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Canva supprime un poste sur cinq: le revers brutal d’une success story

Canva traverse un premier coup de frein après dix années de croissance. Pour y faire face, le géant australien du design en ligne annonce la suppression de 1 271 postes, soit 22% de ses effectifs.

Dans un message adressé à ses collaborateurs, Melanie Perkins, cofondatrice et directrice générale de l’entreprise, fait preuve de franchise sur la situation actuelle. Après avoir rappelé le chemin parcouru, depuis les premières présentations du projet jusqu’à la création d’une plateforme adoptée par des centaines de millions d’utilisateurs, elle souligne que rien n’est jamais acquis. Elle va jusqu’à qualifier l’année en cours de plus difficile que l’entreprise ait jamais connue.

Au-delà des suppressions de postes, Canva engage une refonte de son organisation interne. Les équipes produit, croissance et plateforme seront fusionnées dans le but de faciliter les échanges et de décloisonner des services qui fonctionnaient jusqu’ici de manière distincte. L’entreprise entend par ailleurs élargir les missions des salariés qui resteront en poste, en leur attribuant un périmètre de responsabilités plus vaste. Enfin, elle introduit un nouveau mode de travail hybride, prévoyant plusieurs jours de présence au bureau chaque semaine.

Le véritable défi de Canva se joue désormais dans l’intelligence artificielle. Pour gagner en autonomie et réduire sa dépendance aux modèles tiers, l’entreprise développe ses propres technologies. Mais cette stratégie a un coût: la forte hausse des dépenses consacrées à l’IA a poussé le groupe à ramener sa prévision de croissance du chiffre d’affaires de 30 à 20%. Un ajustement qui s’accompagne d’une nouvelle dépréciation de sa valorisation par ses premiers investisseurs, désormais ramenée à quelque 35 milliards de dollars, après une première baisse en début d’année.

L’IA représente un défi concurrentiel majeur pour Canva. Si elle contribue à enrichir son offre, elle permet également à de nouveaux acteurs de s’imposer sur son marché. ChatGPT et Gemini proposent désormais des outils capables de générer rapidement des affiches et des présentations, empiétant sur des usages qui constituaient jusqu’ici le cœur de métier de Canva. Son principal avantage concurrentiel tend ainsi à perdre de sa singularité.

Pour une entreprise dont l’expansion rapide a longtemps constitué l’un des principaux atouts, cette restructuration représente un changement de paradigme. Canva doit désormais composer avec des exigences multiples: rationaliser ses dépenses, soutenir ses ambitions dans le domaine de l’intelligence artificielle et consolider sa position face à des acteurs qui étendent leurs offres et leurs ambitions. Reste une interrogation majeure: une structure organisationnelle plus compacte sera-t-elle synonyme de davantage d’efficacité ou exposera-t-elle l’entreprise à de nouvelles fragilités? L’évolution de ses performances au cours des prochains mois permettra d’en mesurer les conséquences et de déterminer si cette réorganisation suffit à relancer sa croissance.

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Nouvelle ère du paiement au Maroc: Samsung Wallet, Attijariwafa bank, Visa et Mastercard s’allient

Le marché marocain du paiement mobile accueille un nouvel entrant de taille. Samsung Electronics Maghreb Arab vient d’officialiser à Casablanca le lancement de Samsung Wallet, son portefeuille numérique conçu pour les smartphones et montres connectées Galaxy compatibles. L’événement s’est tenu en présence d’Ahmed Rahhou, ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, soulignant l’importance accordée par les pouvoirs publics à la transformation numérique des services financiers.

L’utilisation se veut particulièrement intuitive. Il suffit d’enregistrer une carte bancaire éligible dans l’application, puis de présenter son smartphone ou sa montre connectée devant un terminal de paiement sans contact compatible pour régler ses achats. Cette approche permet de payer sans avoir à sortir sa carte physique, tout en regroupant ses moyens de paiement dans un espace unique, facilement accessible depuis les appareils Galaxy.

Au-delà de la simplicité d’utilisation, Samsung met l’accent sur la sécurité, un élément déterminant dans l’adoption des solutions de paiement mobile. Le dispositif repose notamment sur Samsung Knox, la plateforme de sécurité intégrée à l’écosystème Galaxy, complétée par différents mécanismes d’authentification destinés à protéger le portefeuille numérique et à sécuriser chaque paiement.

Samsung mise sur un partenariat avec Attijariwafa bank, Mastercard et Visa pour accélérer le déploiement de Samsung Wallet au Maroc. Cette alliance, qui associe une banque de premier plan aux deux grands réseaux internationaux de paiement, doit permettre à la solution de trouver plus facilement sa place dans l’écosystème financier national.

«Notre ambition avec Samsung Wallet est de rendre le paiement aussi naturel que l’utilisation d’un smartphone ou d’une montre connectée», affirme Hongseok Lee, président de Samsung Electronics Maghreb Arab. Le groupe met ainsi en avant une approche centrée sur la simplicité d’utilisation, la sécurité et les habitudes quotidiennes des utilisateurs Galaxy.

Mais Samsung voit plus loin que le simple paiement. À terme, Samsung Wallet ambitionne de centraliser différents services et éléments du quotidien: cartes d’embarquement, cartes de fidélité, coupons de réduction ou encore clés numériques permettant, sur certains modèles de véhicules compatibles, de déverrouiller sa voiture depuis son smartphone. L’objectif est de transformer ce dernier en un véritable portefeuille numérique, capable d’accompagner une multitude d’usages au quotidien.

Le succès de cette initiative dépendra toutefois de plusieurs facteurs. Dans un premier temps, seuls les utilisateurs disposant d’un appareil compatible et d’une carte bancaire éligible auprès d’une banque partenaire pourront accéder au service. L’arrivée de nouveaux établissements bancaires dans le dispositif et le développement des infrastructures de paiement sans contact chez les commerçants seront essentiels pour élargir son audience. Autant de conditions qui détermineront la capacité de Samsung Wallet à s’imposer sur le marché marocain.

 

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L’inflation à 5,6%: en Tunisie, le panier des ménages toujours sous pression

Pas de répit sur le front de l’inflation en Tunisie. En octobre 2026, celle-ci s’est maintenue à 5,6%, soutenue par une nouvelle progression des prix alimentaires, d’après les chiffres communiqués ce jeudi 5 novembre par l’Institut national de la statistique (INS).

Avec une hausse annuelle de 8,5%, contre 8,4% en septembre, le groupe «Alimentation et boissons» demeure marqué par de fortes tensions sur les prix. Les fruits frais enregistrent la progression la plus importante (+20%), suivis de la viande ovine (+14,7%), des volailles (+14,5%), de la viande bovine (+13%), des légumes frais (+12,9%) et des poissons frais (+8,9%). Les huiles alimentaires constituent une exception notable, avec une baisse de 4,8%.

Les augmentations concernent également les produits manufacturés, dont les prix s’apprécient de 4,8% en glissement annuel. L’habillement et les chaussures contribuent fortement à cette évolution, avec une hausse de 9,1%, tandis que les produits d’entretien du foyer progressent de 4,8%. Pour les services, la hausse atteint 4,1%, principalement en raison du renchérissement des tarifs d’hébergement (+14,1%). Cette tendance est toutefois atténuée par le ralentissement observé dans certaines activités: les restaurants et hôtels affichent une hausse de 6,2%, contre 6,5% en septembre, tandis que les loisirs et la culture passent de 3,9 à 3,6%.

Légère amélioration du côté de l’inflation sous-jacente, qui s’établit à 4,8% en octobre, contre 4,9% un mois auparavant. Mais cette baisse limitée ne doit pas occulter les fortes disparités entre produits à prix libres et produits encadrés. Sur un an, les prix des premiers augmentent de 6,8%, alors que ceux des seconds ne progressent que de 1,2%. Dans l’alimentaire, le contraste est encore plus net: +9,6% pour les produits libres, contre seulement +0,3% pour les produits à prix administrés. Un écart qui témoigne du rôle modérateur de l’encadrement des prix sur certains produits de première nécessité.

Par comparaison avec septembre, l’indice des prix à la consommation affiche une progression de 0,7% sur un mois. Cette hausse tient essentiellement à la forte augmentation des prix dans le groupe «Habillement et chaussures», qui s’élève à 6,3% avec la fin des soldes d’été. La tendance inflationniste touche aussi bien les vêtements, dont les prix progressent de 6,2%, que les chaussures, en hausse de 7,4%. Les autres articles du groupe suivent la même tendance, mais dans des proportions plus modérées: +1,5% pour les tissus et +2% pour les accessoires divers.

Les prix alimentaires ont progressé de 0,2% en octobre. Les fruits frais ont enregistré la plus forte hausse (+3%), devant les légumes frais (+1,3%) et les œufs (+0,9%). En revanche, les prix des volailles ont reculé de 2,1%, ceux de la viande d’agneau de 1,2% et ceux des poissons de 1%.

Dans ce contexte, la désinflation reste difficile à consolider. La hausse des prix alimentaires continue de peser sur les dépenses des ménages et de fragiliser leur pouvoir d’achat. Avec une progression annuelle proche de 9%, l’alimentation demeure une source majeure de pression sur le coût de la vie, tandis que les marges de manœuvre des autorités restent limitées.

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Chery Tunisie: Aymen Ben Tili, nouveau directeur général de la STA

La Société tunisienne d’automobiles (STA), représentant officiel de Chery en Tunisie, a confié sa direction générale à Aymen Ben Tili. Une nomination qui intervient après quelques mois passés au poste de directeur général adjoint, fonction qu’il occupait depuis janvier 2026.

Son parcours le rattache notamment aux métiers de la distribution et de la gestion financière. Il a dirigé Kipropha, société spécialisée dans la distribution de médicaments et de produits pharmaceutiques, après avoir occupé différentes responsabilités chez Fatales, dont celles de directeur du développement et de directeur administratif et financier. Les deux entreprises appartiennent au groupe Kilani.

En mars 2007, il rejoint Goulette Shipping Cruise, société exploitant le terminal de croisière du port de La Goulette, en tant que directeur administratif et financier. Il évolue au sein de l’entreprise jusqu’à sa nomination comme directeur général adjoint en septembre 2014, une fonction qui élargit son expérience à la gestion opérationnelle et à la direction d’entreprise.

Son parcours, qui traverse les secteurs pharmaceutique, maritime et automobile, repose sur une expérience diversifiée des fonctions financières et managériales. Cette mobilité sectorielle éclaire son arrivée chez Chery, dans un contexte de développement de la marque sur le marché tunisien.

Son arrivée ouvre une nouvelle étape pour Chery en Tunisie, dont les orientations dépendront notamment de sa capacité à composer avec les contraintes du marché et la concurrence.

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Tourisme: les Français changent de cap et préfèrent la Tunisie à l’Espagne pour Noël

Alors que le marché français du voyage affiche une tendance à la baisse, la Tunisie confirme son attractivité. D’après l’Observatoire réalisé par Orchestra pour les Entreprises du Voyage, la Tunisie occupe la deuxième place des destinations les plus réservées en agences pour les fêtes de Noël, s’imposant ainsi comme la première destination étrangère des Français.

Le marché des vacances de fin d’année reste globalement orienté à la baisse, avec un recul de 3,7% des ventes de séjours en agences par rapport à l’an dernier. La France métropolitaine, toujours en tête des destinations, enregistre elle aussi une contraction de 4,9% du nombre de dossiers. La Tunisie fait toutefois exception à cette tendance, avec une hausse de 1,7% qui lui permet de conforter sa position dans un marché sous pression.

Cette performance permet à la Tunisie de prendre l’avantage sur plusieurs grandes destinations touristiques européennes, à commencer par l’Espagne, dont les réservations enregistrent un net recul de 14% sur un an. Une tendance qui se dessinait déjà en octobre. Le royaume ibérique avait alors rétrogradé à la deuxième place des ventes de séjours à l’échelle mondiale, avec une baisse de 23,1%, la plus marquée depuis la crise sanitaire. Les professionnels du secteur expliquent en partie ce repli par les difficultés de la compagnie low cost Volotea, qui a considérablement réduit son offre au départ de la France. La Tunisie avait, pour sa part, atteint la troisième marche du classement en octobre, affichant une progression annuelle de 1,6%, derrière la France métropolitaine, dont les ventes avaient fléchi de 1,3%.

Le Maroc affiche, lui aussi, une progression notable, mais reste distancé par la Tunisie. Avec une hausse de 23,4% des réservations pour les fêtes de Noël, il occupe la quatrième place du classement. La tendance est également positive en octobre, avec une croissance de 24,5% qui lui vaut le cinquième rang, derrière l’Égypte, malgré le recul de 4,2% enregistré par cette dernière. Pour la période de Noël, l’Égypte accuse une baisse de 7,7%, tandis que la Finlande se distingue par une progression de 27,7%. La République dominicaine et l’Italie enregistrent, quant à elles, des replis respectifs de 19,5 et 5,3%.

Ces performances confirment la capacité de la Tunisie à préserver son attractivité sur le marché français. La proximité, la compétitivité de son offre touristique et la fidélité d’une partie de la clientèle française constituent des facteurs déterminants dans ce positionnement. Alors que les voyageurs restent attentifs à leurs dépenses et que les capacités aériennes demeurent sous pression, ces atouts renforcent les perspectives de la destination et son poids dans l’économie touristique tunisienne.

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Algérie: Sonatrach dépense plus et encaisse moins en 2025

Le bilan annuel de Sonatrach pour 2025 met en lumière un décalage entre l’accélération de l’effort d’investissement et la contraction des résultats financiers. Le groupe a ainsi consacré davantage de ressources à ses projets, tandis que son bénéfice net a reculé, affecté par la baisse des cours des hydrocarbures.

Sur le plan opérationnel, Sonatrach maintient un niveau de performance stable. Sa production primaire s’est établie à 193,7 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), enregistrant une légère hausse par rapport à 2024. Elle comprend 47,5 millions de tonnes de pétrole, 134,3 milliards de m³ de gaz naturel, 8,3 millions de tonnes de condensat et 7 millions de tonnes de GPL. Les exportations du groupe et de ses associés ont, pour leur part, diminué de 3%, pour atteindre 89 millions de TEP.

Malgré un chiffre d’affaires qui atteint 5 748 milliards de dinars, soit 42,34 milliards de dollars, dont 5 230 milliards de dinars (38,53 milliards de dollars) réalisés à l’exportation, les performances financières du groupe sont marquées par un net repli de la rentabilité. Le résultat net s’établit en effet à 603 milliards de dinars (4,44 milliards de dollars), enregistrant une baisse de 26% par rapport à 2024. Cette évolution reflète essentiellement l’effet de la conjoncture internationale sur les revenus des hydrocarbures. Le prix moyen du pétrole brut est ainsi descendu à 69,37 dollars le baril en 2025, contre 81,87 dollars l’année précédente. À cette baisse s’ajoute celle du gaz naturel, dont le prix moyen a diminué de 8%, passant de 10,36 à 9,54 dollars le MMBtu.

Pour autant, Sonatrach n’a pas revu ses ambitions à la baisse. Le groupe a même renforcé son effort d’investissement, en hausse de 29%, en privilégiant notamment le segment de l’exploration-production. Une orientation qui témoigne, selon son PDG, Noureddine Daoudi, de la «résilience» et de la «capacité d’adaptation» du groupe, lequel a su préserver sa trajectoire de développement en dépit des contraintes du contexte économique.

La valorisation des ressources reste au cœur de la stratégie de Sonatrach. Le groupe poursuit ainsi plusieurs projets industriels d’envergure, notamment la réalisation d’unités de MTBE à Arzew et de Linear Alkyl Benzène à Skikda, ainsi que la construction de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud. À Arzew, une unité d’hydrotraitement et de reforming, d’une capacité annuelle de 780 000 tonnes de naphta lourd, a également été lancée. Sa mise en service devrait permettre de porter la production annuelle d’essence de 550 000 à 1,2 million de tonnes.

Le raffinage affiche, en revanche, des résultats moins favorables. La production des raffineries a reculé de 1%, à 30 millions de tonnes, tandis que les importations de produits pétroliers ont fortement progressé, pour atteindre 1,4 million de tonnes, soit une hausse de 572% en un an. Sonatrach explique cette augmentation par l’importation de 1,07 million de tonnes de gasoil et par la progression de 42% des achats de MTBE.

Sur  le volet environnemental, Sonatrach poursuit ses efforts de réduction du torchage. Les volumes de gaz torchés ont atteint 2,61 milliards de m³, en recul de 31% par rapport à 2020.

Au-delà de ces avancées, le bilan 2025 révèle surtout le contraste entre les ambitions industrielles du groupe et ses performances financières. Sonatrach continue d’investir et maintient une production solide, mais la baisse des cours des hydrocarbures pèse sur sa rentabilité. Reste désormais à mesurer, dans les prochaines années, les retombées économiques de cet important effort d’investissement.

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Banques tunisiennes: un bénéfice record de 1,655 milliard de dinars

Les banques tunisiennes maintiennent le cap de la rentabilité. En 2025, leurs bénéfices nets ont atteint 1 655 millions de dinars, en hausse de 5% par rapport aux 1 576 millions enregistrés en 2024, selon le dernier rapport de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur la supervision bancaire. Une progression qui illustre la bonne tenue du secteur et sa capacité à faire preuve de résilience face aux exigences de la conjoncture économique.

La progression observée s’inscrit dans un contexte de dynamisme accru de l’activité bancaire. Le produit net bancaire (PNB) s’est apprécié de 4,7%, passant de 8 022 millions de dinars en 2024 à 8 399 millions de dinars. Cette évolution témoigne de la bonne tenue des activités fondamentales des banques, qui continuent de constituer le principal moteur de leurs revenus.

Cette évolution favorable s’est également reflétée dans la progression des ressources bancaires. Les dépôts collectés ont atteint 123 049 millions de dinars, contre 114 584 millions en 2024, affichant une hausse de 7,4%. En dépassant le rythme de croissance du PNB et des bénéfices, cette évolution témoigne d’une confiance accrue des déposants et offre aux banques une assise financière plus solide pour accompagner le financement de l’économie.

La progression de l’activité bancaire s’est également reflétée dans l’évolution des bilans. En 2025, les actifs totaux des banques résidentes ont atteint 186 017 millions de dinars, contre 174 339 millions en 2024, soit une augmentation de 6,7%. Une évolution qui confirme la poursuite de l’expansion du secteur, soutenue à la fois par le développement de l’activité et la progression des ressources.

Mais c’est surtout l’amélioration des indicateurs de solidité financière qui mérite d’être mise en exergue. Le ratio de solvabilité a gagné 0,6 point pour s’établir à 15%, tandis que le ratio des fonds propres de base a progressé de 0,4 point, passant de 11,7 à 12,1%. Cette évolution favorable témoigne d’un renforcement des assises financières des banques et d’une meilleure capacité à absorber les éventuels chocs et risques.

Ces performances sont également porteuses de perspectives positives pour les entrepreneurs et les investisseurs. En affichant une rentabilité solide, des fonds propres renforcés et une collecte de ressources en hausse, le secteur bancaire dispose des leviers nécessaires pour jouer pleinement son rôle dans le financement de l’économie. Un rôle qui se traduit concrètement par l’accompagnement des entreprises, le soutien aux projets d’investissement et la satisfaction des besoins de financement des ménages.

La question demeure toutefois celle de la pérennité de cette dynamique. Son maintien au cours des prochaines années dépendra autant de l’évolution de l’environnement économique que de l’aptitude des banques à concilier soutien à la croissance et maîtrise des risques. Les résultats de 2025 offrent, à cet égard, des perspectives plutôt encourageantes pour le système bancaire tunisien.

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France: Après la grande distribution, le secteur sanitaire à son tour frappé par les cyberattaques

La menace ne s’arrête pas aux rayons frais: elle atteint aussi les poches de plasma. En quelques jours, la France et ses voisins découvrent qu’une simple hausse de température provoquée à distance peut transformer une infrastructure essentielle en point de vulnérabilité. Un avertissement qui dépasse largement le secteur alimentaire et concerne toutes les activités dépendantes de la chaîne du froid.

Trois sites de l’Établissement français du sang (EFS) ont été visés lundi par une cyberattaque ciblant les systèmes de contrôle des chambres froides. Les auteurs sont parvenus à relever considérablement les seuils de température et de dégivrage des installations où sont conservées les poches de plasma destinées à la transfusion et à la fabrication de médicaments.

Grâce aux dispositifs de surveillance et d’alerte, les anomalies ont rapidement été détectées, permettant à l’établissement de prendre les mesures nécessaires et de mettre les produits à l’abri. L’incident n’a entraîné aucune conséquence sanitaire identifiée ni aucune perte de produits. L’EFS précise également que les opérations de collecte et de distribution du sang se poursuivent sans perturbation. De leur côté, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le ministère de la Santé ont ouvert une enquête afin de faire la lumière sur cette attaque.

Cet incident intervient dans un contexte de menaces croissantes visant les équipements frigorifiques. Quelques jours plus tôt, plusieurs enseignes européennes de la grande distribution avaient déjà été confrontées à des cyberattaques similaires. À la suite d’interventions malveillantes à distance, elles avaient constaté une hausse anormale de la température de leurs installations. Le bilan s’était alors révélé particulièrement lourd: plusieurs tonnes de marchandises perdues et un préjudice financier de plusieurs millions d’euros.

Au-delà de la diversité des secteurs touchés, ces incidents mettent en évidence une même fragilité. Autrefois cantonnées à leur fonction technique, les installations frigorifiques sont progressivement devenues des systèmes connectés, supervisés et pilotables à distance. Si cette évolution améliore l’efficacité énergétique et facilite la maintenance, elle multiplie également les possibilités d’intrusion. Il n’est désormais plus nécessaire de pénétrer physiquement dans un entrepôt pour en compromettre les stocks: quelques modifications à distance peuvent suffire.

Cette vulnérabilité ne concerne donc pas uniquement les supermarchés ou les établissements de santé. Elle s’étend à l’ensemble des acteurs dont l’activité repose sur la conservation et le transport de produits sensibles: restaurateurs, producteurs, logisticiens et industriels de l’agroalimentaire comme de la pharmacie. Pourtant, la cybersécurité des systèmes industriels reste encore insuffisamment intégrée aux stratégies d’investissement, alors même que leur interconnexion les expose à de nouveaux risques.

Dans ce contexte, l’exemple de l’EFS rappelle que la prévention ne repose pas uniquement sur des dispositifs numériques sophistiqués. Elle passe aussi par des mesures concrètes: alarmes autonomes, surveillance permanente des températures et procédures d’urgence maîtrisées. Des investissements relativement limités au regard des conséquences potentielles d’une rupture de la chaîne du froid.

Face à des menaces numériques croissantes, la protection des infrastructures ne relève donc plus du seul enjeu informatique. Elle conditionne aussi la continuité de l’activité, la préservation de la réputation et la compétitivité des organisations. La résilience s’impose ainsi comme un véritable facteur de différenciation économique.

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De Casablanca à la Silicon Valley: Al Mada Ventures mène un tour de table de 12 millions de dollars

 

Al Mada Ventures s’impose comme chef de file d’une opération de financement dans la Silicon Valley. Le fonds marocain a dirigé la série A de Journify, une société américaine spécialisée dans les technologies publicitaires, qui a levé 12 millions de dollars, soit environ 117 millions de dirhams. Annoncée le 3 novembre, l’opération a été codirigée par Silicon Badia, avec la participation de Shorooq, Bunat Ventures, Du Ventures et Oraseya Capital. Le fonds marocain a lui-même relayé l’annonce sur son compte LinkedIn officiel.

Créée en 2022 et basée à San Francisco, Journify développe une solution destinée à répondre à la fragmentation des données marketing, un enjeu majeur pour les annonceurs. Sa plateforme centralise les connexions entre les données commerciales des entreprises et les principaux écosystèmes publicitaires, notamment Google, Meta, TikTok et Snapchat. Elle leur permet ainsi d’affiner le ciblage de leurs campagnes et de mieux mesurer leur contribution aux performances commerciales. Un positionnement qui répond aux exigences croissantes de rentabilité et de transparence dans l’utilisation des budgets publicitaires.

L’intérêt des investisseurs pour la jeune entreprise s’appuie notamment sur la progression de son activité. Journify accompagne aujourd’hui plus de 100 clients et a connu une forte accélération depuis l’entrée de Silicon Badia à son capital. Ses revenus ont ainsi été multipliés par plus de cinq, tandis que sa valorisation a progressé de plus de quatre fois. Des indicateurs qui témoignent de la dynamique de l’entreprise, dans un secteur particulièrement concurrentiel.

Avec ce nouveau financement, Journify entend franchir une nouvelle étape dans son développement. La société prévoit de renforcer sa présence commerciale aux États-Unis et en Europe, deux marchés stratégiques où le durcissement des exigences en matière de protection des données personnelles transforme les pratiques publicitaires. Elle compte également accélérer le développement de ses outils d’intelligence artificielle afin d’automatiser davantage l’analyse des données et l’optimisation des campagnes.

Au-delà de l’opération elle-même, ce tour de table illustre les ambitions internationales d’Al Mada Ventures. Le fonds marocain entend accompagner des entreprises technologiques à fort potentiel de croissance, y compris au-delà des marchés africains et arabes. En prenant la tête d’un financement de série A dans la Silicon Valley, il franchit ainsi une étape supplémentaire dans son positionnement à l’international. Une évolution qui témoigne aussi de la capacité croissante des investisseurs de la région à jouer un rôle moteur dans le financement de start-up étrangères, plutôt que de se limiter à des participations minoritaires.

La présence de plusieurs fonds du Golfe et de la région MENA autour de Journify s’inscrit dans cette dynamique. Elle illustre la diversification des flux d’investissement, avec des capitaux régionaux qui se positionnent sur l’écosystème technologique américain et ses perspectives de croissance. Pour Journify, l’enjeu est désormais de transformer ces nouveaux moyens financiers en croissance durable, dans un secteur où l’intelligence artificielle et l’exploitation des données redessinent les facteurs de compétitivité.

 

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Eau: le Maroc accélère ses investissements pour sécuriser son avenir hydrique

Confronté à une sécheresse persistante et à une pression croissante sur ses ressources hydriques, le Maroc accélère sa transition vers de nouvelles solutions d’approvisionnement en eau. Le gouvernement a dévoilé une nouvelle stratégie nationale de sécurité hydrique, avec pour ambition de porter la production annuelle d’eau dessalée à 1,7 milliard de mètres cubes d’ici 2030. Présenté mardi par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, ce programme vise à anticiper les effets du changement climatique et à répondre à la hausse des besoins nationaux.

Le dessalement constitue le principal levier de cette feuille de route. La capacité nationale est passée de 46 millions de mètres cubes en 2021 à 447 millions aujourd’hui, soit près de dix fois plus. Cette dynamique devrait se poursuivre avec les nouvelles stations de Nador et Driouch, qui totaliseront 300 millions de mètres cubes par an, et celle de Tanger, dont la capacité attendue est de 150 millions. D’autres projets sont prévus à Tiznit, Tan-Tan, Guelmim et Rabat, tandis que la station de Chtouka Aït Baha sera agrandie. À l’horizon 2031, le pays vise ainsi 1,8 milliard de mètres cubes de capacité annuelle, pour couvrir 60 % de ses besoins en eau potable.

Mais produire davantage ne suffit pas: encore faut-il pouvoir stocker la ressource. Le gouvernement ambitionne ainsi de porter la capacité des barrages à 27 milliards de mètres cubes d’ici 2031. Dix-sept grands ouvrages, représentant 5,4 milliards de mètres cubes, et six barrages de taille moyenne sont actuellement en chantier. Douze autres barrages viennent également d’entrer en phase de construction, avec une capacité supplémentaire annoncée de 4,9 milliards de mètres cubes.

La stratégie prévoit également de mieux répartir les ressources entre les régions. Selon les données présentées par le ministre, 53 % des précipitations se concentrent sur seulement 27 % du territoire, accentuant les disparités hydriques et la pression sur les nappes phréatiques. Pour y remédier, les transferts entre bassins seront renforcés. Après l’achèvement de la première phase reliant le Sebou au Bouregreg, une deuxième étape doit prolonger cette interconnexion jusqu’à l’Oum Er-Rbia, avec un transfert prévu d’environ 8 millions de mètres cubes.

Autre priorité: mieux maîtriser la consommation. Le programme prévoit d’étendre l’irrigation au goutte-à-goutte à plus d’un million d’hectares, d’améliorer les réseaux de distribution et de développer la réutilisation des eaux usées traitées. Les technologies numériques et l’intelligence artificielle seront également mobilisées pour suivre les prélèvements et mieux encadrer l’exploitation des nappes souterraines.

Enfin, la prévention des inondations complète ce dispositif, avec un nouvel atlas des zones exposées, le suivi des précipitations en temps réel et des systèmes d’alerte précoce. Vingt-sept projets de protection ont déjà été réalisés et vingt et un autres sont en cours.

À travers cette approche combinant dessalement, stockage, transferts d’eau et maîtrise de la demande, le Maroc entend renforcer durablement sa sécurité hydrique. Reste désormais à concrétiser les investissements annoncés et à respecter les échéances fixées, alors que la pression climatique continue de s’accentuer.

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Budget du ministère de l’Industrie: derrière la hausse de 48,2%, le poids grandissant des subventions

 

Le budget du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie devrait atteindre 7 892,8 millions de dinars (MDT) en 2027, contre 5 325,6 MDT un an auparavant, soit une progression de 48,2%. Cette hausse figure parmi les plus importantes du projet de loi de finances (PLF) 2027. Elle s’explique essentiellement par l’augmentation des dépenses consacrées aux subventions des carburants et des engrais du Groupe chimique tunisien (GCT). Ces prévisions ont été présentées mardi 3 novembre par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du département.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux et les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. L’augmentation des prix des hydrocarbures alourdit directement la facture des subventions énergétiques, qui devraient atteindre 7 090 MDT en 2027, contre 4 993 MDT en 2026, soit une progression de 42%. Elles constituent ainsi le principal poste de dépenses du ministère.

Le poids de ces engagements se reflète dans la structure budgétaire: sur une enveloppe globale de 7 892,8 MDT, les dépenses d’intervention absorberont 7 823,2 MDT, soit près de 99% des crédits, en hausse de 48,6% sur un an. Cette concentration laisse une marge particulièrement réduite aux dépenses de fonctionnement courant du département.

Parallèlement, les interventions de développement devraient passer de 60,5 MDT en 2026 à 551,8 MDT en 2027. Cette progression s’explique principalement par l’inscription de 500 MDT destinés au financement des engrais chimiques à usage agricole, dans le cadre d’un programme au profit du GCT.

La masse salariale devrait, quant à elle, augmenter de 20% pour atteindre 47,9 MDT. Cette hausse couvrira les recrutements réalisés en 2025 et 2026, l’intégration des agents des centres d’affaires relevant de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, ainsi que l’arrivée de 106 nouveaux agents prévue en 2027.

Le budget prévoit également des dotations de 80 MDT environ pour le Fonds de développement de la compétitivité dans les secteurs industriel, des services et de l’artisanat, et de 45 MDT pour le Fonds de transition énergétique. Ces allocations visent à soutenir le tissu productif et à accompagner la transition vers des sources d’énergie plus durables.

À moyen terme, les dépenses du ministère devraient atteindre 7 933,6 MDT en 2028, avant de reculer à 7 656,6 MDT en 2029. Cette trajectoire reste toutefois tributaire de l’évolution des marchés pétroliers et des incertitudes géopolitiques régionales.

Au-delà de cette progression, le budget 2027 révèle une équation délicate pour la politique industrielle tunisienne: absorber le coût croissant des subventions énergétiques tout en préservant les ressources nécessaires à l’investissement, à la compétitivité et à la transition énergétique. Une contrainte qui continue de peser sur les finances publiques et de réduire les marges de manœuvre consacrées au développement.

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Consommation numérique: l’Afrique et le Moyen-Orient ne lâchent plus leurs écrans !

Le rapport Global Media Intelligence 2026 révèle que la région affiche le niveau de consommation médiatique le plus élevé au monde, devant l’Amérique latine et l’Amérique du Nord. Une donnée pertinente pour les annonceurs, à considérer toutefois avec recul.

Le Moyen-Orient et l’Afrique (MEA) se placent au premier rang mondial en matière de consommation de médias numériques. C’est l’un des principaux enseignements du rapport Global Media Intelligence 2026, dévoilé le 29 octobre par eMarketer, en partenariat avec Starcom et GWI, société spécialisée dans les études d’audience. Les données régionales reposent sur des enquêtes réalisées par GWI au cours des six premiers mois de 2026.

Couvrant 49 pays répartis dans sept grandes régions, le rapport analyse les pratiques médiatiques, du temps consacré aux différents supports aux usages de la vidéo, de l’audio et des jeux vidéo, en passant par l’équipement numérique.

En MEA, l’étude porte toutefois sur un nombre limité de marchés. Une couverture qui invite à la prudence: les résultats éclairent les pratiques des pays étudiés, sans prétendre refléter l’ensemble des dynamiques régionales ni les spécificités du public arabophone.

Le rapport souligne également la montée en puissance des réseaux sociaux et des vidéos courtes. À l’échelle mondiale, le temps qui leur est consacré dépasse désormais sept heures par semaine. En 2026, le visionnage de vidéos courtes a progressé de 21 minutes hebdomadaires, selon le communiqué de lancement, soit la hausse la plus importante parmi les formats étudiés. Une évolution qui confirme leur poids croissant dans l’économie de l’attention, en complément ou en concurrence avec les médias traditionnels.

Les habitudes varient néanmoins d’une région à l’autre:

  • L’Amérique latine domine l’utilisation des réseaux sociaux et le visionnage de vidéos courtes.
  • L’Amérique du Nord arrive en tête pour le streaming vidéo et musical, ainsi que pour les jeux vidéo.
  • L’Europe de l’Ouest se distingue par la résistance de la télévision linéaire et de la radio.
  • L’Asie de l’Est et l’Océanie enregistrent les niveaux les plus bas dans neuf des douze catégories analysées.

Autre élément à prendre en compte: les enquêtes ont été menées auprès d’internautes, essentiellement âgés de 16 à 64 ans, avec une extension à des tranches d’âge supérieures dans certains pays. Les résultats sont pondérés selon l’âge, le genre et le niveau d’éducation pour mieux correspondre à la structure de la population connectée de chaque marché.

Ils reflètent donc les usages des internautes, et non ceux de l’ensemble des habitants. Une limite importante, notamment dans les pays où l’accès à Internet reste inégalement réparti.

Pour les marques et les agences, ces données constituent néanmoins un repère utile pour orienter les investissements publicitaires. Elles mettent en évidence le poids du numérique en MEA, l’attrait pour les vidéos courtes et les disparités régionales. Autant de facteurs qui plaident pour des stratégies adaptées aux réalités de chaque marché, sans perdre de vue les limites de représentativité de l’échantillon.

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Élections américaines: les cours de l’or et de l’argent s’envolent sur les marchés mondiaux

L’or et l’argent évoluent en forte hausse en début de séance mercredi, bénéficiant de l’affaiblissement du dollar dans le sillage des élections de mi-mandat américaines. L’issue du scrutin, qui a permis aux démocrates de prendre le contrôle des deux chambres du Congrès, a été favorablement perçue par les marchés. À 07h00, l’once d’or s’adjugeait 1,33 %, à 3 983,99 dollars, tandis que celle d’argent avançait de 1,71 %, à 50,66 dollars.

Plusieurs facteurs financiers contribuent à expliquer ce regain de vigueur, à commencer par l’affaiblissement du dollar et la détente des rendements obligataires. « Le cours de l’or a progressé dans le sillage de ces évolutions », indique Kyrie Dichosa, analyste chez Trading Economics. La dépréciation du billet vert rend le métal jaune plus accessible aux investisseurs étrangers, tandis que le repli des rendements des bons du Trésor réduit le manque à gagner associé à sa détention.

Cette tendance haussière reste toutefois confrontée à certains facteurs de risque. Selon Trading Economics, les marchés évaluent à 78 % la probabilité d’une hausse des taux directeurs de la Fed en décembre. Une perspective de resserrement monétaire qui pourrait peser sur les métaux précieux, lesquels ne génèrent aucun rendement.

Au-delà des facteurs financiers, la nervosité des marchés semble influer sur la fonction même de l’or. Suki Cooper, responsable mondiale de la recherche sur les matières premières chez Standard Chartered, observe que le métal précieux serait désormais davantage perçu « comme une source de liquidités plutôt que comme une valeur refuge ». Ce changement de perception pourrait contribuer à expliquer les soubresauts du marché.

Sur un autre volet, le Conseil mondial de l’or a revu ses perspectives à la baisse concernant les investissements dans le métal jaune, ramenant leur croissance attendue à 200 tonnes métriques cette année, contre 400 tonnes précédemment. Les prévisions relatives aux achats des banques centrales ont, en revanche, été revues à la hausse, ces dernières continuant de jouer un rôle essentiel dans le soutien de la demande.

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Tunisie: 5,18 milliards de dinars dans les filets du contrôle fiscal en neuf mois

Les recettes fiscales tunisiennes ont progressé de 4,6 % à fin septembre 2026, en glissement annuel. La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a fait état de cette évolution lors d’une séance conjointe réunissant les commissions des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD).

Sur les neuf premiers mois de l’année, le rendement du contrôle fiscal a atteint 5 188,9 millions de dinars, en hausse de 2,9 %. La ministre a attribué cette progression à l’intensification des opérations de contrôle et de révision fiscale, ainsi qu’aux interventions de la brigade chargée de lutter contre l’évasion fiscale. Ces efforts visent notamment à réduire le poids de l’économie parallèle et à juguler les pratiques frauduleuses.

Dans le même temps, les ressources propres de l’État ont enregistré une augmentation de 3,1 %, portant leur taux de réalisation à environ 73 % des prévisions inscrites dans la loi de finances 2026. Un niveau qui témoigne d’une mobilisation relativement soutenue des recettes publiques, à trois mois de la clôture de l’exercice budgétaire.

Au-delà de ces indicateurs, Khaldi a également rappelé les principaux objectifs assignés à la mission des Finances pour 2026. Le respect des engagements financiers de l’État, notamment le règlement de la dette intérieure et extérieure, figure parmi les priorités. Pour y parvenir, la ministre a insisté sur la nécessité de mieux mobiliser les ressources budgétaires et de renforcer le pilotage de la trésorerie, afin de garantir la couverture des dépenses publiques et de préserver un niveau de liquidités suffisant.

La maîtrise du déficit budgétaire et de l’endettement constitue un autre axe majeur de cette stratégie, qui vise à consolider la soutenabilité des finances publiques. Elle s’articule autour de quatre priorités: accroître les ressources propres, améliorer le recouvrement, intensifier la lutte contre l’évasion fiscale et intégrer progressivement le secteur informel.

En parallèle, le ministère entend agir sur la qualité de la dépense publique, en améliorant l’efficacité de son allocation et en orientant davantage les investissements vers des secteurs essentiels, notamment la santé, le logement, l’éducation et le transport.

Cette démarche s’accompagne d’une accélération de la transition numérique de l’administration et d’une simplification des procédures administratives. L’objectif est également de mettre en place un environnement plus propice à la création et au financement des projets, de manière à encourager l’initiative privée.

Ces résultats, qui ne constituent encore qu’un bilan intermédiaire établi à trois mois de la fin de l’exercice, viendront nourrir les discussions parlementaires autour du projet de budget. Reste à savoir dans quelle mesure la progression des recettes issues du contrôle fiscal pourrait contribuer à desserrer les contraintes de financement auxquelles l’État demeure confronté.

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110,7 milliards de dollars: un seul homme en détient plus du tiers… Le chiffre qui sidère l’Asie du Sud-Est !

 

Les dernières données de Forbes, publiées le 2 novembre, confirment la nette domination de Pham Nhat Vuong au sommet du classement des grandes fortunes d’Asie du Sud-Est. À la tête de Vingroup, l’homme d’affaires vietnamien affiche un patrimoine de 37,4 milliards de dollars, qui le place au 59e rang mondial. Il devance largement ses quatre poursuivants, grâce à un vaste conglomérat privé aux activités diversifiées, allant de l’immobilier à l’industrie, en passant par la technologie et les services. Cet empire repose notamment sur trois grandes entreprises: Vinhomes, spécialisée dans l’immobilier, VinFast, constructeur de véhicules électriques, et Vinpearl, acteur du tourisme et des loisirs.

Avec une fortune estimée à 22 milliards de dollars, le Singapourien Jason Chang occupe la deuxième place du classement régional et le 120e rang mondial. Président d’ASE Technology Holding, groupe basé à Taïwan, il évolue au cœur de l’industrie des semi-conducteurs, notamment dans l’assemblage, l’encapsulation et le test des puces, des activités essentielles à la chaîne d’approvisionnement du secteur. En parallèle, il a diversifié ses investissements dans l’immobilier commercial aux côtés de son frère Richard, au sein de Sino Horizon. Forbes l’intègre au classement de l’Asie du Sud-Est en raison de sa nationalité singapourienne.

La troisième place revient au Philippin Enrique Razon Jr., dont le patrimoine atteint 18,7 milliards de dollars, ce qui le situe au 147e rang mondial. À travers International Container Terminal Services (ICTSI), il dirige un réseau de terminaux à conteneurs implantés sur plusieurs continents. Ses intérêts économiques dépassent toutefois le seul secteur portuaire et s’étendent au tourisme, au divertissement, à l’énergie et aux infrastructures, témoignant de la diversification de ses activités.

Au quatrième rang, le Thaïlandais Sarath Ratanavadi dispose d’une fortune estimée à 16,4 milliards de dollars, qui le place au 170e rang mondial. Il dirige Gulf Development, né en 2025 de la fusion entre Gulf Energy Development et InTouch Holdings. Ce nouvel ensemble intervient dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, les télécommunications, les centres de données et la finance. Un positionnement qui l’inscrit au cœur des transformations économiques et numériques de la région.

Le classement se referme sur un autre milliardaire thaïlandais, Dhanin Chearavanont, qui occupe le 174e rang mondial. Président senior de Charoen Pokphand Group, il a accompagné pendant plusieurs décennies l’expansion et l’internationalisation de ce conglomérat. Présent dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’alimentation animale, l’industrie agroalimentaire, la distribution et les télécommunications, le groupe a progressivement étendu son empreinte sur de nombreux marchés étrangers.

Au-delà des fortunes individuelles, ce palmarès met en lumière la diversité des trajectoires entrepreneuriales et des moteurs de la réussite économique en Asie du Sud-Est. Des conglomérats vietnamiens aux spécialistes des technologies avancées, en passant par la logistique maritime, l’énergie et l’agroalimentaire, il révèle des modèles de développement aussi variés que les secteurs qui portent la croissance régionale. Ces positions restent toutefois susceptibles d’évoluer: le classement Real-Time Billionaires de Forbes fluctue au gré des marchés financiers, des taux de change et des variations de la valeur des actifs.

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Sonede: un prêt de 111,5 millions d’euros de la BAD examiné en urgence à l’ARP

Un financement de 111,5 millions d’euros destiné à moderniser le réseau d’eau potable du Grand Tunis franchit une nouvelle étape institutionnelle. Réuni lundi, le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé de soumettre à la commission des finances et du budget, pour examen en urgence, un projet de loi portant approbation de la convention de garantie conclue entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD).

Selon l’exposé des motifs, le projet représente un investissement global de 151,1 millions d’euros. Il sera financé principalement par le prêt de la BAD, complété par un don de 30 millions d’euros de l’Union européenne et une contribution de 9,6 millions d’euros de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede).

Prévu sur la période 2026-2031, ce programme vise à améliorer durablement les performances du réseau de distribution d’eau potable dans la capitale et sa banlieue. Il repose essentiellement sur la réduction des pertes d’eau et des fuites, l’optimisation de la consommation énergétique des installations ainsi que la modernisation des outils de contrôle et de gestion à distance des infrastructures.

Pour atteindre ces objectifs, le projet s’articule autour de quatre composantes. La réhabilitation des réseaux d’adduction et de distribution constitue le principal poste d’investissement, avec une enveloppe de 92,9 millions d’euros. La modernisation énergétique mobilisera, quant à elle, 24,6 millions d’euros, tandis que 18,6 millions d’euros seront consacrés à la digitalisation de la gestion du réseau et au déploiement de systèmes intelligents. Enfin, 15 millions d’euros seront réservés au renforcement des capacités techniques de la Soneds pour assurer la gestion et le suivi du programme.

Sur le terrain, les interventions porteront notamment sur la réhabilitation de 25 kilomètres de conduites d’adduction et de 113 kilomètres de réseaux de distribution, en ciblant en priorité les tronçons les plus dégradés. Le dispositif prévoit également le renforcement des moyens de détection des fuites et la mise en place d’un système centralisé permettant de superviser et de gérer les réseaux à distance.

La transformation numérique occupera également une place importante dans ce programme, avec l’installation de 120 000 compteurs intelligents qui seront connectés au système d’information commercial de la Sonede. En parallèle, le volet énergétique prévoit le recours aux énergies renouvelables, notamment à travers l’installation de panneaux photovoltaïques sur les sites de Ghedir El Golla et de Mornaguia.

Sur le plan financier, le prêt de la BAD sera remboursable sur une période de 20 ans, assortie d’un délai de grâce de cinq ans. Son taux d’intérêt sera variable et calculé sur la base de l’Euribor à six mois, majoré d’une marge de 0,8%. Le financement sera également soumis à deux commissions de 0,25% chacune, au titre de l’ouverture et de l’engagement.

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Crise du carburant au Niger: l’Algérie envoie 53 camions-citernes pour renforcer l’approvisionnement

 

Dans un contexte de tensions persistantes sur l’approvisionnement en carburant, le Niger a réceptionné dimanche un important convoi en provenance d’Algérie. Une cinquantaine de camions-citernes transportant 1,6 million de litres d’essence sont arrivés à Agadez, dans le nord du pays.

En provenance de la raffinerie de Sbaa, dans la wilaya d’Adrar, au centre-sud de l’Algérie, le carburant a été réceptionné au dépôt régional d’Agadez. Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, et l’ambassadeur d’Algérie au Niger, Saadi Ahmed, ont pris part à la cérémonie, aux côtés de plusieurs responsables administratifs et institutionnels.

Le ministre Hamadou Tini a attribué les difficultés actuelles d’approvisionnement en essence et en gasoil à une crise mondiale, alimentée par les conflits, les perturbations logistiques et la volatilité des prix. Les échanges ont également porté sur les modalités de transport et de sécurisation du carburant à travers le Sahara.

De son côté, l’ambassadeur d’Algérie à Niamey a expliqué que l’envoi du convoi répondait aux difficultés d’approvisionnement en carburant auxquelles fait face le Niger. Il a indiqué que l’envoi du carburant avait été décidé par le président Abdelmadjid Tebboune, sans sollicitation officielle préalable de Niamey. Il a par ailleurs abordé l’état des relations entre les deux pays, ainsi que les perspectives de leur partenariat.

Si l’arrivée de ce convoi peut soulager temporairement le marché du carburant à Agadez, elle ne permet pas, à elle seule, de répondre aux difficultés structurelles d’approvisionnement du Niger. La longueur des circuits logistiques et l’exposition aux fluctuations des prix internationaux restent des facteurs de vulnérabilité. L’évolution de la distribution au cours des prochaines semaines permettra de mesurer l’effet réel de cette livraison sur la disponibilité du carburant dans le pays.

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Apple: un trimestre record, mais des fêtes sous tension

 

Malgré des résultats trimestriels historiques, Apple anticipe un ralentissement de sa croissance en fin d’année. Le groupe table sur une progression de 7 à 10 % de son chiffre d’affaires pendant les fêtes, après des hausses de 16 % au printemps et de 12 % durant l’été. Ces perspectives ont entraîné un repli de plus de 3 % du titre après la clôture de Wall Street.

Les performances financières restent néanmoins solides. Au quatrième trimestre de son exercice fiscal, de juillet à septembre, Apple a réalisé un chiffre d’affaires de 114,5 milliards de dollars, en hausse de 12 %. Cette progression a notamment été portée par l’iPhone, dont les revenus ont bondi de 17 %, à 57,6 milliards de dollars. Le bénéfice net a atteint 30,7 milliards (+12 %). Sur l’ensemble de l’exercice, le groupe a totalisé 478,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+15 %) et dégagé 132,2 milliards de bénéfice (+18 %). L’iPhone représente désormais 53 % de son activité.

Mais ces résultats ne dissipent pas les inquiétudes des investisseurs, particulièrement préoccupés par l’évolution des marges. La marge brute devrait s’établir entre 45 et 46 %, contre 48,2 % un an plus tôt. En cause, la pénurie de puces mémoire, dont la demande explose avec la multiplication des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Face à cette hausse des coûts, Apple a déjà relevé ses prix, jusqu’à 300 dollars pour les Mac, les iPad et les accessoires, et 100 dollars pour les iPhone 18 Pro. John Ternus, qui présentait les résultats pour la première fois depuis sa succession à Tim Cook, a prévenu que la facture liée à l’approvisionnement en mémoire devrait encore s’alourdir après décembre.

À cette pression s’ajoutent les dépenses liées à l’IA. Le déploiement de Siri AI, fondé sur des modèles dérivés de Gemini, mobilise d’importantes capacités de calcul lorsque les requêtes sont traitées sur les serveurs d’Apple. Pour maîtriser ces coûts, le groupe envisage de limiter l’utilisation de certaines fonctionnalités et de facturer les capacités supplémentaires.

Parallèlement, les services montrent des signes d’essoufflement. Leur croissance est retombée à 10 % au dernier trimestre, contre 12 % au printemps, et devrait atteindre 8 à 9 % pendant les fêtes. Kevan Parekh, directeur financier, évoque les fluctuations des taux de change, le recul des jeux mobiles, les évolutions de l’App Store et les conséquences d’une décision de justice américaine.

Sur le plan commercial, l’iPhone Duo, premier smartphone pliable d’Apple, lancé le 23 octobre à partir de 1 999 dollars, suscite un vif intérêt. Sa production peine toutefois à répondre à la demande, tandis que certains appareils présentent un problème d’écran.

Enfin, Apple se distingue par la relative modestie de ses investissements: environ 2,2 milliards de dollars par trimestre, contre 51,4 milliards pour Alphabet et 45,2 milliards pour Microsoft. Un écart révélateur de stratégies différentes dans la course aux infrastructures de l’intelligence artificielle.

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Des frigos piratés à 50°C: sept pays européens frappés par une cyberattaque

 

Après la France, sept autres pays européens sont à leur tour touchés par le piratage de systèmes de réfrigération. Un fabricant danois est notamment dans le viseur.

À Sjöbo, dans le sud de la Suède, un supermarché a vu ses réfrigérateurs et congélateurs afficher soudainement une température de 50°C. L’incident est loin d’être isolé: lundi, des faits similaires ont été signalés dans sept pays européens, de la Belgique aux Pays-Bas, en passant par l’Estonie, la Finlande, le Luxembourg, la Suède et l’Irlande. Plusieurs commerçants ont ainsi dû détruire une partie de leurs stocks, essuyant des pertes dont le montant global reste encore inconnu.

Cette nouvelle vague rappelle une précédente offensive survenue le 12 octobre, lorsque plusieurs grandes enseignes françaises avaient signalé une cyberattaque visant des centaines de systèmes de réfrigération. Aucun des deux épisodes n’a été revendiqué, laissant planer le doute sur les motivations des responsables. Le commissaire européen à l’agriculture et à l’alimentation, Christophe Hansen, dénonce toutefois « une tentative délibérée de perturber la chaîne d’approvisionnement alimentaire ». Il juge la répétition de ces incidents « extrêmement préoccupante ».

L’ampleur des perturbations varie selon les pays et les enseignes. En Belgique, Carrefour a recensé une quinzaine de cas parmi ses 700 magasins. Son porte-parole attribue ces incidents à une cyberattaque. Delhaize, Colruyt, Intermarché ainsi que le magasin Ikea de Mons sont également concernés. Au Luxembourg, quatre magasins Delhaize ont été touchés. En Irlande, treize établissements de Musgrave, propriétaire de SuperValu, ont signalé des perturbations, auxquelles s’ajoutent plusieurs supérettes aux Pays-Bas. En Suède, six magasins Coop sur environ 800 sont concernés. L’enseigne Ica fait également état d’incidents, sans toutefois confirmer leur origine malveillante. Enfin, quelques petits commerces Kesko, en Estonie et en Finlande, ont relevé des températures anormales.

Reste à comprendre comment ces attaques ont pu se propager dans autant de pays. Coop évoque notamment les réseaux mobiles 4G auxquels étaient connectés les magasins concernés, estimant qu’ils pourraient être moins sécurisés que les infrastructures 5G. Mais un autre élément retient l’attention: la présence d’équipements du fabricant danois Danfoss dans plusieurs établissements touchés. Ica affirme que tous ses magasins concernés utilisaient des systèmes de contrôle frigorifique fournis par le groupe, déjà cité dans le dossier français. En Estonie, un distributeur confirme également que les appareils compromis appartenaient à d’anciennes générations de produits Danfoss.

Ces incidents rappellent que les cybermenaces ne concernent plus uniquement les serveurs et les bases de données. Les équipements industriels connectés, parfois anciens et insuffisamment sécurisés, peuvent eux aussi devenir des points de vulnérabilité pour des infrastructures essentielles. Pour les distributeurs, leur protection constitue désormais un enjeu opérationnel et économique majeur. Car les conséquences d’une cyberattaque peuvent dépasser largement le cadre informatique: dérèglement des systèmes de réfrigération, destruction de marchandises et perturbation de toute une chaîne d’approvisionnement alimentaire. Un risque que les autorités européennes ne peuvent plus se permettre de négliger.

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Tunisie : les transporteurs de carburants en grève les 23, 24 et 25 novembre

 

Les entreprises de transport de carburants pourraient être paralysées pendant trois jours en novembre. Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, ce lundi 2 novembre, le dépôt d’un préavis de grève sectorielle pour les 23, 24 et 25 du mois courant. Le mouvement concernera l’ensemble des établissements du secteur sur tout le territoire national.

À l’origine de cette mobilisation, le syndicat dénonce le non-respect de l’accord conclu le 2 mai 2019, dont il réclame l’application intégrale. Selon la centrale syndicale, le non-respect de ses dispositions a porté atteinte aux droits professionnels et sociaux des salariés. Elle exige ainsi la mise en œuvre immédiate de l’ensemble des engagements prévus par cet accord.

Par ailleurs, dans son télégramme, l’UGTT se fonde sur les articles 376 bis et 376 ter du Code du travail pour appeler les autorités compétentes à intervenir dans les meilleurs délais afin de trouver une issue au différend. Elle invoque également l’article 377 et les dispositions qui suivent, dans le but de favoriser un règlement du conflit avant la date prévue pour la grève.

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