Lese-Ansicht

L’italien Oniverse lance deux usines textiles en Égypte

Le groupe italien Oniverse prévoit d’implanter deux usines textiles en Égypte dans le cadre d’un projet entièrement dédié à l’exportation. L’annonce a été faite par la GAFI, l’autorité égyptienne chargée des investissements.

Le projet prévoit une chaîne de production intégrée, allant de la fabrication du fil jusqu’aux vêtements finis, avec un démarrage attendu avant fin 2027. Les deux unités devraient créer plus de 3 000 emplois directs et bénéficier du régime des zones franches privées offrant des avantages fiscaux et douaniers aux investisseurs étrangers. Avec cet investissement, l’Égypte poursuit sa stratégie visant à devenir un hub textile régional et à augmenter fortement ses exportations du secteur, que le gouvernement ambitionne de porter à 11,5 milliards de dollars d’ici 2030.

L’article L’italien Oniverse lance deux usines textiles en Égypte est apparu en premier sur Managers.

  •  

L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone

La Tunisie ne peut plus différer le choix de sa souveraineté énergétique. Dépendante à plus de 60 % de sources extérieures, confrontée à une demande d’électricité qui pourrait doubler en quinze ans et soumise à des exigences climatiques internationales croissantes, la République tunisienne est à un tournant. C’est dans ce contexte d’urgence que s’est tenu, le 21 mai 2026 à Tunis, dans le cadre de la 27ème édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, le panel intitulé « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone ».

Autour de Serge Degallaix, Senior advisor d’EQUITIX, qui en assurait la modération, quatre expertes et experts ont croisé leurs analyses : AfefJaafar, Conseillère auprès du Secrétaire d’État à la Transition Énergétique, Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie ; OlfaChammari, Directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, CDC ; Rami Elgolli, International consultant in Green EnergyCarbonAccounting&Auditor 50001 ; et HajerChekir, Directrice commerciale BYD Tunisie. Entre conformité réglementaire, innovation financière et impératifs de compétitivité, le débat a mis en lumière l’ampleur d’un défi qui dépasse largement la seule politique énergétique.

Dressant un diagnostic sans concession, Serge Degallaix, Senior advisor d’EQUITIX, a rappelé qu’il y a trente ans, la Tunisie était autosuffisante en énergie. La moitié du déficit de sa balance commerciale est aujourd’hui imputable aux importations énergétiques, et les subventions à l’énergie représentent le premier poste de subvention du budget national. « Ce sont là des défis tout à fait redoutables », a-t-il observé, soulignant que le défi financier pour atteindre l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030 se chiffre en milliards de dollars, auxquels s’ajoutent les investissements de réseau, de stabilisation et de gestion.

AfefJaafar, Conseillère auprès du Secrétaire d’État à la Transition Énergétique, Ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a confirmé la trajectoire engagée par le gouvernement : plusieurs centaines de mégawatts sont désormais installés sous les différents régimes de production renouvelable, et de nouveaux projets attendent leur approbation parlementaire. « Il va falloir que ça s’accélère, compte tenu des contraintes auxquelles la Tunisie est confrontée », a-t-elle insisté.

OlfaChammari, Directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, CDC, a pour sa part mis en perspective l’ampleur des investissements nécessaires, évalués à plusieurs dizaines de milliards de dollars à l’horizon 2030 selon les engagements climatiques de la Tunisie. La Caisse des dépôts et consignations entend y jouer un rôle de catalyseur et d’effet de levier pour mobiliser le secteur privé, via des mécanismes de financement innovants et une logique d’investissement d’impact. « Ce n’est plus un choix », a-t-elle tranché.

Rami Elgolli, International consultant in Green EnergyCarbonAccounting&Auditor 50001, a éclairé les entreprises tunisiennes sur les implications concrètes du mécanisme d’ajustement carbone à la frontière mis en place par l’Union européenne, qui bascule cette année d’un régime déclaratoire à un régime fiscalisé. Un dispositif dont le périmètre est appelé à s’étendre bien au-delà des six secteurs actuellement concernés, et qui constitue, pour les exportateurs ayant anticipé leur décarbonation, un véritable levier de compétitivité sur les marchés européens.

HajerChekir, Directrice commerciale BYD Tunisie, a quant à elle replacé le véhicule électrique dans une perspective systémique inédite : bien au-delà de la décarbonation des transports, il représente une ressource de stockage d’énergie au service de l’équilibre du réseau électrique. Les premières tendances du marché tunisien témoignent d’une dynamique naissante mais réelle, portée par un cadre réglementaire incitatif que la directrice a salué.

Au terme de ce débat dense et prospectif, une conviction s’est imposée à l’ensemble des participants : la transition énergétique de la Tunisie ne pourra réussir que par une coordination étroite entre l’État, les institutions financières, les opérateurs privés et les partenaires internationaux. Un impératif de coalition autant que de volonté politique.

L’intégralité de la couverture du panel sera publiée dans le prochain numéro de L’Économiste Maghrébin en kiosques du 3 au 17 juin 2027.

L’article L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone est apparu en premier sur Managers.

  •  

Tunisie – Souveraineté énergétique : l’heure des choix stratégiques a sonné

Il y a trente ans, la Tunisie couvrait seule ses besoins en énergie. Aujourd’hui, elle en importe plus de 60 %. Sa facture énergétique pèse pour moitié sur le déficit de sa balance commerciale, et les subventions aux hydrocarbures sont devenues le premier trou du budget de l’État. Dans ce climat de vulnérabilité chronique, un constat s’impose : la marge de manœuvre se rétrécit. C’est ce qu’ont martelé, le 21 mai 2026 à Tunis, les participants du panel « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie », organisé dans le cadre de la 27ᵉ édition du Forum de L’Économiste Maghrébin.

Loin d’une simple discussion technique, les échanges ont révélé une certitude : la transition énergétique n’est plus un dossier parmi d’autres – elle est devenue un impératif de souveraineté. Alors que la demande d’électricité pourrait doubler d’ici quinze ans, différer le choix des énergies renouvelables reviendrait à accepter une dépendance croissante, à la fois énergétique, économique et politique.

Autour de Serge Degallaix (EQUITIX), modérateur, quatre expertes et experts ont croisé leurs diagnostics : Afef Jaafar (ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie), Olfa Chammari (Caisse des dépôts et consignations), Rami Elgolli (consultant en comptabilité carbone) et Hajer Chekir (BYD Tunisie). Leur point d’accord était clair : la Tunisie ne peut plus attendre.

Des milliards de dollars d’investissements sous pression

Serge Degallaix a posé l’équation la plus brutale : atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030 exigera des investissements chiffrés en milliards de dollars, sans compter les coûts de réseau et de stabilisation. Face à ce mur financier, l’État ne peut agir seul – mais il doit impérativement fixer le cap, faute de quoi les capitaux étrangers iront ailleurs.

Afef Jaafar a confirmé que plusieurs centaines de mégawatts sont déjà installés, et que de nouveaux projets attendent une validation parlementaire. Son message fut sans ambiguïté : « Il va falloir que ça s’accélère. » Une phrase qui sonne comme un avertissement, tant les contraintes s’accumulent.

La CDC en levier stratégique, le privé en vigie

Olfa Chammari a chiffré l’investissement global requis à plusieurs dizaines de milliards de dollars d’ici 2030, selon les engagements climatiques tunisiens. Pour la CDC, il ne s’agit plus de financer à tout prix, mais de catalyser

l’investissement privé par des mécanismes innovants et une logique d’impact. « Ce n’est plus un choix », a-t-elle tranché – formule reprise comme un mantra par plusieurs participants.

L’Europe change la donne : le carbone devient une arme commerciale

Mais c’est sans doute Rami Elgolli qui a introduit la contrainte géopolitique la plus immédiate. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) de l’Union européenne entre cette année dans une phase fiscalisée, après une période déclaratoire. Son périmètre va s’élargir bien au-delà des six secteurs initiaux. Pour les entreprises tunisiennes exportatrices, ne pas décarboner, c’est désormais perdre des parts de marché. L’enjeu n’est donc plus écologique – il est compétitif et diplomatique.

Hajer Chekir (BYD Tunisie) a offert un éclairage souvent ignoré : le véhicule électrique n’est pas seulement un outil de décarbonation des transports, mais une solution de stockage capable de stabiliser tout le réseau électrique. Elle a salué le cadre réglementaire tunisien, jugé incitatif, et noté une dynamique commerciale réelle, encore modeste mais prometteuse.

Coalition ou échec

À l’issue des débats, une conviction s’est imposée : la transition énergétique ne sera ni technocratique ni spontanée. Elle exige une coalition d’action entre l’État, les institutions financières, les opérateurs privés et les partenaires internationaux. Mais plus que tout, elle exige une volonté politique capable de transformer l’impératif stratégique en choix souverain.

L’article Tunisie – Souveraineté énergétique : l’heure des choix stratégiques a sonné est apparu en premier sur Managers.

  •  

Ferid Belhaj: «Le monde change très vite, et la Tunisie ne peut plus penser son avenir avec les outils intellectuels des années 1980»

Chaque ingénieur tunisien qui part gonfle la productivité d’un pays étranger. C’est en ces termes que Ferid Belhaj, économiste de réputation internationale, a posé la question du capital humain devant les participants de la 27ᵉ édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, réunis le 21 mai 2026 à Tunis. Intervenant depuis Washington sous le thème «Tunisie: 70 ans d’Indépendance, l’heure du cap, l’heure des choix», il a articulé une lecture de la souveraineté nationale autour de quatre dimensions indissociables: humaine, alimentaire, financière, énergétique et technologique.

Quelle Tunisie au seuil de son centenaire, en 2056? C’est la question de fond que Belhaj a posée en fil rouge de son intervention, renvoyant la réponse à la responsabilité collective du présent. Le chemin qui y mène part, selon lui, d’un constat sur l’état du monde: les crises ne se relaient plus, elles coexistent. L’économiste désigne ce phénomène par le terme de «polycrise», une configuration inédite où les fragilités économiques, climatiques, énergétiques, technologiques et géopolitiques s’alimentent mutuellement. La pandémie, l’invasion de l’Ukraine, les ruptures sur les routes maritimes mondiales, l’essor de l’intelligence artificielle: autant de secousses qui ont, selon lui, mis à nu les limites du modèle tunisien hérité des décennies passées. «Le monde change très vite, et la Tunisie ne peut plus penser son avenir avec les outils intellectuels des années 1980», a-t-il tranché.

Deux piliers ont fait l’objet d’un traitement particulièrement détaillé. Sur le terrain financier, Belhaj a mobilisé données chiffrées et comparaisons entre pays pour éclairer un mécanisme rarement mis en débat public: la manière dont le comportement du secteur bancaire tunisien freine l’investissement productif. Sur le front agricole et hydrique, il a identifié la ressource en eau comme variable centrale de la résilience alimentaire nationale sur le long terme.

C’est toutefois la question des compétences qui a donné à son propos son tranchant le plus immédiat. La Tunisie produit des profils hautement qualifiés, ingénieurs, médecins, développeurs, dont la valeur est reconnue bien au-delà de ses frontières. Pourtant, le taux de chômage parmi les jeunes diplômés atteint des niveaux préoccupants, tandis que le flux d’émigration de ces mêmes profils ne cesse de s’amplifier. Pour Belhaj, l’équation est simple et sévère: «Former sans offrir de perspective, c’est financer la compétitivité des autres». Il en dégage une implication de politique publique directe: investir dans des filières comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou l’énergie ne relève pas de la seule stratégie éducative, c’est un acte de souveraineté, ou son renoncement.

Le volet géostratégique complète ce tableau par une thèse sur la recomposition des rapports de force énergétiques. Sans disposer des ressources fossiles de ses voisins, la Tunisie occupe néanmoins une position singulière: carrefour entre l’Europe, l’Afrique et la Méditerranée, au cœur des corridors logistiques et énergétiques Est-Ouest. Belhaj y voit un levier sous-exploité, à condition d’une volonté politique cohérente. Sa lecture: la puissance énergétique du XXIᵉ siècle se joue moins sur les gisements que sur la maîtrise des réseaux. Les développements qu’il consacre au détroit de Sicile et aux infrastructures de demain s’inscrivent dans cette logique.

L’intégralité de l’intervention sera accessible dans les colonnes de L’Économiste Maghrébin, en kiosques du 3 au 17 juin 2026.

L’article Ferid Belhaj: «Le monde change très vite, et la Tunisie ne peut plus penser son avenir avec les outils intellectuels des années 1980» est apparu en premier sur Managers.

  •  

Un investissement turc de 5 millions de dollars pour lancer une nouvelle filière industrielle en Tunisie

La société turque Aksa Composites a confirmé son intention d’investir en Tunisie dans un projet de fabrication de fibres de carbone et de matériaux composites avancés, pour une enveloppe estimée à 5 millions de dollars, a annoncé Fipa-Tunisia.

Ce projet vise à renforcer le positionnement de la Tunisie dans les industries à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et des matériaux composites. L’investissement devrait également contribuer au transfert de technologies et à une meilleure intégration de l’industrie tunisienne dans les chaînes de valeur internationales. L’annonce a été faite à l’issue d’une rencontre tenue le 19 mai 2026 entre le directeur général de Fipa-Tunisia et une délégation de Aksa Composites, filiale du Akkök Group, groupe actif dans la production de matériaux composites destinés aux industries aéronautiques et aux applications à haute performance. Selon Fipa-Tunisia, les discussions autour de ce projet sont engagées depuis plusieurs mois avec le soutien du GITAS. Les premiers contacts avaient été établis lors du Hamburg Aviation Forum, considéré comme une étape clé dans le lancement des échanges autour des opportunités de coopération industrielle entre les deux parties. Depuis, plusieurs missions et visites de travail ont été organisées afin d’examiner les possibilités d’implantation du projet en Tunisie. Les échanges ont notamment porté sur le choix du site industriel, en tenant compte de la compétitivité du pays, de la disponibilité des compétences qualifiées et de la proximité du marché européen. La délégation de Aksa Composites a réaffirmé sa volonté de poursuivre les discussions dans les prochaines semaines afin de finaliser les étapes opérationnelles de ce projet présenté comme structurant pour l’industrie tunisienne.

L’article Un investissement turc de 5 millions de dollars pour lancer une nouvelle filière industrielle en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

  •  

Voici combien la SFBT va verser en dividende à ses actionnaires

Les actionnaires de Société de fabrication des boissons de Tunisie ont approuvé un dividende de 0,880 dinar par action au titre de l’exercice 2025, lors de l’assemblée générale ordinaire tenue le mardi 19 mai 2026.

La société a également annoncé que la date de détachement des dividendes a été fixée au vendredi 12 juin 2026. À partir de cette date, les actions seront négociées sans le droit au dividende attaché à l’exercice concerné.

L’article Voici combien la SFBT va verser en dividende à ses actionnaires est apparu en premier sur Managers.

  •  

Badge télépéage : voici les nouveaux points d’achat et de recharge

La société Tunisie Autoroutes annonce le renforcement de son dispositif d’achat et de recharge du badge télépéage, afin de faciliter le passage des automobilistes sur le réseau autoroutier tunisien.

Les usagers peuvent désormais acheter ou recharger leur badge dans plusieurs points répartis sur l’ensemble du réseau des autoroutes. Les services sont disponibles au centre commercial du Centre Urbain Nord à Tunis ainsi qu’au niveau des stations de péage de Béja, Fajja, Sidi Thabet, Menzel Jamil, Mornag, Hergla, Msaaken, Sidi Saleh, Skhira et Gabès Nord.

En parallèle, Tunisie Autoroutes met également à disposition un service de recharge à distance via son site officiel Tunisie Autoroutes. Les automobilistes peuvent aussi effectuer la recharge du badge à travers l’application mobile D17 de La Poste Tunisienne.

À travers cette démarche, la société cherche à fluidifier le trafic au niveau des stations de péage et à encourager l’utilisation des solutions de paiement électronique sur les autoroutes tunisiennes.

L’article Badge télépéage : voici les nouveaux points d’achat et de recharge est apparu en premier sur Managers.

  •  

Malgré une majorité de votes contre, Emmanuel Moulin prend la tête de la Banque de France

Le Parlement français n’a pas réussi à bloquer la nomination d’Emmanuel Moulin à la direction de Banque de France. Bien qu’une majorité de parlementaires ait voté contre sa candidature, le seuil des trois cinquièmes requis pour empêcher sa désignation n’a pas été atteint.

Soutenu par le Sénat, le proche d’Emmanuel Macron succédera ainsi à François Villeroy de Galhau à la tête de l’institution monétaire française. Sa nomination provoque déjà des critiques de l’opposition, qui dénonce une nouvelle promotion d’un fidèle du président au sein d’une institution stratégique. Ancien directeur du Trésor, conseiller économique à l’Élysée sous Nicolas Sarkozy puis secrétaire général de l’Élysée, Emmanuel Moulin est considéré comme l’un des hauts fonctionnaires les plus influents des finances françaises.

L’article Malgré une majorité de votes contre, Emmanuel Moulin prend la tête de la Banque de France est apparu en premier sur Managers.

  •  

DataXion (PGH) célèbre 10 ans d’excellence, de confiance et ouvre un nouveau chapitre de son développement

DataXion a célébré son 10ᵉ anniversaire en conviant ses clients, partenaires et acteurs de l’écosystème technologique autour du thème :« 10 ans d’excellence, 10 ans de confiance » et ce le 12 mai 2026.

Dix ans de croissance, de résilience et d’engagement

Depuis sa création, DataXion s’est imposée comme une référence dans les infrastructures IT, les services Data Center et le cloud en Tunisie. En dix ans, l’entreprise a accompagné de nombreuses organisations dans leurs projets de transformation numérique, tout en garantissant une continuité de service et une disponibilité opérationnelle sans interruption.

Des partenaires technologiques historiques aux côtés de DataXion

Cette célébration a également été marquée par la présence de partenaires stratégiques de premier plan, notamment Schneider Electric et Cisco, qui accompagnent DataXion depuis plusieurs années dans la conception, la construction et l’évolution de ses infrastructures.

Des réalisations structurantes qui ont renforcé le positionnement de DataXion

Au cours de cette décennie, DataXion a consolidé son positionnement à travers plusieurs réalisations majeures, parmi lesquelles :

  • Les certifications Tier IV Design, ISO 27001 :2022 et PCI-DSS v4.0.1 ;
  • La certification de souveraineté N-Cloud ;
  • Le lancement du DataXion Startup Program, dédié au soutien de l’écosystème startup en Tunisie ;
  • Le développement de Cloudaxion, une plateforme cloud scalable, self-service et pay-as-you-go.

Des annonces stratégiques tournées vers l’avenir

  • Un partenariat renforcé avec Veeam Software, positionnant DataXion comme premier Veeam Cloud & Service Provider Gold en Tunisie ;
  • L’obtention du « EU Code of Conduct for Data Centres », label développé par le Joint Research Centre de la Commission européenne, venant renforcer les engagements de l’entreprise en matière d’efficacité énergétique et de bonnes pratiques ;
  • La mise en place d’une première plateforme GPU dédiée à l’intelligence artificielle, afin d’accompagner les nouveaux besoins liés à l’IA et au calcul intensif.

 

Une ambition claire pour la prochaine décennie

Forte des acquis de ses dix premières années, DataXion entend poursuivre ses investissements dans les infrastructures numériques, l’efficacité énergétique et les technologies émergentes.

L’entreprise ambitionne ainsi de consolider davantage son rôle d’acteur majeur des infrastructures numériques en Tunisie, tout en se projetant vers de nouvelles opportunités de développement à l’international.

L’article DataXion (PGH) célèbre 10 ans d’excellence, de confiance et ouvre un nouveau chapitre de son développement est apparu en premier sur Managers.

  •  

TikTok retire plus de 820 000 vidéos au Kenya en trois mois, dont 99,9% détectées par IA

TikTok a supprimé 820 552 vidéos au Kenya entre octobre et décembre 2025, selon son dernier rapport trimestriel de transparence publié le 19 mai 2026. Ces contenus ont été retirés pour violation des règles communautaires de la plateforme, notamment en lien avec la désinformation, les discours haineux, les contenus violents et les infractions aux normes de sécurité en ligne.

La plateforme indique que 99,9% des vidéos supprimées ont été détectées automatiquement, avant même d’être signalées par les utilisateurs, grâce à des systèmes basés sur l’intelligence artificielle et le machine learning. Elle précise également que 98,4% des contenus problématiques ont été retirés dans les 24 heures suivant leur publication, illustrant l’accélération des mécanismes de modération à grande échelle.

Au-delà des contenus supprimés, TikTok a également procédé à la suspension de 108 752 comptes au Kenya sur la même période. Parmi eux, 93 704 comptes étaient associés à des utilisateurs présumés âgés de moins de 13 ans, en violation de l’âge minimum requis pour accéder à la plateforme. L’entreprise affirme que ces mesures s’inscrivent dans sa stratégie de protection des mineurs et de sécurisation de son environnement numérique.

L’article TikTok retire plus de 820 000 vidéos au Kenya en trois mois, dont 99,9% détectées par IA est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le premier Cloud Summit se tiendra en Tunisie en septembre 2026

«Notre conviction est simple: la performance des projets repose directement sur la compétence des équipes. Beaucoup d’échecs dans les projets technologiques ne viennent pas des outils, mais d’un manque d’alignement ou de montée en compétences. C’est pourquoi nous encourageons les entreprises à investir durablement dans leurs ressources humaines, car ce sont elles qui déterminent la réussite des transformations», atteste Thouraya Sboui, fondatrice de Thouraya Group, dédié à la formation, au conseil et à l’accompagnement des organisations.
 
Créer des passerelles entre entreprises, experts et talents
 
La vocation de Thouraya Group est ainsi d’intervenir au triple niveau Advisory, Audit et Structuration des architectures, dans le but de renforcer les compétences techniques des professionnels tout en accompagnant les entreprises dans leurs stratégies cloud, leurs enjeux de sécurité et leurs transformations digitales. Architecte cloud et cybersécurité, consultante internationale chez Microsoft, certifiée Azure Security Engineer Associate de Microsoft, ex-enseignante universitaire, conférencière et formatrice en cloud & cybersécurité, Thouraya Sboui aide les cadres et ingénieurs IT à développer leurs profils pour devenir, par exemple, des consultants solides et reconnus en cloud computing. «J’aide les consultants à adopter une posture de responsabilité dans leur carrière, en continuant à se former et à évoluer, afin de rester alignés sur les attentes du marché, notamment dans des domaines en forte évolution comme le cloud et la cybersécurité», affirme-t-elle. Elle mène de front l’aspect formation/conseil/accompagnement, d’un côté, et l’aspect renforcement des compétences opérationnelles, de l’autre. Mais son implication est plus large: «Mon rôle est aussi de contribuer à créer des passerelles entre les différents acteurs – entreprises, experts et talents – à travers le partage de connaissances et la montée en compétences afin de renforcer progressivement l’écosystème local. Je suis également ouverte au conseil et à l’échange avec d’autres experts, notamment sur les stratégies de transformation cloud, au-delà de l’écosystème Azure», souligne-t-elle. Alors que l’évolution des technologies est très rapide, à commencer par l’IA, quelle est sa recette pour démocratiser l’accès aux compétences technologiques en Tunisie et en Afrique du Nord? «Mon domaine d’expertise est le cloud et la cybersécurité. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle est avant tout un accélérateur que nous utilisons pour améliorer et optimiser les services cloud et cybersécurité, mais notre cœur de valeur reste l’architecture et l’accompagnement des organisations», précise-t-elle. 
 
Un écosystème cloud de demain pour la Tunisie 
 
D’où l’idée du tout premier Cloud Summit en Tunisie, probablement en septembre 2026. Un événement inédit dédié aux enjeux du cloud computing qui, selon Thouraya Sboui, changera certainement la donne en contribuant à positionner la Tunisie comme un hub émergent dans l’écosystème technologique régional. À une condition: «Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer l’accès aux environnements d’expérimentation et aux infrastructures, que ce soit à travers les entreprises, les partenaires technologiques ou les initiatives publiques». Pensé comme un espace de rencontre et d’échange, ce sommet ambitionne de réunir experts nationaux et internationaux, décideurs et passionnés autour des transformations technologiques en cours; avec le but de créer des opportunités, de favoriser les synergies et de permettre à une nouvelle génération de talents d’accéder à des standards internationaux en matière de compétences cloud. Pour lancer l’idée, Thouraya Sboui propose un link pour un formulaire digital adressé à tous ceux qui – parmi les startups, speakers, observateurs, partenaires – se sentent intéressés par ce nouveau facteur de visibilité: «Je crois aux relations win-win, à la nécessité de mettre les points sur les ‘i’, à l’importance d’exposer les enjeux cloud et à l’opportunité que le Cloud Summit offre à l’écosystème tunisien».

L’article Le premier Cloud Summit se tiendra en Tunisie en septembre 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Ciel Textile recrute des compétences tunisiennes et étudie des investissements en Tunisie

Le groupe mauricien Ciel Textile explore les opportunités d’investissement en Tunisie tout en lançant une opération de recrutement de compétences tunisiennes dans le secteur textile. La délégation du groupe a été reçue par FIPA-Tunisia et l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT), dans le cadre d’une visite destinée à renforcer la coopération économique entre les deux pays.

Composée de Ruben Munien, Regional Head Human Resources, et de Pradeep Shiw Maharaj, General Manager Finance and HR, la délégation de Ciel Textile s’est rendue en Tunisie à l’initiative de l’ATCT. L’objectif principal de cette mission était le recrutement de compétences tunisiennes, mais également l’évaluation du climat d’investissement et des opportunités de développement dans le pays, notamment dans l’industrie textile. Lors des échanges, le directeur général de FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, a mis en avant plusieurs atouts de la Tunisie pour les investisseurs étrangers. Parmi eux figurent la position géographique stratégique du pays, la qualité des infrastructures industrielles et logistiques, ainsi que les accords de libre-échange permettant un accès privilégié à plusieurs marchés internationaux. Les responsables tunisiens ont également insisté sur la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et compétitive, particulièrement adaptée aux industries manufacturières à forte valeur ajoutée. Les mécanismes d’accompagnement et les incitations accordées aux investisseurs étrangers ont aussi été présentés à la délégation mauricienne. Dans ce contexte, FIPA-Tunisia a invité le groupe Ciel Textile à participer au Tunisia Investment Forum 2026, prévu les 25 et 26 juin 2026 à Tunis. Ce rendez-vous économique doit permettre aux investisseurs internationaux de découvrir davantage les opportunités de partenariat et d’investissement en Tunisie.       

L’article Ciel Textile recrute des compétences tunisiennes et étudie des investissements en Tunisie est apparu en premier sur Managers.

  •  

STEG, GCT, STIR… l’ITFC maintient son appui aux grandes entreprises publiques tunisiennes

La coopération entre la Tunisie et la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) a atteint 3,36 milliards de dollars depuis 2008. Ce chiffre a été rappelé lors d’une réunion tenue le 19 mai au ministère de l’Industrie entre le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Ouael Chouchane, et le directeur général de l’International Islamic Trade Finance Corporation.

Les discussions ont porté sur les programmes de coopération en cours dans les secteurs de l’énergie et des mines, ainsi que sur les perspectives de développement de ce partenariat dans les prochaines années. Le responsable tunisien a salué le rôle de l’institution dans le soutien aux entreprises publiques sous tutelle du ministère, notamment pour sécuriser leurs approvisionnements en matières premières sur les marchés internationaux, dans un contexte marqué par la hausse des prix et de la demande mondiale. Plusieurs dirigeants de grandes entreprises publiques ont participé à cette rencontre, dont le PDG de STEG, le directeur général de Groupe chimique tunisien, ainsi que le directeur général adjoint de Société tunisienne des industries de raffinage.

De son côté, le DG de l’International Islamic Trade Finance Corporation a réaffirmé la volonté de son institution de poursuivre son accompagnement de la Tunisie dans ses projets de développement et de continuer à soutenir les entreprises publiques afin d’assurer la continuité de leur production. L’ITFC, affiliée au Groupe de la Banque islamique de développement, finance plusieurs opérations liées au commerce extérieur et à l’approvisionnement stratégique des pays membres, notamment dans les secteurs énergétiques et industriels.

L’article STEG, GCT, STIR… l’ITFC maintient son appui aux grandes entreprises publiques tunisiennes est apparu en premier sur Managers.

  •  

Énergies renouvelables: où en est réellement la Tunisie?

La Tunisie vise désormais 35% d’électricité produite à partir des énergies renouvelables d’ici à 2030. C’est l’un des principaux messages portés par le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Ouael Chouchane, lors de sa participation à distance au Forum arabe pour le développement durable organisé le 19 mai.

Selon les données présentées par Ouael Chouchane, les énergies renouvelables représentent actuellement 9% de la production électrique du pays. Pour accélérer cette transition, plusieurs projets sont déjà engagés, notamment dans le solaire et l’éolien. Parmi les chiffres annoncés, environ 450 mégawatts ont été installés sur les toits des habitations dans le cadre du système d’autoproduction d’électricité. De nouvelles centrales solaires photovoltaïques sont également entrées récemment en production en Tunisie, tandis que cinq grands projets supplémentaires d’une capacité totale de 600 mégawatts devraient être lancés prochainement. Lors de cette rencontre régionale consacrée au septième objectif de développement durable relatif à l’énergie, les discussions ont porté sur la résilience des réseaux électriques et les défis auxquels font face les systèmes énergétiques dans le monde arabe. Plusieurs responsables arabes du secteur de l’énergie ont pris part aux échanges, notamment des représentants de la Palestine, de la Jordanie, du Liban et du Koweït.

Chouchane a également insisté sur le fait que la transition énergétique ne dépend pas uniquement des grands projets industriels. Selon lui, la réussite de cette stratégie nécessite l’implication des institutions publiques, des collectivités locales, de la société civile et du secteur privé. Dans ce cadre, il a mis en avant l’initiative régionale REGEND portée par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale, ESCWA. Cette initiative soutient le développement de projets d’énergie renouvelable à impact local, notamment au profit des femmes rurales. D’après les chiffres communiqués, sept projets solaires d’une capacité totale de 120 kilowatts ont déjà été réalisés dans ce cadre au profit d’associations de développement, de coopératives agricoles et de femmes entrepreneures. Ces projets ont notamment permis de soutenir des écoles, des centres de santé et des activités économiques dans les zones rurales. Le Forum arabe pour le développement durable est organisé par ESCWA en collaboration avec Ligue arabe afin d’évaluer les avancées des pays arabes dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

L’article Énergies renouvelables: où en est réellement la Tunisie? est apparu en premier sur Managers.

  •  

Biashara Afrika 2026: Afreximbank réaffirme son soutien au développement du tissu industriel du Togo

Dr George Elombi, président et directeur général d’Afreximbank et Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République du Togo.

La troisième édition du forum Biashara Afrika se tient à Lomé, au Togo, du 18 au 20 mai 2026. Co-organisée par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), elle a été ouverte officiellement le 18 mai par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’événement réunit des décideurs africains pour discuter du commerce et de l’intégration économique en Afrique, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

En marge du forum, des échanges ont eu lieu entre les autorités togolaises et une délégation d’Afreximbank. Les discussions ont porté sur les priorités de la ZLECAf, comme l’industrialisation, l’énergie, les transports et la logistique. Ces secteurs sont importants pour faciliter le commerce entre les pays africains.

“Nous avons eu des échanges sur la création de richesse à travers la transformation des produits de base togolais. Nous avons particulièrement parlé du phosphate, de la production d’énergie pour les zones industrielles et d’autres sujets relevant entièrement de la transformation des matières premières dans les pays africains, et de la nécessité d’avoir davantage de valeur ajoutée”, déclare le président du Conseil. Pour sa part, Dr George Elombi a réitéré la volonté de l’institution  de soutenir la zone de libre-échange et de travailler aux côtés du Togo pour renforcer son développement industriel. Il a souligné l’importance de mobiliser des financements adaptés et d’attirer des partenaires techniques capables d’accompagner la mise en œuvre des politiques industrielles du pays.

De manière générale, la ZLECAf vise à renforcer les échanges en Afrique et à réduire les barrières commerciales. Pour cela, plusieurs institutions comme Afreximbank mettent en place des outils financiers. Parmi eux, on trouve le système de paiement panafricain et un fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars destiné à accompagner les économies africaines dans leur transition vers le libre-échange.

Ce mécanisme de financement est déjà opérationnel à travers plusieurs investissements  concrets dans des secteurs stratégiques, ce qui  illustre bien la volonté de stimuler la compétitivité du continent. Par exemple, un financement de 10 millions de dollars a été accordé à Telecel Global Services Ltd, afin de développer ses activités de télécommunications au Ghana et au Libéria. Ces investissements visent à améliorer la connectivité et à renforcer les infrastructures numériques en Afrique de l’Ouest. De surcroît, dans le secteur minier, un investissement de 300 millions de dollars a été annoncé dans la plateforme Africa Minerals and Metals Processing Platform (A2MP). Cette structure travaille sur la transformation de plusieurs ressources comme l’or, la bauxite, le manganèse et le minerai de fer. Elle développe aussi des centres de traitement pour les minéraux essentiels utilisés dans les batteries et les technologies modernes. Rappelons aussi que, basée au Caire, Afreximbank s’est structurée en un groupe comprenant la Banque, le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) et AfrexInsure

Ainsi, ces initiatives montrent une volonté de développer l’industrie en Afrique, de transformer les matières premières sur le continent et de créer plus de valeur ajoutée localement.

 
 

 

Lire aussi:

L’article Biashara Afrika 2026: Afreximbank réaffirme son soutien au développement du tissu industriel du Togo est apparu en premier sur Managers.

  •  

Biashara Afrika 2026: Lomé au cœur de l’accélération de l’intégration économique africaine

Cérémonie d’ouverture du Biashara Afrika 2026 à Lomé (Togo).

Après plusieurs grands rendez-vous économiques sur le continent, dont l’Africa CEO Forum 2026 à Kigali qui a réuni plus de 2 800 participants issus de 77 pays, et la 12ᵉédition du forum pour l’investissement et le commerce tenue le 09 mai 2026 à Alger, l’Afrique enchaîne les espaces de dialogue économique.

Cette fois, c’est à Lomé (Togo) que se tient du 18 au 20 mai 2026 la 3ᵉ édition de Biashara Afrika. Un forum d’affaires continental dédié au commerce, à l’investissement et surtout à l’intégration économique africaine.

L’événement est co-organisé par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Elle regroupe 55 pays de l’Union africaine et représente un marché de plus de 1,4 milliard de personnes.

En ouverture, les organisateurs rappellent l’objectif commun! “Accélérer le commerce intra-africain et transformer les économies du continent”. Environ 1 500 participants sont présents à Lomé, entre décideurs publics, investisseurs et chefs d’entreprise. Les échanges portent sur des sujets clés, comme industrialisation, logistique, commerce numérique, et financement du commerce.

Une intégration encore incomplète mais en progression

La ZLECAf avance, mais lentement. Aujourd’hui, environ 49 pays ont ratifié l’accord. Le continent reste pourtant marqué par une réalité simple! Les échanges entre pays africains ne représentent qu’environ 15 % des exportations.

Sur place, plusieurs experts insistent sur un point; “le potentiel existe, mais les barrières restent fortes”. Coûts de transport élevés, infrastructures insuffisantes et difficultés de financement freinent encore les entreprises, surtout les PME.

Le Togo veut jouer un rôle de hub

Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, met en avant l’ambition du pays. Il déclare en substance que le Togo veut devenir un point stratégique du commerce africain. Il insiste sur les atouts du pays, citant le port en eau profonde de Lomé, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires. Pour lui, l’Afrique a tout pour réussir. “Un grand marché, des ressources, une jeunesse dynamique et un cadre commun avec la ZLECAf”, souligne-t-il. “Le problème n’est plus le potentiel, mais l’efficacité des politiques publiques”, résume-t-il.

Une vision d’unité africaine

De son côté, l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou défend une vision forte de l’intégration. Il affirme directement: “Il n’y a pas deux Afriques”. Selon lui, le continent doit être vu comme une seule entité économique. Il rappelle que la ZLECAf repose sur plusieurs protocoles; commerce des biens et services, investissements, numérique, propriété intellectuelle, et inclusion des femmes et des jeunes. Il appelle les États africains à accélérer la mise en œuvre de ces textes dans leurs lois nationales pour rendre l’accord pleinement opérationnel.

Jeunesse et ressources: deux leviers majeurs

Issoufou insiste sur deux forces majeures du continent. D’abord la jeunesse, environ 400 millions de personnes âgées de 15 à 35 ans. Il explique que cette génération peut devenir une classe moyenne solide, moteur de croissance. Ensuite, les ressources naturelles. Il parle d’un “scandale géologique”, en rappelant que l’Afrique exporte encore beaucoup de matières premières sans transformation. Il donne des exemples concrets:

  • Le cacao africain représente environ 70 % de la production mondiale, mais une très faible part des revenus reste sur le continent.

  • Le coton et les minerais stratégiques offrent aussi un fort potentiel industriel.

Industrialisation et grands projets

Pour lui, l’Afrique doit changer de modèle. Il propose de développer des chaînes de valeur locales à savoir transformer les matières premières sur place, créer des industries et renforcer les échanges régionaux. En outre, il évoque de grands projets d’infrastructures comme les lignes ferroviaires entre capitales africaines, barrages énergétiques, et zones économiques spéciales. Le Togo est cité comme exemple avec la Plateforme industrielle d’Adétikopé. En effet, la Plateforme située à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, constitue un port sec, c’est-à-dire une infrastructure logistique intérieure jouant le rôle d’extension du port maritime. À ce titre, elle traite plus de 300 conteneurs par jour destinés aux pays de l’hinterland, des pays sans accès direct à la mer, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Elle facilite les opérations douanières sur place et contribue ainsi à désengorger le Port autonome de Lomé. Et ce, en proposant des services de soutien aux entreprises, y compris des incitations fiscales, des facilités douanières et un environnement réglementaire favorable pour encourager l’investissement et la croissance des activités industrielles. Grâce à son intégration verticale (contrôle de plusieurs étapes de la chaîne de valeur dans un même système), son régime fiscal incitatif et son guichet administratif unique, elle attire de nombreuses entreprises et favorise la création de chaînes de valeur au service du développement économique du Togo. Pour info, la plateforme est géré par Le groupe indien Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP). Et pour rappel, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) contribue à hauteur de 20 000 millions FCFA, soit environ 24% du coût total dans ce projet.

Sécurité et financement: conditions de réussite

Le message est aussi plus préoccupant. L’ancien président alerte sur les défis sécuritaires, notamment le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Il affirme que sans sécurité, il n’y a ni commerce ni développement. Il lance un appel: “Nous devons faire taire les armes d’ici 2030”. Sur le plan financier, il estime que l’Afrique aura besoin d’environ 9 000 milliards de dollars pour financer son développement dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il propose la création d’institutions financières africaines fortes, comme une banque centrale continentale ou un fonds monétaire africain.

Une dynamique encore à accélérer

Enfin, les participants reconnaissent que les résultats restent en dessous des attentes. La croissance tourne autour de 4%, loin des objectifs initiaux. Mais le ton reste volontaire. L’idée générale est simple: l’Afrique avance, mais elle doit accélérer. Dans ce contexte, Biashara Afrika 2026 apparaît comme un moment clé. Un espace où les dirigeants répètent le même message! La ZLECAf est une opportunité historique, mais elle doit maintenant devenir concrète.

 

 

 

 

L’article Biashara Afrika 2026: Lomé au cœur de l’accélération de l’intégration économique africaine est apparu en premier sur Managers.

  •  

Biashara Afrika 2026: le secrétaire général de la ZLECAf annonce une hausse du commerce intra-africain à 230 milliards de dollars d’ici 2027

Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf (AfCFTA).

Après deux premières éditions tenues en Afrique de l’Est, le Forum Biashara Africa change de cap et s’installe pour la première fois en Afrique de l’Ouest. La ville de Lomé, au Togo, accueille ainsi cette troisième édition. Lancé le 18 mai 2026, l’événement fait de la capitale togolaise un véritable point de convergence des ambitions d’intégration économique du continent.

Devant un parterre de plus de 1 500 décideurs, S.E. Wamkele Mene, Secrétaire général de la ZLECAf, a dressé un bilan ambitieux et sans concession des progrès réalisés, tout en appelant à une mobilisation générale du secteur privé.

Accueilli par le président Faure Gnassingbé, Wamkele Mene a tenu à souligner que l’intégration africaine n’est plus une simple vision théorique, mais une “réalité opérationnelle”. Avec 50 États parties ayant désormais ratifié l’Accord, l’engagement politique atteint un niveau sans précédent sur le continent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le commerce intra-africain a atteint 220 milliards de dollars en 2024, soit une progression de 12,5 % en un an, et les projections tablent sur 230 milliards de dollars d’ici 2027. “Nos détracteurs nous disaient que l’Afrique n’avait pas la détermination nécessaire pour affronter sa fragmentation ; nous leur prouvons le contraire”, a martelé le Secrétaire général.

50 

C’est le nombre d’États parties ayant ratifié l’Accord à ce jour.

26

C’est le nombre d’États parties qui commercent déjà activement sous les règles préférentielles de la ZLECAf.

L’industrie et le secteur privé au cœur de la stratégie

Le forum de Lomé met l’accent sur une mutation structurelle de l’économie africaine. On observe une hausse significative de la part des produits manufacturés et agroalimentaires dans les échanges, signe d’une sortie progressive de la dépendance aux matières premières. Wamkele Mene a notamment lancé un appel pressant aux constructeurs automobiles (OEM) pour qu’ils investissent massivement sur le continent, s’appuyant sur des règles d’origine désormais robustes pour favoriser la création d’emplois locaux.Toutefois, le Secrétaire général a rappelé une vérité fondamentale! Si les gouvernements créent le cadre réglementaire, ce sont les entreprises qui font le commerce. C’est pourquoi la ZLECAf multiplie les outils de facilitation:

  • Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui permet de commercer en devises locales.

  • Le Fonds d’ajustement de la ZLECAf, doté d’un capital initial d’un milliard de dollars pour soutenir les acteurs économiques.

  • La numérisation des échanges, avec l’introduction prochaine du certificat d’origine électronique. 

Au-delà des discussions, des chiffres montrent que la dynamique commerciale est déjà en marche. En 2025, Le Togo a autorisé 457 produits au total à bénéficier d’un avantage fiscal appelé Taxe Préférentielle Communautaire (TPC). Ces produits sont fabriqués par 65 entreprises togolaises. Parmi ces entreprises, 25 ont effectivement exporté une partie de leurs produits.Et au total, 282 produits ont réellement été exportés grâce à 1 973 certificats d’origine. A dire vrai, ces exportations, destinées notamment au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Bénin, ont généré une valeur cumulée de plus de 37,3 milliards de FCFA. Une illustration concrète des échanges intra-africains en progression, dans l’esprit de la ZLECAf.

Construire une souveraineté 

Le discours a également pris une dimension géopolitique forte. Dans un contexte de turbulences mondiales et de montée du protectionnisme, Wamkele Mene a déploré l’affaiblissement du système commercial multilatéral, cédant la place à ce qu’il qualifie de “loi de la jungle commerciale”Face à ces vents contraires, l’intégration africaine devient un impératif de survie. “Ces externalités nous obligent à éliminer notre dépendance excessive à la demande extérieure pour construire notre propre résilience économique et notre souveraineté”, a-t-il affirmé.

Des défis persistants à relever

Malgré cet optimisme, le forum n’ignore pas les obstacles. Les déficits d’infrastructures, les coûts logistiques élevés et le manque de financements commerciaux pour les PME restent des freins majeurs qu’il faudra lever pour transformer l’essai.

Pendant trois jours, les discussions à Lomé s’attacheront à transformer ces défis en opportunités, avec pour horizon ultime l’Agenda 2063 de l’Union africaine: “une Afrique industrialisée, connectée et prospère”.

À suivre…

 

L’article Biashara Afrika 2026: le secrétaire général de la ZLECAf annonce une hausse du commerce intra-africain à 230 milliards de dollars d’ici 2027 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le Togo annonce la suppression du visa pour les citoyens africains lors de Biashara Afrika 2026

Le président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé.

À peine le forum “Biashara Afrika 2026” terminé, le Togo passe à l’action. Le gouvernement togolais a annoncé la suppression du visa d’entrée pour tous les citoyens africains munis d’un passeport valide. Une décision qui marque un tournant dans la politique d’ouverture du pays.

L’annonce a été faite le lundi 18 mai 2026 par le ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba. Désormais, les voyageurs africains pourront entrer au Togo sans visa pour des séjours allant jusqu’à trente jours.

Cette mesure arrive dans la continuité des échanges menés lors du forum “Biashara Afrika 2026”, organisé à Lomé du 18 au 20 mai. Les échanges de cette rencontre consacrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) autour du thème central: “Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf”. Pendant plusieurs jours, responsables politiques, entrepreneurs et acteurs économiques africains ont discuté des obstacles qui freinent encore le commerce intra-africain. Parmi les principaux défis évoqués: les difficultés de circulation entre les pays du continent.

En levant cette barrière administrative, le Togo veut faciliter les déplacements des investisseurs, hommes d’affaires, touristes et porteurs de projets africains. Le pays cherche ainsi à renforcer son attractivité économique et son rôle stratégique en Afrique de l’Ouest.

Cette orientation s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, qui mise sur l’intégration régionale et le développement des échanges africains.

Toutefois, cette exemption ne signifie pas une entrée totalement libre. Les voyageurs doivent obligatoirement remplir une déclaration de voyage en ligne avant leur départ, via la plateforme officielle https://voyage.gouv.tg. Une fois cette étape effectuée, un bordereau de voyage est délivré. Ce document devra être présenté aux points d’entrée du territoire, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes.

Dans ce cadre, le Togo rejoint les pays africains qui accélèrent l’application des principes de la ZLECAf, à l’image du Rwanda. Tout en ouvrant davantage ses frontières, les autorités rappellent que les exigences de sécurité nationale et de santé publique restent pleinement en vigueur.

À suivre…

L’article Le Togo annonce la suppression du visa pour les citoyens africains lors de Biashara Afrika 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

«2026, c’est l’année de la singularité»

 « 2026, c’est l’année de la singularité» C’est avec cette phrase que Karim Beguir a donné le ton de l’AI Infrastructure Forum organisé ce 19 mai à Tunis.

Pour le fondateur d’InstaDeep, l’intelligence artificielle est entrée dans une phase d’accélération sans précédent, capable de transformer les équilibres économiques mondiaux beaucoup plus vite que prévu. Selon lui, « en un mois en 2026, on a autant de progrès que six mois à un an il y a cinq ans».

Mais derrière cette accélération technologique, le véritable enjeu évoqué durant l’événement est surtout géopolitique et économique : la Tunisie dispose-t-elle encore d’une fenêtre pour se positionner dans la nouvelle chaîne de valeur mondiale de l’IA ? Karim Beguir estime que oui, mais pour une durée très limitée. D’après lui, les 24 prochains mois seront décisifs.

Dans son intervention, Beguir a expliqué que les progrès de l’IA ne sont plus linéaires mais «verticaux». Les nouveaux agents intelligents capables d’effectuer des tâches cognitives complexes gagnent rapidement en autonomie. Il a notamment cité les avancées récentes dans la programmation, où certains systèmes sont passés de six heures d’autonomie à près de 17 heures en quelques mois seulement. Selon lui, décembre 2025 constitue même une rupture plus importante encore que l’arrivée de OpenAI en 2022, car l’IA commence désormais à transformer profondément les modes de production.

Cette transformation touche aussi les tâches physiques. Karim Beguir a évoqué les progrès rapides des robots autonomes dans les environnements logistiques et industriels, estimant que l’écart avec les performances humaines se réduit fortement. Mais au-delà de la technologie elle-même, le fondateur d’InstaDeep a surtout insisté sur un autre basculement : la ressource stratégique du XXIe siècle n’est plus uniquement la donnée, mais la puissance de calcul. Selon lui, 90 % de cette capacité mondiale est aujourd’hui contrôlée par les États-Unis et la Chine. Une concentration qu’il juge historique. Cette course mondiale explique l’explosion des investissements dans les infrastructures d’intelligence artificielle et les data centers. D’après les chiffres partagés durant le forum, les investissements américains dans ce domaine atteindraient cette année près de 700 milliards de dollars.

L’énergie devient la clé de la bataille mondiale

Cependant, cette montée en puissance de l’IA fait apparaître une nouvelle limite : l’énergie.

Karim Beguir a indiqué que les data centers représenteraient déjà environ 7 % de la consommation électrique des États-Unis. Pour lui, la capacité énergétique devient désormais le principal facteur limitant du développement de l’intelligence artificielle. C’est précisément sur ce point que la Tunisie pourrait trouver une opportunité stratégique. Le fondateur d’InstaDeep a défendu l’idée d’une Tunisie capable de transformer son potentiel solaire en puissance de calcul et en intelligence artificielle. Selon lui, environ 4 % du désert tunisien pourrait théoriquement couvrir jusqu’à 10 % des besoins énergétiques de l’Europe. Mais l’objectif ne serait pas simplement d’exporter de l’électricité.

« Le produit raffiné le plus important de l’histoire, c’est l’intelligence », a-t-il déclaré, appelant à transformer l’énergie locale en capacités de calcul, en data centers et en services IA à forte valeur ajoutée.

L’article «2026, c’est l’année de la singularité» est apparu en premier sur Managers.

  •  

Du 21 au 24 mai, le badge de télépéage sera offert gratuitement

À l’approche des grands déplacements des fêtes, la Société Tunisie autoroutes annonce le lancement d’une offre promotionnelle exclusive pour faciliter la vie des automobilistes et fluidifier le trafic au niveau des gares de péage.

À l’occasion d’Aïd El-Adha, le badge de télépéage sera proposé à 0 dinar. Pour bénéficier de la gratuité du boîtier, les usagers de la route devront simplement s’acquitter des frais de recharge initiale: prix du badge: 0 DT. Frais de recharge obligatoire: 30 DT (crédit entièrement utilisable pour vos passages). Mais Attention, cette offre est limitée dans le temps. Elle sera valable du jeudi 21 mai 2026 au dimanche 24 mai 2026. L’opération est disponible dans tous les points de vente de Tunisie Autoroutes. Une excellente opportunité pour éviter les longues files d’attente aux guichets manuels pendant la période de l’Aïd et voyager en toute sérénité.

L’article Du 21 au 24 mai, le badge de télépéage sera offert gratuitement est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌