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Independence Day : Tunis célèbre les 250 ans des Etats-Unis

Cette célébration a rendu hommage au 250e anniversaire de l’indépendance américaine, tout en soulignant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis, un partenariat forgé par 229 ans de relations diplomatiques qui favorisent la sécurité et la prospérité des deux nations.

 

L’ambassadeur des États-Unis, Bill Bazzi, a présidé la réception annuelle de la fête de l’Indépendance à l’ambassade américaine à Tunis, accueillant à cette occasion Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des partenaires tunisiens et internationaux, des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise, des représentants de la société civile et des médias, des alumni et des amis des États-Unis venus de toute la Tunisie.

 

La cérémonie de cette année commémorait « Freedom 250 », marquant le bicentenaire – le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. L’événement a rendu hommage à 250 ans d’indépendance américaine, d’idéaux démocratiques, d’innovation et d’opportunités, tout en célébrant l’amitié durable entre la Tunisie et les États-Unis – un partenariat qui continue de prospérer grâce à 229 ans de relations diplomatiques, d’échanges commerciaux, de coopération en matière de sécurité et de liens entre les peuples.

 

La soirée a également mis en lumière les liens de plus en plus étroits entre les peuples américain et tunisien, notamment dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2026. De nombreux athlètes et supporters tunisiens devraient se rendre aux États-Unis pour ce qui sera le plus grand événement sportif de l’histoire, créant ainsi de nouvelles opportunités d’échanges culturels et de relations commerciales, et renforçant les liens de longue date entre les deux nations.

Le diplomate américain a également souligné l’amitié historique entre les deux pays, rappelant que la Tunisie avait été l’une des premières nations à reconnaître l’indépendance américaine, officialisée par le Traité de paix et d’amitié de 1797, l’un des plus anciens traités encore en vigueur dans l’histoire des États-Unis. Il a également mis en avant la reconnaissance par les États-Unis de l’indépendance tunisienne en 1956 et la coopération bilatérale continue dans les domaines du commerce, de l’entrepreneuriat, de la sécurité, de l’éducation et de la stabilité régionale.

 

Évoquant la profondeur des relations bilatérales, l’ambassadeur Bill Bazzi a cité le proverbe arabe « الصديق قبل الطريق » – que l’on peut interpréter comme « Le choix de l’ami est très important pour le voyage » – soulignant que l’amitié entre la Tunisie et les États-Unis a traversé les générations et continue de faire progresser la prospérité et les opportunités communes.

« Alors que nous célébrons l’indépendance des États-Unis, 250 ans de liberté, et notre amitié avec la Tunisie qui s’étend sur plusieurs générations, réaffirmons notre engagement en faveur de la prospérité, de la sécurité et des opportunités mutuelles », a déclaré l’ambassadeur Bill Bazzi.

Avec communiqué

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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Tunisiens à l’étranger : le Parlement relance le projet de conseil national

La Commission des relations extérieures, de la coopération internationale, des affaires des Tunisiens à l’étranger et de la migration à l’Assemblée des représentants du peuple a examiné, jeudi 4 juin 2026, le projet relatif à la création du Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger. Les députés ont notamment préconisé de placer cette instance sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et d’accélérer l’achèvement de l’examen de la proposition de loi qui l’organise.

Selon un communiqué de l’Assemblée, la commission a étudié plusieurs amendements visant à faire du futur conseil un véritable mécanisme de représentation de la communauté tunisienne à l’étranger. Dans ce cadre, elle a décidé de programmer une série d’auditions avec des représentants d’institutions gouvernementales et de structures nationales afin d’examiner les différentes problématiques soulevées.

Les membres de la commission ont également proposé d’adopter un système de scrutin uninominal ainsi qu’un dispositif de vote électronique pour la composition du conseil. Ils ont par ailleurs appelé à consacrer le principe de la parité afin d’assurer une représentation effective et inclusive des compétences tunisiennes établies à l’étranger et de renforcer leur contribution au soutien de l’économie nationale et de la diplomatie officielle.

Par ailleurs, les députés ont exprimé des réserves quant aux conclusions du récent conseil ministériel restreint consacré aux Tunisiens à l’étranger. Ils ont estimé que les mesures annoncées concernaient principalement les ressortissants résidant en Europe, excluant de fait les autres communautés tunisiennes à travers le monde. Ils ont également jugé que la baisse des prix des billets de transport demeurait insuffisante face à la hausse du coût de la vie et aux retards récurrents des vols.

La commission a, en outre, appelé à évaluer les visites de terrain effectuées aux postes-frontières et à suivre l’évolution des services douaniers à travers de nouvelles auditions des ministères concernés. Elle a également proposé l’organisation d’une visite à l’Académie diplomatique ainsi que la mise en place de sessions de formation au profit de ses membres.

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Un Conseil ministériel appelle à accélérer la réalisation des projets publics

Réuni le 4 juin à La Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres restreint a décidé d’intensifier le suivi des projets publics afin d’en accélérer l’exécution et de lever les obstacles administratifs et techniques qui freinent leur avancement.

La cheffe du gouvernement a averti que tout retard injustifié ou blocage administratif engagerait la responsabilité de ses auteurs. Elle a également appelé à simplifier davantage les procédures, à réduire les délais des marchés publics et à renforcer le suivi sur le terrain grâce à une plateforme numérique permettant de contrôler l’état d’avancement des projets en temps réel.

Le Conseil a examiné plusieurs grands chantiers nationaux dans les secteurs de la santé, des infrastructures, des transports, de l’énergie, de l’agriculture, de l’environnement, de la transformation numérique et du patrimoine. Parmi les projets concernés figurent l’hôpital universitaire Roi Salmane à Kairouan, le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, le projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie (ELMED) ainsi que plusieurs barrages et projets de restauration du patrimoine.

Sarra Zaâfrani Zenzri a enfin appelé à une mobilisation et à une coordination accrues de toutes les parties prenantes afin de répondre rapidement aux attentes des citoyens et de soutenir la croissance économique.

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UGTT : portes fermées, le dialogue avec les autorités reste au point mort

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salah Eddine Selmi, a réaffirmé l’absence de toute perspective de dialogue avec les autorités. Et ce, malgré la disponibilité affichée de l’organisation syndicale pour engager des discussions. Il estime que les portes du dialogue demeurent fermées. Une situation qui impose aux structures syndicales de faire valoir ce droit en s’appuyant sur les législations nationales et les conventions internationales qui consacrent le dialogue social.

S’exprimant jeudi 4 juin 2026 à l’ouverture de la réunion de la Commission administrative nationale de l’UGTT, Salah Eddine Selmi a également appelé les structures syndicales à renforcer leur présence sur le terrain, à intensifier le contact avec les travailleurs et à soutenir les campagnes d’adhésion, afin de consolider les rangs de l’organisation.

La réunion était consacrée à l’examen de la situation générale dans le pays, de la conjoncture syndicale ainsi que des principaux dossiers sociaux et professionnels en cours.

Dans son intervention, le secrétaire général a présenté un état des lieux des questions syndicales actuellement suivies par le Bureau exécutif national. Tout en soulignant l’importance de maintenir un lien étroit avec les travailleurs, les syndicalistes et les différentes catégories professionnelles.

Il a par ailleurs salué la décision de mobilisation prise par les employés du secteur bancaire, des institutions financières et des compagnies d’assurances. De même qu’il a mis en avant le succès de plusieurs mouvements revendicatifs et actions médiatiques menés récemment par différents secteurs. Il estime qu’ils témoignent de la capacité de résistance de l’UGTT face aux pressions et aux campagnes de dénigrement dont elle fait l’objet.

Au cours des travaux, Jabrane Bouraoui, secrétaire général adjoint chargé du règlement intérieur, a présenté les amendements proposés au règlement interne de l’organisation. Ces modifications ont été examinées par les membres de la Commission administrative nationale, dont les débats se poursuivent.

Par ailleurs, la situation financière de l’UGTT figure parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour. À ce titre, Taher Mezzi, secrétaire général adjoint chargé de l’administration et des finances, avait présenté la veille, lors d’une réunion élargie du Bureau exécutif, un rapport détaillé sur ce dossier. Il a notamment insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des solutions concrètes pour surmonter les difficultés financières, à travers le renforcement des adhésions et une mobilisation collective de l’ensemble des structures syndicales.

Les membres de la Commission administrative nationale examinent également la situation syndicale générale, le contexte national ainsi que les principaux dossiers sociaux et professionnels. Les discussions mettent l’accent sur la consolidation de l’unité syndicale, le dépassement des divergences passées et la concentration des efforts sur les enjeux sociaux et économiques prioritaires. Tout en réaffirmant le rôle de l’UGTT en tant qu’organisation nationale concernée par toutes les questions touchant à l’intérêt du pays.

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Des véhicules blindés HMMWV américains pour l’armée tunisienne

Le gouvernement des États-Unis a remis, jeudi 4 juin 2026, 48 véhicules blindés de type HMMWV à l’Armée tunisienne, lors d’une cérémonie.

Organisée sur la base militaire d’El Aouina à Tunis, la cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis, Bill Bazzi, ainsi que de hauts responsables militaires et civils tunisiens et américains, indique un communiqué de l’ambassade américaine.

 

La remise de ces véhicules s’inscrit dans le cadre de l’engagement du gouvernement américain à renforcer les capacités de l’Armée tunisienne tout en soutenant le développement et la prospérité du secteur industriel de la défense aux États-Unis.

Ces véhicules contribueront à accroître la capacité de la Tunisie à mener des exercices conjoints et interarmées, ainsi qu’à assurer une réponse rapide lors d’opérations militaires.

Le communiqué rappelle que depuis plus de quatre décennies, les États-Unis coopèrent étroitement avec la Tunisie, partenaire stratégique et allié majeur non membre de l’OTAN, dans les domaines des opérations, de la formation et du soutien militaire. Cette livraison constitue une nouvelle étape importante dans l’élargissement de la coopération entre les forces armées tunisiennes et américaines.

À cette occasion, le diplomate américain a déclaré : « La coopération en matière de sécurité constitue un pilier fondamental des relations diplomatiques entre les États-Unis et la Tunisie, qui s’étendent sur 229 ans. La remise aujourd’hui de 48 véhicules blindés HMMWV à l’Armée tunisienne illustre la solidité de notre partenariat ».

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Le plan de mobilité urbaine durable du Grand Tunis confié à la JICA

L’Agence d’Urbanisme du Grand Tunis (AUGT), avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), poursuit la mise en œuvre du Plan Directeur de la Mobilité Urbaine du Grand Tunis (PDMU-GT), un projet lancé en 2025 pour répondre aux défis croissants de la mobilité dans la capitale et sa périphérie.

À cette occasion, un séminaire académique consacré à la mobilité et au développement urbains s’est tenu à la Cité des Sciences de Tunis, réunissant responsables publics, universitaires et experts tunisiens et japonais. Les échanges ont porté sur les solutions de mobilité durable, la planification urbaine orientée vers les transports collectifs et l’intégration des nouvelles technologies dans la gestion des déplacements.

Le projet vise à améliorer l’accessibilité et la qualité de vie dans le Grand Tunis en s’appuyant sur des analyses des flux de déplacement, des conditions de circulation et des besoins futurs des usagers. Une enquête ménages-déplacements est actuellement menée auprès d’un échantillon représentatif des habitants des gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous et La Manouba.

Selon Jihène Ghiloufi, directrice générale par intérim de l’AUGT, les données collectées permettront d’orienter les futurs investissements vers des solutions adaptées aux enjeux de mobilité de la métropole. De son côté, Miyata Mayumi, représentante résidente de la JICA en Tunisie, a souligné l’importance du transfert d’expertise japonaise et du partage d’expériences entre spécialistes des deux pays.

Le séminaire a également été marqué par l’intervention du professeur Shinya Hanaoka, de l’Institut des Sciences de Tokyo, qui a présenté plusieurs modèles internationaux de mobilité durable et de développement urbain centré sur les transports publics.

Avec communiqué

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La Tunisie mise sur le marché chinois pour dynamiser son tourisme

En marge de sa participation à un salon professionnel organisé à Shanghai, le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, a multiplié les rencontres et visites de travail avec les principaux acteurs du secteur du voyage en Chine.

Selon un communiqué de l’ONTT, cette mission a constitué une opportunité stratégique pour renforcer la coopération avec les grandes plateformes numériques, les agences de voyages en ligne, les tour-opérateurs ainsi que les institutions académiques spécialisées dans le tourisme.

Mohamed Mehdi Haloui s’est notamment entretenu avec les représentants de plusieurs plateformes digitales de premier plan afin d’examiner les moyens de promouvoir la destination Tunisie auprès des jeunes voyageurs et des touristes indépendants, un segment en forte croissance sur le marché chinois. Les discussions ont également porté sur le développement de campagnes promotionnelles conjointes et sur l’adaptation aux nouvelles tendances du tourisme international.

Par ailleurs, des réunions ont été organisées avec d’importants tour-opérateurs chinois pour étudier le lancement de nouveaux programmes touristiques vers la Tunisie. Ces offres mettraient en valeur la richesse du patrimoine culturel tunisien, les destinations sahariennes, le tourisme balnéaire ainsi que le tourisme d’affaires.

Le directeur général de l’ONTT a également échangé avec un groupe spécialisé sur les perspectives de renforcement de la connectivité aérienne et les mécanismes susceptibles de faciliter les flux de touristes chinois vers la Tunisie.

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La MAE Assurances annonce la nomination de Hatem Amira à sa direction générale

Source: Hatem Amira

Le Conseil d’Administration de la MAE Assurances annonce la nomination de Hatem Amira au poste de directeur général, à compter du 1er juin 2026.Il succède à Lassaad Zarrouk, qui a assuré la direction de la mutuelle depuis 2017

Hatem Amira a occupé plusieurs fonctions de responsabilité au sein du secteur de l’assurance. Il a notamment exercé les fonctions de Directeur Général du Bureau Unifié Automobile Tunisien avant d’être nommé, en 2020, Directeur Général de la Fédération Tunisienne des Sociétés d’Assurances (Ftusa). À ce titre, il a activement contribué au développement, à la modernisation et au rayonnement du secteur de l’assurance en Tunisie.

Fort de plus de trente années d’expérience dans les domaines de l’assurance, du management et de la gouvernance, Hatem Amira aura pour mission de poursuivre le développement de la MAE Assurances, de renforcer sa compétitivité et d’accompagner ses ambitions de croissance durable, d’innovation et de qualité de service au bénéfice de ses adhérents.

À travers cette nomination, la MAE Assurances réaffirme sa volonté de consolider son positionnement en tant qu’acteur de référence de l’assurance mutualiste en Tunisie, tout en poursuivant sa dynamique de transformation, de proximité et de création de valeur au service de ses adhérents.

Et à cette occasion, le Conseil d’Administration tient à exprimer sa reconnaissance à Lassaad Zarrouk, ancien directeur général de la MAE, pour son engagement et sa contribution au développement de la MAE Assurances durant son mandat.

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UGTT : Les revendications du secteur bancaire sont pleinement légitimes

À quelques semaines de la grève sectorielle annoncée dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance pour les 23, 24 et 25 juin 2026, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a réaffirmé son soutien total aux employés du secteur et son attachement à la défense de leurs droits.

Ouvrant les travaux du Conseil sectoriel des banques et des institutions financières, Taïeb Bahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, a souligné que les travailleurs du secteur ont toujours constitué un soutien essentiel à leurs entreprises, à leurs organisations professionnelles et à l’économie nationale.

Selon lui, les revendications portées aujourd’hui par les salariés sont parfaitement légitimes et s’inscrivent dans un contexte marqué par de profondes mutations économiques et sociales. Il a estimé que les demandes formulées ne sont que l’expression de droits légitimes auxquels les travailleurs aspirent.

Taïeb Bahri a rappelé que toutes les formes de lutte syndicale restent légitimes lorsqu’il s’agit de protéger les droits des travailleurs, préserver les acquis sociaux et répondre aux revendications du personnel.

Cette déclaration intervient alors que le secteur bancaire se prépare à une grève de trois jours, annoncée par la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des assurances, en raison de l’impasse des négociations sur les augmentations salariales et les autres revendications professionnelles.

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Habib Zitouna : les Tunisiens retirent de plus en plus d’argent.. la faute au système de paiement !

La monnaie en circulation en Tunisie a franchi un seuil inédit. Selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les billets et pièces détenus par le public ont dépassé les 29 milliards de dinars, enregistrant ainsi une hausse de plus de 21 % sur un an. Cette progression relance le débat sur les comportements de paiement, la modernisation du système financier et les équilibres de l’économie nationale.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Habib Zitouna, président de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU) et professeur à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Tunis, analyse cette évolution comme le reflet d’un basculement progressif des usages monétaires en Tunisie, particulièrement marqué depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les chèques.

Selon l’économiste, le phénomène s’est accéléré à partir de février 2025. Si la masse monétaire globale, incluant dépôts bancaires, épargne et monnaie fiduciaire, progresse d’environ 12 %, la composante en espèces évolue beaucoup plus rapidement, dépassant désormais les 21 % de croissance annuelle. « Ce que l’on constate, c’est avant tout un changement de structure », explique-t-il. Les restrictions liées à l’usage du chèque et les difficultés d’encaissement auraient contribué à orienter ménages et entreprises vers une préférence accrue pour les paiements en espèces.

Cette évolution se retrouve dans les statistiques récentes des moyens de paiement, qui montrent un recul net du chèque au profit du cash.

Pas de lien mécanique avec l’inflation

Face aux inquiétudes sur les effets macroéconomiques de cette hausse du cash, Habib Zitouna appelle à la prudence. Selon lui, il serait incorrect d’établir un lien direct entre l’augmentation de la monnaie en circulation et une accélération de l’inflation. L’économiste rappelle que la monnaie fiduciaire représente environ 19 % de la masse monétaire totale. C’est donc l’évolution globale de la masse monétaire, et non celle du seul cash, qui constitue un indicateur pertinent pour analyser les pressions inflationnistes. « Il s’agit davantage d’un déplacement des formes de détention de la monnaie que d’une création monétaire excessive », souligne-t-il. Une partie des liquidités auparavant déposées dans les banques serait désormais détenue sous forme d’espèces.

Des facteurs conjoncturels viennent également amplifier ce phénomène, notamment les périodes de congés et les dépenses exceptionnelles liées à l’Aïd al-Adha entre autres, qui incitent les ménages à retirer davantage de liquidités pour les besoins familiaux et les déplacements.

Un système de paiement en décalage avec les usages

Pour le président de l’ASECTU, la lecture du phénomène doit dépasser les seules considérations monétaires. Le véritable enjeu réside dans la structure du système de paiement tunisien et dans son retard en matière de digitalisation. « Le monde évolue vers le « cashless », alors que la Tunisie reste fortement dépendante de l’argent liquide », observe-t-il.

Selon lui, le système bancaire ne propose pas encore un environnement suffisamment attractif et efficace pour encourager massivement les paiements électroniques. Ce déficit freine l’adoption des solutions digitales et renforce la dépendance au cash. Le constat est renforcé par un taux de bancarisation encore limité, inférieur à 40 %. Ce qui restreint mécaniquement l’accès aux outils de paiement modernes.

Cette dépendance persistante au cash a des effets directs sur les citoyens et les entreprises. Elle limite d’abord l’accès au crédit pour les personnes non bancarisées ou insuffisamment intégrées au système financier formel. Elle complique également certaines transactions commerciales, surtout après les récentes réformes encadrant l’usage du chèque.

Plus largement, la prédominance des espèces favorise l’opacité des échanges économiques et peut encourager des pratiques de sous-déclaration, alimentant ainsi l’économie informelle et réduisant les recettes fiscales de l’État.  Car, « plus les transactions passent par des canaux numériques, plus elles gagnent en traçabilité et en transparence », souligne l’économiste.

La fintech comme levier de transformation

Face à ces défis, Habib Zitouna plaide pour une accélération de la digitalisation financière en Tunisie. Il appelle à faire de la fintech et des solutions de paiement numériques une priorité stratégique des politiques publiques. Une telle orientation permettrait, selon lui, de réduire les coûts de transaction, de moderniser les échanges économiques et de renforcer la transparence du système financier.

Il rappelle que plusieurs pays comparables ont déjà largement adopté les paiements mobiles et les solutions digitales, parfois avec des niveaux de développement économique inférieurs à celui de la Tunisie.

Enfin, l’économiste évoque la nécessité d’ouvrir le débat sur les monnaies numériques de banque centrale, un chantier déjà engagé à l’échelle internationale. Au-delà de la hausse du cash, c’est donc un signal plus large qui se dessine : celui d’un système de paiement tunisien à la croisée des chemins entre inertie structurelle et transition numérique encore inachevée.

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Nouvelle nomination à la tête du Contentieux de l’État

 

Le gouvernement a procédé à la nomination de Salah Ben Amor au poste de chef du Contentieux de l’État auprès du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières.

Cette nomination a été officialisée par le décret n°2026-87, publié dans l’édition du 1er juin 2026 du Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

Avant cette désignation, Salah Ben Amor occupait les fonctions de conseiller rapporteur général. Il prend désormais la tête du Contentieux de l’État, une structure chargée notamment de représenter et de défendre les intérêts de l’État tunisien devant les juridictions et les instances arbitrales.

Cette nomination intervient dans le cadre des mouvements opérés au sein de l’administration publique et des institutions de l’État.

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Bac 2026 : top départ pour l’examen le plus attendu de l’année

Les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 débutent ce mercredi 3 juin en Tunisie. Au total, 162.435 candidats sont appelés à passer cet examen national décisif, dans un contexte marqué par un renforcement des mesures de lutte contre la fraude et une vigilance accrue des autorités éducatives.

Le ministère de l’Éducation a publié, mardi soir sur sa page Facebook officielle, le calendrier détaillé des épreuves de la session principale, qui se dérouleront les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026. Les résultats de cette première session seront annoncés le mardi 23 juin.

Selon les données communiquées par le ministère, 83 % des candidats sont inscrits dans les établissements publics, 12 % dans les établissements privés; tandis que 5 % se présentent en candidats libres.

La filière Économie et Gestion demeure la plus représentée, regroupant à elle seule 35 % des candidats. Elle est suivie par les Sciences expérimentales (18 %), les Lettres (16 %), les Sciences techniques (13 %) et les Sciences de l’informatique (12 %). La section Mathématiques représente quant à elle 5 % des inscrits, alors que la filière Sport ne dépasse pas 1 % des candidats.

Lors d’une conférence de presse consacrée aux préparatifs des examens nationaux, tenue lundi, le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a réaffirmé la détermination de son département à préserver l’intégrité du baccalauréat tunisien.

« Aucune tentative de fraude ne sera tolérée », a-t-il insisté. Soulignant que des mesures strictes ont été mises en place afin de garantir la transparence et l’équité des examens.

Le ministre a également rappelé que la crédibilité du diplôme du baccalauréat constitue un enjeu majeur, tant pour les établissements universitaires tunisiens que pour les institutions étrangères qui reconnaissent cette certification.

Revenant sur la session précédente, Noureddine Nouri a indiqué que le taux de candidats impliqués dans des tentatives de fraude avait atteint 0,6 % en 2025. Des sanctions disciplinaires ont alors été appliquées à l’encontre des contrevenants.

Par ailleurs, il a révélé que le ministère travaille depuis le début de l’année scolaire, en coordination avec les différentes parties concernées, à démanteler les réseaux spécialisés dans la commercialisation et la diffusion de moyens de triche.

À quelques heures du coup d’envoi des épreuves, les candidats s’apprêtent ainsi à affronter l’un des moments les plus déterminants de leur parcours scolaire, sous le signe de la rigueur, de l’équité et de la transparence.

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Affaire appareil secret d’Ennahdha: perpétuité pour Rached Ghannouchi 

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi, son verdict dans l’affaire dite de l’« appareil secret » du mouvement Ennahdha. Trente-cinq accusés ont été reconnus coupables de plusieurs infractions à caractère terroriste et condamnés à des peines allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité.

Parmi les principaux condamnés figure le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui a écopé d’une peine de réclusion à perpétuité assortie de 30 années de prison supplémentaires. Son ancien vice-président et ex-chef du gouvernement, Ali Laarayedh, a été condamné à 42 ans de réclusion.

Une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) assure que les accusés ont été déclarés coupables notamment de constitution d’une organisation terroriste, d’adhésion volontaire à une entente liée à des activités terroristes, ainsi que de mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une organisation terroriste.

La peine la plus lourde a été prononcée contre Mustapha Khedher, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 96 années de prison supplémentaires. Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Ayefi et sept autres accusés ont également été condamnés à la perpétuité, assortie de 76 années d’emprisonnement.

D’autres condamnations ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans de prison pour Fathi Beldi, de 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, de 32 ans pour Kamel Bedoui, ainsi que de 30 ans pour Samir Hannachi. Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Naqach à 46 ans et Ali Ferchichi à 34 ans. Trois accusés ont écopé de 18 ans d’emprisonnement, quatre autres de 12 ans et deux prévenus de 10 ans.

Le tribunal a également ordonné le placement de l’ensemble des condamnés sous surveillance administrative pendant cinq ans après l’exécution de leur peine.

Cette affaire, qualifiée de terroriste par la justice tunisienne, concerne 35 accusés, parmi lesquels plusieurs anciens responsables du mouvement Ennahdha ainsi que d’anciens cadres sécuritaires. Mustapha Khedher, déjà cité dans le dossier de la « chambre noire », figure également parmi les personnes poursuivies.

Le dossier a été relancé au début de l’année 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et par le collectif de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et en juillet 2013.

Le comité de défense des deux dirigeants politiques avait accusé le supposé « appareil secret » d’Ennahdha d’être impliqué dans ces assassinats, ainsi que dans des activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État. Il avait également mis en cause plusieurs dirigeants du mouvement, notamment Rached Ghannouchi, les accusant d’avoir dirigé et supervisé cette structure. Le mouvement Ennahdha a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques et dénuées de fondement.

Initialement instruit par le parquet du Tribunal de première instance de l’Ariana, le dossier a été transféré en septembre 2023 au pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, qui a poursuivi les investigations jusqu’au jugement rendu mardi.

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Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève

Le secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance s’apprête à connaître un important mouvement social. La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé l’organisation d’une grève sectorielle de trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2026. Et ce, pour protester contre le blocage des négociations sociales et l’absence d’accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs responsables syndicaux et représentants des structures professionnelles du secteur. Cette rencontre a permis d’exposer les raisons de cette escalade. Tout en dressant un état des lieux de la situation sociale au sein des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance.

Selon les responsables syndicaux, le recours à la grève n’était pas envisagé dans un premier temps. Ils affirment avoir privilégié le dialogue et les négociations durant plusieurs mois; avant d’opter pour cette forme de mobilisation. La fédération estime toutefois que le processus de négociation a été marqué par des retards répétés et une absence d’avancées concrètes. Malgré l’expiration des délais habituellement retenus pour la conclusion des accords salariaux périodiques.

A cet égard, les représentants des salariés soulignent que les employés du secteur attendent toujours la finalisation d’un accord portant sur les augmentations de salaires pour l’année 2025. Ils mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie pour justifier leurs revendications.

De son côté, la direction syndicale du secteur considère également que les discussions menées ces derniers mois ont connu une phase de blocage. Tout en estimant que la partie patronale n’a pas présenté de propositions répondant aux attentes des agents et des cadres. Face à cette situation, les structures syndicales ont donc décidé de durcir leur position. Et pour ce faire de recourir à la grève, afin de défendre les droits professionnels et sociaux de leurs adhérents.

Au final, ce mouvement pourrait avoir des répercussions importantes sur l’activité bancaire et financière du pays durant les trois journées annoncées. Alors que les regards se tournent désormais vers une éventuelle reprise du dialogue entre les différentes parties, afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

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Première mondiale : Aziza Seddik, une Tunisienne entre dans l’histoire de l’aviation civile

La Tunisienne Aziza Seddik, directrice du Centre régional de formation en sûreté de l’aviation relevant de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Tunis, vient de franchir une étape majeure dans sa carrière en obtenant une certification internationale prestigieuse dans le domaine de l’aviation civile.

Cette reconnaissance a été délivrée dans le cadre d’un programme avancé de formation supervisé par l’organisation onusienne. Elle atteste de la maîtrise de standards internationaux élevés en matière de formation et de sûreté aérienne.

Selon un communiqué du centre régional de formation en sûreté de l’aviation de l’ICAO à Tunis, Aziza Seddik devient, grâce à cette certification, la première femme au monde à obtenir cette accréditation internationale en tant que formatrice certifiée dans le domaine de l’aviation civile.

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Au-delà de la distinction individuelle, cet accomplissement représente un signal fort pour le positionnement de la Tunisie dans les métiers stratégiques de l’aviation. Il contribue à renforcer la visibilité et l’influence du centre de Tunis, appelé à jouer un rôle de référence dans la formation et le renforcement des capacités au niveau régional.

Cette reconnaissance internationale s’inscrit également dans la dynamique portée par l’ICAO visant à élever les standards de compétences dans le secteur aérien, à travers des programmes de formation alignés sur les meilleures pratiques mondiales. L’objectif est de garantir un niveau optimal de sécurité, de sûreté et d’efficacité opérationnelle dans un secteur considéré comme hautement stratégique à l’échelle mondiale.

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Il y a soixante ans – Naissait la télévision publique tunisienne

Certains se souviennent de ce 31 mai 1966. Pour la première fois, ils ont assisté sur leur poste de télévision à la présentation de la téléspeakerine d’alors, Naziha Magherbi. L’image était à l’envers ; fait marquant de ce début donc de la télévision tunisienne. Une image découverte sur des écrans en noir et blanc de la marque Carthage ou Autovox.

 

 

Le 31 mai 1966, la télévision publique – et la télévision tunisienne tout court-  a fait son apparition. Nos compatriotes ont suivi, à ce titre, ces derniers jours, sur la Watanya 1 et la Watanya 2, quelques documentaires rappelant le début du petit écran. Et son inauguration par le premier président de la République, Habib Bourguiba (notre première photo). Et la première image découverte par les téléspectateurs, et qui est restée dans la mémoire de plus d’un, est celle de la téléspeakerine d’alors, Naziha Magherbi. L’image était à l’envers (notre seconde photo) ; fait marquant de ce début donc de la télévision tunisienne. Une image découverte sur des écrans en noir et blanc de la marque Carthage ou Autovox.

Avant cette date, les Tunisiens avaient connu la télévision au travers des programmes de la RAI, la télévision publique italienne, qui se limitait à une seule et unique chaîne. Un émetteur avait été installé par la RAI, en 1960, pour la retransmission des Jeux olympiques de 1960, et était ensuite resté en fonction pour quelque temps sur le réseau hertzien. Ce qui permit à de nombreux tunisiens de faire connaissance avec la langue italienne. Mais aussi de devenir des fans des clubs italiens, comme l’A C Milan, l’Inter de Milan, la Juventus ou encore Cagliari; ou encore d’animateurs comme Pippo Baudo.

Depuis, que de changements! La télévision publique est passée effectivement à la couleur. Comme elle a étendu ses programmes pour être diffusée 24 heures/ 24. Et a ajouté une deuxième chaîne, appelée la Chaîne jeune. Elle fut rebaptisée Watanya 2 au lendemain du 14 janvier 2011. Sans oublier l’introduction de la publicité.

Un nouveau contexte

En fait, et avant 2011, le paysage télévisuel a cessé d’être trusté, pour ainsi dire, par les chaînes publiques. Il y a eu ainsi Hannibal Tv et Nessma Tv. Avant d’assister à une explosion avec l’apparition de pas moins de neuf nouvelles chaînes. Un nouveau contexte qui a transformé le PAT (Paysage Audiovisuel Tunisien) et qui a engendré la concurrence.

La révolution de 2011 n’a pas été facile pour les chaînes publiques qui ont connu des difficultés notamment financières avec les recrutements d’un personnel qui a été longtemps pigiste et en raison d’un manque de ressources essentiellement publicitaires.

A l’instar de la sitcom « Chouflihall »

Soixante ans après sa naissance la télévision publique vit notamment grâce à ses riches archives qu’elle continue de programmer y compris aux heures de forte audience. A l’instar du sitcom « Chouflihall », programmé même au cours du mois de ramadan connu pour ne diffuser que de nouveaux programmes.

Au cours des soixante ans de son existence, la télévision tunisienne peut s’enorgueillir également d’avoir largement contribué à attirer un ensemble de compétences. Dont certains continuent de faire les beaux jours de nombreuses télévisions arabes, surtout dans la région du Golfe arabe.

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La Tunisie fait exception en Afrique : le pays vieillit à un rythme record

La Tunisie est confrontée à une transformation démographique majeure qui redéfinit progressivement les enjeux sociaux et sanitaires du pays. Selon les résultats du dernier recensement relayés par Radio France Internationale (RFI), les personnes âgées de plus de 60 ans représentent désormais 17 % de la population tunisienne. En l’espace d’une décennie, leur nombre a triplé, faisant de la Tunisie le pays africain où le rythme du vieillissement démographique est le plus rapide.

Cette évolution, qui contraste avec la dynamique généralement jeune observée dans le reste du continent africain, pousse les autorités et les acteurs du secteur de la santé à adapter leurs politiques publiques à une nouvelle réalité démographique.

Dans la région de Tunis, de nombreuses familles sont déjà confrontées aux défis liés à la prise en charge des personnes âgées. Cependant, l’accélération du vieillissement met en lumière certaines insuffisances, notamment le manque d’auxiliaires de vie et de services spécialisés à domicile. Malgré une demande croissante, ce secteur peine encore à répondre aux besoins des familles confrontées à la perte d’autonomie de leurs proches.

Pour les spécialistes, l’un des principaux défis consiste à permettre aux personnes âgées de rester le plus longtemps possible dans leur environnement familial. La présidente de la Société tunisienne de gériatrie, Sonia Hammami, souligne que les professionnels de santé privilégient un modèle de prise en charge à domicile inspiré de certaines expériences européennes, tout en tenant compte des spécificités culturelles tunisiennes où la solidarité familiale conserve une place centrale.

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Au-delà des aspects sociaux, la question sanitaire devient également cruciale. Le vieillissement de la population entraîne une augmentation des besoins en soins spécialisés, notamment pour les maladies chroniques et la dépendance liée à l’âge. Conscient de ces enjeux, le ministère tunisien de la Santé a annoncé en 2025 la création d’une spécialité médicale en gériatrie d’une durée de cinq ans, dont le lancement est prévu à partir de la prochaine rentrée universitaire.

Cette transition démographique soulève également des interrogations sur l’avenir des systèmes de santé, de retraite et de protection sociale. Alors que l’espérance de vie continue de progresser et que la natalité recule, la Tunisie entre dans une nouvelle phase de son développement où l’adaptation au vieillissement de la population devient un enjeu stratégique majeur.

Source : Reportage de Radio France Internationale (RFI)

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Pour sa libération, Hatem Chaabouni paie une caution de 60 MDT

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, lundi 1er juin 2026, d’accorder lsa libération à l’homme d’affaires Hatem Chaabouni, moyennant le versement d’une caution fixée à 60 millions de dinars (MDT).

Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire financière dans laquelle l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024. Le dossier implique également un ancien président-directeur général de la Banque nationale agricole (BNA) ainsi que plusieurs hauts responsables de l’établissement bancaire public.

L’enquête porte sur des soupçons d’irrégularités dans l’octroi de crédits bancaires et sur une opération liée à l’acquisition d’actions de la BNA financée par un prêt bancaire accordé dans des conditions jugées contraires aux procédures légales en vigueur.

Les personnes poursuivies sont notamment soupçonnées d’avoir mis en place un montage financier impliquant l’exploitation de fonctions bancaires, avec des accusations de faux, d’abus de fonction et de blanchiment d’argent. Les investigations visent à déterminer les circonstances dans lesquelles ces financements ont été accordés et les éventuelles responsabilités des différents intervenants.

Cette affaire figure parmi les dossiers de corruption financière les plus suivis de ces dernières années en Tunisie, en raison de l’implication de responsables d’une banque publique et des montants financiers concernés.

Affaire à suivre.

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Omar Bouzouada est le nouveau Pdg de la CPG et du GCT

Omar Bouzouada est nommé président directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT), et ce par le décret n° 2026-79 du 1er juin 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT).

Le même décret n° 2026-80 du 1er juin 2026 met fin aux fonctions de Abdelkader Amaidi, en qualité de directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).

En ouvre, le décret n° 2026-81 du 1er juin 2026 met également fin aux fonctions de Hédi Youssef, en qualité de directeur général du Groupe chimique tunisien (GCT).

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