Lese-Ansicht

Le tabac cause 13 000 morts par an en Tunisie

Le tabagisme est responsable de plus de 13 200 décès par an en Tunisie, soit près d’un décès sur cinq au niveau national. Environ la moitié des décès liés au tabac surviennent chez les moins de 70 ans.

Ce constat alarmant a été dressé à Tunis par des médecins et des experts tunisiens, algériens et libyens, réunis pour la première édition du forum «Tabagisme au Maghreb : débats sur un défi commun», organisé par la plateforme tunisienne Med.tn. Au cœur des discussions : la nécessité d’élaborer une réponse régionale à cette addiction qui, selon les spécialistes, reste très répandue dans les pays du Maghreb, touchant particulièrement la population masculine et de plus en plus les adolescents et les jeunes adultes dès leur plus jeune âge.

En Tunisie, le cardiologue Dhaker Lahidheb a souligné, dans une déclaration à Diwan FM, que près d’un homme adulte sur deux fume, soulignant que plus de la moitié des patients souffrant d’infarctus aigus dans le pays sont des fumeurs, insistant sur l’impact du tabac sur les maladies cardiovasculaires et la nécessité d’élargir l’accès aux programmes de sevrage tabagique, notamment aux substituts nicotiniques tels que les patchs et les gommes à mâcher.

Les données présentées lors du forum sont conformes au modèle d’investissement pour la lutte antitabac élaboré par le ministère tunisien de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et le Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

Selon une étude publiée en 2021 à partir des données disponibles, le tabac est responsable de plus de 13 200 décès par an en Tunisie, dont 49 % surviennent avant l’âge de 70 ans, tandis que 18 % des décès sont liés au tabagisme passif.

Un coût économique important

Le coût économique estimé pour la seule année 2019 s’élevait à environ deux milliards de dinars tunisiens (600 millions d’euros), soit 1,8 % du produit intérieur brut : 146 millions de dinars pour les dépenses de santé et environ 1,9 milliard de dinars pour les pertes de productivité dues aux décès prématurés, aux maladies et aux arrêts de travail.

Au cours du forum, l’épidémiologiste algérienne Souad Bouaoud a insisté sur la prévention, soulignant la priorité d’empêcher les mineurs de fumer leur première cigarette. Parmi les outils suggérés figuraient un renforcement de l’application des réglementations existantes, une taxation plus dissuasive et des contrôles plus efficaces sur la vente de produits contenant de la nicotine aux jeunes.

Le pneumologue libyen Hachem Belkhir a proposé la création d’une association maghrébine spécialisée dans la lutte contre le tabagisme, chargée d’élaborer des stratégies communes entre les pays de la région et de promouvoir la coordination en matière de collecte de données, de prévention et de recherche.

Selon Diwan FM, M. Belkhir a également évoqué la possibilité d’utiliser des outils d’analyse avancés, notamment l’intelligence artificielle, pour élaborer des politiques plus ciblées.

La discussion a également abordé la question des produits alternatifs aux cigarettes traditionnelles, notamment les cigarettes électroniques. Certains intervenants ont préconisé d’explorer des approches de réduction des risques pour les fumeurs adultes incapables d’arrêter de fumer. D’autres ont appelé à la prudence, soulignant que les données sur les effets à long terme des nouveaux produits restent incomplètes. L’OMS considère les cigarettes électroniques et les dispositifs à base de nicotine comme nocifs pour la santé et non sans risques, notamment pour les adolescents et les jeunes adultes.

Les experts ont enfin mis en avant la coopération entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye comme un outil indispensable pour lutter contre ce phénomène qui dépasse les frontières nationales : campagnes coordonnées, échange de données sanitaires, renforcement du soutien aux services d’aide à l’arrêt du tabac et politiques fiscales permettant de limiter le recours aux circuits parallèles et à la contrefaçon.

Selon le modèle OMS-Pnud, une mise en œuvre renforcée des mesures prévues par la Convention-cadre pour la lutte antitabac pourrait prévenir plus de 55 500 décès en Tunisie au cours des quinze prochaines années et générer des bénéfices économiques estimés à 5,7 milliards de dinars (1,7 million d’euros).

I. B.

L’article Le tabac cause 13 000 morts par an en Tunisie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tourisme des barrages : Une tendance qui inquiète en Tunisie ?

Depuis quelques mois, une nouvelle pratique attire de plus en plus de Tunisiens : le tourisme des barrages. Ces vastes retenues d’eau, initialement conçues pour l’irrigation, l’alimentation en eau potable et la régulation des ressources hydriques, sont devenues des destinations de détente improvisées, particulièrement en période de printemps. Dans plusieurs régions du pays, familles et jeunes s’y rendent pour pique-niquer, profiter du paysage ou pour une baignade improvisée.

Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la recherche d’espaces naturels accessibles à proximité des zones urbaines. Les barrages offrent un cadre perçu comme calme, verdoyant et éloigné de la pression des plages surpeuplées en été. Ensuite, l’essor des réseaux sociaux a largement contribué à la popularisation de ces lieux, transformés en décors de photos et de sorties dominicales. Enfin, le manque d’alternatives de loisirs abordables pousse de nombreux jeunes à investir ces espaces publics non aménagés.

De sérieuses inquiétudes

Mais cette tendance soulève de sérieuses inquiétudes. Les barrages ne sont pas des zones deloisir sécurisées. L’absence de surveillance, la profondeur irrégulière de l’eau, la vase et les courants imprévisibles rendent ces lieux particulièrement dangereux. Les cas de noyade y sont régulièrement signalés, touchant souvent des adolescents et de jeunes adultes. Les autorités et les services de protection civile rappellent d’ailleurs que ces plans d’eau ne sont pas conçus pour la baignade et que le risque d’accident y est élevé.

Lire aussi : Barrages : Jendouba atteint le plein après des pluies exceptionnelles

Au-delà de la sécurité, des enjeux environnementaux importants se posent également. La fréquentation non encadrée des barrages entraîne des dépôts de déchets, une dégradation des berges et une perturbation des écosystèmes locaux. Dans un contexte de stress hydrique marqué en Tunisie, où les barrages jouent un rôle vital dans la gestion de l’eau, leur préservation devient un enjeu stratégique.

Un paradoxe ?

Entre attraction touristique spontanée et danger réel, le tourisme des barrages illustre ainsi un paradoxe : celui d’espaces essentiels à la sécurité hydrique du pays, transformés en lieux de loisirs sans encadrement suffisant. Une situation qui appelle à la sensibilisation, mais aussi à une réflexion plus large sur l’aménagement de ces sites et la gestion des comportements à risque.

L’article Tourisme des barrages : Une tendance qui inquiète en Tunisie ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie : Un nouveau barrage de grande capacité bientôt exploitable

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a appelé à accélérer le rythme de réalisation du barrage de Mallegue 2, dont les travaux ont atteint environ 90 %, lors d’une visite effectuée jeudi dans le gouvernorat du Kef.

Cette infrastructure stratégique, dont la mise en exploitation est fixée au 15 septembre 2026, est appelée à jouer un rôle central dans le renforcement de la sécurité hydrique du pays. Avec une capacité de stockage estimée à près de 200 millions de mètres cubes, le barrage est présenté comme un levier majeur pour améliorer la disponibilité des ressources en eau, dans un contexte marqué par la pression croissante sur les réserves hydriques en Tunisie.

Sur le terrain, le ministre a insisté sur la nécessité de respecter les délais contractuels, soulignant que l’achèvement du projet doit permettre de capter les eaux de la prochaine saison des pluies et de lancer rapidement le remplissage de la retenue.

Nécessité de respecter les délais contractuels

Le barrage supérieur de Mellègue est considéré comme l’un des grands projets dans la région, après ceux de Mellègue 1.  Le coût de son édifice est estimé à 276 millions de dinars. Ce projet, qui va remplacer l’ancien barrage à Mellègue-Nebeur, permettra le stockage de 195 millions de m3 d’eau. 

Il permettra, également, de favoriser la création de nouvelles zones d’irrigation d’une superficie de 13 mille hectares dans les délégations de Sakiet Sidi Youssef, Trouif et Kef ouest. et de protéger les villes de Jendouba, Bousselem et celles situées près du bassin d’oued Mejderda, des inondations.

La visite a également été l’occasion de suivre l’avancement du projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de la ville du Kef et de ses environs. Ce programme vise à renforcer les ressources disponibles grâce au raccordement de forages profonds situés dans la zone de Bir Ennakhla – Blad Chaan.

Le projet, dont le coût global est estimé à environ 24 millions de dinars, comprend la pose de quelque 25 kilomètres de conduites, l’installation d’équipements électromécaniques, l’électrification des forages, ainsi que la réalisation de réservoirs, d’ouvrages hydrauliques et de transformateurs électriques. L’objectif affiché est d’améliorer la continuité de la distribution et la qualité du service de l’eau potable pour les habitants de la région.

Préparatifs de la campagne de collecte des céréales

Dans le même cadre, le ministre s’est intéressé aux préparatifs de la campagne de collecte des céréales, en examinant la disponibilité de plusieurs centres de stockage destinés à accueillir la récolte dans le gouvernorat du Kef.

Enfin, lors de son passage à l’École supérieure d’agriculture du Kef, il a mis en avant la nécessité de renforcer les liens entre la formation académique et les réalités du terrain. Il a appelé à une meilleure exploitation des terres domaniales à des fins de recherche appliquée, ainsi qu’à l’intégration accrue de l’agriculture intelligente dans les cursus et les projets de fin d’études, afin d’accompagner les mutations technologiques du secteur agricole.

L’article Tunisie : Un nouveau barrage de grande capacité bientôt exploitable est apparu en premier sur webdo.

  •  

Barrages tunisiens : Un taux de remplissage en nette progression grâce aux précipitations

Abdallah Rabhi,  ancien secrétaire d’État à l’Agriculture, a indiqué ce vendredi que l’activation des sirènes d’alerte au niveau du barrage de Beni Mtir a précédé une opération de délestage des eaux stockées. Cette manœuvre visait à réduire la pression sur l’ouvrage après la montée rapide du niveau, conséquence directe des fortes pluies enregistrées ces derniers jours.

Selon ses explications sur les ondes d’Express FM, une partie des volumes excédentaires a été redirigée vers le barrage de Bouhertma, qui dispose encore d’une marge de stockage. Ce transfert s’inscrit dans un système hydraulique interconnecté reliant notamment ce barrage au barrage de Sidi Salem via l’oued Medjerda, permettant une meilleure répartition des ressources en eau à l’échelle nationale.

Un dispositif préventif

Le déclenchement des sirènes relève d’un dispositif préventif destiné à alerter les populations installées à proximité des oueds, afin de les inciter à la vigilance et à éviter les zones à risque.

Par ailleurs, Rabhi a souligné que des commissions techniques, mobilisant l’ensemble des intervenants du secteur, assurent un suivi permanent de la situation afin d’anticiper tout danger d’inondation.

Lire aussi : Barrages : Jendouba atteint le plein après des pluies exceptionnelles

Sur le plan global, le taux de remplissage des barrages en Tunisie atteint actuellement près de 67 %, avec des écarts régionaux marqués. Plusieurs retenues dans le gouvernorat de Jendouba frôlent la saturation, tandis que le barrage de Bouhertma conserve une capacité d’absorption pour d’éventuels apports supplémentaires.

Rappelons que selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), il se situait autour de 36,5 % à la mi-avril 2025, avec environ 865 millions de m³ stockés dans l’ensemble du réseau des barrages.

Barrage de Sidi Salem

Quant au barrage de Sidi Salem, le plus important du pays avec une capacité d’environ 643 millions de mètres cubes, il affiche un taux de remplissage supérieur à 60 %, laissant encore une marge pour accueillir de nouvelles quantités d’eau.

Rabhi a insisté sur l’efficacité du système interconnecté des barrages tunisiens, qui favorise une gestion rationnelle des ressources hydriques et limite les pertes. Il a également appelé à une utilisation plus responsable de l’eau, tout en relevant l’impact favorable des récentes précipitations sur les terres agricoles et les grandes cultures.

L’article Barrages tunisiens : Un taux de remplissage en nette progression grâce aux précipitations est apparu en premier sur webdo.

  •  

Édito – Arbitrage tunisien : L’absence au Mondial n’est pas un accident, c’est un symptôme

L’absence de l’arbitrage tunisien à la Coupe du monde 2026 n’a rien d’une surprise. Elle ressemble plutôt à l’aboutissement logique d’un décrochage progressif, longtemps masqué par le prestige historique du sifflet tunisien. Pendant que d’autres nations africaines – Maroc, Algérie, Égypte, Mauritanie, Libye – ont réussi à placer des officiels sur la liste FIFA, la Tunisie reste hors du radar mondial.

Le vrai sujet n’est donc pas la non-sélection en elle-même. La vraie question est : comment un pays qui a longtemps compté dans la hiérarchie arbitrale africaine a-t-il perdu autant de terrain ?

Le déficit de visibilité au très haut niveau

La FIFA ne choisit pas uniquement sur la réputation d’un pays. Elle sélectionne des profils qui enchaînent les grands rendez-vous : Ligue des champions CAF, CAN, Coupe du monde des clubs, compétitions olympiques, tournois FIFA jeunes, missions VAR sur des matchs à forte pression.

Or, ces dernières années, les arbitres tunisiens ont souffert d’un manque de présence continue sur les affiches majeures. La liste internationale 2026 de la Tunisie existe bien, avec plusieurs arbitres centraux et assistants reconnus au niveau CAF.

Mais être sur une liste FIFA ne suffit plus : il faut accumuler les désignations premium, celles qui forgent la confiance des commissions de nomination.

Le championnat tunisien ne fabrique plus assez d’élite

L’autre problème est domestique. Le championnat tunisien, miné par les polémiques récurrentes, la pression des clubs et la contestation permanente, produit souvent des arbitres sur la défensive plutôt que des leaders de terrain.

Un grand arbitre mondial se construit dans un environnement où il peut prendre des décisions fortes, gérer la pression médiatique, appliquer la VAR avec cohérence, diriger des matchs à haute intensité sans que chaque erreur devienne une crise institutionnelle.

En Tunisie, le climat général pousse davantage à la gestion du risque qu’à l’excellence du leadership. Résultat : des profils compétents, mais moins affirmés que leurs concurrents africains.

Le retard VAR et la question de la formation continue

Le Mondial 2026 est aussi celui de la sophistication technologique : VAR, AVAR, communication temps réel, gestion algorithmique du hors-jeu semi-automatisé.

Sur ce terrain, la Tunisie semble payer un retard dans la spécialisation de ses arbitres vidéo et dans l’intégration des standards FIFA les plus récents. Ce n’est plus seulement le “bon coup de sifflet” qui compte, mais la maîtrise d’un écosystème technique complet.

Les pays aujourd’hui représentés ont massivement investi dans la formation linguistique, la simulation vidéo, les stages FIFA/CAF, le suivi physique individualisé, la standardisation des décisions VAR. C’est là que se joue désormais la différence.

Une question de gouvernance avant tout

Au fond, cette absence raconte surtout les limites de la gouvernance du football tunisien. L’arbitrage n’évolue jamais en vase clos : il reflète la santé de sa fédération, la qualité de ses compétitions et la stabilité de ses structures.

Quand un pays traverse des turbulences institutionnelles, des polémiques internes et une faible projection internationale, ses arbitres finissent fatalement par perdre du poids dans les grandes nominations.

Le plus inquiétant n’est pas de manquer le Mondial 2026. Le plus inquiétant, c’est que cette absence commence à ressembler à une normalité. Et lorsqu’une absence devient une habitude, elle cesse d’être un accident : elle devient le miroir d’un système à reconstruire.

L’article Édito – Arbitrage tunisien : L’absence au Mondial n’est pas un accident, c’est un symptôme est apparu en premier sur webdo.

  •  

Barrages en Tunisie : Un taux de 60% atteint, mais l’alerte sur l’évaporation reste entière

Le stock des barrages tunisiens a atteint environ 60% de leur capacité totale, soit près de 1,35 milliard de mètres cubes, selon l’expert en développement et gestion des ressources hydriques Houcine Rhili. Si cette amélioration marque un net rebond par rapport à la situation critique de 2024, le spécialiste alerte sur l’absence d’une vision prospective adaptée aux mutations climatiques, notamment face aux pertes croissantes liées à l’évaporation.

Un rebond réel, mais encore loin du plein

Dans sa lecture de la situation sur les ondes de Mosaique fm, Houcine Rhili a tenu à corriger certaines formulations évoquant un « remplissage total » des barrages, qu’il juge inexactes. Le taux global se situe autour de 60% au début d’avril, avec l’espoir d’atteindre 65% si les perturbations météorologiques se poursuivent, soit le niveau observé en 2019.

Plusieurs ouvrages ont toutefois déjà atteint leur capacité maximale comme ceux de Sidi El Barrak, Beni Mtir ou Barbara. D’autres barrages stratégiques, à l’image de Sidi Salem, affichent des taux proches de 50%, ce qui représente une progression notable comparée aux 17% enregistrés en novembre 2024.

Des pluies mieux orientées, mais encore mal valorisées

L’expert souligne que les apports hydriques ont progressé de plus de 500 millions de m³ par rapport à l’année dernière, un signal positif pour la sécurité hydrique du pays.

Mais cette amélioration reste, selon lui, insuffisamment exploitée. Il pointe notamment l’absence d’une stratégie d’anticipation intégrant le changement climatique et la nouvelle cartographie des pluies.

Exemple cité : les fortes précipitations enregistrées sur le littoral en janvier ont, pour une large part, fini directement en mer faute de dispositifs de mobilisation et de stockage adaptés.

Cette observation relance le débat sur les interconnexions entre barrages, les stations de transfert, la recharge artificielle des nappes, les petits ouvrages collinaires en zones côtières

Le vrai danger : l’évaporation et le pic estival

Le principal signal d’alerte concerne désormais les pertes par évaporation, devenues structurelles avec l’allongement de la saison chaude. Selon Houcine Rhili, la Tunisie entre progressivement dans une phase où les apports diminuent et la consommation augmente.

Le chiffre le plus marquant reste celui des pertes quotidiennes : près de 700.000 m³ s’évaporent chaque jour depuis quatre ans, un volume considérable qui réduit une partie des gains accumulés durant la saison des pluies.

L’article Barrages en Tunisie : Un taux de 60% atteint, mais l’alerte sur l’évaporation reste entière est apparu en premier sur webdo.

  •  

Nord-ouest : Le barrage de Beni Mtir à 100% et plus !

Dans le nord-ouest de la Tunisie, le barrage de Beni Mtir a dépassé sa capacité. Ayant accompli les 100% de remplissage, le barrage est désormais au-delà de sa capacité.

Pour gérer la situation au mieux, les autorités compétentes ont procédé à des lâchures pour délester le barrage du trop-plein qui a été dirigé vers le barrage Bouhertma qui se trouve en aval.

Par ailleurs, plusieurs oueds sont quasiment en crue et à plein débit dans toute la région. De quoi apporter une eau précieuse aux nappes phréatiques, aux lacs collinaires et aux nombreux barrages de la région.

L’article Nord-ouest : Le barrage de Beni Mtir à 100% et plus ! est apparu en premier sur webdo.

  •  

Forages anarchiques en Tunisie : La riposte digitale de l’État

La Tunisie accélère sa transition numérique dans un secteur aussi sensible que stratégique : l’eau. À l’occasion de la Journée nationale de l’économie de l’eau, le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a annoncé la mise en place prochaine d’une plateforme numérique dédiée à la gestion du domaine public hydraulique.

Objectif affiché : simplifier et encadrer l’accès aux autorisations de forage et d’exploitation des eaux souterraines, tout en luttant contre les dérives qui fragilisent les ressources hydriques du pays.

Le projet entre aujourd’hui dans sa phase opérationnelle

Selon Moez Sliti, directeur général de la cellule de bonne gouvernance au ministère, cette plateforme s’inscrit dans le cadre du projet « Gouvernance et gestion des risques de corruption dans le secteur de l’eau ». Lancé il y a trois ans en partenariat avec la présidence du gouvernement et le Programme des Nations unies pour le développement, ce projet entre aujourd’hui dans sa phase opérationnelle.

Concrètement, la plateforme permettra de déposer et de traiter en ligne les demandes d’autorisation de forage et d’exploitation. Une réforme administrative de taille quand on sait que les délais actuels peuvent dépasser une année. Grâce à ce dispositif, ces délais devraient être réduits à environ 21 jours.

Un large éventail d’acteurs

Cet allègement procédural vise un double enjeu. D’une part, améliorer la transparence et la traçabilité dans l’octroi des autorisations, dans un secteur exposé aux risques de corruption. D’autre part, limiter les forages anarchiques. Face à la lenteur administrative, de nombreux demandeurs contournent aujourd’hui les procédures légales, contribuant à l’épuisement accéléré des nappes phréatiques.

Lire aussi Tunisie : Ce qu’il faut savoir sur les nouveaux compteurs intelligents de la SONEDE

La plateforme cible un large éventail d’acteurs : agriculteurs, groupements de développement agricole, associations hydrauliques, coopératives et entreprises communautaires. Elle devrait ainsi structurer davantage l’accès à une ressource déjà sous forte pression.

L’article Forages anarchiques en Tunisie : La riposte digitale de l’État est apparu en premier sur webdo.

  •  

Bizerte : Coco Beach perd quatre km de son littoral

Les récentes intempéries ont laissé des traces visibles sur le littoral tunisien. À Ghar El Melh, près de Bizerte, environ 4 kilomètres de côte ont été perdus au niveau de la zone dite « Coco Beach », a indiqué Mehdi Belhaj, directeur général de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral.

Selon le responsable, la violence des tempêtes et la forte houle ont accéléré le phénomène d’érosion côtière, fragilisant une bande littorale déjà vulnérable. Le recul du trait de côte observé ces derniers jours illustre l’ampleur de l’impact des aléas climatiques sur certaines zones sensibles du pays.

La situation n’est pas irréversible

Mehdi Belhaj a toutefois précisé que la situation, bien que préoccupante, n’est pas irréversible. « Il faudra un certain temps pour que la nature retrouve son équilibre dans cette zone », a-t-il expliqué, évoquant un processus naturel de reconstitution du littoral qui dépendra notamment des conditions météorologiques à venir.

Cet épisode relance les inquiétudes quant à la vulnérabilité des côtes tunisiennes face aux changements climatiques et à la multiplication des phénomènes extrêmes. Il pose également la question des stratégies d’adaptation et de protection à mettre en œuvre pour préserver durablement ces espaces, à la fois écologiques et économiques.

L’article Bizerte : Coco Beach perd quatre km de son littoral est apparu en premier sur webdo.

  •  

WinBoat et Assurances Maghrebia : une solution dédiée aux plaisanciers

WinBoat, premier média tunisien spécialisé dans l’actualité et l’industrie nautique, scelle un partenariat avec Assurances Maghrebia, leader du secteur de l’assurance en Tunisie.

Fort de plus d’un demi-siècle d’expérience, Assurances Maghrebia s’impose comme un acteur incontournable du marché tunisien. Reconnue pour son expertise et son approche centrée sur les assurés, la compagnie accompagne particuliers, professionnels et entreprises à travers une large gamme de solutions couvrant les biens et les personnes.

Dans le cadre de cette alliance, WinBoat met en avant son expertise médiatique et sa connaissance du monde nautique, tandis qu’Assurances Maghrebia mobilise son savoir-faire d’assureur reconnu. Ensemble, ils s’engagent à informer les plaisanciers et à leur offrir des solutions de couverture complètes, personnalisées et adaptées à leurs besoins.

Des garanties adaptées aux besoins des plaisanciers

Le partenariat avec WinBoat met en avant une offre d’assurance spécifique au secteur nautique, comprenant notamment :

Responsabilité Civile : couverture des dommages corporels et matériels causés à des tiers (ouvrages portuaires, autres embarcations, infrastructures portuaires, plaisanciers, propagation d’incendie, etc.).

Individuelle Marine : protection des passagers et de l’équipage en cas d’accident, incluant frais médicaux, hospitaliers, décès accidentel ou incapacité permanente.

Pertes et avaries : prise en charge des dommages subis par le bateau.

Frais de retirement : couverture des coûts liés au retrait de l’épave en cas de naufrage.

Vol : indemnisation en cas de vol total ou partiel du bateau ou de ses équipements.

Assurance sur Corps : protection de l’embarcation, en mer ou au port, contre des risques tels que l’incendie, le vol et autres sinistres, avec une garantie supplémentaire en cas de perte totale ou de délaissement.

L’importance de l’assurance pour les plaisanciers tunisiens

Si l’assurance bateau n’est pas obligatoire en Tunisie, elle demeure dans les faits indispensables.

Tout propriétaire souhaitant laisser son embarcation au mouillage dans un port devra présenter une attestation d’assurance couvrant au minimum la Responsabilité Civile, et dans la plupart des cas, une garantie retirement. Ces exigences visent à protéger les plaisanciers ainsi que les infrastructures portuaires.

Au-delà de l’aspect réglementaire, l’assurance constitue donc une condition essentielle pour naviguer et stationner en toute sérénité.

Une vision commune pour la plaisance tunisienne

Anis Zarrouk, expert nautique et co-fondateur du magazine WinBoat, déclare : « Avec ce partenariat, nous souhaitons sensibiliser les plaisanciers à l’importance de l’assurance comme gage de sécurité et de tranquillité. Grâce à l’expertise d’Assurances Maghrebia et à notre rôle de média spécialisé, nous ambitionnons d’offrir aux passionnés de nautisme les meilleures conditions pour pratiquer leur activité en toute confiance. »

L’article WinBoat et Assurances Maghrebia : une solution dédiée aux plaisanciers est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

  •  

CNAM: Erhöhung der Höchstbeträge für die Kostenübernahme ab dem 1. Februar

Ab dem 1. Februar 2024 wird die jährliche Höchstgrenze der Beträge für die Kostenübernahme von Gesundheitsdienstleistungen, die von der Nationalen Krankenversicherungskasse (CNAM) übernommen werden, offiziell Mehr

Der Beitrag CNAM: Erhöhung der Höchstbeträge für die Kostenübernahme ab dem 1. Februar erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

  •  
❌