Lese-Ansicht

Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

Réunie en commission administrative nationale, l’Union générale tunisienne du travail a dressé un constat de la situation économique et sociale du pays. La centrale syndicale appelle à une révision des politiques publiques, dénonce la dégradation des services publics et met en garde contre l’affaiblissement du dialogue social.

L’UGTT durcit son discours face aux choix économiques et sociaux actuels. Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de la réunion de sa commission administrative nationale, la centrale syndicale a appelé à une réorientation des politiques publiques afin de soutenir la production, l’emploi et le pouvoir d’achat, tout en renforçant la protection des entreprises publiques.

Diagnostic de la situation sociale

L’organisation syndicale estime que les services publics connaissent une détérioration préoccupante, particulièrement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du transport.

Selon l’UGTT, cette situation s’accompagne d’une érosion continue du pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des ménages en général. La centrale attribue cette réalité à la hausse des prix, à la persistance des pratiques spéculatives ainsi qu’à l’insuffisance des mécanismes de protection des consommateurs.

A travers ce constat, l’organisation remet au premier plan ses revendications traditionnelles en faveur de la justice fiscale et sociale et d’un rôle plus actif de l’État dans la régulation économique.

Le dialogue social au cœur des préoccupations

L’un des principaux messages adressés par l’UGTT concerne le respect des engagements conclus entre les partenaires sociaux.

La centrale syndicale accuse le gouvernement et certains employeurs de ne pas appliquer plusieurs accords sectoriels, régionaux et collectifs. Elle considère que cette situation fragilise la crédibilité du dialogue social et risque de vider les accords signés de leur portée réelle.

L’organisation met également en garde contre toute remise en cause du principe de négociation, qu’elle considère comme un mécanisme essentiel de régulation des relations professionnelles et de prévention des conflits sociaux.

Soutien aux revendications salariales

Dans ce contexte, l’UGTT a renouvelé son soutien à la grève sectorielle annoncée dans les banques. Le syndicat conteste l’exclusion des employés du secteur bancaire des augmentations salariales relatives à l’année 2025 et appelle à une reprise des discussions.

La centrale plaide également pour l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations dans le secteur privé afin d’examiner les revendications salariales des travailleurs pour la même période.

Ces positions confirment que la question du pouvoir d’achat demeure au centre des priorités syndicales, dans un contexte où les revendications liées aux salaires continuent de mobiliser plusieurs secteurs.

L’UGTT réaffirme son attachement à son indépendance

Au-delà des revendications économiques et sociales, le communiqué réaffirme l’attachement de l’UGTT à son indépendance et à son rôle national. La centrale dénonce également les pressions et les licenciements qu’elle estime motivés par l’activité syndicale de certains travailleurs dans les secteurs public et privé.

Enfin, l’organisation affirme sa détermination à défendre les droits sociaux et les acquis des travailleurs, tout en se déclarant prête à utiliser l’ensemble des moyens d’action prévus par la loi pour faire face à ce qu’elle considère comme des atteintes aux droits sociaux.

Lire aussi :

L’article Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement est apparu en premier sur webdo.

  •  

Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève

Le secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance s’apprête à connaître un important mouvement social. La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé l’organisation d’une grève sectorielle de trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2026. Et ce, pour protester contre le blocage des négociations sociales et l’absence d’accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs responsables syndicaux et représentants des structures professionnelles du secteur. Cette rencontre a permis d’exposer les raisons de cette escalade. Tout en dressant un état des lieux de la situation sociale au sein des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance.

Selon les responsables syndicaux, le recours à la grève n’était pas envisagé dans un premier temps. Ils affirment avoir privilégié le dialogue et les négociations durant plusieurs mois; avant d’opter pour cette forme de mobilisation. La fédération estime toutefois que le processus de négociation a été marqué par des retards répétés et une absence d’avancées concrètes. Malgré l’expiration des délais habituellement retenus pour la conclusion des accords salariaux périodiques.

A cet égard, les représentants des salariés soulignent que les employés du secteur attendent toujours la finalisation d’un accord portant sur les augmentations de salaires pour l’année 2025. Ils mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie pour justifier leurs revendications.

De son côté, la direction syndicale du secteur considère également que les discussions menées ces derniers mois ont connu une phase de blocage. Tout en estimant que la partie patronale n’a pas présenté de propositions répondant aux attentes des agents et des cadres. Face à cette situation, les structures syndicales ont donc décidé de durcir leur position. Et pour ce faire de recourir à la grève, afin de défendre les droits professionnels et sociaux de leurs adhérents.

Au final, ce mouvement pourrait avoir des répercussions importantes sur l’activité bancaire et financière du pays durant les trois journées annoncées. Alors que les regards se tournent désormais vers une éventuelle reprise du dialogue entre les différentes parties, afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

L’article Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

5000 logements pour 20.000 habitants : la SNIT lance un vaste projet résidentiel à La Manouba

La SNIT a officiellement donné le coup d’envoi du projet « El Agba 2 », dans le gouvernorat de La Manouba. Présenté comme l’un des plus importants programmes résidentiels pilotes du pays, ce chantier marque une rupture avec les schémas classiques de construction en intégrant des standards de durabilité, d’efficacité urbaine et d’adaptation aux défis climatiques.

Ce projet constitue la pierre angulaire de l’initiative « Jadid », dédiée à une promotion immobilière durable dans le cadre du programme d’ONU-Habitat en Tunisie. Il a d’ailleurs été au centre d’un atelier de travail réunissant la SNIT et les équipes onusiennes afin d’examiner ses retombées techniques, économiques et environnementales.

Un quartier modèle pensé pour la résilience climatique

Le programme « El Agba 2 » prévoit la réalisation de près de 5000 logements au profit de 20.000 habitants. Selon le PDG de la SNIT, Fehmi Kamoun, le projet repose sur une logique de résilience environnementale, notamment à travers la valorisation de la consommation d’eau comme ressource stratégique à préserver.

L’infrastructure sera également conçue pour réduire les risques d’inondation et de stress hydrique, un enjeu majeur dans le contexte climatique actuel. L’objectif est de proposer un nouveau modèle d’urbanisme capable de répondre simultanément aux impératifs sociaux, environnementaux et économiques.

Cette orientation s’inscrit aussi dans la volonté de la société publique de retrouver pleinement son rôle social : offrir des logements décents à des prix compatibles avec la situation des familles tunisiennes à revenu faible ou moyen.

Une réponse à la crise d’accès au logement

Malgré un parc immobilier national estimé à 4,2 millions de logements pour 3,4 millions de ménages, la Tunisie continue de faire face à une crise d’accessibilité au logement. Le problème ne réside plus uniquement dans le volume, mais dans la capacité réelle des familles à acquérir ou financer un bien, en raison de la flambée des prix des matériaux, du coût de la main-d’œuvre et du crédit bancaire.

Cette pression est accentuée par la concentration démographique sur le littoral, où se regroupent près des deux tiers de la population et 80 % de l’activité économique.

Pour y répondre, l’État a renforcé depuis 2025 plusieurs mécanismes : cession de terrains publics à prix symbolique, baisse de la TVA sur certains logements, élargissement du programme du premier logement et nouveaux dispositifs de financement.

Vers 5000 nouveaux logements dans le plan 2026-2030

Dans le cadre du plan de développement 2026-2030, les autorités ont déjà engagé la première tranche d’un programme national portant sur 5000 logements, pour un coût avoisinant 750 millions de dinars.

La première phase prévoit 1213 logements répartis sur 11 gouvernorats, avec une enveloppe d’environ 212 millions de dinars. Cette stratégie s’accompagne d’autres réformes : développement du leasing immobilier, vente échelonnée, activation des garanties de prêts pour les revenus irréguliers et mise à jour des mécanismes de régularisation des anciens lotissements.

À travers El Agba 2, la Tunisie cherche ainsi à poser les bases d’un nouveau modèle d’habitat social durable, conciliant justice sociale, maîtrise des coûts et adaptation aux transformations climatiques.

L’article 5000 logements pour 20.000 habitants : la SNIT lance un vaste projet résidentiel à La Manouba est apparu en premier sur webdo.

  •  

POESAM 2026 : Orange ouvre les candidatures jusqu’au 10 mai pour les entrepreneurs à impact

Orange donne le coup d’envoi de la 16ᵉ édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM), un concours devenu au fil des années un véritable label de l’innovation à impact. La plateforme officielle de candidature pour l’édition 2026 est d’ores et déjà ouverte, avec une date limite fixée au 10 mai 2026.

Depuis son lancement en 2011, le POESAM récompense dans les 17 pays du footprint Orange, dont la Tunisie, des projets technologiques capables d’apporter des réponses concrètes à des enjeux sociaux et environnementaux majeurs : santé, éducation, agriculture, inclusion numérique ou développement durable.

Un concours ouvert aux start-up, étudiants et entrepreneurs

Le prix s’adresse aux étudiants, salariés et entrepreneurs âgés de plus de 21 ans, porteurs d’un projet créé depuis moins de cinq ans et ayant déjà atteint le stade du prototype ou de l’expérimentation.

L’objectif affiché par Orange Tunisie est de détecter et d’accompagner les initiatives numériques à fort potentiel de transformation sociale, en leur offrant visibilité, mentorat et soutien financier.

Le concours se déroule en deux phases complémentaires :

  • Phase nationale : une finale tunisienne désignera quatre lauréats, dont le Prix Féminin National, lancé avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement en Tunisie et le financement du Canada.
  • Phase internationale : les lauréats tunisiens rejoindront la grande finale régionale face aux candidats des 16 autres pays d’Afrique et du Moyen-Orient, avec quatre prix internationaux à la clé, dont le Prix Féminin International.

Jusqu’à 25.000 euros à remporter

Au-delà de la reconnaissance, le POESAM représente un véritable tremplin pour les entrepreneurs engagés, avec des dotations pouvant atteindre l’équivalent de 25 000 euros pour les meilleurs projets.

La plateforme officielle permet de déposer directement les dossiers : Déposer sa candidature au POESAM 2026.

Les candidats ont donc jusqu’au 10 mai pour tenter leur chance et porter leur innovation sur la scène régionale et internationale. Pour toute information complémentaire, Orange met également à disposition l’adresse de contact support.poesam@orange.com via la plateforme officielle.

Dans un écosystème tunisien de start-up en pleine structuration, cette 16ᵉ édition pourrait une nouvelle fois servir de rampe de lancement à des projets capables de conjuguer technologie, impact et ambition internationale.

L’article POESAM 2026 : Orange ouvre les candidatures jusqu’au 10 mai pour les entrepreneurs à impact est apparu en premier sur webdo.

  •  

Des élus au parlement veulent instaurer un système national de « tourisme social »

A l’ARP, un groupe de parlementaires a proposé une initiative visant à instaurer un système national de tourisme social.

La Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a tenu une séance aujourd’hui consacrée à l’audition des porteurs de plusieurs initiatives législatives. Parmi elles, une proposition de mise en place d’un système national de tourisme social.

Les concernés ont expliqué que la hausse des prix des appartements et des chambres d’hôtel dans les zones touristiques a contribué au recul des indicateurs du tourisme intérieur, devenu difficilement accessible pour les personnes à revenus faibles ou moyens. Ils estiment donc nécessaire d’intervenir pour obliger les établissements touristiques à assumer leur responsabilité sociale, notamment en consacrant une partie de leurs services à ces catégories.

30% de la capacité pour les catégories défavorisées

Lors du débat, les députés ont estimé que, malgré la dimension sociale et humaine évidente de la proposition de loi, son adoption se heurterait à plusieurs obstacles juridiques et pratiques. Ils ont notamment jugé irréaliste et excessif d’imposer aux établissements touristiques privés de réserver au moins 30 % de leur capacité d’hébergement et de services aux catégories défavorisées et à revenus limités.

Ils ont souligné que le tourisme social, en tant qu’expérience nouvelle dans le pays, devrait être introduit progressivement avec une évaluation régulière de ses résultats. Dans ce cadre, ils ont proposé que l’adhésion au programme de tourisme social soit volontaire, en contrepartie d’incitations financières et fiscales pour les établissements concernés.

En réponse aux interventions des députés, les représentants des initiateurs ont précisé que le taux de 30 % n’est qu’une proposition susceptible d’être révisée par la commission, tout comme les dispositions techniques du projet, qui devraient néanmoins comporter un minimum d’obligations pour garantir son application.

L’article Des élus au parlement veulent instaurer un système national de « tourisme social » est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

  •  
❌