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IA : la Banque d’Angleterre s’inquiète des survalorisations

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a averti que nombre d’actions dont le cours a grimpé grâce à l’engouement intense suscité par l’intelligence artificielle ne seront pas rentables à long terme.

« Si l’on prend l’exemple d’Internet, on constate que nombre d’entreprises pionnières dans ce domaine ne figurent pas parmi celles qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui », a déclaré Bailey lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de la Chambre des lords britannique, mardi. « Par conséquent, supposer que toutes les entreprises sont rentables sur le long terme ne correspond pas à la réalité historique ».

Toujours selon Bailey, « le rôle des marchés boursiers, par exemple, est d’évaluer les flux de revenus futurs et donc d’évaluer les gains de productivité futurs de cette chose, et on peut se tromper dans ce travail de plusieurs façons », rapporte Bloomberg News.

Concernant l’inflation, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a souligné : « Cette hausse significative est largement due aux événements du Golfe et je regrette de vous informer que l’inflation connaîtra de nouvelles augmentations » à l’avenir.

« Un autre choc commercial se produit, ce qui signifie que nous importons de l’énergie à des prix plus élevés, ce qui, si tous les autres facteurs restent constants, entraînera une inflation plus élevée que prévu ».

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Ottawa veut prolonger l’accord commercial nord-américain de 16 ans

Le Canada a officiellement informé mardi 2 juin les États-Unis et le Mexique de son intention de renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (AEUMC), que les trois pays doivent renégocier dans les prochaines semaines, mais la renégociation a été remise en question par le président américain Donald Trump.

Cet accord est vital pour le Canada et le Mexique, car les États-Unis sont leur principal partenaire commercial et la destination de respectivement 75 et 80 % de leurs exportations. Dans une lettre datée du 1er juin, le ministre canadien des Relations commerciales avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, déclare que le Canada « recommande le renouvellement pour 16 ans » de cet accord historique qui a mené à « la croissance et au succès ».

La lettre est adressée au négociateur américain Jamieson Greer et au ministre mexicain des Finances Marcelo Ebrard. Le Canada, les États-Unis et le Mexique, parties à l’ACEUM, doivent déclarer d’ici le 1er juillet leur intention de le réviser ou de s’en retirer. L’accord est entré en vigueur en 2020.

Le président Trump a répété à maintes reprises que l’accord n’apportait que peu d’avantages aux États-Unis et a menacé de s’en retirer, réaffirmant que l’économie américaine n’avait pas besoin de produits canadiens. Au Forum économique mondial de Davos, il a même déclaré que « le Canada vit grâce aux États-Unis »…

De son côté, le Mexique a entamé un cycle de négociations formelles avec les États-Unis depuis le 27 mai, mais sans progrès notable jusqu’à présent.

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La pauvreté augmente en Allemagne

La proportion de personnes vivant dans la pauvreté en Allemagne a atteint un nouveau record, selon un rapport de la Paritatische Wohlfahrtsverband (Association pour l’égalité et le bien-être) publié le 2 juin 2026.

Les familles monoparentales, les personnes vivant seules et les personnes âgées sont les groupes les plus touchés par la pauvreté. Il existe aussi d’importantes disparités régionales. De 2024 à 2025, cette proportion a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 16,1 % de la population, selon ce rapport. « 13,3 millions de personnes vivent dans la pauvreté dans ce pays, si l’on tient compte des critères de revenus », a déclaré l’association.

L’Office fédéral de la statistique avait déjà publié des chiffres similaires en février. Son directeur général, Joachim Rock, a évoqué une « situation de crise » et a mis en garde le gouvernement fédéral contre toute réduction des prestations sociales. Des économies supplémentaires ne feraient qu’aggraver la crise, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la radio allemande Deutschlandfunk. Il a ajouté qu’il était préoccupant de constater que le taux de pauvreté avait augmenté de manière significative pour la deuxième année consécutive.

Pauvreté à un niveau élevé

L’Association pour l’égalité sociale souligne que la situation est alarmante. Jamais auparavant autant de personnes n’avaient été touchées par la pauvreté. Qui est considéré comme exposé au risque de pauvreté en Allemagne, selon la définition de l’Union européenne ?

Les personnes dont le revenu est inférieur à 60 % du revenu moyen sont considérées comme étant à risque de pauvreté, selon les statistiques. Pour une personne seule, ce seuil est de 1 446 euros nets par mois et pour un ménage composé de deux adultes et de deux enfants de moins de 14 ans, il est de 3 036 euros.

Les différences régionales sont énormes

Après la baisse du pourcentage de personnes à risque pour la période 2020-2023, on observe « un renversement de tendance », souligne l’organisation. Les disparités entre les régions sont également importantes et montrent qu’il n’existe pas de situation unique pour l’ensemble du pays. La Bavière et le Bade-Wurtemberg, forts de leurs structures économiques robustes, affichent les taux de pauvreté les plus bas, respectivement de 12,6 % et 13,2 %. Les taux les plus élevés sont enregistrés à Brême (27,5 %), en Saxe-Anhalt (21,3 %) et dans les villes-États de Hambourg (18,9 %) et de Berlin (18,7 %)…

« La vieillesse risque de devenir un piège à pauvreté », écrit l’association Equality Welfare. La situation des personnes âgées est extrêmement préoccupante. Selon les données, près d’une personne sur cinq âgée de 65 ans et plus est touchée par la pauvreté ou menacée de l’être. Parmi les autres groupes particulièrement vulnérables figurent les personnes vivant seules (30,3 %), les familles monoparentales (28,9 %) et les personnes peu instruites (29,1 %).

« Globalement, la situation actuelle montre que la pauvreté augmente, en particulier là où existent des désavantages structurels, tels qu’un faible niveau d’éducation ou un accès limité au marché du travail », expliquent les auteurs du rapport…

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Climat : El Niño se forme et fait planer la menace d’événements extrêmes à l’échelle mondiale

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) avertit qu’un nouvel épisode du phénomène climatique El Niño est actuellement en cours de formation dans l’océan Pacifique tropical. Cette évolution accroît fortement le risque de phénomènes météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale dans les mois à venir.

L’OMM appelle les gouvernements, les agences humanitaires et les secteurs économiques sensibles au climat à renforcer sans délai leurs dispositifs de préparation afin de limiter les impacts sur les populations, les moyens de subsistance et les économies nationales.

Dans son dernier rapport consacré au cycle El Niño/La Niña, l’OMM estime à 80 % la probabilité qu’un épisode El Niño se développe entre juin et août 2026. Cette probabilité atteint près de 90 % pour un maintien du phénomène au moins jusqu’en novembre.

Une accumulation exceptionnelle de chaleur dans le Pacifique

El Niño est un phénomène naturel caractérisé par un réchauffement anormal et durable des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental. En modifiant les circulations atmosphériques, il influence les régimes climatiques à l’échelle planétaire.

Généralement observé tous les deux à sept ans et durant entre neuf et douze mois, il est souvent associé à une hausse des températures moyennes mondiales ainsi qu’à une multiplication des événements extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, pluies diluviennes et inondations.

Selon l’OMM, les températures de surface de la mer dans les principales zones de surveillance du Pacifique équatorial ont atteint ou approché le seuil caractéristique d’El Niño entre fin avril et mi-mai.

Les mesures réalisées sous la surface de l’océan révèlent également une accumulation exceptionnelle de chaleur. Dans certaines régions du Pacifique tropical, les températures dépassent de plus de 6 °C les moyennes habituelles. Cette réserve énergétique alimente progressivement les couches supérieures de l’océan, favorisant le développement du phénomène.

Le dernier Bulletin climatique saisonnier mondial de l’OMM prévoit que les températures seront supérieures aux moyennes saisonnières dans la quasi-totalité des régions du globe entre juin et août 2026.

Cette situation pourrait accentuer les risques liés au stress thermique, notamment dans les régions déjà vulnérables, et se combiner avec d’autres catastrophes comme les sécheresses et les incendies de forêt.

António Guterres appelle à une mobilisation mondiale

Dans une déclaration vidéo, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que la communauté scientifique avait lancé un avertissement sans ambiguïté. « Il existe 90 % de chances qu’El Niño se produise dans les prochains mois », a-t-il souligné. Ce phénomène risque d’amplifier les effets déjà visibles du réchauffement climatique, craint-il, en rendant les catastrophes plus destructrices, plus étendues et plus susceptibles de se propager au-delà des frontières nationales.

Le chef de l’ONU estime que la réponse doit passer par une accélération des politiques climatiques, notamment par la réduction progressive de la dépendance aux énergies fossiles, le développement massif des énergies renouvelables, le renforcement de la protection des populations vulnérables et la généralisation des systèmes d’alerte précoce.

Des impacts contrastés selon les régions

L’OMM rappelle que les conséquences d’El Niño varient selon les zones géographiques. Traditionnellement, le phénomène favorise une augmentation des précipitations dans le sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et certaines parties de l’Asie centrale.

À l’inverse, l’Amérique centrale, le nord de l’Amérique du Sud, les Caraïbes, l’Australie, l’Indonésie ainsi que plusieurs régions d’Asie du Sud sont généralement exposées à des conditions plus sèches.

L’organisation souligne enfin qu’aucune preuve scientifique ne démontre à ce jour que le changement climatique augmente directement la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño. En revanche, le réchauffement global de l’atmosphère et des océans amplifie leurs effets en fournissant davantage d’énergie et d’humidité au système climatique, favorisant ainsi les canicules, les pluies extrêmes et les catastrophes qui en découlent.

Face à cette menace, l’OMM appelle l’ensemble des pays à exploiter pleinement les prévisions climatiques saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les risques et de réduire les pertes humaines, économiques et environnementales liées au prochain épisode El Niño.

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Netanyahu devient l’obstacle majeur à un accord USA-Iran

Donald Trump répète depuis des semaines qu’il croit possible de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit avec l’Iran. Mais la détermination d’Israël à poursuivre ses propres objectifs souligne le peu de contrôle dont dispose en définitive le président américain sur le règlement de cette crise.

Comme le souligne Bloomberg, la dernière « crise » entre Trump et Netanyahu fait suite à la récente escalade militaire israélienne contre le Hezbollah au Liban, qui a provoqué d’intenses échanges téléphoniques entre les deux dirigeants. Ils ont présenté des versions différentes de l’accord conclu, le président américain évoquant un cessez-le-feu plus large que celui que son homologue était prêt à déclarer.

Cette divergence de vues met en péril les fragiles négociations entre Washington et Téhéran. Ce dernier insistant sur le fait que le Liban faisse partie de tout accord de paix.

La décision de Téhéran de suspendre les négociations avec Washington fait suite aux menaces de nouvelles frappes contre Beyrouth proférées par Netanyahu. Israël affirme que sa campagne contre le Hezbollah est cruciale pour sa propre sécurité et celle de la région…

Rappelons que les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre ensemble, en lançant des attaques conjointes contre l’Iran fin février. Mais des signes de dissension entre eux pourraient désormais compliquer les efforts de Trump pour y mettre fin. Selon un article d’Axios, la conversation téléphonique houleuse de cette semaine a notamment inclus des insultes de la part de Trump. Celui-ci accuse Netanyahu d’ingratitude.

Trump tente également de convaincre le monde, y compris les investisseurs du marché pétrolier, qu’il peut sortir d’un cercle vicieux de conflit.

Lorsqu’un cessez-le-feu provisoire a été conclu entre les États-Unis et l’Iran début avril, Israël a intensifié sa campagne au Liban, et l’Iran a alors menacé de se retirer des négociations. Trump s’est entretenu par téléphone avec Netanyahu, et le dirigeant israélien s’est engagé à mettre fin aux attaques – un scénario qui s’est plus ou moins répété ces deux derniers jours.

Les négociateurs américains et iraniens continuent également de s’attaquer à plusieurs autres points de blocage, notamment la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et l’avenir des fonds iraniens gelés à l’étranger.

Les alliés des États-Unis dans le monde arabe et en Europe ont également appelé à la fin du conflit au Liban. Mais les combats se sont poursuivis durant la nuit, des attaques ayant été signalées des deux côtés. Plus de 3 000 personnes ont été tuées et environ un million de déplacées.

Netanyahu a confirmé un cessez-le-feu préliminaire dans le nord du Liban, mais a clairement indiqué qu’Israël poursuivrait ses opérations dans le sud du pays.

La chaîne de télévision Al Manar du Hezbollah a rapporté mardi 2 juin que le groupe avait reçu deux propositions de cessez-le-feu des États-Unis pour mettre fin aux hostilités avec Israël et a confirmé qu’il discutait de celle soumise par Donald Trump. Tout en insistant sur le fait qu’elle devait inclure un « cessez-le-feu complet et sans exception ».

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Pétrole russe : statu quo sur le prix plafond

La Commission européenne pourrait maintenir inchangé le plafond des prix du pétrole brut russe fixé par le G7 lors de son examen en juillet, afin de limiter les profits exceptionnels que Moscou tirera de la guerre en Iran et du choc pétrolier qui s’en est suivi.

La Commission européenne a présenté cette idée lors de réunions avec les envoyés de l’Union européenne,le week-end du 30 mai, comme un élément possible du 21e train de sanctions à venir contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine.

Les pays du G7 et leurs alliés, à l’exception des États-Unis, s’étaient mis d’accord l’an dernier sur un prix plafond variable afin d’en accroître l’efficacité. Ils l’avaient initialement abaissé de 60 dollars le baril à 47,60 dollars, puis révisé à 44,10 dollars en janvier 2026.

L’objectif de ce mécanisme, mis en place fin 2022, était de limiter les revenus de la Russie sans provoquer de choc sur les prix du pétrole. Ce mécanisme permet aux pays tiers d’acheter du pétrole russe jusqu’à cette limite, en utilisant les services de transport et d’assurance occidentaux. Environ 30 % des exportations de pétrole russe par voie maritime restent soumises à ce plafond, le reste étant transporté par une flotte parallèle.

Les puissances occidentales souhaitent maintenir la pression sur la Russie, mais Moscou a bénéficié d’un certain répit budgétaire suite à la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime crucial à travers le Golfe représentait un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz avant le début du conflit le 28 février.

La Commission pourrait également proposer que toute révision future du plafond ne puisse excéder 60 dollars le baril, quels que soient les prix moyens de l’époque…

Cette mesure pourrait constituer un compromis sur la proposition, attendue de longue date, d’interdire totalement la fourniture de services maritimes au pétrole russe. Ce qui entraînerait la suppression du système de plafonnement des prix. Les pays de l’UE avaient approuvé le système juridique de cette interdiction dans le cadre du dernier train de sanctions. A condition toutefois qu’aucune décision définitive quant à sa mise en œuvre ne soit prise sans une concertation plus approfondie avec le G7.

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BCE : coup de semonce avant la décision sur les taux d’intérêt

Les estimations de l’inflation dans la zone euro restent élevées, comme le montre une enquête de la BCE avant la réunion cruciale de la semaine du 8 juin…

En particulier, les anticipations d’inflation des consommateurs de la zone euro sur une période de trois ans ont légèrement diminué en avril. Ce qui a apporté un certain soulagement à la Banque centrale européenne (BCE). Même si les responsables semblent en bonne voie pour relever les taux d’intérêt.

Les prix devraient augmenter de 2,9 % au cours de cette période, contre 3 % en mars, selon l’enquête mensuelle de la BCE publiée mardi 2 juin.

Les prévisions pour les douze prochains mois sont restées inchangées à 4 %. Tandis que les perspectives pour une période de cinq ans ont été maintenues à 2,4 %, au-dessus de l’objectif d’inflation à moyen terme de 2 % fixé par la BCE.

Ces données interviennent après qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît. Ce qui signifie que la BCE ne peut ignorer la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Nous ne pouvons plus ignorer ce choc », a-t-elle souligné. « Le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît ».

Lire aussi: Lire aussi: Schnabel : la BCE approche d’une « pause » dans la baisse des taux d’intérêt

Elle a dernièrement indiqué qu’une hausse des taux serait nécessaire lors de la réunion de la BCE des 10 et 11 juin. Les marchés anticipent largement une telle mesure, les responsables politiques étant confrontés à la perspective d’une hausse des coûts de l’énergie pesant sur l’inflation. Toutefois, compte tenu des incertitudes quant à l’impact économique du conflit, les décideurs restent prudents dans leur communication.

En outre, Mme Schnabel a fait valoir qu’il est trop tôt pour déterminer le nombre de hausses de taux qui pourraient être nécessaires. Tout en notant que les décideurs politiques continueront d’évaluer les données et les développements à venir au Moyen-Orient. « Il est trop tôt pour dire qu’il y aura un certain nombre d’augmentations et que ce sera terminé », a-t-elle déclaré. « Nous devons vraiment voir ce qui se passe », a-t-elle ajouté.

Comme elle l’a également mentionné, le choc actuel diffère des crises énergétiques précédentes car il agit de plus en plus comme un choc de demande mondiale, tout en augmentant les coûts de production dans le monde entier.

Dans le même temps, certains responsables s’inquiètent également de l’impact de la guerre sur l’activité économique. Un sondage de la BCE révélant un pessimisme accru. Les personnes interrogées anticipent une contraction du PIB de 2,2 % au cours des douze prochains mois (contre une estimation de -2,1 % en mars). Les prévisions concernant le taux de chômage à un an ont, quant à elles, baissé à 11,2 %, contre 11,3 % précédemment.

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La Banque de France prévoit une baisse des prévisions de croissance

La Banque de France devrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance, suite à un début d’année décevant et face à la persistance des tensions au Moyen-Orient. C’est ce qu’a averti le gouverneur sortant de l’institution, François Villeroy de Gallo.

« La Banque de France publiera différents scénarios car l’incertitude demeure importante, a-t-il déclaré à Radio Classique. « Compte tenu de la mauvaise surprise du premier trimestre, les prévisions de croissance pour 2026 seront revues à la baisse par rapport à celles de mars. Même si elles restent positives dans la plupart des scénarios » a-t-il ajouté.

En effet, les données publiées la semaine dernière ont révélé un recul inattendu de l’économie française en ce début d’année. Ce qui a suscité des inquiétudes quant à sa capacité à résister aux conséquences du conflit au Moyen-Orient. Ces chiffres révisés interviennent après une série d’indices montrant que la hausse des prix du pétrole freine de plus en plus l’activité économique et mine la confiance.

La Banque de France a notamment revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026 en mars. Elle table désormais sur une croissance de 0,9 % cette année. Parallèlement, le Fonds monétaire international (FMI) a pour sa part abaissé ses prévisions pour la même période, les ramenant de 0,9 % à 0,7 %.

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Tump n’est pas inquiet pour les prix du pétrole si le détroit d’Ormuz reste fermé

Le président américain Donald Trump a déclaré sur CNBC qu’il n’était pas inquiet des prix du pétrole si le détroit d’Ormuz restait fermé.

Des sources iraniennes ont indiqué que l’équipe de négociation iranienne avait décidé de suspendre les échanges de messages avec les envoyés du président Trump par l’intermédiaire d’intermédiaires. Et ce, en raison de l’escalade de la situation militaire au Liban. Cette décision intervient dans un contexte de détérioration du cessez-le-feu. Les sources qualifiant la poursuite des opérations israéliennes au Liban de violation des accords précédents qui couvraient plusieurs fronts.

De ce fait, Trump a ignoré la suspension de ces pourparlers, et il a déclaré qu’il se fichait de savoir si les négociations avaient pris fin. « Honnêtement, je m’en fiche si c’est fini… Je m’en fiche vraiment. Je m’en fous complètement ». Pour autant, le président américain a confirmé à la chaîne que la suspension des négociations ne signifie pas que les États-Unis vont commencer à bombarder l’Iran. Cependant, le blocus américain des ports iraniens restera en vigueur.

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Cap sur les 95 dollars pour le Brent

Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 4 % à la clôture des marchés le lundi 1er juin 2026, alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, avec des inquiétudes grandissantes quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en provenance du Moyen-Orient.

Ces gains sont intervenus après de nouveaux échanges de frappes militaires entre Washington et Téhéran au cours du week-end, alors qu’Israël a étendu ses opérations militaires au Liban…

Selon le système de surveillance des marchés de la plateforme énergétique basée à Washington, la détérioration de la situation sécuritaire dans la région a réduit les espoirs d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, un accord qui avait temporairement apaisé les marchés ces derniers jours.

Prix ​​du pétrole aujourd’hui

À la clôture de la séance du lundi 1er juin, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en août 2026 ont augmenté de 4,24 % pour atteindre 94,98 dollars le baril. Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en juillet 2026, ont bondi de 5,49 % pour atteindre 92,16 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée.

Les analystes estiment que les préoccupations liées à l’offre ont éclipsé les faibles données économiques en provenance de Chine, qui ont montré un ralentissement de l’activité industrielle et une pression continue sur les exportations et la demande intérieure.

Les inquiétudes se sont également accrues concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du flux mondial de pétrole et de gaz, suite aux informations faisant état de la pose continue de mines marines dans cette zone sensible.

Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré que les inquiétudes croissantes concernant les mines navales dans le détroit d’Ormuz pourraient retarder le retour à un trafic maritime normal. Ce qui signifie que la pression à la hausse sur les prix se poursuivra même si le détroit est rouvert.

Il a ajouté que tout accord politique éventuel entre les États-Unis et l’Iran n’entraînerait pas nécessairement un afflux immédiat de grandes quantités de pétrole sur les marchés mondiaux. Ce qui limite les chances d’une chute rapide des prix.

De son côté, Goldman Sachs a averti que la faiblesse de la demande de pétrole en Chine et en Europe représente un risque majeur pour ses prévisions de prix du pétrole pour le quatrième trimestre 2026.

L’organisation a néanmoins confirmé que toute nouvelle perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix du pétrole brut Brent à des niveaux supérieurs à ses prévisions actuelles de 90 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut West Texas Intermediate pourrait dépasser 83 dollars le baril.

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États-Unis : revirement majeur sur les cartes vertes

Le gouvernement américain est revenu sur sa décision annoncée le 22 mai dernier, en vertu de laquelle les candidats à l’obtention du statut de « résident permanent » aux États-Unis devaient accomplir les démarches nécessaires depuis leur pays d’origine. C’est ce que rapporte le New York Times, après la vague de manifestations qui a éclaté.

Le ministère de la Sécurité intérieure, responsable des questions d’immigration, a déclaré au journal que la nouvelle politique ne sera finalement pas appliquée à tous les candidats à l’obtention d’une « carte verte », mais « au cas par cas ».

« Il s’agissait simplement d’un rappel aux employés de faire preuve de discernement » au moment de décider s’il convenait ou non d’exiger des candidats qu’ils quittent les États-Unis pour soumettre leur candidature depuis l’étranger, a expliqué le ministère.

A rappeler que, récemment, les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont annoncé que « désormais, tout ressortissant étranger résidant temporairement aux États-Unis et souhaitant obtenir une carte verte doit retourner dans son pays d’origine pour en faire la demande, sauf circonstances exceptionnelles ». Les titulaires de visas de courte durée, tels que les étudiants, les travailleurs saisonniers ou les touristes, « viennent aux États-Unis pour une courte période et pour une raison précise. Le système est conçu de sorte qu’ils quittent le pays à l’expiration de leur séjour. Leur séjour ne peut constituer une première étape vers l’obtention d’une carte verte », a expliqué Zach Kaler, porte-parole de l’USCIS.

De nombreuses associations de défense des droits des immigrants et des cabinets d’avocats ont exprimé leur surprise face à cette mesure, qui a semé la confusion parmi les demandeurs de carte verte. Le député démocrate Chai Garcia a qualifié cette nouvelle politique d’« injustifiée et cruelle ». « Elle obligera des milliers d’immigrants en situation régulière, y compris des conjoints de citoyens américains, à quitter leur domicile, leur famille et leur emploi pendant des semaines, voire des mois, pour obtenir une carte verte hors des États-Unis », a-t-il expliqué.

D’après le Washington Post, les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes vertes chaque année. À ce jour, plus de la moitié des demandeurs résident déjà sur le sol américain.

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Égypte : la facture énergétique s’envole

Une source gouvernementale indique que le ministère égyptien du Pétrole a fourni aux centrales électriques conventionnelles du pays des cargaisons de « gaz et de diesel » d’une valeur de plus de 155 milliards de livres égyptiennes au cours des cinq premiers mois de 2026.

La source a indiqué à Al Business que les importations de carburant destinées aux centrales électriques ont bondi d’environ 24 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre environ 30 milliards de livres sterling; contre 125 milliards de livres sterling pour la même période l’année précédente.

L’augmentation de la valeur des flux de combustible vers les centrales électriques a été attribuée à la dépendance du gouvernement au gaz liquéfié. Et ce, principalement pour répondre aux besoins en électricité, suite à la baisse des flux de gaz israélien vers l’Égypte, en raison de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

La même source a encore souligné la flambée des prix du gaz liquéfié due aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, qui a fait passer le prix par million d’unités thermiques britanniques d’une moyenne de 12 $ à 22 $. Soit une augmentation de plus de 83 % par rapport aux prix d’avant-guerre.

Par ailleurs, notons que le ministère égyptien de l’Électricité verse en moyenne entre 8 et 12 milliards de livres égyptiennes par mois pour la valeur du gaz et du fioul fournis aux centrales électriques. Tandis que le reste s’accumule sous forme de dette envers le ministère égyptien du Pétrole.

A cet égard, il a expliqué que le ministère de l’Électricité se procure du gaz au prix de 4 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MBTU), pour couvrir le coût de production d’un kilowatt d’électricité conventionnelle.

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La Russie impose un embargo sur les exportations de kérosène

Le gouvernement russe annonce, dans un communiqué, une interdiction des exportations de kérosène qui restera en vigueur jusqu’au 30 novembre 2026. L’objectif de cette décision est d’assurer la stabilité du marché local des carburants.

De son côté, la Commission européenne a déclaré jeudi 28 mai que le marché du kérosène de l’UE pourrait connaître des pénuries encore plus importantes si la situation dans le détroit d’Ormuz ne s’améliore pas dans les semaines à venir. Dans ce contexte, sa direction générale de l’énergie indique que la fermeture du détroit d’Ormuz affecte le pétrole brut et tous les principaux produits pétroliers, et que tous les États membres de l’UE sont concernés.

Pour l’instant, l’UE subit des répercussions sur les prix, mais sans perturbation concrète de l’approvisionnement au niveau du consommateur.

« Mais si la situation ne s’améliore pas dans les semaines à venir, les marchés devraient connaître une diminution de l’offre, notamment en ce qui concerne le kérosène », ajoute la Commission.

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Dollar : les marchés suspendus à l’Iran et aux banques centrales

Le dollar s’est stabilisé lundi 1er juin après une perte hebdomadaire. Les marchés attendant l’issue des négociations sur le conflit au Moyen-Orient et des indications sur le calendrier des hausses de taux d’intérêt par les banques centrales.

L’indice du dollar a légèrement baissé la semaine dernière, dans un contexte d’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour ouvrir le détroit d’Ormuz aux expéditions de pétrole. Il s’est établi à 99,00 après avoir reculé de 0,4 %. L’euro a baissé de 0,08 % à 1,165 dollar. Le yen a reculé de 0,08 % à 159,41 yens pour un dollar; contre 0,07 % pour la livre sterling à 1,3449 dollar.

A noter par ailleurs que l’attention se portera sur les données relatives à l’emploi aux États-Unis, attendues dans la semaine, car les responsables de la Réserve fédérale indiquent qu’elle pourrait devoir relever les taux d’intérêt si la guerre accélère une inflation déjà élevée.

Du reste, Joseph Caburso, responsable des changes à la Commonwealth Bank of Australia, a déclaré : « Le dollar sera fortement influencé par l’évolution de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et par le rapport américain sur l’emploi non agricole de mai ». Et « une fois le détroit d’Ormuz rouvert, les prix du pétrole baisseront progressivement et les taux d’intérêt auront un impact plus important sur le dollar »…

Un sondage Reuters publié vendredi indique que les données américaines sur l’emploi non agricole, attendues le 5 juin, devraient faire état d’un taux de chômage de 4,3 % et d’une augmentation de 85 000 emplois. Les marchés financiers anticipent une hausse du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement situé entre 3,50 % et 3,75 %, possiblement d’ici la fin de l’année.

D’un autre côté, le discours que prononcera mercredi 3 juin le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, est attendu avec impatience afin de déterminer si la Banque centrale procédera à une hausse des taux d’intérêt ou non…

Le ministère japonais des Finances a déclaré que le gouvernement avait dépensé 11 700 milliards de yens (73,40 milliards de dollars) le mois dernier pour intervenir sur les marchés des changes afin de soutenir la monnaie.

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Risque de pénuries de carburant : alerte des grandes institutions internationales

De nombreuses organisations internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ont averti qu’il y aura un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne revient pas à la normale.

« Les approvisionnements mondiaux en pétrole diminuent à un rythme record en raison de la forte baisse des livraisons » dues au passage des navires par le détroit d’Ormuz, ont averti le FMI, la Banque mondiale, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans une déclaration commune à l’issue d’une réunion de leurs dirigeants.

« Si le transport maritime ne revient pas à la normale, une baisse rapide et soutenue des stocks mondiaux avant le pic de la demande pendant l’été dans l’hémisphère nord représenterait un risque accru pour la sécurité énergétique (…) et la résilience de l’économie en général », avertissent les organisations dans leur déclaration.

La guerre israélo-américaine contre l’Iran a provoqué des turbulences sur les marchés commerciaux et financiers, tout en accentuant les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques mondiaux, notamment via le détroit d’Ormuz, une voie maritime vitale pour le transport du pétrole et du gaz.

Les organisations internationales ont souligné que l’économie mondiale reste résiliente, mais que le conflit touche de manière disproportionnée les pays les plus pauvres, en raison des prix élevés des carburants et des engrais, de l’incertitude accrue et des risques pour l’emploi.

Selon leur communiqué conjoint, les dirigeants des organisations se sont réunis jeudi pour discuter des moyens de remédier aux conséquences économiques de la guerre.

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Le Canada entre en récession technique 

Le Canada est entré en récession technique pour la première fois depuis 2020, son PIB ayant légèrement diminué au premier trimestre, dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis.

Le PIB a reculé de 0,1 % sur un an au cours des trois premiers mois de l’année 2026, a annoncé Statistique Canada vendredi 29 mai. Le recul inattendu enregistré au premier trimestre a contredit les prévisions des analystes. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur une croissance annuelle de 1,5 % au premier trimestre, conformément aux prévisions de la Banque du Canada.

La dernière fois que le Canada a enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative remonte à 2020, pendant la pandémie de Covid-19, et avant cela, à 2015.

« Il est inutile d’édulcorer ce résultat amer, car l’économie a clairement peiné à croître depuis le début de la guerre commerciale, la croissance globale étant également ralentie par un déclin démographique rapide », a déclaré Doug Porter, économiste à la Banque de Montréal… « Globalement, cela devrait peser sur les discussions concernant une hausse des taux, car l’économie est incapable de supporter des taux d’intérêt plus élevés », a-t-il ajouté.

A souligner par ailleurs que la Banque centrale a maintenu son taux d’intérêt à 2,25 % pendant quatre réunions consécutives, choisissant d’ignorer l’impact à court terme de la hausse des prix du pétrole sur l’inflation tout en surveillant la détérioration de la conjoncture économique.

Les chiffres du premier trimestre signifient que le Canada n’a enregistré de croissance que lors d’un seul des quatre derniers trimestres, a déclaré Charles Saint-Arnot, économiste en chef de la caisse populaire Servus. « Toutefois, compte tenu du maintien de prix élevés de l’énergie et du risque important de répercussions inflationnistes, la Banque du Canada devra trouver un équilibre entre ces deux risques », a-t-il déclaré. « Mais il est clair que, sans la hausse des prix de l’énergie, la Banque du Canada réduirait très probablement son taux directeur lors de sa prochaine réunion ».

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L’économie italienne surprend par sa vigueur au premier trimestre

Le taux de croissance de l’économie italienne a dépassé les estimations initiales début 2026, maintenant ainsi les performances de l’année précédente, avant le choc de la guerre au Moyen-Orient.

Le PIB italien a progressé de 0,3 % au premier trimestre par rapport à la période précédente, au lieu des 0,2 % annoncés précédemment, indique l’agence nationale des statistiques, Istat. Des améliorations ont été constatées dans divers domaines, allant des dépenses de consommation à l’investissement et au commerce.

Dans le même temps, l’inflation dans le pays s’est accélérée pour atteindre 3,3 % en mai, selon les chiffres annoncés par l’Istat, soit le taux le plus élevé depuis 2023.

Le déficit budgétaire de l’Italie en 2025 s’est avéré plus important que prévu, dépassant la limite de 3 % fixée par l’Union européenne. « L’activité économique devrait rester faible dans les prochains mois, a déclaré Fabio Panetta, gouverneur de la Banque d’Italie. Dans le pire des cas, elle pourrait stagner ou se contracter ».

Des responsables du FMI ont récemment déclaré dans un rapport sur le pays que « l’activité économique est confrontée à des perspectives à court terme de plus en plus difficiles en raison de l’incertitude mondiale et de la hausse des prix de l’énergie ». Ledit rapport précise que « les perspectives de croissance à moyen terme restent modérées, freinées par une faible croissance de la productivité et le vieillissement de la population ».

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Edgar Morin, le dernier grand passeur de la Méditerranée

La disparition de Edgar Morin, survenue ce samedi à l’âge de 104 ans, marque la fin d’un siècle intellectuel.

Résistant, sociologue, philosophe, théoricien de la complexité, il fut l’un des rares penseurs à avoir traversé plus de huit décennies de débats politiques et culturels sans jamais céder aux dogmatismes.

Son œuvre, fondée sur le dialogue entre les disciplines, les cultures et les peuples, a profondément influencé plusieurs générations d’intellectuels du Sud, notamment en Afrique du Nord.

La relation de Morin avec la Tunisie ne fut ni superficielle ni simplement académique. Dès les années 1960, il fréquente le milieu intellectuelle cosmopolite de Tunis, invité notamment par Jean Duvignaud, alors enseignant à Tunis. Il y noue des amitiés durables avec des intellectuels tunisiens et découvre une Tunisie ouverte, méditerranéenne, à la croisée des héritages arabes, africains et européens. Il évoquera plus tard avec émotion ses séjours à Sidi Bou Saïd et dans le Sud tunisien comme des moments fondateurs de sa réflexion sur la pluralité culturelle.

 

Des figures de la sociologie tunisienne comme Abdelwahab Bouhdiba, Abdelkader Zghal… ont évolué dans un espace intellectuel où les questions de modernité, d’identité et de dialogue des cultures rejoignaient souvent les préoccupations moriniennes.

Son influence sur la vie intellectuelle tunisienne fut considérable, bien que souvent discrète. Les travaux de Morin sur la « pensée complexe » ont inspiré plusieurs générations de sociologues, philosophes, pédagogues et chercheurs tunisiens confrontés aux limites des approches idéologiques rigides. Des figures majeures de la sociologie tunisienne comme Abdelwahab Bouhdiba, Abdelkader Zghal ou Khelil Zammiti ont évolué dans un espace intellectuel où les questions de modernité, d’identité et de dialogue des cultures rejoignaient souvent les préoccupations moriniennes. Lors de la remise du Prix Ibn Khaldoun à Tunis en 2015, Morin fut d’ailleurs honoré aux côtés de plusieurs grandes figures tunisiennes des sciences sociales, reconnaissance symbolique de cette proximité intellectuelle.

Après la révolution tunisienne de 2011, il observa avec attention l’expérience démocratique du pays. Contrairement à de nombreux commentateurs occidentaux, il refusait les lectures simplistes du « printemps arabe ». Il préférait parler de « métamorphose », c’est-à-dire d’un processus mêlant continuité et changement, héritage et invention. Pour lui, la Tunisie incarnait la possibilité rare d’articuler droits humains, démocratie, émancipation des femmes et fidélité à une identité culturelle propre.

 

Opposant précoce à la guerre d’Algérie, défenseur des mouvements de décolonisation, critique des impérialismes comme des autoritarismes, il considérait l’Afrique non comme une périphérie du monde mais comme l’un des lieux où se jouait l’avenir de l’humanité.

 

Face à la montée des radicalismes religieux et identitaires, Morin défendit constamment l’éducation, la culture et l’esprit critique comme remparts contre le fanatisme. Lors d’une conférence à Tunis en 2016, il appelait à enseigner la compréhension de l’autre, l’acceptation de l’incertitude et la complexité du réel, thèmes devenus centraux dans les débats éducatifs tunisiens contemporains.

Son engagement progressiste dépassait largement la Tunisie. Opposant précoce à la guerre d’Algérie, défenseur des mouvements de décolonisation, critique des impérialismes comme des autoritarismes, il considérait l’Afrique non comme une périphérie du monde mais comme l’un des lieux où se jouait l’avenir de l’humanité.

Jusqu’à ses dernières années, il demeura attentif au devenir de la démocratie tunisienne. En 2023 encore, il s’associait à des intellectuels et défenseurs des droits humains pour alerter sur les risques de régression des libertés dans le pays. Cette fidélité témoigne d’un attachement ancien à la Tunisie et à ses aspirations démocratiques.

 

Dans un monde fragmenté par les certitudes et les passions identitaires, sa leçon conserve une actualité remarquable : comprendre avant de juger, relier plutôt que séparer, dialoguer plutôt que s’exclure. C’est sans doute là que réside la part la plus durable de son héritage.

 

Avec Edgar Morin disparaît un intellectuel universel, mais aussi un ami de la Tunisie. Son héritage demeure vivant dans les universités, les centres de recherche, les débats pédagogiques et chez tous ceux qui refusent les explications simplistes pour penser la complexité des sociétés méditerranéennes et africaines. Dans un monde fragmenté par les certitudes et les passions identitaires, sa leçon conserve une actualité remarquable : comprendre avant de juger, relier plutôt que séparer, dialoguer plutôt que s’exclure. C’est sans doute là que réside la part la plus durable de son héritage.

Kamel Grar

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Après l’Ukraine, l’Iran : la BCE craint une nouvelle vague de pression sur les ménages européens

Les consommateurs de la zone euro, déjà « meurtris » par la guerre en Ukraine, ont changé d’avis beaucoup plus rapidement en raison des troubles liés à la guerre en Iran, selon une enquête de la Banque centrale européenne (BCE) publiée vendredi 29 mai.

La guerre en Ukraine déclenchée en février 2022 a provoqué une crise énergétique et une inflation dont l’Europe s’était largement remise. Cependant, les frappes aériennes américano-israéliennes du 28 février sur l’Iran ont entraîné des perturbations sans précédent dans l’approvisionnement énergétique.

Les chercheurs de la BCE ont analysé si les consommateurs de la zone euro étaient devenus plus sensibles aux conséquences économiques de ces crises géopolitiques… Et c’est le cas selon leurs données.

En utilisant l’enquête de la BCE sur les attentes des consommateurs, les économistes de la Banque, dont Olivier Coibion, ont constaté que les consommateurs ont immédiatement porté une attention accrue aux variations de prix dès le début du conflit en Iran, même si l’inflation se situait encore autour de 2 %, l’objectif de la BCE.

Près de la moitié des participants à l’enquête ont déclaré qu’ils suivaient de près l’évolution des prix en mars 2026, un pourcentage similaire à celui de janvier 2023, lorsque l’inflation dans la zone euro avait atteint 8,6 % et que, théoriquement, l’inquiétude aurait dû être beaucoup plus grande.

Deux « traumatismes » peuvent se renforcer mutuellement

« Ces chiffres suggèrent que les consommateurs subissent la guerre en Iran avec un potentiel « double coup dur » », ont déclaré des chercheurs de la BCE dans un article de blog, ce qui ne reflète pas nécessairement la position officielle de la Banque. « Ces deux plaies pourraient se renforcer mutuellement et sont susceptibles de façonner les attentes et le comportement des consommateurs dans les mois à venir, alors que les conflits et l’incertitude macroéconomique accrue persistent ».

Les économistes affirment que de telles « blessures » ou souvenirs de tensions économiques peuvent accroître la sensibilité des consommateurs aux nouveaux chocs…

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Obligations : la Russie émet 1,48 milliard $ en yuans sur 10 ans

La Russie prévoit d’émettre des obligations d’État libellées en yuans à 10 ans d’une valeur de 10 milliards de yuans. Cela représente environ 1,48 milliard de dollars . 

Cette initiative de la Russie s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par Moscou pour diversifier ses sources de financement. De même que le pays cherche à renforcer ses relations économiques avec la Chine. Et ce, tout en en tirant parti de la demande internationale croissante de titres libellés en yuans. Les investisseurs voient dans cette mesure un signe de la stratégie russe visant à réduire sa dépendance au dollar et à l’euro.

La date d’émission exacte et les détails du taux d’intérêt de l’obligation n’ont pas encore été officialisés.

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