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Le dinar tunisien est-il la monnaie la plus forte d’Afrique ?

Le dinar tunisien arrive au premier rang des monnaies africaines les plus valorisées face au dollar américain en mai 2026, selon les données du convertisseur de devises de Forbes calculator.

D’après ces données, un dollar américain équivaut à environ 2,9 dinars tunisiens. Ce niveau place la Tunisie devant la Libye et le Maroc, qui complètent le podium continental. La Libye affiche un taux d’environ 6,3 dinars pour un dollar, tandis que le dirham marocain s’établit autour de 9,2 dirhams pour un dollar Le top 10 comprend également le Ghana, le Botswana, les Seychelles, l’Érythrée, l’Eswatini, la Namibie et le Lesotho. Il convient de préciser que ce classement repose uniquement sur les taux de change nominaux observés sur le marché, tels qu’agrégés par des outils de conversion comme celui de Forbes calculator. Il ne s’agit pas d’un indicateur direct de puissance économique ou de performance globale des pays. En effet, ce type de lecture reflète uniquement combien d’unités de monnaie locale sont nécessaires pour obtenir un dollar américain. Il ne prend pas en compte des facteurs essentiels comme l’inflation, le pouvoir d’achat, les réserves de change ou encore la croissance économique. Ainsi, une monnaie peut apparaître “forte” sur le papier tout en évoluant dans un environnement macroéconomique fragile, et inversement. Ce classement doit donc être compris comme un indicateur de comparaison nominale des devises, et non comme une mesure de la solidité réelle des économies africaines.

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La BCT publie sa circulaire sur la restructuration des créances agricoles en souffrance : ce que les banques doivent appliquer dès aujourd’hui

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient de publier, ce mercredi 3 juin 2026, une circulaire qui fixe les conditions et les procédures d’application du dispositif de règlement des dettes agricoles en difficulté prévu par la loi n°5 de 2026 et par la loi de finances 2026.

Le texte précise comment les banques devront traiter les dossiers des agriculteurs et des entreprises agricoles confrontés à des difficultés de remboursement, avec à la clé des rééchelonnements de dettes et des remises sur les pénalités de retard.

En fait, la circulaire prévoit deux dispositifs distincts. Le premier concerne les agriculteurs et les entreprises agricoles dont les crédits étaient classés en catégories 4 ou 5 au 30 septembre 2025. Les bénéficiaires peuvent demander un rééchelonnement de leur dette sur une période pouvant atteindre sept ans, dont une année de grâce. Toutes les pénalités de retard seront alors annulées. Pour accéder à cette mesure, le débiteur devra toutefois verser au moins 5 % du principal restant dû au moment du dépôt de sa demande.

Une autre option est proposée dans le même cadre : si le bénéficiaire rembourse intégralement sa dette dans un délai maximal de six mois après sa demande, la banque devra annuler la totalité des pénalités de retard ainsi que 50 % des intérêts contractuels.

Le second dispositif découle de l’article 59 de la loi de finances 2026. Il vise les dettes agricoles dont le montant initial du principal ne dépasse pas 10.000 dinars par agriculteur et qui étaient classées en catégories 4 ou 5 au 30 juin 2025.

Dans ce cas, la dette peut être rééchelonnée sur une durée maximale de dix ans, avec une année de grâce au plus. Les bénéficiaires n’auront pas à verser d’avance et les intérêts de retard seront totalement supprimés. Les demandes de régularisation devront être déposées auprès de la banque concernée avant le 31 décembre 2026. Les établissements bancaires disposeront ensuite d’un délai maximal d’un mois pour vérifier l’éligibilité du dossier et signer la convention de règlement.

La BCT précise que ces mesures sont réservées aux activités relevant du secteur agricole tel que défini par la nomenclature officielle des activités économiques.

Amélioration automatique de la notation bancaire

Un autre point important concerne la situation des bénéficiaires auprès du système bancaire. Dès la signature de l’accord de règlement, les banques devront reclasser automatiquement les bénéficiaires en catégorie 1 auprès de la Centrale des risques de la BCT.

Cette mesure pourrait faciliter l’accès futur au financement pour les agriculteurs concernés, même si le reclassement ne permet pas aux banques de comptabiliser immédiatement les montants rééchelonnés comme des revenus tant qu’ils n’ont pas été effectivement encaissés.

Des exclusions en cas de corruption ou de blanchiment

La circulaire exclut du dispositif les dettes faisant l’objet de poursuites judiciaires pour corruption ou blanchiment d’argent, sauf en cas de jugement définitif prononçant l’acquittement.

Par ailleurs, la banque pourra annuler l’accord de règlement si le bénéficiaire ne respecte pas ses engagements ou s’il s’avère qu’il ne remplissait pas les conditions d’éligibilité prévues par la réglementation.

Cette circulaire entre en vigueur dès sa publication et constitue le cadre opérationnel permettant aux banques de mettre en œuvre les mesures de soutien prévues pour les agriculteurs en difficulté financière.

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Code des changes : une réforme attendue pour libérer l’investissement et moderniser les échanges financiers internationaux

La réforme du Code des changes est présentée comme une étape clé pour moderniser l’économie tunisienne et améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Dans ce cadre, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, le 1er juin 2026, une séance d’audition consacrée à la proposition de loi portant sur l’édiction du nouveau Code des changes. La réunion a réuni des députés membres et non membres de la commission, ainsi que des représentants de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie.

Au cours de cette séance, les intervenants ont insisté sur le caractère structurant de cette réforme. Elle dépasse, selon eux, une simple révision technique. Elle vise à transformer en profondeur le cadre régissant les opérations financières avec l’étranger.

Les représentants de la confédération ont appelé à un passage vers un système plus souple. Ils ont défendu une logique de liberté économique encadrée, avec un contrôle a posteriori plutôt qu’un régime d’autorisations préalables. Ils ont également souligné la nécessité de simplifier les procédures et de fixer des délais clairs pour les réponses administratives.

Ils ont aussi insisté sur l’importance d’intégrer les évolutions de l’économie mondiale. Cela concerne notamment le numérique, les fintechs et les services transfrontaliers. Selon eux, le futur cadre doit permettre à la Tunisie de rester compétitive et attractive.

Les députés ont rappelé que cette réforme reste stratégique. Elle touche directement les équilibres économiques et financiers du pays. Ils ont appelé à une approche progressive, capable de concilier ouverture économique et stabilité macroéconomique.

La séance s’est conclue sur un consensus autour de l’importance de ce projet, considéré comme une réforme structurante pour l’avenir du climat des affaires et de l’investissement en Tunisie.

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Tourisme durable: voici ce que prévoit l’accord entre la Tunisie et le GSTC

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement du tourisme durable. Le ministère du Tourisme a annoncé, mardi 2 juin 2026, la signature d’une convention de coopération stratégique entre l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le Conseil mondial du tourisme durable (GSTC), référence internationale en matière de standards de durabilité dans le secteur touristique.

L’accord a été signé à l’occasion de l’ouverture de l’atelier national «Sustainable Tunisia | Human First», présidé par le ministre du Tourisme, Soufiane Tekaya, en présence de Randy Durband, directeur général du GSTC, ainsi que de représentants d’institutions publiques, d’organisations professionnelles et de partenaires internationaux. Cette convention vise à accompagner la Tunisie dans l’alignement de ses politiques et programmes touristiques sur les normes internationales de tourisme durable. Elle prévoit également le renforcement des compétences nationales dans les domaines de l’évaluation, de la certification et de la gestion durable des destinations et des établissements touristiques. Selon le ministère, cette démarche doit contribuer à améliorer la qualité des services touristiques et à renforcer la compétitivité de la destination tunisienne sur les marchés internationaux.

Lors de son intervention, le ministre du Tourisme a souligné que le tourisme durable est devenu un levier essentiel pour assurer la pérennité des destinations et répondre à l’évolution des attentes des voyageurs. Il a indiqué que la Tunisie dispose d’atouts importants, notamment son patrimoine culturel, sa diversité naturelle et ses ressources humaines, pour se positionner comme une destination de référence dans ce domaine. Le ministre a également mis en avant les réformes engagées pour développer un modèle touristique plus durable et plus diversifié, fondé sur la qualité, l’innovation et la valorisation des ressources locales. Parmi les priorités figurent la modernisation du cadre réglementaire, le développement de l’hébergement alternatif, le soutien à l’investissement responsable et le renforcement de l’employabilité des jeunes.

De son côté, Randy Durband a estimé que la Tunisie possède un potentiel important pour renforcer sa place sur la scène touristique internationale. Il a relevé que la demande mondiale s’oriente de plus en plus vers des offres touristiques durables, respectueuses de l’environnement, des cultures locales et des économies régionales. Cette initiative s’inscrit dans les préparatifs de la désignation de la Tunisie comme «Capitale arabe du tourisme 2027», une échéance que les autorités souhaitent mettre à profit pour renforcer l’image du pays comme destination touristique durable, innovante et compétitive.

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FORVIA se dit satisfaite de son implantation et projette de nouveaux développements en Tunisie

Le groupe international FORVIA envisage de renforcer ses activités en Tunisie, à la suite d’une réunion tenue avec le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, consacrée aux perspectives d’investissement et au développement de ses deux filiales dans le pays.

La rencontre s’est déroulée en présence de responsables de la société venus de France et de Tunisie, dont Olivier Lefebvre, directeur général des opérations du groupe, ainsi que de représentants de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur et des structures en charge du climat des affaires. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des investissements étrangers en Tunisie et du renforcement de la coopération avec les grands acteurs internationaux du secteur automobile.

Le groupe FORVIA dispose en Tunisie de deux unités industrielles et technologiques. La première est spécialisée dans la fabrication de housses de sièges automobiles et emploie environ 800 personnes. La seconde est dédiée aux systèmes d’information, à la digitalisation et à l’innovation dans les métiers liés à l’automobile, avec près de 250 ingénieurs et techniciens.

Lors de la réunion, le ministre a salué les performances enregistrées par ces deux filiales depuis leur implantation, mettant en avant les atouts de la Tunisie pour les investisseurs étrangers, notamment la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, la stabilité sociale, la position géographique stratégique et l’expérience du pays dans l’industrie des composants automobiles. Il a également réaffirmé la disponibilité des structures publiques à accompagner les investisseurs pour faciliter leurs projets et soutenir leur développement. De son côté, Olivier Lefebvre a présenté la stratégie mondiale du groupe FORVIA, centrée sur la transformation technologique du secteur automobile, notamment la digitalisation et l’innovation. Il a exprimé la satisfaction du groupe quant aux résultats de ses activités en Tunisie, estimant qu’ils ouvrent la voie à un renforcement futur de sa présence dans le pays.

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Spiro lève 215 millions de dollars pour accélérer la mobilité électrique en Afrique

La plateforme de mobilité électrique Spiro a annoncé une levée de fonds de 215 millions de dollars, destinée à renforcer son déploiement de motos électriques et de stations d’échange de batteries sur plusieurs marchés africains. L’information est confirmée par plusieurs sources.

Cette opération est soutenue par des investisseurs institutionnels, notamment Impact Fund Denmark et Equitane, dans un contexte de forte montée des financements liés à la transition énergétique en Afrique. Fondée en 2022 sous le nom de M-Auto, l’entreprise est aujourd’hui présente dans plusieurs pays africains, dont le Togo, le Bénin, le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda, le Nigeria et le Cameroun. Elle revendique plus de 100 000 véhicules électriques et environ 2 500 stations d’échange de batteries.

Cette nouvelle levée s’ajoute à plusieurs financements récents, dont 63 millions de dollars en 2023 et 100 millions de dollars en 2025, confirmant la montée en puissance de Spiro dans le secteur de la mobilité électrique. Même si le montant est important, il est plus juste de considérer cette opération comme l’une des plus importantes levées du secteur de la mobilité électrique en Afrique.

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Voici les 10 pays les plus industrialisés d’Afrique

Le Maroc est devenu le pays le plus industrialisé d’Afrique en 2025, devant l’Afrique du Sud qui occupait la première place depuis le début de la période étudiée en 2010. La Tunisie conserve quant à elle une position de premier plan en se classant 4e à l’échelle continentale, selon l’« Indice de l’industrialisation en Afrique 2025 » publié par la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

L’étude couvre 54 pays africains et évalue leur évolution industrielle sur la période 2010-2024 à travers une méthodologie multidimensionnelle reposant sur 19 indicateurs. Comment ce classement est-il établi ? L’indice ne mesure pas uniquement la taille de l’industrie. Il prend en compte trois grandes dimensions: Les performances industrielles, notamment les exportations manufacturières, la valeur ajoutée du secteur manufacturier, les emplois industriels et le poids des industries de moyenne et haute technologie. Les facteurs directs de développement industriel comme les investissements privés, les infrastructures ou encore les investissements directs étrangers (IDE). En fin, les facteurs indirects tels que la taille du marché, l’environnement des affaires, la sécurité juridique et la qualité de la gouvernance. Chaque pays obtient une note comprise entre 0 et 1. Plus le score est élevé, plus le niveau d’industrialisation est important.

Le Top 10 africain en 2025

Selon les données de la BAD, les dix pays les plus industrialisés du continent sont :

  1. Maroc : 0,8415
  2. Afrique du Sud : 0,8396
  3. Égypte : 0,7827
  4. Tunisie : 0,7760
  5. Maurice : 0,6731
  6. Algérie : 0,6661
  7. Eswatini : 0,6509
  8. Sénégal : 0,6368
  9. Namibie : 0,6295
  10. Côte d’Ivoire : 0,6173

 

Une industrialisation en progrès, mais encore incomplète

Le rapport révèle que 41 des 54 pays africains ont amélioré leur score d’industrialisation depuis 2010. Le score médian du continent a progressé de 6,4 % sur la période, signe d’avancées réelles dans plusieurs économies africaines. Cependant, la BAD estime que la transformation industrielle du continent reste inachevée. Malgré une hausse de la valeur ajoutée manufacturière, passée de 285 milliards de dollars en 2020 à 351 milliards de dollars en 2025, l’Afrique représente toujours moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés. Selon les auteurs du rapport, l’accélération de l’industrialisation africaine passera notamment par le développement des chaînes de valeur régionales, l’amélioration des infrastructures, l’investissement dans les compétences et une meilleure intégration économique à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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Le secteur bancaire et financier en grève ces 3 jours

Un arrêt de travail de trois jours est prévu dans l’ensemble du secteur bancaire, financier et des assurances en Tunisie les 23, 24 et 25 juin 2026. La décision a été annoncée par la la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance relevant de l’l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Selon le communiqué, la décision a été prise à l’unanimité. Elle prévoit un mouvement de grève générale sectorielle accompagné de plusieurs formes de protestation. Parmi elles figurent des rassemblements, le port de brassards rouges, ainsi qu’un sit-in devant le Conseil bancaire et financier (CBF). Des assemblées générales seront également organisées dans les différentes institutions concernées à travers le pays. Les revendications portent notamment sur le respect du cadre légal et des accords sectoriels, ainsi que sur la reprise de négociations jugées sérieuses avec les autorités concernées. Tout en annonçant la mobilisation, les représentants du secteur affirment que la porte du dialogue reste ouverte. Ils conditionnent toutefois toute reprise de discussion à un retour au respect des engagements et des accords en vigueur.

Cette mobilisation, si elle est maintenue, pourrait impacter plusieurs services financiers essentiels à l’échelle nationale durant trois jours consécutifs.

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La Tunisie lance son répertoire national des compétences et certifications professionnelles

La Tunisie a officiellement lancé les travaux de développement du Répertoire national des compétences et des certifications de la formation professionnelle (RNCCFP), un projet structurant destiné à moderniser et rendre plus lisible l’ensemble de l’offre de formation professionnelle dans le pays.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une journée nationale organisée le mardi 2 juin 2026 à l’Académie diplomatique de Tunis, en présence d’environ 120 participants issus des secteurs public et privé, des organisations professionnelles et des partenaires techniques. Cette rencontre marque le démarrage concret des travaux de rationalisation des secteurs et spécialités de formation, première étape vers la mise en place de cette nouvelle plateforme numérique.

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme PASE-OS3, cofinancé par l’Union européenne Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement BMZ, et mis en œuvre par la GIZ Tunisie GIZ. Il vise à renforcer l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail à travers un outil centralisé et évolutif.

Une réforme pensée pour rapprocher formation et emploi           

Lors de l’ouverture, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a rappelé que le capital humain reste un pilier du développement en Tunisie. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les dispositifs de formation aux transformations économiques et technologiques, afin de garantir une meilleure employabilité et une meilleure qualité des parcours.

Le futur RNCCFP sera une plateforme numérique de référence regroupant les secteurs de formation, les métiers, les compétences et les certifications. Il intégrera également les niveaux de qualification, les modalités de formation ainsi que les opérateurs du secteur. L’objectif est de proposer un système clair et accessible à tous les acteurs, qu’il s’agisse des employeurs, des jeunes en recherche de formation, des conseillers en orientation ou des institutions publiques.

Ce nouvel outil vient remplacer et moderniser la Nomenclature nationale des secteurs et spécialités de formation, en place depuis 2004 et actuellement gérée sous forme de base de données classique. Avec 20 grands secteurs, 59 sous-secteurs et 574 spécialités recensées, ce dispositif montre aujourd’hui ses limites en matière de mise à jour et de lisibilité, ce qui rend nécessaire une réforme en profondeur.

Ce que contiendra le RNCCFP

Olfa Laaribi, directrice au sein de la Direction Générale de la Normalisation et des Compétences du MEFP, a présenté en détail l’architecture et les ambitions du futur répertoire. Le RNCCFP sera une plateforme numérique de référence qui organisera l’information autour de plusieurs composantes clés :

  • Les secteurs et sous-secteurs de formation, avec leurs codes et désignations
  • Les métiers et emplois liés à chaque certification
  • Les compétences professionnelles, comportementales, numériques et linguistiques
  • Les niveaux de qualification alignés sur la Classification Nationale des Qualifications
  • Les conditions d’accès, les durées et les modes de formation (résidentiel, apprentissage, et à terme formation à distance)
  • Les opérateurs de formation et les systèmes de reconnaissance des certifications

Le répertoire s’adressera à l’ensemble du grand public — employeurs, demandeurs de formation, parents, travailleurs — mais aussi aux conseillers en orientation, inspecteurs, formateurs, ministères et partenaires sociaux, à l’échelle nationale comme internationale.

Une ouverture sur les standards internationaux

Le projet prévoit également une interconnexion avec des référentiels internationaux comme le Répertoire tunisien des métiers et des compétences, la classification européenne ESCO et les cadres africains de certification. Cette ouverture doit permettre une meilleure reconnaissance des compétences tunisiennes à l’échelle internationale et faciliter la mobilité professionnelle.

Au-delà de la dimension technique, le RNCCFP s’accompagne de la mise en place d’un cadre de gouvernance et d’un texte réglementaire encadrant son fonctionnement. Un travail d’harmonisation des définitions entre les différents acteurs de la formation et de l’emploi est également prévu afin d’assurer la cohérence des données.

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Aziza Seddik, première femme au monde certifiée formatrice en sûreté aérienne par l’OACI

La Tunisienne Aziza Seddik, directrice du Centre régional de formation en sûreté de l’aviation civile de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) à Tunis, a obtenu une certification internationale de formatrice dans le cadre des programmes avancés de formation de l’organisation onusienne.

Selon un communiqué du centre OACI de Tunis, relayé par l’Agence Tunis Afrique presse (TAP), cette reconnaissance fait d’elle la première femme au monde à obtenir cet accréditation internationale en tant que formatrice certifiée en aviation civile.

Cette certification s’inscrit dans les programmes de formation avancée supervisés par l’OACI, organisme spécialisé des Nations unies chargé de définir les standards mondiaux de l’aviation civile et de la sûreté aérienne. Le centre de Tunis fait partie du réseau mondial des Aviation Security Training Centres (ASTC), un dispositif qui regroupe une trentaine de centres dans le monde et qui vise à renforcer les compétences des professionnels du secteur selon les normes internationales. Grâce à cette distinction, le centre régional de Tunis voit sa position consolidée en tant que plateforme de référence pour la formation en sûreté aérienne en Afrique et dans la région arabe.

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Nouvelle campagne de recrutement chez Tunisair Handling: 165 postes disponibles

La société Tunisair Handling a ouvert un concours de recrutement pour 165 ouvriers, selon un avis publié par l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI). Les candidatures sont actuellement ouvertes via la plateforme officielle de l’agence.

Cette opération de recrutement intervient dans le cadre de renforcement des effectifs des services d’assistance au sol de la compagnie, notamment à l’approche de la saison estivale, une période marquée par une hausse du trafic aérien.

Les personnes intéressées peuvent consulter les conditions de participation, les spécialités recherchées ainsi que les modalités de dépôt des candidatures sur la plateforme de l’ANETI :

Avis de recrutement ANETI – Tunisair Handling (165 ouvriers)

L’ANETI précise que les candidats doivent suivre les procédures indiquées dans l’avis officiel et respecter les délais fixés pour le dépôt des dossiers.

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