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Tourisme durable : la Tunisie scelle un partenariat stratégique avec le Global Sustainable Tourism Council

La Tunisie a franchi mardi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable du secteur touristique. Et ce, avec la signature d’un accord de coopération entre l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), à l’occasion de l’atelier national sur le tourisme durable organisé à Tunis.

L’accord signé entre l’ONTT et le GSTC vise à accompagner l’adoption des normes internationales de tourisme durable et à consolider le système qualité du secteur. Il devrait également permettre à l’Office national du tourisme de développer ses missions en vue de devenir un organisme accrédité dans les domaines de la certification et de l’accréditation, selon les standards mondiaux de durabilité.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte particulier, à l’approche de la désignation de Tunis comme Capitale du Tourisme Arabe 2027. Les participants à l’atelier ont souligné la nécessité de fédérer les efforts nationaux autour d’une vision commune fondée sur le slogan « L’Humain d’abord », qui place le capital humain au cœur des politiques touristiques.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre du Tourisme a estimé que l’avenir du secteur ne se mesure plus uniquement au nombre de visiteurs. Mais il s’évalue davantage à la qualité de l’expérience proposée, à la création d’une valeur ajoutée durable et à l’implication des communautés locales dans le développement touristique.

« La durabilité n’est plus un choix », a-t-il affirmé. Tout en soulignant qu’elle constitue désormais un critère essentiel de crédibilité auprès des investisseurs et des marchés internationaux. Il précise que cette approche englobe la gestion responsable des ressources, l’amélioration de la qualité des services, la valorisation du patrimoine culturel et naturel ainsi que la réduction des impacts environnementaux.

Sofiane Tekaya a également mis en avant les atouts dont dispose la Tunisie, notamment la richesse de son patrimoine culturel et naturel, ainsi qu’un capital humain composé de compétences qualifiées et d’une jeunesse créative. Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la diversification de l’offre touristique à travers le développement du tourisme culturel, rural, écologique, saharien et agrotouristique. Tout en encourageant les expériences authentiques répondant aux nouvelles attentes des voyageurs.

Cette orientation s’accompagne d’un chantier de modernisation du cadre réglementaire, incluant la révision du système de classification des établissements touristiques, l’adaptation des cahiers des charges relatifs à l’hébergement alternatif et le soutien aux investissements générant une forte valeur ajoutée sur les plans environnemental et social. Au-delà de la signature de l’accord, l’atelier a marqué le lancement d’un dialogue national inclusif destiné à élaborer un modèle touristique tunisien plus durable, plus compétitif et mieux adapté aux évolutions du marché international.

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Office Plast bascule dans le rouge en 2025 : une perte de près de 2 millions de dinars

Office Plast a publié ses états financiers consolidés arrêtés au 31 décembre 2025. Ils font ressortir un résultat net déficitaire de 2,044 millions de dinars (MD); contre un bénéfice de 635 036 dinars en 2024.

Le chiffre d’affaires consolidé d’Office Plast progresse de 5,8 %, atteignant 41,34 MD contre 39,09 MD en 2024. Il est porté par la hausse des ventes locales (22,96 MD contre 17,41 MD). Tandis que les ventes à l’export reculent à 17,90 MD contre 21,22 MD. Le résultat d’exploitation s’établit à 2,15 MD, en retrait de 30,6 % par rapport aux 3,10 MD de 2024. Les charges de personnel bondissent à 5,71 MD, contre 2,95 MD en 2024. Soit une hausse de 93,4 %. Les charges financières nettes s’élèvent quant à elles à 2,52 MD. Le résultat courant des sociétés intégrées ressort à -135 554 dinars, avant prise en compte d’éléments extraordinaires de -1,59 MD, directement imputables à l’incendie du 25 juin 2025.

A cet égard, notons qu’un incendie avait détruit un dépôt de stockage de la société mère le 25 juin 2025. Ce qui avait généré une perte comptable nette sur immobilisations de 1,12 MD et une perte sur stocks de 4,63 MD. Un acompte d’indemnisation de 4,21 MD a été perçu auprès de l’assureur. Le solde définitif restant en cours de détermination.

Par ailleurs, le total des actifs consolidés d’Office Plast s’élève à 56,55 MD au 31 décembre 2025; contre 55,44 MD en 2024. Les capitaux propres totaux (part du groupe et minoritaires) s’établissent à 21,99 MD, dont 18,73 MD pour la part du groupe; contre 20,59 MD un an plus tôt. Les capitaux propres part du groupe enregistrent ainsi une érosion de 1,86 MD sur l’exercice. L’endettement financier non courant recule à 3,06 MD; contre 4,48 MD en 2024. Tandis que les passifs financiers courants progressent à 15,50 MD contre 13,38 MD. Enfin, les liquidités et équivalents de liquidités s’établissent à 5,51 MD; contre 8,18 MD fin 2024.

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BCE : coup de semonce avant la décision sur les taux d’intérêt

Les estimations de l’inflation dans la zone euro restent élevées, comme le montre une enquête de la BCE avant la réunion cruciale de la semaine du 8 juin…

En particulier, les anticipations d’inflation des consommateurs de la zone euro sur une période de trois ans ont légèrement diminué en avril. Ce qui a apporté un certain soulagement à la Banque centrale européenne (BCE). Même si les responsables semblent en bonne voie pour relever les taux d’intérêt.

Les prix devraient augmenter de 2,9 % au cours de cette période, contre 3 % en mars, selon l’enquête mensuelle de la BCE publiée mardi 2 juin.

Les prévisions pour les douze prochains mois sont restées inchangées à 4 %. Tandis que les perspectives pour une période de cinq ans ont été maintenues à 2,4 %, au-dessus de l’objectif d’inflation à moyen terme de 2 % fixé par la BCE.

Ces données interviennent après qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît. Ce qui signifie que la BCE ne peut ignorer la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Nous ne pouvons plus ignorer ce choc », a-t-elle souligné. « Le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît ».

Lire aussi: Lire aussi: Schnabel : la BCE approche d’une « pause » dans la baisse des taux d’intérêt

Elle a dernièrement indiqué qu’une hausse des taux serait nécessaire lors de la réunion de la BCE des 10 et 11 juin. Les marchés anticipent largement une telle mesure, les responsables politiques étant confrontés à la perspective d’une hausse des coûts de l’énergie pesant sur l’inflation. Toutefois, compte tenu des incertitudes quant à l’impact économique du conflit, les décideurs restent prudents dans leur communication.

En outre, Mme Schnabel a fait valoir qu’il est trop tôt pour déterminer le nombre de hausses de taux qui pourraient être nécessaires. Tout en notant que les décideurs politiques continueront d’évaluer les données et les développements à venir au Moyen-Orient. « Il est trop tôt pour dire qu’il y aura un certain nombre d’augmentations et que ce sera terminé », a-t-elle déclaré. « Nous devons vraiment voir ce qui se passe », a-t-elle ajouté.

Comme elle l’a également mentionné, le choc actuel diffère des crises énergétiques précédentes car il agit de plus en plus comme un choc de demande mondiale, tout en augmentant les coûts de production dans le monde entier.

Dans le même temps, certains responsables s’inquiètent également de l’impact de la guerre sur l’activité économique. Un sondage de la BCE révélant un pessimisme accru. Les personnes interrogées anticipent une contraction du PIB de 2,2 % au cours des douze prochains mois (contre une estimation de -2,1 % en mars). Les prévisions concernant le taux de chômage à un an ont, quant à elles, baissé à 11,2 %, contre 11,3 % précédemment.

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Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève

Le secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance s’apprête à connaître un important mouvement social. La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé l’organisation d’une grève sectorielle de trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2026. Et ce, pour protester contre le blocage des négociations sociales et l’absence d’accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs responsables syndicaux et représentants des structures professionnelles du secteur. Cette rencontre a permis d’exposer les raisons de cette escalade. Tout en dressant un état des lieux de la situation sociale au sein des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance.

Selon les responsables syndicaux, le recours à la grève n’était pas envisagé dans un premier temps. Ils affirment avoir privilégié le dialogue et les négociations durant plusieurs mois; avant d’opter pour cette forme de mobilisation. La fédération estime toutefois que le processus de négociation a été marqué par des retards répétés et une absence d’avancées concrètes. Malgré l’expiration des délais habituellement retenus pour la conclusion des accords salariaux périodiques.

A cet égard, les représentants des salariés soulignent que les employés du secteur attendent toujours la finalisation d’un accord portant sur les augmentations de salaires pour l’année 2025. Ils mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie pour justifier leurs revendications.

De son côté, la direction syndicale du secteur considère également que les discussions menées ces derniers mois ont connu une phase de blocage. Tout en estimant que la partie patronale n’a pas présenté de propositions répondant aux attentes des agents et des cadres. Face à cette situation, les structures syndicales ont donc décidé de durcir leur position. Et pour ce faire de recourir à la grève, afin de défendre les droits professionnels et sociaux de leurs adhérents.

Au final, ce mouvement pourrait avoir des répercussions importantes sur l’activité bancaire et financière du pays durant les trois journées annoncées. Alors que les regards se tournent désormais vers une éventuelle reprise du dialogue entre les différentes parties, afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

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Tunisie | Hausse des exportations d’huile d’olive de 64 % en 6 mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une forte accélération lors de la campagne 2025-2026 : entre novembre 2025 et avril 2026, le pays a exporté 295 400 tonnes, contre 180 200 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 63,9 %.

Ces chiffres ont été annoncés par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), qui indique que la croissance des volumes s’est traduite par une hausse significative des revenus.

Au cours des six premiers mois de la campagne, les recettes d’exportation ont atteint 3 643,8 millions de dinars tunisiens (MDT), soit environ 1 104,2 millions d’euros, contre 2 442,4 MDT (environ 740,1 millions d’euros) sur la même période de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 49,2 %.

Cependant, malgré la forte augmentation des volumes vendus, les prix moyens ont diminué.

En avril 2026, le prix moyen à l’exportation s’établissait à 12,67 dinars le kg (environ 3,84 euros), contre 13,77 dinars (environ 4,17 euros) en avril de l’année précédente, soit une baisse de 8 %. Selon la catégorie, les prix variaient entre 8,81 et 16,55 dinars le kg, soit environ entre 2,67 et 5,02 euros.

La filière tunisienne continue d’exporter principalement des produits en vrac : l’huile conditionnée ne représente que 12,5 % des volumes vendus à l’étranger, malgré une légère augmentation par rapport aux 11,9 % de la saison précédente.

La part de l’huile vendue en vrac se maintient ainsi à 87,5 %.

L’huile d’olive extra vierge représente 83,5 % des exportations tunisiennes d’huile d’olive. L’Union européenne (UE) demeure la principale destination de l’huile d’olive tunisienne, absorbant 56,5 % des volumes exportés. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (23,2 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique (4,5 %). Parmi les pays importateurs, l’Espagne reste le premier acheteur avec 32,3 % des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,6 %) et des États-Unis (19 %).

L’huile d’olive biologique est également en plein essor : au cours des six premiers mois de la campagne, la Tunisie a exporté 37 900 tonnes, pour une valeur de 497,7 MDT (environ 150,8 millions d’euros). Cependant, la part de l’huile biologique conditionnée ne dépasse pas 5,7 % des volumes. Le prix moyen de ce type d’huile s’établissait à 13,12 dinars le kilogramme, soit environ 3,98 euros, avec 12,94 dinars (environ 3,92 euros) pour les produits en vrac et 16,15 dinars (environ 4,89 euros) pour les produits conditionnés.

L’Italie est le premier marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, représentant 38 % des exportations, devant les États-Unis (25 %), l’Espagne (24 %) et la France (8 %). Ce chiffre confirme le rôle central du marché italien pour le segment le plus qualitatif de la filière tunisienne, tandis que les ventes en gros sur les marchés européens, notamment espagnol et italien, demeurent la principale source d’exportations.

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Cap sur les 95 dollars pour le Brent

Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 4 % à la clôture des marchés le lundi 1er juin 2026, alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, avec des inquiétudes grandissantes quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en provenance du Moyen-Orient.

Ces gains sont intervenus après de nouveaux échanges de frappes militaires entre Washington et Téhéran au cours du week-end, alors qu’Israël a étendu ses opérations militaires au Liban…

Selon le système de surveillance des marchés de la plateforme énergétique basée à Washington, la détérioration de la situation sécuritaire dans la région a réduit les espoirs d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, un accord qui avait temporairement apaisé les marchés ces derniers jours.

Prix ​​du pétrole aujourd’hui

À la clôture de la séance du lundi 1er juin, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en août 2026 ont augmenté de 4,24 % pour atteindre 94,98 dollars le baril. Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en juillet 2026, ont bondi de 5,49 % pour atteindre 92,16 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée.

Les analystes estiment que les préoccupations liées à l’offre ont éclipsé les faibles données économiques en provenance de Chine, qui ont montré un ralentissement de l’activité industrielle et une pression continue sur les exportations et la demande intérieure.

Les inquiétudes se sont également accrues concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du flux mondial de pétrole et de gaz, suite aux informations faisant état de la pose continue de mines marines dans cette zone sensible.

Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré que les inquiétudes croissantes concernant les mines navales dans le détroit d’Ormuz pourraient retarder le retour à un trafic maritime normal. Ce qui signifie que la pression à la hausse sur les prix se poursuivra même si le détroit est rouvert.

Il a ajouté que tout accord politique éventuel entre les États-Unis et l’Iran n’entraînerait pas nécessairement un afflux immédiat de grandes quantités de pétrole sur les marchés mondiaux. Ce qui limite les chances d’une chute rapide des prix.

De son côté, Goldman Sachs a averti que la faiblesse de la demande de pétrole en Chine et en Europe représente un risque majeur pour ses prévisions de prix du pétrole pour le quatrième trimestre 2026.

L’organisation a néanmoins confirmé que toute nouvelle perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix du pétrole brut Brent à des niveaux supérieurs à ses prévisions actuelles de 90 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut West Texas Intermediate pourrait dépasser 83 dollars le baril.

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La Tunisie selon la BAD : Une reprise fragile sur fond de contraintes structurelles persistantes

Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en mai 2026, consacre une note pays à la Tunisie ainsi que plusieurs mentions transversales dans ses chapitres thématiques. La lecture croisée de ces passages dessine le portrait d’une économie en redressement modéré, encore lestée par des fragilités structurelles profondes. Avertissement préalable, […]

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Tabarka 2026 | Arrivée du premier vol touristique en provenance de Pologne

L’aéroport international de Tabarka-Aïn Draham a accueilli, ce lundi matin 1er juin 2026, son premier vol touristique direct en provenance de Pologne, avec à son bord 190 touristes.

Cette liaison, organisée par une compagnie aérienne étrangère pour le compte d’un tour-opérateur international, constitue une première pour la ville de Tabarka, comme l’a souligné le commissaire régional au tourisme de Tabarka-Aïn Draham.

Ce flux de vols saisonniers devra se poursuivre à l’aéroport de Tabarka-Aïn Draham jusqu’à la première semaine d’octobre 2026, indique la même source, en précisant que le programme prévoit un rythme régulier de deux vols hebdomadaires : le premier en provenance de Pologne et le second depuis la République tchèque.

Le coup d’envoi de la saison touristique est ainsi officiellement donné à Jendouba et le programme promet une belle dynamique pour l’économie et l’hôtellerie du Nord-Ouest tunisien, souligne encore la même source.

Y. N.

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Quand l’IA fait vaciller la confiance de la tech

Longtemps considérés comme les grands gagnants de la transformation numérique, les professionnels de la tech voient désormais l’intelligence artificielle comme une menace directe pour leur avenir. Malgré des salaires supérieurs à la moyenne et des perspectives de carrière encore favorables, une inquiétude profonde s’installe dans un secteur pourtant habitué à être à l’avant-garde de l’innovation.

Si l’on en croit une étude menée par InfoJobs, plus d’un salarié de la tech sur deux (52 %) craindrait que les outils d’intelligence artificielle finissent par remplacer son travail. Un niveau d’anxiété bien supérieur à celui observé dans l’ensemble de la population active, où cette crainte concerne 39 % des travailleurs. Un signal fort qui témoigne d’un changement de perception : ceux qui développent, utilisent et maîtrisent les technologies d’IA sont aussi parmi les premiers à redouter leurs conséquences, ajoute ladite étude.

Cette montée des inquiétudes intervient alors même que les professionnels du secteur continuent de bénéficier d’avantages salariaux significatifs. Près de 43 % d’entre eux gagnent plus de 2 000 euros nets par mois, contre seulement 23 % pour l’ensemble des actifs. Leur satisfaction vis-à-vis de leur rémunération reste également supérieure à la moyenne nationale.

Mais ces revenus plus élevés ne suffisent plus à dissiper les doutes. Derrière les augmentations de salaire et les opportunités de carrière, une question s’impose de plus en plus : combien de temps les compétences humaines resteront-elles indispensables face à des outils capables d’automatiser des tâches toujours plus complexes ?

L’étude montre pourtant que le secteur conserve un certain dynamisme. Au cours des deux dernières années, 65 % des salariés de la tech ont bénéficié d’une augmentation de salaire, contre 58 % dans l’ensemble des métiers. Pourtant, cette progression ne semble pas rassurer durablement les professionnels, dont beaucoup anticipent déjà de nouveaux bouleversements liés à l’IA.

La pression économique continue également de peser. Plus d’un tiers des répondants estiment que leur situation financière s’est détériorée malgré la hausse des rémunérations. Face à l’inflation, plus de huit salariés sur dix déclarent avoir réduit leurs dépenses, notamment dans les loisirs, les voyages ou les achats jugés non essentiels.

L’enquête met ainsi en lumière un paradoxe de plus en plus visible : même parmi les travailleurs les mieux rémunérés et les plus qualifiés du numérique, la peur du déclassement progresse. A mesure que l’intelligence artificielle gagne en puissance, l’idée qu’aucun métier ne soit réellement à l’abri semble s’imposer jusque dans les rangs de ceux qui ont contribué à bâtir cette révolution technologique.

Alors aux experts de la tech vont pouvoir s’inventer de nouveaux rôles qui leur rendraient indispensables pour échapper à d’éventuels licenciements.

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Deal Room Permanent pour impulser l’investissement en Afrique

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) et le Tunisia Consortium for African Development (Tucad) annoncent le lancement de la Deal Room Permanent, une plateforme structurée et continue destinée à connecter, tout au long de l’année, des projets africains à fort potentiel avec des investisseurs, institutions financières, banques, fonds d’investissement, partenaires techniques et acteurs du développement.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique générée par la conférence internationale Financing Investment and Trade in Africa (Fita2026) tenu récemment à Tunis, et vise à transformer les rencontres ponctuelles entre porteurs de projets et investisseurs en un mécanisme permanent d’identification, de structuration, d’accompagnement et de mise en relation autour de projets à fort impact sur le continent africain.

Dans ce cadre, le TABC et Tucad lancent le premier appel à projets destiné aux entreprises, promoteurs, opérateurs économiques, consortiums et porteurs de projets souhaitant bénéficier d’un accompagnement dans la recherche de financement, de partenaires stratégiques ou d’opportunités de développement en Afrique. 

La Deal Room Permanente ambitionne d’identifier et d’accompagner des projets solides, structurés et à fort potentiel dans plusieurs secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’industrie, les technologies et le numérique, la santé, l’agriculture et l’agro-industrie, la logistique, les services à forte valeur ajoutée, l’éducation et la formation, ainsi que les projets d’extension, de développement ou d’internationalisation.

Les projets sélectionnés bénéficieront d’une mise en relation qualifiée avec des investisseurs et partenaires potentiels, de sessions de présentation ciblées, ainsi que d’un accompagnement dans la structuration financière, stratégique et institutionnelle du projet. L’objectif est de favoriser l’émergence de partenariats concrets, de faciliter l’accès aux financements et de contribuer à la réalisation de projets structurants au service de la transformation économique du continent africain.

Les opérateurs intéressés sont invités à contacter l’équipe de TABC et à préparer leurs dossiers notamment les informations relatives à la société, au secteur d’activité, au chiffre d’affaires, à la nature du projet, au besoin de financement estimé, au format de financement souhaité et à la disponibilité d’un business plan.

Les dossiers de candidature doivent être transmis par email à l’adresse suivante et ce avant le 15 juin 2026 à 18h :  contact@tucad.com.tn.

Les dossiers devront comprendre, dans la mesure du possible, les documents suivants : le formulaire Deal Room Permanente dûment rempli ; une présentation de l’entreprise ; une présentation détaillée du projet ; un business plan ; les états financiers certifiés des trois dernières années, si disponibles ; et tout document complémentaire permettant d’évaluer la maturité, la faisabilité et le potentiel du projet.

À travers cette initiative, le TABC et Tucad réaffirment leur engagement en faveur de la mobilisation de financements, de la promotion des partenariats économiques Sud-Sud et du renforcement de l’investissement productif en Afrique.

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Atelier à Tunis sur le cadre réglementaire du commerce interafricain   

L’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (Innorpi), organise du 2 au 5 juin 2026, à l’Hôtel Golden Tulip El Mechtel à Tunis, un atelier régional sur : «Le développement des cadres réglementaires techniques nationaux des États membres de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)».

Cet atelier régional, dont l’ouvertureofficielle sera présidée par Samir Abid, ministre du Commerce et du Développement des exportations, est organiséen collaboration avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Il s’inscrit dans un contexte marqué par le renforcement de l’intégration économique africaine grâce à la Zlecaf, qui ouvre de nouvelles perspectives pour le commerce intra-africain.

Cette dynamique, on l’imagine, requiert une plus grande harmonisation des cadres réglementaires techniques afin de réduire les obstacles techniques au commerce et de faciliter la circulation des produits et des services.

Réunissant des participants de plusieurs pays africains durant quatre jours, cet atelier vise à renforcer les connaissances et les compétences des participants en matière de mise en œuvre du cadre réglementaire technique continental africain, ainsi qu’à promouvoir la compréhension du rôle des normes internationales et de leur application au niveau national.

La Tunisie est l’un des 54 pays membres de la Zlecaf, un marché intégré de 1,3 milliard de consommateurs, qu’elle a intégré il y a huit ans. Après avoir signé l’accord d’adhésion en mars 2018, elle l’a ratifié en août 2020. Notre pays fait partie des pionniers de l’Initiative du commerce guidé (GTI) depuis octobre 2022.

Cette intégration vise à réduire drastiquement les barrières tarifaires et non tarifaires afin de booster le commerce intra-africain.

I. B.

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La Tunisie veut attirer des investisseurs siciliens

La Tunisie mise sur la Sicile pour renforcer son rayonnement économique en Italie et en Europe du Sud. Tel est le message qui est ressorti de la participation du bureau milanais de l’Agence de promotion des investissements extérieurs (Fipa-Tunisie) à l’événement «AfroSiciliana», organisé du 24 au 26 mai 2026, à Monreale, dans la province de Palerme, et consacré au renforcement des relations entre la Sicile et les pays africains.

L’initiative a réuni des délégations institutionnelles et économiques du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de Tunisie et de Zambie, ainsi que des représentants d’entreprises et d’institutions italiennes, dans le but de développer de nouvelles synergies dans les secteurs de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, de l’innovation technologique et des infrastructures.

L’Afrique, un marché à fort potentiel

Au cœur des discussions figure l’intérêt croissant des entreprises italiennes pour le continent africain, considéré comme un marché à fort potentiel démographique et économique, mais aussi comme un partenaire stratégique pour les chaînes d’approvisionnement et les processus de nearshoring.

La réunion a été ouverte par le maire de Monreale, Alberto Arcidiacono, qui a souligné le rôle historique de la Sicile comme «pont naturel» entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.

Ce concept revêt aujourd’hui une importance économique et géopolitique considérable, dans un contexte marqué par la redéfinition des chaînes de production internationales et l’intérêt croissant de l’Europe pour la Méditerranée au sens large.

La délégation tunisienne était composée du consul de Tunisie à Palerme, Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

Dans son allocution, M. El Hani a mis en avant les atouts majeurs de la Tunisie en tant que plateforme régionale pour les investissements industriels et les partenariats de production, citant sa situation géographique stratégique, sa proximité avec les marchés européens, son capital humain qualifié et son environnement compétitif et tourné vers l’exportation.

La Tunisie lorgne les PME du sud de l’Italie

Mohamed Ali Mahjoub, du représentant de la Fipa-Tunisie à Milan, Wissem El Hani, et du représentant du Centre tunisien de promotion des exportations (Cepex) à Milan, Anis Basti.

Une attention particulière a été portée aux perspectives de coopération entre les entreprises siciliennes et tunisiennes dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la transformation industrielle et des industries à forte valeur ajoutée.

La Tunisie s’intéresse de près aux petites et moyennes entreprises (PME) italiennes, notamment celles du sud de l’Italie, qui pourraient utiliser le pays comme plateforme de production et de logistique pour desservir les marchés européens et africains.

Ces dernières années, la Tunisie a intensifié ses efforts pour attirer les investissements étrangers, en se concentrant sur les secteurs de la production manufacturière, de l’automobile, de l’aéronautique, du numérique et des énergies renouvelables.

Dans ce contexte, le renforcement des relations économiques avec la Sicile est également considéré comme stratégique en raison de la proximité géographique et culturelle entre les deux rives de la Méditerranée.

En marge de l(événement, des rencontres interentreprises (B2B) entre opérateurs italiens et africains ont permis d’identifier diverses pistes de collaboration commerciale et industrielle. Selon les organisateurs, ces échanges pourraient déboucher sur des missions économiques réciproques et de nouveaux partenariats commerciaux dans les prochains mois.

La participation à «AfroSiciliana» a également offert à Fipa Tunisia l’opportunité de promouvoir le Forum tunisien de l’investissement (TIF 2026), principal événement économique du pays dédié aux investissements internationaux, qui se tiendra les 25 et 26 juin à Tunis. La rencontre de Monreale confirme par ailleurs l’intérêt croissant des régions du sud de l’Italie pour le continent africain, conformément au plan Mattei promu par le gouvernement italien, qui vise à renforcer la coopération économique, énergétique et infrastructurelle avec les pays africains par le biais d’un partenariat.

I. B.

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Vous avez entre 20 et 22 ans ? La Garde nationale recrute

Le ministère de l’Intérieur a annoncé l’ouverture du concours de recrutement de caporaux masculins au sein de la Garde nationale au titre de l’année 2026. Les candidatures seront acceptées à partir du 4 juin 2026. Tandis que la date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 15 juin 2026.

Pour participer à ce concours, les candidats doivent avoir achevé la neuvième année de l’enseignement de base ou être titulaires d’un diplôme de formation professionnelle équivalent délivré par un centre relevant du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi ou par un établissement privé agréé. Ils doivent également disposer d’une qualification dans l’une des spécialités demandées.

Les postulants doivent être de nationalité tunisienne, être âgés de 20 à 22 ans au 1er janvier 2026 et mesurer au minimum 1,70 mètre. Une acuité visuelle d’au moins 15/20 pour les deux yeux avant correction est également exigée. Tout comme une bonne condition physique attestée par un examen médical.

Le ministère prévoit toutefois plusieurs dérogations concernant la limite d’âge, notamment pour les candidats ayant effectué leur service militaire ou ayant exercé dans des administrations et établissements publics. Les personnes inscrites auprès des bureaux de l’emploi peuvent également bénéficier des dispositions prévues par la réglementation en vigueur.

Les dossiers de candidature devront être déposés auprès des postes de la Garde nationale ou de la Police nationale compétents territorialement, selon l’adresse figurant sur la carte d’identité nationale. Toute candidature transmise par courrier, incomplète ou déposée hors délai sera automatiquement rejetée.

Les candidats devront notamment fournir un formulaire de candidature téléchargé depuis la plateforme dédiée aux recrutements du ministère de l’Intérieur, une demande manuscrite, une copie de la carte d’identité nationale, les diplômes requis ainsi qu’un extrait du casier judiciaire (bulletin n°3). Les titulaires d’un permis de conduire de catégorie B sont également invités à joindre une copie de leur permis.

Les spécialités recherchées couvrent plusieurs secteurs techniques et professionnels, notamment la mécanique automobile, l’hôtellerie et la restauration, le transport, la pêche maritime, le génie sanitaire, la climatisation, l’électricité, le bâtiment, la soudure, l’électronique, la menuiserie, l’agriculture ainsi que les métiers liés à l’alimentation.

Les épreuves écrites en langue arabe débuteront le 27 juillet 2026. Les candidats admis à cette première étape seront ensuite convoqués à des examens médicaux, sportifs, psychotechniques et à des entretiens oraux. Les convocations seront transmises par SMS via le numéro de téléphone renseigné lors de l’inscription, avec les détails relatifs aux dates et lieux des épreuves.

Le ministère précise enfin que l’absence de convocation équivaut à un refus de candidature et que les dossiers déposés ne seront pas restitués à leurs propriétaires.

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Transition écologique dans les entrepôts | La logistique verte progresse en Méditerranée

Les factures d’énergie grimpent. Les normes environnementales se durcissent d’année en année. Dans les entrepôts du bassin méditerranéen, ces deux réalités obligent les entreprises à repenser leurs méthodes de travail. La Tunisie n’y fait pas exception.

Quand les entrepôts passent au vert

Peu de gens en ont conscience, mais la logistique pèse lourd sur le bilan carbone planétaire. En France, l’Ademe estime que ce secteur représente près de 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit quelque 63 millions de tonnes de CO₂ équivalent chaque année – un chiffre qui inclut le transport de marchandises, le stockage et les emballages.

Ce constat alarme les opérateurs des deux côtés de la Méditerranée, et particulièrement en Tunisie, où la flambée des prix de l’énergie rogne les marges des entreprises depuis plusieurs années déjà.

La réponse la plus directe passe souvent par l’équipement lui-même. Des fabricants proposent désormais des chariots élévateurs électriques capables de fonctionner dans tous types d’environnements industriels, du petit dépôt familial à la grande plateforme régionale. Moins bruyants, sans émission en intérieur, ils affichent aussi des frais d’entretien nettement inférieurs aux modèles thermiques. Leur adoption s’accélère un peu partout sur le pourtour méditerranéen, portée par la baisse continue des coûts de production des batteries lithium-ion et par des réglementations de plus en plus strictes sur la qualité de l’air en milieu de travail.

Des pionniers locaux qui montrent la voie

Certaines entreprises tunisiennes n’ont pas attendu que la tendance devienne incontournable. LogistiKa a adopté un système de gestion intelligent pour rationaliser l’ensemble de ses plateformes logistiques. Cette initiative prouve une chose : la modernisation écologique n’est plus un privilège des multinationales européennes. D’autres acteurs de la région emboîtent le pas, poussés par la pression de partenaires commerciaux exigeants et par des coûts opérationnels devenus difficilement soutenables.

Ces transformations ne se limitent pas aux équipements de manutention. La digitalisation des flux – via des systèmes de gestion d’entrepôt (WMS) couplés à des capteurs IoT – permet de réduire les trajets inutiles, d’optimiser le remplissage des rayonnages et de diminuer la consommation globale d’énergie. Le mouvement est lancé. Reste à savoir s’il se généralisera assez vite pour peser véritablement sur les émissions régionales.

Énergie solaire et éclairage intelligent : deux leviers sous-estimés

L’éclairage consomme une part surprenante du budget énergétique d’un entrepôt – jusqu’à 35 % de la consommation totale selon certaines estimations sectorielles. Le passage aux LED, couplé à des détecteurs de présence, réduit cette dépense de 50 à 70 %. Le gain est mesurable dès les premiers mois suivant l’installation, sans nécessiter de travaux lourds ni d’interruption d’activité.

Les panneaux solaires installés sur les toitures apportent un complément logique, surtout dans le bassin méditerranéen : les régions du centre et du sud de la Tunisie cumulent plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, tandis que le nord du pays, autour de Tunis, enregistre déjà environ 2 800 heures annuelles – un potentiel solaire considérable comparé à la moyenne européenne. Associer ces deux investissements revient à transformer durablement le profil énergétique d’une installation, sans en bouleverser le fonctionnement au quotidien. C’est du bon sens économique avant d’être un geste militant.

Ce que les entreprises tunisiennes ont à y gagner

Réduire ses factures d’énergie, c’est un acquis appréciable. Les retombées vont cependant bien au-delà du simple bilan comptable. Les donneurs d’ordres européens examinent de plus en plus les pratiques environnementales de leurs sous-traitants et partenaires logistiques, notamment dans le cadre du règlement européen sur le devoir de vigilance et des exigences croissantes liées au reporting ESG.

Pour une entreprise tunisienne engagée dans la logistique verte, les bénéfices concrets sont multiples :

  • une crédibilité renforcée à l’international, capable de faire basculer un appel d’offres ;
  • un accès facilité aux programmes de financement dédiés à la transition énergétique, comme les fonds de l’Agence Française de Développement (AFD) ou les mécanismes du Green Deal européen ;
  • Des coûts opérationnels en baisse, libérant des marges pour investir ailleurs.

Ces fonds internationaux, encore peu exploités par les PME tunisiennes, représentent une source de capitaux non négligeable pour qui sait en saisir l’opportunité. Dans un contexte où la compétition logistique s’intensifie en Afrique du Nord, chaque avantage compte.

La logistique verte n’est pas un luxe réservé aux pays les plus riches. Pour les entrepôts tunisiens, c’est un pari stratégique – et sans doute l’un des plus rentables à moyen terme.

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Daher délocalise au Maroc : Tarbes tremble pour ses emplois

Selon plusieurs médias spécialisés, le groupe français Daher prépare le transfert d’une partie de la fabrication et de l’assemblage de pièces aéronautiques actuellement réalisés sur son site de Tarbes vers son usine de Tanger ainsi que vers des sous-traitants implantés dans des pays à coûts de production plus faibles. Les activités concernées portent notamment sur des composants destinés à plusieurs programmes d’Airbus, dont les A320, A330 et A350.

Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du plan interne « Edge », destiné à améliorer la rentabilité de la branche industrielle du groupe. Daher présente notamment cette évolution comme un moyen d’alléger la charge de travail du site de Tarbes et de dégager des capacités pour les marchés de la défense ainsi que pour les futurs programmes aéronautiques appelés à succéder à l’A320.

Le projet suscite toutefois des inquiétudes parmi les représentants du personnel du site tarbais, qui redoutent ses conséquences à moyen terme sur l’emploi et l’activité industrielle locale. À ce stade, aucune suppression d’emplois n’a été officiellement annoncée par l’entreprise.

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Tunisie : dans le textile, le danger est l’outil de travail le plus répandu

Les accidents du travail déclarés dans la branche de l’habillement ont progressé, passant de 2 633 en 2021 à 2 829 en 2023, représentant respectivement 10,2 % et 10,8 % du total national. C’est ce que révèlent les statistiques de la CNAM publiées dans le numéro 108 de la revue Santé et sécurité au travail de l’ISST.

L’indice de fréquence des accidents dans le secteur du textile s’est maintenu au-dessus de la moyenne nationale durant toute la période 2021-2023, bien qu’il ait amorcé un recul, passant de 17,6 % en 2021 à 12,1 % en 2023. Le secteur de la confection de vêtements a par ailleurs enregistré cinq accidents mortels, soit 4 % des 120 accidents mortels déclarés au niveau national, principalement liés à la manipulation des machines et aux risques électriques.

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Maladies professionnelles : le textile tunisien assis sur une bombe sanitaire

Les maladies professionnelles ont bondi de 25,1 % en 2023 par rapport à l’année précédente, avec un total de 3 524 cas recensés à l’échelle nationale, d’après les mêmes statistiques de la CNAM. Les troubles musculosquelettiques et les maladies respiratoires dominent le tableau, représentant 90 % des pathologies recensées.

La branche de l’habillement concentre à elle seule 1 481 cas en 2023, contre 871 en 2021, soit 42 % du total des maladies professionnelles dans les deux branches réunies. Géographiquement, Sousse, Monastir et Mahdia regroupent 51 % des pathologies déclarées, reflétant le poids de l’industrie textile dans la région du Sahel.

Monastir occupe la première place avec 405 entreprises actives, devant Zaghouan (191) et Nabeul (171) — trois gouvernorats qui concentrent à eux seuls près de 52 % du secteur textile national, selon une étude de l’ISST publiée en 2025. Face à cette réalité, des interventions préventives adaptées aux spécificités de ce milieu professionnel s’imposent, avec pour objectif d’améliorer les conditions de travail et de promouvoir une culture de santé et de sécurité.

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Dollar : les marchés suspendus à l’Iran et aux banques centrales

Le dollar s’est stabilisé lundi 1er juin après une perte hebdomadaire. Les marchés attendant l’issue des négociations sur le conflit au Moyen-Orient et des indications sur le calendrier des hausses de taux d’intérêt par les banques centrales.

L’indice du dollar a légèrement baissé la semaine dernière, dans un contexte d’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour ouvrir le détroit d’Ormuz aux expéditions de pétrole. Il s’est établi à 99,00 après avoir reculé de 0,4 %. L’euro a baissé de 0,08 % à 1,165 dollar. Le yen a reculé de 0,08 % à 159,41 yens pour un dollar; contre 0,07 % pour la livre sterling à 1,3449 dollar.

A noter par ailleurs que l’attention se portera sur les données relatives à l’emploi aux États-Unis, attendues dans la semaine, car les responsables de la Réserve fédérale indiquent qu’elle pourrait devoir relever les taux d’intérêt si la guerre accélère une inflation déjà élevée.

Du reste, Joseph Caburso, responsable des changes à la Commonwealth Bank of Australia, a déclaré : « Le dollar sera fortement influencé par l’évolution de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et par le rapport américain sur l’emploi non agricole de mai ». Et « une fois le détroit d’Ormuz rouvert, les prix du pétrole baisseront progressivement et les taux d’intérêt auront un impact plus important sur le dollar »…

Un sondage Reuters publié vendredi indique que les données américaines sur l’emploi non agricole, attendues le 5 juin, devraient faire état d’un taux de chômage de 4,3 % et d’une augmentation de 85 000 emplois. Les marchés financiers anticipent une hausse du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement situé entre 3,50 % et 3,75 %, possiblement d’ici la fin de l’année.

D’un autre côté, le discours que prononcera mercredi 3 juin le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, est attendu avec impatience afin de déterminer si la Banque centrale procédera à une hausse des taux d’intérêt ou non…

Le ministère japonais des Finances a déclaré que le gouvernement avait dépensé 11 700 milliards de yens (73,40 milliards de dollars) le mois dernier pour intervenir sur les marchés des changes afin de soutenir la monnaie.

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Été 2026 : la Tunisie lance sa campagne de nettoyage des plages ce 1er juin

À l’occasion du lancement officiel de la saison estivale, les opérations de nettoyage des plages tunisiennes démarrent ce lundi 1er juin 2026, conformément aux annonces du ministre de l’Environnement, Habib Abid.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’été et des efforts déployés pour préserver le littoral et améliorer la qualité de l’accueil dans les zones balnéaires.

Le ministre avait annoncé cette initiative lors d’une journée de travail organisée le 22 mai dernier à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, consacrée à la présentation de la Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030.

A cet égard, il a précisé que les opérations seront assurées par des entreprises spécialisées dans l’entretien du littoral, dans le cadre de contrats visant à garantir des plages propres et accessibles dès le début de la haute saison touristique.

Parallèlement, des travaux d’embellissement et de réhabilitation des espaces côtiers se poursuivent avec la participation de plusieurs acteurs privés, notamment des professionnels du tourisme, des hôteliers et des restaurateurs installés sur le littoral.

Le ministère de l’Environnement poursuit également sa campagne de lutte contre les moustiques. Lancées depuis plus de deux mois, les interventions concernent plusieurs zones lacustres et reposent sur des actions techniques ciblées, notamment la gestion du niveau des eaux afin de faciliter les traitements, y compris par voie aérienne.

L’ensemble de ces actions s’inscrit dans une stratégie nationale de gestion intégrée du littoral visant à concilier attractivité touristique, protection de l’environnement et préservation des écosystèmes côtiers.

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Tunisie | Les maladies professionnelles en hausse de 25 %

Les maladies professionnelles ont enregistré une hausse de 25,1% en 2023, par rapport à l’année qui l’a précédée. La hausse est particulièrement remarquable dans le secteur du textile et de l’habillement durant toute la période 2021-2023, d’après les statistiques de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), publiées par dans le dernier numéro (108) de la revue ‘‘Santé et sécurité au travail’’ diffusé par l’Institut de santé et de sécurité au travail (ISST).

Ainsi, les accidents du travail déclarés dans la branche de l’habillement se sont inscrits en hausse à 2829 en 2023 contre 2633 en 2021, ce qui représente respectivement 10,8% et 10,2% du total des accidents du travail enregistrés à l’échelle nationale.

En ce qui concerne les indices de la fréquence des accidents de travail, le secteur du textile s’est placé au-dessus de la moyenne générale durant la même période. Celui de la confection de vêtements a enregistré 5 accidents mortels, soit l’équivalent de 4% du total des accidents de travail mortels déclarés (120) et principalement, liés à la manipulation des machines et aux risques électriques.

En revanche, l’indice de fréquence des accidents du travail dans la branche du textile a enregistré un recul, à 12,1% en 2023 contre 17,6% en 2021.

Les statistiques de la CNAM mettent en exergue, également, la hausse des maladies professionnelles avec un total de 3524. Les troubles musculosquelettiques et les maladies respiratoires viennent en tête, avec 90% du total des pathologies recensées.

Dans la branche de l’habillement, le nombre de maladies professionnelles s’est élevé à 1481 en 2023, contre 871 en 2021, soit 42% du total dans les deux branches réunies.

La répartition géographique montre que les pathologies professionnelles sont concentrées clairement dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, avec 51%, ce qui souligne la nécessité d’intervenir de manière préventive dans cette région du Sahel où se concentre l’industrie textile. Il s’agit de tenir compte des spécificités de cette industrie, d’y améliorer les conditions de travail et d’y promouvoir une culture de santé et de sécurité au travail.

Monastir occupe la première place en termes de nombre d’entreprises actives dans les branches du textile et de l’habillement avec 405, soit près de 27% du total national. Vient ensuite Zaghouan avec 191, suivi en troisième position par Nabeul avec 171.

Ces trois gouvernorats abritent à eux seuls environ 52% de l’ensemble du secteur du textile et de l’habillement, selon une étude réalisée par l’Institut en 2025.

I. B. (avec Tap).

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