examineront les demandes au cas par cas, en fonction des pertes enregistrées et de la capacité de remboursement des bénéficiaires. Les crédits de campagne des années 2024 et 2025 ainsi que certaines dettes liées à la campagne 2023-2024 sont concernés. En revanche, les exploitations situées dans les périmètres irrigués sont exclues du dispositif.

La mesure prévoit également l’intervention du Fonds national de garantie pour couvrir une partie des coûts liés aux opérations de rééchelonnement des crédits éligibles.

À travers ce mécanisme, la BCT cherche à préserver la viabilité financière des exploitations agricoles tout en limitant la hausse des créances à risque dans le secteur bancaire, dans un contexte marqué par la récurrence des épisodes de sécheresse.

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Décryptage – Tunisie mai 2026 (II) – Quand les chiffres racontent davantage qu’une simple conjoncture

L’économie est souvent perçue comme un univers de statistiques macro-financières (*), de pourcentages et de tableaux réservés aux spécialistes. Pourtant, derrière chaque indicateur se cache une réalité bien concrète qui touche la vie quotidienne des citoyens. Une évolution des réserves en devises influence le prix des produits importés. Une baisse des taux d’intérêt conditionne la capacité d’une entreprise à investir ou d’une famille à accéder au crédit. Une progression des recettes touristiques soutient des milliers d’emplois dans les régions côtières comme à l’intérieur du pays.

 

Les indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie au 29 mai 2026 (**) dessinent ainsi le portrait d’une économie qui, sans être sortie de toutes ses difficultés, semble entrer progressivement dans une phase plus sereine. Cette amélioration demeure fragile et incomplète, mais elle constitue néanmoins un changement notable après plusieurs années marquées par les tensions financières, l’inflation élevée et les inquiétudes récurrentes concernant les grands équilibres macroéconomiques. Cette photographie de la conjoncture nationale prend tout son sens lorsqu’elle est replacée dans un environnement international qui, lui aussi, cherche encore son point d’équilibre.

 

Lire aussi: Décryptage – Tunisie, mai 2026 (I) : l’économie avance, la société attend

Un contexte mondial moins tendu mais toujours incertain

L’économie mondiale traverse actuellement une période de normalisation progressive. Les grandes banques centrales occidentales, après avoir mené des politiques monétaires extrêmement restrictives pour combattre l’inflation, commencent à assouplir graduellement leurs conditions financières. Cette évolution est importante pour des pays comme la Tunisie. Lorsque les taux d’intérêt internationaux diminuent, les coûts de financement des États et des entreprises tendent à se réduire. Les investisseurs deviennent également plus enclins à prendre des risques dans les économies émergentes.

Cependant, cette amélioration demeure relative. La croissance mondiale reste modérée. L’Europe, principal partenaire économique de la Tunisie, continue d’afficher des performances limitées. Les tensions géopolitiques persistent au Moyen-Orient, en mer Rouge et dans plusieurs zones stratégiques du commerce international. Les prix de l’énergie, bien qu’inférieurs aux sommets observés lors des crises précédentes, restent exposés à de fortes fluctuations. Autrement dit, le monde économique de 2026 n’est plus celui de la crise permanente, mais il n’est pas encore celui d’une prospérité pleinement retrouvée. Dans ce contexte, la capacité des économies nationales à renforcer leurs propres fondamentaux devient plus importante que jamais.

Une Banque centrale qui semble reprendre progressivement la maîtrise du jeu

Parmi les enseignements les plus encourageants des données du 29 mai figure la stabilité du marché monétaire tunisien.

Le taux directeur de la Banque centrale est désormais fixé à 7 %, contre 7,5 % un an auparavant. Le taux du marché monétaire s’établit pratiquement au même niveau, preuve que les mécanismes de transmission de la politique monétaire fonctionnent correctement.

Pour le grand public, ces chiffres peuvent paraître abstraits. Pourtant, ils sont loin de l’être. Derrière cette détente monétaire se profile la possibilité d’un accès au financement moins coûteux pour les entreprises. Cela signifie potentiellement davantage d’investissements, davantage de projets et, à terme, davantage d’emplois.

La Banque centrale semble aujourd’hui dans une situation plus confortable qu’il y a un an. Le recours au refinancement demeure important, mais les besoins du système bancaire apparaissent moins critiques. Les interventions exceptionnelles se réduisent progressivement et les banques semblent retrouver davantage d’autonomie dans leur gestion quotidienne de la liquidité.

Cette amélioration ne signifie pas que toutes les tensions ont disparu. Elle indique simplement que l’économie tunisienne est sortie de la phase la plus aiguë de stress monétaire qui avait caractérisé les années précédentes.

L’argent liquide : le révélateur silencieux des limites de la transformation économique

Un chiffre attire particulièrement l’attention : celui des billets et monnaies en circulation. Près de 29,7 milliards de dinars circulent aujourd’hui sous forme d’espèces dans l’économie tunisienne. C’est un niveau record. Cette progression impressionnante est riche d’enseignements. Elle reflète certes la croissance naturelle des besoins monétaires de l’économie, mais elle traduit également la persistance d’un phénomène plus profond : la place considérable qu’occupe encore le secteur informel.

Dans de nombreux marchés, commerces ou activités de services, les transactions en espèces continuent de dominer. Cette réalité révèle une confiance encore insuffisante dans les instruments de paiement modernes; mais aussi l’existence d’une partie de l’activité économique qui échappe aux circuits formels.

Derrière ce chiffre se cache donc l’un des grands défis structurels de la Tunisie : réussir à intégrer davantage d’activités dans l’économie organisée, améliorer l’inclusion financière et moderniser les modes de paiement. Car une économie qui fonctionne largement en espèces se prive d’une partie importante de son potentiel de financement et de productivité.

Le retour de la confiance extérieure

S’il est un domaine où les indicateurs apportent une véritable note d’optimisme, c’est celui du secteur extérieur.

Les recettes touristiques poursuivent leur progression et dépassent désormais 2,4 milliards de dinars. Ce chiffre dépasse sa simple dimension comptable. Derrière lui se trouvent les hôtels qui retrouvent des taux d’occupation satisfaisants, les restaurants qui accueillent davantage de visiteurs, les artisans qui écoulent leurs produits, les transporteurs qui travaillent davantage et les milliers de familles dont les revenus dépendent directement ou indirectement du tourisme.

La Tunisie semble ainsi récolter les fruits d’une image internationale progressivement améliorée et d’une demande touristique qui demeure soutenue malgré les incertitudes mondiales.

Plus remarquable encore est l’évolution des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Ces revenus dépassent désormais 3,4 milliards de dinars. Chaque année, des centaines de milliers de Tunisiens installés en Europe, en Amérique du Nord ou dans les pays du Golfe continuent d’envoyer une partie de leurs revenus à leurs familles.

Au-delà de leur importance économique, ces transferts constituent également une forme silencieuse de solidarité nationale. Ils soutiennent la consommation, financent l’éducation des enfants, participent à la construction de logements et alimentent l’activité économique locale dans de nombreuses régions du pays. Dans bien des cas, ils jouent un rôle que ni les marchés financiers ni les institutions internationales ne peuvent remplacer.

Des réserves de change qui offrent un précieux coussin de sécurité

Autre élément particulièrement rassurant : les réserves en devises. Avec l’équivalent de 105 jours d’importation, la Tunisie dispose aujourd’hui d’un niveau de protection extérieure supérieur à celui observé un an auparavant. Ce chiffre peut sembler technique. Pourtant, il représente en quelque sorte l’épargne de précaution du pays. Ces réserves permettent d’acheter les produits énergétiques, les médicaments, les matières premières industrielles ou les équipements dont l’économie a besoin pour fonctionner.

Elles rassurent également les investisseurs et les partenaires internationaux quant à la capacité du pays à honorer ses engagements financiers. Cette amélioration contribue naturellement à la stabilité du dinar. Face au dollar, la monnaie tunisienne affiche même une appréciation sur un an. Cette évolution est particulièrement importante dans la mesure où une grande partie des importations stratégiques est facturée en devise américaine.

Une stabilité retrouvée, mais pas encore une prospérité retrouvée

Malgré ces avancées, il serait prématuré de parler d’un véritable décollage économique. Les indicateurs montrent surtout que la Tunisie a réussi à consolider ses équilibres financiers. Or, l’histoire économique enseigne que la stabilité est une condition nécessaire du développement, mais qu’elle n’en constitue jamais la garantie. Le véritable défi commence précisément lorsque les équilibres sont rétablis.

Comment transformer cette stabilité en investissements productifs ? Comment convertir la baisse progressive des taux d’intérêt en création d’entreprises et d’emplois ? Comment mobiliser l’épargne disponible vers les secteurs à forte valeur ajoutée ? Comment faire en sorte que les performances du tourisme ou des transferts de la diaspora se traduisent par une amélioration durable du niveau de vie ?

Ces questions demeurent ouvertes.

L’heure des choix stratégiques

Les mois à venir pourraient constituer une période charnière pour l’économie tunisienne. Les signaux positifs existent. L’inflation est mieux maîtrisée. Les réserves en devises sont confortables. Les recettes extérieures progressent. Les tensions monétaires s’atténuent. Le système financier apparaît plus stable. Mais ces acquis ne produiront leurs effets que s’ils sont accompagnés d’une dynamique plus ambitieuse en matière d’investissement, de productivité et de réformes structurelles. La Tunisie dispose aujourd’hui d’une occasion rare : celle de passer d’une logique de gestion de crise à une logique de construction de l’avenir.

Les indicateurs du 29 mai 2026 ne racontent donc pas seulement l’histoire d’une économie qui résiste. Ils racontent surtout l’histoire d’un pays qui commence à retrouver une marge de manœuvre, une capacité de projection et, peut-être, une forme de confiance dans ses propres ressources.

Car au-delà des statistiques et des équilibres financiers, la véritable question reste celle-ci : comment transformer cette respiration économique retrouvée en une croissance capable d’améliorer concrètement la vie des Tunisiens ?

C’est autour de cette interrogation que se jouera, bien davantage que dans les chiffres eux-mêmes, l’avenir économique de la Tunisie au cours des prochaines années.

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(**)Références :

https://www.ins.tn/

https://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/indicateurs.jsp

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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Rapport Statistique de la Dette Extérieure de la Tunisie (2024)

Le rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie dresse un tableau contrasté de la dette extérieure à long terme du pays en 2024 : un stock en net recul, un service de la dette en forte hausse, et des transferts nets profondément négatifs. Ces dynamiques traduisent une phase de désendettement contraint, dans un contexte […]

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Les transferts des Tunisiens à l’étranger frôlent les 3 milliards de dinars à fin avril

Les revenus du travail des Tunisiens ont poursuivi leur progression au cours des premiers mois de 2026. Selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés vendredi par Banque centrale de Tunisie, les transferts cumulés ont atteint 2,9 milliards de dinars à fin avril, enregistrant une hausse de 5,2% par rapport à la même période de 2025. Les recettes touristiques et les réserves en devises affichent également une évolution positive, dans un contexte marqué par une baisse du refinancement bancaire.

Les données de la Banque centrale de Tunisie montrent que les recettes touristiques ont atteint 2 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année, contre 1,9 milliard de dinars un an auparavant, soit une progression de 4%.

Réserves en devises en hausse

Cette dynamique a contribué à l’amélioration des avoirs nets en devises, qui ont progressé de 10% sur un an. Au 7 mai 2026, les réserves dépassaient 25,1 milliards de dinars, correspondant à 103 jours d’importation, contre 22,8 milliards de dinars et 99 jours d’importation à la même période de 2025.

Dans le même temps, les services cumulés de la dette extérieure se sont établis à 2,5 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de l’année.

Les billets et monnaies en circulation ont, eux aussi, poursuivi leur augmentation. Leur volume a dépassé 28,1 milliards de dinars au 7 mai 2026, en hausse de 18,8% sur un an.

Recul du refinancement bancaire

Les transactions interbancaires affichent également une nette progression. Leur montant global est passé de 3,1 milliards de dinars au 7 mai 2025 à près de 4 milliards de dinars actuellement, soit une hausse de 28%.

À l’inverse, le volume global du refinancement a enregistré une baisse sensible. Début mai 2026, il s’établissait à 11,2 milliards de dinars, contre 13,7 milliards de dinars une année auparavant, soit un recul de 18%.

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TUNPAY : Moez Hadidane donne plus de détails

La Banque centrale de Tunisie (BCT) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de numérisation des paiements. Dans une note adressée aux banques, à l’Office national de la poste et aux établissements de paiement, l’institution a annoncé le lancement du label national unifié « TUNPAY », destiné à renforcer l’usage du paiement mobile à travers le pays.

Cette nouvelle identité visuelle, développée en coordination avecMonétique Tunisie vise à rendre les services de paiement électronique plus facilement identifiables par les citoyens et les commerçants. L’objectif affiché est double : instaurer davantage de confiance autour des paiements numériques et accélérer leur adoption à grande échelle.

Développer le paiement mobile en Tunisie

Le service s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis plusieurs années pour développer le paiement mobile en Tunisie. Déjà accessible via plusieurs banques et établissements financiers, ce système permet d’effectuer des transferts d’argent, de payer des factures ou encore de régler des achats directement depuis un smartphone, sans avoir recours à l’argent liquide.

Avec TUNPAY, la BCT cherche désormais à unifier cet écosystème sous une même bannière afin de simplifier l’expérience utilisateur et de rendre les points d’acceptation plus visibles dans les commerces et les services du quotidien.

Intervenant sur les ondes D’Express FM, l’analyste financier Moez Hadidane a expliqué que cette initiative répond principalement à une volonté de promouvoir les portefeuilles électroniques et de réduire progressivement la circulation du cash dans l’économie tunisienne.

Lire aussi : Paiement mobile : La BCT lance le label “TUNPAY” pour unifier l’écosystème

Selon lui, le système offre également des avantages pratiques aux commerçants. Ces derniers peuvent intégrer le paiement électronique de manière relativement simple grâce à un QR Code fourni par un établissement de paiement et lié à leur téléphone mobile. Le client peut ensuite effectuer son règlement directement via son smartphone, sans installation d’équipements coûteux ou complexes.

Favoriser l’inclusion financière

Au-delà de l’aspect technologique, les autorités espèrent surtout favoriser l’inclusion financière, notamment pour les personnes peu bancarisées, tout en modernisant les habitudes de paiement dans un contexte où les transactions en espèces restent largement dominantes en Tunisie.

Dans son communiqué, la BCT estime que la généralisation du label TUNPAY constitue un levier essentiel pour structurer davantage le paiement mobile et soutenir le développement des services financiers numériques à l’échelle nationale.

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La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle

La Banque centrale de Tunisie veut pousser les banques à s’impliquer davantage dans le financement de l’économie réelle, rapporte l’agence TAP. Son gouverneur, Fethi Zouhair Nouri, a annoncé, mercredi, la création d’un groupe de travail chargé de proposer, dans un délai d’un mois, une feuille de route opérationnelle.

Placée sous l’égide du Conseil bancaire et financier, cette structure devra définir des engagements concrets du secteur bancaire pour renforcer le financement de l’économie, soutenir les petites et moyennes entreprises et accompagner l’investissement productif.

Des engagements attendus des banques

L’annonce a été faite lors d’une réunion avec les premiers responsables des banques, consacrée au rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale.

Fethi Zouhair Nouri a rappelé que les banques doivent continuer à préserver leur solidité financière, mais aussi contribuer davantage au financement des entreprises, des PME et des secteurs capables de créer de l’emploi.

Il a appelé le secteur bancaire à un repositionnement stratégique, dans un contexte encore marqué par l’incertitude.

« Le secteur bancaire tunisien doit passer de la prudence à l’engagement, et de la résilience à la croissance », a-t-il déclaré.

Transformer l’épargne en investissement

Le gouverneur de la BCT a également insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre les banques, les citoyens et les entreprises, à travers une meilleure qualité de service, plus de transparence tarifaire, des procédures simplifiées et un accompagnement plus efficace des clients.

Selon lui, le principal défi consiste désormais à transformer l’épargne en investissement productif au service de la croissance.

La Banque centrale a réaffirmé sa disposition à accompagner cette dynamique, notamment à travers le développement des paiements numériques, l’innovation financière et une meilleure transmission des conditions monétaires vers l’économie réelle.

Elle assurera, en coordination avec les banques, le suivi des principaux projets évoqués lors de cette réunion.

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Paiement mobile : La BCT lance le label “TUNPAY” pour unifier l’écosystème

La Banque Centrale de Tunisie a annoncé l’instauration d’un label national unique baptisé « TUNPAY », en coordination avec la Société Monétique Tunisie. Cette initiative vise à structurer et renforcer l’écosystème du paiement mobile en Tunisie, en misant sur une identité visuelle commune et une meilleure lisibilité pour les usagers.

Selon une note adressée aux banques, à La Poste Tunisienne et aux établissements de paiement, le label « TUNPAY » a vocation à devenir un repère national. Il permettra aux utilisateurs d’identifier facilement les points d’acceptation du paiement mobile, qu’il s’agisse de commerçants, d’agences ou d’agents.

Accélérer l’adoption du paiement digital

Les émetteurs de portefeuilles mobiles — banques, Poste et établissements spécialisés — sont appelés à adopter « TUNPAY » comme identité visuelle nationale. Il devra être intégré à l’ensemble de leurs supports digitaux ainsi qu’aux points d’acceptation sur le terrain. A travers cette démarche, l’institut d’émission ambitionne de stimuler l’usage du paiement mobile à grande échelle.

A ce titre, le paysage des paiements en Tunisie a connu un basculement majeur en 2025. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, l’usage du téléphone mobile pour régler des transactions a bondi. Les paiements via téléphone mobile ont progressé de 81% en nombre d’opérations sur l’ensemble de l’année 2025, atteignant 8,4 millions de transactions pour une valeur globale de 1769 millions de dinars.

Cependant, contrairement aux pays où les paiements sans contact dominent, le paiement mobile en Tunisie repose toujours sur un système plus rudimentaire, basé sur des transactions validées par codes de confirmation SMS via Tunisie Monétique.

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La BCT lance une version actualisée du billet de 5 dinars

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé, vendredi 10 avril 2026, la mise en circulation immédiate d’un nouveau billet de cinq dinars (type 2022). Cette nouvelle émission ne bouleverse pas l’apparence générale de la coupure : elle conserve les mêmes motifs, les mêmes caractéristiques techniques et les mêmes éléments de sécurité que le billet déjà en usage. Les changements portent essentiellement sur la date d’émission et les signatures officielles.

Une actualisation discrète du billet

Selon la note adressée aux banques et à l’Office national des postes, la première modification concerne la date d’émission, désormais fixée au 25-07-2025, en remplacement du 20-03-2022, avec une impression en caractères plus visibles.

Le second changement touche aux signatures figurant sur le billet, qui deviennent celles du gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri, et du vice-gouverneur, Mourad Abdessalem.

Aucun retrait des anciens billets

La BCT insiste sur un point essentiel : les anciens billets de cinq dinars restent parfaitement valables.

Le nouveau billet circulera concurremment avec les autres billets de même dénomination et de même type déjà en circulation, tout en conservant son cours légal et son pouvoir libératoire. Aucun retrait immédiat des anciennes coupures n’est donc prévu.

Une opération classique de gestion fiduciaire

Cette émission s’inscrit dans les opérations régulières de la Banque centrale visant à renouveler les stocks fiduciaires et maintenir la qualité de la monnaie en circulation, sans modification des systèmes anti-contrefaçon.

En clair, pour le grand public, rien ne change dans l’usage quotidien du billet, si ce n’est une date plus récente et de nouvelles signatures officielles.

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Tunisie : Vers une refonte législative majeure du rôle de la BCT ?

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, mercredi, une séance consacrée à l’examen d’une version amendée de deux propositions de loi visant à modifier la loi de 2016 encadrant le statut de la Banque centrale de Tunisie. Cette audition a permis aux initiateurs du texte de détailler une réforme présentée comme une réponse à un contexte économique particulièrement contraint.

Les auteurs de la proposition ont dressé un diagnostic marqué par l’aggravation des déséquilibres macroéconomiques. Ils évoquent notamment la hausse des besoins de financement, l’augmentation du coût de l’endettement extérieur et la persistance du déficit de la balance des paiements. À cela s’ajoute, selon eux, une marge de manœuvre réduite des politiques économiques classiques.

Un manque de coordination entre politique monétaire et politique économique

Ils estiment par ailleurs que l’application de la loi actuelle a révélé plusieurs limites, dont un manque de coordination entre politique monétaire et politique économique globale, ainsi qu’une difficulté à mobiliser des ressources internes à des conditions soutenables.

Le projet de réforme propose ainsi de redéfinir le rôle de la Banque centrale en élargissant ses missions. Outre la stabilité des prix, l’institution serait appelée à soutenir la politique économique de l’État, notamment en matière de croissance et d’emploi, tout en veillant à la stabilité du système financier et du taux de change.

Parmi les mesures phares figure le renforcement de la coordination entre politique monétaire et politique budgétaire afin de réduire le coût de financement du budget et contenir l’endettement. Le texte prévoit également le développement des instruments d’intervention de la Banque centrale, notamment via l’utilisation des titres publics pour refinancer les banques.

Acquérir une partie de la dette publique

Une disposition particulièrement sensible concerne la possibilité pour la Banque centrale d’acquérir une partie de la dette publique. L’objectif affiché est de faire baisser les taux d’intérêt, actuellement situés entre 9 % et 10 %, à des niveaux proches de 1 %, afin d’alléger la charge sur les finances publiques.

Le projet inclut aussi un renforcement du rôle de supervision macroprudentielle de la Banque centrale, avec un meilleur accès aux données nécessaires à la stabilité financière, tout en respectant la législation sur la protection des données. Il propose également de mieux encadrer juridiquement les modalités de financement du Trésor, à travers des seuils stricts et des limites temporelles.

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Sur le plan institutionnel, les initiateurs du texte suggèrent un encadrement plus rigoureux du recours à l’endettement extérieur, avec un rôle accru du Parlement et une clarification des responsabilités. Ils proposent aussi de revoir les conditions de nomination et de révocation du gouverneur afin de renforcer la gouvernance.

Des mesures exceptionnelles sont également envisagées, notamment la régularisation de certaines obligations d’État utilisées comme garanties, la création d’une ligne de financement d’urgence pour les entreprises travaillant avec l’État, ainsi que le soutien au financement de la recherche scientifique.

Les besoins de financement pour 2026

Les données avancées lors des débats illustrent l’ampleur des défis : les besoins de financement pour 2026 sont estimés à 27 milliards de dinars, tandis que le service de la dette a fortement augmenté depuis 2011 pour dépasser 23 milliards de dinars aujourd’hui. Le taux d’endettement avoisine, quant à lui, les 80 % du PIB.

Les promoteurs de la réforme ont également défendu les résultats des mécanismes de financement direct adoptés récemment, affirmant qu’ils ont contribué à la stabilisation du dinar et à la baisse de l’inflation, tout en reconnaissant leur caractère temporaire.

Face à ces propositions, plusieurs députés ont exprimé des réserves. Certains ont souligné que la crise actuelle dépasse les seules questions de financement et renvoie à des faiblesses structurelles du modèle économique. D’autres ont mis en garde contre un risque de dérive inflationniste si la Banque centrale venait à financer indirectement le déficit budgétaire.

Préserver l’indépendance de la BCT

La question de l’indépendance de la Banque centrale a également été au cœur des préoccupations. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité préserver ce principe, considéré comme essentiel pour maintenir la crédibilité de la politique monétaire.

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Les échanges ont aussi porté sur les risques liés à une augmentation de la masse monétaire, à la pression sur les réserves en devises et à la concurrence entre l’État et le secteur privé pour l’accès au financement.

En réponse, les initiateurs ont assuré que leur démarche vise avant tout à améliorer la coordination des politiques économiques, sans remettre en cause l’indépendance de la Banque centrale. Ils ont insisté sur le fait que les mesures proposées reposent principalement sur une meilleure gestion de la dette plutôt que sur une création monétaire excessive.

Au terme de la séance, la Commission a qualifié ce projet de réforme de moment clé pour repenser le cadre monétaire et financier du pays. Elle a décidé de solliciter l’avis de la Banque centrale de Tunisie, ainsi que celui du Conseil de la concurrence, via le ministère du Commerce, afin d’évaluer la cohérence et les impacts du dispositif proposé.

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Importations non prioritaires : La CONECT redoute un choc sur les PME, l’emploi et la santé

La nouvelle circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur le financement des importations de produits dits « non prioritaires » suscite une vive inquiétude dans le monde des affaires. La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) a mis en garde mercredi contre des conséquences potentiellement lourdes pour les PME, les chaînes d’approvisionnement et même la santé publique, appelant à un dialogue urgent avec les autorités.

Autofinancement à 100% : les PME en première ligne

Au cœur de la controverse, la circulaire n°2026-04 publiée le 26 mars impose aux importateurs de mobiliser 100% de la valeur de leurs achats sur fonds propres, sans possibilité de concours bancaire. La CONECT estime que cette exigence risque d’exclure de facto les petites et moyennes entreprises, qui représentent plus de 97% du tissu économique tunisien, contrairement aux grands groupes mieux armés financièrement.

Selon l’organisation patronale, cette contrainte pourrait accélérer la concentration du marché entre quelques acteurs dominants, au détriment d’une concurrence saine et de l’égalité des chances entre entreprises.

Santé publique et industrie : des effets collatéraux redoutés

La CONECT s’inquiète également de la présence, sur la liste des produits concernés, de certains articles à usage dermatologique et paramédical, parfois indispensables à des patients fragiles, y compris atteints de cancer. Leur raréfaction ou leur renchérissement pourrait, selon elle, créer un risque sanitaire direct pour les populations vulnérables.

Autre alerte : plusieurs intrants industriels, comme les emballages, abrasifs, matériaux de construction ou tensioactifs utilisés dans l’hygiène, figurent aussi parmi les produits visés. Pour la CONECT, la fragilisation des petits importateurs-distributeurs pourrait désorganiser tout un maillon logistique et pénaliser la production nationale ainsi que les exportations.

Emploi, contrebande et bureaucratie : le triple risque

L’organisation patronale avertit qu’un ralentissement de l’activité dans le commerce, la logistique et les services se traduirait mécaniquement par des suppressions d’emplois, touchant en priorité les jeunes et les travailleurs précaires.

Elle redoute aussi que la raréfaction de l’offre légale alimente les circuits parallèles et la contrebande, avec à la clé des pertes de recettes fiscales et douanières. À cela s’ajoute le risque d’un goulot d’étranglement administratif, en raison de la vérification stricte des codes douaniers et de l’exigence de fiches techniques ministérielles pour certaines dérogations.

Tout en reconnaissant la nécessité de préserver les réserves en devises, la CONECT plaide pour une approche plus graduelle et incitative, articulée autour du soutien aux exportations, de la production locale et d’une meilleure cohérence avec la future réforme du Code des changes.

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La BCT temporise et maintient son taux directeur à 7% malgré un regain des tensions inflationnistes

Face à une inflation repartie légèrement à la hausse en février et à des risques externes liés à la flambée des prix de l’énergie, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de laisser son taux directeur inchangé à 7%, tout en réaffirmant sa vigilance.

La BCT a opté pour le statu quo monétaire. Réuni lundi, le Conseil d’administration de l’institution a décidé de maintenir son taux directeur à 7%, privilégiant une posture de prudence alors que le processus de désinflation marque un léger essoufflement.

Dans son communiqué, la BCT insiste sur sa disponibilité à mobiliser ses instruments si les tensions sur les prix venaient à s’accentuer, avec pour objectif de préserver la trajectoire baissière de l’inflation.

Inflation : un coup d’arrêt au reflux des prix

Après plusieurs mois de ralentissement, la désinflation a observé une pause en février 2026. Le taux d’inflation est remonté à 5%, contre 4,8 % en janvier, sous l’effet d’une nouvelle poussée des produits alimentaires frais. Ceux-ci ont progressé à un rythme annuel de 11,4%, contre 10,3% un mois plus tôt, confirmant la persistance de fortes tensions sur les prix agricoles.

En parallèle, les produits à prix administrés sont restés globalement stables, avec une inflation limitée à 0,8%, portée par le maintien du gel sur plusieurs produits stratégiques. L’inflation sous-jacente, indicateur particulièrement surveillé par la Banque centrale, a quant à elle légèrement reculé à 4,8%, contre 4,9% précédemment, signe d’une modération partielle hors éléments volatils.

Les équilibres extérieurs offrent un répit

Sur le front extérieur, les indicateurs continuent d’envoyer des signaux plus rassurants. Le déficit courant s’est nettement contracté pour revenir à 309 millions de dinars, soit 0,2% du PIB, contre 1,388 milliard de dinars un an plus tôt.

Cette amélioration s’explique notamment par la réduction du déficit commercial, allégé de 733 millions de dinars sur un an, pour s’établir autour de 2,8 milliards de dinars à fin février. La bonne tenue des recettes touristiques ainsi que la progression soutenue des transferts des Tunisiens à l’étranger ont également contribué à renforcer les comptes extérieurs.

Même tendance du côté des réserves en devises, qui se sont consolidées à 25,1 milliards de dinars, représentant 106 jours d’importation, contre 23 milliards et 101 jours un an auparavant.

Le Moyen-Orient et l’énergie, nouveaux foyers d’inquiétude

Si la situation intérieure semble relativement maîtrisée, la BCT pointe une montée des risques importés. La guerre au Moyen-Orient, accompagnée d’une flambée des prix de l’énergie et des engrais, ravive les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.

Les cours des matières premières et des principaux produits de base ont fortement rebondi en mars après plusieurs mois d’accalmie. Pour l’institution monétaire, la persistance de cette crise énergétique pourrait rapidement se diffuser aux coûts de production puis aux prix à la consommation.

La Banque centrale estime ainsi que la durée et l’intensité des tensions géopolitiques régionales seront déterminantes pour la trajectoire future de l’inflation en Tunisie, mais aussi pour les prochains arbitrages de politique monétaire.

En maintenant son taux à 7%, la BCT envoie donc un double message : ne pas freiner la stabilisation économique en cours, tout en gardant la main prête à agir si le choc externe se propage davantage aux prix domestiques.

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Tunisie : Le TMM glisse à 6,99 % en février, la détente se confirme

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) poursuit son repli et s’établit à 6,99 % en février 2026, contre 7,08 % en janvier. Les données publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT) confirment ainsi la poursuite de la détente amorcée depuis plusieurs mois. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte de stabilisation monétaire et de maîtrise progressive des tensions inflationnistes.

Une décrue graduelle depuis le pic de 2023

Le TMM avait culminé à 8,05% en mars 2023, point haut d’un cycle de resserrement monétaire. Il est ensuite redescendu à 8% entre mai et septembre 2023, avant de s’établir à 7,99% au quatrième trimestre de la même année.

Durant l’année 2024, le taux a évolué dans une fourchette relativement stable, oscillant entre 7,96% et 7,99%. La tendance baissière s’est ensuite réaffirmée au début de 2025 : 7,5% entre avril et août, puis 7,49% de septembre à décembre.

La barre des 7% est désormais franchie, marquant un nouveau palier dans l’assouplissement progressif des conditions monétaires.

Un taux directeur maintenu inchangé

Lors de sa réunion du 11 février 2026, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé de maintenir le taux directeur à 7,00%.

L’institution a réaffirmé sa priorité : consolider le processus de désinflation afin de ramener l’inflation vers sa moyenne de long terme.

La baisse continue du TMM reflète ainsi l’orientation prudente de la politique monétaire, combinant stabilité du taux directeur et ajustement graduel des conditions de liquidité sur le marché interbancaire.

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Le TMM stable à 6,99%, en mai 2026 (BCT)

Le Taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) s’est maintenu à 6,99 % en mai 2026, pour le quatrième mois consécutif, selon les données statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie.

En glissement annuel, ce taux a poursuivi sa tendance baissière observée au cours des dernières années. Il est passé de 8 % à fin mai 2023 à 7,97 % en mai 2024, puis à 7,5 % à fin mai 2025, avant de s’établir à 6,99 % actuellement, soit son niveau le plus bas depuis juin 2022.

L’évolution du TMM demeure étroitement liée à celle du taux directeur de la BCT, maintenu inchangé à 7 % depuis plusieurs mois.

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