Lese-Ansicht

Manouba | Destruction de 5 hectares de tomates irriguées aux eaux usées

Cinq hectares de cultures de tomates, saisis en flagrant délit d’irrigation illégale avec des eaux usées, ont été détruits à Tebourba dans le gouvernorat de la Manouba.

Les forces de l’ordre et les services régionaux ont procédé à l’exécution d’un arrêté portant sur la destruction par la force publique de ces cinq hectares de plantations situés dans la zone de Chouigui, relevant de la délégation de Tebourba. Cette intervention fait suite à une opération de contrôle survenue le mois dernier.

Selon l’agence Tap, le propriétaire du domaine agricole avait été pris en flagrant délit alors qu’il irriguait ses cultures de tomates en utilisant des eaux d’assainissement non traitées (eaux d’égout), ce qui représentait un risque sanitaire immédiat pour les consommateurs.

À la suite de ce constat, le gouvernorat a dépêché sur les lieux une commission régionale mixte. Celle-ci était composée de représentants de la Commissariat régional au développement agricole (CRDA), de la direction régionale de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) et de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE).

Le rapport d’inspection de la commission a confirmé la contamination des cultures et la violation flagrante des lois environnementales et sanitaires en vigueur, ajoute la même source. Sur la base de ces conclusions, le gouverneur de Manouba a émis un arrêté officiel de destruction des récoltes, mettant ainsi fin à une menace sérieuse pour la santé publique.

Y. N.

Ph. Tap

L’article Manouba | Destruction de 5 hectares de tomates irriguées aux eaux usées est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Pluies annoncées pour cette nuit | Les régions concernées

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce des perturbations locales pour la fin de la soirée de ce lundi 1er juinn 2026 et le début de cett nuit.

Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies et de chutes de grêle par endroits sont attendues sur le Centre et localement sur le Sud du pays, précise l’INM.

La même source annonce un vent soufflant de secteur Est et qui sera assez fort dans le Sud et faible à modéré sur le reste du pays et une mer globalement peu agitée, devenant localement agitée sur les côtes nord.

Pour les températures, l’INM annonce des minimales comprises entre 18°C et 23°C dans le nord, sur les hauteurs et près des côtes et entre 24°C et 29°C dans le reste des régions.

Y. N.

L’article Pluies annoncées pour cette nuit | Les régions concernées est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Tunisie : Lancement imminent d’une vaste campagne de nettoyage des plages avant l’été

À l’approche de la saison estivale 2026, le ministère de l’Environnement s’apprête à lancer une vaste campagne nationale de nettoyage manuel et mécanique des plages tunisiennes, ciblant plus de 150 plages touristiques et publiques à travers le pays.

L’annonce a été faite par Nabil Mokhtar, responsable du projet de nettoyage mécanique des plages, dans une déclaration à la radio nationale ce lundi 1er juin 2026.

Une superficie totale estimée à 6.500 hectares

Selon les données communiquées, les interventions concerneront une superficie totale estimée à 6.500 hectares. Le programme couvrira 55 plages touristiques ainsi que 97 plages publiques, dans le cadre des préparatifs engagés par les autorités en prévision de l’afflux estival des vacanciers tunisiens et étrangers.

Le responsable a précisé que les opérations seront menées à la fois manuellement et à l’aide d’équipements mécaniques spécialisés, afin d’assurer un nettoyage plus efficace du littoral.

Un enjeu environnemental et touristique

Cette campagne intervient alors que les questions liées à la propreté des plages et à la pollution du littoral reviennent chaque été au cœur des préoccupations des citoyens et des professionnels du tourisme.

La qualité environnementale des plages constitue en effet un facteur clé pour l’image touristique de la Tunisie, notamment dans les zones balnéaires qui accueillent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, particulièrement en provenance d’Europe, d’Algérie et de Libye.

Au-delà des opérations de nettoyage, Nabil Mokhtar a insisté sur la responsabilité collective dans la préservation du littoral tunisien.

« Les efforts de l’État ne suffisent pas sans une prise de conscience citoyenne », a-t-il souligné, appelant les estivants à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Le défi des déchets estivaux

Chaque saison estivale, plusieurs plages tunisiennes font face à une accumulation importante de déchets plastiques, canettes, emballages alimentaires et autres détritus abandonnés après les journées de forte affluence.

Les associations environnementales alertent régulièrement sur les conséquences de cette pollution sur l’écosystème marin, mais aussi sur l’attractivité touristique des régions côtières.

Les autorités misent ainsi sur cette campagne pour améliorer l’état des plages avant le pic de fréquentation attendu dès la fin du mois de juin.

L’article Tunisie : Lancement imminent d’une vaste campagne de nettoyage des plages avant l’été est apparu en premier sur webdo.

  •  

Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis rendra mardi son jugement dans l’affaire communément appelée « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Ce dossier, qui implique 35 accusés, figure parmi les affaires politico-judiciaires les plus sensibles examinées ces dernières années par la justice tunisienne.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis prononcera ce mardi son jugement, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

Ghannouchi et Laârayedh parmi les principaux accusés

Cette affaire concerne 35 accusés. Parmi eux, cinq sont actuellement détenus, douze sont poursuivis en état de liberté et onze sont en fuite. Sept autres accusés sont également incarcérés dans le cadre d’autres procédures judiciaires.

Le dossier implique plusieurs figures de premier plan du mouvement Ennahdha, notamment son président, Rached Ghannouchi, ainsi que son vice-président, Ali Laârayedh.

D’anciens responsables sécuritaires figurent également parmi les accusés, aux côtés de Mustapha Khedher, déjà impliqué dans l’affaire dite de la « chambre noire ».

Lire aussi :

Vendredi dernier, la Chambre criminelle avait décidé de reporter l’audience au 2 juin afin d’entendre les déclarations des accusés dans le cadre de leur défense avant la mise en délibéré du dossier.

Une enquête transférée au pôle antiterroriste

Le dossier a été transmis au ministère public près la Cour d’appel de Tunis le 16 juillet 2024 après la clôture de l’instruction menée par un juge du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Ce dernier avait été saisi de l’affaire en septembre 2023, après le dessaisissement du ministère public près le Tribunal de première instance de l’Ariana.

Au cœur du dossier : les assassinats de Belaïd et Brahmi

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée au début de l’année 2022 par le ministère public et le collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, assassinés respectivement en février et juillet 2013.

Le collectif de défense soutient que le mouvement Ennahdha aurait été impliqué dans ces deux assassinats à travers une structure parallèle qualifiée d’« appareil secret ». Selon cette thèse, cette structure aurait mené des activités d’espionnage, de collecte d’informations et d’infiltration au sein de plusieurs institutions de l’État.

Les plaignants accusent également Rached Ghannouchi d’avoir dirigé et supervisé cette structure présumée.

De son côté, le mouvement Ennahdha a toujours nié l’existence d’un quelconque appareil secret au sein de ses structures organisationnelles.

Lire aussi :

L’article Affaire de « l’appareil secret » d’Ennahdha : Le verdict attendu ce mardi est apparu en premier sur webdo.

  •  

Bienvenue ! C’est demain, le premier jour de l’été !

Si l’on se fie au calendrier agricole tunisien, le 29 mai coïncide avec le début de l’été. Par plusieurs aspects, ce calendrier dit ajmi, marque avec précision le passage des saisons.

D’ailleurs, la présence des fruits et aussi les pointes de chaleur et la longueur du jour soulignent cette proximité de l’été dont l’avènement est pour demain.

Enfin, le solstice du 21 juin marquera la plénitude de l’été alors que, le 25 juillet, Aoussou fera son entrée et constituera la période estivale la plus chaude.

Lire aussi:

L’article Bienvenue ! C’est demain, le premier jour de l’été ! est apparu en premier sur webdo.

  •  

2,7 millions de climatiseurs : La Tunisie redoute des pics de consommation cet été

La montée en puissance des climatiseurs dans les foyers tunisiens accentue la pression sur le réseau électrique national, en particulier durant les pics estivaux. C’est ce qu’a indiqué, lundi à Tunis, le directeur de la performance énergétique dans le secteur du bâtiment à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie, Abdelkader Baccouche.

Selon lui, le parc de climatiseurs en Tunisie atteint désormais environ 2,7 millions d’unités, et plus de la moitié des ménages en sont équipés. Une diffusion massive qui explique, en grande partie, la forte sollicitation du réseau électrique pendant les vagues de chaleur.

Une pointe estivale sous pression

Le responsable a précisé que, dans le secteur résidentiel, les climatiseurs représentent à eux seuls près de 50 % de la pointe de consommation électrique durant l’été. En juillet 2024, cette pointe a atteint environ 4,8 gigawatts, un niveau jugé critique pour l’équilibre du système électrique national.

Il souligne que l’utilisation simultanée de ces équipements lors des journées de forte chaleur entraîne des tensions importantes sur l’infrastructure énergétique, notamment aux heures de pointe.

Objectifs énergétiques à l’horizon 2035

Dans ce contexte, la stratégie énergétique nationale vise plusieurs objectifs structurants. Elle prévoit une réduction de l’intensité carbone de 45 % à l’horizon 2030, ainsi qu’une augmentation de la part des énergies renouvelables à 35 % dans le mix électrique à la même échéance.

Lire aussi : Tunisie : Vers l’un des étés les plus chauds de son histoire ?

Ces orientations s’inscrivent dans une logique de transition énergétique progressive, combinant maîtrise de la demande et diversification des sources de production.

Des programmes pour réduire la consommation

Plusieurs programmes nationaux sont en cours afin de renforcer l’efficacité énergétique dans le bâtiment. Parmi eux, le remplacement de 4 millions d’ampoules classiques par des ampoules LED, ainsi que le programme dit des mosquées écologiques.

Des projets de généralisation de l’énergie solaire dans les institutions publiques sont également en cours, accompagnés d’une modernisation des équipements électriques et de climatisation, dans le but de réduire la consommation globale et d’alléger les factures énergétiques.

L’article 2,7 millions de climatiseurs : La Tunisie redoute des pics de consommation cet été est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie : Vers l’un des étés les plus chauds de son histoire ?

La Tunisie pourrait connaître l’un des étés les plus chauds de ces dernières années. C’est ce qu’a averti le chercheur en climatologie et professeur agrégé de géographie Amer Bhabha, évoquant des températures “exceptionnelles” attendues durant les mois de juillet et août, dans un contexte de réchauffement généralisé touchant l’ensemble du bassin méditerranéen.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, le spécialiste a indiqué que plusieurs modèles climatiques internationaux convergent vers un scénario marqué par des vagues de chaleur fréquentes et durables sur l’Afrique du Nord, l’Europe du Sud et la Méditerranée. Selon lui, les pics de chaleur devraient devenir plus intenses que les normales saisonnières habituelles.

Cette alerte intervient alors qu’une vague de chaleur touche déjà certaines régions de Libye, notamment le sud du pays, où les températures pourraient atteindre les 48 degrés dans les prochains jours.

Des signaux convergents en Europe

Les dernières projections saisonnières du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), principal organisme européen de modélisation climatique, vont dans le même sens. Les tendances publiées dans le cadre du programme européen Copernicus montrent une forte probabilité de températures supérieures aux normales sur l’ensemble du pourtour méditerranéen durant l’été 2026.

Les modèles saisonniers européens anticipent notamment des anomalies chaudes persistantes sur l’Europe du Sud, le Maghreb et la Méditerranée occidentale, avec un risque accru d’épisodes caniculaires prolongés entre juillet et août.

Dans un récent rapport conjoint, l’Organisation météorologique mondiale et le programme européen Copernicus ont d’ailleurs rappelé que l’Europe est aujourd’hui le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde. Le document souligne la multiplication des vagues de chaleur terrestres et marines dans la région méditerranéenne.

Une pression supplémentaire sur l’eau et l’électricité

En Tunisie, un été particulièrement chaud pourrait accentuer plusieurs fragilités déjà présentes. Les fortes chaleurs augmentent généralement la consommation électrique liée à la climatisation, tout en aggravant la pression sur les ressources hydriques et le secteur agricole.

Ces dernières années, le pays a déjà enregistré plusieurs records de température, notamment dans les régions du sud et du centre-ouest. Les épisodes de chaleur extrême deviennent également plus précoces et plus longs.

Les spécialistes rappellent toutefois que les prévisions saisonnières ne permettent pas de déterminer précisément les températures jour par jour, mais plutôt d’identifier des tendances climatiques générales avec une probabilité élevée.

L’article Tunisie : Vers l’un des étés les plus chauds de son histoire ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Diabète en Tunisie : Ce qu’il faut savoir sur le nouveau traitement

Un nouveau traitement contre le diabète de type 2 est désormais disponible en Tunisie depuis début mai 2026. Présenté comme une avancée thérapeutique notable, il s’inscrit dans une nouvelle génération de médicaments qui ne se limitent plus à faire baisser la glycémie, mais visent une prise en charge plus globale de la maladie. Entre espoirs réels et contraintes concrètes, voici ce qu’il faut comprendre.

Des molécules qui imitent l’action d’une hormone

Ce traitement appartient à la famille des incrétines, des molécules qui imitent l’action d’une hormone naturelle impliquée dans la régulation du sucre dans le sang. Son action est multiple : il stimule la production d’insuline lorsque la glycémie augmente, réduit la sécrétion de glucagon, ralentit la digestion et diminue l’appétit. Cette approche permet non seulement de mieux contrôler le diabète, mais aussi d’agir sur des facteurs associés comme le surpoids.

L’une des principales innovations réside dans son mode d’administration. Le médicament se présente sous forme de stylo injectable, à raison d’une seule injection par semaine. Cette fréquence réduite constitue un avantage important, notamment pour les patients qui peinent à suivre des traitements quotidiens sur le long terme.

Les résultats sont jugés encourageants

Sur le plan des bénéfices, les résultats sont jugés encourageants. Le traitement permet un meilleur équilibre glycémique et s’accompagne souvent d’une perte de poids, ce qui représente un enjeu majeur dans le diabète de type 2. Il contribuerait également à réduire les risques de complications cardiovasculaires et rénales, parmi les plus redoutées chez les patients diabétiques. Dans certains cas, il pourrait même retarder le recours à l’insuline.

Lire aussi : Diabète : Un nouveau traitement arrive en Tunisie, son prix, 355 dinars

Mais cette innovation n’est pas sans limites. Le principal frein reste son coût, estimé à environ 355 dinars par mois pour quatre injections. À ce jour, le médicament n’est pas encore pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie, ce qui le rend difficilement accessible pour une large partie de la population. Cette situation soulève la question des inégalités d’accès aux traitements les plus récents.

Un encadrement strict

D’un point de vue médical, ce traitement nécessite également un encadrement strict. Il n’est délivré que sur prescription et ne convient pas à tous les profils de patients. Des effets secondaires peuvent apparaître, notamment des troubles digestifs, surtout au début du traitement. Comme pour toute thérapie récente, le recul reste encore limité sur certains aspects à long terme.

Au final, ce nouveau médicament représente une avancée indéniable dans la prise en charge du diabète de type 2 en Tunisie. Il ouvre la voie à des traitements plus complets et potentiellement plus efficaces. Mais son impact réel dépendra de sa diffusion, de son accessibilité et de son intégration dans les politiques de santé publique. Entre progrès médical et défis économiques, l’équation reste encore à résoudre.

L’article Diabète en Tunisie : Ce qu’il faut savoir sur le nouveau traitement est apparu en premier sur webdo.

  •  

Diabète : Un nouveau traitement arrive en Tunisie, son prix, 355 dinars

Un nouveau médicament destiné au traitement du diabète de type 2 sera bientôt disponible en Tunisie. Présenté comme une avancée majeure, ce traitement innovant affiche des résultats prometteurs sur la glycémie et le poids. Son prix, désormais connu, soulève toutefois la question de l’accessibilité pour les patients.

Une innovation thérapeutique prometteuse

Selon des spécialistes en endocrinologie, ce nouveau traitement se distingue par son efficacité notable dans la réduction du taux de sucre dans le sang, tout en favorisant la perte de poids.

Administré sous forme d’injection hebdomadaire, il se présente comme une alternative moderne aux traitements classiques, avec un protocole simplifié et des bénéfices élargis sur la santé globale des patients.

Les experts assurent également qu’il ne présente pas d’effets secondaires majeurs sur le cœur ou les reins, même en cas d’utilisation prolongée.

Un prix estimé à 355 dinars

Le coût de ce médicament est estimé à 355 dinars pour un mois de traitement, soit une boîte contenant quatre doses hebdomadaires.

À ce stade, ce traitement n’est pas encore pris en charge par la Caisse nationale d’assurance maladie, ce qui pourrait limiter son accès pour une partie des patients.

Si les professionnels de santé saluent une avancée importante dans la prise en charge du diabète, la question du coût reste centrale. L’absence de remboursement soulève des inquiétudes quant à l’équité d’accès à ce traitement innovant.

Le diabète constitue un enjeu majeur de santé publique en Tunisie, touchant environ 23 % de la population selon les estimations. Dans ce contexte, l’arrivée de nouvelles solutions thérapeutiques apparaît cruciale pour améliorer la qualité de vie des patients et réduire les complications liées à cette maladie chronique.

L’article Diabète : Un nouveau traitement arrive en Tunisie, son prix, 355 dinars est apparu en premier sur webdo.

  •  

Everyday Tunisians : Khemais, chaouachi, peintre et poète

Depuis son plus jeune âge, Khemais a vécu au souk des chechias. Il y a parfait son apprentissage auprès d’un maître artisan puis s’est installé dans un atelier où il a assimilé les rudiments du métier.

Le monde de la chechia n’a plus de secret pour Khemais qui, entre El Alia et El Battan, détaille chaque étape de la fabrication du couvre-chef le plus emblématique de la Tunisie.

Des années durant, assis derrière son établi, il a peaufiné les chechias avant de les soigneusement déposer dans leurs emballages. Au fil des décennies, Khemais a eu d’autres responsabilités dont celle de veiller sur la sécurité et la propreté du souk des chechias.

Depuis, avec sa combinaison de peintre en bâtiment, il repasse les murs à la chaux ou rafraîchit les couleurs des boiseries. Avec sa bonne humeur légendaire, Khemais est une figure incontournable et un factotum qui allie débrouille et travail bien fait.

L’article Everyday Tunisians : Khemais, chaouachi, peintre et poète est apparu en premier sur webdo.

  •  

Diabète : Un nouveau traitement préventif arrive en Tunisie

Un nouveau traitement contre l’obésité s’apprête à faire son entrée en Tunisie. Selon la cheffe du service de cardiologie à l’hôpital Hédi Chaker de Sfax, la docteure Leïla Abid, un médicament innovant destiné à la perte de poids devrait être disponible dès le mois de mai 2026. Une arrivée attendue, tant les enjeux liés à l’obésité et aux maladies chroniques notamment le diabète.

Ce traitement, administré sous forme d’injection hebdomadaire, ne se limite pas à une simple réduction du poids corporel. Il agit également comme un levier de prévention contre des pathologies lourdes telles que le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Selon les premières indications, il contribuerait aussi à améliorer les fonctions cardiaques et rénales, ce qui en fait une solution thérapeutique globale face aux complications liées au surpoids.

Répercussions directes sur la santé publique

Cette annonce intervient dans un contexte où l’obésité progresse de manière préoccupante en Tunisie, avec des répercussions directes sur la santé publique. Les maladies non transmissibles, notamment cardiovasculaires et métaboliques, représentent aujourd’hui une part importante des causes de mortalité. L’introduction de ce type de traitement s’inscrit donc dans une stratégie plus large de prévention et de prise en charge des maladies chroniques.

Sur le plan médical, ce médicament appartient vraisemblablement à une nouvelle génération de traitements, souvent basés sur des mécanismes hormonaux qui régulent l’appétit et la glycémie. Déjà utilisés dans plusieurs pays, ces traitements ont montré des résultats significatifs en matière de perte de poids durable, tout en réduisant les risques de complications associées.

Lire aussi : Tunisie : 15% des citoyens souffrent de diabète

Toutefois, plusieurs questions restent en suspens. Le coût du traitement, son accessibilité pour les patients tunisiens, ainsi que les conditions de prescription par les professionnels de santé seront déterminants pour son impact réel. Par ailleurs, les spécialistes insistent sur le fait que ce type de médicament ne peut se substituer à une hygiène de vie équilibrée, incluant une alimentation saine et une activité physique régulière.

Un tournant dans la lutte contre l’obésité en Tunisie ?

L’arrivée de ce traitement pourrait ainsi marquer un tournant dans la lutte contre l’obésité en Tunisie. Elle ouvre la voie à une approche plus intégrée, combinant innovation thérapeutique et prévention, dans un système de santé confronté à la montée des maladies chroniques.

L’article Diabète : Un nouveau traitement préventif arrive en Tunisie est apparu en premier sur webdo.

  •  

Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

L’article Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

  •  
❌