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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Bac 2026 en Tunisie : Les chiffres clés de la première session

Le baccalauréat 2026 démarre en Tunisie avec près de 162.000 candidats répartis sur l’ensemble des sections de l’enseignement secondaire. Au-delà du calendrier des épreuves, cette nouvelle session met en évidence une structuration persistante des choix d’orientation, largement concentrée sur quelques filières dominantes comme l’économie et gestion ou les sciences expérimentales. À quelques jours du lancement des examens, ces données offrent une lecture plus large du système éducatif tunisien et des dynamiques qui continuent de le façonner.

Le baccalauréat 2026 mobilise près de 162.000 candidats dans l’ensemble des établissements secondaires tunisiens, selon les données disponibles. Les épreuves de la session principale se dérouleront les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin prochains, avant une session de contrôle prévue les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet.

Les résultats seront annoncés le 23 juin pour la session principale et le 12 juillet pour la session de contrôle, conformément au calendrier fixé par le ministère de l’Éducation.

Une répartition qui confirme la domination de quelques filières

Les données détaillées montrent une forte concentration des candidats dans certaines sections du baccalauréat.

La section économie et gestion arrive en tête avec 56.201 candidats. Elle est suivie des sciences expérimentales (28.780 candidats) et des lettres (26.580 candidats). Les sciences techniques comptent 21.766 candidats, tandis que les mathématiques totalisent 18.916 inscrits. L’informatique rassemble 8112 candidats et la section sport 2064 candidats.

Cette répartition confirme le poids dominant des filières générales dans le paysage scolaire tunisien, au détriment des sections spécialisées.

Une photographie du système éducatif tunisien

Au-delà des chiffres, cette structure des inscriptions reflète les choix d’orientation des élèves et les dynamiques du système éducatif.

Les filières les plus représentées restent celles perçues comme offrant des débouchés plus larges dans l’enseignement supérieur, tandis que les sections techniques, sportives ou informatiques continuent de concentrer des effectifs plus limités.

Cette configuration pose, une nouvelle fois, la question de l’adéquation entre orientation scolaire, attentes des élèves et besoins du marché du travail.

Une étape centrale dans le parcours des élèves

Le baccalauréat demeure un moment déterminant du système éducatif tunisien, conditionnant l’accès à l’enseignement supérieur et structurant les trajectoires scolaires de dizaines de milliers de familles.

À quelques jours des épreuves, les candidats entrent dans la dernière phase de préparation, marquée par une intensification des révisions et une forte pression sociale.

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Tunisie : Légère baisse des températures et pluies attendues sur plusieurs régions

Le temps sera marqué ce dimanche par une légère baisse des températures et des passages pluvieux localisés sur certaines régions du pays, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Des cellules orageuses sont attendues sur l’ouest avant de s’étendre progressivement vers l’est, dans un contexte de ciel globalement changeant sur l’ensemble du territoire.

Le temps sera brumeux sur la plupart des régions et très nuageux sur les zones ouest, avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies, indique l’Institut national de la météorologie.

Ces précipitations toucheront ensuite certaines régions de l’est du pays au cours de la journée.

Températures en légère baisse

Le vent soufflera de secteur est, faible à modéré sur l’ensemble du territoire. Les conditions de la mer seront globalement stables, avec une mer calme à peu agitée.

Les températures connaîtront une légère baisse par rapport aux jours précédents. Les maximales varieront entre 23°C et 28°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 29°C et 34°C dans le reste du pays.

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Le TMM se stabilise à 6,99%, son plus bas niveau depuis près de quatre ans

Le taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) poursuit sa phase de stabilité en Tunisie. Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), cet indicateur s’est maintenu à 6,99% durant le mois de mai 2026, enregistrant ainsi son quatrième mois consécutif à ce niveau. Cette évolution confirme la tendance baissière observée depuis plusieurs années et marque le niveau le plus faible atteint par le TMM depuis juin 2022. Étroitement lié au taux directeur de la BCT, maintenu à 7%, le TMM constitue un baromètre essentiel des conditions de financement dans l’économie tunisienne et de l’orientation de la politique monétaire.

Le taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) est resté inchangé à 6,99 % durant le mois de mai 2026, d’après les statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie. Cette stabilité intervient alors que le taux directeur de la BCT demeure fixé à 7% depuis plusieurs mois.

Après avoir reculé progressivement au cours des dernières années, le TMM confirme ainsi son installation sous le seuil des 7%, un niveau qui n’avait plus été observé depuis près de quatre ans.

Une baisse régulière du TMM

Les chiffres publiés par la Banque centrale montrent une baisse régulière du TMM en glissement annuel. L’indicateur est passé de 8% à fin mai 2023 à 7,97% en mai 2024, puis à 7,5% en mai 2025, avant de s’établir à 6,99% en mai 2026.

Cette évolution traduit une détente progressive des conditions monétaires après la période de forte inflation qui avait conduit la Banque centrale à durcir sa politique monétaire au cours des années précédentes.

Le niveau actuel constitue le plus bas enregistré depuis juin 2022.

Dans le sillage du taux directeur de la BCT

Le TMM évolue généralement dans le sillage du taux directeur de la Banque centrale, qui sert de référence pour les opérations de refinancement des banques.

Maintenu à 7%, le taux directeur contribue à stabiliser le marché monétaire autour de ce niveau. Cette corrélation explique la faible variation observée du TMM depuis le début de l’année 2026.

La stabilité du taux directeur reflète la prudence de la Banque centrale, qui surveille à la fois l’évolution de l’inflation et les équilibres macroéconomiques.

Que signifie un TMM à 6,99% pour l’économie ?

Le TMM constitue un indicateur clé du coût de l’argent dans l’économie tunisienne. Il influence notamment les conditions de financement des banques et sert de référence pour certains crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

Sa baisse progressive depuis 2023 accompagne le mouvement de détente monétaire observé en Tunisie. Un niveau inférieur à 7% contribue à améliorer les conditions de financement et à réduire progressivement le coût du crédit, même si l’impact sur les emprunteurs dépend également des politiques commerciales appliquées par les établissements bancaires.

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Kairouan–Shaoxing : Derrière le jumelage, l’ombre d’un partenariat textile sino-tunisien

La signature officielle du jumelage entre Kairouan et la ville chinoise de Shaoxing dépasse le simple registre culturel. Derrière cette coopération entre deux cités historiques se dessine aussi un possible axe économique entre le centre tunisien et l’un des plus puissants pôles industriels du Zhejiang.

L’accord, officialisé cette semaine lors du 6e Forum international des villes jumelées, selon la TAP, concrétise des discussions amorcées dès septembre 2025. À cette date, une délégation chinoise s’était rendue à Kairouan, où elle avait notamment visité la zone industrielle de la ville.

Shaoxing, un géant textile du Zhejiang

Si Shaoxing revendique plus de 2500 ans d’histoire, elle est aussi l’un des grands centres industriels de l’est de la Chine. Située dans la province du Zhejiang, l’une des régions les plus dynamiques du pays, la ville s’impose comme un acteur majeur du textile chinois.

En 2025, son industrie textile moderne a généré plus de 271 milliards de yuans, soit environ 39 milliards de dollars. Sa force repose sur une chaîne de valeur intégrée, allant de la production du fil au produit fini, en passant par le tissage, la teinture, la finition et la confection.

Cette spécialisation fait écho au profil industriel de Kairouan, où le textile-habillement reste un secteur structurant, principalement tourné vers l’exportation, dans un gouvernorat qui compte 174 entreprises industrielles de 10 employés et plus, dont 28 totalement exportatrices.

Pourquoi Kairouan intéresse-t-elle la Chine ?

Le choix de Kairouan n’est pas seulement symbolique. Dans une Tunisie où les grandes zones industrielles du littoral sont souvent plus sollicitées, le centre du pays offre encore des marges de développement, avec du foncier disponible, des coûts de production compétitifs et une main-d’œuvre déjà familiarisée avec les exigences du secteur textile.

L’intérêt porté par la délégation chinoise aux infrastructures industrielles de la région, notamment autour des zones de Sbikha et Oueslatia, suggère que les ambitions pourraient dépasser le tourisme patrimonial ou les échanges culturels.

À ce stade, aucun investissement concret n’a encore été annoncé. Mais le jumelage peut servir de cadre institutionnel à de futurs contacts économiques, à des coopérations industrielles ou à des échanges de savoir-faire entre opérateurs locaux et partenaires chinois.

Une diplomatie chinoise par les villes

Ce rapprochement s’inscrit aussi dans une stratégie plus large de diplomatie locale menée par Pékin. En multipliant les accords de ville à ville, la Chine construit des réseaux de coopération économiques, culturels et technologiques en parallèle des relations diplomatiques classiques entre États.

Avec Kairouan, Shaoxing ne signe donc pas seulement avec une ville patrimoniale. Elle ouvre aussi une porte vers l’intérieur tunisien, dans une région qui cherche à renforcer son attractivité industrielle et à créer davantage d’emplois.

L’enjeu, désormais, sera de transformer ce jumelage en projets concrets. Car sans investissements, formations, échanges économiques ou partenariats industriels identifiables, l’accord risque de rester un symbole diplomatique de plus. Avec un suivi réel, il pourrait au contraire devenir un levier discret mais utile pour repositionner Kairouan dans les circuits de coopération sino-tunisiens.

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Eau potable cet été : La Tunisie mieux armée, mais toujours sous tension

Le secrétaire d’État chargé des Eaux, Hamadi Habib, a appelé vendredi 29 mai 2026 à renforcer les préparatifs pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été, lors d’une réunion de suivi consacrée aux projets de développement dans les gouvernorats de Tunis et Ben Arous.

Le message se veut préventif : la situation hydrique s’est améliorée par rapport aux années de sécheresse récentes, mais la Tunisie reste vulnérable. Le manque de pluies significatives ces dernières semaines, la hausse des températures, l’évaporation et l’état du réseau de distribution maintiennent le système sous pression.

Des réserves meilleures, mais un équilibre fragile

Début mai, le taux de remplissage des barrages avait atteint environ 67%, avec des apports cumulés estimés à 1,56 milliard de mètres cubes depuis le début de l’année hydrologique — un niveau nettement supérieur à celui des dernières années.

Depuis, les températures montent et les réserves peuvent rapidement reculer sous l’effet de l’évaporation et de la consommation estivale. Les autorités n’ont pas communiqué, cette semaine, de chiffre national actualisé permettant de mesurer précisément l’évolution récente.

Cette amélioration contraste avec les années 2022-2024, marquées par des niveaux très bas. Elle ne signifie pas pour autant que la Tunisie est sortie du stress hydrique. Les ressources restent inégalement réparties entre les régions et les marges demeurent limitées dans plusieurs zones.

L’été, le vrai test pour le réseau

La saison estivale est traditionnellement la période la plus critique. La consommation augmente, les besoins d’irrigation s’intensifient et les fortes chaleurs accentuent les pertes par évaporation.

Hamadi Habib avait indiqué, le 30 mars 2026 sur Diwan FM, en marge de la signature de programmes de recherche consacrés aux ressources hydriques, que la Tunisie peut perdre en été près d’un million de mètres cubes d’eau par jour à cause de l’évaporation dans les barrages. Il avait précisé que ce volume équivaut à la consommation cumulée du Grand Tunis, de Nabeul, du Sahel et de Sfax.

À cette contrainte climatique s’ajoute la fragilité des infrastructures. Selon des données présentées en mars lors d’un forum à Hammamet, les pertes sur le réseau d’eau potable restent très élevées au niveau national, notamment en raison du vieillissement des canalisations et des défaillances techniques.

Sur les 59.000 km du réseau de la SONEDE, 14.000 km ont plus de cinquante ans, soit environ 24% du total. Plus de la moitié du réseau dépasserait également les trente ans.

C’est là que se joue une partie essentielle de l’été : même lorsque la ressource existe, son arrivée régulière au robinet dépend de la capacité du réseau à tenir.

Une amélioration à ne pas confondre avec une sortie de crise

L’été 2026 s’ouvre dans une situation moins critique que les années précédentes, sans être confortable pour autant. Les barrages offrent un répit, mais l’évaporation, les besoins agricoles, les disparités régionales et le vieillissement du réseau rappellent que disposer de l’eau ne suffit pas.

Encore faut-il la préserver, la répartir et l’acheminer sans rupture.

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Crédits aux particuliers : Les ménages tunisiens empruntent moins

Le volume des crédits non professionnels accordés aux particuliers par les banques tunisiennes a reculé au premier trimestre 2026. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, relayées par la TAP, l’encours global est passé de 30,530 milliards de dinars en décembre 2025 à 30,297 milliards de dinars à fin mars 2026, soit une baisse de 233 millions de dinars.

Ce recul reste limité en valeur absolue, mais il confirme un ralentissement plus profond du crédit aux ménages. Sur un an, depuis mars 2025, ces crédits n’ont progressé que de 1,3%, très loin des rythmes observés les années précédentes, où la hausse moyenne avoisinait 11%.

Pourquoi les ménages empruntent-ils moins ?

Deux facteurs semblent peser sur le recours au crédit : des conditions bancaires plus strictes et un coût de financement encore élevé.

Même après la baisse du taux directeur décidée par la Banque centrale fin décembre 2025, celui-ci reste fixé à 7% depuis le 7 janvier 2026. Dans ce contexte, l’emprunt bancaire demeure coûteux pour les ménages, notamment pour les crédits de logement, de consommation ou d’équipement.

Les banques, de leur côté, apparaissent plus prudentes dans l’octroi de nouveaux financements, dans un environnement économique où le pouvoir d’achat reste sous pression.

Le logement reste le premier poste de crédit

Les crédits destinés à l’acquisition de logements continuent de représenter la part la plus importante des financements accordés aux particuliers. Leur encours est passé de 13,388 milliards de dinars en décembre 2025 à 13,306 milliards de dinars en mars 2026, soit une baisse d’environ 82 millions de dinars.

Les crédits destinés à l’aménagement des logements ont également reculé, de 11,263 milliards à 11,152 milliards de dinars sur la même période, soit une baisse de 111 millions de dinars.

Cette catégorie occupe une place particulière dans le crédit aux ménages. Elle est souvent présentée comme un financement destiné à des travaux, mais peut, dans la pratique, servir à d’autres dépenses : consommation, mariage, équipement du foyer ou même acquisition d’un véhicule.

Auto, études, consommation : recul général

Le ralentissement touche aussi les autres catégories de crédits aux particuliers. Les crédits automobiles sont passés de 438,5 millions de dinars en décembre 2025 à 434,8 millions de dinars en mars 2026, soit une baisse de 3,7 millions de dinars.

Les crédits universitaires ont diminué de 4,95%, pour atteindre 14,2 millions de dinars à fin mars 2026, contre environ 15 millions de dinars trois mois plus tôt.

Les autres crédits à la consommation sont également orientés à la baisse : leur encours est passé de 5,424 milliards de dinars en décembre 2025 à 5,389 milliards de dinars en mars 2026, soit un recul d’environ 35 millions de dinars.

Lire aussi: Tunisie : Le surendettement des ménages franchit un seuil critique à plus de 32 milliards de dinars

Un recul qui prolonge la pression sur les ménages

Ce ralentissement ne signifie pas forcément que les ménages tunisiens ont moins de besoins. Il peut aussi traduire une saturation de leur capacité d’endettement.

Selon une note de l’IACE, les ménages tunisiens ont perdu environ 8% de pouvoir d’achat entre 2018 et 2024. Par ailleurs, l’endettement des ménages a franchi un seuil critique, dépassant les 32 milliards de dinars.

Lire aussi: Tunisie : 8% de pouvoir d’achat perdu pour les ménages en six ans, selon l’IACE

Dans ce contexte, la baisse actuelle des crédits bancaires apparaît comme un double signal : les banques prêtent avec davantage de prudence, tandis que de nombreux foyers disposent de moins de marge pour contracter de nouveaux emprunts.

Ce ralentissement du crédit intervient alors que les derniers indicateurs de la BCT montrent, parallèlement, une forte circulation fiduciaire, avec plus de 29 milliards de dinars en circulation, signe d’une économie où la liquidité existe mais ne se traduit pas forcément par une reprise du crédit aux ménages.

Pour les ménages, emprunter pour acheter un logement, aménager une maison, financer une voiture ou couvrir des dépenses de consommation devient une décision plus lourde. Pour l’économie, ce ralentissement du crédit constitue un indicateur à suivre de près, car il touche directement la consommation, l’investissement familial et le pouvoir d’achat réel des Tunisiens.

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Le zoo du Belvédère rouvre ses portes avec entrée gratuite ce week-end

La municipalité de Tunis a annoncé la réouverture du zoo du Belvédère après l’achèvement des travaux de maintenance engagés ces derniers mois. À cette occasion, l’accès au parc sera exceptionnellement gratuit durant le week-end des 30 et 31 mai 2026. Des animations et activités destinées aux enfants et aux familles sont également prévues à l’extérieur du zoo.

Une réouverture après les travaux de maintenance

Dans un communiqué publié vendredi, la municipalité de Tunis a confirmé la réouverture officielle du zoo du Belvédère à partir de ce samedi 30 mai.

L’entrée sera gratuite samedi à partir de 11h00 et dimanche dès 09h00, afin de permettre au public de découvrir le parc dans sa nouvelle configuration.

Plus tôt cette semaine, Samah Daldoul, chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, avait indiqué que le zoo rouvrirait ses portes après l’achèvement des opérations de maintenance et de réaménagement.

Des animations gratuites pour les familles

La municipalité prévoit également plusieurs activités gratuites à l’extérieur du parc durant les deux journées. Le programme comprend notamment des spectacles, des ateliers de dessin et différents jeux destinés aux enfants.

Ces animations visent à accompagner la réouverture du zoo et à attirer les familles à l’occasion du week-end.

Une journée spéciale pour la fête des mères

Le programme de dimanche inclura également des activités organisées dans le cadre de la fête des mères.

Selon la municipalité, des cadeaux seront distribués aux mamans présentes sur le site durant cette journée.

Le zoo du Belvédère constitue l’un des espaces de loisirs les plus fréquentés de la capitale et accueille régulièrement des visiteurs venus de plusieurs régions du pays.

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Exportations : Les recettes des dattes tunisiennes dépassent 725 MD

Les exportations tunisiennes de dattes ont poursuivi leur progression durant la campagne 2025-2026. Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les quantités exportées au cours des sept premiers mois de la campagne ont augmenté de 5,6%, atteignant 113,9 mille tonnes à fin avril 2026. Les recettes ont suivi la même tendance pour s’établir à 725,6 millions de dinars, confirmant le poids stratégique de la filière dans les exportations agricoles tunisiennes.

Des exportations en hausse malgré la quasi-stagnation des prix

D’après les chiffres de l’ONAGRI, les recettes générées par les exportations de dattes ont atteint 725,6 millions de dinars entre octobre 2025 et avril 2026, soit une hausse de 5,6% par rapport à la même période de la campagne précédente.

Cette progression intervient alors que les prix moyens sont restés quasiment stables. Le prix moyen des dattes exportées s’est établi à 6,37 dinars le kilogramme, en légère hausse de 0,04%.

La variété Deglet Ennour continue de dominer largement les exportations tunisiennes avec 83,9% du volume total exporté. Son prix moyen a atteint 7,12 dinars le kilogramme.

L’Europe reste le principal marché des dattes tunisiennes

L’Union européenne demeure la première destination des dattes tunisiennes avec 47,5% des exportations totales. L’Asie arrive en deuxième position avec 21,4%, suivie par l’Afrique avec 19,9%, illustrant la diversification progressive des débouchés commerciaux de la filière tunisienne.

Par pays, le Maroc reste le premier importateur de dattes tunisiennes avec 14,6% des volumes exportés. L’Italie occupe la deuxième place avec 12,1%, devant l’Allemagne qui représente 10,4% des exportations.

Les dattes biologiques poursuivent leur progression

Le segment des dattes biologiques affiche également une croissance soutenue. Les exportations de dattes bio ont atteint 6284 tonnes durant les sept premiers mois de la campagne, en hausse de 16%.

En valeur, les recettes générées par ce segment ont progressé de 32,7% pour atteindre près de 64,9 millions de dinars.

Le prix moyen des dattes biologiques s’est établi à 10,33 dinars le kilogramme, un niveau nettement supérieur à celui des dattes conventionnelles.

L’Allemagne reste le premier marché des dattes biologiques tunisiennes avec 34% des exportations du segment, devant les Pays-Bas et la Belgique.

Une filière clé pour les exportations agricoles tunisiennes

La filière dattes demeure l’un des principaux moteurs des exportations agricoles tunisiennes, particulièrement grâce à la variété Deglet Ennour, considérée comme l’un des produits agricoles tunisiens les plus présents sur les marchés internationaux.

La montée des exportations biologiques traduit également une orientation croissante vers les produits à plus forte valeur ajoutée, dans un marché international de plus en plus sensible aux critères de qualité et de traçabilité.

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Un Tunisien à la tête de l’IRU : Pourquoi la nomination de Habib Turki est stratégique pour la Tunisie

La nomination du Tunisien Habib Turki au poste de secrétaire général de l’Union internationale du transport routier (IRU) dépasse largement le cadre symbolique. En prenant la direction de l’une des principales organisations mondiales du transport et de la logistique à partir du 1er août 2026, le responsable tunisien place aussi la Tunisie au cœur d’un secteur devenu stratégique pour le commerce international, les corridors africains et les chaînes d’approvisionnement régionales.

L’IRU, un acteur clé du commerce mondial

L’Union internationale du transport routier (IRU), basée à Genève, représente les acteurs du transport routier à l’échelle mondiale et supervise notamment le système TIR, utilisé pour simplifier le transit international des marchandises entre plusieurs pays.

Le système permet d’accélérer les procédures douanières et de réduire les coûts logistiques pour les entreprises exportatrices et les opérateurs du transport.

À l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales cherchent davantage de fluidité et de sécurité, l’IRU occupe une position stratégique dans l’organisation du commerce international et des flux terrestres régionaux.

Une nomination qui renforce la visibilité tunisienne

La désignation de Habib Turki à ce poste offre une visibilité internationale supplémentaire aux compétences tunisiennes dans les domaines du transport, du commerce et de la logistique.

Cette nomination intervient dans un contexte où plusieurs pays africains et méditerranéens cherchent à moderniser leurs infrastructures de transport et à renforcer leur intégration dans les grands corridors commerciaux régionaux.

Pour la Tunisie, qui ambitionne de développer sa position logistique entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, la présence d’un Tunisien à la tête de l’IRU représente également un signal positif sur le plan diplomatique et économique.

Un enjeu important pour les corridors africains et méditerranéens

Les questions liées au transport routier sont devenues centrales dans les stratégies économiques régionales, notamment autour des échanges commerciaux africains et méditerranéens.

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à améliorer sa compétitivité logistique, à fluidifier ses échanges commerciaux et à renforcer les connexions avec les marchés africains.

Dans ce contexte, les mécanismes internationaux liés au transit des marchandises, aux procédures douanières et à la circulation régionale des biens prennent une importance croissante pour les économies du continent.

Un profil déjà familier des dossiers du Moyen-Orient et du TIR

Habib Turki connaît déjà les mécanismes de l’IRU pour y avoir travaillé entre 2015 et 2018 comme conseiller régional pour le Moyen-Orient.

Durant cette période, il a accompagné l’intégration de plusieurs pays au système TIR, notamment Oman, la Palestine, le Qatar et l’Arabie saoudite, tout en supervisant certains projets liés aux Émirats arabes unis.

Son parcours s’est ensuite poursuivi au sein de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où il a dirigé plusieurs projets liés au développement international et aux partenariats institutionnels.

Au-delà de la portée symbolique, cette nomination intervient à un moment où les enjeux liés à la logistique mondiale, à la transition énergétique du transport et à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement deviennent de plus en plus sensibles.

Pour la Tunisie, qui cherche à renforcer sa place dans les échanges régionaux et internationaux, voir un responsable tunisien accéder à la tête de l’IRU constitue aussi une opportunité de visibilité dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie mondiale.

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Ras Jedir : De nombreuses familles libyennes affluent vers la Tunisie, saison prometteuse à l’horizon

Alors que la saison estivale débute à peine, les postes-frontières tuniso-libyens connaissent déjà une forte affluence. Depuis jeudi, un important mouvement d’entrée vers la Tunisie est observé au niveau des postes de Ras Jedir et Dhehiba-Wazen, avec des files d’attente et un trafic dense du côté des voyageurs en provenance de Libye, rapporte Jawhara FM.

La majorité des familles libyennes arrivent en Tunisie pour des soins médicaux, des vacances estivales ou des visites familiales. Cette dynamique confirme une tendance désormais structurelle : chaque été, la Tunisie devient une destination privilégiée pour les touristes maghrébins, notamment libyens et algériens.

Une saison estivale sous le signe du tourisme maghrébin

Dans un contexte international encore marqué par des coûts élevés du transport aérien et des tensions géopolitiques dans certaines destinations touristiques, la Tunisie continue de miser fortement sur sa clientèle de proximité. Les visiteurs venus de Libye et d’Algérie représentent aujourd’hui un pilier essentiel du tourisme tunisien.

Les touristes libyens, historiquement très présents dans le sud tunisien, à Djerba, Sfax, Sousse ou Tunis, privilégient souvent les séjours familiaux, les locations de maisons, les hôtels ainsi que les cliniques privées tunisiennes, réputées dans la région. Le tourisme médical demeure d’ailleurs un moteur économique important, particulièrement dans les villes côtières.

Lire aussi : Tourisme : Des réductions jusqu’à 55% pour séduire les Tunisiens, Algériens et Libyens

Du côté algérien, les arrivées devraient également s’intensifier dans les prochaines semaines avec les vacances scolaires et l’Aïd. Chaque été, des centaines de milliers d’Algériens traversent les frontières terrestres pour rejoindre Hammamet, Sousse, Nabeul, Béja ou encore Tabarka.

Un enjeu économique majeur pour la Tunisie

Cette affluence représente une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie tunisienne. Hôtels, restaurants, cafés, centres commerciaux, stations balnéaires et commerces saisonniers dépendent largement de cette clientèle régionale durant l’été.

Ces dernières années, les autorités tunisiennes ont multiplié les efforts pour fluidifier le passage aux frontières terrestres, notamment à Ras Jedir, point névralgique des échanges humains et économiques entre la Tunisie et la Libye. Malgré cela, les périodes de forte affluence provoquent régulièrement des embouteillages et des temps d’attente importants.

Les professionnels du tourisme espèrent désormais que cette dynamique se traduira par une saison estivale solide, après plusieurs années marquées par les crises sanitaires et économiques. Les premiers indicateurs semblent en tout cas encourageants, avec des réservations en hausse dans plusieurs zones touristiques du pays.

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Tunisie : Plus de 29 milliards de dinars en circulation, les indicateurs financiers de la BCT au vert

La masse des billets et monnaies en circulation en Tunisie continue d’augmenter à un rythme soutenu. Selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT), le volume de liquidités en circulation a dépassé les 29,4 milliards de dinars au 25 mai 2026, contre 23,8 milliards à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 23,3%.

Cette progression confirme une tendance observée depuis plusieurs mois, marquée par une augmentation continue de la circulation fiduciaire dans le pays. Les données de la BCT montrent également une amélioration de plusieurs indicateurs liés aux recettes en devises.

Les revenus du travail et les recettes touristiques en hausse

Le cumul des recettes touristiques et des revenus du travail a atteint 5,8 milliards de dinars au 20 mai 2026.

Dans le détail, les recettes touristiques ont franchi la barre des 2,4 milliards de dinars depuis le début de l’année, enregistrant une progression de 4% par rapport à la même période de 2025.

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Les revenus du travail, principalement les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger, ont pour leur part atteint 3,4 milliards de dinars, contre 3,2 milliards un an auparavant, soit une hausse de 4,9%.

Des réserves en devises en amélioration

Les avoirs nets en devises poursuivent également leur progression. Ils sont passés de 22,5 milliards de dinars au 26 mai 2025 à 25,4 milliards actuellement.

Selon les chiffres de la Banque centrale, ces réserves représentent désormais l’équivalent de 105 jours d’importation, contre 98 jours à la même date l’année précédente.

Ces indicateurs traduisent une amélioration relative des équilibres extérieurs du pays, portée notamment par les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens à l’étranger, dans un contexte où la circulation des liquidités continue toutefois de croître fortement.

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Baccalauréat : Le ministère de l’Éducation brandit de lourdes sanctions contre la fraude

A l’approche du démarrage des épreuves du baccalauréat, le ministère de l’Éducation a renouvelé sa mise en garde contre toute tentative de fraude dans les centres d’examen. Dans un rappel adressé aux candidats, la Direction générale des examens insiste sur l’interdiction stricte des appareils électroniques et des moyens de communication, évoquant des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’interdiction de repasser l’examen. Des poursuites judiciaires restent également possibles dans certains cas.

Ce que risquent les candidats en cas de fraude

Le ministère de l’Éducation affirme vouloir appliquer une politique de tolérance zéro contre la tricherie durant les examens nationaux.

Selon les précisions de la Direction générale des examens, les sanctions commencent par l’exclusion immédiate du candidat pris en infraction et peuvent aller jusqu’à l’annulation complète de la session du baccalauréat.

Les candidats concernés risquent également une interdiction de réinscription au baccalauréat pour une période variant entre une et cinq années, selon la gravité des faits constatés.

Pour les élèves inscrits dans les établissements publics et privés, des mesures disciplinaires supplémentaires peuvent être prononcées, y compris l’exclusion des institutions éducatives publiques.

Téléphones, écouteurs et montres connectées interdits

Le ministère a particulièrement insisté sur l’interdiction d’introduire des appareils électroniques dans les centres d’examen.

Cette interdiction concerne notamment les téléphones portables, les écouteurs, les montres connectées ainsi que tout équipement permettant la communication ou l’échange d’informations pendant les épreuves.

Les autorités éducatives rappellent que la simple possession de ces objets à l’intérieur des centres peut suffire à déclencher une procédure disciplinaire, même sans utilisation prouvée durant l’examen.

Des poursuites judiciaires possibles

Le département de l’Éducation précise également que certaines infractions peuvent donner lieu à des poursuites judiciaires, notamment lorsqu’il s’agit de fraude organisée ou de candidats inscrits à titre individuel.

Ce rappel intervient dans un contexte de renforcement des dispositifs de surveillance et de contrôle mis en place chaque année lors des examens nationaux afin de limiter les tentatives de triche et garantir l’égalité des chances entre les candidats.

Une vigilance renforcée avant les examens

À quelques jours du début des épreuves, le ministère multiplie les rappels réglementaires et les campagnes de sensibilisation auprès des candidats et des familles.

L’objectif affiché est de préserver la crédibilité des examens nationaux et d’éviter les dérives liées à l’utilisation croissante des outils électroniques dans les tentatives de fraude.

Le calendrier

Le baccalauréat, principale échéance du système éducatif, se tiendra les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026 pour la session principale ; les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026 pour la session de contrôle.

Les résultats sont attendus le 23 juin pour la session principale et le 12 juillet pour la session de rattrapage.

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Tunisie : 10, 20 et 50 millimes… La petite monnaie en voie de disparition ?

Dans les files d’attente des supermarchés, au comptoir des épiceries ou encore dans les tickets de caisse, un même constat revient avec insistance : la petite monnaie semble s’effacer progressivement du quotidien des Tunisiens. Les pièces de 10 et 20 millimes se font rares, tandis que celles de 50 millimes disparaissent peu à peu de la circulation réelle.

Des pièces toujours comptabilisées… mais rarement visibles

Sur le plan comptable, la situation ne change pas. Les prix continuent d’être libellés au millime près, les systèmes de caisse enregistrent chaque fraction de dinar, et les banques maintiennent officiellement ces unités dans la circulation monétaire.

Mais dans la pratique, le décalage est de plus en plus visible. Dans de nombreux commerces, les caissiers arrondissent les montants, faute de disposer de suffisamment de pièces pour rendre la monnaie exacte.

Les pièces de faible valeur comme celles de 10 et 20 millimes sont devenues, en effet, difficiles à retrouver dans les transactions quotidiennes, même si elles existent toujours en circulation officielle .

Supermarchés et arrondis : une pratique devenue courante

Face à cette pénurie de petites pièces, certaines grandes surfaces ont adopté des solutions alternatives. L’une des plus visibles consiste à transformer les centimes non rendus en points de fidélité, crédités sur la carte du client.

Une pratique qui soulève une double lecture : d’un côté, elle permet d’éviter les litiges liés aux centimes manquants ; de l’autre, elle pose la question de la valeur réelle de cette micro-monnaie et de sa restitution effective au consommateur.

Lire aussi : Tunisie : Hausse des entrées en devises et accélération marquée de la liquidité en circulation

Dans les faits, les écarts de 10 à 50 millimes sont souvent “absorbé” dans le flux des transactions quotidiennes, sans réelle contestation de la part des clients.

Un phénomène ancien mais qui s’accélère

La disparition progressive des petites pièces n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, des économistes soulignent que les pièces de très faible valeur ont tendance à ne jamais revenir dans le circuit après leur mise en circulation.

Ce phénomène est d’ailleurs comparable à ce qui a été observé dans d’autres pays, où les coûts de fabrication de certaines pièces deviennent supérieurs à leur valeur faciale, ce qui contribue à leur raréfaction dans l’usage quotidien .

Entre arrondis, habitudes et transformation des paiements

L’essor du paiement électronique et des cartes bancaires accentue également cette tendance. Là où les paiements dématérialisés permettent un calcul exact, les espèces introduisent mécaniquement une marge d’arrondi.

Dans ce contexte, la petite monnaie perd progressivement sa fonction pratique, même si elle conserve un rôle symbolique dans la structure monétaire du pays.

Si aucune décision officielle n’a acté la suppression de ces pièces, leur présence dans les échanges quotidiens semble de plus en plus marginale. Le système s’adapte déjà de facto à leur rareté, sans modification juridique formelle.

Reste une question centrale : la Tunisie est-elle en train de vivre une disparition progressive de la petite monnaie par l’usage, avant même toute réforme officielle ?

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Tunisie Telecom en tête d’un marché qui dépasse le milliard de dinars

Le secteur tunisien des télécommunications confirme sa progression au premier trimestre 2026. Selon le tableau de bord trimestriel publié par l’Instance Nationale des Télécommunications, le chiffre d’affaires global du secteur a atteint 1,024 milliard de dinars, contre 962,3 millions de dinars au premier trimestre 2025, soit une hausse de 6,5% sur un an.

Dans ce marché en croissance, Tunisie Telecom conserve la première place avec un chiffre d’affaires de 362 millions de dinars au TR1-2026. L’opérateur historique devance Ooredoo Tunisie, qui réalise 356,2 millions de dinars, et Orange Tunisie, avec 209,3 millions de dinars.

Tunisie Telecom conserve son leadership

Les données de l’INT confirment la position dominante de Tunisie Telecom dans un secteur qui reste fortement concurrentiel. L’écart avec Ooredoo Tunisie demeure limité, ce qui traduit une dynamique soutenue entre les principaux opérateurs, tandis qu’Orange Tunisie poursuit également sa progression.

Cette évolution montre que la croissance du marché ne repose pas uniquement sur l’augmentation du nombre d’abonnés, mais aussi sur la montée en valeur des services numériques, notamment l’Internet fixe, la data mobile et les offres destinées aux professionnels.

La data devient le cœur du marché

Le rapport de l’INT met en évidence une transformation structurelle du secteur. La data fixe représente désormais 35% du chiffre d’affaires global, devant la data mobile, qui pèse 33%. La téléphonie mobile classique ne représente plus que 24%, tandis que la téléphonie fixe tombe à 2%.

Autrement dit, le marché tunisien des télécoms est de moins en moins porté par la voix et de plus en plus par l’usage d’Internet. Cette tendance reflète l’évolution des habitudes des Tunisiens : navigation mobile, streaming, réseaux sociaux, télétravail, services numériques, paiements en ligne et besoins croissants en connectivité.

La fibre progresse, l’ADSL recule

Autre signal fort du rapport : la poursuite de la migration vers les technologies haut débit. Les abonnements ADSL poursuivent leur recul, alors que la fibre optique FTTH continue de progresser.

Cette bascule est importante, car elle indique une mutation progressive de l’Internet fixe en Tunisie. L’ADSL, longtemps dominant, cède du terrain face à des technologies plus rapides et plus adaptées aux usages actuels : vidéo haute définition, cloud, jeux en ligne, visioconférence et consommation familiale multi-écrans.

Le marché professionnel devient stratégique

Le segment professionnel prend également une place croissante. Le chiffre d’affaires PRO du secteur atteint 346,9 millions de dinars au premier trimestre 2026, en hausse de 10,7% par rapport au TR1-2025. Il représente désormais près de 34% du chiffre d’affaires global du secteur.

Cette progression confirme l’importance des entreprises, administrations et professionnels dans la croissance des opérateurs. Les besoins en connexions sécurisées, fibre dédiée, solutions data, cloud, services managés et connectivité continue deviennent des relais majeurs de développement.

Une lecture plus large : la Tunisie entre dans une nouvelle phase numérique

Au-delà des classements entre opérateurs, le tableau de bord de l’INT montre surtout une évolution profonde du marché tunisien. Les revenus progressent, les usages data s’intensifient, le fixe se transforme et le segment professionnel gagne en poids.

Le premier trimestre 2026 confirme ainsi une tendance de fond : les télécommunications en Tunisie ne sont plus seulement un marché de voix et d’abonnements mobiles, mais un secteur structurant de l’économie numérique.

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« Premier logement » relancé : Qui peut en bénéficier et sous quelles conditions ?

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) a apporté de nouvelles précisions concernant les mécanismes juridiques et financiers du programme national « Premier logement », instauré en vertu du décret gouvernemental n°39 du 11 janvier 2019.

Ce dispositif vise principalement à aider les familles de la classe moyenne et les salariés ne possédant pas de logement à surmonter l’obstacle du financement initial exigé par les banques, afin de faciliter l’accès à la propriété.

Des conditions de revenus bien définies

Selon les données officielles, le programme cible deux catégories principales de citoyens souhaitant acquérir leur premier logement.

La première catégorie concerne les familles ne possédant pas de logement. Le bénéficiaire ou son conjoint doit être salarié, avec un revenu mensuel brut global compris entre 2.659,500 dinars et 7.092 dinars.

Lire aussi : L’ARP adopte une refonte du cadre du logement social

La seconde catégorie vise les personnes célibataires ou indépendantes ne disposant pas d’un logement. Leur revenu mensuel brut doit se situer entre 2.659,500 dinars et 5.910 dinars.

Des logements plafonnés à 220 mille dinars

Le décret fixe également des critères précis concernant les logements éligibles au programme. Les habitations concernées doivent être composées au minimum de deux chambres et d’un salon (S+2).

Le prix du logement ne doit pas dépasser 220 mille dinars hors TVA, soit environ 235.400 dinars toutes taxes comprises.

Un mécanisme de financement avantageux

Le programme « Premier logement » repose sur une formule de financement destinée à réduire les difficultés rencontrées par les ménages auprès des banques commerciales.

Le bénéficiaire peut obtenir un prêt complémentaire couvrant jusqu’à 20 % du prix du logement, dans la limite de 40 mille dinars. Ce financement est accordé par la banque qui assure également le crédit immobilier principal.

Ce prêt bénéficie d’avantages particuliers, notamment une période de grâce de cinq ans avant le début du remboursement, ainsi qu’un taux d’intérêt réduit fixé à 2 %.

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Le reste du montant, soit jusqu’à 80 % du prix du logement, est financé à travers un crédit bancaire classique soumis aux procédures habituelles du secteur bancaire.

Le programme autorise également une contribution personnelle supplémentaire du bénéficiaire, à condition qu’elle ne dépasse pas 20 % du prix total du logement.

Un levier pour le secteur immobilier ?

Les autorités présentent ce programme comme l’un des principaux axes de la politique nationale du logement. Il vise à soutenir la classe moyenne dans l’accès à un logement stable, tout en stimulant le secteur de la promotion immobilière grâce au partenariat avec les promoteurs immobiliers.

Dans un contexte marqué par la hausse continue des prix de l’immobilier et les difficultés d’accès au crédit, le programme « Premier logement » apparaît comme une tentative de relancer l’accès à la propriété pour une partie des Tunisiens, même si plusieurs observateurs estiment que les plafonds de revenus et les prix des logements restent encore éloignés des capacités réelles d’une grande partie des ménages.

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Physalie à Tabarka : Derrière l’alerte, un signal qui se répète sur les côtes tunisiennes

Ce n’est plus une apparition isolée. Une physalie — espèce marine aux filaments venimeux pouvant atteindre 30 mètres — a été signalée cette semaine sur les côtes de Tabarka, selon une alerte de l’association TunSea relayée par la Radio Nationale.

Derrière la prudence recommandée aux baigneurs, un constat s’impose : les observations de cette espèce atlantique se répètent sur le littoral tunisien. Pour les spécialistes, ces signalements constituent aussi un indicateur des transformations en cours en Méditerranée.

Une espèce atlantique de plus en plus observée

La physalie (Physalia physalis), souvent appelée « caravelle portugaise », n’est pas native de la Méditerranée. Originaire de l’océan Atlantique, elle y est néanmoins observée depuis longtemps, portée par les courants de surface et les vents dominants.

En Tunisie, plusieurs signalements ont été enregistrés ces dernières années, notamment à Sidi Bou Saïd, Maamoura et Chebba, selon des observations relayées par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM). Le 29 mars 2026, moins de dix spécimens avaient déjà été repérés sur la plage de Sidi Mechreg, dans le gouvernorat de Bizerte. Tabarka s’ajoute aujourd’hui à cette liste.

Lire aussi: Tunisie : La « méduse venimeuse » Physalie s’invite sur les côtes de Sidi Bou Saïd

Pourquoi elle est plus dangereuse qu’une méduse ordinaire

La physalie n’est pas une méduse. C’est un siphonophore, c’est-à-dire une colonie d’organismes spécialisés vivant ensemble. Son flotteur bleuté, pouvant atteindre 30 centimètres, est prolongé par des filaments urticants de 10 à 30 mètres de long.

Ces filaments peuvent provoquer de vives brûlures, des douleurs intenses et, chez certaines personnes sensibles, des réactions plus sévères.

Ce qui la rend particulièrement dangereuse : ses filaments peuvent rester actifs plusieurs heures après la mort de l’animal. Une physalie échouée sur le sable n’est donc pas inoffensive. TunSea déconseille formellement tout contact, même indirect.

Que faire si vous en croisez une ?

Il ne faut pas la toucher, même avec un bâton ou une chaussure. Il est recommandé de garder ses distances et, si nécessaire, de se limiter à une photo prise de loin.

En cas de contact, il faut rincer à l’eau de mer, éviter de frotter et consulter rapidement un centre de santé ou demander une assistance médicale. Les cas mortels restent très rares, mais la douleur peut nécessiter une prise en charge.

Informer sans paniquer

TunSea, association tunisienne active dans les sciences participatives et l’observation citoyenne du milieu marin, rappelle que la présence de la physalie reste un phénomène naturel. L’association appelle toutefois à la vigilance collective à l’approche de la saison estivale.

Au-delà de l’alerte immédiate, chaque signalement permet de mieux documenter l’évolution du littoral tunisien et d’anticiper les risques pour les baigneurs, pêcheurs, plongeurs et usagers des plages.

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Moins d’accidents, mais 15% de morts en plus — sept tués dans un carambolage à Bizerte

Les routes tunisiennes ont enregistré 487 morts depuis le début de l’année jusqu’au 25 mai 2026, contre 425 sur la même période de 2025, soit une hausse de 14,59%, selon les statistiques publiées par l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), relevant du ministère de l’Intérieur et relayées par l’agence TAP.

Paradoxalement, le nombre total d’accidents a diminué : 1777 accidents ont été recensés contre 2264 durant la même période de 2025, soit une baisse de 21,51%. Le nombre de blessés a lui aussi reculé, passant de 2912 à 2284.

Sept morts dans un carambolage à Bizerte

Ce bilan national a été brutalement illustré jeudi soir par un grave accident survenu sur la route nationale n°8, dans la région de Tella, délégation d’El Alia, gouvernorat de Bizerte.

Selon les informations rapportées par Mosaïque FM, le carambolage a impliqué cinq véhicules et a fait sept morts. Six personnes sont décédées sur place, tandis qu’une femme a succombé lors de son transfert vers l’hôpital universitaire Habib Bougatfa de Bizerte.

Six autres personnes ont été blessées, dont un enfant âgé de quatre ans.

D’après les premiers éléments relayés par la radio, l’un des véhicules aurait effectué un dépassement interdit sur une ligne continue au moment de la collision, survenue vers 18h30.

Quand les accidents deviennent plus meurtriers

La baisse du nombre global de collisions ne doit pas masquer une tendance plus préoccupante : les accidents enregistrés en 2026 apparaissent plus graves.

Selon les statistiques de l’ONSR, la vitesse est impliquée dans 22,57% des accidents recensés, mais surtout dans 39,63% des accidents mortels. À elle seule, elle explique en grande partie pourquoi moins d’accidents produisent davantage de décès.

L’inattention et le manque de vigilance restent toutefois la première cause identifiée, avec 29,21% des accidents enregistrés.

Tunis, Mahdia et Nabeul en tête

Toujours selon les données officielles publiées par l’ONSR, le gouvernorat de Tunis concentre 10,30% des accidents recensés depuis le début de l’année, devant Mahdia (8,50%) et Nabeul (7,48%).

Janvier a été le mois le plus accidentogène avec 396 accidents, suivi du mois d’avril avec 386 accidents.

Bizerte ne figure pas parmi les gouvernorats enregistrant le plus grand nombre d’accidents, ce qui rend le drame de jeudi d’autant plus marquant dans un contexte national déjà sous tension.

Alerte avant l’été 2026

À l’approche de la saison estivale, période où le trafic s’intensifie avec le retour des Tunisiens résidant à l’étranger et les déplacements de vacances, ces chiffres relancent la question de la sécurité routière.

La baisse du nombre d’accidents montre que certaines mesures de prévention produisent des effets. Mais la hausse des décès souligne aussi la gravité persistante des comportements à risque : excès de vitesse, dépassements dangereux, distraction au volant ou non-respect des distances de sécurité.

Le retour visible des contrôles routiers, notamment des radars, ainsi qu’une application plus stricte des sanctions contre les manœuvres dangereuses, apparaissent désormais comme des leviers centraux pour tenter d’éviter une aggravation du bilan durant l’été.

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Industrialisation en Afrique : Le Maroc 1er, la Tunisie confirme sa 4e place selon la BAD

Le Maroc est devenu la première puissance industrielle d’Afrique selon l’Indice d’industrialisation en Afrique 2025 publié par la Banque africaine de développement. La Tunisie, déjà quatrième dans la précédente édition, conserve son rang dans le haut du classement continental, derrière le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Présenté lors des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, ce classement évalue le développement industriel de 54 pays africains sur la période 2010-2024. Il prend notamment en compte la diversification économique, les exportations manufacturières, les infrastructures, le financement et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Selon la BAD, 41 pays africains ont amélioré leur score d’industrialisation entre 2010 et 2024, tandis que la performance industrielle moyenne du continent a progressé de 6 %. Mais l’Afrique reste marginale dans l’industrie mondiale, avec moins de 2 % de la production manufacturière et 1,4 % des exportations manufacturières mondiales.

Le Maroc détrône l’Afrique du Sud

Ce rapport marque un tournant dans la hiérarchie industrielle du continent. L’Afrique du Sud, longtemps installée en tête de l’indice, cède désormais son rang au Maroc, porté par l’essor de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et des exportations industrielles fortement orientées vers l’Europe.

L’Afrique du Nord confirme ainsi son poids dans l’industrialisation du continent. Quatre des cinq premières places reviennent à des pays du Maghreb ou d’Afrique du Nord, l’Afrique du Sud étant le seul pays subsaharien à figurer dans ce peloton de tête.

La Tunisie confirme son rang

Pour la Tunisie, l’information principale est moins une progression qu’une confirmation. Déjà classée quatrième dans la précédente édition de l’indice, qui couvrait la période 2010-2019, elle conserve son rang dans le nouveau classement 2025, élargi à la période 2010-2024. Dans le détail, la Tunisie obtient un score de 0,7760 en 2024, contre 0,8415 pour le Maroc et 0,8396 pour l’Afrique du Sud, ce qui illustre un classement resserré en tête mais encore dominé par les deux premiers.

Ce maintien confirme la résilience d’un tissu industriel diversifié, malgré les difficultés économiques, les tensions budgétaires et le ralentissement de l’investissement observés ces dernières années. Le pays conserve des positions solides dans les industries mécaniques et électriques, les composants automobiles, le textile technique, ainsi que certaines activités pharmaceutiques et électroniques.

Lire aussi: La Tunisie, 4ème pays le plus industrialisé d’Afrique ! (2023)

Un rang solide, des défis toujours ouverts

Le rapport souligne aussi le poids croissant de l’Afrique du Nord, qui a attiré 56 % des investissements industriels africains recensés par le baromètre associé à l’indice, entre 2020 et 2025, principalement autour du Maroc et de l’Égypte.

Ce positionnement favorable ne masque pas plusieurs fragilités. La Tunisie reste confrontée à des difficultés liées à la compétitivité, à la logistique, au financement industriel et à la montée en gamme technologique.

Contrairement au Maroc, qui a multiplié les investissements dans les grands écosystèmes industriels et les infrastructures portuaires et automobiles, la Tunisie peine encore à attirer des projets industriels de très grande taille susceptibles de transformer profondément sa structure économique.

Le classement de la BAD met ainsi en lumière un paradoxe tunisien : le pays conserve une base industrielle reconnue à l’échelle africaine, mais cherche encore le modèle capable d’accélérer sa modernisation et sa capacité d’innovation dans un contexte mondial de reconfiguration des chaînes de production.

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Ormuz sous tension, Liban sous les bombes : La trêve impossible

Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens et bombardé une station de contrôle au sol à Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. Les Gardiens de la Révolution ont répliqué en affirmant avoir visé une base américaine dans le Golfe, tandis que le Koweït annonçait avoir activé ses défenses antiaériennes face à des missiles et drones « hostiles ». Ce que Washington présente comme des frappes « mesurées et défensives » ressemble de plus en plus à un cessez-le-feu qui se défait par petits pas.

La mécanique de l’engrenage

Le cessez-le-feu du 8 avril reposait sur un équilibre fragile : Téhéran conserve une capacité de pression sur le détroit d’Ormuz, tandis que Washington maintient sa présence militaire dans le Golfe. Chaque incident — drone intercepté, station détruite, riposte revendiquée — est aussitôt présenté par chaque camp comme une réponse défensive à une provocation adverse.

C’est précisément cette symétrie qui rend la désescalade difficile. Ni les États-Unis ni l’Iran ne veulent apparaître comme l’acteur qui recule. Le risque n’est donc pas seulement celui d’une guerre décidée, mais celui d’une guerre produite par accumulation d’incidents.

Accord-cadre ou guerre des communiqués ?

Téhéran affirme finaliser un accord-cadre en 14 points avec Washington. La Maison Blanche dément. Entre les deux, les marchés ont déjà tranché : le Brent a dépassé les 96 dollars jeudi matin en Asie, signe que les opérateurs ne croient pas à une résolution rapide.

L’Iran conditionne la réouverture d’Ormuz à la levée du blocus de ses ports et au déblocage d’avoirs gelés à l’étranger. Washington, de son côté, exige des garanties sur le stock iranien d’uranium hautement enrichi. Pour l’heure, les deux positions restent difficilement compatibles.

Le Liban, front secondaire devenu structurel

Pendant ce temps, le Liban s’enfonce lui aussi dans une logique d’escalade. L’armée israélienne a intensifié ses bombardements dans le sud du Liban et dans la plaine de la Bekaa, dans l’est du pays. Pour la seule journée de mardi, ces frappes ont fait au moins 34 morts, dont quatre enfants, et 40 blessés, selon le bilan définitif du ministère de la Santé libanais.

Israël a également frappé Tyr et considère désormais comme « zone de combat » tout le territoire situé au sud du fleuve Zahrani, à environ 40 km de sa frontière.

Le cessez-le-feu libanais du 17 avril suit ainsi la même trajectoire que celui du Golfe : il existe encore sur le papier, mais de moins en moins sur le terrain.

Ce que cela change pour la région

Un baril au-dessus de 95 dollars pèse directement sur les pays importateurs d’énergie du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour la Tunisie, dont la facture énergétique demeure un facteur permanent de pression budgétaire, chaque semaine de blocage ou de tension autour d’Ormuz peut aggraver un équilibre déjà fragile.

La question n’est donc plus seulement de savoir si Washington et Téhéran veulent la guerre. Elle est de savoir combien de temps un cessez-le-feu peut survivre lorsque chaque camp continue d’agir comme s’il était déjà rompu.

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