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Glissements de terrain : La protection de la colline de Sidi Bou Saïd classée projet stratégique

Face à la multiplication des zones exposées aux glissements de terrain, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, a appelé à une stratégie nationale proactive axée sur la prévention et la sécurisation des infrastructures. Lors d’une journée technique à Tunis, il a présenté l’état des interventions en cours et annoncé plusieurs projets structurants, dont le classement de la protection de la colline de Sidi Bou Saïd comme projet stratégique.

Une priorité nationale face à une menace géologique croissante

S’exprimant lors de l’ouverture d’une journée technique organisée par l’Association tunisienne des routes et l’Association tunisienne de mécanique des sols, le ministre Slah Zouari a qualifié la question des glissements de terrain de priorité absolue.

Il a insisté sur les enjeux liés à la sécurité des citoyens ainsi qu’à la protection des infrastructures, dans un contexte marqué par une recrudescence des zones à risque. Selon les données présentées, 72 points de glissement ont été recensés sur les années 2024 et 2025, dont 18 ont déjà fait l’objet d’un traitement.

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Le ministère a également indiqué qu’un budget annuel de 10 millions de dinars est consacré aux interventions d’urgence.

Des chantiers structurants dans plusieurs régions du pays

Parmi les projets en cours, le ministre a cité la protection de la route régionale n°128 à Korbous, dans le gouvernorat de Nabeul. Le chantier porte sur 4,5 km et mobilise un investissement de 104 millions de dinars, avec un état d’avancement proche de l’achèvement.

Dans le nord-ouest, 12 points critiques situés sur les routes nationales n°11, 17 et 161 dans le gouvernorat de Jendouba font également l’objet d’interventions, dont 9 ont déjà été finalisés.

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Sidi Bou Saïd élevé au rang de projet stratégique

Point central des annonces ministérielles, la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été officiellement classée « grand projet à caractère stratégique » par décision de la Présidence du Gouvernement, datée du 26 janvier 2026.

Les études techniques relatives à ce chantier sont déjà engagées, marquant le lancement d’une phase préparatoire destinée à renforcer la stabilité de ce site exposé aux risques de glissements.

Le ministre a enfin appelé à l’élaboration de recommandations concrètes par les experts, ingénieurs et chercheurs présents, notamment en matière de systèmes d’alerte précoce, d’adaptation des normes de construction aux spécificités géologiques tunisiennes et de renforcement de la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

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La BCT maintient son taux directeur à 7% face aux risques inflationnistes

Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé, mercredi 3 juin 2026, de maintenir son taux directeur à 7%, à l’issue d’une réunion consacrée à l’examen de la conjoncture économique, monétaire et financière aux niveaux national et international. L’institution justifie cette décision par la persistance des risques inflationnistes et un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

Des pressions inflationnistes toujours présentes

Dans son communiqué, la BCT souligne que les pressions inflationnistes d’origine externe se sont récemment renforcées. L’institution estime que leur transmission aux prix sur le marché intérieur constitue un facteur de risque pour l’évolution future de l’inflation en Tunisie.

Face à cette situation, le Conseil d’administration considère qu’il est nécessaire de poursuivre une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et de contenir les anticipations inflationnistes.

La stabilité des prix comme priorité

La Banque centrale affirme que son orientation actuelle vise également à renforcer la résilience des équilibres macroéconomiques dans un environnement international jugé particulièrement incertain.

Elle indique suivre de près les évolutions économiques, monétaires et financières, tant sur le plan national qu’international, et se dit prête à prendre les mesures appropriées en fonction de l’évolution des perspectives d’inflation.

Un statu quo sur les taux

À l’issue de sa réunion, le Conseil d’administration a donc opté pour le maintien du principal taux directeur de la BCT à 7%, confirmant ainsi la poursuite de sa stratégie de prudence monétaire.

Cette décision était particulièrement attendue par les marchés financiers, les banques, les entreprises et les ménages, le taux directeur constituant l’un des principaux leviers de la politique monétaire tunisienne.

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Arrestation de Khaled Krichi, ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité

L’ancien membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi, a été placé en détention en exécution d’un mandat de dépôt émis par la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis. Il est poursuivi dans une affaire liée à des soupçons de corruption financière et à plusieurs infractions connexes. La décision judiciaire a été mise à exécution aujourd’hui.

Plusieurs chefs d’accusation retenus

D’après une source informée citée par Mosaïque FM, le dossier concerne des accusations de corruption financière, de falsification de documents, ainsi que de détention et d’utilisation de documents falsifiés.

Les poursuites portent également sur l’exploitation présumée de la qualité de fonctionnaire public dans le but d’obtenir un avantage indu, ainsi que sur des actes susceptibles de causer un préjudice à l’administration en violation des réglementations applicables.

La même source indique que les faits reprochés incluent également l’acceptation présumée, directement ou indirectement, d’avantages, de dons, de promesses ou de bénéfices en lien avec l’exercice d’une fonction publique ou destinés à faciliter l’accomplissement d’actes relevant de cette fonction.

Exécution du mandat de dépôt

L’affaire est examinée par la chambre d’accusation spécialisée dans les dossiers de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis.

Le mandat de dépôt a été exécuté ce mercredi, conduisant à l’incarcération de Khaled Krichi dans l’attente de la poursuite de la procédure judiciaire.

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Le groupe français Safran prépare une nouvelle phase de développement en Tunisie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi 3 juin les responsables du groupe aéronautique français Safran afin d’examiner l’évolution des activités de l’entreprise en Tunisie et ses perspectives de développement pour les prochaines années sachant que Safran, spécialisé dans l’industrie aéronautique, a présenté son programme stratégique 2027-2030 pour la Tunisie.

La rencontre s’est tenue en présence de Walid El Ghoz, directeur Afrique et Moyen-Orient chargé du développement international et des relations institutionnelles du groupe Safran, ainsi que de Mehdi Chelouki, directeur général de Safran Tunisie.

Un plan stratégique pour la période 2027-2030

Au cours de cette rencontre, les responsables du groupe ont présenté un état des lieux des activités de Safran en Tunisie ainsi que les grandes orientations de leur programme de développement pour la période 2027-2030.

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Le ministre a salué ce plan stratégique, estimant qu’il s’inscrit dans la dynamique de renforcement des investissements à forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé. Il a souligné l’intérêt accordé par les autorités tunisiennes aux secteurs innovants, notamment celui de l’industrie aéronautique, considéré comme un moteur de croissance et de création d’emplois qualifiés.

Le gouvernement promet son accompagnement

Samir Abdelhafidh a réaffirmé la disponibilité du ministère et des différentes structures publiques chargées de l’investissement à fournir l’accompagnement nécessaire à l’entreprise afin de faciliter la mise en œuvre de ses projets d’expansion et de développement.

Cette démarche vise à permettre au groupe de concrétiser son programme dans les meilleures conditions et à renforcer davantage sa présence industrielle en Tunisie.

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Un acteur majeur de l’industrie aéronautique tunisienne

Présente en Tunisie à travers trois sites de production situés à Soliman, Grombalia et Dhahri, Safran Tunisie emploie actuellement près de 3300 personnes, dont environ 900 ingénieurs, cadres techniques et responsables.

L’entreprise fabrique plusieurs composants destinés à l’industrie aéronautique, notamment des sièges d’avion, des câblages pour les systèmes d’éclairage intérieur et extérieur, des équipements de ventilation ainsi que d’autres composants de haute précision.

Grâce à cette activité, la filiale tunisienne du groupe fournit plus de 200 clients répartis dans une trentaine de pays, confirmant la place croissante de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales du secteur aéronautique.

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IACE-Hyundai : Deux nouvelles conventions pour soutenir l’écosystème entrepreneurial tunisien


L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) et Hyundai Tunisie ont franchi une nouvelle étape dans leur collaboration en signant deux conventions de partenariat destinées à renforcer leur contribution au développement de l’écosystème entrepreneurial tunisien. L’une concerne les Journées de l’Entreprise 2026, l’autre prévoit des avantages exclusifs pour les membres de l’organisation patronale.

Ces accords visent à consolider les liens entre les deux partenaires tout en apportant de nouvelles opportunités aux chefs d’entreprise et aux acteurs économiques.

Hyundai renouvelle son soutien aux Journées de l’Entreprise 2026

La première convention porte sur le renouvellement du partenariat entre Hyundai et les Journées de l’Entreprise 2026, organisées par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.

Cette édition revêt un caractère particulier puisqu’elle marquera la 40e édition de ce rendez-vous économique devenu au fil des années l’un des principaux espaces de dialogue entre dirigeants d’entreprise, responsables économiques et décideurs publics en Tunisie.

À travers cet engagement, Hyundai réaffirme son soutien à cet événement qui constitue une plateforme d’échanges et de réflexion autour des enjeux économiques et du développement de l’entreprise.

Des avantages dédiés aux membres de l’IACE

La seconde convention élargit le cadre de coopération entre les deux institutions. Elle prévoit la mise en place d’offres et de conditions préférentielles sur les véhicules Hyundai au profit des membres de l’IACE.

Selon les signataires, cette initiative répond aux attentes de la communauté entrepreneuriale dans un contexte marqué par de nouvelles exigences en matière de compétitivité, de mobilité et d’investissement.

Une ambition commune pour l’entreprise tunisienne

À travers ces deux accords, l’IACE et Hyundai affichent leur volonté de soutenir davantage les dynamiques entrepreneuriales et de favoriser les échanges entre les différents acteurs économiques.

Les deux partenaires soulignent également leur ambition de contribuer à l’amélioration du climat des affaires en encourageant l’investissement, l’innovation et le développement de l’entreprise tunisienne.

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Un réseau de triche au baccalauréat démantelé à Sousse, cinq personnes interpellées

Les forces de sécurité ont démantelé à Sousse un réseau spécialisé dans la vente d’équipements électroniques destinés à la triche aux examens du baccalauréat. Cinq personnes, dont deux candidats au bac, ont été interpellées.

Des candidats au baccalauréat parmi les personnes arrêtées

Parmi les personnes appréhendées figurent deux élèves qui s’apprêtaient à passer les épreuves du baccalauréat, selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM. Les forces de l’ordre ont également saisi plusieurs oreillettes électroniques utilisées pour transmettre discrètement des informations aux candidats pendant les examens.

Selon les premiers éléments de l’enquête, ces équipements avaient été acheminés depuis le gouvernorat de Monastir avant d’être proposés à la vente à Sousse.

Une enquête ouverte sous la supervision du parquet

Après consultation du ministère public, les autorités judiciaires ont ordonné le placement en garde à vue d’un jeune originaire d’une délégation du gouvernorat de Sousse, considéré comme l’un des principaux suspects dans cette affaire.

Les deux candidats au baccalauréat ont été maintenus en état de présentation devant la justice, tandis que les deux autres personnes interpellées ont été laissées en liberté dans l’attente de la poursuite des investigations.

Cette opération intervient le jour du démarrage des épreuves du bac, alors que les autorités multiplient les mesures de contrôle pour lutter contre les tentatives de fraude et préserver l’intégrité des épreuves du baccalauréat.

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Détournement de 360.000 dinars : Un directeur d’agence bancaire condamné à 12 ans de prison

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a prononcé une peine de 12 ans de prison à l’encontre d’un directeur d’agence bancaire reconnu coupable de détournement de fonds. Un employé de la même agence, poursuivi dans le cadre du même dossier, a également été condamné.

Le tribunal a par ailleurs ordonné aux deux prévenus de payer solidairement une amende dépassant les 300.000 dinars.

Des irrégularités découvertes lors d’un audit interne

L’affaire trouve son origine dans un contrôle mené par les services d’audit et d’inspection interne de l’établissement bancaire. Les vérifications effectuées ont permis de relever plusieurs anomalies dans la gestion des comptes de l’agence.

Les investigations internes ont notamment révélé un déficit financier important ainsi qu’une série de détournements de fonds dont le montant cumulé excède 360.000 dinars.

Une enquête judiciaire après la plainte de la banque

À la suite de ces découvertes, la direction de la banque a déposé une plainte auprès des autorités compétentes, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Les investigations ont rapidement orienté les soupçons vers le directeur de l’agence et l’un de ses collaborateurs. Après leur interpellation et leur présentation devant la justice, les deux hommes ont été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés.

La chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis a ainsi prononcé les condamnations à leur encontre, assorties d’une amende solidaire de plus de 300.000 dinars.

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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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Industrie automobile : FORVIA envisage de renforcer sa présence en Tunisie

Le groupe français FORVIA, spécialisé dans les composants automobiles, envisage de développer davantage ses activités en Tunisie. Cette perspective a été évoquée lors d’une réunion entre ses responsables et le ministre de l’Économie et de la Planification, consacrée au bilan des filiales tunisiennes du groupe et aux opportunités d’investissement dans le secteur.

Les perspectives de développement du groupe français FORVIA en Tunisie ont été examinées lors d’une réunion tenue entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du leader mondial des composants automobiles, conduite par son directeur général des opérations, Olivier Lefebvre.

La réunion s’est tenue en présence du directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), du chargé de la gestion de l’Instance tunisienne de l’investissement (TIA) ainsi que du directeur général du climat des affaires au ministère.

Deux filiales et plus de 1000 emplois

Présent en Tunisie à travers deux filiales, FORVIA emploie plus d’un millier de personnes.

La première est spécialisée dans la fabrication de housses de sièges automobiles et compte près de 800 employés. La seconde intervient dans les domaines des systèmes d’information, de la digitalisation et de l’innovation appliquées à l’industrie automobile, avec un effectif d’environ 250 ingénieurs et techniciens.

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À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué les performances réalisées par les deux entités depuis leur implantation en Tunisie.

La Tunisie met en avant ses atouts

Le ministre a souligné plusieurs facteurs favorables à l’investissement, notamment la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, la stabilité politique et sociale du pays, sa position géographique stratégique ainsi que son expertise reconnue dans l’industrie des composants automobiles.

Il a également réaffirmé l’engagement de son département à accompagner l’entreprise dans la réalisation de ses projets et à lui fournir les conditions nécessaires à leur mise en œuvre.

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FORVIA satisfaite de ses résultats

De son côté, Olivier Lefebvre a présenté les activités du groupe et ses orientations stratégiques dans un secteur en pleine mutation.

Le responsable a exprimé sa satisfaction quant aux performances enregistrées par les deux filiales tunisiennes, estimant que les résultats obtenus constituent un signal positif en faveur d’un développement futur des activités du groupe en Tunisie.

Cette perspective conforte la place de la Tunisie parmi les destinations attractives pour les investissements liés à l’industrie automobile et aux activités à forte valeur ajoutée.

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La Tunisienne Aziza Seddik entre dans l’histoire de l’aviation civile mondiale

Une nouvelle distinction internationale vient couronner les compétences tunisiennes dans le secteur aéronautique. Aziza Seddik a obtenu une prestigieuse accréditation de l’Organisation de l’aviation civile internationale, devenant la première femme au monde à recevoir cette certification en tant que formatrice dans le domaine de la sécurité de l’aviation.

Cette certification concerne la sécurité de l’aviation civile, plus particulièrement son volet théorique, un domaine stratégique pour le développement et la sûreté du transport aérien international.

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Une première mondiale au féminin

Selon un communiqué du Centre régional de formation en sûreté de l’aviation de l’OACI à Tunis, cette distinction fait d’Aziza Seddik la première femme au monde à décrocher cette accréditation internationale en qualité de formatrice certifiée dans le domaine de l’aviation civile.

Cette reconnaissance consacre un parcours professionnel marqué par l’expertise et l’engagement dans la formation des cadres et spécialistes de la sûreté aérienne.

Un rayonnement accru pour le centre de Tunis

Au-delà de la réussite individuelle, cette accréditation constitue également une nouvelle consécration pour le Centre régional de formation en sûreté de l’aviation de Tunis.

L’institution devrait ainsi renforcer sa visibilité à l’échelle internationale et consolider son statut de centre de référence en matière de formation, de développement des compétences et de renforcement des capacités dans la région.

Une vitrine pour l’expertise tunisienne

Cette distinction devrait également contribuer à valoriser davantage les compétences tunisiennes au sein des programmes de formation de l’OACI.

Elle ouvre la voie à une présence renforcée des experts tunisiens dans les initiatives internationales dédiées au développement du secteur de l’aviation civile, confirmant la capacité de la Tunisie à se positionner parmi les acteurs reconnus dans ce domaine hautement spécialisé.

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Tunisie : 162.435 candidats passent à l’heure du baccalauréat

La session principale du baccalauréat 2026 débute ce mercredi 3 juin en Tunisie. Au total, 162.435 candidats sont attendus dans les centres d’examen à travers le pays. Le ministère de l’Éducation assure avoir finalisé l’ensemble des préparatifs logistiques et sécuritaires afin de garantir le bon déroulement de cette échéance nationale.

Les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 débutent ce mercredi 3 juin et se poursuivront les 4, 5, 8, 9 et 10 juin. Selon les données communiquées par le ministère de l’Éducation, 162.435 candidats prendront part à cette session à travers l’ensemble du territoire national.

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Parmi eux, 83% sont inscrits dans les établissements secondaires publics, 12% proviennent des lycées privés et 5% se présentent en candidats libres.

Les résultats de cette session principale seront annoncés le 23 juin.

Une importante mobilisation logistique

Pour assurer le bon déroulement des examens, le ministère a mobilisé un vaste dispositif organisationnel comprenant 5988 centres d’examen, 27 centres de dépôt des copies, 7 centres de collecte et de distribution ainsi que 32 centres de correction répartis dans les différentes régions du pays.

Les autorités affirment avoir achevé l’ensemble des préparatifs logistiques et techniques en coordination avec plusieurs ministères et structures concernées.

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Des aménagements pour les candidats à besoins spécifiques

Le ministère a également prévu plusieurs mesures exceptionnelles destinées à faciliter le passage des épreuves pour certains candidats.

Ainsi, les sujets d’examen seront imprimés en caractères agrandis pour 132 candidats, tandis que 54 candidats bénéficieront de sujets transcrits en braille. Par ailleurs, 1127 candidats disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chaque épreuve.

Trente candidats composeront depuis des établissements pénitentiaires, alors que trois candidats atteints d’albinisme participeront également à cette session.

L’économie et gestion en tête des effectifs

La répartition des candidats par section montre une prédominance de la filière économie et gestion, qui rassemble 56.201 candidats.

Les autres sections comptent 28.780 candidats en sciences expérimentales ; 26.685 candidats en lettres ; 21.677 candidats en sciences techniques ; 18.916 candidats en sciences informatiques ; 8112 candidats en mathématiques ; et 2064 candidats en sport.

Renforcement des mesures contre la fraude

Le ministère de l’Éducation indique avoir renforcé son dispositif de lutte contre la fraude afin de préserver la crédibilité du diplôme du baccalauréat.

Des sessions de formation ont été organisées au profit du personnel chargé de la surveillance des épreuves. Une coordination accrue a également été mise en place avec les autorités compétentes pour lutter contre les réseaux de commercialisation des moyens de fraude.

Des espaces spécifiques ont par ailleurs été aménagés dans les centres d’examen pour le dépôt des téléphones portables et des appareils électroniques interdits pendant les épreuves.

Le ministère réaffirme enfin son engagement à garantir aux candidats des conditions d’examen normales et équitables, tout en préservant la valeur scientifique et académique du diplôme du baccalauréat tunisien.

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Tunisie : Grève de trois jours annoncée dans les banques et les assurances

Le secteur bancaire et celui des assurances connaîtront une grève générale les 23, 24 et 25 juin 2026. Les syndicats dénoncent la rupture des négociations sociales et réclament l’application des augmentations salariales au titre de 2025.

Un bras de fer social qui s’inscrit dans la durée

Cette nouvelle montée de tension intervient dans la continuité d’un conflit social engagé depuis plusieurs mois dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance.

En novembre 2025, le secteur avait déjà connu une grève générale de deux jours à la suite de l’échec des négociations salariales entre les organisations syndicales et patronales. Malgré plusieurs tentatives de reprise du dialogue depuis, aucun accord durable n’a permis de désamorcer les tensions.

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Des revendications centrées sur les salaires

Selon le Secrétaire général de la fédération des banques et institutions financières relevant de l’UGTT, Sami Salhi, une conférence de presse tenue ce mardi au siège de la centrale syndicale, a débouché sur cette mobilisation, qui vise à obtenir la reprise des négociations sociales et l’application des augmentations salariales pour 2025.

La partie syndicale estime que la suspension des discussions constitue une violation de la législation en vigueur ainsi que de la convention collective sectorielle.

Elle juge également que les propositions patronales actuellement avancées — comprises entre 70 et 100 dinars d’augmentation mensuelle — restent largement insuffisantes au regard des performances financières du secteur.

Un secteur bancaire jugé très rentable

Les syndicats s’appuient sur les résultats récents des établissements bancaires pour appuyer leurs revendications. Selon les données de supervision bancaire disponibles de la Banque centrale de Tunisie, le résultat net du secteur avait atteint 1,6 milliard de dinars en 2024, en hausse de 11,9%, avec un produit net bancaire global de 8 035 millions de dinars.

Pour la fédération, ce niveau de rentabilité rend difficilement acceptable une revalorisation limitée à 70-100 dinars par mois.

Un autre point de blocage sur les crédits aux employés

Le communiqué syndical évoque également un différend lié à l’application de l’article 412 du Code de commerce relatif aux crédits accordés aux employés des banques.

La fédération accuse certaines parties patronales de refuser des mesures visant à alléger les charges financières supportées par les salariés du secteur, malgré les bénéfices enregistrés par les établissements bancaires.

Vers de nouvelles actions de protestation

La fédération prévient enfin qu’une série de mouvements de protestation pourrait suivre cette grève, en cas d’absence d’accord sur les revendications en cours.

Les employés du secteur bancaire et financier réaffirment leur rejet de toute proposition jugée insuffisante et maintiennent la pression sur les organisations patronales et les autorités de régulation.

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Affaires BFT et Slim Chiboub : Le procès de Sihem Bensedrine renvoyé au 18 juin

La chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 18 juin 2026 l’examen des dossiers visant Sihem Bensedrine.

Sihem Bensedrine a indiqué avoir comparu ce lundi 1er juin 2026 devant la chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis, dans le cadre de deux dossiers judiciaires la concernant.

Une demande de report acceptée par le tribunal

Les affaires en question portent sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), incluant des accusations de falsification présumée du rapport final de l’Instance Vérité et Dignité, ainsi que sur une décision arbitrale liée à l’homme d’affaires Slim Chiboub.

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Selon les éléments rapportés, les avocats de Sihem Bensedrine ont sollicité un report des audiences, estimant ne pas avoir eu accès à l’ensemble des pièces du dossier, lesquelles auraient été transmises à la Cour de cassation.

La juridiction a accepté la demande tout en précisant qu’il s’agirait du dernier report avant les plaidoiries et le prononcé du jugement.

La prochaine audience a finalement été fixée au 18 juin 2026.

Libérée mais interdite de voyage

L’ex-présidente de l’Instance Vérité et Dignité avait été arrêtée le 1er août 2024, à la suite d’un mandat de dépôt émis par le juge d’instruction. Une ancienne fonctionnaire de l’Instance l’accuse d’avoir manipulé des éléments du rapport, notamment en lien avec le contentieux opposant la Tunisie à la Banque franco-tunisienne.

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Sihem Bensedrine a fait l’objet de plusieurs enquêtes devant le Pôle judiciaire économique et financier, portant sur sa gestion de l’Instance Vérité et Dignité. Initialement soumise à un contrôle judiciaire avec interdiction de voyager, elle avait été incarcérée à la suite d’une décision du juge d’instruction, qui avait ordonné la poursuite des investigations.

Dans le cadre de ces affaires, elle passé sept mois en détention avant d’être remise en liberté le 19 février 2025, à la suite de la dégradation de son état de santé. Elle restait toutefois poursuivie dans six affaires distinctes.

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Tunisie – Météo : Orages et pluies annoncées dans le centre-ouest

Des cellules orageuses accompagnées de pluies éparses pourraient se développer cet après-midi sur les hauteurs du centre-ouest du pays. Ailleurs, le temps restera peu à partiellement nuageux avec des températures pouvant atteindre 38°C.

Orages localisés et chaleur jusqu’à 38°C en Tunisie

L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit pour ce mardi 2 juin un temps peu à partiellement nuageux sur l’ensemble du territoire tunisien.

L’après-midi, des cellules orageuses pourraient se former sur les hauteurs du centre-ouest du pays. Ces développements nuageux devraient être accompagnés de pluies éparses dans les zones concernées.

Des températures élevées à l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 28 et 33 degrés sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs.

Dans les autres régions, le mercure poursuivra sa hausse pour atteindre des valeurs comprises entre 33 et 38 degrés, traduisant une ambiance relativement chaude pour cette période.

Le vent soufflera du secteur sud. Il sera relativement fort près des côtes Est, tandis qu’il restera faible à modéré sur le reste du territoire.

Selon les prévisions de l’INM, la mer sera peu agitée sur l’ensemble du littoral tunisien.

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Phosphates : Omar Bouzouada prend les commandes de la CPG et du GCT

Les autorités ont procédé à un changement à la tête des deux principales entreprises publiques du secteur des phosphates. Omar Bouzouada a été nommé président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa et du Groupe chimique tunisien, selon des décrets publiés au Journal officiel de la République tunisienne.

Un changement de gouvernance est intervenu au sein des deux principales entreprises publiques du secteur des phosphates en Tunisie. Selon le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 1er juin 2026, Omar Bouzouada a été nommé président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT).

Cette nomination est prévue par le décret n°2026-79 du 1er juin 2026.

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Fin de fonctions pour les dirigeants sortants

Dans le même cadre, le décret n°2026-80 met fin aux fonctions d’Abdelkader Amaidi en qualité de directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Par ailleurs, le décret n°2026-81 du 1er juin 2026 met également fin aux fonctions de Hédi Youssef en tant que directeur général du Groupe chimique tunisien.

Un secteur stratégique pour l’économie tunisienne

La CPG et le GCT constituent les principaux acteurs de la filière phosphatière tunisienne, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale en raison de son poids dans les exportations et les recettes en devises.

La nomination d’un dirigeant unique à la tête des deux groupes intervient dans un contexte marqué par les enjeux liés à la production, à la transformation et à la valorisation du phosphate tunisien.

La Compagnie des phosphates de Gafsa fait face depuis plusieurs années à une baisse de sa production en raison de mouvements sociaux récurrents, de difficultés logistiques et d’un sous-investissement dans les infrastructures.

Le Groupe chimique tunisien, de son côté, est confronté à des coûts de production élevés, à des contraintes environnementales et à une perte de compétitivité qui affectent ses performances à l’exportation.

Qui est Omar Bouzouada ?

Omar Bouzouada est diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis (ENIT) en 1991 avec une spécialisation en Génie électrique. Il a directement intégré le ministère de l’Industrie en tant que Directeur des industries du cuir et de la chaussure, avant de mettre le cap sur les industries chimiques au sein de la Direction générale des industries manufacturières.

Il est ensuite nommé Directeur général de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) en 2019, axant principalement son travail sur les politiques de transition digitale, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, et l’attractivité des Investissements Directs étrangers (IDE).

A la tête de la CPG et du GCT, Omar Bouzouada aura notamment pour mission principale d’accroître le rythme de production de phosphate à Gafsa et de moderniser les infrastructures de transformation chimique.

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Affaire des crédits bancaires : Remise en liberté de Hatem Chaâbouni sous caution de 60 MD

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné, lundi 1er juin 2026, la remise en liberté de l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni contre le versement d’une caution de 60 millions de dinars. Il est poursuivi dans une affaire portant sur l’octroi de crédits bancaires présumés irréguliers impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024 dans le cadre d’un dossier impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Une affaire liée à l’octroi de crédits bancaires

L’enquête porte sur des crédits bancaires qui auraient été accordés en violation des procédures et réglementations en vigueur. Les investigations ont conduit à l’incarcération de plusieurs personnes, parmi lesquelles Hatem Chaâbouni et d’anciens cadres de l’établissement bancaire concerné.

À l’issue de l’instruction, les prévenus ont été renvoyés devant la juridiction compétente par la chambre d’accusation afin d’y être jugés.

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Blanchiment d’argent et abus de fonction

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment le blanchiment d’argent en bande organisée, l’abus de fonction ainsi que l’exploitation de la qualité de responsable au sein d’une entreprise à participation publique dans le but d’obtenir des avantages indus.

Le dossier comporte également des accusations liées à des actes ayant causé un préjudice à l’administration et à des infractions à la réglementation régissant ce type d’opérations financières.

Les mis en cause sont enfin poursuivis pour complicité dans les faits reprochés, tandis que la procédure judiciaire suit son cours devant la chambre criminelle spécialisée.

Rappel des faits

Hatem Chaâbouni, actif dans les secteurs du fourrage et de la volaille, et trois cadres d’une banque publique dont un ancien directeur général, avaient été arrêtés le 4 juin 2024 pour fraude, détention et utilisation de biens frauduleux, et de blanchiment d’argent. Hatem Chaâbouni avait fait l’objet également d’un deuxième mandat de dépôt pour des infractions administratives.

Lors de son arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis avait expliqué, que l’affaire remonte à une enquête menée par la première brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale de l’Aouina concernant un homme d’affaires qui aurait utilisé ses entreprises pour effectuer des opérations financières suspectes et blanchir de l’argent, dans le but de légitimer des fonds d’origine douteuse.

Il aurait notamment augmenté le capital d’une banque publique de 25 millions de dinars, payés à partir d’un compte débiteur appartenant à l’une de ses entreprises, et, dans une seconde étape, un prêt bancaire de 11 millions de dinars lui aurait été accordé le même jour que sa contribution au capital, avec la complicité de certains responsables de cette banque, dans le but de légitimer l’augmentation de capital.

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Tunisie : 41 ans de prison pour le chef d’un réseau international de trafic de drogue

La justice tunisienne a condamné à 41 ans de prison le chef présumé d’un réseau international spécialisé dans le trafic de stupéfiants. Son principal complice a écopé de 26 ans de réclusion, tandis que plusieurs autres accusés ont également été condamnés dans cette affaire liée à une tentative d’introduction de drogue via le port de La Goulette.

Une cargaison interceptée au port de La Goulette

Les accusés étaient poursuivis pour des faits liés à l’adhésion à un réseau international spécialisé dans l’importation et le trafic de substances stupéfiantes.

L’affaire remonte à une opération menée par les services de la douane au port de La Goulette. Les agents avaient alors suspecté un voyageur en provenance d’un pays européen.

Une fouille approfondie de ses bagages a permis de découvrir une importante quantité de drogue soigneusement dissimulée dans des valises, dans le but d’échapper aux contrôles sécuritaires et douaniers.

Une enquête qui a conduit au démantèlement du réseau

Après l’arrestation du suspect et sa présentation aux autorités compétentes, une enquête approfondie a été ouverte afin d’identifier les autres personnes impliquées.

Les investigations ont permis de remonter les différentes ramifications du réseau et de procéder à l’identification de plusieurs complices présumés.

Selon les éléments de l’enquête, les membres du réseau projetaient d’introduire puis de distribuer les substances illicites sur le territoire tunisien.

De lourdes condamnations

À l’issue des procédures judiciaires, la chambre criminelle a retenu contre les accusés des charges liées à leur participation à une organisation internationale de trafic de drogue et à l’importation de stupéfiants destinés à la revente.

Le verdict prononcé marque l’aboutissement d’une affaire ayant mobilisé à la fois les services douaniers, sécuritaires et judiciaires dans la lutte contre les réseaux transnationaux de trafic de drogue.

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Huile d’olive : Les exportations tunisiennes bondissent de près de 50%

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive continuent sur leur lancée. Au terme des six premiers mois de la campagne 2025-2026, les recettes ont progressé de 49,2% pour dépasser 3,6 milliards de dinars, grâce à une forte hausse des volumes exportés malgré le recul des prix sur les marchés internationaux.

L’huile d’olive tunisienne confirme son rôle de locomotive des exportations agricoles. Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes générées par les exportations ont atteint 3643,8 millions de dinars durant les six premiers mois de la campagne 2025-2026, contre 2442,4 millions de dinars à la même période de la campagne précédente.

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Cette progression de 49,2% s’explique principalement par l’augmentation significative des quantités exportées.

Des volumes en forte hausse malgré des prix en baisse

Entre novembre 2025 et avril 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont dépassé 295.400 tonnes, contre 180.200 tonnes un an auparavant, soit une hausse de 63,9%.

Cette performance a été réalisée malgré une baisse de 8% du prix moyen à l’exportation. Celui-ci s’est établi à 12,67 dinars le kilogramme au cours de la période considérée.

Les chiffres de l’ONAGRI montrent ainsi que la progression des volumes a largement compensé le repli des prix, permettant aux recettes de franchir un nouveau seuil historique.

L’huile en vrac domine toujours les exportations

La structure des exportations reste largement dominée par l’huile vendue en vrac, qui représente 87,5% des quantités exportées.

L’huile conditionnée ne constitue que 12,5% des exportations totales, un indicateur qui continue d’alimenter les débats sur la nécessité de renforcer la valorisation du produit tunisien à l’international.

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Par ailleurs, l’huile d’olive extra vierge demeure le principal produit exporté avec 83,5% du volume total.

L’Europe, premier débouché de l’huile tunisienne

L’Union européenne reste de loin la première destination de l’huile d’olive tunisienne, avec 56,5 % des exportations.

Elle est suivie par l’Amérique du Nord qui absorbe 23,2% des volumes exportés, puis l’Asie avec 12,1% et l’Afrique avec 4,5%.

Par pays, l’Espagne conserve sa place de premier importateur avec 32,3% des achats, devant l’Italie (19,6%) et les États-Unis (19%).

L’huile biologique poursuit sa progression

Le segment de l’huile d’olive biologique continue également de gagner du terrain.

Selon l’ONAGRI, les exportations d’huile biologique ont atteint 37.900 tonnes durant les six premiers mois de la campagne, pour une valeur globale de 497,7 millions de dinars.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

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Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

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Intoxication collective : Meknassi toujours sous tension après le drame

La délégation de Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, connaît depuis plusieurs heures d’aujourd’hui une forte mobilisation populaire marquée par des mouvements de protestation et une vive tension sociale. Des habitants ont bloqué plusieurs axes routiers et perturbé le fonctionnement normal de certains services publics.

Une intoxication collective à l’origine de la colère

Selon des témoignages, ces mouvements de protestation ont été déclenchés à la suite de l’intoxication collective qui a coûté la vie à deux personnes, le 28 mai dernier. Six autres personnes dont trois enfants ont pu quitter depuis, le centre hospitalo-universitaire de Sidi Bouzid après leur rétablissement complet. Une femme a toutefois été transférée vers un établissement hospitalier de Tunis pour poursuivre sa prise en charge médicale.

Les protestataires estiment que l’absence d’une intervention rapide et efficace des autorités sanitaires a contribué à accroître l’inquiétude de la population, confrontée à une situation jugée préoccupante sur le plan sanitaire.

Les insuffisances du secteur de la santé dénoncées

Les habitants considèrent que cet incident a mis en lumière les difficultés auxquelles fait face le secteur de la santé dans la région.

Ils dénoncent notamment un manque important de moyens médicaux et logistiques au sein de l’hôpital local de Meknassi, ainsi qu’une insuffisance des services spécialisés et des analyses médicales nécessaires à la prise en charge des situations d’urgence.

Selon eux, de nombreux patients sont régulièrement orientés vers l’hôpital régional de Sidi Bouzid ou vers les établissements universitaires de Sfax et de Sousse, une situation qui complique la prise en charge des cas nécessitant une intervention rapide.

Mobilisation maintenue

Face à ce qu’ils qualifient de marginalisation de leur région et de négligence à l’égard de leur droit à la santé, plusieurs composantes de la société civile et des structures syndicales ont annoncé leur intention d’observer une grève générale locale.

Les mouvements de protestation ont déjà entraîné la fermeture de plusieurs administrations et commerces dans la délégation.

Les manifestants affirment maintenir leur mobilisation jusqu’à l’envoi d’une délégation officielle représentant le ministère de la Santé et les autorités régionales de Sidi Bouzid.

Ils réclament notamment un renforcement des équipements médicaux, un soutien accru au personnel de santé ainsi que l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de l’incident d’intoxication collective et l’identification d’éventuelles responsabilités sachant qu’à ce jour, les circonstances exactes de l’intoxication n’ont pas encore été établies.

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