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L’IACE et Hyundai passent à la vitesse supérieure avec deux accords stratégiques

L’Institut arabe des chefs d’entreprise et Hyundai annoncent la signature de deux conventions de partenariat marquant une nouvelle étape dans leur collaboration au service de l’écosystème entrepreneurial tunisien.

La première convention porte sur le renouvellement du partenariat entre Hyundai et les Journées de l’Entreprise 2026, organisées par l’IACE, à l’occasion de la 40ᵉ édition de ce rendez-vous économique majeur en Tunisie.

À travers ce renouvellement, Hyundai réaffirme son engagement aux côtés de l’IACE et son attachement aux Journées de l’Entreprise, devenues au fil des années une plateforme incontournable de dialogue et d’échange entre dirigeants d’entreprise, décideurs économiques et acteurs publics.

La seconde convention vient renforcer et élargir le cadre de coopération entre les deux partenaires à travers la mise en place d’offres et de conditions préférentielles sur les véhicules Hyundai au profit des membres de l’IACE.

Cette initiative illustre la volonté commune de rapprocher davantage le partenariat des attentes concrètes de la communauté entrepreneuriale, dans un contexte économique marqué par de profondes mutations et de nouveaux enjeux de compétitivité, de mobilité et d’investissement.

À travers ces deux conventions, Hyundai et l’IACE réaffirment leurs ambitions communes de soutenir les dynamiques entrepreneuriales, de favoriser les échanges entre acteurs économiques et de contribuer au renforcement d’un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et au développement de l’entreprise tunisienne.

D’après communiqué

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IACE-Hyundai : Deux nouvelles conventions pour soutenir l’écosystème entrepreneurial tunisien


L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) et Hyundai Tunisie ont franchi une nouvelle étape dans leur collaboration en signant deux conventions de partenariat destinées à renforcer leur contribution au développement de l’écosystème entrepreneurial tunisien. L’une concerne les Journées de l’Entreprise 2026, l’autre prévoit des avantages exclusifs pour les membres de l’organisation patronale.

Ces accords visent à consolider les liens entre les deux partenaires tout en apportant de nouvelles opportunités aux chefs d’entreprise et aux acteurs économiques.

Hyundai renouvelle son soutien aux Journées de l’Entreprise 2026

La première convention porte sur le renouvellement du partenariat entre Hyundai et les Journées de l’Entreprise 2026, organisées par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.

Cette édition revêt un caractère particulier puisqu’elle marquera la 40e édition de ce rendez-vous économique devenu au fil des années l’un des principaux espaces de dialogue entre dirigeants d’entreprise, responsables économiques et décideurs publics en Tunisie.

À travers cet engagement, Hyundai réaffirme son soutien à cet événement qui constitue une plateforme d’échanges et de réflexion autour des enjeux économiques et du développement de l’entreprise.

Des avantages dédiés aux membres de l’IACE

La seconde convention élargit le cadre de coopération entre les deux institutions. Elle prévoit la mise en place d’offres et de conditions préférentielles sur les véhicules Hyundai au profit des membres de l’IACE.

Selon les signataires, cette initiative répond aux attentes de la communauté entrepreneuriale dans un contexte marqué par de nouvelles exigences en matière de compétitivité, de mobilité et d’investissement.

Une ambition commune pour l’entreprise tunisienne

À travers ces deux accords, l’IACE et Hyundai affichent leur volonté de soutenir davantage les dynamiques entrepreneuriales et de favoriser les échanges entre les différents acteurs économiques.

Les deux partenaires soulignent également leur ambition de contribuer à l’amélioration du climat des affaires en encourageant l’investissement, l’innovation et le développement de l’entreprise tunisienne.

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Depuis 2020, la Tunisie connaît son potentiel africain… sans réussir à le capter

La Tunisie dispose d’un potentiel d’exportation vers l’Afrique estimé à 2,28 milliards de dollars, réparti sur 36 pays. Des chiffres présentés cette semaine à Tunis lors d’une table ronde sur la diversification des exportations, et relayés par TAP. Présentés dans le cadre du projet « Qawafel », ces travaux s’appuient notamment sur les recherches de l’économiste Leïla Baghdadi sur le commerce intra-africain. Mais au-delà de leur ampleur, ils confirment surtout une réalité ancienne : ce potentiel est identifié depuis plusieurs années, sans se traduire par une présence tunisienne à la hauteur.

Un même diagnostic, six ans plus tard

Ce constat n’a rien de nouveau. Dès 2020, des travaux fondés sur l’outil Trade-DSM évoquaient déjà un potentiel comparable, autour de 2,2 milliards de dollars. Cette analyse a d’ailleurs fait l’objet de travaux académiques approfondis, confirmant la solidité scientifique de ces projections. Les secteurs alors mis en avant étaient déjà les mêmes : machines électriques, textile et habillement, agroalimentaire, pièces automobiles.

Un détail renforce cette continuité : la même chercheuse, déjà à l’origine de ces analyses, figure également parmi les références des travaux présentés en 2026. Les chiffres ont été actualisés, les marchés élargis, mais le cœur du diagnostic reste inchangé : plus de 95% des opportunités concernent des pays où la Tunisie est peu présente, voire absente.

Des opportunités connues, une exécution toujours fragile

Dans les faits, l’Afrique reste un débouché limité pour les exportations tunisiennes, largement orientées vers l’Europe. La géographie des opportunités confirme pourtant le potentiel : 53% en Afrique du Nord, avec des relais en Afrique de l’Ouest, de l’Est et centrale.

Les freins sont connus : coûts logistiques élevés, barrières commerciales, fragmentation des marchés, faiblesse des réseaux et de l’accompagnement. Mais au-delà de ces contraintes, une difficulté persiste : transformer des opportunités identifiées en stratégie d’expansion concrète.

Pendant ce temps, le Maroc et l’Égypte passent à l’offensive

La stagnation tunisienne contraste avec les stratégies déployées par ses voisins. Le Maroc, par exemple, a structuré sa présence autour d’un triptyque efficace : logistique, industrie et finance. Le hub de Tanger Med, combiné à l’expansion du groupe Attijariwafa bank, présent dans 26 pays dont une quinzaine sur le continent, sert de levier à l’internationalisation de ses entreprises avec un réseau de plus de 5 900 agences.

De son côté, l’Égypte a accéléré son ancrage continental. Ses exportations non pétrolières ont progressé de manière significative en 2025, portées notamment par le textile et l’agroalimentaire, avec une orientation assumée vers les marchés africains, en particulier ceux du COMESA.

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Tunisie : Le surendettement des ménages franchit un seuil critique à plus de 32 milliards de dinars

Le niveau d’endettement des ménages tunisiens atteint un niveau alarmant. Selon une analyse de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises, l’encours global de la dette a dépassé 32 milliards de dinars en 2024. Dans un contexte d’inflation persistante et de stagnation des revenus, cette dynamique fait peser un risque croissant sur la stabilité sociale et économique.

Une dette dominée par la consommation et portée par les banques

L’encours total de la dette des ménages s’est établi à 32,162 milliards de dinars, dont 91,4% proviennent des banques et 8,6% des institutions de microfinance. La structure de cet endettement révèle une forte dépendance aux crédits de consommation, qui représentent 59,7% des prêts bancaires, contre 40,3% pour les crédits au logement.

Selon l’IACE, cette configuration traduit un recours au crédit davantage dicté par des besoins de subsistance ou de statut social que par une réelle capacité de remboursement, augmentant ainsi le risque d’insolvabilité à chaque nouvel emprunt.

Un déséquilibre inquiétant entre revenus et dette

L’analyse met en lumière un décalage structurel préoccupant. Entre 2014 et 2024, le revenu disponible brut moyen par habitant n’a progressé que de 3,7%, passant de 1512 à 1568 dinars. À l’inverse, la dette moyenne par habitant a bondi de 65,9%, atteignant 2686 dinars.

Ce déséquilibre a fait grimper le taux de fragilité budgétaire à environ 171%, bien au-delà du seuil de viabilité international fixé à 40%. Cet indicateur, qui mesure le rapport entre la dette et le revenu, reflète une saturation du recours au crédit à l’échelle nationale.

Inflation, chômage : les moteurs d’une crise systémique

Pour l’IACE, le surendettement des ménages ne relève plus d’une simple dérive individuelle, mais d’une crise systémique. L’inflation alimentaire, en hausse de 21,2% entre 2021 et 2023, a contraint les ménages à consacrer plus de 40% de leur budget à l’alimentation, contre 30,1% auparavant.

Dans un environnement marqué par un chômage élevé et une stagnation des revenus réels, les ménages sont poussés vers des stratégies d’endettement de survie, même lorsque leur capacité de remboursement est déjà dépassée.

Un ralentissement du crédit révélateur d’une saturation

Malgré la gravité de la situation, la croissance de la dette ralentit. Elle n’a progressé que de 2,3% en 2024, contre 3,1% en 2023 et 4,8% en 2022. Ce ralentissement s’explique notamment par la quasi-stagnation des crédits immobiliers (+0,8%).

Ce double phénomène traduit à la fois une saturation des ménages, déjà fortement endettés, et un durcissement des conditions d’octroi de crédit par les banques, soucieuses de limiter les risques de défaut dans un contexte économique incertain.

Vers une réponse nationale structurée

Face à ce constat, l’IACE plaide pour une réponse globale et structurée. L’institut recommande notamment la mise en place d’un observatoire national du surendettement, afin de mieux mesurer et anticiper le phénomène.

Parmi les pistes avancées figurent également l’encadrement du crédit via un plafonnement du ratio dette/revenu (40% pour la consommation, 50% pour l’immobilier), l’adoption d’une loi de rétablissement personnel pour les ménages en difficulté, ainsi que le renforcement de l’éducation financière dès le plus jeune âge.

Cette alerte intervient dans un contexte de dégradation continue du pouvoir d’achat en Tunisie. La combinaison d’une inflation élevée, d’un chômage persistant et de revenus stagnants alimente une spirale d’endettement qui menace de se transformer en crise sociale durable si aucune réponse structurelle n’est engagée.

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