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Aïd al-Idha 2026 : 45% de transport en plus et louages élargis à tout le pays

A l’occasion de l’Aïd al-Idha 2026, période marquée chaque année par une forte affluence dans les gares et stations de transport, le ministère du Transport a annoncé un plan exceptionnel destiné à absorber l’augmentation des déplacements à travers tout le pays. Du 22 mai au 1er juin 2026, des voyages supplémentaires seront programmés sur les réseaux routiers et ferroviaires, tandis que les taxis collectifs « louages » bénéficieront d’autorisations exceptionnelles pour circuler sur l’ensemble du territoire. Les autorités promettent également un renforcement du parc de bus, une hausse de 45% de l’offre de transport et un dispositif de contrôle renforcé afin d’assurer des déplacements plus fluides durant cette période de forte mobilité.

Une hausse de 45% de l’offre de transport

Dans ce contexte d’Aïd les entreprises publiques de transport routier ont été autorisées à assurer des voyages supplémentaires sur leurs lignes habituelles, mais également sur d’autres axes selon les besoins enregistrés. Cette mesure devrait permettre d’augmenter l’offre globale de transport de près de 45%.

Les autorités mettent également en avant l’entrée en exploitation de nouveaux bus récemment acquis, ayant permis la réactivation de plusieurs lignes interrompues ainsi que la création de nouvelles dessertes jugées prioritaires.

Afin de faciliter les déplacements des citoyens, la Société nationale de transport interurbain a décidé d’assouplir les modalités de réservation. Les voyageurs pourront désormais acheter leurs billets ou réserver leurs places sans limitation du nombre de sièges proposés, notamment depuis les stations de Bab Saadoun et Bab Alioua.

Le ministère a également prévu de mobiliser une partie du parc de la Société des transports de Tunis afin de soutenir certaines lignes en cas d’affluence importante.

Renforcement des trains et assouplissement pour les « louages »

Concernant les lignes ferroviaires longue distance, la Société nationale des chemins de fer tunisiens prévoit le renforcement des compositions avec 32 wagons supplémentaires et la programmation de 140 dessertes régulières. Ce plan devrait permettre de mettre à disposition environ 25 mille sièges supplémentaires pour les voyageurs.

Par ailleurs, les autorités ont accordé, à titre exceptionnel, une autorisation aux taxis collectifs « louages » d’assurer des trajets sur l’ensemble du territoire tunisien sans être limités à leur zone d’exploitation habituelle. Cette mesure sera également appliquée du 22 mai au 1er juin 2026.

Un dispositif de contrôle dans les gares et stations

Le ministère du Transport a annoncé la mobilisation d’équipes de contrôle dans les gares routières, ferroviaires et les stations de louages afin de suivre la mise en œuvre du programme exceptionnel durant toute la période de l’Aïd.

Des cellules de coordination ont aussi été mises en place au sein de la Direction générale du transport terrestre ainsi que dans les directions régionales pour superviser le déroulement des opérations et intervenir rapidement en cas de perturbations.

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Transport : La grève des taxis suspendue après des engagements du gouvernement

La grève prévue ce lundi 27 avril dans le secteur du transport public non régulier de personnes a été suspendue en Tunisie. L’annonce a été faite tard dimanche soir par Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. Cette décision intervient après une série de concertations avec les représentants du secteur et des engagements officiels pour résoudre les points de blocage d’ici fin août 2026.

Suspension actée après des négociations de dernière minute

Selon le communiqué, cette suspension fait suite à l’intervention conjointe de la direction de l’organisation patronale et de la Fédération nationale du transport, en coordination avec les structures syndicales affiliées. Les discussions ont permis d’arracher des engagements portant sur l’examen des dossiers en suspens, avec un délai maximal fixé au 31 août 2026 pour leur mise en œuvre.

Parmi les points sensibles figurent plusieurs revendications professionnelles restées sans réponse, ce qui avait initialement conduit à l’appel à la grève dans ce secteur clé du transport de personnes.

Hausse tarifaire attendue et réformes réglementaires

Le communiqué souligne également qu’un accord a été trouvé pour traiter la question de l’augmentation des tarifs au cours du mois de juin 2026, en concertation avec les professionnels. Cette hausse avait déjà été promise pour fin mars, sans être appliquée.

Parallèlement, les négociations se poursuivent avec le ministère des Transports afin de trancher plusieurs dossiers réglementaires. Il s’agit notamment de fixer une échéance pour la publication de la version définitive de la loi n°33 de 2024, après consultation des représentants du secteur.

Calendrier de réformes et textes en attente

Les engagements incluent aussi l’élaboration d’un calendrier pour amender et finaliser le décret n°581 du 7 septembre 2023, ainsi que la mise au point d’un règlement encadrant l’activité des transporteurs dans les stations, avec l’implication directe des professionnels.

Enfin, le dossier prévoit également la révision de l’arrêté du ministre du Transport datant du 22 janvier 2010, dans un délai qui reste à préciser.

Cette suspension intervient dans un climat de tensions récurrentes entre les professionnels du transport non régulier et les autorités, sur fond de revendications liées aux conditions d’exercice, à la tarification et à la mise à jour du cadre juridique régissant le secteur.

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Transport : Grève générale des taxis, lundi 27 avril

La grève nationale du secteur du transport non régulier est bel et bien maintenue pour le 27 avril. L’annonce a été confirmée sur Express FM par Moez Sellami, président de la Chambre nationale des chauffeurs de taxis individuels et vice-président de la Fédération nationale du transport. Le mouvement intervient dans un climat de rupture avec les autorités, sur fond de non-application d’accords signés et de revendications restées sans suite.

Une grève maintenue malgré les appels au dialogue

Selon Moez Sellami, la décision de maintenir la grève découle directement du non-respect de l’accord signé le 22 janvier 2026 entre les représentants du secteur et les autorités de tutelle. Plusieurs engagements contenus dans ce compromis n’auraient, à ce jour, pas été appliqués.

Cette mobilisation devrait toucher plusieurs segments du transport non régulier, avec un impact attendu sur les déplacements quotidiens à travers le pays. Les professionnels parlent d’un point de rupture, estimant que les promesses faites n’ont pas été suivies de mesures concrètes.

Des réformes réglementaires toujours bloquées

Au centre des revendications figure la révision de la loi n°2004-33 du 19 avril 2004, encadrant le transport terrestre. Initialement prévue pour mars 2026, cette réforme est jugée urgente par les professionnels, qui estiment que le texte ne correspond plus aux réalités actuelles du secteur.

Autre dossier sensible : les cahiers des charges des stations de louage. Une nouvelle version avait été annoncée, mais elle n’a toujours pas été officiellement adoptée ni mise en application. Ce retard entretient, selon les opérateurs, un flou juridique qui pénalise l’organisation du secteur et les conditions de travail.

Tarification et coûts : un déséquilibre dénoncé

La question de la révision des tarifs reste également au point mort. Une actualisation était attendue pour mars 2026, mais aucune mesure n’a été prise à ce jour.

Les professionnels dénoncent un écart devenu critique entre les coûts d’exploitation — notamment le carburant, l’entretien et les charges diverses — et les tarifs appliqués, jugés insuffisants pour garantir la viabilité économique de l’activité.

Le débat sur les applications de transport

Parmi les points les plus controversés évoqués par Moez Sellami figure l’usage des applications de transport. Il estime que les chauffeurs de taxi utilisant ces plateformes sont aujourd’hui pénalisés, dénonçant une situation qu’il juge injuste.

Une lecture qui mérite toutefois d’être replacée dans un cadre plus large. Dans de nombreux pays, ces applications ont été conçues comme des plateformes de mise en relation destinées à des conducteurs opérant hors du cadre classique du transport réglementé. Elles ne constituent pas, à l’origine, un outil destiné aux professionnels déjà soumis à une réglementation stricte.

Dans cette perspective, l’application des règles actuelles vise à éviter un brouillage entre deux modèles distincts : d’un côté un transport public encadré, de l’autre des services flexibles reposant sur des statuts différents. L’enjeu est donc autant réglementaire qu’économique, avec la nécessité de préserver une cohérence dans l’organisation du secteur.

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Transport saturé : Une crise qui se répète ?

À chaque période de forte mobilité — fêtes religieuses, vacances ou week-ends prolongés — le même scénario se reproduit en Tunisie : des gares routières bondées, des voyageurs en attente pendant des heures et un système de transport sous pression.

Le témoignage de Moez Abed, secrétaire général du syndicat des chauffeurs de « louage » à Sousse, remet en lumière un dysfonctionnement structurel qui dépasse largement le cadre conjoncturel des périodes de pointe.

Un déficit du parc de transport

Selon lui, l’encombrement observé dans les stations s’explique principalement par un déficit du parc de transport et un manque d’organisation. Une réalité qui traduit une inadéquation persistante entre l’offre et la demande, particulièrement visible lors des pics de déplacement.

Face à cette situation, le Ministère du Transport active régulièrement des mesures exceptionnelles. Parmi elles, l’autorisation temporaire accordée aux véhicules « louage » de circuler sur l’ensemble du territoire, sans se limiter à leur zone géographique habituelle. Une solution pragmatique, mais qui reste ponctuelle et ne répond pas aux causes profondes de la crise.

Lire aussi : Aïd al-Fitr : Un programme exceptionnel de transport avec 40% d’offre en plus

Car au-delà des dispositifs d’urgence, c’est bien la gouvernance du secteur qui est pointée du doigt. L’absence de coordination efficace entre les différents acteurs — autorités régionales, opérateurs publics et privés — contribue à amplifier les déséquilibres. Le problème n’est donc pas seulement quantitatif, mais aussi organisationnel.

Dans ce contexte, l’annonce prochaine de l’entrée en activité d’une entreprise citoyenne dédiée au transport dans la région de Sousse suscite un certain espoir. L’initiative vise à améliorer la fluidité des déplacements et à réduire la pression sur les stations. Toutefois, son impact réel dépendra de sa capacité à s’intégrer dans un écosystème déjà fragmenté.

Optimisation des circuits

En filigrane, cette crise récurrente pose une question de fond : celle de la réforme du système de transport en Tunisie. Sans une stratégie globale incluant le renouvellement du parc, l’optimisation des circuits et une meilleure régulation du secteur, les solutions ponctuelles risquent de ne faire que repousser un problème devenu structurel.

Ainsi, loin d’être un simple désagrément saisonnier, la saturation des transports apparaît comme le symptôme d’un modèle à bout de souffle, appelant des réponses durables et coordonnées.

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Aïd al-Fitr : Un programme exceptionnel de transport avec 40% d’offre en plus

À l’approche de l’Aïd al-Fitr 2026, le ministère du Transport a annoncé la mise en place d’un programme exceptionnel destiné à assurer la mobilité des citoyens durant la période des vacances.

Ce dispositif spécial s’étend du 13 au 23 mars 2026 et a été élaboré en coordination avec les entreprises nationales et régionales de transport terrestre ainsi qu’avec les professionnels du transport public non régulier de personnes. L’objectif est de répondre à l’augmentation attendue de la demande de déplacements en renforçant la disponibilité du parc de véhicules et en mobilisant davantage de ressources humaines.

Entrée en exploitation de nouveaux bus récemment acquis

Selon le ministère, l’entrée en exploitation de nouveaux bus récemment acquis permettra également de remettre en service plusieurs lignes qui étaient à l’arrêt, tout en créant de nouvelles liaisons jugées prioritaires.

Dans ce cadre, les sociétés publiques de transport routier ont été autorisées à programmer des voyages supplémentaires sur l’ensemble de leurs lignes, ainsi que sur d’autres trajets en fonction de la demande. Cette mesure devrait entraîner une hausse de l’offre globale de transport estimée à environ 40 %.

Lire aussi : Transport interurbain : 48 nouveaux bus entrent en service

De son côté, la Société nationale de transport interurbain a décidé d’assouplir les conditions de réservation pour faciliter les déplacements. Les voyageurs pourront ainsi acheter leurs billets ou effectuer des réservations sans limite du nombre de places proposées, sur l’ensemble des lignes régulières au départ des gares routières de Bab Saadoun Bus Station et de Bab Alioua Bus Station. En cas de forte demande sur certains axes, le parc de la Société des transports de Tunis pourra également être mobilisé pour renforcer l’offre.

Concernant le transport ferroviaire, la Société nationale des chemins de fer tunisiens a annoncé le renforcement de la composition des trains sur les lignes longues distances grâce à l’ajout de 126 wagons supplémentaires et la programmation de 16 voyages additionnels.

Des trajets sur l’ensemble du territoire national

Par ailleurs, une mesure exceptionnelle a été prise pour le transport public non régulier. Les taxis collectifs, communément appelés « louages », seront autorisés à effectuer des trajets sur l’ensemble du territoire national sans être limités à leur zone de circulation habituelle pendant toute la durée du programme.

Afin d’assurer le bon déroulement de ce dispositif, des équipes de contrôle du ministère seront déployées dans les gares routières, les gares ferroviaires et les stations de louages à travers le pays. Un bureau de coordination a également été mis en place au sein de la direction générale du transport terrestre ainsi que dans les directions régionales pour superviser l’opération.

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Transport interurbain : 48 nouveaux bus entrent en service

La Société nationale de transport interurbain (SNTRI) a entamé, à partir du jeudi soir 12 mars 2026, l’exploitation de 48 nouveaux bus acquis dans le cadre d’un marché international conclu avec la Chine. Cette opération vise à renforcer le parc de véhicules de l’entreprise et à améliorer la qualité des services offerts aux voyageurs.

Dans une déclaration à la radio Mosaïque FM, l’administrateur délégué de la SNTRI, Chamseddine Toumi, a indiqué que ces nouveaux bus assureront, dans une première étape, des liaisons nocturnes dès ce soir. Les dessertes de jour devraient quant à elles démarrer à partir de vendredi.

Un moment marqué par l’augmentation de la demande en transport

L’entrée en service de ces véhicules intervient à un moment marqué par l’augmentation de la demande en transport, en raison des vacances scolaires et de l’approche de l’Aïd al-Fitr.

Selon Toumi, cette mise en exploitation permettra d’augmenter la capacité d’accueil et d’offrir des conditions de voyage plus confortables entre les différentes régions du pays.

Le responsable a également souligné que le renforcement du parc s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large visant à moderniser le secteur du transport et à améliorer la qualité des prestations.

Poursuivre le renforcement de la flotte

La société prévoit ainsi, au cours de la prochaine période, de poursuivre le renforcement de sa flotte, de relancer certaines lignes et de développer davantage le réseau de transport interurbain.

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Quels tarifs pour les nouvelles liaisons de bus entre la Tunisie et l’Algérie?

La Société nationale de transport interurbain lance, à partir de ce jeudi 12 mars 2026, l’exploitation de deux nouvelles lignes internationales de bus reliant la Tunisie à l’Algérie, dans le cadre du renforcement des liaisons terrestres entre les deux pays.

La première liaison reliera Tunis à Alger. Le voyage inaugural partira ce jeudi à 20h depuis la gare routière de Bab Alioua. Une seconde ligne, reliant Tunis à la ville d’Annaba, entrera en service dès demain vendredi 13 mars, avec un premier départ prévu à 6h depuis la gare routière de Bab Saadoun.

Deux voyages hebdomadaires vers Alger

La compagnie a programmé deux voyages hebdomadaires sur la ligne Tunis – Alger, les jeudis et samedis, avec un départ à 20h. Les bus partiront également d’Alger les mêmes jours et au même horaire.

L’itinéraire reliant Tunis à Alger passera par plusieurs villes, notamment Le Kef, Tajerouine, Kalaat Senan, Constantine, Sétif et Bordj Bou Arréridj.

Quatre voyages hebdomadaires vers Annaba

Concernant la ligne Tunis – Annaba, quatre voyages hebdomadaires sont prévus. Les départs depuis Tunis auront lieu les jeudis, vendredis, samedis et dimanches à 7h du matin.

Lire aussi : Tous les détails sur les deux nouvelles liaisons terrestres entre la Tunisie et l’Algérie

Le trajet passera par Béja, Jendouba, Aïn Draham, Babouch, El Ayoun, El Kala (El Tarf), Aïn Assel et Ben M’hidi. Les départs depuis Annaba sont programmés aux mêmes jours et à la même heure.

Tarifs des billets

Le prix du billet pour la ligne Tunis – Alger est fixé à 120 dinars au départ de Tunis, tandis que le tarif au départ d’Alger correspond à l’équivalent de 80 dinars tunisiens en monnaie algérienne.

Pour la ligne Tunis – Annaba, le billet est fixé à 40 dinars au départ de Tunis et à l’équivalent de 33 dinars tunisiens au départ d’Annaba, payable en dinars algériens.

Réservation préalable obligatoire

La compagnie a précisé que la réservation préalable est obligatoire, soit aux gares routières de Bab Saadoun et Bab Alioua, soit dans les agences commerciales de la société. Les voyageurs devront également présenter un passeport en cours de validité.

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Tunisie : 158 bus chinois arrivent au port de La Goulette

Aujourd’hui, 158 bus chinois ont débarqué au port de La Goulette, représentant la deuxième tranche d’un lot total de 461 véhicules commandés pour moderniser le transport public en Tunisie.

110 bus sont destinés aux sociétés régionales pour le transport urbain, desservant les principales villes et zones périurbaines et 48 bus de luxe sont alloués à la Société nationale de transport interurbain, pour les lignes longues distances entre les villes.

Cette opération vise à réduire l’âge moyen du parc, souvent vieillissant, à diminuer les pannes fréquentes et à améliorer le confort et la sécurité des usagers.

Une coopération stratégique avec la Chine

Les bus proviennent d’un partenariat avec la Chine, qui inclut la fourniture des véhicules, la formation des conducteurs et le support technique pour l’entretien.

Cette commande illustre la volonté des autorités tunisiennes de renforcer les infrastructures de transport public grâce à des solutions durables et fiables, en s’appuyant sur des partenaires internationaux.

Le président Kais Saied a suivi de près ce projet, considéré comme une priorité nationale pour améliorer la mobilité urbaine et interurbaine.

Les autorités soulignent que ces acquisitions permettront des trajets plus sûrs et confortables pour les citoyens, un meilleur respect des horaires et une réduction des embouteillages et un soutien aux sociétés régionales de transport, qui pourront exploiter davantage de lignes et augmenter leur capacité.

Cette livraison s’inscrit dans un plan de modernisation progressif, les prochaines tranches de bus devant arriver dans les mois à venir pour compléter le parc total et étendre la couverture du transport public à tout le territoire.

Appel d’offres pour 621 bus

Le 7 février dernier, 134 bus avaient été livrés dans le cadre de ce programme global portant sur 461 bus destinés à treize sociétés régionales de transport.Ces acquisitions permettront notamment de remettre en service plusieurs lignes suspendues, conséquence directe du vieillissement du parc et du manque de bus disponibles.

En parallèle de cette commande chinoise, le ministère du Transport a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de 621 bus supplémentaires. Cette démarche vise à accélérer la modernisation du parc national et à répondre aux besoins croissants des sociétés régionales.

Cette commande comprendra des bus urbains et régionaux, des bus à usage mixte pour le transport scolaire et universitaire, des minibus destinés aux zones à relief difficile, ainsi que des bus climatisés pour les liaisons interurbaines afin de renforcer l’intégration territoriale.

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Un Tunisien à la tête de l’Union internationale du transport routier

La nomination du Tunisien Habib Turki au poste de secrétaire général de l’Union internationale du transport routier (IRU), à compter du 1er août 2026, pourrait constituer une avancée majeure pour la visibilité et le positionnement stratégique de la Tunisie dans les secteurs du transport, de la logistique et du commerce international. Mais autant le souligner tout de suite, cela ne suffira pas à redorer « notre » blason.

Basée à Genève, l’IRU est l’une des principales organisations mondiales du transport routier. Elle supervise notamment le système TIR (transport international routier), un mécanisme international qui facilite le transit des marchandises entre plusieurs pays en simplifiant les procédures douanières et en réduisant les coûts logistiques. Dans un contexte marqué par la recherche de chaînes d’approvisionnement plus fluides et sécurisées, l’organisation joue un rôle central dans les échanges commerciaux mondiaux.

Cette nomination intervient alors que les pays africains et méditerranéens accélèrent la modernisation de leurs infrastructures de transport et renforcent leur intégration aux grands corridors commerciaux régionaux. Pour la Tunisie, qui ambitionne de consolider sa position de plateforme logistique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, l’accession d’un Tunisien à la tête de l’IRU représente un signal fort sur les plans économique et diplomatique.

À noter que Habib Turki dispose d’une solide expérience dans le domaine du transport. Entre 2015 et 2018, il a occupé le poste de conseiller régional de l’IRU pour le Moyen-Orient, contribuant à l’intégration de plusieurs pays au système TIR, notamment Oman, la Palestine, le Qatar et l’Arabie saoudite. Il a ensuite poursuivi sa carrière à la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où il a dirigé plusieurs projets internationaux.

Au-delà de sa portée symbolique, cette nomination place la Tunisie au cœur des enjeux liés à la logistique mondiale, à la mobilité durable et à la sécurisation des échanges commerciaux.

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Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

Face au Parlement hier, le ministre du Transport, Rachid Amri a imputé l’état du groupe Tunisair a un passif sur lequel son département est en train de travailler pour y remédier.

La situation de Tunisair continue de cristalliser les inquiétudes à la lumière des dernières déclarations du ministre du Transport. Devant les députés, le 20 avril 2026, le ton s’est voulu lucide sur l’ampleur des difficultés mais à la fois (un peu trop) optimiste sur le redressement en cours.

Le constat initial fait par le ministre a toutefois été jugé surprenant : celui-ci a soutenu avoir trouvé une compagnie dans une « situation lamentable », réduite à opérer avec seulement six à sept avions en état de service. Une configuration minimale pour une compagnie nationale, symptomatique selon le ministre d’années de gestion dégradée. Une déclaration qui n’est pas passée inaperçue dans les milieux avisés qui y ont vu un dédouanement de sa part, imputant implicitement la responsabilité de la situation à l’ancien dirigeant de la compagnie.

À cela s’ajoute un endettement jugé critique, évalué à près de 2 600 millions de dinars selon le chiffre avancé à l’ARP, niveau d’endettement qui a durablement pesé sur la capacité d’investissement et de fonctionnement de l’entreprise.

Etats financiers et retards de publication

Sur le plan financier, un effort de mise à jour est en cours promet Rachid Amri. Les états financiers des exercices 2021 et 2022 ont été validés, tandis que ceux de 2023, 2024 et 2025 devraient l’être dans le courant de l’année 2026. Une étape indispensable pour restaurer la crédibilité de la compagnie, aujourd’hui jugée non bancable. « Elle ne peut pas contracter de prêt dans sa situation actuelle, mais elle va le redevenir », a-t-il assuré, évoquant un objectif de retour progressif à la confiance des partenaires financiers.

Au cœur de cette stratégie, un plan de sauvetage qualifié d’« urgent » est déployé à court terme. L’objectif : remettre rapidement en exploitation un maximum d’appareils afin de générer des revenus, tout en finançant les réparations nécessaires, notamment celles des moteurs, particulièrement coûteuses.

Flotte en cours de développement

La flotte constitue ainsi un indicateur clé de ce redressement. Actuellement, Tunisair dispose de 12 avions opérationnels, auxquels s’ajoutent deux appareils en réparation, attendus en service d’ici la fin du mois. Dès juin, la flotte devrait atteindre 16 avions grâce à l’intégration de deux appareils supplémentaires, un Airbus A320 et un Airbus A330, pour lesquels les moteurs ont été acquis et les contrats finalisés.

À horizon fin 2026, la compagnie ambitionne d’exploiter 18 avions, dont trois en location de type « dry lease », avec option d’achat selon le ministre, quoique cette affirmation soit discutable étant donné que les appareils sous ce régime sont restitués à la fin du bail.

Selon les projections présentées, un seuil de 21 appareils serait nécessaire pour atteindre l’équilibre financier, illustrant le lien direct entre capacité opérationnelle et viabilité économique.

Filiales en déficit

Le ministre a également évoqué la situation des six filiales du groupe, bizarrement toutes décrites comme fortement endettées (les résultats montrent  au contraire qu’Amadeus qu’il a citée est la seule bénéficiaire), mais engagées dans des processus d’assainissement. Un chantier parallèle, essentiel pour restaurer la cohérence et la performance globale du groupe.

Sur le plan opérationnel, des progrès ont été revendiqués concernant l’état des avions, longtemps critiqué. Le ministre a indiqué qu’un indicateur interne de sécurité et de conformité (qu’il a désigné par le terme facteur), qui atteignait auparavant des niveaux préoccupants (jusqu’à 3,5), est désormais repassé sous la barre de 1. Une amélioration qui aurait permis de lever certaines immobilisations et de renforcer les standards de sûreté et de sécurité.

Enfin, la situation de Tunisair Express a été qualifiée de « plus préoccupante encore ». Malgré des tarifs de billets jugés élevés, la filiale demeure déficitaire et dépendante de subventions. Des mesures sont toutefois prévues, avec l’exploitation d’au moins deux avions de capacité moyenne d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de renforcer son modèle économique.

Entre diagnostic sévère hérité du passé et projections volontaristes, le discours officiel dessine une trajectoire de redressement rapide, mais encore conditionnée à la capacité de la compagnie à exécuter son plan dans un contexte financier contraint.

Le sauvetage de Tunisair s’annonce ainsi comme un test majeur de résilience pour cette entreprise dont la main-mise de l’Etat demeure encore très prononcée malgré la décision de modifier son mode de gouvernance depuis 2024 qui n’a, dans les faits, jamais été appliqué malgré la nomination d’un président de conseil.

©Destination Tunisie

 

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Transport aérien intérieur : la Fédération tunisienne de l’hôtellerie tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué publié ce 27 décembre, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a exprimé sa profonde préoccupation face aux perturbations récurrentes affectant les vols domestiques, notamment ceux desservant Djerba et Tozeur.

La situation du transport aérien intérieur en Tunisie suscite une vive inquiétude au sein des professionnels du tourisme. Retards excessifs, parfois supérieurs à dix heures, annulations de dernière minute : pour la Fédération, ces dysfonctionnements ne peuvent plus être considérés comme de simples incidents ponctuels. Ils traduisent, selon elle, une crise structurelle du transport aérien intérieur, aux répercussions directes sur l’économie nationale et sur l’image de la destination tunisienne à l’échelle internationale.

La FTH rappelle que le transport aérien intérieur constitue un service stratégique et souverain, essentiel à la cohésion territoriale et au bon fonctionnement de l’activité économique et touristique. Son affaiblissement a entraîné, selon l’organisation professionnelle, un véritable isolement de certaines régions. Djerba et Tozeur se retrouvent ainsi, de facto, soumises à une forme de blocus non déclaré, affectant les citoyens dans leur vie quotidienne, tant sur le plan sanitaire que familial et professionnel.

Désorganisation des programmes contractuels

Le secteur touristique figure parmi les premières victimes de cette situation. La Fédération dénonce un coup dur porté aux efforts de promotion du tourisme saharien et du tourisme insulaire, ainsi qu’une désorganisation des programmes contractuels conclus avec les agences de voyages, compromettant la crédibilité de la destination tunisienne auprès des partenaires étrangers.

À cela s’ajoute l’absence d’alternatives viables. Le transport terrestre, souligne la FTH, ne peut raisonnablement se substituer au transport aérien, compte tenu des longues distances et du manque d’infrastructures et d’équipements adaptés.

La Fédération déplore par ailleurs la faiblesse chronique des liaisons aériennes, internes comme internationales, dont souffrent les aéroports de Djerba, Tozeur et d’autres régions de l’intérieur du pays tout au long de l’année. Une situation qui accentue les déséquilibres régionaux et met en péril la pérennité des entreprises touristiques et économiques locales.

Face à ce qu’elle qualifie de situation alarmante, portant atteinte au droit constitutionnel des citoyens à la mobilité et nuisant à la réputation de la Tunisie, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie appelle les autorités de tutelle à une intervention immédiate et urgente. Elle exhorte également le gouvernement à prendre des décisions courageuses et structurantes pour réformer en profondeur le secteur du transport aérien et mettre fin à une crise qui ne cesse de s’aggraver.

La FTH avertit enfin que la poursuite de l’inaction face à ces dysfonctionnements menace directement la compétitivité de l’économie nationale et la durabilité du secteur touristique tunisien.

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