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Comment l’Iran exploite-t-il l’IA développée par l’Occident ?

Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande. 

Imed Bahri

Selon une enquête du Financial Times (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.

«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure», a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.

Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.

Courriels d’hameçonnage et messages frauduleux

Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.

Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.

Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.

«Tout est automatisé», explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: «Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA».

Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.

«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie», a déclaré un analyste en cybersécurité.

Un jeu du chat et de la souris sans fin

Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.

Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.

«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient», a déclaré OpenAI dans un communiqué.

L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.

L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de «nouvelles capacités cybernétiques surhumaines».

L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.

Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.

Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.

Une analyse du FT portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.

Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : «L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées».

Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.

À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.

Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.

Une considérable capacité d’innovation

L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.

Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.

Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.

Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.

Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.

Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.

Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.

«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale», a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : «C’est un impératif stratégique».

Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.

Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : «Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux».

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L’Espérance de Tunis rend un vibrant hommage à Yan Sasse

Après trois saisons riches en succès, deux titres de champion et désormais deux Coupes de Tunisie, Yan Sasse quitte officiellement l’Espérance sportive de Tunis.

Le Brésilien a fait ses adieux à un public conquis, refermant ainsi un chapitre mémorable marqué par 102 rencontres officielles et une dimension artistique qui aura fait vibrer le stade de Radès.

L’Espérance de Tunis a rendu un vibrant hommage à Yan Sasse, qui « appartient à une catégorie rare qui parvient à laisser une empreinte durable grâce à un mélange de talent, de générosité et d’émotions partagées avec les supporters ».

Ci dessous la note diffusée par le club pour remercier Yan pour ces trois belles saisons sous le maillot de l’Espérance :

À l’issue de la rencontre face à l’US Ben Guerdane, disputée lors de la dernière journée du championnat, l’attaquant brésilien avait lui-même annoncé qu’il venait de disputer son ultime match de Ligue 1 sous les couleurs sang et or. Restait alors un dernier rendez-vous à honorer : La Coupe de Tunisie. Une dernière bataille, un dernier trophée à aller chercher.

Hier soir, la boucle s’est refermée de la plus belle des manières. Coupe de Tunisie en mains, entouré de ses coéquipiers et célébré par tout un stade, Yan Sasse a vécu des adieux à la hauteur de son passage à l’Espérance. L’émotion était palpable lorsque le public sang et or a repris à plusieurs reprises les chants qui lui étaient dédiés. Un moment fort, sincère et chargé de reconnaissance entre un joueur et des supporters qui auront appris à l’apprécier au fil des saisons.

Arrivé au terme de son contrat, le natif de Porto Alegre s’apprête désormais à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. Il quitte Tunis après trois saisons pleines durant lesquelles il aura apporté toute sa créativité, sa technique et cette touche brésilienne qui faisait souvent la différence dans les moments importants.

Sous les couleurs de l’Espérance, Yan Sasse aura disputé 102 rencontres officielles, dont 81 en tant que titulaire. Il laisse derrière lui un bilan remarquable de 27 buts et 16 passes décisives, tout en affichant une moyenne de 66 minutes jouées par match. Des chiffres qui témoignent de son importance dans le dispositif sang et or au cours des trois dernières années.

Au-delà des statistiques, son passage restera associé à une période particulièrement riche en succès. Avec l’Espérance, il a remporté deux titres de champion de Tunisie, deux Coupes de Tunisie et une Supercoupe de Tunisie. Il aura également participé aux plus grandes aventures continentales du club, atteignant notamment la finale de la Ligue des Champions de la CAF, les demi-finales de l’African Football League et prenant part à la Coupe du Monde des Clubs organisée aux États-Unis.

Joueur spectaculaire, capable d’éclairer une rencontre par un geste technique ou une inspiration soudaine, Yan Sasse aura souvent incarné cette dimension artistique qui fait la beauté du football. Son professionnalisme, son engagement et son attachement aux couleurs sang et or lui ont permis de nouer une relation privilégiée avec le public espérantiste.

Aujourd’hui, les chemins se séparent, mais les souvenirs demeureront. Les buts, les célébrations, les trophées soulevés et les émotions partagées resteront gravés dans la mémoire des supporters.

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Tunisie : Lancement imminent d’une vaste campagne de nettoyage des plages avant l’été

À l’approche de la saison estivale 2026, le ministère de l’Environnement s’apprête à lancer une vaste campagne nationale de nettoyage manuel et mécanique des plages tunisiennes, ciblant plus de 150 plages touristiques et publiques à travers le pays.

L’annonce a été faite par Nabil Mokhtar, responsable du projet de nettoyage mécanique des plages, dans une déclaration à la radio nationale ce lundi 1er juin 2026.

Une superficie totale estimée à 6.500 hectares

Selon les données communiquées, les interventions concerneront une superficie totale estimée à 6.500 hectares. Le programme couvrira 55 plages touristiques ainsi que 97 plages publiques, dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités en prévision de l’afflux estival des vacanciers tunisiens et étrangers.

Le responsable a précisé que les opérations seront menées à la fois manuellement et à l’aide d’équipements mécaniques spécialisés, afin d’assurer un nettoyage plus efficace du littoral.

Un enjeu environnemental et touristique

Cette campagne intervient alors que les questions liées à la propreté des plages et à la pollution du littoral reviennent chaque été au cœur des préoccupations des citoyens et des professionnels du tourisme.

La qualité environnementale des plages constitue en effet un facteur clé pour l’image touristique de la Tunisie, notamment dans les zones balnéaires qui accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, particulièrement en provenance d’Europe, d’Algérie et de Libye.

Au-delà des opérations de nettoyage, Nabil Mokhtar a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation du littoral tunisien.

« Les efforts de l’État ne suffisent pas sans une prise de conscience citoyenne », a-t-il souligné, appelant les estivants à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Le défi des déchets estivaux

Chaque saison estivale, plusieurs plages tunisiennes font face à une accumulation importante de déchets plastiques, canettes, emballages alimentaires et autres détritus abandonnés après les journées de forte affluence.

Les associations environnementales alertent régulièrement sur les conséquences de cette pollution sur l’écosystème marin, mais aussi sur l’attractivité touristique des régions côtières.

Les autorités misent ainsi sur cette campagne pour améliorer l’état des plages avant le pic de fréquentation attendu dès la fin du mois de juin.

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Snapshot : Est-ce la bonne heure pour arroser l’avenue Bourguiba ?

Sur l’avenue Bourguiba, les équipes municipales et un camion-citerne font leur apparition matinale autour de 8 heures.

L’arrosage du terre-plein de l’avenue est alors entamé à grande eau malgré la présence des personnes déjà installées sur les bancs publics.

De toute évidence, ce n’est pas la bonne heure et le nettoyage devrait être logiquement avancé d’une ou deux heures.

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Siciliens, Italiens et Tunisiens : Les passions de Rosario et Maria Claudia

Ils sont mari et femme et sont nés dans des familles d’origine sicilienne qui vivent en Tunisie depuis presque deux siècles. Attachants, dévoués et profondément Tunisiens, Rosario et Maria Claudia ont grandi dans les campagnes à El Fahs et Bouargoub.

Rosario, une passion pour le fromage

Ce n’est pas un hasard si Rosario Sabatino avoue une passion pour le fromage. Enfant, dans la ferme familiale du Pont du Fahs, il a grandi alors que les soixante-dix vaches du domaine paissaient dans les près.

Rosario a ainsi vu de près, les cent et un gestes qui faisaient du lait frais naître le fromage. Aujourd’hui encore, retrouvant les mêmes secrets ancestraux, il laisse mûrir de bons fromages de chèvre qu’il débite en fines tranches ou qu’il râpe au-dessus d’un bon plat de pâtes fraîches.

Le grand-père de Rosario a quitté Petralia Soprana, dans sa Sicile natale, au milieu du dix-neuvième siècle. Il est arrivé en Tunisie à l’âge de vingt ans et avait immédiatement trouvé du travail dans une ferme près de Zaghouan.

Dans la mémoire familiale, on parle encore du travail considérable qu’il avait fallu pour débroussailler et défricher la terre. En ces années héroïques, le nonno de Rosario commença à vendre du charbon et gravira l’une après l’autre, les servitudes d’une vie paysanne.

Giuseppe, le père de Rosario, travaillera aussi à la ferme. Il épousera Angela Crescione, originaire de Syracuse et née en Tunisie. Depuis sa naissance en août 1945, Rosario n’a connu que les vastes étendues des plaines du Fahs, là où de nombreuses familles siciliennes étaient établies à l’ombre du Djebel Zaghouan.

Les aléas de la vie mèneront Rosario en Italie mais, nostalgique du pays natal, il reviendra en Tunisie où depuis près de vingt ans, il vit avec son épouse Maria Franco, originaire de Pantelleria et comme lui et leurs familles depuis plusieurs générations, née en Tunisie.

Retraité et toujours actif, le couple partage son expérience en animant des ateliers de recyclage destinés à fabriquer des objets du quotidien à partir de produits récupérés. Auprès des familles vulnérables de la Goulette, en communion permanente, Maria et Rosario donnent ainsi de leur temps, leur savoir-faire et leur vécu à un pays pour lequel leur cœur vibrera toujours.

La baraka de Maria Claudia Franco

Les trois sœurs de Maria Claudia Franco sont nées à Pantelleria et ont rejoint la Tunisie avec leurs parents. Toute la famille s’est retrouvée à Bouargoub, entre vignes et oliviers, dans un vaste domaine dont Giovanni-Batista Franco, le père de Maria Claudia était le gérant.

Née à Tunis où sa mère Francesca Gabriele, est venue accoucher, Maria Claudia a grandi à la ferme Palte où son père dirigeait plus d’une centaine d’ouvriers. Elle a gardé de son enfance de vibrants souvenirs et des amitiés solides comme celle qui la lie à Aicha, une fillette de métayers.

Maria Claudia se souvient de tant d’épisodes de sa vie à la ferme, en particulier de la baraka dont elle a hérité de sa mère qui n’hésitait jamais à recueillir et nourrir nomades et migrants. Cette baraka, elle l’accompagne depuis, comme une auréole qu’elle cultive.

Maria Claudia a longtemps vécu dans cette ferme qu’elle quittera en 1965 comme beaucoup de familles italiennes, obligées de partir après le décret de nationalisation des terres agricoles. Avec son époux Rosario Sabatino, elle ne reviendra en Tunisie qu’après le tournant du nouveau siècle.

Entre temps, ses parents sont décédés et seule une de ses sœurs a survécu : elle vit aujourd’hui à Aprilia, non loin de Rome. Le reste de la famille s’est éparpillé entre Sicile et Italie, certains choisissant même d’émigrer en Argentine.

Depuis trois ans, Maria Claudia anime un atelier solidaire dédié à la couture. Entourée de son mari et d’une dizaine de jeunes femmes de la Goulette, elle partage son savoir-faire de couturière.

Parfait cordon bleu, Maria Claudia n’a pas son pareil à la cuisine. Ses pâtes fraîches à la sauce bolognaise et ses tartes sucrées ont été plébiscitées par tout l’atelier. Ayant eu sa grand-mère Nunzia Franco pour initiatrice, Maria Claudia revit en cuisine, des souvenirs lointains.

Peut-être s’évade-t-elle alors entre Pantelleria et Bouargoub, les deux pôles de sa vie, ou bien entre Tunis et la Goulette, aujourd’hui devenus ses lieux de vie et de travail ?

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Carthage : Le cimetière militaire US accueille la célébration de Memorial Day

Lundi 25 mai, le cimetière militaire américain de Carthage a accueilli une cérémonie officielle en commémoration de Memorial Day.

C’est en présence d’officiels tunisiens, de représentants américains et de l’ambassadeur US que s’est tenue cette cérémonie doublée d’un hommage aux militaires américains tombés au champ d’honneur lors de la Campagne de Tunisie en 1942-43.

À cette occasion, les sépultures du cimetière militaire américain de Carthage ont porté les couleurs de nos deux pays comme le montre notre photo.

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Carthage : Inquiétudes autour de la préservation du site archéologique

Des voix s’élèvent autour de la gestion environnementale et patrimoniale du Site archéologique de Carthage. L’Association des Amis de Carthage a alerté sur certaines interventions menées dans la zone archéologique, évoquant des risques pour l’identité paysagère et historique du site.

Des opérations d’élagage contestées

Selon les déclarations de Salwa Jaziri Arafa, présidente de Association des Amis de Carthage, et une publication de l’association sur sa page Facebook, plusieurs opérations d’élagage et d’arrachage d’arbres suscitent des interrogations parmi les habitants et les acteurs de la société civile.

L’association affirme ne pas s’opposer au principe de l’entretien des espaces verts, mais critique surtout les modalités d’intervention et le manque d’explications techniques autour de certaines opérations.

La municipalité de Carthage aurait justifié ces travaux par des considérations sanitaires ainsi que par des impératifs liés à la visibilité et à l’éclairage public. Des arguments jugés insuffisants par l’association, qui réclame davantage de transparence et de concertation avec les autorités locales.

Un appel à protéger le patrimoine historique

L’association estime que les préoccupations dépassent la seule question environnementale et concernent également la sauvegarde du patrimoine archéologique de Carthage. Elle met notamment en garde contre les constructions anarchiques, les atteintes au site et les fouilles non encadrées.

Salwa Jaziri Arafa appelle ainsi à une gestion intégrée du site, conciliant préservation environnementale, protection archéologique et aménagement urbain, tout en demandant l’application stricte de la réglementation en vigueur.

Dans ce contexte, l’association a déposé au bureau d’ordre de la Commune de Carthage une demande d’arrêt immédiat de la coupe et de l’arrachage des arbres à Carthage, de permission d’accès à tous les documents afférents à ces actes, d’une réunion citoyens-municipalité, d’une enquête sur ces actes et d’un programme de traitement différent de la végétation communale ainsi que du reboisement.

Cette demande précède une action en justice visant tous ceux qui ce sont rendus responsables de ces agissements.

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Aïd el-Idha : La municipalité de Tunis interdit l’abattage des moutons dans les appartements

A l’approche de l’Aïd el-Idha, la municipalité de Tunis a annoncé l’interdiction de l’abattage des moutons à l’intérieur des appartements et sur les toits des immeubles. Les autorités municipales appellent les habitants à respecter les espaces aménagés à cet effet afin de garantir de meilleures conditions sanitaires et organisationnelles durant la fête.

Des espaces dédiés mis à disposition des habitants

Dans un communiqué signé par la responsable chargée de la gestion de la municipalité, la ville de Tunis rappelle que l’abattage des animaux de sacrifice dans les immeubles collectifs demeure interdit conformément à la réglementation en vigueur.

La municipalité précise que plusieurs sites ont été aménagés pour accueillir les habitants des résidences et leur permettre d’effectuer le rituel dans des conditions adaptées.

Les espaces concernés sont : le marché central, le marché de la cité Khadra, le marché de la cité Ibn Khaldoun, ainsi que le marché de Sidi Sridek à Halfaouine.

Préserver l’hygiène et l’organisation urbaine

A travers cette mesure, les autorités municipales cherchent notamment à limiter les nuisances, préserver la propreté des quartiers résidentiels et assurer le respect des règles sanitaires pendant l’Aïd el-Idha.

La municipalité appelle ainsi les citoyens à se conformer aux dispositions annoncées et à privilégier les espaces autorisés pour l’abattage des moutons.

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Aïd El-Idha : Tunisie Autoroutes offre le badge de télépéage pendant quatre jours

A l’approche de l’Aïd El-Idha, Tunisie Autoroutes lance une opération exceptionnelle destinée à fluidifier le trafic sur les autoroutes tunisiennes. Du 21 au 24 mai 2026, les automobilistes pourront obtenir gratuitement un badge de télépéage dans plusieurs points de vente du pays. L’objectif affiché est de réduire les longues files d’attente aux péages durant cette période marquée par d’importants déplacements.

Un badge gratuit contre une recharge obligatoire

Le directeur commercial de Tunisie Autoroutes, Nabil Jaziri, a indiqué à l’agence TAP que les usagers n’auront pas à payer le coût habituel du badge de télépéage. Le boîtier sera ainsi proposé à 0 dinar au lieu de 30 dinars.

Pour bénéficier de cette offre, les automobilistes devront toutefois effectuer une recharge initiale obligatoire de 30 dinars, montant qui restera entièrement disponible pour les futurs passages aux péages.

Dix points de vente mobilisés à travers le pays

L’opération sera disponible dans les dix points de vente de Tunisie Autoroutes situés à Béja, El Féja, Sidi Thabet, Menzel Jemil, Morneg, Hergla, Msaken, Sidi Saleh, Agareb et Gabès Nord.

Le point de vente du siège de la société, au Centre urbain Nord à Tunis, participe également à cette campagne exceptionnelle.

Réduire les embouteillages durant l’Aïd

Selon Nabil Jaziri, cette initiative vise principalement à limiter l’encombrement aux guichets manuels pendant les vacances de l’Aïd El-Idha, période traditionnellement marquée par une forte hausse du trafic autoroutier.

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Blocages et dysfonctionnements : La patience de Kaïs Saïed atteint ses limites ?

Le président de la République Kaïs Saïed a effectué, dans l’après-midi du 19 mai, une visite inopinée dans plusieurs zones du gouvernorat de Nabeul, dans un contexte marqué par une multiplication des critiques présidentielles visant les dysfonctionnements des services publics et les retards dans plusieurs projets d’infrastructure.

Le chef de l’État s’est rendu successivement au port d’El Omra, à El Manguaâ puis dans la région de Rtiba, relevant de la délégation de Takelsa, avant de poursuivre sa tournée à Korbous. Selon un communiqué de la présidence, cette visite a permis de constater plusieurs « dépassements liés au domaine public » et d’écouter les préoccupations des habitants de la région.

Un chantier lancé depuis 2018 mais toujours inachevé

Kaïs Saïed a également inspecté la route reliant Nabeul à Kélibia, un chantier lancé depuis 2018 mais toujours inachevé malgré la disponibilité des financements nécessaires. Le président a une nouvelle fois pointé les lenteurs administratives et les blocages qui touchent plusieurs projets publics à travers le pays.

Lire aussi : Kaïs Saïed à Douar Hicher : Immersion nocturne au cœur des doléances des habitants

Selon un communiqué de Carthage, dans la nuit puis à l’aube de ce mardi, le président de la République s’est aussi rendu au collège de Béni Khiar, où il a ordonné le démarrage immédiat des travaux d’aménagement et de maintenance afin d’assurer la sécurité des élèves et d’améliorer les conditions d’étude.

Dysfonctionnements des services publics

Cette tournée intervient quelques heures après une réunion tenue au palais de la Kasbah avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri. Lors de cette rencontre, Kaïs Saïed a estimé que « les dysfonctionnements dans le fonctionnement des services publics ne peuvent plus être tolérés », jugeant que « le maintien de la situation actuelle à tous les niveaux n’est plus acceptable ».

Les avertissements ont été multipliés

Dans un ton particulièrement ferme, le président tunisien a affirmé que « les avertissements ont été multipliés » et que « le moment est venu de poursuivre la bataille de libération nationale avec ceux qui croient réellement au droit du peuple tunisien à une libération complète des héritages du passé ». Il a également averti que toute personne se considérant « au-dessus de la loi » devra assumer ses responsabilités.

Lire aussi : Tunisie : Le “Portefeuille Index”, signal discret des décisions présidentielles

Depuis plusieurs mois, Kaïs Saïed multiplie les visites de terrain non annoncées et les critiques à l’égard de certaines administrations et responsables publics, dans un discours centré sur la lutte contre la corruption, les retards administratifs et ce qu’il qualifie d’atteintes aux intérêts des Tunisiens.

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Tunisie : Les braquages bientôt passibles de 20 ans de prison ?

La commission de la législation générale au sein de l’Assemblée des représentants du peuple a poursuivi, lundi, l’examen de deux propositions de loi portant respectivement sur la révision de certaines dispositions du Code pénal et sur la modification de la loi de 1992 relative aux stupéfians. Les débats ont réuni plusieurs experts juridiques, auditionnés sur les orientations proposées.

Selon le député Fakhreddine Fadloun, l’un des initiateurs de la proposition de réforme du Code pénal, cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la recrudescence des agressions et des vols avec violence dans les espaces publics, les transports et sur les routes.

Un débat entre fermeté et approche globale

L’élu estime que certaines infractions ont pris une tournure plus grave, allant jusqu’à provoquer des décès. Le projet vise notamment à réviser les articles 261, 262 et 264 du Code pénal afin de renforcer les sanctions applicables à ces actes.

Les peines envisagées pourraient aller de 12 à 20 ans de prison, avec la limitation, voire l’exclusion dans certains cas, de l’application des circonstances atténuantes prévues par l’article 53 du Code pénal.

Lire aussi : L’ARP prépare un durcissement des sanctions contre la criminalité et les dérives sociales

Le député insiste toutefois sur le fait que la réponse pénale, bien que nécessaire à court terme, ne peut suffire à elle seule. Il plaide pour une approche globale combinant volets social, éducatif et économique afin de s’attaquer aux causes profondes de la violence.

Vers un durcissement de la législation sur les stupéfiants

Le second texte examiné concerne la loi de 1992 relative aux stupéfiants. Pour Fakhreddine Fadloun, la Tunisie fait face à une situation préoccupante, qualifiée de véritable lutte nationale contre la drogue.

Il affirme que le pays serait ciblé par des flux importants de substances illicites, notamment des comprimés destinés à un public jeune et vulnérable.

La proposition prévoit un renforcement des sanctions liées à la consommation et surtout au trafic, jugées insuffisamment dissuasives à l’heure actuelle. Là encore, les promoteurs du texte soulignent la nécessité de combiner la répression avec des politiques de prévention, des études de terrain et des dispositifs sociaux pour réduire durablement le phénomène.

Ces deux initiatives relancent le débat sur l’équilibre entre durcissement pénal et politiques de prévention. Si les partisans des textes défendent une réponse plus ferme face à la montée des violences et du trafic de drogue, ils reconnaissent également que la seule logique répressive ne peut constituer une solution durable.

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Abattage des chiens errants : Appel à un sit-in devant le Parlement

L’Association tunisienne de protection des animaux appelle à l’organisation d’un sit-in, samedi 23 mai à partir de 11h, devant le siège de l’Assemblée des représentants du peuple, pour dénoncer les opérations d’abattage et de chasse des chiens errants. L’initiative intervient dans un contexte de débat récurrent autour de la gestion des animaux errants en Tunisie et des méthodes de prise en charge adoptées.

Un rassemblement sous le slogan « Vaccinez… Stérilisez… ne tuez pas »

Dans un communiqué publié lundi, l’association a indiqué que cette mobilisation vise à faire entendre la voix des défenseurs du bien-être animal et à appeler à l’arrêt des campagnes d’abattage des chiens errants.

Le sit-in se déroulera sous le slogan « Vaccinez… Stérilisez… ne tuez pas », avec pour objectif de promouvoir des solutions alternatives basées sur la stérilisation, la vaccination et la protection des animaux errants, plutôt que le recours à la chasse.

Un plaidoyer pour des politiques de protection animale

L’organisation plaide également pour la mise en place de programmes de sensibilisation et d’éducation à la protection animale, ciblant différentes catégories de la société.

Elle insiste sur la nécessité d’adopter une approche plus structurée et durable dans la gestion des animaux errants, fondée sur des mécanismes de prévention et de contrôle sanitaire.

Cette initiative s’inscrit dans un débat toujours d’actualité sur la question des animaux errants en Tunisie, notamment autour de la mise en place d’un cadre juridique encadrant leur protection et leur prise en charge.

Entre préoccupations sanitaires, gestion des espaces publics et revendications des associations de défense animale, la question continue de susciter des positions divergentes au sein de l’opinion publique.

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Le ministère de la Culture dévoile les dates des grands rendez-vous culturels de Carthage en 2026

Le ministère tunisien des Affaires culturelles a annoncé, mardi 12 mai 2026, les dates officielles de trois manifestations artistiques majeures prévues cette année : les Journées Musicales, les Journées Théâtrales et les Journées Cinématographiques de Carthage. Ces événements figurent parmi les rendez-vous culturels les plus emblématiques de la scène tunisienne et arabe.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère a détaillé le calendrier des différentes éditions prévues entre octobre et décembre 2026, confirmant ainsi le retour des grands festivals de Carthage dans plusieurs disciplines artistiques.

Les Journées Musicales de Carthage ouvriront la saison culturelle

La 11ᵉ édition des Journées Musicales de Carthage se déroulera du 3 au 10 octobre 2026. Ce rendez-vous annuel met en avant les nouvelles créations musicales tunisiennes, arabes, africaines et internationales, avec une programmation axée sur la diversité des styles et les expériences artistiques contemporaines.

Au fil des éditions, les Journées Musicales de Carthage se sont imposées comme une plateforme dédiée aux jeunes talents et aux projets musicaux innovants.

Les Journées Théâtrales prévues en novembre

Le ministère a également confirmé la tenue de la 27ᵉ édition des Journées Théâtrales de Carthage du 21 au 28 novembre 2026.

Cette édition sera placée sous la direction de l’artiste Slim Sanhaji, dont la nomination avait déjà été annoncée auparavant par le département de la Culture. Les Journées Théâtrales de Carthage constituent l’un des principaux espaces de rencontre entre les professionnels du théâtre tunisien, arabe et africain.

Les Journées Cinématographiques clôtureront l’année

Les passionnés du septième art retrouveront, pour leur part, la 37ᵉ édition des Journées Cinématographiques de Carthage du 12 au 19 décembre 2026.

Créées en 1966, les Journées Cinématographiques de Carthage demeurent l’un des plus anciens festivals de cinéma en Afrique et dans le monde arabe. L’événement continue de mettre en avant les productions africaines et arabes, tout en offrant une vitrine aux nouvelles générations de réalisateurs et de cinéastes indépendants.

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En mai, les Nuits de Carthage à Montréal

La nouvelle édition des Nuits de Carthage à Montréal aura lieu en mai prochain avec la participation d’artistes tunisiens qui feront le déplacement entre la Tunisie et le Canada.

Portée par des collectifs et des associations, cette manifestation culturelle a vite trouvé son public au sein de la communauté tunisienne et arabe de Montréal ainsi que parmi les amis canadiens de la Tunisie.

Le programme des Nuits de Carthage à Montréal devrait être connu sous peu.

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Tourisme des barrages : Une tendance qui inquiète en Tunisie ?

Depuis quelques mois, une nouvelle pratique attire de plus en plus de Tunisiens : le tourisme des barrages. Ces vastes retenues d’eau, initialement conçues pour l’irrigation, l’alimentation en eau potable et la régulation des ressources hydriques, sont devenues des destinations de détente improvisées, particulièrement en période de printemps. Dans plusieurs régions du pays, familles et jeunes s’y rendent pour pique-niquer, profiter du paysage ou pour une baignade improvisée.

Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la recherche d’espaces naturels accessibles à proximité des zones urbaines. Les barrages offrent un cadre perçu comme calme, verdoyant et éloigné de la pression des plages surpeuplées en été. Ensuite, l’essor des réseaux sociaux a largement contribué à la popularisation de ces lieux, transformés en décors de photos et de sorties dominicales. Enfin, le manque d’alternatives de loisirs abordables pousse de nombreux jeunes à investir ces espaces publics non aménagés.

De sérieuses inquiétudes

Mais cette tendance soulève de sérieuses inquiétudes. Les barrages ne sont pas des zones deloisir sécurisées. L’absence de surveillance, la profondeur irrégulière de l’eau, la vase et les courants imprévisibles rendent ces lieux particulièrement dangereux. Les cas de noyade y sont régulièrement signalés, touchant souvent des adolescents et de jeunes adultes. Les autorités et les services de protection civile rappellent d’ailleurs que ces plans d’eau ne sont pas conçus pour la baignade et que le risque d’accident y est élevé.

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Au-delà de la sécurité, des enjeux environnementaux importants se posent également. La fréquentation non encadrée des barrages entraîne des dépôts de déchets, une dégradation des berges et une perturbation des écosystèmes locaux. Dans un contexte de stress hydrique marqué en Tunisie, où les barrages jouent un rôle vital dans la gestion de l’eau, leur préservation devient un enjeu stratégique.

Un paradoxe ?

Entre attraction touristique spontanée et danger réel, le tourisme des barrages illustre ainsi un paradoxe : celui d’espaces essentiels à la sécurité hydrique du pays, transformés en lieux de loisirs sans encadrement suffisant. Une situation qui appelle à la sensibilisation, mais aussi à une réflexion plus large sur l’aménagement de ces sites et la gestion des comportements à risque.

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Zenith Energy : Un litige derrière le limogeage de Fatma Thabet Chiboub ?

Limogeage surprise au sommet de l’État, dossier énergétique explosif en arrière-plan : l’affaire Zenith Energy s’invite désormais dans le débat politique tunisien. Une question circule avec insistance : ce contentieux international a-t-il pesé dans l’éviction récente de la ministre de l’Industrie Fatma Thabet Chiboub ?

Officiellement, rien ne lie la décision du président Kaïs Saïed à ce litige pétrolier. Le communiqué de la présidence est resté sobre, sans justification détaillée. Mais dans les cercles économiques et juridiques, la concomitance des événements intrigue.

Un tournant sensible

Car au même moment, l’affaire Zenith connaît un tournant sensible. Dans le cadre de la procédure d’arbitrage engagée devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, des documents officiels tunisiens ont reconnu — au moins partiellement — les droits de la société sur certaines concessions, notamment Robbana et El Bibane. Plus encore, plusieurs milliers de barils produits depuis 2022 ont été explicitement considérés comme appartenant à l’entreprise.

Cette reconnaissance, même encadrée, constitue un rebondissement majeur. Elle offre à Zenith un argument de poids pour soutenir sa thèse d’entrave à l’exploitation, voire d’expropriation indirecte. En face, la Tunisie se retrouve dans une position plus délicate : défendre sa souveraineté énergétique tout en assumant des éléments écrits pouvant être interprétés contre elle.

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Le dossier n’en est pas à son premier épisode. Après une décision arbitrale favorable à Tunis dans un volet du litige, Zenith a contre-attaqué en déposant un recours en annulation devant le Tribunal fédéral suisse, évoquant un possible conflit d’intérêts au sein du tribunal. Résultat : loin de s’éteindre, l’affaire change de terrain et gagne en intensité juridique.

Gestion du dossier, arbitrages internes, communication …

Dans ce contexte, le limogeage de la ministre de l’Industrie prend une autre dimension. Le portefeuille qu’elle dirigeait couvre précisément les hydrocarbures, un secteur directement concerné par le contentieux. Difficile, dès lors, d’ignorer les interrogations : gestion du dossier, arbitrages internes, communication avec les instances internationales… autant de paramètres qui peuvent peser, en coulisses, sur une décision politique.

Aucune preuve formelle ne permet d’établir un lien direct. Mais la chronologie alimente les spéculations. D’un côté, un litige à plus de cent millions de dollars, désormais fragilisé par des éléments de reconnaissance. De l’autre, un changement brusque à la tête du ministère en charge du secteur.

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L’affaire Zenith n’est plus seulement un différend juridique autour du pétrole. Elle devient un révélateur des tensions entre gouvernance politique, souveraineté économique et crédibilité internationale. Et dans cette équation, chaque rebondissement — juridique ou politique — pèse un peu plus lourd.

Résumé de l’affaire

L’affaire Zenith Energy oppose la Tunisie à cette société pétrolière autour de concessions exploitées dans le pays : l’entreprise accuse l’État d’avoir bloqué ses activités, empêché la commercialisation du pétrole et porté atteinte à ses droits, tandis que Tunis invoque le respect de sa souveraineté et de sa réglementation.

Le différend, porté devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, a connu plusieurs rebondissements, dont une décision partiellement favorable à la Tunisie suivie d’un recours de Zenith, dans un dossier où des éléments récents ont aussi montré une reconnaissance limitée de certains droits de la société sur des concessions et des volumes produits.

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Tunisie : Faut-il anticiper des changements pour voyager cet été ?

La question commence à s’imposer à mesure que les signaux d’alerte se multiplient dans le secteur aérien. Le directeur général de Association du transport aérien international, Willie Walsh, a reconnu ce mardi que la crise du carburant aérien liée à la guerre en Iran n’a pas encore atteint l’ampleur du choc provoqué par la pandémie de Covid-19.

Mais il met en garde contre un scénario plus insidieux : une tension progressive sur l’approvisionnement, susceptible de perturber le pic des voyages estivaux dans l’hémisphère nord.

Retour massif des voyageurs

Le constat est paradoxal. La demande mondiale de transport aérien reste soutenue, portée par un retour massif des voyageurs après plusieurs années de restrictions. Pourtant, cette dynamique pourrait se heurter à une contrainte bien plus matérielle : le carburant. En cas de pénurie, les compagnies pourraient être contraintes de rationner leurs opérations, avec à la clé des annulations de vols ou une réduction des fréquences.

Selon Walsh, l’Asie serait la première région touchée, suivie de l’Europe, avant que les répercussions n’atteignent l’Afrique et l’Amérique latine. Une hiérarchie qui place indirectement la Tunisie dans une zone d’impact différé, mais réel. Car même si le pays n’est pas en première ligne, il dépend fortement des flux aériens en provenance d’Europe, notamment pour la saison touristique.

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Dans ce contexte, la question n’est pas tant de savoir s’il faut renoncer à voyager, mais plutôt comment anticiper les incertitudes. Des perturbations en chaîne dans les hubs européens pourraient rapidement affecter les liaisons vers Tunis, Djerba ou Monastir. Retards, reprogrammations ou hausses des prix des billets pourraient devenir la norme si la pression sur le carburant s’accentue.

La prudence s’impose

Pour les voyageurs tunisiens, comme pour les touristes étrangers, la prudence s’impose sans pour autant céder à l’alarmisme. À ce stade, aucune vague massive d’annulations n’est signalée. Mais le risque existe, et il repose sur un facteur géopolitique difficile à maîtriser.

En filigrane, cette situation rappelle la fragilité d’un secteur aérien étroitement dépendant des équilibres internationaux. L’été 2026 pourrait ainsi se jouer moins sur les envies d’évasion que sur la disponibilité du kérosène. Une équation qui invite, sinon à renoncer, du moins à planifier avec plus de vigilance.

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Snapshot – Carthage : A la tronçonneuse pour les arbres

Dans plusieurs quartiers de Carthage, les eucalyptus et d’autres arbres viennent de subir le passage de tronçonneuses qui ne font pas de détail.

Au lieu d’être harmonieusement élagués, les arbres ont été défigurés, dépouillés de leurs branches, presque dénudés. Les riverains en sont pour leurs frais et sont surpris par cette frénésie municipale. Certains ont même évoqué que le bois ainsi collecté serait mis en vente.

En attendant les explications municipales, l’ombre est devenue rare dans les quartiers concernés alors que les arbres heureusement vont peu à peu repousser.

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Industrie et énergie : Kaïs Saïed écarte la ministre sans mentionner son nom

Le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé d’opérer un changement inattendu à la tête du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Dans un communiqué officiel, la présidence a annoncé l’éviction de la ministre en fonction, sans toutefois en mentionner explicitement le nom.

Selon le même communiqué, le chef de l’État a chargé Salah Zouari, actuel ministre de l’Équipement et de l’Habitat, d’assurer l’intérim à la tête de ce département stratégique.

En poste depuis 2024

Fatma Thabet Chiboub était en poste depuis le 24 janvier 2024 et pilotait notamment le dossier des énergies renouvelables autour duquel une grosse polémique enfle actuellement.

Aucune précision n’a été fournie quant aux motifs de cette décision, qui intervient dans un contexte marqué par des enjeux économiques et énergétiques sensibles. Ce limogeage, opéré sans explication détaillée, alimente les interrogations sur les orientations à venir au sein du secteur, notamment en matière de politique énergétique et de gestion des ressources minières.

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Communication minimaliste

Ce nouveau remaniement partiel s’inscrit dans une série de décisions présidentielles caractérisées par leur caractère abrupt et leur communication minimaliste, laissant place à de nombreuses spéculations sur les raisons et les implications de ces changements au sommet de l’État.

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