Lese-Ansicht

Tunisie : La BAD prévoit une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027

La croissance économique de la Tunisie devrait atteindre 2,1% en 2026 avant de progresser à 2,8% en 2027, selon les prévisions publiées mardi par la Banque africaine de développement dans son rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 ». Présenté à Brazzaville lors des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD, le document affiche des projections plus optimistes que celles récemment avancées par le Fonds monétaire international (FMI), qui table également sur une croissance de 2,1% en 2026 mais prévoit un ralentissement à 1,6% dès 2027.

Cette divergence illustre les différentes lectures des perspectives économiques tunisiennes dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et les pressions sur les finances publiques.

La BAD plus optimiste que le FMI pour 2027

Selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 », la Banque africaine de développement prévoit une croissance du PIB tunisien de 2,1% en 2026 puis une accélération à 2,8% en 2027.

Ces prévisions contrastent avec celles du Fonds monétaire international, qui a maintenu en avril dernier sa projection de 2,1% pour 2026 tout en anticipant un net ralentissement de la croissance tunisienne à 1,6% en 2027.

Le FMI estime notamment que l’économie tunisienne reste fortement exposée aux chocs liés aux prix de l’énergie et des matières premières, dans un contexte mondial jugé particulièrement instable.

Une inflation attendue en baisse progressive

Dans son rapport, la Banque africaine de développement prévoit également une poursuite du recul de l’inflation en Tunisie.

Le taux d’inflation devrait atteindre 5,7% en 2026 avant de baisser légèrement à 5,4% en 2027, selon les projections de l’institution panafricaine.

Ces données figurent dans le rapport intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».

Une croissance encore inférieure aux objectifs du gouvernement

Les prévisions de la BAD restent toutefois inférieures aux hypothèses retenues par le budget de l’État tunisien, qui table sur une croissance de 3,3% en 2026.

L’économie tunisienne avait enregistré une croissance de 2,5% en 2025, selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique. Au premier trimestre 2026, la croissance s’est établie à 2,6% en glissement annuel, selon les dernières données de l’INS.

Le FMI alerte sur les risques énergétiques et budgétaires

Dans sa mise à jour des perspectives régionales, le Fonds monétaire international avait mis en garde contre la vulnérabilité persistante de la Tunisie face aux fluctuations des prix énergétiques et aux déséquilibres macroéconomiques. L’institution évoque également des risques accrus sur les finances publiques, le taux de change ainsi que sur certains secteurs économiques comme le tourisme, le commerce et le transport.

Le FMI recommande par ailleurs une gestion économique prudente, le maintien de politiques monétaires restrictives pour contenir l’inflation ainsi qu’une accélération des réformes structurelles afin de renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs extérieurs.

Lire aussi :

L’article Tunisie : La BAD prévoit une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027 est apparu en premier sur webdo.

  •  

La BAD en Tunisie : 6,2 milliards de dinars de financement répartis sur 35 projets

La Banque africaine de développement confirme son engagement financier en Tunisie à travers un portefeuille de plusieurs milliards de dinars couvrant des secteurs stratégiques comme les infrastructures, l’énergie, l’eau et l’emploi. Invitée de l’émission « Midi Eco », sur Mosaique fm, Malinne Blomberg a dressé un état des lieux des principaux projets soutenus par l’institution financière africaine depuis son implantation dans le pays.

Un portefeuille de 6,2 milliards de dinars

Selon Malinne Blomberg, la BAD est présente en Tunisie depuis 1968 et demeure l’un des principaux partenaires financiers du pays.

L’institution dispose actuellement d’un portefeuille estimé à 6,2 milliards de dinars répartis sur 35 projets dans plusieurs secteurs prioritaires.

Ces financements concernent notamment le transport, les infrastructures routières, l’énergie, la transition énergétique, l’agriculture ainsi que les programmes liés à la création d’emplois.

La responsable a précisé que ces projets s’inscrivent dans les priorités définies par les autorités tunisiennes et visent à accompagner le développement économique et social du pays.

Routes, autoroutes et pistes rurales au cœur des investissements

Dans le secteur du transport, la BAD affirme avoir contribué à la modernisation de plus de 70% du réseau routier tunisien.

Selon les chiffres avancés par Malinne Blomberg, les financements de l’institution ont participé au développement d’environ 4000 kilomètres d’autoroutes ainsi que de 2000 à 3000 kilomètres de pistes rurales.

Ces investissements visent notamment à améliorer la connectivité entre les régions et à soutenir l’activité économique dans les zones de l’intérieur.

Eau, assainissement et développement durable

La directrice régionale de la BAD en Tunisie a également évoqué les projets liés au secteur de l’eau et de l’assainissement.

L’institution financière a contribué au financement de 268 stations de production d’eau ainsi que de 35 stations d’épuration à travers le pays.

Dans les zones rurales, ces projets ont permis à plusieurs milliers de personnes d’améliorer leur accès à l’eau courante.

Malinne Blomberg a enfin indiqué que la BAD poursuivra son accompagnement de la Tunisie à travers de nouveaux projets axés sur le développement durable, la résilience climatique et l’amélioration des infrastructures, avec pour objectif de soutenir la croissance économique et renforcer l’inclusion sociale dans différentes régions du pays.

L’article La BAD en Tunisie : 6,2 milliards de dinars de financement répartis sur 35 projets est apparu en premier sur webdo.

  •  

Plan de développement 2026-2030 : Saïed veut bâtir un modèle venu des citoyens

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu dans l’après-midi du 10 mars au palais de Carthage la cheffe du gouvernement, Sarrah Zaâfrani Zenzri, ainsi que le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

La rencontre a porté sur le projet préliminaire du plan de développement 2026-2030.

Un plan construit à partir des propositions des citoyens

Selon la présidence, le chef de l’État a indiqué que ce plan sera élaboré à partir des attentes et des demandes des citoyens, contrairement aux approches précédentes où les plans de développement étaient conçus de manière centralisée.

Il a expliqué que le système électoral des conseils locaux, conseils régionaux et conseils des régions, jusqu’au Conseil national des régions et des districts, constituera le cadre dans lequel seront rassemblés les projets proposés par les citoyens.

Éducation, santé, transport : le rôle central de l’État rappelé

Le président de la République a également évoqué le rôle central de l’État dans le domaine social, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du transport et du logement.

Selon lui, ces domaines ont été négligés par le passé, tandis que certaines institutions et entreprises publiques ont été fragilisées par la corruption et par des politiques ayant conduit à leur dévalorisation avant leur cession à bas prix.

Travail et répartition équitable des richesses

Le chef de l’État a également insisté sur le droit au travail dans des conditions décentes et avec un salaire équitable, affirmant que les efforts se poursuivront malgré les difficultés afin que ce droit constitutionnel se concrétise.

Il a en outre souligné que la répartition équitable des richesses constitue un objectif central, estimant que la Tunisie dispose de nombreuses ressources mais que certaines politiques passées ont reposé sur des choix jugés injustes ou dictés par des pressions extérieures.

Enfin, le président a indiqué que les indicateurs économiques et les pourcentages, malgré leur importance, doivent se traduire concrètement dans la vie quotidienne des citoyens dans toutes les régions, et non rester de simples chiffres annoncés lors de conférences ou dans les bulletins d’information.

Lire aussi:

L’article Plan de développement 2026-2030 : Saïed veut bâtir un modèle venu des citoyens est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌