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Liban : Trump évoque un accord Israël–Hezbollah

Le président américain Donald Trump a annoncé, ce lundi, qu’un accord de désescalade aurait été obtenu entre Israël et le Hezbollah, dans un contexte de forte tension militaire au Liban et à la frontière israélo-libanaise. Cette déclaration intervient alors que les affrontements et les frappes se poursuivent sur le terrain, selon plusieurs sources loclaes.

Donald Trump indique que cette évolution serait le résultat de contacts diplomatiques menés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que de discussions indirectes avec le Hezbollah via des intermédiaires. L’objectif de ces échanges serait d’aboutir à une réduction rapide de l’intensité militaire et à une limitation des risques d’escalade régionale.

Selon les éléments avancés par le président américain, les parties impliquées auraient accepté un principe de désescalade immédiate, sans toutefois qu’un texte officiel ou un accord formel largement publié ne vienne, à ce stade, confirmer ces engagements.

Engagements évoqués sur le terrain

Dans sa déclaration, Donald Trump affirme qu’Israël aurait renoncé à toute opération terrestre vers Beyrouth. Il précise également que des unités militaires israéliennes en mouvement auraient été rappelées, dans le cadre de cette nouvelle orientation visant à éviter une extension du conflit vers la capitale libanaise.

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Du côté du Hezbollah, l’engagement évoqué porterait sur une suspension des tirs contre Israël, dans une logique de réduction progressive des hostilités. Ces annonces, si elles se confirmaient, constitueraient un tournant significatif dans l’évolution récente des tensions entre les deux parties.

Une situation encore instable malgré les annonces

La situation reste néanmoins particulièrement tendue. Plusieurs sources font état de frappes israéliennes dans la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que de tirs de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, survenus après les déclarations américaines.

Ces éléments suggèrent que, malgré l’annonce d’une désescalade, les dynamiques militaires ne sont pas encore totalement interrompues. Les observateurs soulignent que les engagements évoqués doivent encore être confirmés et appliqués de manière effective pour produire un changement durable.

Une portée encore incertaine

Dans ce contexte, les déclarations de Donald Trump apparaissent comme une initiative diplomatique visant à accélérer un apaisement du conflit. Leur impact réel dépendra toutefois de la traduction concrète de ces engagements sur le terrain, ainsi que de leur validation par les différentes parties impliquées dans les prochains jours.

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Tunisie : Lancement imminent d’une vaste campagne de nettoyage des plages avant l’été

À l’approche de la saison estivale 2026, le ministère de l’Environnement s’apprête à lancer une vaste campagne nationale de nettoyage manuel et mécanique des plages tunisiennes, ciblant plus de 150 plages touristiques et publiques à travers le pays.

L’annonce a été faite par Nabil Mokhtar, responsable du projet de nettoyage mécanique des plages, dans une déclaration à la radio nationale ce lundi 1er juin 2026.

Une superficie totale estimée à 6.500 hectares

Selon les données communiquées, les interventions concerneront une superficie totale estimée à 6.500 hectares. Le programme couvrira 55 plages touristiques ainsi que 97 plages publiques, dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités en prévision de l’afflux estival des vacanciers tunisiens et étrangers.

Le responsable a précisé que les opérations seront menées à la fois manuellement et à l’aide d’équipements mécaniques spécialisés, afin d’assurer un nettoyage plus efficace du littoral.

Un enjeu environnemental et touristique

Cette campagne intervient alors que les questions liées à la propreté des plages et à la pollution du littoral reviennent chaque été au cœur des préoccupations des citoyens et des professionnels du tourisme.

La qualité environnementale des plages constitue en effet un facteur clé pour l’image touristique de la Tunisie, notamment dans les zones balnéaires qui accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, particulièrement en provenance d’Europe, d’Algérie et de Libye.

Au-delà des opérations de nettoyage, Nabil Mokhtar a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation du littoral tunisien.

« Les efforts de l’État ne suffisent pas sans une prise de conscience citoyenne », a-t-il souligné, appelant les estivants à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Le défi des déchets estivaux

Chaque saison estivale, plusieurs plages tunisiennes font face à une accumulation importante de déchets plastiques, canettes, emballages alimentaires et autres détritus abandonnés après les journées de forte affluence.

Les associations environnementales alertent régulièrement sur les conséquences de cette pollution sur l’écosystème marin, mais aussi sur l’attractivité touristique des régions côtières.

Les autorités misent ainsi sur cette campagne pour améliorer l’état des plages avant le pic de fréquentation attendu dès la fin du mois de juin.

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Nouveau code des changes : Le Parlement vise un vote avant l’été

La Tunisie s’apprête à franchir une étape importante dans la réforme de son cadre financier et économique. Le président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ktari, a confirmé la volonté des députés d’accélérer l’adoption du projet de nouvelle loi sur le change avant les vacances parlementaires.

Intervenant ce lundi 1er juin 2026 sur les ondes de la Radio nationale, à l’occasion d’une séance d’audition consacrée à l’organisation patronale Conect, Maher Ktari a qualifié ce projet de « loi très importante » pour l’investissement en Tunisie et pour l’entrée de devises étrangères dans le pays.

Une réforme attendue depuis des années

Le projet de nouvelle loi sur le change vise à moderniser un dispositif réglementaire souvent jugé complexe et inadapté aux mutations économiques et technologiques actuelles.

Selon Maher Ktari, les travaux menés au sein de la Commission des finances accordent une attention particulière à l’adaptation du texte aux évolutions du commerce extérieur, des paiements internationaux et des technologies financières.

Lire aussi : Réformes des changes et budget 2027 : L’ARP accélère le tempo des dossiers économiques

L’objectif affiché est également de regrouper plusieurs textes juridiques dispersés dans une seule loi de référence afin de simplifier les procédures liées au change et aux opérations financières internationales.

Un signal destiné aux investisseurs

Dans un contexte marqué par une pression persistante sur les réserves en devises et par la nécessité d’attirer davantage d’investissements étrangers, cette réforme est présentée comme un levier économique stratégique.

D’après les experts auditionnés par la Commission des finances, la nouvelle loi pourrait permettre à la Tunisie de gagner entre 1 et 1,5 point de croissance supplémentaire.

Les défenseurs du projet estiment qu’un cadre de change plus souple et plus lisible pourrait faciliter les exportations, améliorer l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers et encourager l’intégration de la Tunisie dans les nouveaux circuits du commerce numérique international.

Des auditions qui se poursuivent

La Commission des finances a déjà auditionné le ministère des Finances, la Direction générale des douanes ainsi que plusieurs organisations nationales autour du projet de réforme.

Les séances d’écoute devraient se poursuivre dans les prochains jours avec d’autres structures concernées avant le passage du texte en séance plénière.

La réforme du code des changes figure parmi les dossiers économiques les plus sensibles depuis plusieurs années en Tunisie, en raison de son impact direct sur les transferts de devises, l’investissement, les exportations et les relations financières avec l’étranger.

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Huile d’olive : Les exportations tunisiennes bondissent de près de 50%

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive continuent sur leur lancée. Au terme des six premiers mois de la campagne 2025-2026, les recettes ont progressé de 49,2% pour dépasser 3,6 milliards de dinars, grâce à une forte hausse des volumes exportés malgré le recul des prix sur les marchés internationaux.

L’huile d’olive tunisienne confirme son rôle de locomotive des exportations agricoles. Selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes générées par les exportations ont atteint 3643,8 millions de dinars durant les six premiers mois de la campagne 2025-2026, contre 2442,4 millions de dinars à la même période de la campagne précédente.

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Cette progression de 49,2% s’explique principalement par l’augmentation significative des quantités exportées.

Des volumes en forte hausse malgré des prix en baisse

Entre novembre 2025 et avril 2026, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont dépassé 295.400 tonnes, contre 180.200 tonnes un an auparavant, soit une hausse de 63,9%.

Cette performance a été réalisée malgré une baisse de 8% du prix moyen à l’exportation. Celui-ci s’est établi à 12,67 dinars le kilogramme au cours de la période considérée.

Les chiffres de l’ONAGRI montrent ainsi que la progression des volumes a largement compensé le repli des prix, permettant aux recettes de franchir un nouveau seuil historique.

L’huile en vrac domine toujours les exportations

La structure des exportations reste largement dominée par l’huile vendue en vrac, qui représente 87,5% des quantités exportées.

L’huile conditionnée ne constitue que 12,5% des exportations totales, un indicateur qui continue d’alimenter les débats sur la nécessité de renforcer la valorisation du produit tunisien à l’international.

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Par ailleurs, l’huile d’olive extra vierge demeure le principal produit exporté avec 83,5% du volume total.

L’Europe, premier débouché de l’huile tunisienne

L’Union européenne reste de loin la première destination de l’huile d’olive tunisienne, avec 56,5 % des exportations.

Elle est suivie par l’Amérique du Nord qui absorbe 23,2% des volumes exportés, puis l’Asie avec 12,1% et l’Afrique avec 4,5%.

Par pays, l’Espagne conserve sa place de premier importateur avec 32,3% des achats, devant l’Italie (19,6%) et les États-Unis (19%).

L’huile biologique poursuit sa progression

Le segment de l’huile d’olive biologique continue également de gagner du terrain.

Selon l’ONAGRI, les exportations d’huile biologique ont atteint 37.900 tonnes durant les six premiers mois de la campagne, pour une valeur globale de 497,7 millions de dinars.

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Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

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Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

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Bac 2026 : Le plus âgé a 75 ans, la plus jeune 16 ans, 30 détenus passent l’examen

La session 2026 du baccalauréat réunira 162.435 candidats à travers le pays, soit plus de 10.000 inscrits supplémentaires par rapport à l’année précédente. Parmi eux figurent un candidat âgé de 75 ans, une élève de 16 ans ainsi que 30 détenus qui passeront les épreuves dans des conditions adaptées.

A deux jours du démarrage des épreuves, le ministère de l’Éducation a dévoilé les principaux indicateurs de la session 2026 du baccalauréat. Lors d’une conférence de presse, le directeur général des examens nationaux, Mohamed Mili, a annoncé que 162.435 candidats sont inscrits cette année, en hausse de plus de 10.000 par rapport à la session 2025.

75 ans pour le doyen, 16 ans pour la benjamine

Parmi les chiffres les plus marquants figurent les profils atypiques de certains candidats. Le doyen de cette session est âgé de 75 ans et est inscrit en section sport. À l’opposé, la plus jeune candidate n’a que 16 ans et passera les épreuves en section mathématiques.

Dans le cadre de la politique d’égalité des chances, plusieurs mesures ont été mises en place au profit des candidats à besoins spécifiques.

Sujets en braille

Ainsi, 132 candidats composeront sur des sujets en caractères agrandis, tandis que 1127 bénéficieront d’un tiers temps supplémentaire. Par ailleurs, 54 candidats non-voyants recevront des sujets rédigés en braille.

Trois candidats atteints du syndrome dit des « enfants de la lune » bénéficieront également d’un accompagnement adapté durant les épreuves.

Trente détenus passeront les examens

Le ministère a également annoncé que 30 détenus inscrits dans des établissements pénitentiaires participeront à la session 2026 du baccalauréat. Ils composeront dans des conditions spécialement aménagées afin de garantir le bon déroulement des examens.

Économie-gestion en tête des inscriptions

Avec 56.201 candidats, la section économie et gestion demeure la plus représentée. Elle devance les sciences expérimentales (28.780 candidats) et les lettres (26.580 candidats).

Les sciences techniques regroupent 21.766 inscrits, devant les mathématiques (18.916). La section informatique compte 8112 candidats, tandis que la section sport en totalise 2064.

Le calendrier des épreuves

La session principale du baccalauréat se déroulera les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin. Les résultats seront proclamés le 23 juin.

Les candidats ajournés pourront participer à la session de contrôle prévue les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet. Les résultats définitifs seront annoncés le 12 juillet.

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Moustiques dans le Grand Tunis : Pourquoi les nuisances explosent déjà ?

Piqûres à répétition, soirées écourtées et invasion d’insectes volants : de nombreux habitants du Grand Tunis constatent un retour en force des moustiques et autres nuisibles. La municipalité de Tunis explique ce phénomène par des conditions climatiques favorables et la situation particulière de la sebkha Sijoumi, tout en appelant les citoyens à renforcer les mesures préventives.

Depuis plusieurs jours, les habitants du Grand Tunis font face à une présence inhabituellement importante d’insectes volants en cette fin de printemps. Dans plusieurs quartiers, les moustiques semblent avoir fait leur apparition plus tôt que les années précédentes, provoquant de nombreuses nuisances à l’approche de l’été.

Hausse des températures et taux d’humidité élevé

Invité de Mosaïque FM ce lundi 1er juin, le directeur de l’Hygiène et de la protection de l’environnement à la municipalité de Tunis, Omar Ennaifer, a expliqué que cette prolifération est directement liée à la hausse des températures et à un taux d’humidité élevé, deux facteurs particulièrement favorables à la reproduction des insectes.

Le responsable a toutefois tenu à apporter une précision importante. Selon lui, une partie des insectes actuellement observés dans le Grand Tunis ne sont pas des moustiques. Il s’agit plutôt de petits insectes volants apparentés à des moucherons ou à de petites mouches, dont l’origine se situe principalement au niveau de la sebkha Sijoumi. Contrairement aux moustiques, ces insectes ne piquent pas.

Leur présence massive cette année s’expliquerait notamment par l’étendue de la zone humide et par des conditions météorologiques favorables à leur développement.

La sebkha Sijoumi au cœur du problème

Concernant les moustiques, Omar Ennaifer a souligné que la lutte la plus efficace consiste à détruire les larves avant leur transformation en insectes adultes.

Toutefois, le niveau encore élevé des eaux dans la sebkha Sijoumi complique les opérations de traitement direct. Des travaux sont actuellement engagés afin d’améliorer l’écoulement naturel des eaux, ce qui devrait permettre de faciliter les futures interventions de lutte contre les moustiques.

En parallèle, les services municipaux poursuivent les campagnes de pulvérisation dans les zones les plus touchées ainsi que les opérations de traitement des réseaux d’assainissement.

Eliminer toute source d’eau stagnante autour des habitations

La municipalité insiste néanmoins sur le fait que la lutte contre les moustiques ne peut reposer uniquement sur les interventions publiques. Le responsable a appelé les citoyens à éliminer toute source d’eau stagnante autour des habitations, dans les jardins, sur les terrasses ou dans les récipients abandonnés. Une faible quantité d’eau peut suffire à créer un foyer de reproduction capable de générer un grand nombre de moustiques en quelques jours.

Interrogé sur l’éventuelle apparition de nouvelles espèces, Omar Ennaifer a précisé que les variations observées en matière de taille ou de couleur des insectes ne signifient pas nécessairement l’arrivée de nouvelles espèces, mais peuvent s’expliquer par les conditions climatiques et les cycles naturels de reproduction.

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Banques tunisiennes : 1,6 milliard de bénéfices, négociations salariales bloquées

Le climat social se tend de nouveau dans le secteur bancaire et des assurances en Tunisie. La fédération des banques et institutions financières relevant de l’UGTT tiendra mardi 2 juin une conférence de presse au siège de la centrale syndicale afin de dénoncer le blocage des négociations salariales de 2025 avec les représentants patronaux du secteur.

Dans un communiqué publié vendredi, la structure syndicale accuse le conseil bancaire et financier ainsi que la fédération des assurances d’avoir interrompu les discussions, alors que les salariés continuent de subir une dégradation du pouvoir d’achat dans un contexte marqué par l’inflation et le coût élevé du crédit.

Un bras de fer social qui dure depuis des mois

Cette nouvelle montée de tension s’inscrit dans le prolongement du conflit social engagé depuis plusieurs mois dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance.

En novembre 2025, le secteur avait déjà connu une grève générale de deux jours après l’échec des discussions salariales entre syndicats et organisations patronales. Malgré plusieurs tentatives de reprise du dialogue depuis, aucun accord durable ne semble avoir permis d’apaiser les tensions.

Lire aussi: Devant l’UGTT, les agents bancaires manifestent leur colère : une grève suivie à 80%

Selon la fédération syndicale, les propositions patronales actuellement sur la table — évoquées entre 70 et 100 dinars d’augmentation mensuelle — restent largement insuffisantes au regard des performances financières affichées par le secteur bancaire.

Des chiffres 2025 qui renforcent l’argument syndical

Les résultats annuels 2025 publiés par plusieurs grandes banques tunisiennes donnent du poids aux revendications syndicales. La BIAT a clôturé l’exercice avec un bénéfice net de 385 millions de dinars et un PNB de 1,59 milliard de dinars. La Banque de Tunisie affiche, pour sa part, un résultat net individuel de 190,2 millions de dinars.

Ces performances s’inscrivent dans la continuité d’un secteur déjà très rentable. Selon le dernier rapport de supervision bancaire disponible de la Banque centrale de Tunisie, le résultat net sectoriel avait atteint 1,6 milliard de dinars en 2024, en hausse de 11,9%, avec un Produit net bancaire global de 8035 millions de dinars.

La remontée des taux d’intérêt et la progression des revenus liés aux bons du Trésor ont fortement soutenu la rentabilité du secteur bancaire ces dernières années.

Pour les syndicats, ce niveau de rentabilité rend difficilement acceptable une proposition d’augmentation limitée à 70-100 dinars par mois.

L’article 412 au cœur des désaccords

Le communiqué syndical évoque également un autre point de friction : l’application de l’article 412 du Code de commerce relatif aux crédits accordés aux employés des banques.

La fédération accuse certaines parties patronales de refuser des mesures qui permettraient d’alléger les charges financières supportées par les salariés du secteur, malgré les bénéfices enregistrés par les établissements bancaires.

Une nouvelle escalade sociale en vue ?

Le ton employé par la fédération syndicale traduit une nette montée des tensions. Le texte parle d’une situation « dangereuse » et accuse certaines parties influentes de chercher à imposer leurs choix malgré les difficultés sociales.

Aucun appel officiel à une nouvelle grève n’a encore été annoncé, mais la conférence de presse prévue mardi pourrait marquer le début d’une nouvelle phase de confrontation sociale dans un secteur stratégique pour l’économie tunisienne.

Au-delà des revendications salariales, cette crise remet aussi au centre du débat une question sensible : celle du partage de la valeur dans un secteur bancaire régulièrement critiqué pour ses marges élevées alors que ménages et entreprises continuent de subir le poids du crédit et de l’endettement.

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Tunisie – Météo : Orages, grêle et hausse des températures

Le temps sera marqué ce lundi par une instabilité croissante sur plusieurs régions du pays. Des cellules orageuses accompagnées de pluies et parfois de grêle sont attendues à partir des régions ouest avant de gagner progressivement l’est du territoire. Les températures poursuivront parallèlement leur hausse avec des maximales pouvant atteindre 35 degrés.

Le ciel sera partiellement nuageux sur la plupart des régions du pays durant la journée de lundi, selon les prévisions météorologiques. L’activité nuageuse sera toutefois plus importante sur les zones ouest où des cellules orageuses locales devraient se former.

Les régions de l’est concernées

Ces perturbations s’accompagneront de pluies temporairement orageuses et de chutes de grêle par endroits. Au fil des heures, les précipitations devraient progressivement concerner les régions de l’est du pays.

Le vent soufflera de secteur est, généralement faible à modéré sur l’ensemble du territoire. Il deviendra cependant relativement plus fort dans l’après-midi près des côtes nord. Les conditions maritimes resteront globalement favorables avec une mer peu agitée à localement moutonneuse sur les régions côtières du nord.

Jusqu’à 35 degrés dans plusieurs régions

Les températures enregistreront une légère hausse par rapport aux jours précédents.

Les maximales oscilleront entre 26 et 31 degrés sur les zones côtières ainsi que sur les hauteurs, tandis qu’elles varieront entre 31 et 35 degrés dans le reste des régions du pays.

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En visite à l’Ariana, Kaïs Saïed met les responsables en garde et mise sur la jeunesse

En visite surprise dans plusieurs localités du gouvernorat de l’Ariana, le président de la République, Kaïs Saïed, a échangé directement avec des citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes. Réaffirmant son engagement à répondre aux attentes des Tunisiens, il a insisté sur la nécessité de solutions nationales globales, tout en adressant un avertissement aux responsables qui ne remplissent pas leurs engagements.

Le président de la République, Kaïs Saïed, a effectué dimanche soir une visite non annoncée dans le gouvernorat de l’Ariana, où il a rencontré des habitants de plusieurs localités afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs revendications.

Dans une déclaration exclusive accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), le chef de l’État a expliqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre de son approche fondée sur le contact direct avec les citoyens et le suivi de leurs conditions de vie. Il a assuré que les efforts se poursuivent afin de répondre aux attentes exprimées par les Tunisiens.

Des solutions nationales plutôt que des réponses ponctuelles

Au cours de ses échanges avec les habitants, Kaïs Saïed a estimé que les problèmes soulevés dépassent souvent le cadre individuel ou local. Selon lui, ces difficultés nécessitent des réponses globales à l’échelle nationale, capables de traiter les causes profondes des dysfonctionnements constatés.

Le président a affirmé que le travail se poursuit « jour et nuit » pour répondre à ce qu’il a qualifié de revendications légitimes, tout en réitérant son attachement aux orientations politiques engagées et sa détermination à poursuivre les réformes qu’il juge nécessaires pour la prochaine étape.

Un avertissement aux responsables et un appel à la jeunesse

Le chef de l’État a également appelé les responsables à assumer pleinement leurs fonctions et à respecter les engagements pris envers les citoyens. Il a souligné que la jeunesse tunisienne possède les compétences nécessaires pour occuper davantage de postes à responsabilité au sein des institutions.

Dans ce contexte, il a averti que les responsables qui n’accomplissent pas leur mission pourraient être remplacés par de jeunes compétences capables de contribuer à la gestion des affaires publiques et à la mise en œuvre des politiques de l’État.

« L’État se gère par ses institutions »

Évoquant la situation du pays, Kaïs Saïed a affirmé que « l’État ne se gère ni par les publications sur les réseaux sociaux ni par les mensonges », soulignant que la Tunisie demeure forte grâce à son peuple et à sa capacité à faire face aux différentes tentatives de déstabilisation.

Le président a enfin insisté sur le rôle des institutions et du respect de la loi dans la conduite des affaires publiques, se disant confiant dans la capacité des Tunisiens à relever les défis auxquels le pays est confronté.

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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Bac 2026 en Tunisie : Les chiffres clés de la première session

Le baccalauréat 2026 démarre en Tunisie avec près de 162.000 candidats répartis sur l’ensemble des sections de l’enseignement secondaire. Au-delà du calendrier des épreuves, cette nouvelle session met en évidence une structuration persistante des choix d’orientation, largement concentrée sur quelques filières dominantes comme l’économie et gestion ou les sciences expérimentales. À quelques jours du lancement des examens, ces données offrent une lecture plus large du système éducatif tunisien et des dynamiques qui continuent de le façonner.

Le baccalauréat 2026 mobilise près de 162.000 candidats dans l’ensemble des établissements secondaires tunisiens, selon les données disponibles. Les épreuves de la session principale se dérouleront les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin prochains, avant une session de contrôle prévue les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet.

Les résultats seront annoncés le 23 juin pour la session principale et le 12 juillet pour la session de contrôle, conformément au calendrier fixé par le ministère de l’Éducation.

Une répartition qui confirme la domination de quelques filières

Les données détaillées montrent une forte concentration des candidats dans certaines sections du baccalauréat.

La section économie et gestion arrive en tête avec 56.201 candidats. Elle est suivie des sciences expérimentales (28.780 candidats) et des lettres (26.580 candidats). Les sciences techniques comptent 21.766 candidats, tandis que les mathématiques totalisent 18.916 inscrits. L’informatique rassemble 8112 candidats et la section sport 2064 candidats.

Cette répartition confirme le poids dominant des filières générales dans le paysage scolaire tunisien, au détriment des sections spécialisées.

Une photographie du système éducatif tunisien

Au-delà des chiffres, cette structure des inscriptions reflète les choix d’orientation des élèves et les dynamiques du système éducatif.

Les filières les plus représentées restent celles perçues comme offrant des débouchés plus larges dans l’enseignement supérieur, tandis que les sections techniques, sportives ou informatiques continuent de concentrer des effectifs plus limités.

Cette configuration pose, une nouvelle fois, la question de l’adéquation entre orientation scolaire, attentes des élèves et besoins du marché du travail.

Une étape centrale dans le parcours des élèves

Le baccalauréat demeure un moment déterminant du système éducatif tunisien, conditionnant l’accès à l’enseignement supérieur et structurant les trajectoires scolaires de dizaines de milliers de familles.

À quelques jours des épreuves, les candidats entrent dans la dernière phase de préparation, marquée par une intensification des révisions et une forte pression sociale.

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Tunisie : Légère baisse des températures et pluies attendues sur plusieurs régions

Le temps sera marqué ce dimanche par une légère baisse des températures et des passages pluvieux localisés sur certaines régions du pays, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Des cellules orageuses sont attendues sur l’ouest avant de s’étendre progressivement vers l’est, dans un contexte de ciel globalement changeant sur l’ensemble du territoire.

Le temps sera brumeux sur la plupart des régions et très nuageux sur les zones ouest, avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies, indique l’Institut national de la météorologie.

Ces précipitations toucheront ensuite certaines régions de l’est du pays au cours de la journée.

Températures en légère baisse

Le vent soufflera de secteur est, faible à modéré sur l’ensemble du territoire. Les conditions de la mer seront globalement stables, avec une mer calme à peu agitée.

Les températures connaîtront une légère baisse par rapport aux jours précédents. Les maximales varieront entre 23°C et 28°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 29°C et 34°C dans le reste du pays.

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Le TMM se stabilise à 6,99%, son plus bas niveau depuis près de quatre ans

Le taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) poursuit sa phase de stabilité en Tunisie. Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), cet indicateur s’est maintenu à 6,99% durant le mois de mai 2026, enregistrant ainsi son quatrième mois consécutif à ce niveau. Cette évolution confirme la tendance baissière observée depuis plusieurs années et marque le niveau le plus faible atteint par le TMM depuis juin 2022. Étroitement lié au taux directeur de la BCT, maintenu à 7%, le TMM constitue un baromètre essentiel des conditions de financement dans l’économie tunisienne et de l’orientation de la politique monétaire.

Le taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) est resté inchangé à 6,99 % durant le mois de mai 2026, d’après les statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie. Cette stabilité intervient alors que le taux directeur de la BCT demeure fixé à 7% depuis plusieurs mois.

Après avoir reculé progressivement au cours des dernières années, le TMM confirme ainsi son installation sous le seuil des 7%, un niveau qui n’avait plus été observé depuis près de quatre ans.

Une baisse régulière du TMM

Les chiffres publiés par la Banque centrale montrent une baisse régulière du TMM en glissement annuel. L’indicateur est passé de 8% à fin mai 2023 à 7,97% en mai 2024, puis à 7,5% en mai 2025, avant de s’établir à 6,99% en mai 2026.

Cette évolution traduit une détente progressive des conditions monétaires après la période de forte inflation qui avait conduit la Banque centrale à durcir sa politique monétaire au cours des années précédentes.

Le niveau actuel constitue le plus bas enregistré depuis juin 2022.

Dans le sillage du taux directeur de la BCT

Le TMM évolue généralement dans le sillage du taux directeur de la Banque centrale, qui sert de référence pour les opérations de refinancement des banques.

Maintenu à 7%, le taux directeur contribue à stabiliser le marché monétaire autour de ce niveau. Cette corrélation explique la faible variation observée du TMM depuis le début de l’année 2026.

La stabilité du taux directeur reflète la prudence de la Banque centrale, qui surveille à la fois l’évolution de l’inflation et les équilibres macroéconomiques.

Que signifie un TMM à 6,99% pour l’économie ?

Le TMM constitue un indicateur clé du coût de l’argent dans l’économie tunisienne. Il influence notamment les conditions de financement des banques et sert de référence pour certains crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

Sa baisse progressive depuis 2023 accompagne le mouvement de détente monétaire observé en Tunisie. Un niveau inférieur à 7% contribue à améliorer les conditions de financement et à réduire progressivement le coût du crédit, même si l’impact sur les emprunteurs dépend également des politiques commerciales appliquées par les établissements bancaires.

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Kairouan–Shaoxing : Derrière le jumelage, l’ombre d’un partenariat textile sino-tunisien

La signature officielle du jumelage entre Kairouan et la ville chinoise de Shaoxing dépasse le simple registre culturel. Derrière cette coopération entre deux cités historiques se dessine aussi un possible axe économique entre le centre tunisien et l’un des plus puissants pôles industriels du Zhejiang.

L’accord, officialisé cette semaine lors du 6e Forum international des villes jumelées, selon la TAP, concrétise des discussions amorcées dès septembre 2025. À cette date, une délégation chinoise s’était rendue à Kairouan, où elle avait notamment visité la zone industrielle de la ville.

Shaoxing, un géant textile du Zhejiang

Si Shaoxing revendique plus de 2500 ans d’histoire, elle est aussi l’un des grands centres industriels de l’est de la Chine. Située dans la province du Zhejiang, l’une des régions les plus dynamiques du pays, la ville s’impose comme un acteur majeur du textile chinois.

En 2025, son industrie textile moderne a généré plus de 271 milliards de yuans, soit environ 39 milliards de dollars. Sa force repose sur une chaîne de valeur intégrée, allant de la production du fil au produit fini, en passant par le tissage, la teinture, la finition et la confection.

Cette spécialisation fait écho au profil industriel de Kairouan, où le textile-habillement reste un secteur structurant, principalement tourné vers l’exportation, dans un gouvernorat qui compte 174 entreprises industrielles de 10 employés et plus, dont 28 totalement exportatrices.

Pourquoi Kairouan intéresse-t-elle la Chine ?

Le choix de Kairouan n’est pas seulement symbolique. Dans une Tunisie où les grandes zones industrielles du littoral sont souvent plus sollicitées, le centre du pays offre encore des marges de développement, avec du foncier disponible, des coûts de production compétitifs et une main-d’œuvre déjà familiarisée avec les exigences du secteur textile.

L’intérêt porté par la délégation chinoise aux infrastructures industrielles de la région, notamment autour des zones de Sbikha et Oueslatia, suggère que les ambitions pourraient dépasser le tourisme patrimonial ou les échanges culturels.

À ce stade, aucun investissement concret n’a encore été annoncé. Mais le jumelage peut servir de cadre institutionnel à de futurs contacts économiques, à des coopérations industrielles ou à des échanges de savoir-faire entre opérateurs locaux et partenaires chinois.

Une diplomatie chinoise par les villes

Ce rapprochement s’inscrit aussi dans une stratégie plus large de diplomatie locale menée par Pékin. En multipliant les accords de ville à ville, la Chine construit des réseaux de coopération économiques, culturels et technologiques en parallèle des relations diplomatiques classiques entre États.

Avec Kairouan, Shaoxing ne signe donc pas seulement avec une ville patrimoniale. Elle ouvre aussi une porte vers l’intérieur tunisien, dans une région qui cherche à renforcer son attractivité industrielle et à créer davantage d’emplois.

L’enjeu, désormais, sera de transformer ce jumelage en projets concrets. Car sans investissements, formations, échanges économiques ou partenariats industriels identifiables, l’accord risque de rester un symbole diplomatique de plus. Avec un suivi réel, il pourrait au contraire devenir un levier discret mais utile pour repositionner Kairouan dans les circuits de coopération sino-tunisiens.

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Eau potable cet été : La Tunisie mieux armée, mais toujours sous tension

Le secrétaire d’État chargé des Eaux, Hamadi Habib, a appelé vendredi 29 mai 2026 à renforcer les préparatifs pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été, lors d’une réunion de suivi consacrée aux projets de développement dans les gouvernorats de Tunis et Ben Arous.

Le message se veut préventif : la situation hydrique s’est améliorée par rapport aux années de sécheresse récentes, mais la Tunisie reste vulnérable. Le manque de pluies significatives ces dernières semaines, la hausse des températures, l’évaporation et l’état du réseau de distribution maintiennent le système sous pression.

Des réserves meilleures, mais un équilibre fragile

Début mai, le taux de remplissage des barrages avait atteint environ 67%, avec des apports cumulés estimés à 1,56 milliard de mètres cubes depuis le début de l’année hydrologique — un niveau nettement supérieur à celui des dernières années.

Depuis, les températures montent et les réserves peuvent rapidement reculer sous l’effet de l’évaporation et de la consommation estivale. Les autorités n’ont pas communiqué, cette semaine, de chiffre national actualisé permettant de mesurer précisément l’évolution récente.

Cette amélioration contraste avec les années 2022-2024, marquées par des niveaux très bas. Elle ne signifie pas pour autant que la Tunisie est sortie du stress hydrique. Les ressources restent inégalement réparties entre les régions et les marges demeurent limitées dans plusieurs zones.

L’été, le vrai test pour le réseau

La saison estivale est traditionnellement la période la plus critique. La consommation augmente, les besoins d’irrigation s’intensifient et les fortes chaleurs accentuent les pertes par évaporation.

Hamadi Habib avait indiqué, le 30 mars 2026 sur Diwan FM, en marge de la signature de programmes de recherche consacrés aux ressources hydriques, que la Tunisie peut perdre en été près d’un million de mètres cubes d’eau par jour à cause de l’évaporation dans les barrages. Il avait précisé que ce volume équivaut à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.

À cette contrainte climatique s’ajoute la fragilité des infrastructures. Selon des données présentées en mars lors d’un forum à Hammamet, les pertes sur le réseau d’eau potable restent très élevées au niveau national, notamment en raison du vieillissement des canalisations et des défaillances techniques.

Sur les 59.000 km du réseau de la SONEDE, 14.000 km ont plus de cinquante ans, soit environ 24% du total. Plus de la moitié du réseau dépasserait également les trente ans.

C’est là que se joue une partie essentielle de l’été : même lorsque la ressource existe, son arrivée régulière au robinet dépend de la capacité du réseau à tenir.

Une amélioration à ne pas confondre avec une sortie de crise

L’été 2026 s’ouvre dans une situation moins critique que les années précédentes, sans être confortable pour autant. Les barrages offrent un répit, mais l’évaporation, les besoins agricoles, les disparités régionales et le vieillissement du réseau rappellent que disposer de l’eau ne suffit pas.

Encore faut-il la préserver, la répartir et l’acheminer sans rupture.

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Crédits aux particuliers : Les ménages tunisiens empruntent moins

Le volume des crédits non professionnels accordés aux particuliers par les banques tunisiennes a reculé au premier trimestre 2026. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, relayées par la TAP, l’encours global est passé de 30,530 milliards de dinars en décembre 2025 à 30,297 milliards de dinars à fin mars 2026, soit une baisse de 233 millions de dinars.

Ce recul reste limité en valeur absolue, mais il confirme un ralentissement plus profond du crédit aux ménages. Sur un an, depuis mars 2025, ces crédits n’ont progressé que de 1,3%, très loin des rythmes observés les années précédentes, où la hausse moyenne avoisinait 11%.

Pourquoi les ménages empruntent-ils moins ?

Deux facteurs semblent peser sur le recours au crédit : des conditions bancaires plus strictes et un coût de financement encore élevé.

Même après la baisse du taux directeur décidée par la Banque centrale fin décembre 2025, celui-ci reste fixé à 7% depuis le 7 janvier 2026. Dans ce contexte, l’emprunt bancaire demeure coûteux pour les ménages, notamment pour les crédits de logement, de consommation ou d’équipement.

Les banques, de leur côté, apparaissent plus prudentes dans l’octroi de nouveaux financements, dans un environnement économique où le pouvoir d’achat reste sous pression.

Le logement reste le premier poste de crédit

Les crédits destinés à l’acquisition de logements continuent de représenter la part la plus importante des financements accordés aux particuliers. Leur encours est passé de 13,388 milliards de dinars en décembre 2025 à 13,306 milliards de dinars en mars 2026, soit une baisse d’environ 82 millions de dinars.

Les crédits destinés à l’aménagement des logements ont également reculé, de 11,263 milliards à 11,152 milliards de dinars sur la même période, soit une baisse de 111 millions de dinars.

Cette catégorie occupe une place particulière dans le crédit aux ménages. Elle est souvent présentée comme un financement destiné à des travaux, mais peut, dans la pratique, servir à d’autres dépenses : consommation, mariage, équipement du foyer ou même acquisition d’un véhicule.

Auto, études, consommation : recul général

Le ralentissement touche aussi les autres catégories de crédits aux particuliers. Les crédits automobiles sont passés de 438,5 millions de dinars en décembre 2025 à 434,8 millions de dinars en mars 2026, soit une baisse de 3,7 millions de dinars.

Les crédits universitaires ont diminué de 4,95%, pour atteindre 14,2 millions de dinars à fin mars 2026, contre environ 15 millions de dinars trois mois plus tôt.

Les autres crédits à la consommation sont également orientés à la baisse : leur encours est passé de 5,424 milliards de dinars en décembre 2025 à 5,389 milliards de dinars en mars 2026, soit un recul d’environ 35 millions de dinars.

Lire aussi: Tunisie : Le surendettement des ménages franchit un seuil critique à plus de 32 milliards de dinars

Un recul qui prolonge la pression sur les ménages

Ce ralentissement ne signifie pas forcément que les ménages tunisiens ont moins de besoins. Il peut aussi traduire une saturation de leur capacité d’endettement.

Selon une note de l’IACE, les ménages tunisiens ont perdu environ 8% de pouvoir d’achat entre 2018 et 2024. Par ailleurs, l’endettement des ménages a franchi un seuil critique, dépassant les 32 milliards de dinars.

Lire aussi: Tunisie : 8% de pouvoir d’achat perdu pour les ménages en six ans, selon l’IACE

Dans ce contexte, la baisse actuelle des crédits bancaires apparaît comme un double signal : les banques prêtent avec davantage de prudence, tandis que de nombreux foyers disposent de moins de marge pour contracter de nouveaux emprunts.

Ce ralentissement du crédit intervient alors que les derniers indicateurs de la BCT montrent, parallèlement, une forte circulation fiduciaire, avec plus de 29 milliards de dinars en circulation, signe d’une économie où la liquidité existe mais ne se traduit pas forcément par une reprise du crédit aux ménages.

Pour les ménages, emprunter pour acheter un logement, aménager une maison, financer une voiture ou couvrir des dépenses de consommation devient une décision plus lourde. Pour l’économie, ce ralentissement du crédit constitue un indicateur à suivre de près, car il touche directement la consommation, l’investissement familial et le pouvoir d’achat réel des Tunisiens.

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Le zoo du Belvédère rouvre ses portes avec entrée gratuite ce week-end

La municipalité de Tunis a annoncé la réouverture du zoo du Belvédère après l’achèvement des travaux de maintenance engagés ces derniers mois. À cette occasion, l’accès au parc sera exceptionnellement gratuit durant le week-end des 30 et 31 mai 2026. Des animations et activités destinées aux enfants et aux familles sont également prévues à l’extérieur du zoo.

Une réouverture après les travaux de maintenance

Dans un communiqué publié vendredi, la municipalité de Tunis a confirmé la réouverture officielle du zoo du Belvédère à partir de ce samedi 30 mai.

L’entrée sera gratuite samedi à partir de 11h00 et dimanche dès 09h00, afin de permettre au public de découvrir le parc dans sa nouvelle configuration.

Plus tôt cette semaine, Samah Daldoul, chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, avait indiqué que le zoo rouvrirait ses portes après l’achèvement des opérations de maintenance et de réaménagement.

Des animations gratuites pour les familles

La municipalité prévoit également plusieurs activités gratuites à l’extérieur du parc durant les deux journées. Le programme comprend notamment des spectacles, des ateliers de dessin et différents jeux destinés aux enfants.

Ces animations visent à accompagner la réouverture du zoo et à attirer les familles à l’occasion du week-end.

Une journée spéciale pour la fête des mères

Le programme de dimanche inclura également des activités organisées dans le cadre de la fête des mères.

Selon la municipalité, des cadeaux seront distribués aux mamans présentes sur le site durant cette journée.

Le zoo du Belvédère constitue l’un des espaces de loisirs les plus fréquentés de la capitale et accueille régulièrement des visiteurs venus de plusieurs régions du pays.

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Exportations : Les recettes des dattes tunisiennes dépassent 725 MD

Les exportations tunisiennes de dattes ont poursuivi leur progression durant la campagne 2025-2026. Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les quantités exportées au cours des sept premiers mois de la campagne ont augmenté de 5,6%, atteignant 113,9 mille tonnes à fin avril 2026. Les recettes ont suivi la même tendance pour s’établir à 725,6 millions de dinars, confirmant le poids stratégique de la filière dans les exportations agricoles tunisiennes.

Des exportations en hausse malgré la quasi-stagnation des prix

D’après les chiffres de l’ONAGRI, les recettes générées par les exportations de dattes ont atteint 725,6 millions de dinars entre octobre 2025 et avril 2026, soit une hausse de 5,6% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Cette progression intervient alors que les prix moyens sont restés quasiment stables. Le prix moyen des dattes exportées s’est établi à 6,37 dinars le kilogramme, en légère hausse de 0,04%.

La variété Deglet Ennour continue de dominer largement les exportations tunisiennes avec 83,9% du volume total exporté. Son prix moyen a atteint 7,12 dinars le kilogramme.

L’Europe reste le principal marché des dattes tunisiennes

L’Union européenne demeure la première destination des dattes tunisiennes avec 47,5% des exportations totales. L’Asie arrive en deuxième position avec 21,4%, suivie par l’Afrique avec 19,9%, illustrant la diversification progressive des débouchés commerciaux de la filière tunisienne.

Par pays, le Maroc reste le premier importateur de dattes tunisiennes avec 14,6% des volumes exportés. L’Italie occupe la deuxième place avec 12,1%, devant l’Allemagne qui représente 10,4% des exportations.

Les dattes biologiques poursuivent leur progression

Le segment des dattes biologiques affiche également une croissance soutenue. Les exportations de dattes bio ont atteint 6284 tonnes durant les sept premiers mois de la campagne, en hausse de 16%.

En valeur, les recettes générées par ce segment ont progressé de 32,7% pour atteindre près de 64,9 millions de dinars.

Le prix moyen des dattes biologiques s’est établi à 10,33 dinars le kilogramme, un niveau nettement supérieur à celui des dattes conventionnelles.

L’Allemagne reste le premier marché des dattes biologiques tunisiennes avec 34% des exportations du segment, devant les Pays-Bas et la Belgique.

Une filière clé pour les exportations agricoles tunisiennes

La filière dattes demeure l’un des principaux moteurs des exportations agricoles tunisiennes, particulièrement grâce à la variété Deglet Ennour, considérée comme l’un des produits agricoles tunisiens les plus présents sur les marchés internationaux.

La montée des exportations biologiques traduit également une orientation croissante vers les produits à plus forte valeur ajoutée, dans un marché international de plus en plus sensible aux critères de qualité et de traçabilité.

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Un Tunisien à la tête de l’IRU : Pourquoi la nomination de Habib Turki est stratégique pour la Tunisie

La nomination du Tunisien Habib Turki au poste de secrétaire général de l’Union internationale du transport routier (IRU) dépasse largement le cadre symbolique. En prenant la direction de l’une des principales organisations mondiales du transport et de la logistique à partir du 1er août 2026, le responsable tunisien place aussi la Tunisie au cœur d’un secteur devenu stratégique pour le commerce international, les corridors africains et les chaînes d’approvisionnement régionales.

L’IRU, un acteur clé du commerce mondial

L’Union internationale du transport routier (IRU), basée à Genève, représente les acteurs du transport routier à l’échelle mondiale et supervise notamment le système TIR, utilisé pour simplifier le transit international des marchandises entre plusieurs pays.

Le système permet d’accélérer les procédures douanières et de réduire les coûts logistiques pour les entreprises exportatrices et les opérateurs du transport.

À l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales cherchent davantage de fluidité et de sécurité, l’IRU occupe une position stratégique dans l’organisation du commerce international et des flux terrestres régionaux.

Une nomination qui renforce la visibilité tunisienne

La désignation de Habib Turki à ce poste offre une visibilité internationale supplémentaire aux compétences tunisiennes dans les domaines du transport, du commerce et de la logistique.

Cette nomination intervient dans un contexte où plusieurs pays africains et méditerranéens cherchent à moderniser leurs infrastructures de transport et à renforcer leur intégration dans les grands corridors commerciaux régionaux.

Pour la Tunisie, qui ambitionne de développer sa position logistique entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, la présence d’un Tunisien à la tête de l’IRU représente également un signal positif sur le plan diplomatique et économique.

Un enjeu important pour les corridors africains et méditerranéens

Les questions liées au transport routier sont devenues centrales dans les stratégies économiques régionales, notamment autour des échanges commerciaux africains et méditerranéens.

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à améliorer sa compétitivité logistique, à fluidifier ses échanges commerciaux et à renforcer les connexions avec les marchés africains.

Dans ce contexte, les mécanismes internationaux liés au transit des marchandises, aux procédures douanières et à la circulation régionale des biens prennent une importance croissante pour les économies du continent.

Un profil déjà familier des dossiers du Moyen-Orient et du TIR

Habib Turki connaît déjà les mécanismes de l’IRU pour y avoir travaillé entre 2015 et 2018 comme conseiller régional pour le Moyen-Orient.

Durant cette période, il a accompagné l’intégration de plusieurs pays au système TIR, notamment Oman, la Palestine, le Qatar et l’Arabie saoudite, tout en supervisant certains projets liés aux Émirats arabes unis.

Son parcours s’est ensuite poursuivi au sein de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où il a dirigé plusieurs projets liés au développement international et aux partenariats institutionnels.

Au-delà de la portée symbolique, cette nomination intervient à un moment où les enjeux liés à la logistique mondiale, à la transition énergétique du transport et à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement deviennent de plus en plus sensibles.

Pour la Tunisie, qui cherche à renforcer sa place dans les échanges régionaux et internationaux, voir un responsable tunisien accéder à la tête de l’IRU constitue aussi une opportunité de visibilité dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie mondiale.

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