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Sousse se positionne au cœur de la stratégie africaine de développement du système GNSS

Le tout premier laboratoire et académie du Système mondial de navigation par satellite (GNSS) du continent africain a été inauguré, cette semaine, à Sousse. D’après un récent rapport de Space in Africa relayé par SatelliteProme, cette infrastructure vise à réduire la dépendance de l’Afrique aux technologies étrangères de positionnement, de navigation et de synchronisation.

Cette nouvelle entité est le résultat d’une collaboration entre le Bureau du Programme Conjoint SatNav Africa (SatNav Africa JPO), le Centre de recherches et des technologies des eaux (CRMN) du Technopôle de Sousse, ainsi qu’une multitude de partenaires régionaux et internationaux. L’objectif est de faire de la Tunisie un pôle continental d’excellence pour la formation, l’innovation et la recherche appliquée en matière de GNSS.

Former la prochaine génération de professionnels africains

Ces deux nouvelles structures auront pour rôle de proposer des certifications techniques et des opportunités de recherche aux professionnels du secteur avec la mise en place de formations qui leur sont dédiées.

L’objectif est de développer localement une expertise en systèmes de positionnement, de navigation et de synchronisation (PNT). Des compétences de plus en plus indispensables dans une multitude de secteurs, à l’instar des transports, de l’agriculture, des télécommunications, de la gestion des catastrophes, de l’aviation ou encore des technologies autonomes.

L’événement a rassemblé des représentants d’agences spatiales africaines, d’universités, d’instituts de recherche et d’entreprises technologiques privées, preuve d’une collaboration continentale de plus en plus intense autour des enjeux spatiaux. Des organisations spécialisées dans la navigation par satellite, l’observation de la Terre et les technologies géospatiales ont également participé avec la présence de partenaires technologiques internationaux.

Ce lancement s’inscrit dans une tendance plus large. L’Afrique multiplie, en effet, ses efforts pour bâtir des capacités spatiales souveraines depuis l’inauguration, plus tôt cette année, de l’Agence spatiale africaine (AfSA).

 

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Tunisie: l’idée de créer une banque postale refait surface

Au cours d’une séance d’audition des représentants du ministère des Finances devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), l’idée de création d’une banque postale a, de nouveau, été évoquée. D’après les représentants du ministère, il s’agit d’«une option stratégique», qui pourrait être examinée dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière.

Les représentants du ministère ont expliqué qu’il est possible de trouver une solution intermédiaire et moins contraignante avec le renforcement de la participation de La Poste tunisienne dans le capital d’une banque.

Une étude poussée des différents aspects réglementaires

En dépit du fait qu’il ne s’agit pas d’une idée nouvelle, les représentants du ministère ont rappelé que cette possibilité nécessite une étude poussée des différents aspects réglementaires, financiers et structurels. Autre point important évoqué par les responsables du ministère des Finances, le large consensus nécessaire entre les différentes parties prenantes pour que ce texte soit adopté.

Lors de cette audition, plusieurs députés se sont prononcés en faveur de la mise en place, au niveau du texte de loi, d’un chapitre spécifique destiné à la banque postale. Le réseau des agences et bureaux de poste qui s’étend sur tout le territoire national est, en ce sens, un atout qu’ils ont qualifié d’ «inexploité». L’intégration de La Poste au système bancaire national permettrait, ainsi, de dynamiser l’épargne à l’échelle locale, de faciliter l’accès au crédit et de réduire les disparités régionales.

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Investissement international: la Tunisie stagne, le Maroc inarrêtable!

La Tunisie a perdu sept places dans la toute récente mise à jour du Global Investment Risk and Resilience Index, la référence internationale quant aux capacités des États à offrir aux investisseurs un environnement d’investissement stable, sûr et résilient.

Ce classement se fait en fonction de 13 indicateurs issus de près de trois mille données évaluant le degré d’exposition des États aux risques majeurs freinant l’investissement. Sur les treize indicateurs en question, cinq sont destinés à l’évaluation du niveau de risque. Il peut s’agir, en ce sens, de risques institutionnels, climatiques, économiques ou géopolitiques qui peuvent être liés à la qualité des réglementations internes, à la volatilité des devises ou à l’inflation.

Une performance qui laisse à désirer

Le classement de la Tunisie au 118 rang mondial illustre sa performance qui laisse à désirer en matière d’investissement international. Son score global de 52,5 sur 100 n’a certes pas bougé, mais lors de la précédente mise à jour du classement, elle était 111e.

La Tunisie stagne et ce sont les autres qui avancent. Pire encore, un examen plus détaillé de la performance tunisienne permet de pointer du doigt ses principales défaillances, ou plutôt les risques relevés qui repoussent le plus les investisseurs internationaux, et c’est le risque juridique et réglementaire qui sort du lot. En d’autres termes, ce classement illustre un fait, en matière d’investissement: les lois et réglementations de la Tunisie sont à l’origine de l’indifférence des investisseurs internationaux quant aux possibilités qu’elle peut leur offrir.

Loin devant la Tunisie, Maurice, 57e à l’échelle internationale, est en pole position des pays africains, il devance le Botswana, 58e, et le Maroc, 70e, qui gagne au passage 28 positions et ferme la marche du trio africain de tête.

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AGIL Energy – Utica: coup d’envoi de la première édition nationale du Grand Prix de la performance énergétique (GPPE)

Le lancement de la première édition nationale du Grand Prix de la performance énergétique (GPPE) a eu lieu, cette semaine, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

Cette initiative a été mise en place en réaction aux profondes mutations du contexte économique international marqué par des changements brutaux en matière de maîtrise énergétique. L’idée est de poser les bases d’une culture d’évaluation objective avec des standards concrets et atteignables.

À terme, les entreprises tunisiennes concernées seront assez outillées pour limiter leur dépendance énergétique et résister à la hausse des coûts. L’objectif est également de se conformer aux nouvelles réglementations internationales en matière énergétique, qui sont de plus en plus intraitables avec les secteurs et activités trop énergivores.

Sept secteurs d’activité et une grille d’évaluation de 100 points 

L’attribution de ce prix se fera en fonction d’une grille de 100 points constituée de critères économiques, environnementaux et organisationnels. Pour être primées, les entreprises en question doivent atteindre un seuil minimal de 70 points.

Au total, la première édition de ce prix couvrira sept secteurs d’activité: l’industrie, la mobilité électrique, les énergies solaires, les équipements électroménagers performants, le tourisme, le bâtiment et les banques et institutions de microfinance.

Ce grand prix, avec son système à points, pourrait jouer le rôle d’un référentiel national pour les entreprises respectueuses de l’environnement, puisant sa légitimité dans le partenariat public-privé à l’origine de son lancement. Cette initiative est, en effet, parrainée exclusivement par la Société nationale de distribution des pétroles AGIL Energy avec la contribution de l’Utica et de plusieurs organismes publics, à l’instar de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

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De Crémone à Siliana, le savoir-faire italien au service des éleveurs tunisiens

La filière bovine laitière en Tunisie s’est toujours distinguée par un potentiel aussi prometteur qu’inexploité. C’est dans ce cadre que le bureau de l’Agence italienne pour la coopération au développement à Tunis a procédé mercredi, à la Société de la Foire de Siliana, au lancement du projet «ZAFIT – Formation agro-zootechnique durable pour de meilleures opportunités d’emploi en Tunisie».

La coopération italienne a mis les gros moyens pour la concrétisation de ce projet. Au total, 1,8 million d’euros, soit près de 6 millions de dinars, serviront à son financement avec la participation de la commune de Crémone.

Faire face aux défis structurels et fonctionnels du secteur

Ce projet s’adresse principalement aux exploitants agricoles de Siliana, qui disposent d’un savoir-faire ancestral dans la filière bovine laitière. L’idée est de les accompagner pour qu’ils puissent faire face aux défis structurels et fonctionnels qui rythment leur quotidien d’éleveurs. L’objectif, à terme, est de mettre les bases d’une filière compétitive, résistante aux chocs économiques et créatrice d’emplois à l’échelle locale.

«ZAFIT» s’adresse aussi bien aux éleveurs de Siliana qu’aux agents des institutions régionales agricoles. Il s’articule autour de cinq initiatives entrepreneuriales destinées à 300 familles d’éleveurs. L’idée n’est pas seulement d’appuyer les activités existantes de ces exploitants, mais de les encourager à concevoir et mettre en œuvre de nouveaux projets à fort potentiel pour consolider la filière.

Les ressources hydriques, la participation des jeunes et des femmes ainsi que le bien-être animal seront au centre de ce projet. Il n’est pas uniquement question de l’amélioration de la production laitière dans la région. Ce projet vise à améliorer et renforcer les compétences et les connaissances des éleveurs tout en soutenant l’emploi local et mettant les bases d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Un partenariat avec la commune italienne de Crémone

Ce projet repose également sur le partenariat avec la commune italienne de Crémone. Un territoire disposant d’une reconnaissance européenne et internationale dans la filière laitière. Il s’agit en effet de l’un des territoires qui alimentent le plus l’Italie en production laitière avec 1,6 million de tonnes de lait collectés en 2024.

Cette initiative permettra, dans ce contexte, de mettre en place des passerelles de compétences et d’expériences qui prennent en compte les spécificités locales de Siliana et les difficultés du secteur agricole en Tunisie. Des professionnels italiens et des éleveurs tunisiens travailleront en étroite collaboration avec la participation de plusieurs institutions pour dépasser l’aspect ponctuel du financement prévu et construire une coopération durable et efficiente.

Face aux nombreux défis et difficultés auxquels fait face l’agriculture tunisienne, ZAFIT est capable d’apporter des solutions concrètes à l’échelle locale dans une région du pays qui a toujours été pénalisée par le changement climatique, le manque de modernisation et le stress hydrique.

 

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