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États-Unis : revirement majeur sur les cartes vertes

Le gouvernement américain est revenu sur sa décision annoncée le 22 mai dernier, en vertu de laquelle les candidats à l’obtention du statut de « résident permanent » aux États-Unis devaient accomplir les démarches nécessaires depuis leur pays d’origine. C’est ce que rapporte le New York Times, après la vague de manifestations qui a éclaté.

Le ministère de la Sécurité intérieure, responsable des questions d’immigration, a déclaré au journal que la nouvelle politique ne sera finalement pas appliquée à tous les candidats à l’obtention d’une « carte verte », mais « au cas par cas ».

« Il s’agissait simplement d’un rappel aux employés de faire preuve de discernement » au moment de décider s’il convenait ou non d’exiger des candidats qu’ils quittent les États-Unis pour soumettre leur candidature depuis l’étranger, a expliqué le ministère.

A rappeler que, récemment, les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont annoncé que « désormais, tout ressortissant étranger résidant temporairement aux États-Unis et souhaitant obtenir une carte verte doit retourner dans son pays d’origine pour en faire la demande, sauf circonstances exceptionnelles ». Les titulaires de visas de courte durée, tels que les étudiants, les travailleurs saisonniers ou les touristes, « viennent aux États-Unis pour une courte période et pour une raison précise. Le système est conçu de sorte qu’ils quittent le pays à l’expiration de leur séjour. Leur séjour ne peut constituer une première étape vers l’obtention d’une carte verte », a expliqué Zach Kaler, porte-parole de l’USCIS.

De nombreuses associations de défense des droits des immigrants et des cabinets d’avocats ont exprimé leur surprise face à cette mesure, qui a semé la confusion parmi les demandeurs de carte verte. Le député démocrate Chai Garcia a qualifié cette nouvelle politique d’« injustifiée et cruelle ». « Elle obligera des milliers d’immigrants en situation régulière, y compris des conjoints de citoyens américains, à quitter leur domicile, leur famille et leur emploi pendant des semaines, voire des mois, pour obtenir une carte verte hors des États-Unis », a-t-il expliqué.

D’après le Washington Post, les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes vertes chaque année. À ce jour, plus de la moitié des demandeurs résident déjà sur le sol américain.

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Égypte : la facture énergétique s’envole

Une source gouvernementale indique que le ministère égyptien du Pétrole a fourni aux centrales électriques conventionnelles du pays des cargaisons de « gaz et de diesel » d’une valeur de plus de 155 milliards de livres égyptiennes au cours des cinq premiers mois de 2026.

La source a indiqué à Al Business que les importations de carburant destinées aux centrales électriques ont bondi d’environ 24 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre environ 30 milliards de livres sterling; contre 125 milliards de livres sterling pour la même période l’année précédente.

L’augmentation de la valeur des flux de combustible vers les centrales électriques a été attribuée à la dépendance du gouvernement au gaz liquéfié. Et ce, principalement pour répondre aux besoins en électricité, suite à la baisse des flux de gaz israélien vers l’Égypte, en raison de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

La même source a encore souligné la flambée des prix du gaz liquéfié due aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, qui a fait passer le prix par million d’unités thermiques britanniques d’une moyenne de 12 $ à 22 $. Soit une augmentation de plus de 83 % par rapport aux prix d’avant-guerre.

Par ailleurs, notons que le ministère égyptien de l’Électricité verse en moyenne entre 8 et 12 milliards de livres égyptiennes par mois pour la valeur du gaz et du fioul fournis aux centrales électriques. Tandis que le reste s’accumule sous forme de dette envers le ministère égyptien du Pétrole.

A cet égard, il a expliqué que le ministère de l’Électricité se procure du gaz au prix de 4 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MBTU), pour couvrir le coût de production d’un kilowatt d’électricité conventionnelle.

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La Russie impose un embargo sur les exportations de kérosène

Le gouvernement russe annonce, dans un communiqué, une interdiction des exportations de kérosène qui restera en vigueur jusqu’au 30 novembre 2026. L’objectif de cette décision est d’assurer la stabilité du marché local des carburants.

De son côté, la Commission européenne a déclaré jeudi 28 mai que le marché du kérosène de l’UE pourrait connaître des pénuries encore plus importantes si la situation dans le détroit d’Ormuz ne s’améliore pas dans les semaines à venir. Dans ce contexte, sa direction générale de l’énergie indique que la fermeture du détroit d’Ormuz affecte le pétrole brut et tous les principaux produits pétroliers, et que tous les États membres de l’UE sont concernés.

Pour l’instant, l’UE subit des répercussions sur les prix, mais sans perturbation concrète de l’approvisionnement au niveau du consommateur.

« Mais si la situation ne s’améliore pas dans les semaines à venir, les marchés devraient connaître une diminution de l’offre, notamment en ce qui concerne le kérosène », ajoute la Commission.

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Dollar : les marchés suspendus à l’Iran et aux banques centrales

Le dollar s’est stabilisé lundi 1er juin après une perte hebdomadaire. Les marchés attendant l’issue des négociations sur le conflit au Moyen-Orient et des indications sur le calendrier des hausses de taux d’intérêt par les banques centrales.

L’indice du dollar a légèrement baissé la semaine dernière, dans un contexte d’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour ouvrir le détroit d’Ormuz aux expéditions de pétrole. Il s’est établi à 99,00 après avoir reculé de 0,4 %. L’euro a baissé de 0,08 % à 1,165 dollar. Le yen a reculé de 0,08 % à 159,41 yens pour un dollar; contre 0,07 % pour la livre sterling à 1,3449 dollar.

A noter par ailleurs que l’attention se portera sur les données relatives à l’emploi aux États-Unis, attendues dans la semaine, car les responsables de la Réserve fédérale indiquent qu’elle pourrait devoir relever les taux d’intérêt si la guerre accélère une inflation déjà élevée.

Du reste, Joseph Caburso, responsable des changes à la Commonwealth Bank of Australia, a déclaré : « Le dollar sera fortement influencé par l’évolution de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et par le rapport américain sur l’emploi non agricole de mai ». Et « une fois le détroit d’Ormuz rouvert, les prix du pétrole baisseront progressivement et les taux d’intérêt auront un impact plus important sur le dollar »…

Un sondage Reuters publié vendredi indique que les données américaines sur l’emploi non agricole, attendues le 5 juin, devraient faire état d’un taux de chômage de 4,3 % et d’une augmentation de 85 000 emplois. Les marchés financiers anticipent une hausse du taux directeur de la Réserve fédérale, actuellement situé entre 3,50 % et 3,75 %, possiblement d’ici la fin de l’année.

D’un autre côté, le discours que prononcera mercredi 3 juin le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, est attendu avec impatience afin de déterminer si la Banque centrale procédera à une hausse des taux d’intérêt ou non…

Le ministère japonais des Finances a déclaré que le gouvernement avait dépensé 11 700 milliards de yens (73,40 milliards de dollars) le mois dernier pour intervenir sur les marchés des changes afin de soutenir la monnaie.

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Risque de pénuries de carburant : alerte des grandes institutions internationales

De nombreuses organisations internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ont averti qu’il y aura un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne revient pas à la normale.

« Les approvisionnements mondiaux en pétrole diminuent à un rythme record en raison de la forte baisse des livraisons » dues au passage des navires par le détroit d’Ormuz, ont averti le FMI, la Banque mondiale, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans une déclaration commune à l’issue d’une réunion de leurs dirigeants.

« Si le transport maritime ne revient pas à la normale, une baisse rapide et soutenue des stocks mondiaux avant le pic de la demande pendant l’été dans l’hémisphère nord représenterait un risque accru pour la sécurité énergétique (…) et la résilience de l’économie en général », avertissent les organisations dans leur déclaration.

La guerre israélo-américaine contre l’Iran a provoqué des turbulences sur les marchés commerciaux et financiers, tout en accentuant les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques mondiaux, notamment via le détroit d’Ormuz, une voie maritime vitale pour le transport du pétrole et du gaz.

Les organisations internationales ont souligné que l’économie mondiale reste résiliente, mais que le conflit touche de manière disproportionnée les pays les plus pauvres, en raison des prix élevés des carburants et des engrais, de l’incertitude accrue et des risques pour l’emploi.

Selon leur communiqué conjoint, les dirigeants des organisations se sont réunis jeudi pour discuter des moyens de remédier aux conséquences économiques de la guerre.

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Le Canada entre en récession technique 

Le Canada est entré en récession technique pour la première fois depuis 2020, son PIB ayant légèrement diminué au premier trimestre, dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis.

Le PIB a reculé de 0,1 % sur un an au cours des trois premiers mois de l’année 2026, a annoncé Statistique Canada vendredi 29 mai. Le recul inattendu enregistré au premier trimestre a contredit les prévisions des analystes. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur une croissance annuelle de 1,5 % au premier trimestre, conformément aux prévisions de la Banque du Canada.

La dernière fois que le Canada a enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative remonte à 2020, pendant la pandémie de Covid-19, et avant cela, à 2015.

« Il est inutile d’édulcorer ce résultat amer, car l’économie a clairement peiné à croître depuis le début de la guerre commerciale, la croissance globale étant également ralentie par un déclin démographique rapide », a déclaré Doug Porter, économiste à la Banque de Montréal… « Globalement, cela devrait peser sur les discussions concernant une hausse des taux, car l’économie est incapable de supporter des taux d’intérêt plus élevés », a-t-il ajouté.

A souligner par ailleurs que la Banque centrale a maintenu son taux d’intérêt à 2,25 % pendant quatre réunions consécutives, choisissant d’ignorer l’impact à court terme de la hausse des prix du pétrole sur l’inflation tout en surveillant la détérioration de la conjoncture économique.

Les chiffres du premier trimestre signifient que le Canada n’a enregistré de croissance que lors d’un seul des quatre derniers trimestres, a déclaré Charles Saint-Arnot, économiste en chef de la caisse populaire Servus. « Toutefois, compte tenu du maintien de prix élevés de l’énergie et du risque important de répercussions inflationnistes, la Banque du Canada devra trouver un équilibre entre ces deux risques », a-t-il déclaré. « Mais il est clair que, sans la hausse des prix de l’énergie, la Banque du Canada réduirait très probablement son taux directeur lors de sa prochaine réunion ».

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L’économie italienne surprend par sa vigueur au premier trimestre

Le taux de croissance de l’économie italienne a dépassé les estimations initiales début 2026, maintenant ainsi les performances de l’année précédente, avant le choc de la guerre au Moyen-Orient.

Le PIB italien a progressé de 0,3 % au premier trimestre par rapport à la période précédente, au lieu des 0,2 % annoncés précédemment, indique l’agence nationale des statistiques, Istat. Des améliorations ont été constatées dans divers domaines, allant des dépenses de consommation à l’investissement et au commerce.

Dans le même temps, l’inflation dans le pays s’est accélérée pour atteindre 3,3 % en mai, selon les chiffres annoncés par l’Istat, soit le taux le plus élevé depuis 2023.

Le déficit budgétaire de l’Italie en 2025 s’est avéré plus important que prévu, dépassant la limite de 3 % fixée par l’Union européenne. « L’activité économique devrait rester faible dans les prochains mois, a déclaré Fabio Panetta, gouverneur de la Banque d’Italie. Dans le pire des cas, elle pourrait stagner ou se contracter ».

Des responsables du FMI ont récemment déclaré dans un rapport sur le pays que « l’activité économique est confrontée à des perspectives à court terme de plus en plus difficiles en raison de l’incertitude mondiale et de la hausse des prix de l’énergie ». Ledit rapport précise que « les perspectives de croissance à moyen terme restent modérées, freinées par une faible croissance de la productivité et le vieillissement de la population ».

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Edgar Morin, le dernier grand passeur de la Méditerranée

La disparition de Edgar Morin, survenue ce samedi à l’âge de 104 ans, marque la fin d’un siècle intellectuel.

Résistant, sociologue, philosophe, théoricien de la complexité, il fut l’un des rares penseurs à avoir traversé plus de huit décennies de débats politiques et culturels sans jamais céder aux dogmatismes.

Son œuvre, fondée sur le dialogue entre les disciplines, les cultures et les peuples, a profondément influencé plusieurs générations d’intellectuels du Sud, notamment en Afrique du Nord.

La relation de Morin avec la Tunisie ne fut ni superficielle ni simplement académique. Dès les années 1960, il fréquente le milieu intellectuelle cosmopolite de Tunis, invité notamment par Jean Duvignaud, alors enseignant à Tunis. Il y noue des amitiés durables avec des intellectuels tunisiens et découvre une Tunisie ouverte, méditerranéenne, à la croisée des héritages arabes, africains et européens. Il évoquera plus tard avec émotion ses séjours à Sidi Bou Saïd et dans le Sud tunisien comme des moments fondateurs de sa réflexion sur la pluralité culturelle.

 

Des figures de la sociologie tunisienne comme Abdelwahab Bouhdiba, Abdelkader Zghal… ont évolué dans un espace intellectuel où les questions de modernité, d’identité et de dialogue des cultures rejoignaient souvent les préoccupations moriniennes.

Son influence sur la vie intellectuelle tunisienne fut considérable, bien que souvent discrète. Les travaux de Morin sur la « pensée complexe » ont inspiré plusieurs générations de sociologues, philosophes, pédagogues et chercheurs tunisiens confrontés aux limites des approches idéologiques rigides. Des figures majeures de la sociologie tunisienne comme Abdelwahab Bouhdiba, Abdelkader Zghal ou Khelil Zammiti ont évolué dans un espace intellectuel où les questions de modernité, d’identité et de dialogue des cultures rejoignaient souvent les préoccupations moriniennes. Lors de la remise du Prix Ibn Khaldoun à Tunis en 2015, Morin fut d’ailleurs honoré aux côtés de plusieurs grandes figures tunisiennes des sciences sociales, reconnaissance symbolique de cette proximité intellectuelle.

Après la révolution tunisienne de 2011, il observa avec attention l’expérience démocratique du pays. Contrairement à de nombreux commentateurs occidentaux, il refusait les lectures simplistes du « printemps arabe ». Il préférait parler de « métamorphose », c’est-à-dire d’un processus mêlant continuité et changement, héritage et invention. Pour lui, la Tunisie incarnait la possibilité rare d’articuler droits humains, démocratie, émancipation des femmes et fidélité à une identité culturelle propre.

 

Opposant précoce à la guerre d’Algérie, défenseur des mouvements de décolonisation, critique des impérialismes comme des autoritarismes, il considérait l’Afrique non comme une périphérie du monde mais comme l’un des lieux où se jouait l’avenir de l’humanité.

 

Face à la montée des radicalismes religieux et identitaires, Morin défendit constamment l’éducation, la culture et l’esprit critique comme remparts contre le fanatisme. Lors d’une conférence à Tunis en 2016, il appelait à enseigner la compréhension de l’autre, l’acceptation de l’incertitude et la complexité du réel, thèmes devenus centraux dans les débats éducatifs tunisiens contemporains.

Son engagement progressiste dépassait largement la Tunisie. Opposant précoce à la guerre d’Algérie, défenseur des mouvements de décolonisation, critique des impérialismes comme des autoritarismes, il considérait l’Afrique non comme une périphérie du monde mais comme l’un des lieux où se jouait l’avenir de l’humanité.

Jusqu’à ses dernières années, il demeura attentif au devenir de la démocratie tunisienne. En 2023 encore, il s’associait à des intellectuels et défenseurs des droits humains pour alerter sur les risques de régression des libertés dans le pays. Cette fidélité témoigne d’un attachement ancien à la Tunisie et à ses aspirations démocratiques.

 

Dans un monde fragmenté par les certitudes et les passions identitaires, sa leçon conserve une actualité remarquable : comprendre avant de juger, relier plutôt que séparer, dialoguer plutôt que s’exclure. C’est sans doute là que réside la part la plus durable de son héritage.

 

Avec Edgar Morin disparaît un intellectuel universel, mais aussi un ami de la Tunisie. Son héritage demeure vivant dans les universités, les centres de recherche, les débats pédagogiques et chez tous ceux qui refusent les explications simplistes pour penser la complexité des sociétés méditerranéennes et africaines. Dans un monde fragmenté par les certitudes et les passions identitaires, sa leçon conserve une actualité remarquable : comprendre avant de juger, relier plutôt que séparer, dialoguer plutôt que s’exclure. C’est sans doute là que réside la part la plus durable de son héritage.

Kamel Grar

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Après l’Ukraine, l’Iran : la BCE craint une nouvelle vague de pression sur les ménages européens

Les consommateurs de la zone euro, déjà « meurtris » par la guerre en Ukraine, ont changé d’avis beaucoup plus rapidement en raison des troubles liés à la guerre en Iran, selon une enquête de la Banque centrale européenne (BCE) publiée vendredi 29 mai.

La guerre en Ukraine déclenchée en février 2022 a provoqué une crise énergétique et une inflation dont l’Europe s’était largement remise. Cependant, les frappes aériennes américano-israéliennes du 28 février sur l’Iran ont entraîné des perturbations sans précédent dans l’approvisionnement énergétique.

Les chercheurs de la BCE ont analysé si les consommateurs de la zone euro étaient devenus plus sensibles aux conséquences économiques de ces crises géopolitiques… Et c’est le cas selon leurs données.

En utilisant l’enquête de la BCE sur les attentes des consommateurs, les économistes de la Banque, dont Olivier Coibion, ont constaté que les consommateurs ont immédiatement porté une attention accrue aux variations de prix dès le début du conflit en Iran, même si l’inflation se situait encore autour de 2 %, l’objectif de la BCE.

Près de la moitié des participants à l’enquête ont déclaré qu’ils suivaient de près l’évolution des prix en mars 2026, un pourcentage similaire à celui de janvier 2023, lorsque l’inflation dans la zone euro avait atteint 8,6 % et que, théoriquement, l’inquiétude aurait dû être beaucoup plus grande.

Deux « traumatismes » peuvent se renforcer mutuellement

« Ces chiffres suggèrent que les consommateurs subissent la guerre en Iran avec un potentiel « double coup dur » », ont déclaré des chercheurs de la BCE dans un article de blog, ce qui ne reflète pas nécessairement la position officielle de la Banque. « Ces deux plaies pourraient se renforcer mutuellement et sont susceptibles de façonner les attentes et le comportement des consommateurs dans les mois à venir, alors que les conflits et l’incertitude macroéconomique accrue persistent ».

Les économistes affirment que de telles « blessures » ou souvenirs de tensions économiques peuvent accroître la sensibilité des consommateurs aux nouveaux chocs…

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Obligations : la Russie émet 1,48 milliard $ en yuans sur 10 ans

La Russie prévoit d’émettre des obligations d’État libellées en yuans à 10 ans d’une valeur de 10 milliards de yuans. Cela représente environ 1,48 milliard de dollars . 

Cette initiative de la Russie s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par Moscou pour diversifier ses sources de financement. De même que le pays cherche à renforcer ses relations économiques avec la Chine. Et ce, tout en en tirant parti de la demande internationale croissante de titres libellés en yuans. Les investisseurs voient dans cette mesure un signe de la stratégie russe visant à réduire sa dépendance au dollar et à l’euro.

La date d’émission exacte et les détails du taux d’intérêt de l’obligation n’ont pas encore été officialisés.

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