L’actrice Malika Hablani est décédée dans la matinée de samedi 30 mai 2026 à l’hôpital Sahloul de Sousse. L’annonce a été faite dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux du ministère des Affaires culturelle, lequel salue le parcours et la carrière de la défunte.
La défunte, figure appréciée du paysage audiovisuel tunisien, a marqué des générations de téléspectateurs, à travers sa participation à de nombreuses séries à succès. Ainsi, au cours de sa carrière, elle a entre autres joué tour à tour dans « Al Hassad » (1995), Mnamet Aroussia (2000), « Ikhwa wa Zamen » (2003), « Hissabat wa Akabet » (2004), « Awdat El Meniar » (2005), « Al Layali Al Bidh » (2007), Bayn Ethnaya (2008) ainsi que « Pour les beaux yeux de Catherine » (2012).
Par conséquent et à travers ce riche parcours artistique et sa présence remarquée à l’écran, Malika Hablani laisse une empreinte indélébile dans la mémoire du public tunisien.
La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la condamnation prononcée en première instance contre Taïeb Rached. L’ancien haut magistrat écope de cinq ans de prison dans une affaire liée à la falsification de documents.
Cette décision intervient alors qu’il a déjà été condamné dans une autre affaire de corruption financière ayant marqué la justice tunisienne.
Selon les éléments du dossier, Taïeb Rached était poursuivi pour falsification, détention et usage de documents falsifiés. La juridiction d’appel a ainsi confirmé le jugement rendu en première instance.
Une autre lourde condamnation pour blanchiment d’argent
L’ancien premier président de la Cour de cassation fait déjà l’objet d’une condamnation particulièrement lourde dans une autre affaire judiciaire. Il avait été condamné à trente ans de prison dans un dossier de blanchiment d’argent.
Le 27 octobre 2025, la première chambre criminelle du Tribunal de Tunis avait rendu son verdict dans ce qui avait été présenté comme l’une des plus importantes affaires de corruption judiciaire du pays. Taïeb Rached avait alors écopé de trente ans de prison assortis d’une amende de 4.807.068.920 dinars.
Le ministère de la Santé franchit une nouvelle étape dans la prévention du cancer du col de l’utérus. La campagne nationale de vaccination contre le papillomavirus humain est élargie aux jeunes filles âgées de 12 à 18 ans. Le vaccin est désormais disponible gratuitement dans les centres de santé de base à travers tout le pays.
Une vaccination élargie et gratuite
Dans un communiqué publié mercredi, le ministère de la Santé tunisien a annoncé l’intégration de cette tranche d’âge dans le programme national de vaccination. L’objectif est clair : renforcer la protection à long terme contre le cancer du col de l’utérus, principale conséquence de l’infection par le papillomavirus humain.
Cette vaccination, entièrement gratuite, repose sur une démarche volontaire, laissant aux familles le choix d’y adhérer.
Un accès facilité sur tout le territoire
Dans le cadre de la politique de proximité des services de santé, les doses du vaccin ont été déployées dans les centres de santé de base répartis sur l’ensemble du territoire tunisien.
Les autorités sanitaires invitent les parents ainsi que les jeunes filles concernées à se rapprocher de ces structures pour bénéficier de ce dispositif préventif. La liste des centres habilités est accessible via les canaux officiels du ministère.
Avec cette initiative, la Tunisie renforce sa stratégie de prévention face à une maladie évitable grâce à la vaccination. L’élargissement de la campagne s’inscrit dans une approche globale visant à réduire l’incidence des cancers liés au HPV.
Le gouvernement tunisien a procédé à un changement à la direction des deux principaux organismes de protection sociale du pays, à travers des décrets publiés au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) en date du 22 avril 2026.
Selon le décret n°56, Fahmi Guezmir a été nommé président-directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale. Cet organisme joue un rôle central dans la gestion des prestations sociales, notamment en matière de retraites et de couverture sociale pour les salariés du secteur privé.
Mohamed Mokdad désigné président-directeur général
Par ailleurs, la Caisse nationale d’assurance maladie connaît également un changement à sa tête. En vertu du décret n°57, Mohamed Mokdad a été désigné en tant que président-directeur général de cette institution, chargée de la gestion du système d’assurance maladie et du remboursement des soins.
Ces nominations interviennent dans un contexte marqué par des défis persistants pour les caisses sociales tunisiennes, notamment sur le plan financier et organisationnel. Elles pourraient s’inscrire dans une dynamique de réformes visant à améliorer la gouvernance et la viabilité de ces institutions clés du système de protection sociale.
La justice a rendu, jeudi 26 mars 2026, un verdict lourd dans une affaire liée à la sûreté de l’État. La chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien député du Parlement dissous, Sahbi Smara, à une peine de 11 ans de prison.
Cette condamnation intervient dans le cadre d’une affaire portant sur des accusations de complot contre la sécurité de l’État. Selon les éléments du dossier judiciaire, l’ancien élu est poursuivi pour avoir participé à des actes visant à « changer la forme de l’État », inciter la population à s’attaquer mutuellement par les armes, ainsi que provoquer des troubles, des actes de violence et des pillages sur le territoire tunisien.
Simulation de crime, ’extorsion de biens sous la menace
L’affaire remonte au 29 août 2024, date à laquelle le juge d’instruction près le même tribunal avait émis un mandat de dépôt à l’encontre de Sahbi Smara. Les charges retenues incluent également la simulation de crime, l’extorsion de biens sous la menace, la falsification de données informatiques et l’usurpation d’identité, autant de chefs d’accusation considérés comme graves au regard de la législation tunisienne.
Poursuite de plusieurs dossiers
Ce verdict s’inscrit dans un contexte judiciaire marqué par la poursuite de plusieurs dossiers sensibles liés à la sécurité nationale, dans la foulée de la dissolution du Parlement et des tensions politiques qu’a connues le pays ces dernières années.
La municipalité de Tunis a annoncé la réouverture du zoo du Belvédère après l’achèvement des travaux de maintenance et de réaménagement. Pour marquer cet événement, l’accès au parc sera exceptionnellement gratuit durant tout le week-end.
Selon un communiqué publié vendredi, le 29 mai 2026, les visiteurs pourront entrer gratuitement au zoo le samedi 30 mai à partir de 11h00 et le dimanche 31 mai dès 9h00.
Plus tôt dans la semaine, Samah Daldoul, chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, avait indiqué que le zoo accueillerait de nouveau le public samedi dans « une nouvelle configuration », à l’issue des travaux entrepris ces derniers mois.
Afin de célébrer cette réouverture, la municipalité a également prévu un programme d’animations gratuites à l’extérieur du parc. Des spectacles, des ateliers de dessin ainsi que des espaces de jeux seront proposés aux enfants durant les deux journées.
Le programme du dimanche sera par ailleurs marqué par des activités spéciales à l’occasion de la fête des mères. Des animations dédiées aux familles seront organisées et des cadeaux seront distribués aux mamans présentes.
La nomination du Tunisien Habib Turki au poste de secrétaire général de l’Union internationale du transport routier (IRU), à compter du 1er août 2026, pourrait constituer une avancée majeure pour la visibilité et le positionnement stratégique de la Tunisie dans les secteurs du transport, de la logistique et du commerce international. Mais autant le souligner tout de suite, cela ne suffira pas à redorer « notre » blason.
Basée à Genève, l’IRU est l’une des principales organisations mondiales du transport routier. Elle supervise notamment le système TIR (transport international routier), un mécanisme international qui facilite le transit des marchandises entre plusieurs pays en simplifiant les procédures douanières et en réduisant les coûts logistiques. Dans un contexte marqué par la recherche de chaînes d’approvisionnement plus fluides et sécurisées, l’organisation joue un rôle central dans les échanges commerciaux mondiaux.
Cette nomination intervient alors que les pays africains et méditerranéens accélèrent la modernisation de leurs infrastructures de transport et renforcent leur intégration aux grands corridors commerciaux régionaux. Pour la Tunisie, qui ambitionne de consolider sa position de plateforme logistique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, l’accession d’un Tunisien à la tête de l’IRU représente un signal fort sur les plans économique et diplomatique.
À noter que Habib Turki dispose d’une solide expérience dans le domaine du transport. Entre 2015 et 2018, il a occupé le poste de conseiller régional de l’IRU pour le Moyen-Orient, contribuant à l’intégration de plusieurs pays au système TIR, notamment Oman, la Palestine, le Qatar et l’Arabie saoudite. Il a ensuite poursuivi sa carrière à la Fédération internationale de l’automobile (FIA), où il a dirigé plusieurs projets internationaux.
Au-delà de sa portée symbolique, cette nomination place la Tunisie au cœur des enjeux liés à la logistique mondiale, à la mobilité durable et à la sécurisation des échanges commerciaux.
La monnaie en circulation en Tunisie a atteint un niveau historique, frôlant désormais les 30 milliards de dinars. Pour l’économiste, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, Aram Belhadj, cette situation révèle un profond déséquilibre structurel au sein de l’économie nationale.
Dans une publication partagée vendredi 29 mai 2026, sur sa page Facebook, l’économiste estime que cette évolution traduit l’existence de deux économies qui cohabitent selon des logiques radicalement différentes. D’un côté, une économie formelle confrontée à une forte pression fiscale, réglementaire et financière. De l’autre, une économie parallèle en constante expansion, opérant en marge des circuits institutionnels traditionnels et échappant largement aux contraintes imposées au secteur officiel.
Selon Aram Belhadj, l’augmentation continue du volume des liquidités en circulation ne constitue pas seulement un indicateur monétaire. Elle représente avant tout un signal d’alarme révélant une érosion progressive de la confiance des citoyens envers les institutions économiques et financières.
L’économiste considère également que l’ampleur prise par le phénomène met en évidence les limites des politiques actuellement menées pour favoriser l’intégration financière et lutter efficacement contre l’économie informelle. Malgré les dispositifs mis en place au cours des dernières années, une part importante de l’activité économique continue de se développer en dehors des circuits bancaires et des mécanismes de contrôle officiels.
Face à cette situation, Aram Belhadj appelle à l’engagement rapide de réformes structurelles profondes. Parmi les priorités qu’il identifie figurent l’accélération de la digitalisation des transactions, le renforcement de l’inclusion financière et la reconstruction de la confiance entre les citoyens et les institutions, notamment les établissements financiers.
À défaut de réformes sérieuses, durables et capables de restaurer cette confiance, prévient-il, la progression de l’économie parallèle ainsi que l’accumulation de liquidités hors du système financier risquent de s’intensifier davantage au cours des prochaines années, accentuant ainsi les déséquilibres de l’économie tunisienne.
Le volume de monnaie en circulation en Tunisie, billets et pièces, a atteint un niveau record d’environ 29,678 milliards de dinars, selon les dernières données publiées par la Banque centrale de Tunisie au 26 mai 2026.
Les données officielles montrent ainsi que la masse monétaire en circulation poursuit sa tendance haussière par rapport aux périodes précédentes.
À l’approche des examens du baccalauréat, le ministère de l’Éducation réaffirme sa « politique de tolérance zéro envers toute forme de fraude ou d’inconduite ». Dans un communiqué publié par la Direction générale des examens, il rappelle que les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères pouvant aller jusqu’à l’interdiction de se présenter à l’examen pendant cinq ans.
Les mesures disciplinaires débutent par l’exclusion immédiate du candidat de l’épreuve et peuvent entraîner l’annulation de la session. Selon la gravité des faits, les sanctions varient entre une et cinq années d’interdiction d’inscription au baccalauréat. Pour les élèves des établissements publics et privés, elles s’accompagnent également d’un renvoi des établissements scolaires publics.
Le ministère distingue plusieurs infractions : tentative de fraude, fraude avérée, inconduite ou combinaison de ces actes. Les peines les plus lourdes concernent les cas de fraude associée à une inconduite, qui peuvent entraîner une exclusion de trois à cinq ans. Les candidats libres encourent quant à eux une interdiction systématique de cinq ans, avec possibilité de poursuites judiciaires.
L’utilisation ou la simple détention d’appareils électroniques dans les centres d’examen est strictement interdite. Téléphones portables, tablettes, montres connectées et stylos électroniques sont considérés comme des moyens potentiels de fraude. Leur saisie est immédiate et le candidat concerné est suspendu pour le reste des épreuves.
Enfin, toute agression physique ou verbale envers les surveillants ou le personnel d’encadrement entraîne une exclusion immédiate et l’application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Par un décret publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) en date du 26 mai 2026, Mahdi Ouni a été nommé président-directeur général de l’Office de la topographie et du cadastre.
Cet établissement public est placé sous la tutelle du ministère de l’Équipement et de l’Habitat. Il est chargé notamment des missions liées à la cartographie du territoire, au cadastre et à la production de données topographiques.
La prise de fonction de Mahdi Ouni est fixée au 1er juin 2026.
Das Nationale Institut für Statistik (INS) prognostiziert, dass die tunesische Bevölkerung im Jahr 2030 etwa 12,16 Millionen Einwohner erreichen wird, gegenüber 11,97 Millionen im Jahr Mehr
Anis Zayana, actuellement directeur général de The Residence Douz by Cenizaro, entame une nouvelle étape de sa carrière à l’international. Il vient d’être nommé directeur général d’un ancien hôtel historique, “colonial” (1948), situé à Entebbe, sur les rives du lac Victoria, en Ouganda. L’établissement est situé à 4 kilomètres de l’aéroport et à 34 km de la ville de Kampala. Il appartient désormais en partie à des investisseurs libyens.
Il quitte la Tunisie après une expérience marquante dans le désert de Douz. Dans son message de départ, il a évoqué une aventure humaine et professionnelle forte. Il a aussi remercié ses équipes et salué la qualité de l’hospitalité dans cet établissement.
Anis Zayana a également été distingué meilleur directeur général d’hôtel en Tunisie lors des Golden Tree Awards 2026, organisés à Dubaï.
Le nouvel hôtel qu’il dirige en Ouganda est un établissement emblématique, ouvert en 1948. Il fait partie du patrimoine hôtelier du pays. Le directeur général souhaite poursuivre cette histoire tout en améliorant l’expérience client et la qualité du service. Il considère l’Ouganda comme un pays inspirant pour cette nouvelle mission.
Né en Allemagne en 1973, il est diplômé d’un BTS en réception obtenu en 1996. Il possède aussi la certification Certified Hotel Administrator délivrée en 2018.
Son parcours professionnel a débuté en Tunisie et s’est poursuivi à l’international. Avant Douz, il a dirigé Les Oliviers Palace à partir de 2019. Entre 2016 et 2019, il a été directeur général du Golden Yasmin Ras El Ain dans le sud-ouest tunisien.
Il a aussi travaillé en Algérie entre 2013 et 2016. Il a dirigé les hôtels Oasis Alger et Golden Tulip ADEF Oran.
Avec cette nouvelle nomination, Anis Zayana poursuit une carrière internationale dans le secteur hôtelier.
« La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie », déclare Henri Hourcade, directeur général Air France (France, Afrique du Nord, Ouest et centrale, Caraïbes et Océan Indien). Interview.
Quelles sont aujourd’hui les ambitions d’Air France pour le marché tunisien et comment voyez-vous l’évolution de la présence de la compagnie dans le pays ?
La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie, un marché important pour Air France. Afin de consolider notre présence sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier. Il s’agit de l’Airbus A220 qui va monter en charge d’ici l’été prochain pour arriver à une desserte uniquement en Airbus A220 qui représente le fer de lance de la modernité des produits d’Air France. Sa capacité est de 148 sièges et il dispose d’une configuration de 2-3 sièges par rangée. Parmi les cinq sièges par rangée 4 sont soit du côté du couloir ou du hublot. C’est un avion extrêmement apprécié par les clients.
Sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier
Cet avion est également écologique puisqu’il consomme moins de carburant et avec des émissions de CO2 de moins de 20% en comparaison avec la génération précédente de la famille Airbus, d’autant plus que le confort en cabine est plébiscité par nos clients. Il y a en outre moins de nuisances sonores à bord jusqu’à 50% en moins toujours par rapport aux Airbus de la génération précédente.
C’est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie. Il représente le premier levier de décarbonation du groupe reposant sur le renouvellement de la flotte pour le moyen-courrier et l’Airbus A350 dans la flotte long-courrier. Nous le déployons sur Tunis avec beaucoup de fierté et pour le plus grand bonheur de nos clients, sachant que l’avion moyen-courrier est aujourd’hui le plus apprécié en termes de confort cabine.
L’A220 est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie
Un autre service qui va avec la modernité est le Wifi à bord. Air France est la première compagnie aérienne à avoir un contrat avec Starlink qui permet une meilleure qualité d’accès pour une compagnie aérienne au monde et de couverture de connexion sur toute la planète. Nous aurons 30% des avions équipés de Wifi d’ici la fin de l’année en cours, sachant que nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi entre moyen et long-courriers. La flotte en sera équipée en totalité à la fin de 2026.
Nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi
L’accès sera gratuit pour tout le monde, quelle que soit la classe. Il suffit d’être adhérent au programme Flying Blue pour en bénéficier. Ce service, très attendu par les clients, est majeur parmi les innovations des compagnies aériennes.
Peut-on s’attendre à de nouveaux services ou à des évolutions majeures dans l’offre de produits d’Air France à destination ou au départ de la Tunisie ?
Outre le Wifi à bord que je viens de mentionner, Air France continue sa montée en gamme. 2025 est l’année de déploiement des nouvelles cabines et suites La Première avec les destinations Los Angeles, New York, Miami et Tokyo-Haneda. Cette nouvelle offre est accompagnée par une gastronomie exceptionnelle et un parcours sol complètement privatif et unique pour lequel depuis plusieurs années nous avons été régulièrement récompensés par le prix du Meilleur salon « La Première » au monde.
A Tunis, Henri Hourcade (au centre) avec Nadia Azale (DG pour l’Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest) et Olivier Dubus, directeur pays (Tunisie-Algérie) d’Air France.
Sur la cabine affaires long-courrier, nous mettons en place le surmatelas en association avec Sofitel avec la porte coulissante pour plus d’espace privatif. De plus, nous continuons à investir sur les salons. Après celui de Charles de Gaulle au Terminal 2E Hall K qui était un investissement très important pour Air France au début de l’année, nous avons également investi dans deux salons américains à Chicago et à Boston.
Nous sommes, par ailleurs, avec la décarbonation dont nous consacrons chaque année un milliard d’euros pour le renouvellement de la flotte.
Comment l’introduction du NDC va-t-elle transformer l’expérience de réservation pour vos clients et partenaires locaux ?
Ce sujet est essentiel pour Air France. Il s’agit, en réalité, d’une évolution de toute l’industrie aérienne et pas uniquement pour notre compagnie. En fait, NDC est un moyen pour mettre à disposition de nos partenaires agences de voyage les innovations tarifaires qui, sans NDC, ne seraient disponibles que sur le web étant donné qu’elles ne sont pas compatibles avec les anciennes technologies de GDS.
La solution NDC est aussi une technologie de partenariat permettant d’accéder aux tarifs qui ne traversent pas les écrans verts de GDS comme la tarification dynamique. Celle-ci est un moyen d’avoir accès à des tarifs plus compétitifs sur Air France. C’est seulement sur NDC et grâce à cette solution que les agences de voyage partenaires peuvent les vendre à leurs clients.
Il s’agit également d’accéder aux promotions qui sont disponibles uniquement sur le canal web et NDC. C’est un mouvement qui avance bien. Nous sommes sur des niveaux de pénétration qui avancent vite en Europe et également en Tunisie. Nous continuerons en permanence à avancer sur les fonctionnalités pour que les produits soient disponibles et faciles à vendre. Nous travaillons aussi avec nos partenaires agrégateurs de contenu de GDS ou des interfaces tierce pour que les agences aient accès à des systèmes d’agrégation de contenu NDC qui fonctionnent bien.
Air France œuvre à renforcer son offre long-courrier. Quelles sont les perspectives pour les passagers tunisiens souhaitant voyager vers l’Asie, l’Amérique ou vers d’autres destinations lointaines ?
Nous enregistrons cet hiver une progression d’offre sur le long-courrier de 3% grâce notamment aux nouvelles ouvertures du réseau d’Air France. Les nouveautés de l’été 2025 sont maintenues comme Orlando et Riyad, deux destinations qui marchent très bien. Elles sont donc maintenues en hiver et pour les prochaines saisons.
Nous ouvrons aussi cet hiver en Thaïlande Phuket qui démarre sur les chapeaux de roue, puis Punta Cana en janvier en desserte saisonnière sur trois mois. Et pour l’été 2026, nous ouvrirons une autre destination aux Etats-Unis. Il s’agira de Las Vegas.
Flying Blue célèbre cette année ses 20 ans d’existence. Pouvez-vous nous rappeler l’importance de ce programme et les actions prévues pour marquer cet anniversaire auprès de vos clients africains ?
Il s’agit d’un programme qui rassemble maintenant beaucoup d’adhérents, près de 30 millions à travers le monde avec 40 compagnies aériennes partenaires. Il est important également de rappeler que ce programme a été pour la deuxième année consécutive primé par le prix du meilleur programme de fidélisation au monde par le site américain « Point.me ». Celui-ci est la référence mondiale de comparaison des systèmes et des programmes de fidélité. Il est basé sur les votes des clients qui sanctionnent la qualité des programmes de fidélisation, la facilité de cumuler les Miles et la prise de primes, et évaluent le large choix de primes sur l’ensemble des produits tarifaires. Nous en sommes donc très fiers.