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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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Industrie automobile : FORVIA envisage de renforcer sa présence en Tunisie

Le groupe français FORVIA, spécialisé dans les composants automobiles, envisage de développer davantage ses activités en Tunisie. Cette perspective a été évoquée lors d’une réunion entre ses responsables et le ministre de l’Économie et de la Planification, consacrée au bilan des filiales tunisiennes du groupe et aux opportunités d’investissement dans le secteur.

Les perspectives de développement du groupe français FORVIA en Tunisie ont été examinées lors d’une réunion tenue entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du leader mondial des composants automobiles, conduite par son directeur général des opérations, Olivier Lefebvre.

La réunion s’est tenue en présence du directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), du chargé de la gestion de l’Instance tunisienne de l’investissement (TIA) ainsi que du directeur général du climat des affaires au ministère.

Deux filiales et plus de 1000 emplois

Présent en Tunisie à travers deux filiales, FORVIA emploie plus d’un millier de personnes.

La première est spécialisée dans la fabrication de housses de sièges automobiles et compte près de 800 employés. La seconde intervient dans les domaines des systèmes d’information, de la digitalisation et de l’innovation appliquées à l’industrie automobile, avec un effectif d’environ 250 ingénieurs et techniciens.

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À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué les performances réalisées par les deux entités depuis leur implantation en Tunisie.

La Tunisie met en avant ses atouts

Le ministre a souligné plusieurs facteurs favorables à l’investissement, notamment la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, la stabilité politique et sociale du pays, sa position géographique stratégique ainsi que son expertise reconnue dans l’industrie des composants automobiles.

Il a également réaffirmé l’engagement de son département à accompagner l’entreprise dans la réalisation de ses projets et à lui fournir les conditions nécessaires à leur mise en œuvre.

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FORVIA satisfaite de ses résultats

De son côté, Olivier Lefebvre a présenté les activités du groupe et ses orientations stratégiques dans un secteur en pleine mutation.

Le responsable a exprimé sa satisfaction quant aux performances enregistrées par les deux filiales tunisiennes, estimant que les résultats obtenus constituent un signal positif en faveur d’un développement futur des activités du groupe en Tunisie.

Cette perspective conforte la place de la Tunisie parmi les destinations attractives pour les investissements liés à l’industrie automobile et aux activités à forte valeur ajoutée.

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La Tunisienne Aziza Seddik entre dans l’histoire de l’aviation civile mondiale

Une nouvelle distinction internationale vient couronner les compétences tunisiennes dans le secteur aéronautique. Aziza Seddik a obtenu une prestigieuse accréditation de l’Organisation de l’aviation civile internationale, devenant la première femme au monde à recevoir cette certification en tant que formatrice dans le domaine de la sécurité de l’aviation.

Cette certification concerne la sécurité de l’aviation civile, plus particulièrement son volet théorique, un domaine stratégique pour le développement et la sûreté du transport aérien international.

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Une première mondiale au féminin

Selon un communiqué du Centre régional de formation en sûreté de l’aviation de l’OACI à Tunis, cette distinction fait d’Aziza Seddik la première femme au monde à décrocher cette accréditation internationale en qualité de formatrice certifiée dans le domaine de l’aviation civile.

Cette reconnaissance consacre un parcours professionnel marqué par l’expertise et l’engagement dans la formation des cadres et spécialistes de la sûreté aérienne.

Un rayonnement accru pour le centre de Tunis

Au-delà de la réussite individuelle, cette accréditation constitue également une nouvelle consécration pour le Centre régional de formation en sûreté de l’aviation de Tunis.

L’institution devrait ainsi renforcer sa visibilité à l’échelle internationale et consolider son statut de centre de référence en matière de formation, de développement des compétences et de renforcement des capacités dans la région.

Une vitrine pour l’expertise tunisienne

Cette distinction devrait également contribuer à valoriser davantage les compétences tunisiennes au sein des programmes de formation de l’OACI.

Elle ouvre la voie à une présence renforcée des experts tunisiens dans les initiatives internationales dédiées au développement du secteur de l’aviation civile, confirmant la capacité de la Tunisie à se positionner parmi les acteurs reconnus dans ce domaine hautement spécialisé.

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Tunisie : 162.435 candidats passent à l’heure du baccalauréat

La session principale du baccalauréat 2026 débute ce mercredi 3 juin en Tunisie. Au total, 162.435 candidats sont attendus dans les centres d’examen à travers le pays. Le ministère de l’Éducation assure avoir finalisé l’ensemble des préparatifs logistiques et sécuritaires afin de garantir le bon déroulement de cette échéance nationale.

Les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 débutent ce mercredi 3 juin et se poursuivront les 4, 5, 8, 9 et 10 juin. Selon les données communiquées par le ministère de l’Éducation, 162.435 candidats prendront part à cette session à travers l’ensemble du territoire national.

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Parmi eux, 83% sont inscrits dans les établissements secondaires publics, 12% proviennent des lycées privés et 5% se présentent en candidats libres.

Les résultats de cette session principale seront annoncés le 23 juin.

Une importante mobilisation logistique

Pour assurer le bon déroulement des examens, le ministère a mobilisé un vaste dispositif organisationnel comprenant 5988 centres d’examen, 27 centres de dépôt des copies, 7 centres de collecte et de distribution ainsi que 32 centres de correction répartis dans les différentes régions du pays.

Les autorités affirment avoir achevé l’ensemble des préparatifs logistiques et techniques en coordination avec plusieurs ministères et structures concernées.

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Des aménagements pour les candidats à besoins spécifiques

Le ministère a également prévu plusieurs mesures exceptionnelles destinées à faciliter le passage des épreuves pour certains candidats.

Ainsi, les sujets d’examen seront imprimés en caractères agrandis pour 132 candidats, tandis que 54 candidats bénéficieront de sujets transcrits en braille. Par ailleurs, 1127 candidats disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chaque épreuve.

Trente candidats composeront depuis des établissements pénitentiaires, alors que trois candidats atteints d’albinisme participeront également à cette session.

L’économie et gestion en tête des effectifs

La répartition des candidats par section montre une prédominance de la filière économie et gestion, qui rassemble 56.201 candidats.

Les autres sections comptent 28.780 candidats en sciences expérimentales ; 26.685 candidats en lettres ; 21.677 candidats en sciences techniques ; 18.916 candidats en sciences informatiques ; 8112 candidats en mathématiques ; et 2064 candidats en sport.

Renforcement des mesures contre la fraude

Le ministère de l’Éducation indique avoir renforcé son dispositif de lutte contre la fraude afin de préserver la crédibilité du diplôme du baccalauréat.

Des sessions de formation ont été organisées au profit du personnel chargé de la surveillance des épreuves. Une coordination accrue a également été mise en place avec les autorités compétentes pour lutter contre les réseaux de commercialisation des moyens de fraude.

Des espaces spécifiques ont par ailleurs été aménagés dans les centres d’examen pour le dépôt des téléphones portables et des appareils électroniques interdits pendant les épreuves.

Le ministère réaffirme enfin son engagement à garantir aux candidats des conditions d’examen normales et équitables, tout en préservant la valeur scientifique et académique du diplôme du baccalauréat tunisien.

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« Appareil secret » : Le procès lié à Ennahdha entre dans sa dernière ligne droite

Le procès lié à ce que les autorités judiciaires désignent comme l’affaire de la « structure parallèle » ou l »appareil secret » associée au mouvement Ennahdha a franchi une étape décisive ce mardi 2 juin 2026. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a clôturé les dernières phases de la procédure avant de mettre le dossier en délibéré, en vue du prononcé du jugement.

Concrètement, cela signifie que les débats judiciaires sont désormais terminés. Le tribunal a entendu les accusés, examiné les éléments du dossier et écouté les plaidoiries des avocats. La prochaine étape ne dépend plus des parties au procès, mais uniquement des juges, qui doivent désormais analyser l’ensemble des pièces avant de rendre leur décision.

Une procédure marquée par plusieurs étapes d’audition

Lors de l’audience de clôture, les juges ont procédé à la phase dite d’« ultime audition » des accusés. Le dossier a notamment impliqué plusieurs personnalités politiques et sécuritaires connues.

Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du mouvement Ali Larayedh, ainsi que d’autres anciens responsables sécuritaires et cadres politiques. Les auditions ont été organisées en plusieurs séances successives, durant lesquelles ont été entendus les principaux accusés, les personnes poursuivies en liberté ainsi que les représentants des services sécuritaires impliqués dans le dossier.

Les plaidoiries des avocats ont également été entendues avant la clôture définitive des débats.

Un dossier complexe impliquant plusieurs catégories d’accusés

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne 35 personnes poursuivies à des degrés divers. Parmi elles, certaines sont en détention dans le cadre de cette affaire, dont des figures politiques de premier plan comme le président du mouvement Rached Ghannouchi, tandis que d’autres sont poursuivies dans des dossiers connexes ou comparaissent en liberté.

Lire aussi : Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

Le dossier comprend également des personnes en fuite. Les chefs d’accusation, tels qu’ils apparaissent dans la procédure judiciaire, s’inscrivent dans le cadre des affaires traitées par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ce qui explique la compétence de cette juridiction spécialisée.

Une affaire ouverte depuis 2022

Ce dossier remonte à l’année 2022, à la suite d’une plainte déposée par la défense des deux figures politiques assassinées en 2013, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. L’affaire a d’abord été instruite par le parquet du tribunal de première instance d’Ariana, avant d’être transférée en septembre 2023 au pôle judiciaire antiterroriste, seul compétent pour ce type de contentieux.

Les parties civiles estiment que ce dossier s’inscrit dans un ensemble plus large d’enquêtes liées aux assassinats politiques de 2013, en lien avec d’autres volets judiciaires encore en cours d’examen.

Où en est-on aujourd’hui ?

Sur le plan strictement procédural, la phase d’instruction et de jugement est désormais achevée. Le tribunal a clos les débats et mis l’affaire en délibéré. Cela signifie que les juges se retirent pour examiner le dossier en interne, sans nouvelles interventions des avocats ou des accusés.

Aucune nouvelle audience n’est prévue à ce stade. Le procès entre ainsi dans sa dernière phase, celle de la décision judiciaire finale. Le verdict sera rendu lors d’une audience ultérieure dont la date sera fixée par le tribunal.

Dans ce type de procédure criminelle, le délibéré peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines selon la complexité du dossier et le volume des pièces à examiner. Le jugement attendu constituera donc l’aboutissement d’un dossier judiciaire ouvert depuis plusieurs années et marqué par de multiples rebondissements procéduraux.

La décision à venir sera déterminante, tant sur le plan judiciaire que politique, au regard de la sensibilité du dossier et des personnalités impliquées.

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Certificat de base et “sixième” : Recul des candidats en 2026

Les examens nationaux de fin de cycle primaire et de l’enseignement de base se dérouleront à partir de la mi-juin, selon les données présentées par le ministère de l’Éducation lors d’une conférence de presse tenue le 1er juin 2026 à Tunis. Les autorités ont également relevé une diminution du nombre de candidats par rapport à la session 2025, aussi bien pour le certificat de fin d’études de l’enseignement de base que pour le concours d’accès aux collèges pilotes.

Les épreuves écrites du certificat de fin d’études de l’enseignement de base, dans ses filières générale et technique, sont programmées les 18, 19 et 20 juin. Elles seront suivies par les épreuves écrites du concours d’accès aux collèges pilotes les 22, 23 et 24 juin.

Ce calendrier s’inscrit dans la session 2026 des examens nationaux, avec une organisation étalée sur deux semaines consécutives afin de garantir le bon déroulement logistique des différentes épreuves.

Baisse du nombre de candidats au certificat de base

Pour la filière générale, 32 004 candidats sont inscrits cette année à l’examen du certificat de fin d’études de l’enseignement de base, soit une baisse de 1 163 candidats par rapport à 2025. Ce volume représente environ 18 % de l’ensemble des élèves de la neuvième année de l’enseignement de base général, estimé à 175 024 élèves.

Dans la filière technique, 203 candidats se présentent à la même certification, enregistrant un recul de 106 candidats sur un an. Cette catégorie ne représente plus qu’environ 4 % des élèves de neuvième année technique, sur un total de 5 381 élèves.

Accès aux collèges pilotes : plus de 62 000 candidats

Le concours d’accès aux collèges pilotes enregistre 62 450 candidats pour la session 2026, soit une baisse de 1 608 candidats par rapport à 2025. Ces candidats représentent environ 29 % des élèves de la sixième année de l’enseignement de base.

Les 62 450 élèves se disputent 3 850 places disponibles dans les établissements pilotes, ce qui maintient une forte sélectivité du concours malgré la baisse du nombre de participants.

Mesures d’accompagnement pour les candidats

Le ministère de l’Éducation a indiqué avoir mis en place plusieurs mesures spécifiques pour certains candidats. Pour l’examen du certificat de fin d’études de l’enseignement de base, 14 élèves bénéficient d’une adaptation des sujets avec agrandissement de la police d’écriture, un candidat dispose de sujets en braille, et 67 candidats bénéficient d’un tiers de temps supplémentaire par épreuve.

Lire aussi : Baccalauréat 2026 : Dispositif renforcé pour les candidats en situation de handicap

Des dispositifs similaires ont été prévus pour le concours d’accès aux collèges pilotes, avec 14 candidats bénéficiant de l’agrandissement de la police et 67 candidats disposant d’un temps supplémentaire.

Résultats attendus début juillet

Selon le calendrier annoncé, les résultats du certificat de fin d’études de l’enseignement de base seront publiés le 6 juillet 2026. Ceux du concours d’accès aux collèges pilotes seront annoncés le 10 juillet 2026.

Les chiffres communiqués traduisent une légère contraction du nombre de candidats dans les deux principaux examens de transition du système éducatif. Cette évolution, bien que modérée, interroge sur la démographie scolaire et les dynamiques d’orientation en fin de cycle de base, dans un contexte où la sélectivité des parcours reste marquée, notamment pour l’accès aux établissements pilotes.

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Tunisie – Migration irrégulière : Des points de regroupement pour les retours volontaires

Le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir mis en place, depuis quatre mois, un nouveau mécanisme de regroupement des migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne souhaitant retourner volontairement dans leurs pays d’origine, rapporte Mosaïque FM.

Cette mesure vise principalement les migrants présents dans le Grand Tunis, à Nabeul et dans d’autres régions du pays, qui rencontrent des difficultés pour rejoindre la région de Sfax, où se trouve le principal centre d’accueil dédié au programme de retour volontaire.

Cette annonce a été faite mardi 2 juin 2026, en marge d’une opération de transfert de migrants depuis Tunis vers le camp du kilomètre 21, situé dans la délégation d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax.

58 migrants transférés vers le camp d’El Amra

Selon un représentant du ministère de l’Intérieur chargé du point de regroupement à Tunis, un bus transportant 58 migrants en situation irrégulière a quitté la capitale dans la matinée en direction du camp d’El Amra.

Les personnes concernées doivent y finaliser les procédures administratives et logistiques nécessaires avant leur rapatriement dans le cadre du programme de retour volontaire.

Lire aussi : Migration irrégulière : Opération record de retour volontaire depuis El Amra

Le responsable a précisé que cette démarche repose exclusivement sur le principe du volontariat et concerne les migrants ayant exprimé leur souhait de rentrer dans leurs pays d’origine.

Une nouvelle organisation mise en place depuis quatre mois

D’après les autorités, le ministère de l’Intérieur a commencé par mener des campagnes de sensibilisation auprès des migrants intéressés par le retour volontaire.

Face aux difficultés de déplacement rencontrées par plusieurs migrants installés hors de Sfax, les autorités ont ensuite décidé de créer un point de regroupement dans la capitale afin de faciliter leur prise en charge avant leur transfert vers le camp principal d’El Amra.

Le camp du kilomètre 21 est opérationnel depuis la mi-juin 2025. Il avait été aménagé après les opérations sécuritaires menées contre plusieurs camps informels de migrants installés dans la région de Sfax, devenue l’un des principaux points de départ des traversées clandestines vers l’Europe.

Sfax au cœur du dossier migratoire

Depuis plusieurs mois, la question migratoire occupe une place centrale dans le débat public tunisien, notamment dans les régions du littoral sud-est où se concentrent d’importants groupes de migrants subsahariens.

Les autorités tunisiennes multiplient les opérations de démantèlement de camps anarchiques et affirment privilégier les solutions de retour volontaire, en coordination avec différentes structures nationales et internationales concernées par la migration.

Le programme de retour volontaire s’inscrit dans un contexte de pression migratoire persistante en Méditerranée centrale, alors que Tunis cherche à renforcer le contrôle des départs irréguliers tout en évitant une aggravation des tensions humanitaires et sociales dans certaines régions du pays.

Les autorités n’ont toutefois pas communiqué, à ce stade, le nombre total de migrants ayant bénéficié du programme de retour volontaire depuis le lancement du dispositif.

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Hôtels, maisons d’hôtes… : Vers une nouvelle classification touristique en Tunisie

La Tunisie veut tourner la page du tourisme de masse centré uniquement sur les chiffres de fréquentation. Réunis ce mardi 2 juin 2026 à Tunis, responsables institutionnels, experts et acteurs du secteur ont affiché une nouvelle ambition : faire de la durabilité un pilier stratégique du tourisme tunisien, avec l’humain placé au cœur des politiques publiques.

Organisée sous le thème « Sustainable Tunisia | Human First – Tunisie durable | L’humain d’abord », une workshop nationale consacrée au tourisme durable s’est tenue sous la supervision du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, en présence du directeur exécutif du Global Sustainable Tourism Council (GSTC).

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la volonté de la Tunisie d’aligner son secteur touristique sur les standards internationaux en matière de durabilité, à un moment où les voyageurs accordent de plus en plus d’importance à l’impact environnemental, social et culturel de leurs séjours.

Vers une nouvelle vision du tourisme tunisien

Dans son intervention, le ministre du Tourisme a insisté sur le fait que l’avenir du secteur ne peut plus être évalué uniquement à travers le nombre de visiteurs. Selon lui, la compétitivité d’une destination dépend désormais de la qualité de l’expérience proposée, de la préservation des ressources naturelles et culturelles ainsi que de la capacité à intégrer les communautés locales dans la dynamique touristique.

Le responsable a estimé que la Tunisie dispose de nombreux atouts pour réussir cette transition : patrimoine culturel diversifié, richesse naturelle, potentiel saharien, tourisme balnéaire, mais aussi capital humain et jeunesse créative.

Le ministère entend ainsi promouvoir un modèle touristique plus inclusif et davantage orienté vers la valeur ajoutée que vers le volume.

Un accord stratégique avec le GSTC

La workshop a également été marquée par la signature d’un accord de coopération entre l’Office national tunisien du tourisme (ONTT) et le GSTC, considéré comme une référence mondiale en matière de normes de tourisme durable.

Cet accord vise notamment à renforcer l’intégration des standards internationaux dans les établissements touristiques tunisiens et à développer les mécanismes de certification et de labellisation.

Les autorités tunisiennes souhaitent ainsi améliorer l’image de la destination Tunisie sur les marchés internationaux, alors que plusieurs pays concurrents misent déjà sur le tourisme responsable pour attirer une clientèle à fort pouvoir d’achat.

Lire aussi : Tunisie : Reclassification des hôtels sur la base des avis clients en cours

Diversifier l’offre au-delà du balnéaire

La réflexion engagée dépasse le seul cadre environnemental. Les participants ont mis en avant la nécessité de diversifier l’offre touristique tunisienne, longtemps dominée par le modèle balnéaire traditionnel.

Parmi les pistes évoquées figurent le développement du tourisme culturel, rural, écologique, saharien et agricole, ainsi que la valorisation des expériences locales authentiques.

Cette orientation s’inscrit dans une évolution mondiale des attentes des voyageurs, de plus en plus attirés par des séjours personnalisés, immersifs et respectueux des territoires visités.

Le chantier concerne également la réforme du cadre réglementaire, la modernisation du système de classification des établissements touristiques et l’encouragement des investissements à forte valeur environnementale et sociale.

L’humain au cœur de la stratégie

Au-delà des infrastructures, les intervenants ont insisté sur l’importance de la gouvernance, de la formation des ressources humaines et de l’amélioration de la qualité des services.

Le slogan « L’humain d’abord » reflète cette volonté de replacer les citoyens, les travailleurs du secteur et les populations locales au centre du développement touristique.

Les organisateurs considèrent que la durabilité ne relève plus uniquement d’un enjeu écologique, mais constitue aussi un projet économique et sociétal destiné à garantir un développement équilibré des régions touristiques.

Cap sur 2027

Cette dynamique intervient alors que la Tunisie se prépare à devenir capitale du tourisme arabe en 2027, un rendez-vous que les autorités veulent transformer en vitrine régionale du nouveau positionnement touristique du pays.

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Tunisie : Grève de trois jours annoncée dans les banques et les assurances

Le secteur bancaire et celui des assurances connaîtront une grève générale les 23, 24 et 25 juin 2026. Les syndicats dénoncent la rupture des négociations sociales et réclament l’application des augmentations salariales au titre de 2025.

Un bras de fer social qui s’inscrit dans la durée

Cette nouvelle montée de tension intervient dans la continuité d’un conflit social engagé depuis plusieurs mois dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance.

En novembre 2025, le secteur avait déjà connu une grève générale de deux jours à la suite de l’échec des négociations salariales entre les organisations syndicales et patronales. Malgré plusieurs tentatives de reprise du dialogue depuis, aucun accord durable n’a permis de désamorcer les tensions.

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Des revendications centrées sur les salaires

Selon le Secrétaire général de la fédération des banques et institutions financières relevant de l’UGTT, Sami Salhi, une conférence de presse tenue ce mardi au siège de la centrale syndicale, a débouché sur cette mobilisation, qui vise à obtenir la reprise des négociations sociales et l’application des augmentations salariales pour 2025.

La partie syndicale estime que la suspension des discussions constitue une violation de la législation en vigueur ainsi que de la convention collective sectorielle.

Elle juge également que les propositions patronales actuellement avancées — comprises entre 70 et 100 dinars d’augmentation mensuelle — restent largement insuffisantes au regard des performances financières du secteur.

Un secteur bancaire jugé très rentable

Les syndicats s’appuient sur les résultats récents des établissements bancaires pour appuyer leurs revendications. Selon les données de supervision bancaire disponibles de la Banque centrale de Tunisie, le résultat net du secteur avait atteint 1,6 milliard de dinars en 2024, en hausse de 11,9%, avec un produit net bancaire global de 8 035 millions de dinars.

Pour la fédération, ce niveau de rentabilité rend difficilement acceptable une revalorisation limitée à 70-100 dinars par mois.

Un autre point de blocage sur les crédits aux employés

Le communiqué syndical évoque également un différend lié à l’application de l’article 412 du Code de commerce relatif aux crédits accordés aux employés des banques.

La fédération accuse certaines parties patronales de refuser des mesures visant à alléger les charges financières supportées par les salariés du secteur, malgré les bénéfices enregistrés par les établissements bancaires.

Vers de nouvelles actions de protestation

La fédération prévient enfin qu’une série de mouvements de protestation pourrait suivre cette grève, en cas d’absence d’accord sur les revendications en cours.

Les employés du secteur bancaire et financier réaffirment leur rejet de toute proposition jugée insuffisante et maintiennent la pression sur les organisations patronales et les autorités de régulation.

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Affaires BFT et Slim Chiboub : Le procès de Sihem Bensedrine renvoyé au 18 juin

La chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 18 juin 2026 l’examen des dossiers visant Sihem Bensedrine.

Sihem Bensedrine a indiqué avoir comparu ce lundi 1er juin 2026 devant la chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis, dans le cadre de deux dossiers judiciaires la concernant.

Une demande de report acceptée par le tribunal

Les affaires en question portent sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), incluant des accusations de falsification présumée du rapport final de l’Instance Vérité et Dignité, ainsi que sur une décision arbitrale liée à l’homme d’affaires Slim Chiboub.

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Selon les éléments rapportés, les avocats de Sihem Bensedrine ont sollicité un report des audiences, estimant ne pas avoir eu accès à l’ensemble des pièces du dossier, lesquelles auraient été transmises à la Cour de cassation.

La juridiction a accepté la demande tout en précisant qu’il s’agirait du dernier report avant les plaidoiries et le prononcé du jugement.

La prochaine audience a finalement été fixée au 18 juin 2026.

Libérée mais interdite de voyage

L’ex-présidente de l’Instance Vérité et Dignité avait été arrêtée le 1er août 2024, à la suite d’un mandat de dépôt émis par le juge d’instruction. Une ancienne fonctionnaire de l’Instance l’accuse d’avoir manipulé des éléments du rapport, notamment en lien avec le contentieux opposant la Tunisie à la Banque franco-tunisienne.

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Sihem Bensedrine a fait l’objet de plusieurs enquêtes devant le Pôle judiciaire économique et financier, portant sur sa gestion de l’Instance Vérité et Dignité. Initialement soumise à un contrôle judiciaire avec interdiction de voyager, elle avait été incarcérée à la suite d’une décision du juge d’instruction, qui avait ordonné la poursuite des investigations.

Dans le cadre de ces affaires, elle passé sept mois en détention avant d’être remise en liberté le 19 février 2025, à la suite de la dégradation de son état de santé. Elle restait toutefois poursuivie dans six affaires distinctes.

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Tunisie – Météo : Orages et pluies annoncées dans le centre-ouest

Des cellules orageuses accompagnées de pluies éparses pourraient se développer cet après-midi sur les hauteurs du centre-ouest du pays. Ailleurs, le temps restera peu à partiellement nuageux avec des températures pouvant atteindre 38°C.

Orages localisés et chaleur jusqu’à 38°C en Tunisie

L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit pour ce mardi 2 juin un temps peu à partiellement nuageux sur l’ensemble du territoire tunisien.

L’après-midi, des cellules orageuses pourraient se former sur les hauteurs du centre-ouest du pays. Ces développements nuageux devraient être accompagnés de pluies éparses dans les zones concernées.

Des températures élevées à l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 28 et 33 degrés sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs.

Dans les autres régions, le mercure poursuivra sa hausse pour atteindre des valeurs comprises entre 33 et 38 degrés, traduisant une ambiance relativement chaude pour cette période.

Le vent soufflera du secteur sud. Il sera relativement fort près des côtes Est, tandis qu’il restera faible à modéré sur le reste du territoire.

Selon les prévisions de l’INM, la mer sera peu agitée sur l’ensemble du littoral tunisien.

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Phosphates : Omar Bouzouada prend les commandes de la CPG et du GCT

Les autorités ont procédé à un changement à la tête des deux principales entreprises publiques du secteur des phosphates. Omar Bouzouada a été nommé président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa et du Groupe chimique tunisien, selon des décrets publiés au Journal officiel de la République tunisienne.

Un changement de gouvernance est intervenu au sein des deux principales entreprises publiques du secteur des phosphates en Tunisie. Selon le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 1er juin 2026, Omar Bouzouada a été nommé président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT).

Cette nomination est prévue par le décret n°2026-79 du 1er juin 2026.

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Fin de fonctions pour les dirigeants sortants

Dans le même cadre, le décret n°2026-80 met fin aux fonctions d’Abdelkader Amaidi en qualité de directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Par ailleurs, le décret n°2026-81 du 1er juin 2026 met également fin aux fonctions de Hédi Youssef en tant que directeur général du Groupe chimique tunisien.

Un secteur stratégique pour l’économie tunisienne

La CPG et le GCT constituent les principaux acteurs de la filière phosphatière tunisienne, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale en raison de son poids dans les exportations et les recettes en devises.

La nomination d’un dirigeant unique à la tête des deux groupes intervient dans un contexte marqué par les enjeux liés à la production, à la transformation et à la valorisation du phosphate tunisien.

La Compagnie des phosphates de Gafsa fait face depuis plusieurs années à une baisse de sa production en raison de mouvements sociaux récurrents, de difficultés logistiques et d’un sous-investissement dans les infrastructures.

Le Groupe chimique tunisien, de son côté, est confronté à des coûts de production élevés, à des contraintes environnementales et à une perte de compétitivité qui affectent ses performances à l’exportation.

Qui est Omar Bouzouada ?

Omar Bouzouada est diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis (ENIT) en 1991 avec une spécialisation en Génie électrique. Il a directement intégré le ministère de l’Industrie en tant que Directeur des industries du cuir et de la chaussure, avant de mettre le cap sur les industries chimiques au sein de la Direction générale des industries manufacturières.

Il est ensuite nommé Directeur général de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) en 2019, axant principalement son travail sur les politiques de transition digitale, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, et l’attractivité des Investissements Directs étrangers (IDE).

A la tête de la CPG et du GCT, Omar Bouzouada aura notamment pour mission principale d’accroître le rythme de production de phosphate à Gafsa et de moderniser les infrastructures de transformation chimique.

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Kaïs Saïed : De Lumumba au rêve africain inachevé

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi 1er juin, au palais de Carthage, Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué congolais chargé de la Francophonie et de la diaspora, porteur d’un message écrit du président Félix Tshisekedi.

La rencontre s’est tenue en présence de Juliana Amato Lumumba, fille de Patrice Lumumba, figure majeure de l’indépendance congolaise, dont la visite en Tunisie, en 1960, demeure l’un des symboles des liens tissés entre Tunis et les mouvements de libération africains.

De Lumumba à Carthage, une mémoire africaine

Selon la présidence tunisienne, Kaïs Saïed a rappelé plusieurs épisodes historiques ayant lié la Tunisie à la République démocratique du Congo, dont la participation de militaires tunisiens aux missions de maintien de la paix des Nations unies dans la région du Katanga.

Cette référence dépasse le simple rappel diplomatique. Elle replace la Tunisie dans une histoire africaine marquée par les indépendances, les luttes anticoloniales et l’ambition, alors portée par plusieurs dirigeants du continent, de bâtir une souveraineté collective.

Le rêve panafricain face au désenchantement

Le chef de l’État a estimé que le rêve des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine était de réaliser l’unité entre les États libérés du colonialisme.

Mais ce rêve, selon lui, s’est transformé en « mirage », malgré les ressources considérables du continent africain. Une formule qui résonne comme un constat d’échec, mais aussi comme une critique implicite d’un ordre international où l’Afrique reste souvent riche de ses matières premières et pauvre de sa capacité à peser sur son destin.

Dans la continuité de ce propos, Kaïs Saïed a affirmé que le monde avait besoin d’une pensée nouvelle, fondée sur la justice et la liberté, loin des égalités formelles et des hiérarchies établies entre peuples et nations.

Le président a conclu sur une idée centrale : les peuples africains doivent participer à l’écriture d’une nouvelle histoire, plutôt que d’en demeurer les victimes.

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Affaire des crédits bancaires : Remise en liberté de Hatem Chaâbouni sous caution de 60 MD

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné, lundi 1er juin 2026, la remise en liberté de l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni contre le versement d’une caution de 60 millions de dinars. Il est poursuivi dans une affaire portant sur l’octroi de crédits bancaires présumés irréguliers impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024 dans le cadre d’un dossier impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Une affaire liée à l’octroi de crédits bancaires

L’enquête porte sur des crédits bancaires qui auraient été accordés en violation des procédures et réglementations en vigueur. Les investigations ont conduit à l’incarcération de plusieurs personnes, parmi lesquelles Hatem Chaâbouni et d’anciens cadres de l’établissement bancaire concerné.

À l’issue de l’instruction, les prévenus ont été renvoyés devant la juridiction compétente par la chambre d’accusation afin d’y être jugés.

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Blanchiment d’argent et abus de fonction

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment le blanchiment d’argent en bande organisée, l’abus de fonction ainsi que l’exploitation de la qualité de responsable au sein d’une entreprise à participation publique dans le but d’obtenir des avantages indus.

Le dossier comporte également des accusations liées à des actes ayant causé un préjudice à l’administration et à des infractions à la réglementation régissant ce type d’opérations financières.

Les mis en cause sont enfin poursuivis pour complicité dans les faits reprochés, tandis que la procédure judiciaire suit son cours devant la chambre criminelle spécialisée.

Rappel des faits

Hatem Chaâbouni, actif dans les secteurs du fourrage et de la volaille, et trois cadres d’une banque publique dont un ancien directeur général, avaient été arrêtés le 4 juin 2024 pour fraude, détention et utilisation de biens frauduleux, et de blanchiment d’argent. Hatem Chaâbouni avait fait l’objet également d’un deuxième mandat de dépôt pour des infractions administratives.

Lors de son arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis avait expliqué, que l’affaire remonte à une enquête menée par la première brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale de l’Aouina concernant un homme d’affaires qui aurait utilisé ses entreprises pour effectuer des opérations financières suspectes et blanchir de l’argent, dans le but de légitimer des fonds d’origine douteuse.

Il aurait notamment augmenté le capital d’une banque publique de 25 millions de dinars, payés à partir d’un compte débiteur appartenant à l’une de ses entreprises, et, dans une seconde étape, un prêt bancaire de 11 millions de dinars lui aurait été accordé le même jour que sa contribution au capital, avec la complicité de certains responsables de cette banque, dans le but de légitimer l’augmentation de capital.

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Beyrouth suspendue à un appel entre Trump et Netanyahu

Donald Trump a-t-il empêché une frappe israélienne sur Beyrouth ? Depuis lundi soir, plusieurs médias américains et moyen-orientaux décrivent une intervention directe du président américain auprès de Benjamin Netanyahu pour éviter une nouvelle escalade au Liban, alors que les tensions entre Israël et le Hezbollah menaçaient de s’étendre jusqu’à la capitale libanaise.

Selon Axios, Donald Trump aurait vivement réprimandé le Premier ministre israélien lors d’un échange téléphonique particulièrement tendu, après l’annonce par Israël d’une possible extension de ses frappes vers la banlieue sud de Beyrouth. Le média américain, cité également par Al Jazeera, affirme que le président américain aurait personnellement contribué à bloquer le projet israélien.

Trump revendique un rôle direct dans l’apaisement

Donald Trump a lui-même déclaré avoir demandé à Benjamin Netanyahu de ne pas étendre les opérations militaires à Beyrouth. Le président américain a également affirmé avoir obtenu, via des intermédiaires, un engagement du Hezbollah à cesser ses tirs contre Israël.

« Il n’y aura pas de troupes allant à Beyrouth », a assuré Trump devant la presse américaine, affirmant que les discussions se poursuivaient afin d’éviter une extension régionale du conflit.

Ces déclarations marquent une implication inhabituelle et très directe de Washington dans la gestion tactique du front libanais, alors même que les affrontements se poursuivent dans le sud du Liban.

Netanyahu maintient la menace sur Beyrouth

Le bureau de Benjamin Netanyahu a toutefois rapidement nuancé les propos américains. Dans un communiqué, le Premier ministre israélien a affirmé que l’armée continuerait « d’opérer comme prévu dans le sud du Liban » et que Beyrouth pourrait être visée si les tirs du Hezbollah se poursuivaient contre Israël.

Autrement dit, Israël n’abandonne pas officiellement l’option d’une frappe contre la capitale libanaise, même si l’intervention américaine semble avoir temporairement gelé cette perspective.

Sur le terrain, l’agence nationale libanaise ANI rapporte que des frappes israéliennes se poursuivaient dans le sud du pays dans la nuit de lundi à mardi, faisant plusieurs blessés.

Selon le ministère libanais de la Santé publique, les frappes israéliennes au Liban ont fait 3433 morts et 10.395 blessés depuis le 2 mars. Plus d’un million de personnes auraient également été déplacées par le conflit, selon l’ONU et plusieurs médias internationaux.

L’Iran menace de quitter les négociations avec Washington

Derrière la crise libanaise apparaît surtout le dossier iranien.

Selon plusieurs sources régionales, Téhéran a averti Washington qu’une poursuite de l’escalade israélienne au Liban pourrait compromettre les discussions en cours entre les États-Unis et l’Iran.

Mohammad Bagher Ghalibaf, négociateur iranien et président du Parlement, a déclaré avoir informé le président du Parlement libanais Nabih Berri que si « l’agression contre le Liban continue », l’Iran pourrait non seulement suspendre les négociations avec Washington, mais aussi entrer « en confrontation directe avec l’ennemi ».

Cette pression iranienne semble avoir pesé dans la décision américaine de freiner Israël. Malgré ces menaces, Donald Trump a assuré que les discussions avec Téhéran continuaient « à un rythme rapide ».

Netanyahu fragilisé jusque dans sa majorité

En Israël, cette séquence provoque déjà des tensions politiques.

Des responsables de la droite israélienne et de la coalition gouvernementale reprochent à Netanyahu d’avoir cédé à la pression américaine après avoir annoncé une escalade militaire.

Plusieurs médias israéliens proches du camp nationaliste dénoncent un recul stratégique qui permettrait au Hezbollah de se réorganiser, même dans un contexte régional marqué par l’affaiblissement de l’Iran.

L’image d’un Netanyahu annonçant des frappes sur Beyrouth avant de devoir temporiser après un appel de Donald Trump pourrait laisser des traces durables dans le débat politique israélien.

Un conflit libanais désormais lié au dossier nucléaire iranien

Au-delà du Liban, cette séquence montre surtout que le dossier libanais est désormais directement connecté aux négociations américano-iraniennes.

Pour Washington, une extension de la guerre vers Beyrouth pourrait faire dérailler les discussions avec Téhéran et ouvrir une nouvelle phase d’instabilité régionale.

Le Liban apparaît ainsi de plus en plus comme un levier indirect dans le bras de fer entre les États-Unis, Israël et l’Iran, à un moment où la région reste suspendue à l’évolution des négociations stratégiques entre Washington et Téhéran.

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Liban : Trump évoque un accord Israël–Hezbollah

Le président américain Donald Trump a annoncé, ce lundi, qu’un accord de désescalade aurait été obtenu entre Israël et le Hezbollah, dans un contexte de forte tension militaire au Liban et à la frontière israélo-libanaise. Cette déclaration intervient alors que les affrontements et les frappes se poursuivent sur le terrain, selon plusieurs sources loclaes.

Donald Trump indique que cette évolution serait le résultat de contacts diplomatiques menés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que de discussions indirectes avec le Hezbollah via des intermédiaires. L’objectif de ces échanges serait d’aboutir à une réduction rapide de l’intensité militaire et à une limitation des risques d’escalade régionale.

Selon les éléments avancés par le président américain, les parties impliquées auraient accepté un principe de désescalade immédiate, sans toutefois qu’un texte officiel ou un accord formel largement publié ne vienne, à ce stade, confirmer ces engagements.

Engagements évoqués sur le terrain

Dans sa déclaration, Donald Trump affirme qu’Israël aurait renoncé à toute opération terrestre vers Beyrouth. Il précise également que des unités militaires israéliennes en mouvement auraient été rappelées, dans le cadre de cette nouvelle orientation visant à éviter une extension du conflit vers la capitale libanaise.

Lire aussi : Iran : Trump pris au piège de sa propre diplomatie

Du côté du Hezbollah, l’engagement évoqué porterait sur une suspension des tirs contre Israël, dans une logique de réduction progressive des hostilités. Ces annonces, si elles se confirmaient, constitueraient un tournant significatif dans l’évolution récente des tensions entre les deux parties.

Une situation encore instable malgré les annonces

La situation reste néanmoins particulièrement tendue. Plusieurs sources font état de frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que de tirs de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, survenus après les déclarations américaines.

Ces éléments suggèrent que, malgré l’annonce d’une désescalade, les dynamiques militaires ne sont pas encore totalement interrompues. Les observateurs soulignent que les engagements évoqués doivent encore être confirmés et appliqués de manière effective pour produire un changement durable.

Une portée encore incertaine

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump apparaissent comme une initiative diplomatique visant à accélérer un apaisement du conflit. Leur impact réel dépendra toutefois de la traduction concrète de ces engagements sur le terrain, ainsi que de leur validation par les différentes parties impliquées dans les prochains jours.

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Tunisie : Lancement imminent d’une vaste campagne de nettoyage des plages avant l’été

À l’approche de la saison estivale 2026, le ministère de l’Environnement s’apprête à lancer une vaste campagne nationale de nettoyage manuel et mécanique des plages tunisiennes, ciblant plus de 150 plages touristiques et publiques à travers le pays.

L’annonce a été faite par Nabil Mokhtar, responsable du projet de nettoyage mécanique des plages, dans une déclaration à la radio nationale ce lundi 1er juin 2026.

Une superficie totale estimée à 6.500 hectares

Selon les données communiquées, les interventions concerneront une superficie totale estimée à 6.500 hectares. Le programme couvrira 55 plages touristiques ainsi que 97 plages publiques, dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités en prévision de l’afflux estival des vacanciers tunisiens et étrangers.

Le responsable a précisé que les opérations seront menées à la fois manuellement et à l’aide d’équipements mécaniques spécialisés, afin d’assurer un nettoyage plus efficace du littoral.

Un enjeu environnemental et touristique

Cette campagne intervient alors que les questions liées à la propreté des plages et à la pollution du littoral reviennent chaque été au cœur des préoccupations des citoyens et des professionnels du tourisme.

La qualité environnementale des plages constitue en effet un facteur clé pour l’image touristique de la Tunisie, notamment dans les zones balnéaires qui accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, particulièrement en provenance d’Europe, d’Algérie et de Libye.

Au-delà des opérations de nettoyage, Nabil Mokhtar a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation du littoral tunisien.

« Les efforts de l’État ne suffisent pas sans une prise de conscience citoyenne », a-t-il souligné, appelant les estivants à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Le défi des déchets estivaux

Chaque saison estivale, plusieurs plages tunisiennes font face à une accumulation importante de déchets plastiques, canettes, emballages alimentaires et autres détritus abandonnés après les journées de forte affluence.

Les associations environnementales alertent régulièrement sur les conséquences de cette pollution sur l’écosystème marin, mais aussi sur l’attractivité touristique des régions côtières.

Les autorités misent ainsi sur cette campagne pour améliorer l’état des plages avant le pic de fréquentation attendu dès la fin du mois de juin.

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Nouveau code des changes : Le Parlement vise un vote avant l’été

La Tunisie s’apprête à franchir une étape importante dans la réforme de son cadre financier et économique. Le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ktari, a confirmé la volonté des députés d’accélérer l’adoption du projet de nouvelle loi sur le change avant les vacances parlementaires.

Intervenant ce lundi 1er juin 2026 sur les ondes de la Radio nationale, à l’occasion d’une séance d’audition consacrée à l’organisation patronale Conect, Maher Ktari a qualifié ce projet de « loi très importante » pour l’investissement en Tunisie et pour l’entrée de devises étrangères dans le pays.

Une réforme attendue depuis des années

Le projet de nouvelle loi sur le change vise à moderniser un dispositif réglementaire souvent jugé complexe et inadapté aux mutations économiques et technologiques actuelles.

Selon Maher Ktari, les travaux menés au sein de la Commission des finances accordent une attention particulière à l’adaptation du texte aux évolutions du commerce extérieur, des paiements internationaux et des technologies financières.

Lire aussi : Réformes des changes et budget 2027 : L’ARP accélère le tempo des dossiers économiques

L’objectif affiché est également de regrouper plusieurs textes juridiques dispersés dans une seule loi de référence afin de simplifier les procédures liées au change et aux opérations financières internationales.

Un signal destiné aux investisseurs

Dans un contexte marqué par une pression persistante sur les réserves en devises et par la nécessité d’attirer davantage d’investissements étrangers, cette réforme est présentée comme un levier économique stratégique.

D’après les experts auditionnés par la Commission des finances, la nouvelle loi pourrait permettre à la Tunisie de gagner entre 1 et 1,5 point de croissance supplémentaire.

Les défenseurs du projet estiment qu’un cadre de change plus souple et plus lisible pourrait faciliter les exportations, améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers et encourager l’intégration de la Tunisie dans les nouveaux circuits du commerce numérique international.

Des auditions qui se poursuivent

La Commission des finances a déjà auditionné le ministère des Finances, la Direction générale des douanes ainsi que plusieurs organisations nationales autour du projet de réforme.

Les séances d’écoute devraient se poursuivre dans les prochains jours avec d’autres structures concernées avant le passage du texte en séance plénière.

La réforme du code des changes figure parmi les dossiers économiques les plus sensibles depuis plusieurs années en Tunisie, en raison de son impact direct sur les transferts de devises, l’investissement, les exportations et les relations financières avec l’étranger.

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Huile d’olive : Les exportations tunisiennes bondissent de près de 50%

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive continuent sur leur lancée. Au terme des six premiers mois de la campagne 2025-2026, les recettes ont progressé de 49,2% pour dépasser 3,6 milliards de dinars, grâce à une forte hausse des volumes exportés malgré le recul des prix sur les marchés internationaux.

L’huile d’olive tunisienne confirme son rôle de locomotive des exportations agricoles. Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes générées par les exportations ont atteint 3643,8 millions de dinars durant les six premiers mois de la campagne 2025-2026, contre 2442,4 millions de dinars à la même période de la campagne précédente.

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Cette progression de 49,2% s’explique principalement par l’augmentation significative des quantités exportées.

Des volumes en forte hausse malgré des prix en baisse

Entre novembre 2025 et avril 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont dépassé 295.400 tonnes, contre 180.200 tonnes un an auparavant, soit une hausse de 63,9%.

Cette performance a été réalisée malgré une baisse de 8% du prix moyen à l’exportation. Celui-ci s’est établi à 12,67 dinars le kilogramme au cours de la période considérée.

Les chiffres de l’ONAGRI montrent ainsi que la progression des volumes a largement compensé le repli des prix, permettant aux recettes de franchir un nouveau seuil historique.

L’huile en vrac domine toujours les exportations

La structure des exportations reste largement dominée par l’huile vendue en vrac, qui représente 87,5% des quantités exportées.

L’huile conditionnée ne constitue que 12,5% des exportations totales, un indicateur qui continue d’alimenter les débats sur la nécessité de renforcer la valorisation du produit tunisien à l’international.

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Par ailleurs, l’huile d’olive extra vierge demeure le principal produit exporté avec 83,5% du volume total.

L’Europe, premier débouché de l’huile tunisienne

L’Union européenne reste de loin la première destination de l’huile d’olive tunisienne, avec 56,5 % des exportations.

Elle est suivie par l’Amérique du Nord qui absorbe 23,2% des volumes exportés, puis l’Asie avec 12,1% et l’Afrique avec 4,5%.

Par pays, l’Espagne conserve sa place de premier importateur avec 32,3% des achats, devant l’Italie (19,6%) et les États-Unis (19%).

L’huile biologique poursuit sa progression

Le segment de l’huile d’olive biologique continue également de gagner du terrain.

Selon l’ONAGRI, les exportations d’huile biologique ont atteint 37.900 tonnes durant les six premiers mois de la campagne, pour une valeur globale de 497,7 millions de dinars.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

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Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

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