L’aéroport international du Koweït a été visé mercredi par une attaque de drones attribuée à l’Iran, faisant plusieurs blessés et provoquant d’importants dégâts matériels, selon les autorités koweïtiennes.
Dans un communiqué publié sur son compte X, l’armée koweïtienne a indiqué que des « drones ennemis » ont ciblé le terminal passagers T1 de l’aéroport dans le cadre de ce qu’elle a qualifié d’« agression iranienne ». L’attaque a endommagé plusieurs infrastructures de l’aéroport et blessé plusieurs personnes, dont le nombre n’a pas été précisé.
À la suite de l’incident, l’Autorité de l’aviation civile a suspendu le trafic aérien et ordonné le détournement des vols vers d’autres aéroports de la région, selon l’agence de presse officielle Kuna.
Plus tôt dans la nuit, l’armée koweïtienne avait annoncé être engagée dans l’interception de drones et de missiles hostiles. Des sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises à travers le pays, témoignant de la gravité de la situation sécuritaire.
De son côté, l’armée américaine a affirmé avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes visant ses bases militaires ainsi que des pays alliés dans le Golfe. Le Commandement central américain (Centcom) a précisé que deux missiles tirés en direction du Koweït n’avaient pas atteint leur cible. Tandis que trois autres missiles lancés contre Bahreïn avaient été interceptés par les systèmes de défense aérienne américains et bahreïniens.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont revendiqué ces opérations en les présentant comme une riposte à deux attaques distinctes menées récemment par les États-Unis contre des intérêts iraniens.
Cette nouvelle flambée de tensions intervient malgré les appels internationaux à la désescalade et ravive les inquiétudes quant à une extension du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.
Première étape pour faire passer l’aide encore plus dans l’ombre : le projet de loi NDAA 2027 du Congrès américain fusionnerait presque les forces armées des Etats-Unis et d’Israël. Avec la coproduction d’armes et l’intégration des réseaux militaires des deux pays, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.
Ben Freeman *
À un moment où l’opinion Etats-unisiene manifeste des niveaux sans précédent de méfiance envers le gouvernement israélien, le Congrès vient de proposer de lier les Etats-Unis à l’armée israélienne plus que jamais.
Cachée dans la version de la Chambre de la Loi d’autorisation de la défense nationale (NDAA) pour 2027, publiée la semaine dernière, se trouve la section 224, intitulée «Initiative de coopération technologique de défense États-Unis-Israël». Cette disposition ferait sans doute plus pour imbriquer l’armée Etats-unienne avec l’armée israélienne que les plus de 200 milliards de dollars (ajustés à l’inflation) d’aide militaire qu’Israël a reçus des Etats-Unis depuis sa fondation en 1948.
Vers une intégration militaro-industrielle
La section 224 pose les bases de la recherche et du développement bilatéraux, de la coproduction d’armes, d’entreprises communes, d’accords de licence et de toutes les formes de coopération du complexe militaro-industriel américano-israélien.
Les Etats-Unis et Israël travaillent déjà ensemble sur la défense antimissile, mais cette disposition étendrait considérablement la coordination à pratiquement tous les domaines des technologies de défense, y compris l’IA, le quantique, les systèmes autonomes, l’énergie dirigée, le cyber, la biotechnologie, et bien d’autres. Elle propose également «l’intégration des réseaux» et la «fusion des données». En d’autres termes, les données de l’armée états-unienne pourraient bientôt devenir celles de l’armée israélienne.
Si elle était pleinement adoptée, cette proposition offrirait un niveau d’intégration militaro-industrielle plus élevé que celui que les Etats-Unis ont avec tout autre pays au monde. Ils ont bien sûr travaillé en étroite collaboration avec leurs partenaires de l’Otan sur la coproduction et les chaînes d’approvisionnement partagées, notamment par le biais du Plan d’action pour la production de défense. Et, en tant que premier vendeur d’armes au monde, les Etats-Unis fournissent des armes à des armées du monde entier. Mais il s’agit surtout d’une voie à sens unique, les Etats-Unis ne fournissant des armes à des acheteurs étrangers qui ne fabriquent qu’occasionnellement eux-mêmes des pièces pour ces armes, comme dans le cas de la chaîne d’approvisionnement mondiale du F-35.
Une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis
La section 224 serait d’une tout autre nature. Elle fusionnerait les secteurs de la défense états-unien et israélien dans de multiples domaines essentiels pour les champs de bataille du futur, comme les systèmes autonomes et le cyber. Elle apporterait également une influence israélienne extraordinaire sur les Etats-Unis, au-delà de celle qu’Israël exerce déjà via le lobby israélien et son réseau solide d’influenceurs sur les réseaux sociaux. Elle donnerait au gouvernement israélien l’opportunité d’étendre considérablement l’un des leviers d’influence les plus puissants de la politique états-unienne : les emplois aux Etats-Unis.
En développant ou en créant de nouvelles installations de coproduction comme celles qu’il possède déjà dans le Mississippi et l’Arkansas, le gouvernement israélien pourrait se targuer de fournir des emplois sur le sol états-unien, se garantissant ainsi des alliés parmi les membres du Congrès qui représentent les districts où se trouvent ces emplois.
Le résultat pourrait bien être un système politique états-unien encore plus sensible aux caprices d’un gouvernement israélien qui semble n’avoir aucun scrupule à entraîner les Etats-Unis dans des conflits militaires au Moyen-Orient.
Une relation de défense plus forte et moins transparente
Ce niveau sans précédent d’intégration militaire américano-israélien contraste fortement avec le modèle traditionnel d’aide à la coopération en matière de défense, dans lequel Israël se distinguait déjà comme le premier bénéficiaire de l’aide militaire américaine. Comme l’a exposé récemment une note de l’Institut Quincy, ce passage d’un modèle d’aide à un modèle d’intégration militaire a des implications troublantes, à savoir que ce passage supprimera les mécanismes de contrôle politique et diplomatique qui rendent la relation publiquement redevable de comptes, la faisant passer d’un vote annuel visible sur l’aide à une machinerie opaque d’acquisition de défense, où la surveillance est limitée et la responsabilité politique minimale. Le résultat serait une relation de défense à la fois plus profonde et moins transparente.
Tout cela survient à un moment où l’armée israélienne a utilisé à plusieurs reprises des armes états-uniennes lors de frappes qui ont violé le droit humanitaire international à Gaza, et alors qu’Israël a violé à plusieurs reprises les cessez-le-feu (tout comme les Etats-Unis eux-mêmes) dans la guerre inutile de l’administration Trump contre l’Iran.
Le fossé énorme entre ce que la plupart des états-uniens veulent et ce que le président fait concernant Israël, et ce que le Congrès propose ici, ne doit pas être ignoré.
Fossé grandissant entre actions d’Israël et intérêts américains
Seulement 30 % des personnes interrogées dans un sondage du New York Times/Siena de mi-mai estiment que Trump a pris «la bonne décision» en entrant en guerre contre l’Iran, 64 % déclarant que c’était une erreur. Un sondage de l’Institut des affaires mondiales publié plus tôt cette semaine a exploré plus en profondeur la psyché états-unienne concernant l’armement d’Israël, constatant que «seulement 16 % déclarent que les Etats-Unis devraient continuer à fournir des armes à Israël sans nouvelles restrictions. Trente-huit pour cent veulent cesser complètement de fournir des armes, et 24 % supplémentaires veulent conditionner les armes à leur utilisation».
Pourtant, la direction principale des deux partis reste largement pro-israélienne et continue de façonner le texte législatif de base avant que les amendements et le débat parlementaire plus large ne l’ouvrent à l’ensemble du corps législatif, comme c’est le cas avec cette disposition de la NDAA.
Bien que lentement, les courants au sein des deux partis changent, de plus en plus de membres prenant la parole contre le fossé grandissant entre les actions d’Israël et les intérêts des Etats-Unis. Par exemple, le sénateur Chris Van Hollen (Démocrate du Maryland) a écrit dans le New York Times que «le Parti démocrate a apporté un soutien réflexif et inconditionnel aux gouvernements israéliens, même lorsque leurs actions ont de plus en plus sapé les intérêts et les valeurs américaines.»
Du côté républicain, le représentant Thomas Massie (Républicain du Kentucky) et l’ancienne représentante Marjorie Taylor Greene (Républicaine de Géorgie) ont ouvertement dénoncé l’influence corrosive du lobby israélien — une position qui leur a peut-être, au moins partiellement, coûté leurs sièges au Congrès à tous les deux.
Que peuvent faire les autres membres du Congrès préoccupés par les actions déstabilisatrices d’Israël ? Arrêter la fusion militaro-industrielle américano-israélienne dans son élan.
Les législateurs devraient rejeter la section 224 de la NDAA pour éviter une intégration profonde avec l’armée israélienne à un moment où un nombre croissant d’Etats-uniens s’opposent aux actions d’Israël dans la région.
* Directeur du programme «Démocratisation de la politique étrangère» au Quincy Institute et auteur, avec William Hartung, de ‘‘The Trillion Dollar War Machine’’ (2025).
La guerre au Moyen-Orient fait peser un nouveau risque systémique sur l’économie mondiale, via trois canaux majeurs : l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les marchés financiers, a averti le Fonds monétaire international (FMI) dans une analyse publiée le 1er avril.
Le diagnostic du FMI est clair : le choc est global mais profondément asymétrique. Les pays importateurs nets d’énergie, notamment en Afrique, au Moyen-Orient hors producteurs du Golfe et en Amérique latine, sont les plus exposés. Les économies à faible revenu, déjà confrontées à des marges budgétaires étroites et à des réserves en devises limitées, risquent d’encaisser un double choc : flambée de la facture énergétique et durcissement des conditions de financement.
L’énergie, premier canal de contagion
Le principal vecteur de transmission reste le marché énergétique. Le blocage de facto du détroit d’Ormuz, par lequel transitent 25 à 30% du pétrole mondial et 20% du gaz naturel liquéfié, constitue selon le FMI et l’Agence internationale de l’énergie l’une des plus graves perturbations de l’histoire récente du marché pétrolier.
Pour les pays importateurs, la hausse brutale des prix agit comme un impôt soudain sur le revenu national, comprimant la consommation, aggravant les déficits commerciaux et accentuant les tensions sur les monnaies locales.
Agriculture et sécurité alimentaire sous pression
Au-delà du pétrole et du gaz, le conflit bouleverse les flux logistiques mondiaux. La hausse des coûts du fret, des assurances maritimes et les retards de livraison touchent désormais les produits stratégiques, notamment les engrais, dont près d’un tiers transite par Ormuz.
Cette perturbation intervient à un moment critique : la saison des semis dans l’hémisphère Nord. Le risque est donc double : baisse des rendements agricoles et nouvelle flambée des prix alimentaires au cours des prochains mois.
Risque de retour d’une inflation persistante
Le FMI met également en garde contre un retour de pressions inflationnistes durables. La persistance de prix élevés de l’énergie et de l’alimentation pourrait raviver les anticipations d’inflation, au moment même où plusieurs banques centrales pensaient avoir repris le contrôle.
À terme, le renchérissement du transport, des matières premières et des intrants industriels risque de se diffuser à l’ensemble des biens manufacturés et des services, alimentant un scénario de croissance ralentie avec inflation élevée.
Dans ce contexte, les banques centrales pourraient être contraintes de maintenir des taux élevés plus longtemps, ce qui augmenterait la charge de la dette, surtout pour les pays émergents et à faible revenu. Les rendements obligataires ont déjà commencé à progresser sur plusieurs marchés.
Le 14 avril, date clé pour mesurer l’ampleur du choc
Le FMI précise que l’ampleur réelle des dégâts dépendra de la durée du conflit, de son extension régionale et des dommages causés aux infrastructures énergétiques et logistiques.
Une évaluation plus complète sera publiée le 14 avril dans les nouvelles Perspectives de l’économie mondiale et le Rapport sur la stabilité financière mondiale, suivis le lendemain du Moniteur des finances publiques.
La guerre au Moyen-Orient, qui se poursuit depuis un mois, a provoqué des pertes économiques colossales pour les pays arabes. Selon Abdallah Al Dardari, secrétaire général adjoint de l’ONU, le PIB régional a déjà chuté d’environ 6%, soit 186 milliards de dollars. L’ONU appelle à la fin immédiate des hostilités, alertant sur les conséquences dramatiques pour l’économie mondiale.
Pertes massives et impact sur le PIB
Abdallah Al Dardari, s’exprimant à Amman aujourd’hui, a précisé que chaque jour supplémentaire de combats aggrave les dommages économiques, affectant non seulement les États directement impliqués mais aussi le commerce et les marchés mondiaux.
Les pertes comprennent la destruction d’infrastructures, les perturbations commerciales et la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
Selon les estimations de l’ONU, la perte actuelle de 6% du PIB arabe représente un ralentissement significatif de la croissance régionale, pouvant compromettre les budgets publics, les investissements et les services sociaux.
Appel international à un cessez-le-feu
Face à ces chiffres alarmants, l’ONU insiste sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat. « Nous espérons que les combats cesseront demain », a affirmé Al Dardari, rappelant que chaque journée de conflit a des répercussions directes sur l’économie mondiale et sur la stabilité régionale.
Les analystes avertissent que la prolongation du conflit pourrait entraîner une récession régionale plus profonde, avec des effets durables sur l’emploi et le niveau de vie des populations arabes.
Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, la Tunisie a activé plusieurs mécanismes pour suivre la situation de ses ressortissants dans les pays du Golfe et dans la région.
Intervenant devant la Commission des relations extérieures de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti a indiqué que le ministère a mis en place une cellule de crise fonctionnant 24 heures sur 24 afin de coordonner les actions avec les missions diplomatiques tunisiennes à l’étranger.
Une mobilisation des ambassades et consulats
Selon le chef de la diplomatie tunisienne, les représentations diplomatiques tunisiennes dans les pays concernés sont mobilisées pour rester en contact avec la communauté tunisienne et intervenir lorsque des situations d’urgence sont signalées.
Le ministre a rappelé que la région traverse une période exceptionnelle, ce qui nécessite, selon ses mots, « des efforts exceptionnels » pour assurer le suivi des ressortissants tunisiens présents dans les pays du Golfe et au Moyen-Orient.
Des interventions ponctuelles pour les situations urgentes
Mohamed Ali Nafti a expliqué que les autorités tunisiennes interviennent en priorité dans les situations impliquant des citoyens non résidents ou des personnes bloquées en raison des perturbations du trafic aérien.
Dans ce cadre, 17 Tunisiens ont été rapatriés depuis l’Iran dans des conditions exceptionnelles, alors que la frontière entre l’Iran et la Turquie connaît un afflux de ressortissants étrangers.
Le ministre a également indiqué qu’entre 45 et 50 familles tunisiennes se trouvent encore en Iran, tandis que les autorités continuent de suivre leur situation.
Des solutions de transit pour les Tunisiens bloqués
La fermeture de certains espaces aériens dans la région a également provoqué des difficultés pour plusieurs voyageurs tunisiens.
Selon le ministre, 174 Tunisiens ont pu obtenir des visas de transit d’urgence afin de quitter l’Arabie saoudite par voie terrestre après la fermeture de l’espace aérien dans certains pays voisins.
Par ailleurs, environ 100 Tunisiens se trouvant au Qatar après être arrivés depuis d’autres destinations ont été pris en charge dans l’attente de la réouverture de l’espace aérien.
Une surveillance permanente de la situation
Le ministre des Affaires étrangères a assuré que les autorités tunisiennes suivent la situation au cas par cas, en coordination avec les ambassades et consulats dans la région.
Il a également indiqué que les ressortissants tunisiens concernés se trouvent actuellement en bonne santé, tout en soulignant que la situation régionale reste fragile et peut évoluer rapidement.
Le Ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger a appelé les membres de la communauté tunisienne établis dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient à redoubler de vigilance et à respecter scrupuleusement les consignes émises par les autorités locales de leurs pays de résidence.
Dans un communiqué publié mardi soir, le département a invité les Tunisiens concernés à prendre contact, en cas de besoin, avec les différentes missions diplomatiques et consulaires via courriel ou WhatsApp. Voici la liste actualisée des coordonnées mises à leur disposition :
Les numéros de contact des missions diplomatiques et consulaires dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient
Arabie saoudite
Ambassade de Tunisie à Riyad :
+966 53 325 3078 ;
+966 11 488 7900 ;
courriel : at.riyadh@diplomatie.gov.tn
Consulat général de Tunisie à Djeddah :
+966 56 505 7206 ;
+966 57 346 4016 ;
courriel : cgt.jeddah@diplomatie.gov.tn
Émirats arabes unis
Ambassade de Tunisie à Abou Dhabi :
+971 55 646 880 ;
+971 55 182 5836;
+971 55 185 1264
Al Aïn et Al Dhafra :
+971 1558161225 ;
+971 1555291650
courriel : EmbassyTunisian@gmail.com
Consulat général de Tunisie à Dubaï :
Numéro WhatsApp : 0097142617070
courriel : Tunisiaconsulate@gmail.com
Qatar
Ambassade de Tunisie à Doha : Numéros de téléphone fixe (Jours ouvrables) :
+9744162225 ;
+97444512630
WhatsApp : +97433200525
Courriel : at.doha@diplomatie.gov.tn
Jordanie
Ambassade de Tunisie à Amman : +962797391012 (WhatsApp)
Face à la dégradation sécuritaire dans la région du Golfe et au Moyen-Orient, la Tunisie renforce son dispositif de suivi et de protection de ses ressortissants à l’étranger.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé lundi une réunion à distance avec les chefs des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes accréditées dans les pays concernés. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des développements sécuritaires jugés préoccupants dans plusieurs États de la région.
Un appel à la prudence maximale
À cette occasion, le ministre a appelé l’ensemble des membres de la communauté tunisienne résidant dans les pays concernés à faire preuve de la plus grande vigilance, à respecter strictement les consignes des autorités locales et à éviter toute zone à risque.
Il a également exhorté les ressortissants qui n’ont pas encore finalisé leur inscription auprès des ambassades et consulats tunisiens à régulariser leur situation dans les plus brefs délais. Les citoyens déjà inscrits sont invités à actualiser régulièrement leurs coordonnées afin de permettre une intervention rapide en cas de besoin.
Une cellule de crise opérationnelle 24h/24
Le ministère a rappelé qu’une cellule de crise a été mise en place et fonctionne en continu pour assurer un suivi en temps réel de l’évolution de la situation. Cette structure coordonne ses actions avec l’ensemble des missions diplomatiques et consulaires tunisiennes dans la région.
Deux numéros d’urgence ont été mis à la disposition des membres de la communauté tunisienne pour répondre à leurs préoccupations et leur fournir l’assistance nécessaire : 98317530 et 92998087.
Selon le communiqué du ministère, la réunion, tenue en présence du secrétaire d’État et de plusieurs hauts responsables, a permis d’évaluer le niveau de préparation des représentations diplomatiques et consulaires face aux différents scénarios possibles.
Le chef de la diplomatie tunisienne a insisté sur la nécessité de relever le niveau d’alerte, de renforcer la communication directe et permanente avec les membres de la diaspora et de mettre à jour les plans d’urgence en fonction de l’évolution des événements. Il a également appelé à une coordination étroite avec les autorités des pays d’accueil et avec les autres missions tunisiennes dans la région afin de garantir la protection des ressortissants et la préservation des intérêts tunisiens.
Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a affirmé qu’il continuera à suivre de près la situation et à prendre toutes les mesures requises pour assurer la sécurité des Tunisiens à l’étranger, conformément aux exigences dictées par l’évolution du contexte régional.