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Canicule en Tunisie : Jusqu’à 46°C attendus ce dimanche, le ministère de la Santé appelle à la vigilance

Les températures grimperont fortement ce dimanche 12 juillet en Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le mercure pourrait atteindre jusqu’à 46°C à Kairouan sous l’effet du sirocco. Face à cet épisode de forte chaleur, le ministère de la Santé a diffusé une infographie rappelant les gestes essentiels pour prévenir les coups de chaleur et protéger les personnes les plus vulnérables.

Jusqu’à 46°C attendus dans l’intérieur du pays

L’INM prévoit un temps chaud et généralement peu nuageux sur l’ensemble du territoire. Les températures maximales varieront entre 35 et 40°C sur les régions côtières, tandis qu’elles oscilleront entre 41 et 45°C dans la plupart des régions de l’intérieur. Elles pourraient atteindre localement 46°C dans le gouvernorat de Kairouan sous l’effet du sirocco.

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Le vent soufflera d’abord du secteur sud, faible à modéré, avant de se renforcer progressivement près des côtes et sur les hauteurs, puis de s’orienter au secteur nord. La mer sera peu agitée à agitée.

Dans ce contexte, les autorités sanitaires appellent la population à redoubler de prudence afin d’éviter les accidents liés à la chaleur.

Les gestes simples qui permettent d’éviter le coup de chaleur

Dans une infographie publiée sur sa page Facebook, le ministère de la Santé rappelle plusieurs mesures essentielles pour limiter les effets de la canicule. Il recommande de boire régulièrement de l’eau, même en l’absence de sensation de soif, afin d’éviter la déshydratation. Il est également conseillé d’éviter toute exposition directe au soleil entre 11 heures et 16 heures, période durant laquelle le rayonnement est le plus intense. Le port de vêtements légers, amples et de couleur claire, ainsi que l’utilisation d’un chapeau ou d’une casquette, sont aussi recommandés.

À domicile, le ministère invite à aérer le logement tôt le matin, puis à fermer les fenêtres et les volets durant les heures les plus chaudes afin de conserver la fraîcheur à l’intérieur.

Une vigilance particulière pour les enfants et les personnes âgées

Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de protéger les personnes les plus fragiles, en particulier les enfants et les personnes âgées. Les parents sont invités à faire boire régulièrement les enfants, à limiter les activités physiques intenses durant les périodes les plus chaudes et à surveiller l’apparition de symptômes tels que des maux de tête, des vertiges ou une fatigue importante.

Le ministère rappelle également qu’il ne faut jamais laisser un enfant, une personne âgée ou toute autre personne vulnérable dans un véhicule stationné, même pour quelques minutes. La température à l’intérieur d’une voiture peut augmenter très rapidement et devenir mortelle. Les personnes âgées doivent, elles aussi, être encouragées à boire suffisamment d’eau et à être suivies régulièrement, surtout lorsqu’elles vivent seules.

Quels sont les signes d’un coup de chaleur ?

Le ministère de la Santé rappelle que plusieurs symptômes doivent alerter, notamment des maux de tête, des vertiges, une fatigue intense, une élévation importante de la température corporelle, des nausées ou encore une perte de connaissance. En cas d’apparition de ces signes, il est recommandé de mettre immédiatement la personne concernée à l’abri de la chaleur, de la rafraîchir et de consulter sans délai la structure de santé la plus proche.

Avec des températures pouvant atteindre 46°C dans certaines régions ce dimanche, les autorités appellent l’ensemble des citoyens à adopter ces gestes de prévention afin de limiter les risques sanitaires liés à cette nouvelle vague de chaleur.

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Les banques tunisiennes financent-elles vraiment trop peu l’investissement ? Ce que révèle le rapport 2025 de la BCT

La cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a reçu samedi 11 juillet 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, venu lui remettre le rapport annuel 2025 de l’institution. À cette occasion, elle a estimé que « le financement de l’investissement par le secteur bancaire privé demeure très faible » et a appelé les banques à accroître leur contribution au financement de l’économie productive. Cette appréciation est-elle confirmée par les chiffres du rapport annuel 2025 ? Consulter le rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (PDF).

Une interpellation directe du secteur bancaire

Lors de cette rencontre, la cheffe du gouvernement a salué les résultats obtenus en matière de maîtrise de l’inflation, de stabilité du taux de change, de préservation des réserves en devises et de baisse du taux directeur de la BCT à deux reprises en 2025.

Elle a toutefois insisté sur les défis qui demeurent, notamment le déficit énergétique, les incertitudes internationales et surtout la nécessité de renforcer l’investissement productif. Dans ce contexte, elle a estimé que les banques privées ne financent pas suffisamment les projets d’investissement et a invité la Banque centrale à jouer pleinement son rôle afin d’encourager un engagement plus important du secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle.

Mais cette appréciation est-elle confirmée par les données du rapport annuel ?

Lire aussi : La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle

Les banques continuent de financer l’économie

À première vue, les chiffres ne donnent pas l’image d’un secteur bancaire qui aurait fermé le robinet du crédit.

À fin 2025, les crédits à l’économie atteignent près de 123 milliards de dinars, en progression de 3,1 % sur un an. Les crédits accordés aux entreprises et aux professionnels dépassent désormais 92 milliards de dinars, poursuivant leur progression par rapport à 2024.

Ces données montrent que les banques continuent d’accompagner l’activité économique.

Autrement dit, le débat ne porte pas sur le volume global du crédit, mais sur son orientation.

Lire aussi : BCT : Les crédits à l’économie ont atteint 118,6 milliards de dinars en 2024

Les crédits de trésorerie progressent beaucoup plus vite que ceux destinés à l’investissement

Le rapport de la Banque centrale met en évidence une évolution contrastée des financements accordés aux entreprises.

Les crédits à court terme, principalement destinés aux besoins de trésorerie et au financement de l’exploitation courante, progressent de 5,6 % en 2025.

En revanche, les crédits à moyen et long terme, qui servent généralement à financer les investissements, les équipements ou les projets de développement des entreprises, n’augmentent que de 0,7 %.

Le contraste est encore plus marqué dans certains secteurs.

Les crédits à moyen et long terme accordés à l’industrie reculent de 0,6 %, tandis qu’ils progressent de seulement 0,3 % dans les services. Autrement dit, les banques continuent de financer les besoins de fonctionnement des entreprises, mais les financements destinés aux investissements évoluent beaucoup plus lentement.

Ces chiffres tendent ainsi à conforter, au moins en partie, le constat formulé par la cheffe du gouvernement.

Les entreprises publiques et les titres de l’État gagnent du terrain

Selon les données de supervision bancaire du rapport, fondées sur le bilan agrégé des banques, le rythme de progression du crédit diverge nettement selon la nature du bénéficiaire. Les crédits accordés aux professionnels privés ne progressent que de 2,3 %, tandis que ceux destinés aux entreprises publiques enregistrent une hausse de 15 %.

Fait notable : cette dynamique ne profite pas à l’ensemble de la sphère publique. Sur le même exercice, l’encours des crédits aux administrations publiques recule de 33 %, sous l’effet de remboursements de créances syndiquées par le Trésor. Autrement dit, ce sont les entreprises publiques elles-mêmes — et non l’État en tant qu’emprunteur direct — qui voient leurs financements progresser beaucoup plus rapidement que ceux du secteur privé.

Parallèlement, les banques renforcent leurs placements en titres de l’État.

Le montant des bons du Trésor détenus par les banques atteint 25,7 milliards de dinars, en hausse de 39,4 % sur un an. Plus largement, la part des actifs bancaires orientée vers le secteur public progresse de 24,7 % à 27,6 % entre 2024 et 2025.

Ces données ne signifient pas que les banques privilégient systématiquement le financement public au détriment du secteur privé. Elles montrent toutefois qu’une part croissante de leurs actifs est orientée vers la sphère publique — entreprises publiques et titres d’État confondus — dans un contexte où les investissements privés peinent à accélérer.

Un diagnostic à nuancer

Les chiffres du rapport annuel 2025 ne permettent donc pas d’affirmer que les banques financent insuffisamment l’économie dans son ensemble.

En revanche, ils montrent que la progression du crédit bénéficie davantage aux besoins de trésorerie, aux entreprises publiques et aux placements en titres de l’État qu’aux investissements privés de long terme.

Les données du rapport confirment ainsi partiellement le diagnostic formulé par la cheffe du gouvernement. Les banques continuent d’accorder des crédits, mais leur progression profite davantage au financement du fonctionnement courant, des entreprises publiques et des titres souverains qu’aux nouveaux investissements privés.

Reste désormais à savoir si la baisse du taux directeur de la Banque centrale, amorcée en 2025, et l’amélioration progressive de plusieurs indicateurs économiques suffiront à relancer durablement les crédits destinés aux projets créateurs de richesse et d’emplois.

Lire aussi :

  • Tunisie : Pourquoi les banques empruntent moins auprès de la Banque centrale ?
  • Tunisie : Les banques financent davantage les entreprises que les particuliers.

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Tunisie : Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires pour renforcer la filière aéronautique

Selon un bilan publié par la FIPA-Tunisia, la cinquième édition d’Aerospace Meetings Tunisia, organisée du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis, a réuni plus de 500 participants représentant plus de 150 entreprises issues de 10 pays. Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires (B2B) ont été organisés entre industriels, investisseurs et donneurs d’ordre, illustrant l’ambition de la Tunisie de consolider sa place dans les chaînes de valeur aéronautiques mondiales.

Organisée par Advanced Business Events (ABE), en partenariat avec la FIPA et le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), cette convention d’affaires s’est ouverte en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. À cette occasion, ce dernier a réaffirmé l’ambition de la Tunisie de renforcer son positionnement comme plateforme industrielle compétitive et à forte valeur ajoutée dans le secteur des composants aéronautiques.

Une industrie qui s’appuie sur un écosystème de plus de 80 entreprises

L’industrie aéronautique tunisienne s’est progressivement imposée comme un acteur reconnu dans la fabrication de composants destinés aux grands constructeurs et équipementiers mondiaux. Selon les données du secteur, elle regroupe aujourd’hui plus de 80 entreprises, majoritairement exportatrices, et emploie près de 20.000 personnes.

Ces entreprises interviennent dans plusieurs domaines à forte valeur ajoutée, notamment le câblage aéronautique, les matériaux composites, l’usinage de précision, les structures métalliques, les systèmes électriques et l’ingénierie. La proximité avec l’Europe, la qualification de la main-d’œuvre et l’expérience acquise depuis plusieurs décennies figurent parmi les principaux atouts mis en avant pour attirer les investisseurs.

Cette dynamique se poursuit avec de nouveaux projets industriels. Début juillet, le groupe turc AKSA Composites a notamment annoncé sa première implantation en Afrique en choisissant la Tunisie, illustrant l’intérêt croissant des investisseurs pour cet écosystème.

Plus de 2.500 rencontres entre industriels

La particularité d’Aerospace Meetings Tunisia réside dans son format. Contrairement à un salon traditionnel, l’événement repose principalement sur des rendez-vous d’affaires programmés à l’avance entre acheteurs, équipementiers, sous-traitants et investisseurs.

Selon la FIPA, plus de 2.500 rencontres B2B ont ainsi été organisées au cours des trois journées de l’événement. Parmi les entreprises présentes figuraient notamment Boeing, Embraer, Latecoere, Mecachrome et Figeac Aero, venus échanger avec les industriels tunisiens sur les évolutions de la supply chain mondiale, les besoins des grands donneurs d’ordre et les perspectives de coopération.

Ces échanges visent à faciliter la conclusion de futurs contrats, le développement de partenariats industriels et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

Lire aussi: Aéronautique et spatial : La Tunisie renforce sa visibilité au grand rendez-vous de Hambourg

Innovation et compétences au cœur des priorités

Les conférences organisées en marge des rencontres d’affaires ont également porté sur les transformations qui façonnent l’industrie aéronautique. L’intelligence artificielle appliquée aux processus industriels, le développement des compétences, l’excellence opérationnelle, la transition environnementale et l’économie circulaire figurent désormais parmi les principaux leviers de compétitivité du secteur.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la réussite d’un événement international. Le véritable défi sera de transformer les contacts établis durant Aerospace Meetings Tunisia en investissements, en transferts de technologies et en emplois qualifiés, afin de conforter la place de l’industrie aéronautique parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie nationale.

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Manouba : Ce que va changer l’ouverture du nouveau pont vers la X20

L’ouest du Grand Tunis dispose depuis ce vendredi 10 juillet 2026 d’un nouvel accès vers la route X20. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a inauguré le pont construit sur le canal de la Medjerda et ouvert à la circulation les deux voies de la route locale 525, aménagée sur 1,5 kilomètre. Ce projet de 10,6 millions de dinars vise à améliorer la desserte de Manouba, Sanhaja et Oued Ellil et à réduire la congestion sur ce secteur.

Un nouvel accès pour mieux répartir la circulation

Le projet comprend le doublement de la route locale 525 sur une longueur de 1,5 kilomètre, la construction de deux ponts de 25 mètres franchissant le canal de la Medjerda, deux giratoires, un réseau d’éclairage public, des ouvrages d’assainissement ainsi qu’une nouvelle signalisation.

La circulation est désormais ouverte dans les deux sens entre Manouba et la route X20. Selon le ministère de l’Équipement, cet aménagement doit contribuer à fluidifier les déplacements dans une zone identifiée comme un point de congestion, notamment aux heures de pointe.

Le nouvel axe dessert également plusieurs équipements administratifs et sportifs ainsi que le futur quartier résidentiel en cours d’aménagement par l’Agence foncière de l’habitat (AFH). En offrant un itinéraire élargi et une connexion directe avec la X20, il doit permettre de mieux répartir les flux de circulation, sans qu’une estimation du trafic concerné ou du temps de parcours gagné n’ait été communiquée.

Une nouvelle avancée pour la X20

Au-delà de l’ouvrage lui-même, cette ouverture s’inscrit dans le développement progressif de la route X20, appelée à devenir l’un des principaux axes de contournement du Grand Tunis.

Interrogé par Mosaïque FM, le directeur général des Ponts et Chaussées, Khaled Atrach, a indiqué que les derniers tronçons de la X20 devraient être achevés avant la fin de l’année 2026. Le responsable a rappelé que le chantier avait connu plusieurs retards liés notamment aux procédures foncières et aux déplacements des différents réseaux.

Une fois entièrement mise en service, cette infrastructure doit renforcer les liaisons entre les gouvernorats de Manouba, de l’Ariana et de Tunis et offrir une alternative à une partie du trafic qui emprunte aujourd’hui les principaux axes urbains.

26 projets routiers déjà livrés en 2026

Le directeur général des Ponts et Chaussées a également indiqué que le ministère de l’Équipement avait achevé 26 projets routiers au cours du premier semestre 2026. Quarante-cinq autres devraient être livrés d’ici la fin de l’année, parmi lesquels figurent notamment les contournements de Zarzis et de Korba, le doublement de la route nationale n°2 entre Enfidha et Kairouan, ainsi que la poursuite du chantier de la liaison permanente de Bizerte.

Ces réalisations s’inscrivent dans le programme national de modernisation des infrastructures routières déjà présenté par le ministère au cours des derniers mois. Webdo avait notamment détaillé, en mars dernier, le plan global comprenant 80 projets routiers représentant un investissement estimé à 4,2 milliards de dinars.

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TGM : Annoncées en 2017, les 18 nouvelles rames ont enfin leur contrat

Le renouvellement du matériel roulant du Train de la banlieue nord (TGM) franchit une étape décisive. La Société des transports de Tunis (Transtu) a signé, ce vendredi 10 juillet, un contrat avec le constructeur chinois CRRC Nanjing Puzhen Co. Ltd pour l’acquisition de 18 nouvelles rames électriques destinées à la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa. D’un montant d’environ 75 millions d’euros, financé à parts égales par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ce marché doit permettre l’arrivée des premières rames au début de l’année 2028.

Si la signature constitue une avancée majeure, elle marque surtout l’aboutissement d’un projet lancé il y a près de neuf ans et longtemps retardé par les procédures de financement, les appels d’offres internationaux et les différentes phases techniques nécessaires à sa concrétisation.

Une étape décisive après plusieurs années d’attente

Le contrat conclu avec le constructeur chinois ne se limite pas à la fourniture des 18 rames. Il comprend également un programme de maintenance de cinq ans, la livraison de pièces de rechange, des équipements destinés aux ateliers ainsi qu’une machine de reprofilage des roues afin d’assurer la sécurité et la disponibilité du matériel roulant.

Cette signature intervient alors que d’importants investissements ont déjà été réalisés sur l’infrastructure du TGM. La voie ferrée, plusieurs stations, les installations électriques, la signalisation, les passages à niveau et différents ouvrages d’art ont été modernisés ces dernières années afin de préparer l’exploitation du futur matériel.

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Ce qui changera pour les voyageurs

Les nouvelles rames, longues de 40 mètres, seront climatisées et équipées d’un système de vidéosurveillance, d’un dispositif d’information des voyageurs ainsi que d’espaces réservés aux personnes à mobilité réduite. Elles pourront accueillir jusqu’à 400 passagers, dont 90 assis, et circuler à une vitesse maximale de 100 km/h.

Selon Transtu, leur mise en service permettra d’améliorer sensiblement l’exploitation de la ligne, avec un train toutes les six minutes aux heures de pointe et toutes les douze minutes en dehors des périodes de forte affluence. L’objectif est d’augmenter la capacité de transport tout en offrant un service plus régulier et plus confortable aux usagers.

Pourquoi les premières rames n’arriveront qu’en 2028

Malgré la signature du contrat, les voyageurs devront encore patienter avant de découvrir les nouvelles rames. Leur fabrication, les essais techniques, les procédures d’homologation ainsi que la formation des équipes nécessitent encore plusieurs étapes avant leur mise en circulation.

En attendant, le TGM continuera d’être exploité avec son parc actuel, maintenu en service grâce à des opérations régulières de maintenance. L’arrivée progressive des nouvelles rames à partir de 2028 doit ainsi constituer la dernière étape du vaste programme de modernisation engagé sur cette ligne historique reliant Tunis à La Marsa, avec l’ambition d’améliorer durablement la qualité du transport ferroviaire dans la banlieue nord.

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La Tunisie accueille AfricaCrypt 2026 : Pourquoi cette conférence dépasse largement le cercle des spécialistes ?

La Tunisie accueille du 8 au 10 juillet à Hammamet la 17e édition d’AfricaCrypt, l’une des principales conférences scientifiques africaines consacrées à la cryptographie et à la cybersécurité. Organisé en coopération avec l’International Association for Cryptologic Research (IACR), l’événement réunit chercheurs, universitaires et experts internationaux autour des nouveaux défis de la sécurité numérique, avec un accent particulier sur la cryptographie post-quantique.

Une conférence scientifique de référence pour la cybersécurité

Contrairement aux salons consacrés aux nouvelles technologies ou à l’intelligence artificielle, AfricaCrypt est avant tout un rendez-vous scientifique. Les travaux présentés sont évalués par des spécialistes avant d’être publiés dans la collection Lecture Notes in Computer Science (LNCS) de Springer, une référence mondiale dans la recherche en informatique.

L’édition 2026 est organisée avec le concours de plusieurs institutions universitaires et scientifiques tunisiennes, en collaboration avec le Centre de recherche militaire tunisien et sous l’égide de l’International Association for Cryptologic Research (IACR). Elle réunit des chercheurs venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie pour présenter les avancées les plus récentes en cryptographie, l’un des fondements de la sécurité numérique.

Pourquoi la cryptographie devient un enjeu stratégique

La cryptographie est présente dans presque tous les usages numériques du quotidien. Elle protège les paiements bancaires, les applications de messagerie, les transactions électroniques, les signatures numériques, les dossiers médicaux, les services administratifs en ligne et les infrastructures critiques.

L’un des principaux thèmes d’AfricaCrypt 2026 concerne la transition vers la cryptographie post-quantique. De nombreux chercheurs estiment que les futurs ordinateurs quantiques pourraient, à terme, remettre en cause certains systèmes de chiffrement utilisés aujourd’hui. Les travaux portent donc sur le développement de nouveaux algorithmes capables de résister à cette évolution technologique.

Une école d’été organisée les 6 et 7 juillet a d’ailleurs permis à de jeunes chercheurs africains de se former aux principaux concepts de cette nouvelle génération de technologies de protection des données.

Une opportunité pour la recherche tunisienne

L’accueil d’une conférence de cette envergure met en lumière l’implication d’équipes tunisiennes dans les domaines des mathématiques appliquées, de la cryptographie et de la cybersécurité.

Au-delà de l’aspect académique, l’événement permet aux universités tunisiennes de renforcer leurs coopérations internationales et d’offrir davantage de visibilité à leurs travaux. Pour les doctorants et les jeunes chercheurs, il représente également une occasion d’échanger directement avec des spécialistes internationaux de premier plan.

Cette visibilité intervient dans un contexte où la cybersécurité devient un enjeu majeur pour les administrations, les banques, les opérateurs télécoms et l’ensemble des entreprises engagées dans leur transformation numérique.

Un enjeu qui concerne aussi l’économie

Face à la multiplication des cyberattaques dans de nombreux pays, les entreprises comme les institutions publiques renforcent progressivement leurs dispositifs de protection. Dans le même temps, la généralisation des services numériques accroît les besoins en solutions de cybersécurité toujours plus performantes.

Les recherches présentées lors d’AfricaCrypt dépassent donc largement le cadre universitaire. Elles peuvent contribuer à améliorer la protection des infrastructures critiques, à sécuriser les transactions électroniques et à préparer l’adoption des futurs standards internationaux de cryptographie post-quantique.

Pour la Tunisie, accueillir cette conférence constitue également une vitrine scientifique susceptible de renforcer son positionnement dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la cybersécurité à l’échelle régionale.

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AI for Good : Que peut réellement gagner la Tunisie de sa participation au sommet mondial ?

La Tunisie participe cette semaine à Genève au AI for Good Global Summit et au Forum du Sommet mondial sur la société de l’information. Au-delà des rencontres institutionnelles, cette présence peut ouvrir des opportunités en matière de partenariats, de formation et de gouvernance de l’intelligence artificielle. Encore faut-il que les échanges débouchent sur des projets concrets en Tunisie.

La Tunisie présente à la grande semaine numérique de Genève

Le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, a pris part aux travaux du AI for Good Global Summit et du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information, organisés à Genève.

La délégation tunisienne a participé à plusieurs rencontres avec des représentants de gouvernements, d’organisations internationales et d’acteurs du secteur numérique afin d’examiner des possibilités de coopération dans les domaines de l’intelligence artificielle, des infrastructures numériques et de la transformation digitale.

Le AI for Good Global Summit se tient du 7 au 10 juillet 2026 au Palexpo de Genève. Il est organisé par l’Union internationale des télécommunications (UIT), en partenariat avec plus de 50 agences des Nations unies et le gouvernement suisse.

Un sommet axé sur les applications concrètes de l’IA

AI for Good ne se limite pas aux débats sur les promesses de l’intelligence artificielle.

Le programme aborde notamment les compétences, les normes techniques, la gouvernance, la santé, l’éducation, l’agriculture, la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes et la protection de l’environnement. Le sommet réunit plusieurs centaines d’intervenants autour de conférences, de démonstrations, de formations et d’espaces d’exposition consacrés aux innovations en intelligence artificielle.

L’enjeu pour la Tunisie consiste à identifier les technologies susceptibles de répondre à ses propres priorités, plutôt que de transposer des solutions conçues pour des contextes économiques différents.

Des partenariats pour les services publics

L’un des premiers bénéfices potentiels concerne la modernisation des services publics.

Des solutions d’intelligence artificielle peuvent faciliter le traitement de documents administratifs, améliorer l’orientation des citoyens, détecter certaines anomalies dans les dépenses publiques ou aider à analyser d’importants volumes de données.

La présence à Genève offre également l’occasion d’explorer de nouveaux partenariats techniques avec l’UIT, des agences des Nations unies ou des pays déjà engagés dans ces usages.

Ces coopérations devront toutefois respecter les exigences liées à la protection des données personnelles, à la transparence des décisions automatisées et à la souveraineté numérique de la Tunisie.

Former davantage de compétences tunisiennes

Le second enjeu concerne les ressources humaines.

La Tunisie dispose d’ingénieurs, de chercheurs et de startups actifs dans l’intelligence artificielle, mais elle reste confrontée au départ d’une partie de ses compétences et à un manque de moyens pour transformer la recherche en solutions commercialisables.

Le sommet met fortement l’accent sur le développement des compétences, le partage des connaissances et le renforcement des capacités dans les pays qui ne disposent pas des mêmes ressources technologiques que les grandes puissances numériques.

Cette participation peut ainsi faciliter l’accès à des programmes internationaux de formation destinés aux agents publics, aux enseignants, aux étudiants, aux entrepreneurs et aux petites entreprises. Elle peut également renforcer l’intégration des universités et des centres de recherche tunisiens dans les réseaux internationaux.

Une vitrine pour les startups tunisiennes

AI for Good réunit des investisseurs, des entreprises technologiques, des chercheurs, des institutions publiques et des organisations internationales.

Pour les startups tunisiennes, cet écosystème peut offrir une visibilité internationale et des contacts difficiles à obtenir sur le seul marché local. Les entreprises développant des solutions dans la santé, l’eau, l’agriculture, l’éducation ou l’énergie peuvent notamment s’intéresser aux programmes et appels à projets liés aux Objectifs de développement durable.

Mais la présence d’une délégation officielle ne suffit pas. Les retombées dépendront de la capacité à présenter des projets tunisiens solides, documentés et susceptibles d’être déployés à plus grande échelle.

Une occasion de suivre l’évolution de la gouvernance mondiale de l’IA

La semaine numérique de Genève est également marquée par le lancement de l’AI for Good Global Commission et par la tenue du premier Global Dialogue on AI Governance des Nations unies, consacré aux futures orientations internationales en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle.

Pour la Tunisie, participer à ces échanges permet de suivre les débats qui contribueront à façonner progressivement les cadres internationaux de développement et d’utilisation de l’IA.

Les discussions portent notamment sur la responsabilité des développeurs, la sécurité des systèmes, la transparence des algorithmes, la protection des données et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques.

Être présente dans ces échanges permet également à la Tunisie de faire entendre les priorités des pays en développement et de participer aux réflexions qui accompagneront l’élaboration des futurs standards internationaux.

Des retombées encore à démontrer

La participation à AI for Good peut donc apporter des contacts, des compétences, des financements potentiels et une meilleure compréhension des évolutions internationales en matière d’intelligence artificielle.

Mais le véritable impact ne pourra être évalué qu’après le sommet : accords conclus, programmes lancés, startups accompagnées, formations mises en place ou solutions effectivement déployées en Tunisie.

Sans mécanisme de suivi, cette participation pourrait rester essentiellement diplomatique. Le véritable indicateur de réussite sera la capacité à transformer les échanges de Genève en projets concrets au bénéfice des citoyens, des entreprises et des institutions tunisiennes.

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La Tunisie entre dans une nouvelle vague de chaleur : Jusqu’à 45°C attendus ce week-end

Une hausse marquée des températures est attendue à partir de ce vendredi 10 juillet dans la majeure partie de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le pic de chaleur est prévu samedi et dimanche, avec des températures pouvant atteindre 45°C dans plusieurs régions de l’intérieur du pays, accompagnées de vents de sirocco.

Une hausse de 6 à 10 degrés au-dessus des normales saisonnières

Dans son bulletin de suivi, l’INM annonce que les températures dépasseront les moyennes habituelles de la période de 6 à 10 degrés. Les maximales varieront généralement entre 40°C et 45°C sur les régions intérieures, tandis que les zones côtières de l’Est bénéficieront de conditions un peu moins chaudes, avec des températures comprises entre 34°C et 39°C.

Cette hausse concernera la plupart des gouvernorats, mais les régions de l’Ouest devraient être les plus exposées, notamment avec le retour du sirocco au début de la semaine prochaine.

Pourquoi cette vague de chaleur est-elle remarquable ?

Des températures supérieures à 40°C ne sont pas inhabituelles en juillet en Tunisie. Ce qui retient l’attention cette fois-ci est l’ampleur de l’écart avec les normales saisonnières, estimé entre 6 et 10 degrés, ainsi que la durée de l’épisode, qui devrait se prolonger plusieurs jours.

Le vent de sirocco attendu sur une grande partie du territoire accentuera également la sensation de chaleur et favorisera un assèchement rapide de la végétation, ce qui peut augmenter le risque d’incendies dans certaines zones sensibles.

Les personnes les plus exposées

Les épisodes de forte chaleur présentent des risques particuliers pour plusieurs catégories de la population : les personnes âgées ; les nourrissons et jeunes enfants ; les personnes souffrant de maladies chroniques ; les travailleurs exerçant en extérieur ; les personnes pratiquant une activité physique durant les heures les plus chaudes.

Les autorités recommandent de limiter les déplacements entre la fin de la matinée et le milieu de l’après-midi, de s’hydrater régulièrement, de privilégier les lieux frais et de ne jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule stationné.

Une vigilance appelée à se poursuivre

Selon les prévisions de l’INM, la chaleur devrait se maintenir au début de la semaine prochaine, en particulier dans les régions occidentales où le sirocco continuera de souffler. Les prévisions pourront toutefois évoluer en fonction de la situation météorologique des prochains jours. Les habitants sont donc invités à suivre les bulletins officiels actualisés avant tout déplacement ou activité en plein air.

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Cocaïne à Tunis-Carthage : Troisième lourde condamnation en moins d’un mois

La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mercredi 8 juillet 2026, une ressortissante étrangère à 18 ans de prison et à une amende de 20.000 dinars pour une affaire de trafic de cocaïne via l’aéroport international Tunis-Carthage. Cette décision est la troisième condamnation prononcée en moins d’un mois par la même juridiction dans des dossiers liés à des tentatives d’introduction de cocaïne via cette plateforme aéroportuaire.

Une passagère démasquée au scanner

L’affaire remonte à l’arrivée d’une voyageuse à l’aéroport international Tunis-Carthage à bord d’un vol en provenance d’un pays européen.

Selon Mosaïque FM, son comportement a attiré l’attention des agents de la sécurité et de la douane, qui ont décidé de procéder à un contrôle approfondi. Le passage au scanner a révélé la présence de corps étrangers dissimulés dans les plis de ses vêtements.

La fouille, effectuée conformément aux procédures légales, a permis de découvrir des quantités de cocaïne soigneusement cachées. À l’issue de l’enquête, la prévenue a été poursuivie pour importation et trafic de stupéfiants avant d’être reconnue coupable par la Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.

Elle a été condamnée à 18 ans de prison, assortis d’une amende de 20.000 dinars.

Le troisième maillon d’une série judiciaire

Ce jugement s’ajoute à deux autres décisions rendues ces dernières semaines par la même Chambre criminelle dans des affaires de trafic de cocaïne.

Le 18 juin, une autre ressortissante étrangère avait été condamnée à 30 ans de prison et à une amende de plus de 100.000 dinars. Dans cette affaire, la cocaïne était dissimulée dans une ceinture portée à même le corps.

Le 23 juin, un autre procès concernait un réseau international de trafic de cocaïne. Plusieurs accusés avaient alors été condamnés à des peines pouvant atteindre 50 ans de prison, dans une affaire comprenant également des poursuites pour blanchiment d’argent.

En l’espace de quelques semaines, la Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a ainsi eu à se prononcer à trois reprises sur des dossiers distincts liés au trafic de cocaïne transitant par l’aéroport Tunis-Carthage.

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Un même aéroport, des modes opératoires différents

Ces trois affaires présentent des profils et des méthodes de dissimulation différents : drogue cachée dans les vêtements pour le dossier jugé ce 8 juillet, dans une ceinture pour celui du 18 juin, ou encore trafic organisé impliquant plusieurs personnes dans l’affaire du réseau international.

Elles ont néanmoins un point commun : l’aéroport international Tunis-Carthage, où les cargaisons ont été détectées grâce aux contrôles menés par les services de sécurité et les douanes avant leur introduction sur le territoire tunisien.

Cette succession de décisions témoigne de la régularité avec laquelle les juridictions tunisiennes sont amenées à traiter des dossiers de trafic de cocaïne liés à cette plateforme aéroportuaire stratégique.

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