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Détournement de fonds | 12 ans de prison pour un directeur d’une agence bancaire

Un directeur d’une agence bancaire et l’un de ses subordonnés ont été reconnus coupables de détournement de fonds, et ont été condamnés à 12 ans de prison, assortis d’une amende de 300.000 dinars chacun.

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict, ce mercredi 3 juin 2026, suite à une enquête qui avait été ouverte sur plainte de la Direction générale de la banque, après un contrôle de routine rigoureux, mené par les services d’audit et d’inspection internes.

Les inspecteurs avaient alors constaté d’importantes irrégularités dans les mouvements de comptes et les vérifications approfondies avaient rapidement révélé un déficit financier flagrant dû à des détournements successifs, pour un préjudice global dépassant les 360.000 dinars, ayant été menés par le directeur de l’agence ainsi que son proche collaborateur.

Interpellés par les forces de l’ordre puis déférés devant la justice, les deux suspects ont été reconnus coupable par les magistrats de la Chambre criminelle.

Y. N.

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Poulina Group Holding : une année 2025 résiliente, 2026, 2027 et 2028 pleines de promesses !

Réuni mardi 2 juin en son siège pour sa communication financière, Poulina Group Holding, le groupe fondé par feu Abdelwahab Ben Ayed, a dressé le bilan d’un exercice 2025 marqué par une hausse de ses indicateurs de rentabilité, l’officialisation de projets de scission industrielle et le déploiement d’investissements d’envergure dans la transition énergétique, tout en projetant une croissance moyenne de ses revenus de 4,6% par an jusqu’à l’horizon 2028.

En guise d’introduction, le conseil d’administration du groupe écrit en caractère gras : « L’année 2025 ne doit pas être lue comme une simple succession de chiffres, mais comme le résultat d’une résilience collective. Dans un contexte complexe, nous maintenons le cap ».

Il ressort des données présentées au cours de la communication financière que, au 31 décembre 2025, Poulina Group Holding a enregistré un montant total des produits d’exploitation de 3 569,1 millions de dinars (MDT), ce qui représente une progression de 3,0% par rapport aux 3 464,9 MDT comptabilisés en 2024. Dans le détail, les revenus issus de la vente de biens et services passent de 3 447,5 MDT en 2024 à 3 559,4 MDT en 2025, affichant une croissance de 3,2%. Parallèlement, les autres produits d’exploitation, incluant les subventions, subissent un recul de 44,6%, s’établissant à 9,7 MDT contre 17,5 MDT l’année précédente.

Toujours selon le rapport, les achats de marchandises et d’approvisionnements consommés augmentent modérément de 1,5%, s’élevant à 2 229,5 MDT contre 2 196,7 MDT en 2024. Cette dynamique permet de dégager une marge brute de 1 329,9 MDT, en hausse de 6,3% comparativement aux 1 250,7 MDT de l’exercice précédent. Ainsi, le ratio de marge brute s’améliore de 1,1 point de pourcentage, s’établissant à 37,4% des revenus.

Les charges opérationnelles affichent des tendances contrastées. Les charges de personnel connaissent une hausse de 15,1% pour atteindre 308,4 MDT, contre 267,9 MDT un an plus tôt. Les autres charges d’exploitation ne sont pas en reste, puisqu’elles ont augmenté de 4,2%, s’élevant à 404,1 MDT en 2025 contre 388,0 MDT en 2024. Le résultat brut d’exploitation se fixe à 627,1 MDT, traduisant une augmentation de 2,4% par rapport aux 612,4 MDT de 2024, tandis que le ratio de résultat brut d’exploitation reste stable à 17,6% contre 17,7% précédemment.

Après constatation des dotations aux amortissements et aux provisions, qui progressent de 5,2% à 240,4 MDT, le résultat d’exploitation se stabilise à 386,7 millions de dinars tunisiens, soit une légère hausse de 0,7% sur un an par rapport aux 383,8 MDT de 2024.

Les charges financières nettes diminuent de 10,0%, retombant à 203,0 MDT contre 225,6 MDT. Les produits des placement s’élèvent à 46,4 MDT, en hausse de 1,6%. Les autres gains et pertes ordinaires, notamment liés aux cessions d’actifs, enregistrent une perte de 7,5 MDT contre 15,6 MDT en 2024, soit une réduction du déficit de 51,9%. La dotation aux amortissements du goodwill demeure inchangée à 3,4 MDT. La part du groupe dans les résultats des sociétés hors groupe affiche une augmentation importante de 139,8%, passant de 13,9 MDT à 33,3 MDT.

Le résultat des activités ordinaires avant impôt progresse de 27,0% pour atteindre 252,5 MDT. L’impôt sur les bénéfices, incluant la contribution sociale de solidarité, s’élève à 54,8 millions de dinars tunisiens contre 38,3 MDT. Le résultat après impôt s’établit ainsi à 197,7 MDT. Déduction faite de la part des minoritaires qui s’élève à 7,2 MDT, le résultat net consolidé de l’exercice s’élève à 204,9 MDT, contre 162,1 MDT en 2024, soit une croissance nette de 26,4%. Le ratio de résultat net ressort à 5,7% des revenus, en hausse de 1,1 point.

Analyse sectorielle des revenus et performances à l’export

La ventilation sectorielle des 3 559,4 MDT de revenus consolidés en 2025 montre une prépondérance des activités agroalimentaires. Ce segment génère 1 748,7 MDT, soit 42,0% des parts de l’activité du groupe. L’intégration avicole représente le deuxième pilier avec 1 148,8 MDT, soit 27,6%. Suivent le commerce et les services avec 398,9 MDT, soit 9,6% ; la transformation d’acier avec 256,6 MDT, soit 6,2% ; les matériaux de construction avec 252,7 MDT, soit 6,1% ; l’emballage avec 225,3 MDT, soit 5,4% ; le bois et les biens d’équipement avec 96,4 MDT, soit 2,3% et l’immobilier avec 33,1 MDT, soit 0,8%.

Sur le plan géographique, le chiffre d’affaires local s’établit à 3 215 MDT en 2025, contre 3 116 MDT en 2024, représentant 90% des revenus totaux. Le chiffre d’affaires à l’exportation se monte à 344 MDT en 2025, contre 331 MDT l’année précédente, soit une part de 10%. La répartition des revenus d’exportation par secteur met en évidence le poids de la transformation d’acier, qui pèse pour 40,2% des ventes extérieures. L’agroalimentaire contribue à hauteur de 33,6%, suivi de l’intégration avicole avec 15,1%, de l’emballage avec 9,6%, des matériaux de construction avec 0,9%, du commerce et des services avec 0,6%, et enfin du bois et des biens d’équipement avec 0,1%.

Le pôle export s’appuie principalement sur cinq filiales clés qui concentrent 82% du chiffre d’affaires réalisé à l’international. La société Medoil génère 138 MDT, soit 28,0% de l’export du groupe, suivie de MBG avec 115 MDT, soit 17,4%, de la marque PAF avec 97 MDT, soit 16,6% lié à l’activité étirable, de la société El Mazraa avec 61 MDT, soit 14,0% pour l’activité coproduit, et de Proinject avec 52 MDT, soit 8,1%. D’autres entités génèrent collectivement un flux complémentaire de 33 MDT, tandis que les opérations secondaires totalisent 3 MDT.

Structure financière, indicateurs de bilan et cours boursier

La dette brute globale de Poulina Group Holding s’élève à 2 303 MDT en 2025, enregistrant une baisse de 9 MDT par rapport à l’exercice précédent, un mouvement qui découle principalement de la diminution de l’encours des emprunts à long et moyen terme.

Le ratio d’endettement net sur capitaux propres se maintient à un niveau de 1,28x en 2025, marquant une stabilité parfaite par rapport à l’année 2024. Le besoin en fonds de roulement s’inscrit dans une tendance baissière continue, affichant un recul de 3% en valeur absolue et une réduction de 6 jours d’activité en équivalent jours de chiffre d’affaires, un fait attribuable à l’allègement global des stocks.

Au niveau boursier, la capitalisation boursière du groupe atteint 5 130,1 MDT au 1er juin 2026, date à laquelle le cours de l’action s’établit à 28,500 DT. Sur l’année 2026, la valeur de l’action a oscillé entre le niveau le plus haut enregistré à 28,500 DT et le plancher le plus bas fixé à 18,800 DT. Le rendement du dividende par rapport à la valeur de l’action s’élève à 2,43% pour l’année 2025 et se projette à 2,35% pour 2026. Sur une base de douze mois, la valeur de l’action Poulina Group Holding affiche une progression de 89,0%, surperformant l’indice Tunindex de la Bourse de Tunis dont la hausse s’établit à 56,8% sur la même période.

Concernant la politique de distribution des bénéfices aux actionnaires, le dividende par action proposé est fixé à 0,670 DT, matérialisant une hausse de 48,9% par rapport à l’exercice précédent. De plus, une augmentation de capital par l’incorporation de réserves est engagée, prévoyant l’attribution d’une action gratuite pour un volume de 20 actions anciennes détenues.

Développement stratégique et plan directeur des investissements

Sur le segment de la croissance externe, le groupe a finalisé l’acquisition de 45,5% des parts du groupe JMH, une opération qui lui confère une détention indirecte équivalente à 29,8% du capital de la société SAH Lilas, spécialisée dans les produits de grande consommation. Sur le plan structurel, la direction a initié le processus préparatoire visant à réaliser un spin-off, c’est-à-dire une scission, de ses activités agroalimentaires afin d’accorder à ce pôle une gestion et une évolution financière autonomes.

Le suivi historique des investissements matériels met en évidence une enveloppe globale de 230 millions de dinars tunisiens consommée en 2024 et de 188 MDT injectée au cours de l’année 2025. En 2025, la ventilation de ces dépenses physiques par secteur d’activité attribue 53 MDT aux matériaux de construction, soit 28% de la masse globale contre 78 MDT et 34% en 2024, et 52 MDT à l’intégration avicole, soit 28% contre 57 MDT et 25% en 2024. Le pôle commerce et services capte 35 millions de dinars tunisiens, soit 19% contre 16 MDT et 7% en 2024, l’agroalimentaire absorbe 27 MDT, soit 14% contre 65 MDT et 28% en 2024, l’emballage prend 12 MDT, soit 7% contre 11 MDT et 5% en 2024, la transformation d’acier s’établit à 5 MDT, soit 3% contre 2 MDT et 1% en 2024, et le secteur bois et biens d’équipement reçoit 3 millions de dinars tunisiens, soit 2%, contre 1 MDT en 2024. Ces dépenses englobent de manière essentielle des usines de briques, la réhabilitation de centres d’élevage, des biens mobiliers et du matériel de transport.

Pour la période triennale s’étendant de 2026 à 2028, le plan directeur prévoit une augmentation sensible du rythme des engagements financiers. Alors que la moyenne annuelle s’établissait à 195 MDT par an sur la période historique antérieure, elle est budgétisée à un niveau moyen de 336 MDT par an pour le cycle 2026-2028. Ces fonds cibleront prioritairement les secteurs agroalimentaire, avicole, de l’emballage, ainsi que les infrastructures photovoltaïques et les nouveaux programmes industriels axés sur le polyphos.

Le plan de développement financier à l’horizon 2028 repose sur des prévisions de croissance continue. Les revenus consolidés, établis à 3 559 MDT en 2025, sont attendus à 3 631 MDT en 2026, puis à 3 812 MDT en 2027 pour atteindre 4 079 MDT en 2028, équivalant à un taux d’évolution moyen de 4,6% sur la période 2025-2028. La marge brute suivra une trajectoire similaire, passant de 1 330 MDT en 2025 à 1 355 MDT en 2026, 1 430 MDT en 2027 et 1 537 MDT en 2028, matérialisant une progression moyenne annuelle de 4,9%. Enfin, le résultat brut d’exploitation est projeté à 638 MDT en 2026, 677 MDT en 2027 et 729 MDT en 2028, contre 627 millions de dinars tunisiens comptabilisés en 2025, soit un taux de croissance moyen de 5,1% par an.

Reporting extra-financier sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance

Au niveau environnemental, la gestion des ressources hydriques au cours de l’exercice 2025 s’est traduite par le traitement de 1 million de mètres cubes d’eau, marquant une hausse de 85% par rapport aux volumes traités en 2024. Le taux de réutilisation de l’eau atteint un niveau de 72%, à comparer avec un objectif national tunisien fixé réglementairement à 50%. En ce qui concerne la gestion des rebuts de production, le taux de valorisation et de recyclage des déchets solides s’élève à 95%, laissant un reliquat de 5% acheminé vers les décharges publiques. Par ailleurs, les filiales rattachées au métier de l’emballage ont réalisé un montant de 16 millions de dinars tunisiens d’achats de déchets recyclables.

L’inventaire d’émissions de gaz à effet de serre a été étendu à 8 secteurs industriels en 2025, contre 7 en 2024, couvrant désormais un périmètre élargi à 231 sites ou filiales opérationnelles, comparativement à un périmètre de 44 entités auditées en 2024. Cette démarche intègre le calcul des émissions indirectes rattachées au Scope 3 et s’appuie sur le déploiement d’une plateforme numérique de collecte instantanée du bilan carbone.

Les actions de transition énergétique menées par le groupe intègrent l’exploitation de 9 unités de cogénération développant une puissance combinée de 38,5 mégawatts, avec une cible de développement fixée à 49,5 mégawatts à l’horizon 2030.

Le volet de l’énergie photovoltaïque comptabilise 43 sites de production dotés d’installations cumulant une puissance de 17 mégawatts-crête, pour un objectif final de 66,5 mégawatts-crête.

Pour l’année 2025, les gains globaux consolidés atteignent une économie d’énergie chiffrée à 35 000 tonnes équivalent pétrole par an, soit une hausse de 96% par rapport à 2024, permettant d’éviter l’émission de 87 000 tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui représente une hausse de 95%.

Sur le plan de la gestion du capital humain, la structure des effectifs du groupe au terme de l’exercice 2025 fait ressortir un taux de féminisation de 30%. Les politiques de stabilisation des emplois se traduisent par la conversion de 4 000 contrats de travail à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, parallèlement à l’intégration directe et durable de 1 800 prestataires de sous-traitance.

Les investissements matériels spécifiquement fléchés vers la protection environnementale et les infrastructures de sécurité industrielle s’élèvent à 24 MDT, représentant une part de 11,5% de l’enveloppe globale des investissements physiques du groupe. Les mesures correctives et les protocoles de prévention des risques professionnels totalisent un engagement de 3,7 MDT, corrélé à une diminution de 9% du nombre global de journées de travail perdues en raison d’accidents du travail par rapport aux données de 2024.

Au niveau sociétal, le budget alloué aux actions d’aide sociale, aux donations diverses et aux programmes de promotion de l’éducation nationale se monte à quelques centaines de milliers de dinars.

En matière de gouvernance interne, Poulina Group Holding a procédé à la refonte structurelle de ses activités de contrôle via la centralisation de son unité d’audit interne, désormais configurée sous la forme d’une organisation transversale unique. Les systèmes de management des risques ont intégré de manière formelle les facteurs climatiques au sein de la cartographie générale des risques du groupe, tandis que le dispositif de contrôle a été déployé opérationnellement au sein des filiales de la branche acier.

La charte de l’employé et la création d’un département centralisé de contrôle des achats encadrent les opérations commerciales. Enfin, le groupe indique avoir renforcé son ancrage dans le tissu économique par une politique de soutien aux petites et moyennes entreprises, ces dernières représentant désormais 42% du volume global des achats de l’entreprise.

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Ottawa veut prolonger l’accord commercial nord-américain de 16 ans

Le Canada a officiellement informé mardi 2 juin les États-Unis et le Mexique de son intention de renouveler l’Accord de libre-échange nord-américain (AEUMC), que les trois pays doivent renégocier dans les prochaines semaines, mais la renégociation a été remise en question par le président américain Donald Trump.

Cet accord est vital pour le Canada et le Mexique, car les États-Unis sont leur principal partenaire commercial et la destination de respectivement 75 et 80 % de leurs exportations. Dans une lettre datée du 1er juin, le ministre canadien des Relations commerciales avec les États-Unis, Dominique LeBlanc, déclare que le Canada « recommande le renouvellement pour 16 ans » de cet accord historique qui a mené à « la croissance et au succès ».

La lettre est adressée au négociateur américain Jamieson Greer et au ministre mexicain des Finances Marcelo Ebrard. Le Canada, les États-Unis et le Mexique, parties à l’ACEUM, doivent déclarer d’ici le 1er juillet leur intention de le réviser ou de s’en retirer. L’accord est entré en vigueur en 2020.

Le président Trump a répété à maintes reprises que l’accord n’apportait que peu d’avantages aux États-Unis et a menacé de s’en retirer, réaffirmant que l’économie américaine n’avait pas besoin de produits canadiens. Au Forum économique mondial de Davos, il a même déclaré que « le Canada vit grâce aux États-Unis »…

De son côté, le Mexique a entamé un cycle de négociations formelles avec les États-Unis depuis le 27 mai, mais sans progrès notable jusqu’à présent.

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Sécurité alimentaire : les banques mobilisées pour financer la récolte nationale et les importations de céréales

Le président du Conseil bancaire et financier et des premiers responsables des banques de la place ont réitéré, mardi, leur engagement à soutenir l’ensemble des intervenants de la filière céréalière, et en particulier l’Office des céréales, en assurant la mobilisation des concours financiers nécessaires aussi bien à la collecte de la récolte nationale qu’à la couverture des besoins d’importation, selon un communiqué publié par la BCT.

La finalité est de garantir la continuité de l’approvisionnement du marché national dans les meilleures conditions.

Intervenant lors d’une réunion de haut niveau avec le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Nouri, les représentants du secteur bancaire ont également renouvelé leur engagement à contribuer davantage au financement de l’économie, à renforcer l’accompagnement des PME et à soutenir les efforts visant à impulser une nouvelle dynamique d’investissement et de croissance, d’après ce communiqué.

Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur adhésion aux orientations arrêtées lors de la réunion présidée par le gouverneur, le 6 mai 2026, visant à faire du secteur bancaire un acteur plus engagé dans le financement du développement économique et social du pays.

De son côté, Nouri a réaffirmé l’engagement constant de la BCT à soutenir les orientations de l’État visant à renforcer la sécurité alimentaire du pays et à consolider la résilience du secteur agricole, pilier essentiel de l’économie nationale.

Il a, dans ce cadre, réaffirmé la pleine disponibilité de la BCT à mobiliser des ressources de liquidité, afin de garantir le financement adéquat des opérations liées à la collecte et à la commercialisation des céréales.

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PGH : un bénéfice de plus de 204 MDT en 2025

Poulina Group Holding a réalisé en 2025 l’un de ses meilleurs exercices depuis sa création, avec un résultat net consolidé de 204,9 millions de dinars, en hausse de 26,4 %, et une trésorerie issue de l’exploitation qui atteint 472,4 millions de dinars. C’est ce qui ressort de la communication financière du groupe organisée mardi 2 juin à son siège à Ezzahra.

Le groupe privé tunisien confirme ainsi la solidité de son modèle économique et sa capacité à générer durablement de la valeur, et ce, dans un contexte national pourtant marqué par le ralentissement de la croissance et la pression sur la consommation.

Les capitaux propres consolidés dépassent désormais 1,25 milliard de dinars, tandis que le chiffre d’affaires progresse à 3,559 milliards de dinars. Au total, le groupe affiche une rentabilité en amélioration continue, avec un résultat d’exploitation stable à un niveau élevé de 386,7 millions de dinars.

Au niveau de la société mère, le bénéfice net atteint 166,2 millions de dinars, contre 129,2 millions en 2024, soit une progression de 28,6 %. Les revenus s’élèvent à 186,1 millions de dinars, en hausse de 20,9 %, confirmant la dynamique positive de l’ensemble des activités.

Une génération de cash en forte progression

Au-delà des résultats comptables, la performance la plus marquante demeure la capacité du groupe à générer de la trésorerie. En effet, les flux de cash issus de l’exploitation progressent de plus de 22 %, un indicateur particulièrement suivi par les investisseurs, car il reflète la solidité réelle de l’activité du groupe.

Cette performance permet à Poulina de financer simultanément ses investissements, de réduire sa dette à long terme (passée de 1,44 à 1,31 milliard de dinars) et de soutenir ses actionnaires.

Parallèlement, les charges financières nettes reculent également, traduisant l’amélioration de la structure d’endettement.

On y reviendra en détail.

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Innovation numérique en Tunisie : le potentiel est là, la transformation reste à écrire

Selon la note d’analyse « Intégration de l’IA et des technologies avancées : Analyse des trajectoires de maturité digitale en Tunisie » de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), publiée en mai 2026, les entreprises tunisiennes disposent d’une infrastructure numérique solide, mais peinent à la convertir en innovation réelle. Un paradoxe chiffré que l’enquête documente avec précision.

Les données recueillies par l’ITCEQ auprès des entreprises privées tunisiennes dressent un tableau encourageant sur le plan des équipements de base. Selon l’enquête sur l’économie du savoir, 76,2 % des entreprises disposent d’un site web ou d’une page d’accueil, 72,5 % sont dotées d’outils numériques de gestion tels que les ERP et les logiciels de comptabilité, et 60 % ont recours à des plateformes collaboratives. Ces chiffres attestent d’un socle technologique réel, qui constitue le point de départ d’un processus de transformation digitale.

L’assimilation de ces technologies varie cependant fortement selon les fonctions de l’entreprise. Elle atteint 66 % dans la gestion administrative et 62 % dans les activités de production et de vente, mais tombe à 55 % pour les ressources humaines et à seulement 43 % pour la gestion des systèmes d’information. La digitalisation des entreprises tunisiennes reste ainsi principalement tournée vers le front-office et les fonctions de soutien, au détriment des infrastructures informationnelles.

86 % croient à l’innovation, 19 % la pratiquent

Le constat le plus saillant de la note de l’ITCEQ réside dans l’écart entre les intentions stratégiques et les actes concrets. 86 % des entreprises interrogées estiment que les nouvelles technologies stimulent l’innovation. Pourtant, seules 19 % d’entre elles déclarent avoir effectivement réalisé au moins une innovation. Ce fossé révèle, selon le rapport, une faiblesse structurelle dans les phases de transformation et d’exploitation des connaissances acquises.

La faible mobilisation des mécanismes publics de soutien à la recherche et développement aggrave ce tableau : seules 11 % des entreprises y ont eu recours, signalant une articulation insuffisante entre les dispositifs d’incitation publique et les stratégies des acteurs privés.

Trois freins majeurs identifiés

L’enquête met en évidence trois obstacles structurels qui entravent le développement de la capacité d’absorption technologique des entreprises. Le premier est financier : 70,9 % des entreprises citent l’insuffisance des ressources comme frein principal aux investissements dans les infrastructures numériques. Le deuxième est humain : 63,3 % signalent une pénurie de compétences numériques, révélatrice d’un décalage entre l’offre du marché du travail et les besoins réels des entreprises. Le troisième est culturel : 58 % des entreprises font état d’une résistance interne au changement, qui bloque l’intégration de nouvelles routines et pratiques organisationnelles.

Ces trois contraintes conjuguées limitent, selon l’ITCEQ, la capacité des entreprises à convertir les connaissances acquises en résultats économiques mesurables, fragilisant ainsi ce que le rapport nomme la « capacité d’absorption réalisée ».

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UGTT : Les revendications du secteur bancaire sont pleinement légitimes

À quelques semaines de la grève sectorielle annoncée dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance pour les 23, 24 et 25 juin 2026, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a réaffirmé son soutien total aux employés du secteur et son attachement à la défense de leurs droits.

Ouvrant les travaux du Conseil sectoriel des banques et des institutions financières, Taïeb Bahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, a souligné que les travailleurs du secteur ont toujours constitué un soutien essentiel à leurs entreprises, à leurs organisations professionnelles et à l’économie nationale.

Selon lui, les revendications portées aujourd’hui par les salariés sont parfaitement légitimes et s’inscrivent dans un contexte marqué par de profondes mutations économiques et sociales. Il a estimé que les demandes formulées ne sont que l’expression de droits légitimes auxquels les travailleurs aspirent.

Taïeb Bahri a rappelé que toutes les formes de lutte syndicale restent légitimes lorsqu’il s’agit de protéger les droits des travailleurs, préserver les acquis sociaux et répondre aux revendications du personnel.

Cette déclaration intervient alors que le secteur bancaire se prépare à une grève de trois jours, annoncée par la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des assurances, en raison de l’impasse des négociations sur les augmentations salariales et les autres revendications professionnelles.

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Climat : El Niño se forme et fait planer la menace d’événements extrêmes à l’échelle mondiale

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) avertit qu’un nouvel épisode du phénomène climatique El Niño est actuellement en cours de formation dans l’océan Pacifique tropical. Cette évolution accroît fortement le risque de phénomènes météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale dans les mois à venir.

L’OMM appelle les gouvernements, les agences humanitaires et les secteurs économiques sensibles au climat à renforcer sans délai leurs dispositifs de préparation afin de limiter les impacts sur les populations, les moyens de subsistance et les économies nationales.

Dans son dernier rapport consacré au cycle El Niño/La Niña, l’OMM estime à 80 % la probabilité qu’un épisode El Niño se développe entre juin et août 2026. Cette probabilité atteint près de 90 % pour un maintien du phénomène au moins jusqu’en novembre.

Une accumulation exceptionnelle de chaleur dans le Pacifique

El Niño est un phénomène naturel caractérisé par un réchauffement anormal et durable des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental. En modifiant les circulations atmosphériques, il influence les régimes climatiques à l’échelle planétaire.

Généralement observé tous les deux à sept ans et durant entre neuf et douze mois, il est souvent associé à une hausse des températures moyennes mondiales ainsi qu’à une multiplication des événements extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, pluies diluviennes et inondations.

Selon l’OMM, les températures de surface de la mer dans les principales zones de surveillance du Pacifique équatorial ont atteint ou approché le seuil caractéristique d’El Niño entre fin avril et mi-mai.

Les mesures réalisées sous la surface de l’océan révèlent également une accumulation exceptionnelle de chaleur. Dans certaines régions du Pacifique tropical, les températures dépassent de plus de 6 °C les moyennes habituelles. Cette réserve énergétique alimente progressivement les couches supérieures de l’océan, favorisant le développement du phénomène.

Le dernier Bulletin climatique saisonnier mondial de l’OMM prévoit que les températures seront supérieures aux moyennes saisonnières dans la quasi-totalité des régions du globe entre juin et août 2026.

Cette situation pourrait accentuer les risques liés au stress thermique, notamment dans les régions déjà vulnérables, et se combiner avec d’autres catastrophes comme les sécheresses et les incendies de forêt.

António Guterres appelle à une mobilisation mondiale

Dans une déclaration vidéo, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que la communauté scientifique avait lancé un avertissement sans ambiguïté. « Il existe 90 % de chances qu’El Niño se produise dans les prochains mois », a-t-il souligné. Ce phénomène risque d’amplifier les effets déjà visibles du réchauffement climatique, craint-il, en rendant les catastrophes plus destructrices, plus étendues et plus susceptibles de se propager au-delà des frontières nationales.

Le chef de l’ONU estime que la réponse doit passer par une accélération des politiques climatiques, notamment par la réduction progressive de la dépendance aux énergies fossiles, le développement massif des énergies renouvelables, le renforcement de la protection des populations vulnérables et la généralisation des systèmes d’alerte précoce.

Des impacts contrastés selon les régions

L’OMM rappelle que les conséquences d’El Niño varient selon les zones géographiques. Traditionnellement, le phénomène favorise une augmentation des précipitations dans le sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et certaines parties de l’Asie centrale.

À l’inverse, l’Amérique centrale, le nord de l’Amérique du Sud, les Caraïbes, l’Australie, l’Indonésie ainsi que plusieurs régions d’Asie du Sud sont généralement exposées à des conditions plus sèches.

L’organisation souligne enfin qu’aucune preuve scientifique ne démontre à ce jour que le changement climatique augmente directement la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño. En revanche, le réchauffement global de l’atmosphère et des océans amplifie leurs effets en fournissant davantage d’énergie et d’humidité au système climatique, favorisant ainsi les canicules, les pluies extrêmes et les catastrophes qui en découlent.

Face à cette menace, l’OMM appelle l’ensemble des pays à exploiter pleinement les prévisions climatiques saisonnières et les systèmes d’alerte précoce afin d’anticiper les risques et de réduire les pertes humaines, économiques et environnementales liées au prochain épisode El Niño.

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Réforme du Code des changes : la CONECT veut une “liberté encadrée“

Le 1er juin 2026, la Commission des finances et du budget a auditionné la CONECT sur le projet de Code des changes. Pour l’organisation patronale, cette réforme est un levier stratégique majeur de transformation économique

Le régime des changes, ont rappelé les représentants de la confédération, affecte directement l’investissement, la compétitivité des entreprises ainsi que la capacité des opérateurs économiques à accéder aux marchés internationaux, aux financements et aux partenariats étrangers. Face aux évolutions nationales, régionales et internationales, ils ont plaidé pour un équilibre entre ouverture économique et stabilité monétaire et financière.

Leur proposition phare est claire : abandonner la logique des autorisations préalables et des restrictions administratives au profit d’un régime de liberté économique encadrée, reposant sur le contrôle a posteriori. Ce nouveau système doit garantir une gouvernance efficace et être conforme aux principes constitutionnels relatifs à la liberté d’entreprendre et d’investir. Dans cette perspective, le futur Code des changes devrait poser la liberté comme principe général des transactions économiques, les exceptions devant être strictement encadrées par la loi.

Concrètement, la CONECT appelle à une libéralisation accrue des paiements courants liés à l’activité économique, à une simplification des procédures administratives et à la fixation de délais contraignants pour le traitement des demandes adressées à l’administration, dans un objectif de transparence et de sécurité juridique. Elle insiste également sur la nécessité d’adapter le cadre législatif aux profondes mutations de l’économie mondiale, notamment l’essor de l’économie numérique, l’émergence des services transfrontaliers, le développement des technologies financières ainsi que l’intégration des actifs numériques, afin d’éviter tout décalage entre la réglementation et les transformations économiques en cours.

Les représentants de la CONECT ont par ailleurs souligné l’importance de garantir aux investisseurs tunisiens et étrangers des règles claires, stables et prévisibles, leur permettant de disposer librement de leurs investissements et de leurs revenus. Cette clarté et cette stabilité, ont-ils estimé, sont essentielles pour renforcer la confiance dans le climat des affaires et améliorer le positionnement de la Tunisie dans les classements internationaux de l’investissement.

En matière de financement de l’économie, la confédération préconise de développer des mécanismes financiers modernes et d’intégrer les fonds d’investissement spécialisés dans le nouveau dispositif juridique. Ces instruments constituent selon elle des leviers essentiels pour mobiliser les ressources financières et les orienter vers les projets innovants ainsi que vers les secteurs à forte valeur ajoutée.

Enfin, concernant le régime des sanctions, la CONECT a appelé à une approche plus équilibrée et proportionnée. Elle propose de distinguer clairement les infractions formelles mineures des infractions de change graves ayant un impact direct sur l’économie nationale. Cette distinction permettrait de favoriser le respect volontaire de la réglementation sans entraver l’activité économique ni nuire à l’attractivité du pays.

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Tunisie | Coopération géospatiale entre Ageos et Unoosa

L’African Association for Geospatial Development (Ageos), basée à Tunis, a signé récemment un protocole d’accord (MoU) avec le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (United Nations Office for Outer Space Affairs – Unoosa) basé en Autriche.

Cet accord de coopération, qui couvre une période de 3 ans renouvelable, stipule la mise en place, en Tunisie, d’un Bureau régional d’appui (Regional Support Office – RSO) pour la contribution à la mise en œuvre des activités de la plateforme des Nations Unies pour l’information spatiale en vue de la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence (UN-Spider).

Les deux parties sont convenues de collaborer pour : accéder aux ressources spatiales et promouvoir leur utilisation pour la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence, par le partage de données et l’appui à l’innovation et l’entreprenariat grâce à l’expertise technique d’Ageos ; collaborer à des initiatives de renforcement des capacités pour promouvoir les technologies de l’information spatiale dans la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence et par la fourniture de conseils ; partager des ressources dans les activités d’intérêt commun, y compris la diffusion des méthodes et résultats de l’analyse des observations de la Terre des projets UN-Spider ; ainsi que des opportunités de formations et de bourses d’études à l’international dans le secteur du spatial.

L’Ageos, co-fondée et présidée par Pr. Nesrine Chehata, est une organisation non gouvernementale tunisienne engagée dans la promotion des données et technologies géospatiales, et de l’intelligence artificielle appliquée au géospatial au service du développement durable en Tunisie et en Afrique. Elle œuvre notamment pour soutenir l’adaptation aux changements climatiques, la réduction des risques de catastrophes, la gestion durable des ressources naturelles et le développement de territoires plus résilients. Ses activités portent sur le renforcement des capacités, la coopération scientifique et technique, l’innovation, ainsi que sur la sensibilisation et le partage des connaissances et des bonnes pratiques.

L’association encourage également l’utilisation des données spatiales et des technologies géospatiales pour la surveillance environnementale, la gestion des risques naturels, l’aide à la décision et l’appui aux politiques publiques.

L’Unoosa est chargée de la gestion et de la mise en œuvre du programme des Nations Unies relatif aux utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique, du renforcement de la coopération internationale dans les activités spatiales et dans l’utilisation des sciences et technologies spatiales pour parvenir à un développement durable : économique, social et scientifique, en particulier au profit des pays en développement.

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La Tunisie va se doter d’un répertoire des compétences

Une journée d’information s’est tenue le 2 juin 2026 à l’Académie diplomatique de Tunis, pour marquer le lancement officiel des travaux d’élaboration du Répertoire national des compétences et des certifications de la formation professionnelle (RNCCFP).

Organisée dans le cadre du Programme intégré d’appui au secteur de l’éducation (Pase-OS3), cofinancé par l’Union européenne (UE) et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ Tunisie, cette rencontre a réuni plus de 100 participants issus des institutions publiques, du secteur privé, des organisations professionnelles ainsi que des partenaires techniques.

L’élaboration du RNCCFP s’inscrit dans une démarche globale de réforme visant à :

– centraliser, organiser et actualiser les données relatives aux compétences et aux certifications afin de constituer une base d’information fiable au service de l’ensemble des parties prenantes, tout en renforçant la transparence du système et l’harmonisation de la lecture et de la reconnaissance des certifications ;

– faire évoluer l’offre de formation et actualiser les spécialités afin de garantir une meilleure adéquation avec les besoins du marché de l’emploi et les transformations économiques et sociales ;

– et à unifier le référentiel des compétences dans le domaine de la formation professionnelle afin de l’aligner sur les référentiels nationaux et internationaux.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a souligné que le développement du capital humain constitue un choix stratégique pour l’État tunisien dans un contexte marqué par des transformations économiques et technologiques accélérées. Il a rappelé l’importance d’adapter en permanence le système de formation professionnelle aux besoins du marché de l’emploi, à travers des outils modernes et performants garantissant la qualité des parcours de formation et une meilleure orientation vers l’emploi.

Ce répertoire constituera également une plateforme digitale de référence au service d’une gouvernance plus efficace du secteur de la formation professionnelle. Il contribuera à améliorer les capacités de planification et d’anticipation, à valoriser les compétences nationales et à renforcer le rayonnement du système tunisien de formation professionnelle aux niveaux régional et international.

La séance d’ouverture s’est clôturée par l’annonce officielle du lancement des travaux d’élaboration et de développement du RNCCFP, en présence de Aude Galli, représentante de la Délégation de l’UE en Tunisie chargée de la coopération dans les domaines de la migration, de la mobilité et de l’éducation, de Jacqueline Groth, cheffe de la Coopération allemande à l’ambassade d’Allemagne, d’ Ariane Borgstedt, directrice régionale de la GIZ Tunisie et la Libye, ainsi que de représentants des structures publiques, des organisations professionnelles et des acteurs économiques.

I. B. (avec communiqué).  

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Comment reprendre le contrôle de vos Big Data

Dans ce nouvel article de la série «Pour une IA souveraine face au piège juridique américain», l’auteur, expert en Big Data et Deep Learning au sein de l’unité de recherche ATISP, propose une formation gratuite intitulée «Du Big Data aux agents IA en moins de 3 heures !» qui vous permet de tirer profit de l’IA agentique directement sur vos clusters existants, tout en protégeant vos données critiques et sans dépendre de la bonne volonté de Washington.

Dr. Heni Bouhamed *

De nombreuses entreprises privées et institutions publiques pensent à tort être protégées sous prétexte que leurs données sont hébergées sur des serveurs situés localement, en Europe ou en Afrique. C’est une illusion dangereuse : les lois extraterritoriales américaines (comme le Patriot Act, la Fisa ou le Cloud Act) ne suivent pas la géographie des serveurs, mais la nationalité du prestataire technologique. Si votre fournisseur est américain, les autorités US peuvent accéder à vos données par simple mandat (ou même pas : la Section 702 du Fisa permet aux agences de renseignement américaines d’intercepter des communications sans mandat préalable).

Aujourd’hui, ces outils de surveillance massive sont couramment détournés à des fins de surveillance économique et d’intelligence stratégique contre les entreprises étrangères.

Face à ce péril, des institutions de premier plan font le choix de la rupture technologique. C’est le cas de l’École Polytechnique Paris, qui refuse d’installer la suite Microsoft 365 pour protéger le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation technologique contre l’espionnage économique. C’est aussi le cas de la Gendarmerie nationale et des ministères majeurs en France (comme la Transition écologique ou la Culture) qui ont opéré des migrations historiques de leur parc informatique de Windows vers Linux afin de neutraliser la télémétrie opaque et les risques de portes dérobées (backdoors).

Qu’il s’agisse de sécuriser la recherche scientifique ou de prémunir les administrations contre l’espionnage économique, la réponse est la même : s’affranchir des solutions propriétaires américaines.

Pour répondre à ce besoin crucial de souveraineté, j’ai conçu un parcours pratique et accéléré pour vous aider à migrer, vous aussi, vers des architectures Big Data/IA 100% locales et indépendantes.

Une formation gratuite

En tant qu’enseignant-chercheur, formateur Big Data / IA depuis 8 ans, CTO de Zetta-Spark.com et Ceo de DataCamp Training Tunisie, j’ai condensé des mois d’ingénierie pour vous proposer cette formation entièrement gratuite et accessible à tous les profils (ingénieurs, DSI, ou décideurs).

Le concept Zéro Slide : uniquement des schémas et des laboratoires pratiques reproductibles directement sur votre propre ordinateur.

Précision importante : il n’est pas nécessaire d’installer ou de posséder un ordinateur sous Linux Ubuntu. L’intégralité de l’environnement technique est pré-configurée dans une machine virtuelle Ubuntu prête à l’emploi, qu’il vous suffit d’héberger et de lancer sur votre PC actuel (Windows ou Mac), sans aucune modification de votre système et sans avoir besoin d’une carte graphique (GPU) coûteuse.

Vous apprendrez concrètement à transformer vos silos de données massives en véritables cerveaux digitaux autonomes.

Vos ressources et liens d’accès : la playlist vidéo (moins de 3 heures) ; le dossier complet (machine virtuelle, labs & codes).  

La certification internationale : vous trouverez dans ce dossier un examen blanc et un voucher gratuit pour passer la certification internationale CDOSS : «Du Big Data à l’IA Agentique : les fondamentaux» afin de valoriser officiellement vos compétences.

Pourquoi votre IA et vos données sont-elles en péril ?

Pour mesurer l’urgence de basculer vers des architectures locales, il est indispensable de comprendre l’arsenal législatif extraterritorial américain, qui forme une véritable tenaille juridique :

– le Patriot Act (2001) & La Section 702 du Fisa (prolongée jusqu’en avril 2026) : initialement voté pour lutter contre le terrorisme, le Patriot Act a posé les bases de la surveillance d’État. Son extension moderne, la Section 702 du Fisa, permet aux agences de renseignement américaines d’intercepter des communications sans mandat préalable. Aujourd’hui, ces outils de surveillance massive sont couramment détournés à des fins de surveillance économique et d’intelligence stratégique contre les entreprises étrangères, créant une insécurité juridique permanente pour les entités non-américaines ;

– le Cloud Act (2018) : ce texte stipule que dès lors qu’une entreprise technologique tombe sous la juridiction américaine (Google, Microsoft, AWS, OpenAI, Anthropic…), elle est légalement obligée de divulguer les données qu’elle gère aux autorités US, que ces serveurs soient à Paris, Francfort ou Tunis (contrats, brevets, secrets industriels ou dossiers médicaux, aucune donnée n’est à l’abri d’une saisie unilatérale) ;

– le piège pour vos futurs agents IA : si vous connectez vos systèmes d’information à des API comme celles d’OpenAI, d’Anthropic ou de Gemini, chaque invite (prompt) et fragment de document sensible voyage vers les États-Unis. Le Cloud Act s’applique de plein droit. En cas de tensions diplomatiques ou de conflit commercial, l’activation d’un «bouton Off» à distance ou l’injection de biais algorithmiques dans vos modèles n’est pas une théorie du complot, mais une possibilité légale à la disposition de Washington.

Des exemples concrets de résistance mondiale

Face à ce péril, la prise de conscience est mondiale et de grands blocs, institutions et acteurs technologiques décident de couper le cordon avec les géants américains :

– En Tunisie et à l’international (secteurs privé et public) : l’écosystème Zetta-Spark.com Tunisie se positionne en fer de lance en développant des architectures d’IA agentiques souveraines. En couplant le traitement Big Data distribué et l’exécution de LLM exclusivement locaux, cette initiative permet aux institutions sensibles (banques, ministères, industries) de moderniser leurs systèmes sans jamais exposer le moindre octet aux réglementations extraterritoriales ;

– En France : l’École Polytechnique Paris refuse le déploiement de la suite Microsoft 365 pour ses chercheurs et étudiants, protégeant ainsi le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation stratégique nationale contre le siphonnage légal étranger ;

– Au Royaume-Uni : la Royal Navy teste actuellement l’OS souverain «Collective» (déployé par Whitespace/Oracle) sur des équipements tactiques et des théâtres d’opérations pour s’affranchir des systèmes d’exploitation américains standards ;

– En Inde (secteur de l’IA déconnectée) : commercialisation de la solution Command Core par Arinox/Kogo, un système d’IA agentique «in a box» fonctionnant en mode totalement déconnecté d’Internet («air-gapped») pour une confidentialité absolue ;

– Dans le Monde arabe et en Afrique de l’Est : le projet de l’AICTO (Organisation arabe des TCI) déploie des piles d’IA souveraines nationales dans plusieurs pays pilotes, tandis que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a adopté une déclaration régionale pour garantir une IA entraînée exclusivement sur des données locales et gouvernée localement.

En forçant par exemple les protocoles modernes comme les connecteurs MCP (Model Context Protocol) à s’exécuter exclusivement en local, nous permettons de tirer profit de l’IA agentique directement sur nos clusters existants, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.

Le moment de reprendre le contrôle est maintenant. Pour rejoindre la formation gratuite proposée, il suffit de télécharger la machine virtuelle et les laboratoires pratiques, et sécuriser votre patrimoine technologique !

Partager ce travail et cette formation est un véritable plaisir, mais c’est avant tout une démarche militante pour que chacun puisse reprendre le contrôle de ses données.

Ces ressources ont été conçues comme un «commun numérique» accessible à tous.

Une architecture libre pour contourner le droit américain

La souveraineté numérique ne se gagne pas par des discours, elle se gagne par l’architecture technique. Pour garantir qu’aucune donnée ne quitte votre infrastructure, la solution consiste à déployer une architecture RAG (Retrieval-Augmented Generation) locale (avec Model Context Protocol éventuellement).

Voici les briques techniques open source (intégrées dans la machine virtuelle Ubuntu de la formation) qui permettent de bâtir votre propre «mini-Google + ChatGPT» privé :

En forçant par exemple les protocoles modernes comme les connecteurs MCP (Model Context Protocol) à s’exécuter exclusivement en local, nous permettons de tirer profit de l’IA agentique directement sur nos clusters existants, sans dépendre de la bonne volonté de Washington.

Le moment de reprendre le contrôle est maintenant. Rejoignez la formation, téléchargez la machine virtuelle et les laboratoires pratiques, et sécurisez votre patrimoine technologique !

* Maître assistant à l’Université de Sfax. Titulaire d’un master de l’Université de Rouen (2006) et d’un doctorat en systèmes informatiques (2013), il est co-fondateur et CTO de Zetta-Spark, ainsi que Ceo de DataCamp-Training & Consulting. Il a publié plus de 20 articles dans des revues internationales prestigieuses (SCI & Web of Science).  

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Tourisme durable : la Tunisie scelle un partenariat stratégique avec le Global Sustainable Tourism Council

La Tunisie a franchi mardi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable du secteur touristique. Et ce, avec la signature d’un accord de coopération entre l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), à l’occasion de l’atelier national sur le tourisme durable organisé à Tunis.

L’accord signé entre l’ONTT et le GSTC vise à accompagner l’adoption des normes internationales de tourisme durable et à consolider le système qualité du secteur. Il devrait également permettre à l’Office national du tourisme de développer ses missions en vue de devenir un organisme accrédité dans les domaines de la certification et de l’accréditation, selon les standards mondiaux de durabilité.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte particulier, à l’approche de la désignation de Tunis comme Capitale du Tourisme Arabe 2027. Les participants à l’atelier ont souligné la nécessité de fédérer les efforts nationaux autour d’une vision commune fondée sur le slogan « L’Humain d’abord », qui place le capital humain au cœur des politiques touristiques.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre du Tourisme a estimé que l’avenir du secteur ne se mesure plus uniquement au nombre de visiteurs. Mais il s’évalue davantage à la qualité de l’expérience proposée, à la création d’une valeur ajoutée durable et à l’implication des communautés locales dans le développement touristique.

« La durabilité n’est plus un choix », a-t-il affirmé. Tout en soulignant qu’elle constitue désormais un critère essentiel de crédibilité auprès des investisseurs et des marchés internationaux. Il précise que cette approche englobe la gestion responsable des ressources, l’amélioration de la qualité des services, la valorisation du patrimoine culturel et naturel ainsi que la réduction des impacts environnementaux.

Sofiane Tekaya a également mis en avant les atouts dont dispose la Tunisie, notamment la richesse de son patrimoine culturel et naturel, ainsi qu’un capital humain composé de compétences qualifiées et d’une jeunesse créative. Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la diversification de l’offre touristique à travers le développement du tourisme culturel, rural, écologique, saharien et agrotouristique. Tout en encourageant les expériences authentiques répondant aux nouvelles attentes des voyageurs.

Cette orientation s’accompagne d’un chantier de modernisation du cadre réglementaire, incluant la révision du système de classification des établissements touristiques, l’adaptation des cahiers des charges relatifs à l’hébergement alternatif et le soutien aux investissements générant une forte valeur ajoutée sur les plans environnemental et social. Au-delà de la signature de l’accord, l’atelier a marqué le lancement d’un dialogue national inclusif destiné à élaborer un modèle touristique tunisien plus durable, plus compétitif et mieux adapté aux évolutions du marché international.

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Office Plast bascule dans le rouge en 2025 : une perte de près de 2 millions de dinars

Office Plast a publié ses états financiers consolidés arrêtés au 31 décembre 2025. Ils font ressortir un résultat net déficitaire de 2,044 millions de dinars (MD); contre un bénéfice de 635 036 dinars en 2024.

Le chiffre d’affaires consolidé d’Office Plast progresse de 5,8 %, atteignant 41,34 MD contre 39,09 MD en 2024. Il est porté par la hausse des ventes locales (22,96 MD contre 17,41 MD). Tandis que les ventes à l’export reculent à 17,90 MD contre 21,22 MD. Le résultat d’exploitation s’établit à 2,15 MD, en retrait de 30,6 % par rapport aux 3,10 MD de 2024. Les charges de personnel bondissent à 5,71 MD, contre 2,95 MD en 2024. Soit une hausse de 93,4 %. Les charges financières nettes s’élèvent quant à elles à 2,52 MD. Le résultat courant des sociétés intégrées ressort à -135 554 dinars, avant prise en compte d’éléments extraordinaires de -1,59 MD, directement imputables à l’incendie du 25 juin 2025.

A cet égard, notons qu’un incendie avait détruit un dépôt de stockage de la société mère le 25 juin 2025. Ce qui avait généré une perte comptable nette sur immobilisations de 1,12 MD et une perte sur stocks de 4,63 MD. Un acompte d’indemnisation de 4,21 MD a été perçu auprès de l’assureur. Le solde définitif restant en cours de détermination.

Par ailleurs, le total des actifs consolidés d’Office Plast s’élève à 56,55 MD au 31 décembre 2025; contre 55,44 MD en 2024. Les capitaux propres totaux (part du groupe et minoritaires) s’établissent à 21,99 MD, dont 18,73 MD pour la part du groupe; contre 20,59 MD un an plus tôt. Les capitaux propres part du groupe enregistrent ainsi une érosion de 1,86 MD sur l’exercice. L’endettement financier non courant recule à 3,06 MD; contre 4,48 MD en 2024. Tandis que les passifs financiers courants progressent à 15,50 MD contre 13,38 MD. Enfin, les liquidités et équivalents de liquidités s’établissent à 5,51 MD; contre 8,18 MD fin 2024.

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BCE : coup de semonce avant la décision sur les taux d’intérêt

Les estimations de l’inflation dans la zone euro restent élevées, comme le montre une enquête de la BCE avant la réunion cruciale de la semaine du 8 juin…

En particulier, les anticipations d’inflation des consommateurs de la zone euro sur une période de trois ans ont légèrement diminué en avril. Ce qui a apporté un certain soulagement à la Banque centrale européenne (BCE). Même si les responsables semblent en bonne voie pour relever les taux d’intérêt.

Les prix devraient augmenter de 2,9 % au cours de cette période, contre 3 % en mars, selon l’enquête mensuelle de la BCE publiée mardi 2 juin.

Les prévisions pour les douze prochains mois sont restées inchangées à 4 %. Tandis que les perspectives pour une période de cinq ans ont été maintenues à 2,4 %, au-dessus de l’objectif d’inflation à moyen terme de 2 % fixé par la BCE.

Ces données interviennent après qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît. Ce qui signifie que la BCE ne peut ignorer la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Nous ne pouvons plus ignorer ce choc », a-t-elle souligné. « Le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît ».

Lire aussi: Lire aussi: Schnabel : la BCE approche d’une « pause » dans la baisse des taux d’intérêt

Elle a dernièrement indiqué qu’une hausse des taux serait nécessaire lors de la réunion de la BCE des 10 et 11 juin. Les marchés anticipent largement une telle mesure, les responsables politiques étant confrontés à la perspective d’une hausse des coûts de l’énergie pesant sur l’inflation. Toutefois, compte tenu des incertitudes quant à l’impact économique du conflit, les décideurs restent prudents dans leur communication.

En outre, Mme Schnabel a fait valoir qu’il est trop tôt pour déterminer le nombre de hausses de taux qui pourraient être nécessaires. Tout en notant que les décideurs politiques continueront d’évaluer les données et les développements à venir au Moyen-Orient. « Il est trop tôt pour dire qu’il y aura un certain nombre d’augmentations et que ce sera terminé », a-t-elle déclaré. « Nous devons vraiment voir ce qui se passe », a-t-elle ajouté.

Comme elle l’a également mentionné, le choc actuel diffère des crises énergétiques précédentes car il agit de plus en plus comme un choc de demande mondiale, tout en augmentant les coûts de production dans le monde entier.

Dans le même temps, certains responsables s’inquiètent également de l’impact de la guerre sur l’activité économique. Un sondage de la BCE révélant un pessimisme accru. Les personnes interrogées anticipent une contraction du PIB de 2,2 % au cours des douze prochains mois (contre une estimation de -2,1 % en mars). Les prévisions concernant le taux de chômage à un an ont, quant à elles, baissé à 11,2 %, contre 11,3 % précédemment.

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Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève

Le secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance s’apprête à connaître un important mouvement social. La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé l’organisation d’une grève sectorielle de trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2026. Et ce, pour protester contre le blocage des négociations sociales et l’absence d’accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs responsables syndicaux et représentants des structures professionnelles du secteur. Cette rencontre a permis d’exposer les raisons de cette escalade. Tout en dressant un état des lieux de la situation sociale au sein des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance.

Selon les responsables syndicaux, le recours à la grève n’était pas envisagé dans un premier temps. Ils affirment avoir privilégié le dialogue et les négociations durant plusieurs mois; avant d’opter pour cette forme de mobilisation. La fédération estime toutefois que le processus de négociation a été marqué par des retards répétés et une absence d’avancées concrètes. Malgré l’expiration des délais habituellement retenus pour la conclusion des accords salariaux périodiques.

A cet égard, les représentants des salariés soulignent que les employés du secteur attendent toujours la finalisation d’un accord portant sur les augmentations de salaires pour l’année 2025. Ils mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie pour justifier leurs revendications.

De son côté, la direction syndicale du secteur considère également que les discussions menées ces derniers mois ont connu une phase de blocage. Tout en estimant que la partie patronale n’a pas présenté de propositions répondant aux attentes des agents et des cadres. Face à cette situation, les structures syndicales ont donc décidé de durcir leur position. Et pour ce faire de recourir à la grève, afin de défendre les droits professionnels et sociaux de leurs adhérents.

Au final, ce mouvement pourrait avoir des répercussions importantes sur l’activité bancaire et financière du pays durant les trois journées annoncées. Alors que les regards se tournent désormais vers une éventuelle reprise du dialogue entre les différentes parties, afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

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Tunisie | Hausse des exportations d’huile d’olive de 64 % en 6 mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une forte accélération lors de la campagne 2025-2026 : entre novembre 2025 et avril 2026, le pays a exporté 295 400 tonnes, contre 180 200 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 63,9 %.

Ces chiffres ont été annoncés par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), qui indique que la croissance des volumes s’est traduite par une hausse significative des revenus.

Au cours des six premiers mois de la campagne, les recettes d’exportation ont atteint 3 643,8 millions de dinars tunisiens (MDT), soit environ 1 104,2 millions d’euros, contre 2 442,4 MDT (environ 740,1 millions d’euros) sur la même période de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 49,2 %.

Cependant, malgré la forte augmentation des volumes vendus, les prix moyens ont diminué.

En avril 2026, le prix moyen à l’exportation s’établissait à 12,67 dinars le kg (environ 3,84 euros), contre 13,77 dinars (environ 4,17 euros) en avril de l’année précédente, soit une baisse de 8 %. Selon la catégorie, les prix variaient entre 8,81 et 16,55 dinars le kg, soit environ entre 2,67 et 5,02 euros.

La filière tunisienne continue d’exporter principalement des produits en vrac : l’huile conditionnée ne représente que 12,5 % des volumes vendus à l’étranger, malgré une légère augmentation par rapport aux 11,9 % de la saison précédente.

La part de l’huile vendue en vrac se maintient ainsi à 87,5 %.

L’huile d’olive extra vierge représente 83,5 % des exportations tunisiennes d’huile d’olive. L’Union européenne (UE) demeure la principale destination de l’huile d’olive tunisienne, absorbant 56,5 % des volumes exportés. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (23,2 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique (4,5 %). Parmi les pays importateurs, l’Espagne reste le premier acheteur avec 32,3 % des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,6 %) et des États-Unis (19 %).

L’huile d’olive biologique est également en plein essor : au cours des six premiers mois de la campagne, la Tunisie a exporté 37 900 tonnes, pour une valeur de 497,7 MDT (environ 150,8 millions d’euros). Cependant, la part de l’huile biologique conditionnée ne dépasse pas 5,7 % des volumes. Le prix moyen de ce type d’huile s’établissait à 13,12 dinars le kilogramme, soit environ 3,98 euros, avec 12,94 dinars (environ 3,92 euros) pour les produits en vrac et 16,15 dinars (environ 4,89 euros) pour les produits conditionnés.

L’Italie est le premier marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, représentant 38 % des exportations, devant les États-Unis (25 %), l’Espagne (24 %) et la France (8 %). Ce chiffre confirme le rôle central du marché italien pour le segment le plus qualitatif de la filière tunisienne, tandis que les ventes en gros sur les marchés européens, notamment espagnol et italien, demeurent la principale source d’exportations.

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Cap sur les 95 dollars pour le Brent

Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 4 % à la clôture des marchés le lundi 1er juin 2026, alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, avec des inquiétudes grandissantes quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en provenance du Moyen-Orient.

Ces gains sont intervenus après de nouveaux échanges de frappes militaires entre Washington et Téhéran au cours du week-end, alors qu’Israël a étendu ses opérations militaires au Liban…

Selon le système de surveillance des marchés de la plateforme énergétique basée à Washington, la détérioration de la situation sécuritaire dans la région a réduit les espoirs d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, un accord qui avait temporairement apaisé les marchés ces derniers jours.

Prix ​​du pétrole aujourd’hui

À la clôture de la séance du lundi 1er juin, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en août 2026 ont augmenté de 4,24 % pour atteindre 94,98 dollars le baril. Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en juillet 2026, ont bondi de 5,49 % pour atteindre 92,16 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée.

Les analystes estiment que les préoccupations liées à l’offre ont éclipsé les faibles données économiques en provenance de Chine, qui ont montré un ralentissement de l’activité industrielle et une pression continue sur les exportations et la demande intérieure.

Les inquiétudes se sont également accrues concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du flux mondial de pétrole et de gaz, suite aux informations faisant état de la pose continue de mines marines dans cette zone sensible.

Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré que les inquiétudes croissantes concernant les mines navales dans le détroit d’Ormuz pourraient retarder le retour à un trafic maritime normal. Ce qui signifie que la pression à la hausse sur les prix se poursuivra même si le détroit est rouvert.

Il a ajouté que tout accord politique éventuel entre les États-Unis et l’Iran n’entraînerait pas nécessairement un afflux immédiat de grandes quantités de pétrole sur les marchés mondiaux. Ce qui limite les chances d’une chute rapide des prix.

De son côté, Goldman Sachs a averti que la faiblesse de la demande de pétrole en Chine et en Europe représente un risque majeur pour ses prévisions de prix du pétrole pour le quatrième trimestre 2026.

L’organisation a néanmoins confirmé que toute nouvelle perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix du pétrole brut Brent à des niveaux supérieurs à ses prévisions actuelles de 90 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut West Texas Intermediate pourrait dépasser 83 dollars le baril.

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La Tunisie selon la BAD : Une reprise fragile sur fond de contraintes structurelles persistantes

Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en mai 2026, consacre une note pays à la Tunisie ainsi que plusieurs mentions transversales dans ses chapitres thématiques. La lecture croisée de ces passages dessine le portrait d’une économie en redressement modéré, encore lestée par des fragilités structurelles profondes. Avertissement préalable, […]

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Tabarka 2026 | Arrivée du premier vol touristique en provenance de Pologne

L’aéroport international de Tabarka-Aïn Draham a accueilli, ce lundi matin 1er juin 2026, son premier vol touristique direct en provenance de Pologne, avec à son bord 190 touristes.

Cette liaison, organisée par une compagnie aérienne étrangère pour le compte d’un tour-opérateur international, constitue une première pour la ville de Tabarka, comme l’a souligné le commissaire régional au tourisme de Tabarka-Aïn Draham.

Ce flux de vols saisonniers devra se poursuivre à l’aéroport de Tabarka-Aïn Draham jusqu’à la première semaine d’octobre 2026, indique la même source, en précisant que le programme prévoit un rythme régulier de deux vols hebdomadaires : le premier en provenance de Pologne et le second depuis la République tchèque.

Le coup d’envoi de la saison touristique est ainsi officiellement donné à Jendouba et le programme promet une belle dynamique pour l’économie et l’hôtellerie du Nord-Ouest tunisien, souligne encore la même source.

Y. N.

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