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La Suisse appuie l’essor du commerce électronique en Tunisie

L’ambassadeur de Suisse en Tunisie Josef Renggli a participé cette semaine à l’événement d’ouverture des consultations nationales pour l’élaboration de la stratégie nationale de Commerce Électronique (2027-2031) de la Tunisie, en présence du ministre du Commerce et du Développement des exportations Samir Abid, et de la coordonnatrice résidente des Nations inies Tunisie Rana Taha.

Pilotées par le ministère du Commerce et du Développement des exportations avec l’assistance technique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ces trois journées réunissent les secteurs public et privé, la société civile et le milieu académique autour d’une ambition commune :

  • Structurer un écosystème numérique inclusif et compétitif ;
  • Renforcer la confiance dans les transactions électroniques ;
  • Accompagner la transformation digitale des MPME tunisiennes.

Soutenu par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), ce processus participatif illustre l’engagement durable de la Coopération suisse en faveur du développement économique de la Tunisie.

Communiqué

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Régression de 18 % du volume global du refinancement à près de 11 milliards de dinars (BCT)

Le volume global du refinancement a régressé de 18 %, pour se situer au niveau de 10,9 milliards de dinars, à la date du 4 juin courant, contre 13,3 milliards de dinars, selon des données, publiées, vendredi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

En revanche, le total des transactions interbancaires ont enregistré une hausse de 31,7 %, pour avoisiner les 4 milliards de dinars.

L’Institut d’Emission fait état, en outre, de l’accroissement de recettes touristiques et des revenus du travail respectivement de 3,9 %, à 2,6 milliards de dinars, et de 4,5 %, à 3,6 milliards de dinars, et ce à la date de 31 mai 2026. Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils ont atteint 3,1 milliards de dinars.

S’agissant des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés au niveau de 25,4 milliards de dinars, ce qui représente 103 jours d’importation, contre près 23 milliards de dinars, l’équivalent de 100 jours d’importation, une année auparavant.

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Tunisie – Inflation stable à 5,5 % en mai 2026

Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation s’est stabilisé à 5,5 % en mai 2026. Derrière cette apparente stabilité, la viande ovine flambe (+21,8 %) et les produits libres s’envolent (+6,7 %), révélant des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat.

L’inflation s’est maintenue à 5,5 % en mai 2026, un chiffre stable par rapport au mois précédent, selon l’INS. Mais cette stabilité globale cache des disparités marquées. Sur un an, le prix de la viande ovine a bondi de +21,8 %, celui de la volaille de +15,6 % et la viande bovine de +14,1 %. À l’opposé, les huiles alimentaires ont reculé de -6,1 %.

Surtout, l’écart se creuse entre produits encadrés et produits libres (non régulés) : ces derniers ont augmenté de +6,7 % sur un an, contre seulement +1,2 % pour les produits à prix administrés. Un signal préoccupant pour les ménages modestes, plus exposés aux fluctuations du marché libre.

Hors alimentation, les services d’hébergement se distinguent par une hausse spectaculaire de +15,9 % sur un an, tandis que l’habillement progresse de +9,1 %.

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Cafés premium en Tunisie : quand l’économie urbaine se réinvente autour d’un expresso

Entre mutation des habitudes de consommation, influence des réseaux sociaux et émergence de « tiers-lieux » hybrides, les coffee shops haut de gamme redessinent le visage économique et social des centres-villes tunisiens. Derrière l’esthétique soignée et la carte spécialisée se profile un modèle économique exigeant, porté par des pionniers comme Barista’s et des entrepreneurs-créateurs tels qu’Amine Ben Othmane.

Décryptage d’un phénomène discret mais structurel.

C’est en 2011 que Barista’s ouvre la voie. Premier concept moderne de coffee shop en Tunisie, l’enseigne importe des codes alors rares : café de spécialité, design minimaliste, restauration légère et connexion Wi-Fi. Pendant près de sept ans, elle évolue comme un acteur indépendant, jusqu’à son intégration en 2018 au sein de General Food & Beverage (GFB), filiale d’Amen Group. Ce passage à l’échelle lui offre des moyens financiers conséquents et une capacité d’expansion rapide. Aujourd’hui, selon nos informations, Barista’s compterait de nombreux points de vente dans les zones les plus prisées du Grand Tunis et de Sousse, avec une logique de franchise qui vise la standardisation du modèle.

Ce mouvement n’est pas isolé. En 2016, Amine Ben Othmane, diplômé de Vatel, lance à son tour B Café, d’abord pensé comme un espace culturel et artistique autour de la gaufre liégeoise et du brunch. Très vite, la clientèle élargit ses horizons : étudiants, freelances, familles, journalistes, visiteurs étrangers se croisent dans un lieu conçu pour durer, bien au-delà de la simple pause-café.

Il faut souligner au passage que l’idée d’écrire cet article nous est venue à la suite de quelques passages dans certains de ces cafés d’un genre nouveau. Alors, même si nous avons éprouvé toutes les difficultés à recueillir les témoignages des dirigeants (dont celui de Barista’s), sachez qu’il s’agit là d’un travail de terrain. Du vécu parfois.

Un modèle économique fondé sur la valeur perçue… et ses fragilités

De prime abord, ce qui frappe à l’œil nu concernant ces nouveaux établissements, c’est qu’ils cassent les codes du café traditionnel. L’investissement dans des machines professionnelles, des grains importés, la formation des établissements et surtout la scénographie des espaces justifie un positionnement tarifaire plus élevé. Mais ce modèle repose sur une équation délicate : rentabilité par le flux, fidélisation d’une clientèle régulière et maximisation du temps de présence.

Comme l’analyse Amine Ben Othmane, la réussite ne tient pas uniquement à l’esthétique. « La maîtrise des coûts, la gestion des stocks, la formation du personnel et l’organisation sont tout aussi décisives », explique ce consultant à travers sa structure TATC (Touche-À-Tout Conseil). À ses yeux, « le coffee shop premium se distingue par une cohérence globale : nom, design, service, ambiance, offre culinaire ». C’est cette hybridité – entre café, restaurant, bureau, salon – qui crée la valeur ajoutée.

Cela dit, le modèle reste fragile, tient-il à le faire remarquer. Les coûts d’importation des matières premières, la dépendance aux fluctuations du dinar, les loyers élevés dans les zones attractives et la pression marketing digitale grèvent les marges. Barista’s lui-même essuierait, selon certains dires, des critiques sur l’inégalité de qualité entre ses différents points de vente – un classique des chaînes en expansion rapide.

Instagram comme levier stratégique de rentabilité

Sans surprise, les réseaux sociaux sont devenus un actif stratégique central. Un lieu « photogénique » peut faire sa réputation en quelques semaines via TikTok et Instagram. « La visibilité, la mise en scène des produits et l’adaptation continue du contenu sont aujourd’hui indispensables pour maintenir l’attractivité », confie Amine Ben Othmane. Comprendre par là que l’économie de l’image transforme en profondeur le métier : l’esthétique n’est plus un supplément d’âme, mais un levier de rentabilité direct, explique le jeune patron.

Cette logique a d’ailleurs poussé B Café à fusionner en 2021 avec son restaurant voisin B Food, après la crise du Covid-19, pour créer un concept hybride café-restaurant capable de résister aux chocs extérieurs, souligne Ben Othmane. « L’enseigne a ainsi transformé une contrainte (fermeture d’un établissement) en opportunité stratégique, preuve que l’agilité est une qualité cardinale dans ce secteur ».

Entre recomposition urbaine et segmentation sociale

Dans les grandes artères de Tunis ou des Berges du Lac, coffee shops premium et cafés traditionnels cohabitent désormais, mais ne répondent pas aux mêmes logiques. Les premiers attirent une clientèle en quête d’expérience, de modernité et de connectivité ; les seconds restent ancrés dans des usages plus sociaux et fonctionnels. « Cette segmentation progressive des espaces urbains reflète aussi l’émergence de nouvelles formes de sociabilité, où le café devient un “troisième lieu“ – entre le domicile et le bureau – propice au travail informel, aux rendez-vous professionnels ou aux pauses numériques », nous explique un enseignant au campus universitaire de La Manouba.

Le jeune investisseur assure également que la proximité entre propriétaires et clients joue un rôle clé. Contrairement aux chaînes impersonnelles, explique-t-il en substance, les (nouveaux) fondateurs sont souvent présents en salle ou en cuisine, favorisant l’échange direct et la fidélisation. Une manière aussi de s’adapter rapidement aux retours clients, dans un marché où les habitudes évoluent très vite.

Nous avons remarqué cette attitude dans certains de ces établissements – comprendre que tous n’ont pas cette façon d’agir.

Un secteur prometteur mais à maturité fragile

Maintenant, l’analyse montre que le potentiel de ce segment reste significatif, porté par l’émergence d’une classe moyenne urbaine plus exigeante, la transformation des modes de travail (freelance, télétravail) et l’essor des pratiques digitales. Toutefois, l’avenir des coffee shops premium en Tunisie dépendra de leur capacité à surmonter plusieurs défis structurels : évolution du pouvoir d’achat (qui fait hélas défaut aujourd’hui), dépendance aux importations (ne pas oublier les conséquences de la guerre au Moyen-Orient), risque de saturation dans les zones hyper-touristiques.

Soulignons également que Barista’s, avec son ambition de franchise, et B Café, avec son modèle hybride et culturel, incarnent deux stratégies opposées mais complémentaires. « Leur évolution commune raconte celle de tout un secteur : passage d’une niche tendance à un marché structuré, montée en puissance des professionnels et consolidation progressive d’une économie de services où l’expérience prime sur le produit ».

Finalement, vous l’aurez compris, ces coffee shops ne sont pas de simples lieux de consommation. Ils sont les révélateurs discrets mais puissants d’une Tunisie urbaine en pleine mutation, connectée, exigeante et prête à payer pour une manière différente d’habiter la ville.

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Tunisie : 127 stations d’épuration, 152 plages nettoyées

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée ce vendredi 5 juin 2026 par le ministère de l’Environnement sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le ministre Habib Abid a mis en avant les principales réalisations et ambitions de la Tunisie en matière d’assainissement, de protection du littoral, de gestion des déchets et de préservation de la biodiversité. L’occasion de dresser un état des lieux marqué par des chiffres significatifs et des objectifs ambitieux à l’horizon 2030.

La Tunisie accélère ses efforts en matière de protection de l’environnement, de gestion des ressources en eau et de préservation de la biodiversité. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Environnement, Habib Abid, en dressant un état des lieux des principaux chantiers engagés à l’échelle nationale.

Lire aussi: Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

Sur le volet de l’assainissement, le ministre a indiqué que le pays dispose aujourd’hui de 127 stations d’épuration, capables de traiter près d’un million de mètres cubes d’eaux usées par jour. Ce dispositif s’appuie sur un réseau de plus de 18.500 kilomètres de conduites et permet de couvrir environ 70 % de la demande nationale en matière d’assainissement.

Selon Habib Abid, le Plan 2026-2030 devrait permettre de porter ce taux à près de 80 %, grâce à de nouveaux investissements destinés à renforcer les infrastructures existantes et à étendre les services aux zones encore non couvertes.

Le ministre a également souligné l’importance de la valorisation des eaux traitées. Bien que leur qualité reste perfectible, elles représentent, selon lui, une ressource stratégique pour l’agriculture et un levier important pour la protection de l’environnement marin.

Concernant la propreté des plages, les efforts ont été renforcés cette année. Après un programme ayant concerné 133 plages en 2025, le ministère est passé à 152 plages en 2026. La campagne de nettoyage a été lancée dès le 1er juin afin de préparer la saison estivale et d’améliorer la qualité du littoral tunisien.

Lire également : Plages tunisiennes : l’été laisse 8 000 m³ de déchets par jour

Parallèlement, plusieurs grands projets d’aménagement et de protection du littoral sont en cours. Le ministère mène notamment des interventions destinées à lutter contre l’érosion côtière et à préserver les écosystèmes marins les plus vulnérables.

La gestion des déchets constitue également un axe majeur de la stratégie environnementale. Habib Abid a révélé que près de 37 000 tonnes de déchets ont été collectées dans le cadre des opérations menées récemment, soit une hausse de 30 % par rapport aux volumes habituellement enregistrés. Face à cette progression, le ministère entend désormais accentuer les efforts de valorisation et de recyclage afin de transformer ces déchets en ressources économiques.

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Méditerranée : l’alerte climatique de l’UpM

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée vendredi 5 juin 2026, l’Union pour la Méditerranée (UpM) a appelé à renforcer sans délai les actions destinées à faire face aux conséquences humaines, économiques et environnementales du changement climatique.

Dans une région qui compte plus de 500 millions d’habitants, les effets du dérèglement climatique se font déjà sentir avec une intensité croissante : vagues de chaleur extrêmes, sécheresses prolongées, incendies de forêt et inondations soudaines affectent de plus en plus fréquemment les populations méditerranéennes.

Les zones côtières, particulièrement densément peuplées, sont parmi les plus exposées. L’élévation du niveau de la mer, l’érosion du littoral et la salinisation des sols menacent directement les ressources naturelles et la sécurité alimentaire de millions de personnes. Par ailleurs, le stress hydrique est désormais une réalité dans l’ensemble des pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Selon les projections, la demande en eau pourrait doubler, voire tripler, d’ici à 2050. Si les tendances actuelles se maintiennent, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer de manière permanente avant la fin du siècle.

Promouvoir des comportements moins énergivores

Face à ces défis, l’atteinte des Objectifs de développement durable passe par une transformation profonde des modes de production et de consommation. Cela implique notamment la promotion de comportements moins énergivores, tels que le retour à un régime alimentaire méditerranéen plus durable, ainsi que l’accélération du déploiement de solutions innovantes dans le domaine des énergies renouvelables.

Le rapport UpM-OCDE 2025 sur l’intégration régionale souligne à cet égard le potentiel considérable des échanges transméditerranéens d’énergies renouvelables. Ceux-ci pourraient générer des bénéfices économiques et environnementaux partagés, tant pour les pays exportateurs que pour les pays importateurs. Leur développement nécessitera toutefois des investissements importants dans les infrastructures énergétiques et une meilleure interconnexion des réseaux nationaux et régionaux afin de répondre à une demande en constante augmentation.

La COP31 en ligne de mire

« Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de l’inaction ou du fatalisme », a déclaré Joan Borrell Mayeur, secrétaire général adjoint de l’Union pour la Méditerranée chargé de la stabilité et de la résilience. « La lutte contre le changement climatique exige des mesures concrètes et immédiates, comme le renforcement des réseaux énergétiques régionaux. Une intégration accrue de nos systèmes énergétiques réduit notre dépendance vis-à-vis des acteurs extérieurs tout en renforçant notre résilience face à la crise climatique ».

Consciente de l’importance stratégique de cette question pour l’avenir de la région, l’UpM prépare également la tenue d’un nouveau Pavillon méditerranéen lors de la Conférence des Parties des Nations unies sur le climat (COP31), qui se déroulera en novembre prochain à Antalya. Ce pavillon constituera un espace de dialogue et de coopération réunissant gouvernements, scientifiques, entreprises et organisations de la société civile.

En fédérant les principaux acteurs méditerranéens autour d’une vision commune, l’UpM entend renforcer la visibilité des enjeux climatiques propres à la région et promouvoir, sur la scène internationale, les solutions innovantes développées de part et d’autre de la Méditerranée pour construire un avenir plus durable et plus résilient.

D’après communiqué.

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Groupe Carte : un bilan robuste qui franchit le cap de 1,14 milliard de dinars d’actifs en 2025

Le bilan consolidé du Groupe Carte fait apparaître un total net d’actifs s’élevant à un peu plus de 1,14 milliard de dinars au 31 décembre 2025, contre environ 1,04 milliard de dinars l’année précédente

Les capitaux propres avant affectation s’élèvent à près de 284,31 millions de dinars, dont 25 millions de dinars de capital social. Le résultat net consolidé de l’exercice atteint plus de 32,12 millions de dinars, contre environ 45,73 millions de dinars en 2024. La part du groupe dans ce résultat s’élève à environ 30,66 millions de dinars, tandis que la part des actionnaires minoritaires se chiffre à près de 1,46 million de dinars.

Dans l’activité de l’assurance et de la réassurance non-vie, le résultat technique se maintient à près de 10,97 millions de dinars. Les primes émises et acceptées brutes atteignent environ 190,35 millions de dinars pour cette branche. Concernant l’activité vie, le résultat technique s’élève à environ 7,44 millions de dinars, porté par des primes émises et acceptées de plus de 101,61 millions de dinars. Du côté des investissements, la valeur nette des placements financiers globaux s’établit à près de 507,46 millions de dinars, et les participations comptabilisées par mise en équivalence atteignent environ 269,14 millions de dinars.

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Environnement: la Tunisie investit 5,6 milliards de dinars, mais le défi reste humain

À l’occasion de la Journée nationale et internationale de l’environnement, célébrée cette année sous le thème « Green Waves : Small Actions, Big Impacts », le directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Mohamed Naceur Jeljeli, a plaidé pour un changement profond des comportements afin d’accompagner les investissements engagés dans la transition écologique.

Un chiffre a particulièrement retenu l’attention : la Tunisie a mobilisé près de 5,6 milliards de dinars d’investissements dans les secteurs liés à l’environnement en une seule année. Un montant qui englobe notamment les énergies renouvelables, l’agriculture durable, le tourisme écologique, les stations d’épuration, les décharges contrôlées et l’ensemble des activités relevant de l’économie verte.

« C’est un chiffre important », a souligné Mohamed Naceur Jeljeli, rappelant que l’environnement constitue aujourd’hui un véritable levier de développement économique et non plus seulement une question de protection des ressources naturelles.

Sur le plan international, la Tunisie occupe également une position « honorable » dans le classement relatif à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), se situant autour de la 66e place sur 167 pays.

Pour autant, le responsable estime que ces performances demeurent insuffisamment perceptibles pour les citoyens. Selon lui, un décalage persiste entre les indicateurs et la réalité vécue au quotidien. « Lorsque le citoyen voit des déchets dans la rue ou sur les plages, il lui est difficile de percevoir les progrès reflétés par les rapports internationaux », a-t-il expliqué.

Face à ce constat, l’ANPE entend placer l’être humain au cœur de son action. Si les infrastructures et les réglementations demeurent indispensables, elles ne sauraient à elles seules garantir le succès de la transition écologique.

« On peut investir des centaines de millions de dinars dans les stations de traitement et de valorisation des déchets. Mais si les déchets ne sont pas triés à la source, les coûts augmentent et les projets risquent d’échouer », a averti le directeur général.

L’Agence mise ainsi sur l’éducation, la culture environnementale et la sensibilisation comme leviers prioritaires. Plusieurs initiatives citoyennes, portées par des élèves, des associations, des maisons de jeunes, des établissements éducatifs et des collectivités locales, ont été mises à l’honneur lors de cette manifestation.

En conclusion, Mohamed Naceur Jeljeli a résumé sa vision en une formule : « Il est impossible de construire une économie verte avec des mentalités qui ne le sont pas. Les équipements peuvent nettoyer les plages, mais seule la conscience citoyenne peut empêcher qu’elles soient polluées. »

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La BERD anticipe un ralentissement de la croissance tunisienne à 2,2 % en 2026 et 2027

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) met en garde contre les pressions inflationnistes persistantes et les fragilités budgétaires dans un contexte régional marqué par les tensions au Moyen-Orient.

La croissance économique de la Tunisie devrait ralentir à 2,2 % en 2026, contre 2,5 % en 2025, avant de se maintenir à ce niveau en 2027, selon le dernier rapport sur les perspectives économiques régionales publié par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

L’institution estime que les progrès enregistrés en matière de désinflation en 2025 ont marqué le pas au début de 2026 en raison de la hausse des prix des produits alimentaires, qui a ravivé les pressions inflationnistes.

La BERD met également en garde contre la persistance des vulnérabilités budgétaires et extérieures. Le déficit budgétaire devrait atteindre 6 % du PIB en 2026, tandis que les réserves de change couvriraient environ trois mois et demi d’importations. Les finances publiques continuent par ailleurs de subir l’impact de la hausse des coûts des importations énergétiques et alimentaires.

À l’échelle de la région du sud et de l’est de la Méditerranée (SEMED), la croissance devrait ralentir à 2,5 % en 2026, contre 3,1 % en 2025, avant de rebondir à 4,2 % en 2027.

Selon le rapport, l’intensification du conflit au Moyen-Orient accentue les tensions économiques régionales en perturbant les échanges commerciaux, en alimentant la hausse des prix de l’énergie et en renforçant les pressions inflationnistes.

La BERD souligne que les incertitudes demeurent élevées. Une prolongation du conflit pourrait maintenir les prix du pétrole et du gaz à des niveaux élevés, freiner les investissements et le tourisme, perturber davantage les chaînes d’approvisionnement et accroître les coûts de financement, notamment dans les pays les plus endettés.

Face à ces défis, plusieurs gouvernements de la région ont adopté des mesures destinées à réduire la consommation énergétique et à limiter l’impact de la hausse des prix des carburants sur les ménages et les entreprises. L’Égypte et la Jordanie ont notamment instauré des restrictions touchant les déplacements du secteur public et la consommation d’énergie.

Le rapport conclut que l’ampleur des répercussions dépendra de la capacité de résilience de chaque économie. Les pays disposant de marges de manœuvre budgétaires plus importantes seraient mieux placés pour absorber les chocs extérieurs, tandis que ceux confrontés à des contraintes de financement ou exposés aux conflits régionaux demeurent plus vulnérables.

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Deme Group va draguer trois sites portuaires tunisiens…

Deme Group, géant belge du dragage maritime, a annoncé, dans un communiqué de presse publié le 3 juin 2026, la signature d’un contrat d’un montant de 50 millions d’euros avec l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), l’autorité publique tunisienne qui gère les infrastructures portuaires nationales, pour effectuer les travaux de dragage des ports tunisiens.   

Selon E4T, le projet couvre trois sites stratégiques : Sousse, Menzel-Bourguiba/Bizerte, et Radès/La Goulette. Et les travaux se dérouleront en deux phases. D’abord, la construction de digues de confinement dans les ports de Menzel-Bourguiba et Sousse — deux ports séparés de plus de 200 kilomètres, ce qui exige, selon Deme, «une planification minutieuse et une logistique optimisée». Ensuite, le dragage extensif dans les trois zones, à l’aide d’un engin spécialisé, le trailing suction hopper dredger (TSHD), une drague aspiratrice traînante qui nettoie les fonds marins.

La gestion des matériaux dragués sera différenciée selon les sites : à Sousse et Menzel-Bourguiba, les sédiments seront réutilisés pour de la remblayage terrestre ; à Bizerte, approche hybride entre remblayage et immersion offshore ; à Radès et La Goulette, tout sera pompé à terre vers une zone désignée. Zéro gaspillage affiché, efficacité maximale revendiquée.

Deme Group, coté à Euronext Bruxelles, a 150 ans d’expérience et a réalisé un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2025.

I. B.

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Le capital de SODEK-SICAR porté à 6,69 millions de dinars

La Société de développement économique de Kasserine « SODEK-SICAR » annonce la réalisation de l’opération de réduction et d’augmentation de son capital social, approuvée par l’Assemblée Générale Extraordinaire du 30 janvier 2026.

Le capital a été réduit de près de 549.000 dinars. Il est passé d’environ 6,24 millions à 5,69 millions de dinars, par l’annulation de près de 110.000 actions revenant à la BFPME.

Par la suite, le capital a été augmenté d’environ 999.000 dinars pour atteindre près de 6,69 millions de dinars, grâce à l’émission d’environ 200.000 actions nouvelles réservées à trois banques : la BH Bank, la STB Bank et la BNA Bank. Les actions nouvelles ont été intégralement souscrites et libérées en numéraire.

Le capital social est désormais divisé en plus de 1,33 million d’actions d’une valeur nominale de cinq (5) dinars chacune. Et l’article correspondant des statuts a été modifié.

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Mobi-TRE renforce le rôle économique de la diaspora tunisienne

Les investissements des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) sont un levier stratégique pour le développement économique et social de leur pays. C’est ce qui ressort de la visite de suivi, organisée du 19 au 22 mai 2026, par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Tunisie, dans le cadre de la deuxième phase du projet Mobi-TRE, financé par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale par l’intermédiaire de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

La mission, qui a réuni des représentants d’institutions tunisiennes, de l’AICS et de l’OIM, s’est déroulée dans cinq gouvernorats des zones de développement régional et a permis d’observer directement les résultats obtenus par neuf entreprises soutenues par le programme. Les entreprises visitées illustrent concrètement comment le capital financier, professionnel et humain de la diaspora tunisienne peut contribuer à la croissance régionale, en favorisant la création d’emplois, l’innovation et la transition vers des modèles économiques plus durables.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la contribution des Tunisiens de l’étranger, qui constituent l’une des principales sources de transferts de fonds pour le pays, mais sont également de plus en plus considérés comme des investisseurs, des entrepreneurs et des fournisseurs de compétences.

Grâce au projet Mobi-TRE, les bénéficiaires reçoivent un accompagnement combinant soutien financier, assistance technique et conseils administratifs, afin de transformer leurs idées entrepreneuriales en entreprises économiquement viables et ancrées localement.

L’un des aspects les plus marquants de la visite a été l’importance de la coopération entre les différentes institutions impliquées.

La mission comprenait des représentants du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, du ministère de l’Économie et du Plan, de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti), de l’Agence pour la promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii), de l’Observatoire national de l’agriculture (Onat), ainsi que des antennes régionales de l’Office des Tunisiens de l’étranger (OTE) et des services de l’emploi des gouvernorats concernés.

La présence conjointe de ces acteurs a permis aux entrepreneurs de bénéficier de conseils personnalisés en matière de fiscalité, de développement commercial, d’accès aux marchés et de perspectives de croissance.

Selon l’OIM, ce modèle de coordination constitue un élément clé pour consolider un écosystème favorable aux investissements de la diaspora et réduire les obstacles bureaucratiques qui limitent souvent le potentiel des initiatives entrepreneuriales.

Une attention particulière a également été portée aux projets liés à l’économie verte et au développement durable. Plusieurs entreprises soutenues opèrent dans des secteurs contribuant à la transition écologique, ce qui confirme la prise de conscience croissante des investisseurs de la diaspora quant aux activités susceptibles de générer un impact économique et social positif à long terme.

Pour la coopération italienne, ce programme constitue un exemple concret de la manière dont la migration peut devenir un moteur de développement partagé. Grâce au soutien de l’AICS et du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le projet vise à renforcer les liens entre la diaspora et leurs pays d’origine, en encourageant les investissements productifs dans les régions intérieures tunisiennes, traditionnellement moins attractives pour les capitaux privés mais stratégiques pour la réduction des disparités régionales.

La récente mission a également mis en lumière la dimension humaine des initiatives soutenues par Mobi-TRE. Les témoignages des entrepreneurs rencontrés ont démontré comment le retour des compétences, de l’expérience professionnelle et des réseaux internationaux développés à l’étranger peut contribuer non seulement à la croissance des entreprises, mais aussi à la création de nouvelles opportunités pour les communautés locales.

Cette approche vise à faire de la mobilité internationale des Tunisiens une ressource structurelle pour le développement économique national, tout en renforçant le rôle de la diaspora comme partenaire du développement du pays.

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Conférence à Tunis | Résilience de l’eau face au changement climatique

La conférence internationale Sustain Tunis 2026 s’est tenue à Gammarth, dans la banlieue nord de la capitale, du 2 au 4 juin 2026, sur le thème «Eau et résilience des écosystèmes face à un cycle hydrologique en mutation».

La conférence, qui a été ouverte par Hamadi Habaieb, secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, a porté sur la surveillance et la modélisation hydrologiques, la gestion durable des aquifères, notamment en milieux côtiers, arides et semi-arides, la gouvernance de l’eau, ainsi que la protection et la restauration des écosystèmes.

Autres sujets abordés : l’utilisation des observations satellitaires, les solutions fondées sur la nature, la recharge artificielle des aquifères et l’optimisation de l’utilisation de l’eau en période de pénurie.

La conférence a été organisée par l’École supérieure d’ingénieurs de Medjez El Bab (Esim), en collaboration avec des universités et des centres de recherche d’Allemagne, d’Espagne, de Turquie et des États-Unis, faisant suite aux éditions précédentes qui se sont tenues à Valence en 2022 et à Istanbul en 2024.

Les participants ont présenté plus de 70 communications scientifiques portant sur des sujets tels que l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques appliqués à la gestion des ressources en eau, la durabilité des eaux souterraines et la gouvernance de l’eau.

Des interventions ont été présentées sur l’amélioration de l’eau potable et de l’irrigation, la modernisation des services de Sonede et l’augmentation de la capacité de l’usine de dessalement de Zarat dans le gouvernorat de Gabès de 50 000 à 100 000 mètres cubes par jour.

La conférence de Gammarth visait à relier la recherche scientifique, l’innovation technologique et les politiques publiques, dans un contexte méditerranéen où la disponibilité de l’eau représente l’un des principaux défis environnementaux, économiques et sociaux des années à venir. Elle s’est tenue à un moment particulièrement difficile pour la Tunisie, confrontée à des sécheresses de plus en plus fréquentes et sévères, à la pression exercée sur les ressources conventionnelles et à la nécessité de renforcer l’approvisionnement en eau dans les zones urbaines et rurales.

En mai, le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) ont présenté une feuille de route comportant six leviers d’action pour améliorer la préparation et la résilience du pays face à la sécheresse, conformément à la Stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050.

Sur le plan des investissements, la Banque mondiale a approuvé, fin mars, deux projets d’un montant total de 332,5 millions de dollars, première phase d’un programme décennal pour la sécurité et la résilience de l’eau en Tunisie.

I. B.

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Tunisie | 13 000 mètres cubes de déchets ramassés sur les plages

Environ 13 000 mètres cubes de déchets ont été ramassés sur les plages tunisiennes lors de la dernière campagne de nettoyage du littoral menée par l’Agence tunisienne de protection et d’aménagement du littoral (Apal). 85 % de ces déchets étaient du plastique, soit plus de 11 000 mètres cubes de bouteilles, sacs, emballages et autres matériaux éparpillés le long de la côte.

Ces données ont été communiquées par Nabil Mokhtar, responsable du programme de nettoyage des plages à l’Apal, sur les ondes de Mosaïque FM.

Selon M. Mokhtar, l’accumulation de déchets sur les côtes reste largement liée aux comportements individuels, notamment l’abandon de plastique et d’emballages sur les plages ou directement dans la mer.

En prévision de la prochaine saison balnéaire, le programme annuel de nettoyage a été étendu à 152 plages, réparties sur environ 180 kilomètres de littoral, couvrant une superficie totale de près de 6 500 hectares.

Les opérations, déjà en cours, devraient se poursuivre tout au long de l’été et, si nécessaire, jusqu’en octobre.

L’inquiétude porte notamment sur la persistance des matières plastiques dans le milieu marin. Un sac plastique peut mettre entre 100 et 500 ans à se dégrader, tandis qu’une bouteille plastique peut persister dans l’environnement pendant environ 450 ans. De plus, la dégradation ne résout pas le problème : les déchets se fragmentent en microplastiques susceptibles de contaminer l’eau, les sédiments et la chaîne alimentaire marine.

Ce problème est particulièrement préoccupant pour la Tunisie, pays qui possède plus de 1 300 kilomètres de côtes et dont l’économie repose fortement sur la baignade, le tourisme côtier et la pêche.

La présence de déchets sur les plages représente donc non seulement une menace pour les écosystèmes marins et la biodiversité, mais aussi un risque pour l’attractivité touristique du pays et les activités économiques liées au secteur maritime.

La campagne Apal s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale «Littoral sans plastique», promue par le ministère de l’Environnement avec le soutien de la Banque mondiale. Cette stratégie vise à réduire la pollution plastique marine grâce à une meilleure gestion des déchets dans les villes côtières, aux outils de l’économie circulaire et à des actions de sensibilisation. Les autorités tunisiennes soulignent toutefois que les campagnes de collecte, bien que nécessaires, ne sauraient remplacer la prévention.

La réduction des plastiques à usage unique, le tri et l’élimination appropriés des déchets, ainsi qu’une plus grande responsabilisation des usagers des plages, demeurent essentiels pour limiter l’accumulation de déchets le long du littoral méditerranéen tunisien.

I. B.

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L’OPEP ne revoit pas ses prévisions malgré les incertitudes du marché

L’OPEP prévoit une forte hausse de la demande de pétrole et n’a pas l’intention de revoir ses estimations. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Haitham Al Ghaith, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie.

« Malgré tous les commentaires qui circulent sur le déclin de la demande de pétrole, nous n’avons encore enregistré aucun signe en ce sens », a déclaré Al Ghaith. « Nous continuons d’observer une forte croissance de la demande, à 1,2 million de barils par jour pour cette année », a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les investissements dans le secteur pétrolier ne devraient pas être affectés par des « événements isolés » survenant n’importe où dans le monde. « Nous devons investir beaucoup plus tôt afin d’être prêts à répondre à la demande future ».

Pour sa part, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, qui participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie, estime que le monde a besoin d’une stabilisation du secteur énergétique.

Quant au vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui a rencontré le ministre saoudien, il a assuré que toutes les évaluations du marché pétrolier devaient être radicalement revues et que l’OPEP+ était en mesure de compenser les changements mondiaux dans le secteur de l’énergie.

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Performance en Afrique : la Tunisie décroche la 13e place

La Tunisie occupe la 13e place du classement 2026 des pays africains les plus performants publié le 2 juin 2026, avec un score de 40,17 points.

Le pays se situe juste devant le Sénégal (14e) mais derrière l’Algérie (12e), qui la devance de 0,22 point avec un score de 40,39, selon nos confrères de Jeune Afrique. Dans un groupe particulièrement resserré, onze pays se tiennent dans un écart de moins de deux points entre la 10e et la 14e place.

Le classement repose sur trois critères principaux : la gouvernance, l’influence et l’innovation, évalués à partir de 24 indicateurs couvrant principalement la période 2022-2024, avec certaines données actualisées jusqu’en 2025.

En Afrique du Nord, la Tunisie est devancée par le Maroc, classé 4e au niveau africain avec de bons résultats en gouvernance et en influence, et l’Algérie (12e) qui enregistre une progression de sept rangs par rapport à l’édition précédente. Quant à la Mauritanie, elle figure à la 18e place. En revanche, la Libye n’apparaît pas dans le classement en raison de la situation de ses institutions, selon la même source.

L’Afrique du Sud conserve la première place du classement, suivie de l’Ile Maurice avec 50,69 points, de la Namibie (49,89 points).Le top 10 est complété par le Maroc (4e), le Nigeria (5e), l’Égypte (6e), le Rwanda (7e), le Ghana (8e), la Côte d’Ivoire (9e) et le Kenya (10e).

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La Conect propose 41 amendements au projet de Code des changes

Dans le cadre de sa mission de défense des intérêts des entreprises tunisiennes et de contribution à l’amélioration de l’environnement économique national, la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a pris part, le 1er juin 2026, à une séance d’audition organisée par la Commission des finances et de la planification de l’Assemblée des représentants du peuple, consacrée à l’examen du projet de loi n°2025/115 relatif au Code des changes. Elle a proposé 41 amendements au projet de loi qui traîne depuis plusieurs années dans les tiroirs de ces messieurs du gouvernement et de l’assemblée, alors que les opérateurs économiques l’attendent avec un mélange d’impatience et d’incrédulité, tant l’Etat persiste dans sa logique du tout contrôle, quitte à bloquer l’initiative économique.

Lotfi Sahli

Cette participation illustre la place grandissante qu’occupe Conect dans le dialogue économique national ainsi que sa capacité à porter la voix des entreprises auprès du pouvoir législatif. Elle témoigne également de l’émergence de nouvelles pratiques de concertation entre les institutions publiques et les organisations représentatives du secteur privé, dans l’intérêt supérieur de l’économie tunisienne.

À cette occasion, Conect a réaffirmé son soutien à la réforme du Code des changes, considérée comme l’une des réformes structurelles les plus attendues par les opérateurs économiques. Une réforme indispensable pour renforcer l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, améliorer le climat des affaires et permettre au pays d’accompagner les profondes mutations économiques, technologiques et numériques qui redessinent les échanges internationaux.

Tout en saluant cette dynamique de modernisation, Conect a souligné que la réussite de cette réforme demeure conditionnée par l’adoption d’un cadre juridique équilibré, conforme aux meilleures pratiques internationales, offrant davantage de liberté et de flexibilité aux acteurs économiques, tout en préservant les équilibres financiers du pays et les intérêts stratégiques de l’État.

Consacrer le principe de liberté

Fidèle à son approche fondée sur l’expertise et la concertation, Conect a présenté aux membres de la Commission un mémorandum technique comprenant 41 propositions d’amendements, fruit d’un travail de consultation et d’analyse mené avec les professionnels et les experts concernés. Ces propositions visent notamment à :

– consacrer le principe de liberté des opérations de change et faire des restrictions l’exception dûment justifiée ;

– intégrer pleinement l’économie numérique et les nouveaux opérateurs digitaux dans le dispositif réglementaire ;

– renforcer l’harmonisation de la législation tunisienne avec les normes et engagements internationaux ;

– offrir davantage de garanties aux investisseurs étrangers, notamment en matière de rapatriement des revenus et des capitaux ;

– instaurer des délais légaux de traitement des demandes d’autorisation afin de réduire les contraintes administratives et d’améliorer la prévisibilité pour les entreprises.

Soutenir durablement la croissance

À travers cette contribution substantielle, Conect confirme son rôle de partenaire de proposition et d’accompagnement des réformes économiques, en veillant à concilier ouverture économique, compétitivité des entreprises et stabilité financière.

La Confédération a également insisté sur la nécessité d’inscrire cette réforme dans une vision globale de développement, capable de soutenir durablement la croissance, l’emploi et l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales.

À l’issue de la séance, Conect a appelé à la poursuite du dialogue avec l’ensemble des parties prenantes et à l’élaboration d’une feuille de route claire garantissant une mise en œuvre progressive, réaliste et efficace de la réforme.

Pour Conect, le Code des changes dépasse largement le cadre d’un simple texte juridique : il constitue un signal fort adressé aux investisseurs, aux partenaires économiques et aux marchés internationaux. Il représente un instrument stratégique devant concilier ouverture, responsabilité et souveraineté économique, tout en créant les conditions nécessaires à l’initiative privée, à l’innovation et à la prospérité durable de la Tunisie.

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Khelil Chaïbi | «L’économie circulaire n’est pas une contrainte, mais une opportunité»

La Chambre de commerce et d’industrie tuniso- française (CCITF) a organisé une rencontre sur le thème : « Economie circulaire & compétitivité industrielle : accélérer la transition des entreprises tunisienne», le jeudi 4 juin 2026, à l’hôtel Radisson Blu à Tunis. Le choix de ce thème est motivé par les nouveaux défis auxquels les entreprises sont confrontées, tant au niveau local qu’international, pour garantir leur durabilité, leur résilience et leur compétitivité, a déclaré Raja Touil, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunisie (CCIT), à Mosaique FM.

Parmi ces défis figurent la rareté des matières premières nécessaires à la production, ainsi que les coûts de transport et d’importation, a-t-elle ajouté, en expliquant qu’investir dans l’économie circulaire au sein des entreprises, par le biais du recyclage des déchets et de la collaboration avec d’autres organisations ou institutions de divers secteurs, constitue une contribution précieuse à la création d’un système d’économie circulaire performant et bénéfique à tous.

Khelil Chaibi, président de la CCITF, a souligné, de son côté, que la mise en place d’une économie circulaire solide exige la coopération de tous les acteurs, notamment des secteurs public et privé, ainsi que le développement d’une législation adaptée, en particulier au regard des réglementations imposées par l’Union européenne (UE), principal fournisseur et client de la Tunisie.

L’économie circulaire ne doit pas être perçue comme un problème ou une nouvelle contrainte pour les entreprises, mais plutôt comme une formidable opportunité d’innovation, créatrice de valeur pour les entreprises et contribuant à leur résilience et à une productivité élevée et propre, conforme aux normes internationales de développement durable, a souligné M. Chaïbi. Il est donc essentiel que l’État intègre l’économie circulaire dans toutes ses stratégies industrielles, en garantissant des sources de financement diversifiées, une législation avancée et des partenariats entre tous les acteurs, publics et privés, de tous les secteurs, a ajouté le président du CCITF, en expliquant que l’échange d’expériences, de solutions et d’expertise est essentiel pour permettre aux institutions de réussir cette transition cruciale vers une compétitivité de haute qualité et leur intégration dans une économie durable et résiliente.

Dans ce contexte, l’obtention par la CCITF du label «Chambre durable et socialement responsable» en 2025 illustre sa stratégie visant à soutenir ses entreprises membres dans la réalisation du développement durable et de la responsabilité sociale et environnementale, tout en restant ouverte aux entreprises émergentes, aux projets et aux idées novatrices et renouvelables qu’elle présente comme solutions concrètes dans le domaine de l’économie circulaire durable.

I. B.

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Tunis réunit les acteurs économiques tunisiens et italiens les 24 et 25 juin

Un Forum économique entre la Tunisie et l’Italie se tiendra les 24 et 25 juin 2026 au siège de la centrale patronale, l’UTICA (Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat). L’événement est organisé par plusieurs institutions tunisiennes et italiennes, dont les ministères des Affaires étrangères des deux pays, l’Agence ICE, l’ambassade d’Italie à Tunis, l’APII et l’UTICA.

Ce forum s’inscrit dans le cadre du « Plan Mattei », qui, rappelons-le, est une initiative italienne qui accorde une place importante à la Tunisie dans sa coopération avec le reste de l’Afrique. Son objectif est de « renforcer les relations économiques et industrielles entre les deux pays ».

Lire aussi: L’Italie forme 330 cadres tunisiens pour le Plan Mattei

Les travaux du forum consisteront essentiellement en des échanges sur les investissements et les mécanismes de financement. Pour ce faire, plusieurs panels sont prévus et porteront sur des secteurs clés tels que l’énergie, le numérique, l’automobile, la pharmacie, les technologies, le textile, l’agriculture durable et l’aquaculture. Une session portera également sur les projets d’infrastructures de transport et de logistique en Tunisie.

Le programme prévoit aussi des rencontres d’affaires (B2B) entre entreprises tunisiennes et italiennes afin de favoriser de nouveaux partenariats. Les participants italiens pourront par ailleurs prendre part à la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF), organisée par la FIPA et qui suivra le forum, à savoir les 25 et 26 juin.

Lire également – Tunisia Investment Forum : une 20ème édition sur le thème de la compétitivité

A noter que ce rendez-vous intervient dans un contexte de croissance des échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Italie. En tout cas et selon les données de l’INS, le commerce bilatéral a atteint 7,4 milliards de dinars durant les quatre premiers mois de 2026. Les exportations italiennes vers la Tunisie ont progressé de 5,2 %. Tandis que les importations italiennes de produits tunisiens ont augmenté de 10,7 %. L’Italie demeure ainsi le deuxième partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, les échanges entre les deux pays avaient totalisé 6,5 milliards d’euros, notamment dans les secteurs de l’énergie, des métaux, de l’électronique, de la chimie, des machines industrielles, du cuir et du textile.

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