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Affaire Jilani Daboussi | La Cour d’appel fixera son verdict le 19 juin

La Cour d’appel de Tunis a renvoyé l’affaire liée au décès de l’ancien député Jilani Daboussi au 19 juin 2026, date à laquelle seront auditionnés les prévenus avant le verdict final.

En première instance, le tribunal avait condamné Noureddine Bhiri et Mondher Lounissi à 4 ans de prison ferme, ainsi qu’une ancienne médecin de Mornaguia et un ex-procureur général à 2 ans avec sursis. Seul le dossier de l’ancien ministre de la Santé, Abdelatif Mekki, a été définitivement classé après cassation.

Pour mémoire, Jilani Daboussi avait été incarcéré au lendemain de la révolution de 2011 dans le cadre de poursuites pour corruption. Durant sa détention, sa santé s’était gravement détériorée en raison de multiples pathologies chroniques, notamment une insuffisance rénale sévère nécessitant des soins réguliers.

L’ancien député s’est éteint à son domicile, quelques heures seulement après avoir obtenu une mise en liberté provisoire. Depuis ce drame, ses proches et son collectif de défense fustigent des négligences médicales ainsi que des violations flagrantes des droits humains lors de son incarcération, mettant directement en cause la responsabilité du parti Ennahdha, alors au pouvoir.

Y. N.

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Tunis | Confirmation en appel de la perpétuité pour les assassins de Mohamed Zouari

Le verdict est tombé en appel dans l’affaire de l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari, assassiné par balles devant son domicile à Sfax il y a 10 ans.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a rejeté l’appel sur la forme, confirmant ainsi les condamnations à la réclusion à perpétuité prononcées en première instance contre les onze suspects.

Jugés par contumace car toujours en fuite, ces individus (de nationalités tunisienne et étrangère) cumulent également plus de 100 ans de prison pour diverses infractions terroristes.

Pour rappel, ce dossier emblématique remonte au 15 décembre 2016, date à laquelle l’ingénieur avait été assassiné alors qu’il se trouvait dans sa voiture.

L’enquête, qui a duré plusieurs années, a mis en cause onze personnes de nationalités tunisienne et étrangère. Dès le début de l’affaire, les soupçons se sont portés sur le Mossad (les services de renseignement israéliens), qui aurait orchestré l’opération en raison de l’engagement de Mohamed Zouari pour la Palestine et ses liens avec le Hamas, dont il était membre.

Y. N.

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Météo | Le ciel se dégage progressivement après quelques orages locaux

L’Institut national de la météorologie (INM) a annoncé un temps qui sera marqué par une instabilité locale, cette nuit, avant une amélioration générale sur l’ensemble du pays.

En début de soirée, des cellules orageuses locales attendues sur le Centre-Ouest et en particulier dans la région de Kasserine, ajoutant que celles-ci seront accompagnées de pluies éparses.

Au cours de la nuit, le ciel se dégagera progressivement pour devenir totalement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du territoire tunisien, ajoute la même source.

Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes qui seront comprises entre 19°C et 24°C sur les zones côtières et les hauteurs et entre 25 et 30°C dans le reste des régions.

Y. N.

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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Mobi-TRE renforce le rôle économique de la diaspora tunisienne

Les investissements des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) sont un levier stratégique pour le développement économique et social de leur pays. C’est ce qui ressort de la visite de suivi, organisée du 19 au 22 mai 2026, par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Tunisie, dans le cadre de la deuxième phase du projet Mobi-TRE, financé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

La mission, qui a réuni des représentants d’institutions tunisiennes, de l’AICS et de l’OIM, s’est déroulée dans cinq gouvernorats des zones de développement régional et a permis d’observer directement les résultats obtenus par neuf entreprises soutenues par le programme. Les entreprises visitées illustrent concrètement comment le capital financier, professionnel et humain de la diaspora tunisienne peut contribuer à la croissance régionale, en favorisant la création d’emplois, l’innovation et la transition vers des modèles économiques plus durables.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la contribution des Tunisiens de l’étranger, qui constituent l’une des principales sources de transferts de fonds pour le pays, mais sont également de plus en plus considérés comme des investisseurs, des entrepreneurs et des fournisseurs de compétences.

Grâce au projet Mobi-TRE, les bénéficiaires reçoivent un accompagnement combinant soutien financier, assistance technique et conseils administratifs, afin de transformer leurs idées entrepreneuriales en entreprises économiquement viables et ancrées localement.

L’un des aspects les plus marquants de la visite a été l’importance de la coopération entre les différentes institutions impliquées.

La mission comprenait des représentants du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, du ministère de l’Économie et du Plan, de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti), de l’Agence pour la promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii), de l’Observatoire national de l’agriculture (Onat), ainsi que des antennes régionales de l’Office des Tunisiens de l’étranger (OTE) et des services de l’emploi des gouvernorats concernés.

La présence conjointe de ces acteurs a permis aux entrepreneurs de bénéficier de conseils personnalisés en matière de fiscalité, de développement commercial, d’accès aux marchés et de perspectives de croissance.

Selon l’OIM, ce modèle de coordination constitue un élément clé pour consolider un écosystème favorable aux investissements de la diaspora et réduire les obstacles bureaucratiques qui limitent souvent le potentiel des initiatives entrepreneuriales.

Une attention particulière a également été portée aux projets liés à l’économie verte et au développement durable. Plusieurs entreprises soutenues opèrent dans des secteurs contribuant à la transition écologique, ce qui confirme la prise de conscience croissante des investisseurs de la diaspora quant aux activités susceptibles de générer un impact économique et social positif à long terme.

Pour la coopération italienne, ce programme constitue un exemple concret de la manière dont la migration peut devenir un moteur de développement partagé. Grâce au soutien de l’AICS et du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le projet vise à renforcer les liens entre la diaspora et leurs pays d’origine, en encourageant les investissements productifs dans les régions intérieures tunisiennes, traditionnellement moins attractives pour les capitaux privés mais stratégiques pour la réduction des disparités régionales.

La récente mission a également mis en lumière la dimension humaine des initiatives soutenues par Mobi-TRE. Les témoignages des entrepreneurs rencontrés ont démontré comment le retour des compétences, de l’expérience professionnelle et des réseaux internationaux développés à l’étranger peut contribuer non seulement à la croissance des entreprises, mais aussi à la création de nouvelles opportunités pour les communautés locales.

Cette approche vise à faire de la mobilité internationale des Tunisiens une ressource structurelle pour le développement économique national, tout en renforçant le rôle de la diaspora comme partenaire du développement du pays.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Tunisie | 13 000 mètres cubes de déchets ramassés sur les plages

Environ 13 000 mètres cubes de déchets ont été ramassés sur les plages tunisiennes lors de la dernière campagne de nettoyage du littoral menée par l’Agence tunisienne de protection et d’aménagement du littoral (Apal). 85 % de ces déchets étaient du plastique, soit plus de 11 000 mètres cubes de bouteilles, sacs, emballages et autres matériaux éparpillés le long de la côte.

Ces données ont été communiquées par Nabil Mokhtar, responsable du programme de nettoyage des plages à l’Apal, sur les ondes de Mosaïque FM.

Selon M. Mokhtar, l’accumulation de déchets sur les côtes reste largement liée aux comportements individuels, notamment l’abandon de plastique et d’emballages sur les plages ou directement dans la mer.

En prévision de la prochaine saison balnéaire, le programme annuel de nettoyage a été étendu à 152 plages, réparties sur environ 180 kilomètres de littoral, couvrant une superficie totale de près de 6 500 hectares.

Les opérations, déjà en cours, devraient se poursuivre tout au long de l’été et, si nécessaire, jusqu’en octobre.

L’inquiétude porte notamment sur la persistance des matières plastiques dans le milieu marin. Un sac plastique peut mettre entre 100 et 500 ans à se dégrader, tandis qu’une bouteille plastique peut persister dans l’environnement pendant environ 450 ans. De plus, la dégradation ne résout pas le problème : les déchets se fragmentent en microplastiques susceptibles de contaminer l’eau, les sédiments et la chaîne alimentaire marine.

Ce problème est particulièrement préoccupant pour la Tunisie, pays qui possède plus de 1 300 kilomètres de côtes et dont l’économie repose fortement sur la baignade, le tourisme côtier et la pêche.

La présence de déchets sur les plages représente donc non seulement une menace pour les écosystèmes marins et la biodiversité, mais aussi un risque pour l’attractivité touristique du pays et les activités économiques liées au secteur maritime.

La campagne Apal s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale «Littoral sans plastique», promue par le ministère de l’Environnement avec le soutien de la Banque mondiale. Cette stratégie vise à réduire la pollution plastique marine grâce à une meilleure gestion des déchets dans les villes côtières, aux outils de l’économie circulaire et à des actions de sensibilisation. Les autorités tunisiennes soulignent toutefois que les campagnes de collecte, bien que nécessaires, ne sauraient remplacer la prévention.

La réduction des plastiques à usage unique, le tri et l’élimination appropriés des déchets, ainsi qu’une plus grande responsabilisation des usagers des plages, demeurent essentiels pour limiter l’accumulation de déchets le long du littoral méditerranéen tunisien.

I. B.

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De Fayeche à Belgacem | La sexualité du Tunisien entre sacré et profane

«Quelle est, pour toi, la femme idéale ?» Mon patient esquissa un sourire narquois au coin de sa bouche avant de répondre : «Je la veux Rabaa El Adawia le jour et Cicciolina la nuit. Je la veux aussi dévouée qu’une mystique soufie et aussi libre qu’une héroïne pornographique». Il la veut, somme toute, une femme capable de réunir deux mondes que tout oppose : la pureté sacrée et la jouissance profane. La sexualité du Tunisien a-t-elle pour socle la dualité sacré/profane ?

Adnene Khaldi *

Tout semble confirmer cette hypothèse : à commencer par l’histoire de Sidi Omar El Fayeche dans les années 1970 qui illustrait bien la dualité du sacré/profane. C’était un homme psychotique qui déambulait nu dans les ruelles de Tunis, refusant tout vêtement et balbutiant des mots incompréhensibles qui confirmaient bien la dissociation de sa pensée.

Plutôt que de voir dans sa nudité une indécence et dans son délire une folie, les femmes de la ville préféraient percevoir une sainteté : elles le visitaient pour avoir sa baraka et pour écouter ses prophéties. Le sacré devenait alors le voile qui recouvrait sa nudité, rendant supportable la vue de son sexe offert et exhibé (d’ailleurs Fayeche en arabe veut dire celui qui exhibe).

Le basculement du profane au sacré est fulgurant puisque, traditionnellement, la mixité entre hommes et femmes est encadrée par des normes vestimentaires strictes et par une forte régulation du rapport au corps. Pourtant, dans cet espace particulier, des femmes pour lesquelles la nudité est habituellement proscrite semblent suspendre, momentanément, cet interdit. Comme si ce lieu devenait un espace d’exutoire symbolique où ce qui est défendu dans l’ordre social pouvait être réinvesti sous une forme licite, voire sacralisée. On pourrait y voir une forme de retournement du sens de l’interdit : «Vous nous interdisez l’accès au corps masculin au nom du sacré ; nous allons alors utiliser précisément ce registre du sacré pour contourner cette interdiction et lui donner une autre signification».

Retournement du sens de l’interdit

Ce qui était condamné devient ainsi le support même d’une libération psychique et corporelle. Ce détour permettait alors de desserrer, au moins provisoirement, le poids d’une sexualité vécue comme interdite ou culpabilisante.

Le phénomène Sidi Omar El Fayeche montre bien que ces structures sont loin d’être hermétiques et statiques, le sacré et le profane se traversent l’un l’autre, ce qui souligne la porosité de leurs frontières.

60 ans plus tard, cette structure psychosexuelle n’a pas disparu, elle est bien là dans toute sa splendeur : le phénomène Belgacem le guérisseur en est la parfaite illustration. Il s’agit d’un escroc qui se fait passer pour un guérisseur spirituel. Il aurait attiré plus de 900 femmes en leur faisant croire qu’il était capable de les débarrasser du «djinn amoureux» qui les habitaient ainsi que d’autres maladies incurables ou encore des problèmes de retard de grossesse, au moyen de ce qu’il appelait le «sperme pur».

Le faux guérisseur convainquait ses victimes qu’un «djinn amoureux» habitait leur corps et qu’il pouvait l’en expulser en recourant à des pratiques occultes consistant en des séances de rapports sexuels avec elles. Son génie criminel lui a insufflé d’utiliser intuitivement l’arme imparable du sacré/profane : il forgea alors l’expression «sperme pur». Condensant en elle-même la dialectique du sacré et du profane, elle fonctionne comme un oxymore où se nouent le religieux et l’obscène, le pur et l’impur, le sacré et le charnel.

La pénétration transgressive devient tout à coup bénie et sacrée. Belgacem sait que ça fonctionne, il n’a pas l’ombre d’un doute sinon il ne se mettrait pas en danger de se faire démasquer. Il semble persuadé de l’efficacité de son dispositif symbolique sinon comment comprendre que même des femmes instruites et universitaires aient pu être prises dans cette logique d’emprise.

Si ce mécanisme opère avec une telle efficacité, c’est parce qu’il vient activer une structure psychosexuelle déjà présente dans l’imaginaire collectif, latente mais disponible, qu’il suffit d’effleurer pour la voir émerger. L’articulation entre sacré et profane semble ainsi constituer l’un des soubassements symboliques majeurs de la sexualité en Tunisie.

La circoncision et le tasfih comme lieux du sacré/profane

La circoncision est l’opération inaugurale qui inscrit ontologiquement et scelle à jamais le Tunisien (et le musulman en général) dans la dialectique du sacré/profane. Cette opération symbolique s’appelle la tahara autrement dit la purification sacré d’un organe potentiellement profanateur, tels que la luxure, la fornication, le péché, la turpitude, la souillure, le désir et le désir interdit, la non-maîtrise pulsionnelle, les figures du satyre et de l’hubris.

La tahara inscrit dans la chair une marque indélébile qui structure en profondeur l’univers psychique du Tunisien. Elle opère un clivage symbolique fondamental de l’être entre le sacré et le profane, un clivage qui structure également sa manière de percevoir le monde extérieur.

Il devient alors légitime de se demander dans quelle mesure cette incorporation clivante de l’être entre sacré et profane joue un rôle dans le mindset des extrémistes islamistes violents ? Veulent-ils à tout prix chasser du plus profond de leur être le profane et installer autour d’eux et en eux un monde intégralement sacré et épuré ?

Dans un autre registre, on peut interroger la manière dont la dichotomie sacré/profane structure la dynamique du désir chez l’homme tunisien.

En clinique, j’ai reçu de nombreux patients dont la dysfonction érectile provenait d’une incapacité à érotiser la future épouse, devenue trop sacrée. Leur parcours sexuel, marqué par le recours aux prostituées – figures du profane –, avait verrouillé un clivage : d’un côté, la femme respectable, objet de vénération mais désinvestie du désir ; de l’autre, la femme interchangeable, seule habilitée à recevoir la charge érotique. C’est le mécanisme même de la dissociation érotique.

En miroir de la circoncision se déploie l’exigence de virginité, comme son corollaire culturel et symbolique. L’hymen n’est pas que membrane anatomique mais une preuve morale. Sa présence est lue comme signe de pureté ; sa rupture comme indice de profanation, elle assure le passage du pur au profane.

Une autre pratique qui corrobore le sacré/profane est le rituel du tasfih, c’est cette pratique magique et donc profane au service de la virginité sacrée. Ici, c’est un «double loop» : le profane qui permet le sacré mais par la même il va permettre une autorisation implicite à des «jeux sexuels sans pénétration», ou même à des rapports, car la fille reste symboliquement vierge. Sa vertu est «protégée» par la magie, quoi qu’il arrive.

La littérature comme support du sacré/profane 

Le sacré/profane traverse la littérature aussi, le roman de Faouzia Zouari, ‘‘Le corps de ma mère’’ est particulièrement édifiant à ce sujet. Il s’agit d’un récit autobiographique et familial centré sur la figure de la mère qui est une femme bédouine à la personnalité à la fois autoritaire, secrète et tragique. Elle incarne l’ordre moral : la pudeur, le silence, l’honneur, le contrôle du corps féminin et l’interdit autour du sexe. Elle est la gardienne du sacré familial. Son autorité impose une frontière stricte entre pur et impur, haram et halal. Tout commence quand la mère plonge dans le coma, autrement dit, elle se rapproche symboliquement du sacré et c’est à ce moment précis que le profane resurgit : les secrets sexuels, les turpitudes du corps, les frustrations, les désirs enfouis et surtout la féminité longtemps occultée derrière le rôle maternel sacralisé. Encore une fois, ici, le coma ou plutôt le sacré dévoile ce qu’il est censé taire.

Autrement dit, plus la mère se rapproche symboliquement du sacré et de l’au-delà, plus son humanité profane devient racontable. Il y a là un oxymore central du livre : le sacré ne protège le secret qu’en préparant son dévoilement.

Un champ de négociation entre honte et désir

La sexualité tunisienne n’oppose pas simplement le sacré au profane, elle les noue ensemble. Le désir n’y est pas hors du religieux ; il le traverse, le conteste, l’absorbe, parfois même le mime. Et la société, loin de se libérer de cette tension, semble continuer à l’habiter comme une évidence culturelle. Au fond, rien n’a vraiment disparu depuis les années 1970. Les noms changent, les pratiques se déplacent, les discours se modernisent, mais la structure demeure. Le sacré continue d’avoir besoin du profane pour se définir ; le profane continue d’emprunter au sacré sa puissance de légitimation. Et dans cette zone grise, la sexualité du Tunisien reste moins un espace de liberté qu’un champ de négociation entre honte, pouvoir, pureté et désir

* Psychothérapeute TCCE / Sexologue clinicien. 

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Migration | 1 239 morts ou disparus en Méditerranée (5 mois de 2026)

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), on a enregistré en Europe 3 054 arrivées de migrants illégaux par voie maritime en mai 2026, en hausse de 24 % par rapport au mois précédent. Les migrants sont partis de Libye, de Tunisie et d’Algérie. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré, pour sa part, une augmentation des décès par rapport à 2025.

3 054 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en mai 2026, soit une augmentation de 24 % par rapport au mois précédent (2 459) et une baisse par rapport à 2025. C’est ce qu’a déclaré le HCR, soulignant qu’au cours du même mois, «au moins une personne est décédée et une autre est portée disparue, d’après les témoignages recueillis par notre personnel concernant deux incidents survenus en mai près des côtes italiennes, sur la route de la Méditerranée centrale». La Libye est de nouveau le principal pays de départ en mai, représentant 89 % des arrivées. Le HCR précise que 53 % des personnes ont débarqué à Lampedusa. Les autres ports de débarquement comprennent Pozzallo, Augusta, Brindisi, Bari, Ravenne, Pantelleria, Savone, Porto Pino, Catane, Sant’Antioco, Tarente et Ancône.

Au cours des cinq premiers mois de l’année, 11 630 arrivées par voie maritime ont été enregistrées, soit une baisse par rapport à la même période en 2025 (22 971). Depuis début 2026, la Libye est le principal pays de départ, représentant 86 % des arrivées par voie maritime en Italie (92 % au cours des cinq premiers mois de 2025). La Tunisie demeure le deuxième pays de départ, avec 8 % des arrivées (5 % entre janvier et mai 2025).

En 2026, la Sicile reste la région la plus touchée par les débarquements au niveau de l’Italie, notamment Lampedusa, qui a enregistré 57 % des arrivées par voie maritime au cours des cinq premiers mois de l’année (78 % au cours de la même période en 2025).

Concernant les nationalités d’origine, de janvier à mai, les plus fréquentes étaient : le Bangladesh (29 %), la Somalie (11 %), le Pakistan (9 %), le Soudan (8 %), l’Algérie (7 %), l’Égypte (6 %), la Tunisie (4 %), l’Érythrée (2 %), le Mali (2 %) et la Côte d’Ivoire (2 %).

De janvier à mai, les mineurs non accompagnés représentaient 18 % des arrivées par voie maritime en Italie, un chiffre stable par rapport à la même période de l’année précédente. De janvier à mai, 21 % des personnes ont été secourues par des ONG en Méditerranée.

Selon les données de l’OIM (Projet Migrants Disparus), 1 239 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée au cours des cinq premiers mois de 2026 (hors route du Nord-Ouest africain), dont 824 sur la route centrale (67 %). À la même période l’année précédente, on dénombrait 710 décès, dont 475 sur la route centrale.

I. B. (avec Ansa).

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Tunisiens à l’étranger : le Parlement relance le projet de conseil national

La Commission des relations extérieures, de la coopération internationale, des affaires des Tunisiens à l’étranger et de la migration à l’Assemblée des représentants du peuple a examiné, jeudi 4 juin 2026, le projet relatif à la création du Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger. Les députés ont notamment préconisé de placer cette instance sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et d’accélérer l’achèvement de l’examen de la proposition de loi qui l’organise.

Selon un communiqué de l’Assemblée, la commission a étudié plusieurs amendements visant à faire du futur conseil un véritable mécanisme de représentation de la communauté tunisienne à l’étranger. Dans ce cadre, elle a décidé de programmer une série d’auditions avec des représentants d’institutions gouvernementales et de structures nationales afin d’examiner les différentes problématiques soulevées.

Les membres de la commission ont également proposé d’adopter un système de scrutin uninominal ainsi qu’un dispositif de vote électronique pour la composition du conseil. Ils ont par ailleurs appelé à consacrer le principe de la parité afin d’assurer une représentation effective et inclusive des compétences tunisiennes établies à l’étranger et de renforcer leur contribution au soutien de l’économie nationale et de la diplomatie officielle.

Par ailleurs, les députés ont exprimé des réserves quant aux conclusions du récent conseil ministériel restreint consacré aux Tunisiens à l’étranger. Ils ont estimé que les mesures annoncées concernaient principalement les ressortissants résidant en Europe, excluant de fait les autres communautés tunisiennes à travers le monde. Ils ont également jugé que la baisse des prix des billets de transport demeurait insuffisante face à la hausse du coût de la vie et aux retards récurrents des vols.

La commission a, en outre, appelé à évaluer les visites de terrain effectuées aux postes-frontières et à suivre l’évolution des services douaniers à travers de nouvelles auditions des ministères concernés. Elle a également proposé l’organisation d’une visite à l’Académie diplomatique ainsi que la mise en place de sessions de formation au profit de ses membres.

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Le tabac cause 13 000 morts par an en Tunisie

Le tabagisme est responsable de plus de 13 200 décès par an en Tunisie, soit près d’un décès sur cinq au niveau national. Environ la moitié des décès liés au tabac surviennent chez les moins de 70 ans.

Ce constat alarmant a été dressé à Tunis par des médecins et des experts tunisiens, algériens et libyens, réunis pour la première édition du forum «Tabagisme au Maghreb : débats sur un défi commun», organisé par la plateforme tunisienne Med.tn. Au cœur des discussions : la nécessité d’élaborer une réponse régionale à cette addiction qui, selon les spécialistes, reste très répandue dans les pays du Maghreb, touchant particulièrement la population masculine et de plus en plus les adolescents et les jeunes adultes dès leur plus jeune âge.

En Tunisie, le cardiologue Dhaker Lahidheb a souligné, dans une déclaration à Diwan FM, que près d’un homme adulte sur deux fume, soulignant que plus de la moitié des patients souffrant d’infarctus aigus dans le pays sont des fumeurs, insistant sur l’impact du tabac sur les maladies cardiovasculaires et la nécessité d’élargir l’accès aux programmes de sevrage tabagique, notamment aux substituts nicotiniques tels que les patchs et les gommes à mâcher.

Les données présentées lors du forum sont conformes au modèle d’investissement pour la lutte antitabac élaboré par le ministère tunisien de la Santé en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et le Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

Selon une étude publiée en 2021 à partir des données disponibles, le tabac est responsable de plus de 13 200 décès par an en Tunisie, dont 49 % surviennent avant l’âge de 70 ans, tandis que 18 % des décès sont liés au tabagisme passif.

Un coût économique important

Le coût économique estimé pour la seule année 2019 s’élevait à environ deux milliards de dinars tunisiens (600 millions d’euros), soit 1,8 % du produit intérieur brut : 146 millions de dinars pour les dépenses de santé et environ 1,9 milliard de dinars pour les pertes de productivité dues aux décès prématurés, aux maladies et aux arrêts de travail.

Au cours du forum, l’épidémiologiste algérienne Souad Bouaoud a insisté sur la prévention, soulignant la priorité d’empêcher les mineurs de fumer leur première cigarette. Parmi les outils suggérés figuraient un renforcement de l’application des réglementations existantes, une taxation plus dissuasive et des contrôles plus efficaces sur la vente de produits contenant de la nicotine aux jeunes.

Le pneumologue libyen Hachem Belkhir a proposé la création d’une association maghrébine spécialisée dans la lutte contre le tabagisme, chargée d’élaborer des stratégies communes entre les pays de la région et de promouvoir la coordination en matière de collecte de données, de prévention et de recherche.

Selon Diwan FM, M. Belkhir a également évoqué la possibilité d’utiliser des outils d’analyse avancés, notamment l’intelligence artificielle, pour élaborer des politiques plus ciblées.

La discussion a également abordé la question des produits alternatifs aux cigarettes traditionnelles, notamment les cigarettes électroniques. Certains intervenants ont préconisé d’explorer des approches de réduction des risques pour les fumeurs adultes incapables d’arrêter de fumer. D’autres ont appelé à la prudence, soulignant que les données sur les effets à long terme des nouveaux produits restent incomplètes. L’OMS considère les cigarettes électroniques et les dispositifs à base de nicotine comme nocifs pour la santé et non sans risques, notamment pour les adolescents et les jeunes adultes.

Les experts ont enfin mis en avant la coopération entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye comme un outil indispensable pour lutter contre ce phénomène qui dépasse les frontières nationales : campagnes coordonnées, échange de données sanitaires, renforcement du soutien aux services d’aide à l’arrêt du tabac et politiques fiscales permettant de limiter le recours aux circuits parallèles et à la contrefaçon.

Selon le modèle OMS-Pnud, une mise en œuvre renforcée des mesures prévues par la Convention-cadre pour la lutte antitabac pourrait prévenir plus de 55 500 décès en Tunisie au cours des quinze prochaines années et générer des bénéfices économiques estimés à 5,7 milliards de dinars (1,7 million d’euros).

I. B.

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Tunis | L’Institut Pasteur relance sa chaîne de purification des sérums thérapeutiques

L’Institut Pasteur de Tunis a officialisé, ce jeudi 4 juin 2026, la reprise de l’exploitation de sa chaîne de purification des sérums thérapeutiques.

Dans un communiqué, l’Institut, précise que cette relance stratégique marque une étape majeure dans le renforcement de l’autonomie de la Tunisie en matière de production biomédicale et consolide la souveraineté sanitaire du pays.

La concrétisation de cette relance a été rendue possible grâce au soutien de Monsieur le ministre de la santé et l’engagement de l’équipe du service de production dirigée par Dr N Laabidi et grâce à l’implication de partenaires clés :

  • CLOVER ENERGY, sponsor du dispositif, représentée par M. Mauro CAMPLANI.
  • ROCKE1T POWER INDUSTRY, en tant qu’exécuteur principal, représentée par M. Abdelwaheb Chemkhi.
  • BIODEX, en tant qu’intermédiaire, représentée par Mme Rania LOUATI.

Nous adressons nos sincères remerciements à l’ensemble des intervenants pour leur engagement et leur contribution à la réussite de cette relance stratégique au service de la santé publique, lit-on encore dans le communiqué de l’Institut Pasteur.

Communiqué

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Tunisie | Vers une libération sous caution pour Maher Chaâbane ?

Saisie d’une demande de mise en liberté provisoire sous caution pour l’homme d’affaires Maher Chaâbane, la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a mis l’affaire en délibéré ce jeudi 4 juin 2026.

Cette décision fait suite au rejet, par la Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis, d’une première demande émise par les avocats de l’homme d’affaire, rappelle Mosaïque FM en citant une source proche du dossier.

Pou rappel, Maher Chaâbane fait face à une série de lourds chefs d’accusation, notamment des faits de corruption, de falsification de documents officiels et d’usage de faux, mais aussi pour constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux personnes et aux biens et exploitation abusive de la fonction publique pour l’obtention d’avantages indus et le préjudice causé à l’administration.

Y. N.

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Affaire Zied El Heni | L’audience en appel fixée

La Cour d’appel de Tunis a fixé la date du procès en appel du journaliste Zied El Heni, qui comparaîtra devant sa 17ème chambre criminelle.

C’est ce qu’a annoncé le comité de soutien du journaliste, en précisant que l’examen en appel a été fixé pour le vendredi 12 juin 2026. Les poursuites reposent sur des accusations « d’atteinte à autrui à travers les réseaux publics de communication ».

Pour rappel, Zied El Heni avait été condamné en première instance à une peine d’un an de prison ferme. Selon son comité de soutien, l’origine de cette affaire remonte à des déclarations publiques dans lesquelles il avait critiqué la gestion judiciaire du dossier de son confrère, le journaliste Khalifa Guesmi.

Y. N.

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Cour d’appel | La demande de libération du rappeur Samara rejetée

La Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis a rejeté, ce mercredi 3 juin 2026, la demande de mise en liberté provisoire déposée par la défense du rappeur Samara.

La justice a également décidé de le renvoyer, aux côtés d’autres co-accusés, devant une juridiction criminelle pour y être jugés pour constitution d’une entente en vue de faire le trafic de stupéfiants ainsi que le blanchiment d’argent.

Pour rappel, cette affaire a éclaté fin janvier 2025 après l’arrestation des accusés en flagrant délit par les unités de la Garde nationale de la région de Laouina dans le cadre d’une enquête pour consommation et trafic de drogues.

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Météo | Des températures allant jusqu’à 30°C pour cette nuit

Le ciel restera globalement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble des régions cette nuit, avec des températures allant jusqu’à 30°C, annonce l’Institut national de la météorologie (INM).

​Le vent soufflera du secteur Est et sera particulièrement fort dans le sud du pays, où il sera accompagné de phénomènes locaux de sable, ajoute l’INM en affirmant que dans les autres régions, le vent restera faible à modéré.

Quant aux températures, l’Institut annonce des minimales variant entre 20°C et 25°C sur le Nord, le Centre, ainsi que sur les côtes est du Sud et entre 25°C et 30°C sur le reste des régions du pays.

Y. N.

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UGTT : portes fermées, le dialogue avec les autorités reste au point mort

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salah Eddine Selmi, a réaffirmé l’absence de toute perspective de dialogue avec les autorités. Et ce, malgré la disponibilité affichée de l’organisation syndicale pour engager des discussions. Il estime que les portes du dialogue demeurent fermées. Une situation qui impose aux structures syndicales de faire valoir ce droit en s’appuyant sur les législations nationales et les conventions internationales qui consacrent le dialogue social.

S’exprimant jeudi 4 juin 2026 à l’ouverture de la réunion de la Commission administrative nationale de l’UGTT, Salah Eddine Selmi a également appelé les structures syndicales à renforcer leur présence sur le terrain, à intensifier le contact avec les travailleurs et à soutenir les campagnes d’adhésion, afin de consolider les rangs de l’organisation.

La réunion était consacrée à l’examen de la situation générale dans le pays, de la conjoncture syndicale ainsi que des principaux dossiers sociaux et professionnels en cours.

Dans son intervention, le secrétaire général a présenté un état des lieux des questions syndicales actuellement suivies par le Bureau exécutif national. Tout en soulignant l’importance de maintenir un lien étroit avec les travailleurs, les syndicalistes et les différentes catégories professionnelles.

Il a par ailleurs salué la décision de mobilisation prise par les employés du secteur bancaire, des institutions financières et des compagnies d’assurances. De même qu’il a mis en avant le succès de plusieurs mouvements revendicatifs et actions médiatiques menés récemment par différents secteurs. Il estime qu’ils témoignent de la capacité de résistance de l’UGTT face aux pressions et aux campagnes de dénigrement dont elle fait l’objet.

Au cours des travaux, Jabrane Bouraoui, secrétaire général adjoint chargé du règlement intérieur, a présenté les amendements proposés au règlement interne de l’organisation. Ces modifications ont été examinées par les membres de la Commission administrative nationale, dont les débats se poursuivent.

Par ailleurs, la situation financière de l’UGTT figure parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour. À ce titre, Taher Mezzi, secrétaire général adjoint chargé de l’administration et des finances, avait présenté la veille, lors d’une réunion élargie du Bureau exécutif, un rapport détaillé sur ce dossier. Il a notamment insisté sur la nécessité de mettre en œuvre des solutions concrètes pour surmonter les difficultés financières, à travers le renforcement des adhésions et une mobilisation collective de l’ensemble des structures syndicales.

Les membres de la Commission administrative nationale examinent également la situation syndicale générale, le contexte national ainsi que les principaux dossiers sociaux et professionnels. Les discussions mettent l’accent sur la consolidation de l’unité syndicale, le dépassement des divergences passées et la concentration des efforts sur les enjeux sociaux et économiques prioritaires. Tout en réaffirmant le rôle de l’UGTT en tant qu’organisation nationale concernée par toutes les questions touchant à l’intérêt du pays.

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Des nutritionnistes déconseillent le croissant au petit-déjeuner

Le croissant est un incontournable du petit-déjeuner pour beaucoup. Cependant, cette viennoiserie peut facilement faire augmenter le taux de glycémie dans le sang et est déconseillée, surtout pour les diabétiques. Elle est composée de farine, de lait, d’eau, de sucre, de sel et de beurre, qui sont connus pour être riches en glucides et en lipides, mais pauvres en nutriments essentiels.

Les croissants sont classés comme aliments à index glycémique élevé ; les glucides qu’ils contiennent sont digérés rapidement, ce qui entraîne une hausse rapide de la glycémie.

Certaines personnes pensent que réfrigérer une viennoiserie avant de la consommer réduit la hausse de la glycémie.

Cependant, Heewon L. Gray, diététicienne agréée et professeure adjointe à l’Université de Floride du Sud, conteste cette idée. «Lorsqu’on réfrigère du pain comme les croissants, les molécules d’amidon, notamment l’amylose, se réorganisent et cristallisent pour former une structure plus organisée», a-t-elle expliqué à Verywell Health.

Les nutritionnistes appellent ce type d(amidon «amidon résistant». Il est difficilement digestible, ne fait pas augmenter la glycémie et peut servir de nourriture aux bonnes bactéries intestinales.

Des études ont montré que réfrigérer certains aliments riches en glucides, comme le riz, peut augmenter significativement la teneur en amidon résistant, mais pour les croissants, les recherches suggèrent que la réfrigération n’apporte pas le même avantage.

Gray a expliqué : «La quantité totale d’amidon recalculé dans un croissant est limitée», ajoutant que consommer des glucides avec des repas contenant des matières grasses ou des fibres peut réduire les pics de glycémie, mais que les croissants font exception. Malgré sa teneur en matières grasses, cette viennoiserie possède un index glycémique élevé.

Pour minimiser l’impact des croissants sur la glycémie, il est recommandé de les consommer dans le cadre d’un repas équilibré et riche en nutriments essentiels.

La nutritionniste Amanda Sauceda de Californie conseille d’accompagner les croissants d’une petite quantité de protéines, comme du fromage ou des œufs.

I. B.

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130 migrants illégaux transférés à El-Amra pour être rapatriés

Alors que les heurts se multiplient dans plusieurs régions de la Tunisie entre les populations locales et les migrants illégaux en provenance de l’Afrique subsaharienne, les autorités tentent de renforcer les flux inverses de rapatriement volontaire de ces derniers, avec l’aide de l’OIM.  

Ce jeudi 4 juin 2026, environ 130 migrants en situation irrégulière ont été transférés au kilomètre 21 du camp de migrants d’El-Amra, dans le gouvernorat de Sfax, en vue de leur rapatriement vers leur pays d’origine.

Ce transfert s’inscrit dans le cadre du programme de retour volontaire mis en place depuis juin 2025 pour lutter contre l’immigration irrégulière, a indiqué le superviseur général du camp à Diwan FM, en précisant qu’il s’agit d’un transfert exceptionnel, comprenant 80 migrants en situation irrégulière en provenance du point de rassemblement de Tunis et 50 autres en provenance des points de rassemblement de Sousse et de Nabeul.

Le responsable a expliqué que la procédure de rapatriement pour les personnes munies d’un passeport prend entre 24 et 48 heures, tandis que pour celles qui n’en possèdent pas, elle prend environ un à dix jours au maximum, après coordination avec leurs ambassades respectives.

Des appels ont récemment été reçus de migrants subsahariens souhaitant rentrer volontairement dans leur pays d’origine, a-t-il ajouté, en exhortant les migrants sans papiers désirant rentrer chez eux à contacter les autorités compétentes via WhatsApp au 51824889 ou par téléphone au 93769546.

Beaucoup de ces migrants survivent dans des conditions très difficiles et certains se disent victimes de violence raciste de la part de la population locale, laquelle se plaint, de son côté, d’agressions physiques de la part de certains sans papiers. Dans certains quartiers de Tunis, Sousse, Mahdia ou Sfax, où une présence massive de migrants subsahariens est constatée, les heurtes deviennent fréquents.

Il convient de souligner que plus de 4 300 migrants sans papiers ont pu rentrer dans leur pays d’origine grâce au programme de retour volontaire lancé par la Tunisie en juin 2025 pour lutter contre la migration irrégulière.

I.B.

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Sortir de la pauvreté | L’angle mort moral de l’économie mondiale

Lorsque l’ordre économique mondial se dérègle — sous l’effet des tensions géopolitiques, des chocs énergétiques, de la rareté des financements, du ralentissement de la croissance et du retour des disciplines budgétaires imposées — qui paiera le prix du grand désordre ? On sait qu’à chaque vacillement des équilibres financiers, ce sont les corps les plus exposés, les salaires les plus faibles, les subventions les plus vitales, les familles les plus vulnérables qui absorbent le choc.

Yahya Ould Amar *

Quand les États revoient leurs priorités et que l’ajustement devient nécessaire, il faut se rappeler ce que l’économie moderne a toujours exclu de ses équations : les pauvres. Leur dignité est cette frontière morale qui interdit de traiter l’humain comme une variable d’équilibre, de sacrifier les vies au nom des comptes, et de transformer toute souffrance en simple ligne de coût.

En effet, la «pauvreté» n’existe pas dans la vingtaine d’équations fondamentales de la théorie économique. On y trouve l’utilité, le bien-être, le revenu, la préférence, le surplus du consommateur … On y mesure tout, la propension à consommer, l’élasticité de la demande, la production, l’investissement, la consommation, la balance des paiements, la croissance, le taux d’intérêt… Mais nulle part, dans les manuels économiques enseignés qui forment les dirigeants d’entreprises, les banquiers et les gouvernants, n’apparaît le mot «pauvreté». Comme si l’absence de mesure valait absence d’existence.

C’est pourtant ce mot-là que portent, cinquante pour cent de la population mondiale qui vivant avec moins de cinq dollars et demi par jour et par personne – ceux que l’on appelle pauvres. Ils demandent que la pauvreté ne soit pas une humiliation quotidienne, qu’on cesse de les traiter comme des coûts budgétaires ou des lignes de bilan. Ils veulent être reconnus comme des vies humaines, des visages, des sujets.

Entre ce que l’économie sait compter et ce que les pauvres demandent de sauver, il y a un abîme, celui de l’angle mort moral de l’économie moderne.

Le pauvre comme variable d’ajustement

Dans le langage économique, le pauvre n’apparaît jamais en tant que tel, il se dissous dans des agrégats. Il est le «ménage à bas revenu», le «secteur informel», parfois la «population vulnérable». Ces mots ont une vertu apparente — la neutralité — et un vice profond, ils effacent le visage.

Car derrière l’abstraction se joue une inversion morale. Lorsqu’une économie est en difficulté, le modèle cherche la variable la plus «flexible», celle qui peut absorber le choc au moindre coût pour l’équilibre d’ensemble. Or cette variable, presque toujours, c’est le pauvre, son salaire, sa subvention, sa retraite, son accès au soin et à l’eau potable, son éducation, sa sécurité.

Le riche dispose de capital mobile, d’avocats, de frontières fiscales ; le pauvre n’a que sa subsistance, et c’est elle qu’on ajuste. L’ajustement «par le bas» est la conséquence logique d’un système qui mesure l’efficience globale et reste aveugle à la dignité particulière.

La pauvreté est d’abord une confiscation du temps. Le riche peut attendre, différer ses choix, investir, se tromper, recommencer. Le pauvre, lui, vit dans l’urgence. Il ne choisit pas entre plusieurs avenirs ; il tente d’empêcher l’effondrement du présent. C’est pourquoi l’économie se trompe lorsqu’elle parle de «préférences» là où il n’y a que la contrainte pour la moitié de l’humanité. Le pauvre ne préfère pas ; il est simplement privé du temps long qui rend ces choix possibles.

L’aberration des plans d’ajustement

Pendant des décennies, sous le nom rassurant de «programme d’ajustement», «programme d’urgence» ou autres dénominations équivalentes, on a appliqué à des dizaines de pays — singulièrement en Afrique et en Amérique latine — une même ordonnance, dévaluer, couper les dépenses publiques, supprimer les subventions sur le pain et le carburant, privatiser, comprimer les salaires, ouvrir les frontières … Le diagnostic était comptable ; le remède le fut aussi. Et le résultat, mesuré dans la seule langue du modèle — déficit, inflation, balance des paiements — pouvait parfois sembler bon.

Mais que disait ce résultat des milliers, parfois des millions de vies qui sont précipitées dans l’extrême pauvreté, l’insécurité alimentaire ou le dénuement total.

L’aberration fut de croire que l’on pouvait assainir des finances publiques en laissant hors de l’équation le vrai coût humain de cet assainissement — et que l’on ait appelé «rigueur» ce qui était, pour des millions de gens, une cruauté administrée.

On rétorquera que ces plans furent nécessaires, que des États endettés risquent de ne pas rembourser leurs créanciers. C’est exact, il y avait de vrais déséquilibres, de vraies gabegies, de vrais privilèges à défaire.

Le scandale n’est pas qu’il ait fallu corriger ; c’est l’ordre des priorités — l’équilibre budgétaire d’abord, le corps humain ensuite, s’il en reste — et la certitude tranquille des décideurs que la douleur d’autrui était un paramètre, non une limite.

Libéralisme : la promesse et le glissement

Soyons justes avec le libéralisme, à sa source, le libéralisme est une philosophie de la dignité, il affirme que l’individu a le droit de contracter, de posséder, d’entreprendre, de n’être pas soumis à l’arbitraire.

Le glissement s’est produit lorsqu’on a fait du moyen une fin. La liberté économique est devenue la valeur suprême devant laquelle la dignité doit s’incliner. On est passé du «marché pour les hommes» au «hommes pour le marché». Et dans sa version contemporaine, le libéralisme économique a enfanté une étrange créature, un individu réduit à son capital humain, sommé d’être «entrepreneur de lui-même», responsable de tout — de son chômage comme de sa maladie. Le pauvre n’est alors plus une victime d’un ordre injuste ; il devient le gestionnaire défaillant de sa propre vie. C’est la forme la plus subtile du mépris, faire porter à l’écrasé la responsabilité de son écrasement.

Capitalisme : ce qu’il produit et ce qu’il ne voit pas

Le capitalisme est sans doute la machine la plus efficace que l’humanité ait jamais construite pour produire de la richesse. Il a sorti des centaines de millions d’êtres humains de la misère absolue. Le capitalisme optimise une chose, le rendement du capital. Tout ce qui sert ce rendement, il le voit, le compte. Tout ce qui ne le sert pas — la dignité de celui qui ne «rapporte» rien — il le traite, au mieux, comme une externalité ; au pire, comme un obstacle.

De là vient un paradoxe, celui qu’un système peut accumuler des richesses inouïes tout en appauvrissant moralement ceux qu’il enrichit, et matériellement ceux qu’il ignore. Le pauvre du capitalisme contemporain est celui qui est de trop — l’«inemployable», le «non-rentable», celui dont l’existence ne trouve aucune case dans la comptabilité du profit.

L’enseignement économique ou la fabrique de l’aveuglement

Comment des esprits brillants, en viennent-ils à administrer la douleur sans la voir ? On n’enseigne pas seulement des modèles ; on enseigne un «regard». Pendant des années, on apprend au futur décideur que l’agent économique est rationnel et égoïste, que tout a un prix, que l’éthique relève de la sphère privée et n’a rien à faire dans l’analyse économique. On lui apprend, surtout, à raisonner «toutes choses égales par ailleurs» — formule innocente en apparence, et qui consiste à mettre méthodiquement entre parenthèses tout ce qui dérange le modèle, à commencer par la dignité des pauvres.

Une étude célèbre a montré que l’enseignement prolongée de l’économie rend plus enclin à des comportements intéressés et moins coopératif. Un certain enseignement économique peut, lorsqu’il se coupe de la philosophie morale, former des intelligences techniquement brillantes mais affectivement désarmées devant la souffrance sociale.

On ne sort pas indemne d’avoir appris pendant des années que la générosité est «irrationnelle» et la dignité «non quantifiable». Le diplômé en économie ne devient pas méchant ou cynique, il devient aveugle. Et un aveugle bienveillant qui tient les leviers d’une économie peut faire plus de dégâts qu’un cynique lucide. Voilà pourquoi réformer l’économie n’est pas d’abord une affaire de modèles, mais de formation du regard, on ne fera pas une économie de progrès avec des esprits dressés à ne pas voir la dignité humaine.

Réinscrire la dignité dans l’équation

Que faire ? Certes, les bons sentiments n’ont jamais nourri personne — mais exiger que l’économie élargisse son regard à la mesure de son pouvoir.

D’abord, faire de la dignité une contrainte, non une variable d’ajustement.

Ensuite, rendre compte de l’invisible. Mesurer ce que coûte vraiment un ajustement sur le plan social. Ce qui se compte finit toujours par compter. Tant que la souffrance des pauvres restera hors-bilan, elle restera la première variable que l’on sacrifie.

Enfin, rendre la parole à ceux que l’on chiffre. La dignité est aussi le droit d’être un sujet de sa propre histoire, et non l’objet des plans d’autrui. Aucun programme conçu sans les pauvres, sur les pauvres, n’a jamais respecté leur dignité — quelles qu’aient été ses bonnes intentions. Le paternalisme expert est encore une forme de mépris ; il décide du bien d’autrui sans lui demander son avis.

On objectera que la dignité ne se met pas en équation. Une science qui ne sait mesurer que ce qui rapporte finira par ne servir que ceux à qui cela rapporte.

La pauvreté est une confiscation de l’avenir

Lutter contre la pauvreté au XXIᵉ siècle suppose de la comprendre comme une privation de capacité productive et de pouvoir d’agir. Le pauvre est celui qui ne peut pas produire, négocier, anticiper, se prémunir contre le risque. Or les pays en développement ont souvent réduit la misère sans construire les structures qui rendent la prospérité irréversible. La pauvreté y est devenue une oscillation permanente au bord du gouffre où la moindre sécheresse, maladie ou dévaluation reprécipite des millions de personnes dans l’insécurité vitale.

Penser la lutte contre la pauvreté, c’est donc penser la résilience structurelle bien plus que l’aumône, et substituer à l’obsession du «combien donner», celle de «quelles capacités installer».

En effet, la pauvreté est une expropriation de l’avenir, l’impossibilité faite à un être humain de se projeter. Un État ne peut pas être réduit à un arbitre de coûts, évalué uniquement à sa capacité à satisfaire des créanciers. Il doit être stratège, visionnaire et notamment bâtisseur de conditions durables d’émancipation.

Ces conditions reposent d’abord sur des infrastructures matérielles, qui donnent accès à l’eau, à l’énergie, au logement, à la santé, au transport, au numérique et au financement ; ensuite sur des infrastructures juridiques, qui sécurisent la propriété privée, protègent les contrats en sécurisant les relations économiques (pas de corruption pour obtenir un droit, pas de lenteur judiciaire coupable…), formalisent les activités sans les étouffer et garantissent l’égalité devant les opportunités ; enfin sur des infrastructures éducatives, qui transforment l’école, la formation professionnelle, l’apprentissage technique et la culture numérique en moteur de mobilité sociale.

Vaincre la pauvreté, au fond, c’est rendre aux pauvres le temps long, et avec lui la dignité d’être les auteurs de leur histoire.

En définitive, la grande erreur de l’économie moderne aura été de croire qu’une société peut sauver ses équilibres en mutilant ceux qui ont déjà tout perdu. On peut réduire un déficit, rassurer des créanciers ; mais si cette victoire se paie par l’humiliation des pauvres, par l’effacement des visages derrière les agrégats macroéconomiques, alors ce n’est plus une politique économique, c’est une abdication morale.

Le XXIᵉ siècle ne pourra pas se contenter d’une économie qui ajuste plus vite les budgets qu’elle ne répare les destins, qui parle de soutenabilité financière en oubliant la soutenabilité humaine. Le premier devoir d’une pensée économique digne de ce siècle est donc de rendre aux pauvres ce qu’aucun modèle économique, ne devrait leur retirer, un visage, un temps et une place dans l’équation du monde.

* Economiste, banquier et financier.

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La Tunisie mise sur le marché chinois pour dynamiser son tourisme

En marge de sa participation à un salon professionnel organisé à Shanghai, le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, a multiplié les rencontres et visites de travail avec les principaux acteurs du secteur du voyage en Chine.

Selon un communiqué de l’ONTT, cette mission a constitué une opportunité stratégique pour renforcer la coopération avec les grandes plateformes numériques, les agences de voyages en ligne, les tour-opérateurs ainsi que les institutions académiques spécialisées dans le tourisme.

Mohamed Mehdi Haloui s’est notamment entretenu avec les représentants de plusieurs plateformes digitales de premier plan afin d’examiner les moyens de promouvoir la destination Tunisie auprès des jeunes voyageurs et des touristes indépendants, un segment en forte croissance sur le marché chinois. Les discussions ont également porté sur le développement de campagnes promotionnelles conjointes et sur l’adaptation aux nouvelles tendances du tourisme international.

Par ailleurs, des réunions ont été organisées avec d’importants tour-opérateurs chinois pour étudier le lancement de nouveaux programmes touristiques vers la Tunisie. Ces offres mettraient en valeur la richesse du patrimoine culturel tunisien, les destinations sahariennes, le tourisme balnéaire ainsi que le tourisme d’affaires.

Le directeur général de l’ONTT a également échangé avec un groupe spécialisé sur les perspectives de renforcement de la connectivité aérienne et les mécanismes susceptibles de faciliter les flux de touristes chinois vers la Tunisie.

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