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Oeufs : Quand le prix payé dépasse largement le coût de production

Le prix de l’œuf, qui peut atteindre 326 millimes l’unité, suscite de vives interrogations au regard des chiffres avancés par les professionnels du secteur. Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, le coût de production ne dépasse pas 205 millimes, tandis que la marge bénéficiaire sur le marché formel est estimée à 15 millimes par œuf. L’écart entre ces données et le prix payé par le consommateur atteint ainsi plus de 100 millimes par unité, un différentiel que le responsable juge injustifié.

205 millimes pour produire, 326 millimes pour acheter

Les chiffres permettent de mesurer l’ampleur du décalage. Si le coût de production d’un œuf est fixé à 205 millimes et que la marge commerciale habituelle est de 15 millimes, son prix sur le marché formel devrait théoriquement se situer autour de 220 millimes.

Or, dans certains circuits, l’œuf est vendu jusqu’à 326 millimes. Cela représente un écart de 106 millimes par rapport au niveau obtenu en additionnant le coût de production et la marge annoncée.

Autrement dit, le prix final peut être supérieur de près de 48 % au niveau de référence de 220 millimes. C’est précisément dans cet écart que réside, selon Ibrahim Nefzaoui, le caractère difficilement justifiable de la hausse.

Une baisse de production qui n’explique pas tout

Le secteur connaît certes un recul de la production. Celle-ci aurait diminué de 7 %, avec une prévision de 162 millions d’œufs pour le mois d’août.

Cette baisse peut contribuer à exercer une pression sur le marché. Mais, pour le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, elle ne suffit pas à expliquer à elle seule le niveau atteint par les prix, a-t-il expliqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm.

Le véritable problème se situerait plutôt dans le fonctionnement du marché et dans l’importance des circuits échappant au contrôle formel.

100 millions d’œufs hors du circuit formel

Ibrahim Nefzaoui avance un chiffre qui éclaire, selon lui, les tensions actuelles : 100 millions d’œufs seraient écoulés chaque mois en dehors du circuit formel.

Cette masse considérable d’œufs, commercialisée en marge des circuits officiellement organisés, réduit la transparence sur la formation des prix et complique le contrôle des marges pratiquées entre la production et le consommateur.

C’est dans cette zone moins régulée que se trouverait une partie de l’explication de la flambée observée. Car si le coût de production reste inférieur à 205 millimes et que la marge annoncée sur le marché formel est de 15 millimes, la hausse jusqu’à 326 millimes ne peut être comprise sans s’interroger sur les intermédiaires et les circuits de commercialisation.

Le consommateur paie le prix d’un marché déséquilibré

Le paradoxe est donc frappant : alors que la production nationale continue d’assurer un volume de 162 millions d’unités en août, le consommateur peut se retrouver à payer son œuf bien au-delà du prix théorique résultant du coût de production et de la marge déclarée.

Pour Ibrahim Nefzaoui, la question dépasse ainsi la seule baisse de 7 % de la production. Elle renvoie à la nécessité de remettre de l’ordre dans les circuits de distribution et de limiter les distorsions qui permettent à une partie du marché d’échapper aux mécanismes formels de fixation des prix.

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Canicule : Jusqu’à 43 degrés attendus, avec des orages dans plusieurs régions

La chaleur restera marquée, ce jeudi 13 août 2026, dans une grande partie de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie, les températures atteindront jusqu’à 43 degrés dans les régions éloignées du littoral, tandis que des cellules orageuses accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi.

Jusqu’à 43 degrés à l’intérieur du pays

Les températures maximales oscilleront entre 39 et 43 degrés dans les régions intérieures, avec des coups locaux de sirocco susceptibles d’accentuer la sensation de chaleur.

Le mercure sera relativement moins élevé dans les régions côtières et sur les hauteurs, où les maximales seront comprises entre 33 et 38 degrés.

Ce contraste entre le littoral et l’intérieur du pays restera ainsi particulièrement marqué au cours de la journée.

Des pluies orageuses attendues dans l’après-midi

Le ciel sera traversé par des nuages passagers sur la plupart des régions. Des cellules orageuses locales, accompagnées de pluies, devraient se former dans l’après-midi sur les hauteurs occidentales du Nord et du Centre.

Ces précipitations pourront ensuite gagner localement certaines régions de l’Est, notamment la région de Sfax. Elles resteront toutefois localisées et ne devraient pas entraîner une baisse généralisée des températures.

Malgré ces averses ponctuelles, la chaleur demeurera donc le principal fait météorologique de la journée, particulièrement dans les zones éloignées du littoral.

Vent modéré et mer peu agitée

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré. La mer sera peu agitée sur l’ensemble des côtes.

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13 août : Cinq femmes qui ont marqué l’histoire de la Tunisie

Ce 13 août, la Tunisie célèbre, comme chaque année, la Fête nationale de la Femme, une journée qui rend hommage aux Tunisiennes et à leur contribution à la société, à la culture, à la politique et au développement du pays. Cette date coïncide avec l’anniversaire de la promulgation, en 1956, du Code du statut personnel, texte fondateur qui a profondément transformé le statut juridique et social des femmes tunisiennes.

Mais bien avant cette réforme majeure, et longtemps après, des femmes ont marqué l’histoire de la Tunisie par leur engagement, leur courage et leur capacité à briser les barrières de leur époque. De Aziza Othmana, figure emblématique du XVIIe siècle, aux pionnières de la médecine, du mouvement national, de la politique et de la défense des droits des femmes, leurs parcours racontent aussi une autre histoire de la Tunisie.

À l’occasion de cette journée, retour sur cinq femmes dont les noms restent associés à des étapes importantes de l’histoire tunisienne : Aziza Othmana, Bchira Ben Mrad, Tawhida Ben Cheikh, Habiba Menchari et Radhia Haddad.

Aziza Othmana, une figure de générosité à travers les siècles

Bien avant l’émergence des mouvements féministes et les grandes réformes du XXe siècle, Aziza Othmana avait déjà inscrit son nom dans l’histoire de la Tunisie.

Issue de la dynastie mouradite et connue pour son immense générosité, elle a consacré une partie importante de ses biens à des œuvres de bienfaisance. Son héritage reste notamment associé à l’aide aux plus démunis et au financement d’œuvres sociales et religieuses.

Son nom demeure aujourd’hui profondément ancré dans la mémoire collective tunisienne, notamment à travers l’hôpital Aziza Othmana, l’un des établissements hospitaliers les plus connus de Tunis. Plusieurs siècles après sa disparition, elle reste ainsi l’une des grandes figures féminines de l’histoire du pays.

Bchira Ben Mrad, une pionnière du mouvement féminin

Au XXe siècle, Bchira Ben Mrad s’impose comme l’une des premières grandes figures du militantisme féminin tunisien.

En 1936, elle fonde l’Union musulmane des femmes de Tunisie, l’une des premières organisations féminines du pays. Son engagement dépasse alors la seule question de la condition féminine. Elle œuvre également pour l’éducation des filles et participe à la mobilisation des femmes autour de la cause nationale, à une période où la Tunisie était encore sous protectorat français.

Son parcours symbolise l’entrée progressive des femmes tunisiennes dans l’espace public et leur participation au mouvement national.

Tawhida Ben Cheikh, ouvrir la voie aux femmes dans la médecine

Le nom de Tawhida Ben Cheikh est indissociable de l’histoire de la médecine tunisienne. Première femme médecin tunisienne, elle fait partie de ces pionnières qui ont ouvert aux femmes l’accès à des domaines longtemps réservés aux hommes.

Après ses études de médecine, elle s’engage dans plusieurs spécialités, notamment la pédiatrie et la gynécologie. Elle consacre également une partie importante de son parcours à la santé des femmes et à la planification familiale.

À travers son parcours exceptionnel, Tawhida Ben Cheikh a non seulement marqué l’histoire médicale du pays, mais elle est aussi devenue un symbole de réussite et d’émancipation pour plusieurs générations de Tunisiennes.

Habiba Menchari, une voix féministe avant l’heure

À une époque où la parole des femmes était largement absente du débat public, Habiba Menchari s’est distinguée par des prises de position audacieuses en faveur de l’émancipation féminine.

Au début du XXe siècle, elle participe aux débats sur la place des femmes dans la société et défend leur droit à l’éducation et à une plus grande liberté. Ses interventions, parfois controversées dans le contexte de l’époque, ont contribué à faire émerger une réflexion sur la condition féminine en Tunisie.

Son parcours témoigne de l’existence, bien avant l’indépendance et le Code du statut personnel, de voix tunisiennes qui remettaient déjà en question les normes sociales imposées aux femmes.

Radhia Haddad, de la lutte nationale à la vie politique

Figure du mouvement national puis de la Tunisie indépendante, Radhia Haddad a joué un rôle majeur dans la vie publique.

Elle a notamment présidé l’Union nationale de la femme tunisienne et fait partie des premières Tunisiennes à accéder aux institutions politiques du pays. Son engagement illustre la place progressivement conquise par les femmes dans les sphères de décision après l’indépendance.

Son parcours reste associé à une génération de femmes qui ont accompagné la construction de l’État tunisien moderne tout en défendant une plus grande participation féminine à la vie publique.

Cinq parcours, un héritage commun

Ces cinq femmes n’ont ni vécu à la même époque ni mené les mêmes combats. Aziza Othmana appartient à la Tunisie du XVIIe siècle, tandis que les autres ont marqué, chacune à leur manière, les transformations sociales et politiques des XIXe et XXe siècles.

Pourtant, leurs parcours se rejoignent sur un point essentiel : chacune a laissé une empreinte durable dans son domaine. Par la générosité et la solidarité, l’engagement national, la médecine, la prise de parole féministe, la politique ou la défense des libertés, elles ont contribué à élargir la place des femmes dans l’histoire tunisienne.

En ce 13 août, leur mémoire rappelle ainsi que les acquis dont bénéficient aujourd’hui les Tunisiennes ne sont pas seulement le résultat de réformes institutionnelles. Ils sont aussi l’héritage de femmes qui, à différentes périodes de l’histoire, ont ouvert des voies nouvelles et repoussé les limites imposées par leur époque.

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Fausses rumeurs sur la prison de Messaadine : Vaste coup de filet de la Garde nationale

Les autorités ont arrêté six personnes, dont quatre femmes, dans le cadre d’une enquête sur la diffusion de fausses informations concernant la prison civile de Messaadine. L’opération, menée mardi par la brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité de la Garde nationale, s’est déroulée dans plusieurs régions du pays.

Des perquisitions dans trois gouvernorats

Selon le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le général de brigade Houssemeddine Jebabli, les unités spécialisées ont effectué des perquisitions dans des domiciles situés dans le Grand Tunis, à Sousse et à Bizerte.

Cette intervention fait suite à la circulation de rumeurs sur les réseaux sociaux faisant état d’un prétendu incendie à la prison civile de Messaadine et du transfert de plusieurs détenus vers un établissement hospitalier.

Des comptes identifiés sur les réseaux sociaux

Les investigations ont conduit à l’interpellation de six personnes. Parallèlement, six autres individus ont été inscrits sur la liste des personnes recherchées. Parmi eux figurent des suspects d’appartenance à une organisation terroriste ainsi que d’autres recherchés dans des affaires liées à une association de malfaiteurs en vue du trafic et de la contrebande de stupéfiants.

Les enquêteurs affirment avoir identifié plusieurs comptes sur les réseaux sociaux ayant délibérément diffusé ces fausses informations, qui ont rapidement circulé en ligne.

L’administration pénitentiaire avait déjà démenti les rumeurs

Ces arrestations interviennent alors que l’Instance générale des prisons et de la rééducation avait déjà tenté de mettre fin aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux au sujet des conditions de détention durant la vague de chaleur.

Dans un communiqué, l’administration pénitentiaire avait en effet assuré avoir pris « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les détenus face aux températures exceptionnellement élevées, notamment en renforçant les conditions d’hébergement et la prise en charge sanitaire au sein des établissements pénitentiaires.

Elle avait également démenti les informations faisant état d’une dégradation de l’état de santé de certains détenus, ainsi que les allégations évoquant une suspension des visites des familles et des avocats. L’Instance a affirmé que les détenus continuent de bénéficier d’un suivi médical conformément à la réglementation en vigueur et que les personnes nécessitant des soins spécialisés sont transférées vers les hôpitaux publics lorsque leur état de santé l’exige. Les visites familiales et celles des avocats se poursuivent également selon les procédures légales en vigueur.

Selon l’administration pénitentiaire, cette communication visait à rassurer l’opinion publique et à mettre un terme aux informations non vérifiées diffusées sur les réseaux sociaux, dans un contexte marqué par la multiplication des rumeurs liées à l’état de santé de certains détenus et aux effets de la canicule sur les établissements pénitentiaires.

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Moody’s confirme la note de la Tunisie tout en pointant une dette et des finances publiques sous pression

L’agence de notation Moody’s a confirmé la note souveraine de la Tunisie à l’issue de son examen périodique, estimant que les besoins de financement extérieur du pays sont désormais mieux maîtrisés grâce à la stabilité des réserves de change. Si cette décision traduit une résilience accrue sur le plan extérieur, elle s’accompagne d’un constat inchangé sur les faiblesses structurelles de l’économie tunisienne, notamment l’endettement public élevé et les contraintes budgétaires.

Des besoins de financement extérieur mieux couverts

Moody’s considère que la Tunisie a amélioré sa position extérieure au cours des dernières années. Malgré d’importants remboursements d’euro-obligations et une hausse de 38 % des importations énergétiques sur les cinq premiers mois de 2026, les réserves en devises sont restées stables, couvrant environ 3,3 mois d’importations à fin juin.

L’agence souligne que cette résilience s’explique par la progression des exportations agricoles, l’augmentation continue des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ainsi que par une hausse de 14 % des investissements directs étrangers au premier trimestre 2026. Elle estime également que le remboursement du dernier eurobond majeur en juillet améliore le profil d’échéance de la dette extérieure.

Des fragilités budgétaires toujours présentes

Malgré ces évolutions favorables, Moody’s juge que le profil de crédit de la Tunisie reste limité par plusieurs facteurs structurels. L’agence pointe notamment un niveau d’endettement public élevé, des marges de manœuvre budgétaires réduites, une croissance économique freinée par des contraintes structurelles et un accès toujours limité aux financements extérieurs à des conditions avantageuses.

Elle prévoit par ailleurs un ralentissement de l’assainissement budgétaire en 2026, en raison de l’augmentation des dépenses publiques et du lancement du Plan national de développement 2026-2030. La hausse des prix de l’énergie devrait également accroître le poids des subventions, qui représentaient déjà 20 % des dépenses publiques en 2025, soit 6,8 % du PIB.

Une perspective stable, mais sous conditions

Moody’s maintient ainsi une perspective stable, estimant que les besoins de financement extérieur devraient rester maîtrisés malgré des vulnérabilités persistantes liées aux finances publiques, aux prix élevés de l’énergie et au recours au financement de la Banque centrale.

L’agence estime qu’une amélioration de la note passerait par une accélération des réformes structurelles, une consolidation budgétaire plus rapide et un meilleur accès aux marchés internationaux des capitaux. À l’inverse, une dégradation des réserves de change, de la liquidité intérieure ou des équilibres budgétaires et extérieurs pourrait conduire à un abaissement de la notation.

Moody’s a également confirmé la note « Caa1 » avec perspective stable attribuée à la Banque centrale de Tunisie, qui assure les émissions et le remboursement des titres de dette de l’État.

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Avec Sidi Bou Saïd, la Tunisie compte désormais 24 trésors inscrits à l’UNESCO

L’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO marque une nouvelle étape pour le patrimoine tunisien. Validée le 25 juillet lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial à Busan, en Corée du Sud, cette reconnaissance porte à 24 le nombre total d’éléments tunisiens inscrits auprès de l’UNESCO, toutes catégories confondues, consolidant ainsi la place de la Tunisie parmi les pays les plus riches en patrimoine culturel et naturel.

Sidi Bou Saïd devient le 10ᵉ bien tunisien classé

Avec cette nouvelle inscription, Sidi Bou Saïd rejoint les neuf autres sites tunisiens déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, portant leur nombre à 10, dont neuf biens culturels et un bien naturel. Le village emblématique de la banlieue nord de Tunis rejoint ainsi des sites prestigieux tels que l’île de Djerba, Carthage, la médina de Tunis, Kairouan, Dougga, El Jem, la médina de Sousse, Kerkouane et le parc national de l’Ichkeul.

Cette décision a été adoptée lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, organisée du 19 au 29 juillet à Busan, en République de Corée.

Un patrimoine reconnu dans plusieurs catégories

Au-delà des sites classés au patrimoine mondial, la Tunisie compte désormais 24 éléments reconnus par l’UNESCO à travers différentes listes. Dix dossiers figurent sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, parmi lesquels la harissa, la pêche à la charfiya des îles Kerkennah, la poterie des femmes de Sejnane, le couscous, le henné, le khôl arabe ou encore la calligraphie arabe.

Le pays est également représenté au Registre « Mémoire du monde » avec trois inscriptions, dont les archives musicales du baron Rodolphe d’Erlanger et les documents relatifs à l’abolition de l’esclavage en Tunisie, ainsi qu’au Réseau mondial des Géoparcs de l’UNESCO grâce au Géoparc Dahar.

Une reconnaissance au service de la valorisation du patrimoine

Cette nouvelle inscription renforce la visibilité internationale du patrimoine tunisien et constitue un levier pour sa préservation, sa valorisation et son attractivité touristique. Elle témoigne également de la diversité du patrimoine national, qui couvre aussi bien des sites historiques et naturels que des traditions vivantes, des savoir-faire artisanaux et des archives documentaires d’intérêt universel.

Listes actualisées des différents éléments inscrits par la Tunisie :

I. Liste du patrimoine mondial culturel et naturel (10) :

  1. Village de Sidi Bou Saïd (2026)
  2. L’île de Djerba (2023)
  3. Dougga / Thugga (1997)
  4. La médina de Sousse (1988)
  5. Kairouan (1988)
  6. Cité punique de Kerkouane et sa nécropole (1985)
  7. Le Parc national de l’Ichkeul (1980)
  8. La médina de Tunis (1979)
  9. Le site archéologique de Carthage (1979)
  10. L’amphithéâtre d’El Jem (1979)

II. Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (10 dossiers dont 4 nationaux et 6 arabes communs) :

A. Les 4 dossiers nationaux :

  1. Les arts du spectacle chez les Twayef de Ghbonten (2024)
  2. La harissa : savoirs, savoir-faire et pratiques culinaires et sociales (2022)
  3. La pêche à la charfiya aux îles Kerkennah (2020)
  4. Les Savoir-faire liés à la poterie des femmes de Sejnane (2018)

B. Les 6 dossiers communs avec les pays arabes :

  1. Le khôl arabe (2025)
  2. Le henné (2024)
  3. La gravure sur métaux, tels que l’or, l’argent et le cuivre (2023)
  4. Les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier (2022)
  5. La calligraphie arabe (2021)
  6. Le couscous (2020)

III. Registre « Mémoire du monde » (3) :

  1. Le fonds musical dans les archives du baron Rodolphe d’Erlanger (1910-1932)
  2. L’abolition de l’esclavage en Tunisie (1841-1846)
  3. La Course et les relations internationales de la Régence de Tunis aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles (2011)

IV. Réseau des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO (1) :

  1. Géoparc Dahar (2026)

V. Les Chaires de l’UNESCO (7) :

  • La philosophie, à l’Université de Tunis (1997)
  • L’Esprit d’apprentissages par les projets, à l’École Supérieure Privée d’Ingénierie et de Technologie ESPRIT (2016)
  • La Prospective, l’anticipation et la décision stratégique, à l’Université de Carthage (2019)
  • L’enseignement supérieur pour le développement durable en Afrique, à l’Université de la Manouba (2024)
  • L’eau, les déchets et l’énergie, à l’École Nationale d’Ingénieurs de Tunis (2025)
  • La littératie, la santé et le développement durable, à l’Université de Sousse (2025)
  • L’éducation ouverte pour un enseignement innovant, intelligent et inclusif, à l’Université de Sousse (2026).

Pour rappel, les Chaires de l’UNESCO incarnent un engagement académique fort à travers le monde en renforçant la coopération interuniversitaire, le partage des connaissances et le développement durable, mais ne sont pas comptabilisées dans ce décompte officiel des biens, patrimoines et programmes indiciels de l’UNESCO.

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Huile d’olive : La Tunisie écrase la concurrence et décroche la première place aux États-Unis

La Tunisie confirme son statut de référence mondiale dans le secteur de l’huile d’olive. Les producteurs tunisiens ont décroché la première place du classement général du Concours international d’huile d’olive des États-Unis (USIOOC), devançant des concurrents issus de 14 pays. Une performance qui récompense la qualité de l’huile d’olive extra vierge tunisienne et renforce sa notoriété sur les marchés internationaux.

Une moisson exceptionnelle de distinctions

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis en Tunisie, les huiles d’olive tunisiennes se sont particulièrement illustrées lors de cette édition du concours. Sur près de 150 huiles évaluées par le jury, elles ont remporté 3 distinctions « Double Gold Best in Class », 45 médailles d’or et 4 médailles d’argent.

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Ces résultats permettent à la Tunisie de prendre la tête du classement général de la compétition, devant plusieurs grands pays producteurs d’huile d’olive.

Une reconnaissance de la qualité tunisienne

Cette nouvelle distinction témoigne de la reconnaissance internationale dont bénéficie l’huile d’olive extra vierge tunisienne. Réputée pour ses qualités gustatives et ses standards de production, elle s’impose régulièrement dans les concours internationaux, contribuant à renforcer l’image de marque du produit tunisien à l’étranger.

Cette consécration intervient dans un contexte où la filière oléicole constitue l’un des principaux piliers des exportations agricoles du pays.

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Un levier pour les exportations

Au-delà du prestige, cette première place représente un atout commercial pour les producteurs et exportateurs tunisiens. Les récompenses obtenues dans les concours internationaux renforcent la visibilité des marques tunisiennes sur des marchés à forte valeur ajoutée, notamment aux États-Unis, et peuvent favoriser l’accès à de nouveaux débouchés.

Pour la filière, l’enjeu est désormais de capitaliser sur cette reconnaissance afin de consolider la présence de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux, tout en misant sur la qualité, la traçabilité et la montée en gamme des produits.

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Phosphates : Un plan de modernisation de 110 millions d’euros pour relancer la production de la CPG

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, avec 58 voix pour, 13 voix contre et 9 abstentions, un projet de loi portant approbation de l’accord de garantie, conclu entre la République tunisienne et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), le 3 novembre 2025 au profit de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). Ce financement, composé d’un crédit de 110 millions d’euros (l’équivalent de 371 millions de dinars) et d’un don de 7 millions d’euros, vise à moderniser les équipements de la compagnie, renforcer ses capacités de production et améliorer ses performances environnementales.

Un programme pour renouveler les équipements miniers

Le projet prévoit l’acquisition de nouveaux équipements destinés aux activités d’extraction et de transport du phosphate, notamment des engins modernes de forage et des moyens logistiques adaptés aux besoins de la CPG.

Lire aussi : Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

L’objectif est d’augmenter les capacités opérationnelles de la compagnie et de permettre une reprise durable de la production nationale de phosphate, un secteur stratégique pour l’économie tunisienne.

Un volet environnemental au cœur du projet

Le financement de la BERD prévoit également l’installation d’une unité de filtration à haute pression destinée au traitement et à la réutilisation des eaux usées.

Cette composante environnementale doit permettre de réduire la consommation des ressources hydriques souterraines, d’améliorer la gestion des rejets industriels et d’inscrire l’activité de la CPG dans une démarche conforme aux exigences de la transition verte.

La relance d’un secteur stratégique

Accordé directement à la CPG avec la garantie de l’État tunisien, le crédit sera remboursé sur une période de 10 ans, dont trois années de grâce, tandis que la durée d’exécution du projet est fixée à trois ans.

Lire aussi : Phosphates : Omar Bouzouada prend les commandes de la CPG et du GCT

À travers cet investissement, les autorités ambitionnent de restaurer la compétitivité de la compagnie, d’améliorer sa gouvernance et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs. La reprise du secteur des phosphates devrait également contribuer à accroître les exportations, générer davantage de recettes en devises et soutenir les finances publiques.

Un défi majeur pour retrouver la place historique du phosphate tunisien

La modernisation de la CPG intervient dans un contexte marqué par le recul de la production de phosphate au cours des dernières années. La compagnie, longtemps considérée comme l’un des principaux moteurs économiques du pays, doit désormais relever le défi de la productivité, de la stabilité sociale et de la modernisation industrielle afin de retrouver une place compétitive sur les marchés internationaux.

En juin dernier, un plan d’investissement estimé à près de 2,7 milliards de dinars avait été présenté jeudi devant la Commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts, alors que la CPG et le GCT restent confrontés à des difficultés financières, logistiques et industrielles persistantes. L’objectif est d’autant plus ambitieux que la production moyenne de phosphates de la dernière décennie n’a pas dépassé 3,2 à 3,4 millions de tonnes par an, très loin des niveaux d’avant 2011 lorsque la production atteignait environ 8,2 millions de tonnes par an.

La production de phosphate devrait atteindre environ 4,5 millions de tonnes en 2026. Toutefois, plusieurs contraintes continuent de peser sur l’activité, notamment les difficultés de transport et l’insuffisance des ressources en eau utilisées pour le lavage du phosphate.

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Une centrale solaire de 132 MW verra le jour à Gabès pour renforcer la transition énergétique

Le projet de la centrale solaire photovoltaïque de Mahamla, dans la délégation de Menzel Habib (gouvernorat de Gabès), franchit une nouvelle étape. Les travaux de construction de cette infrastructure de 132 MW devraient débuter avant la fin de l’année 2027, pour une mise en service prévue en juin 2029. Doté d’un investissement de 340 millions de dinars, le projet vise à renforcer la production d’électricité renouvelable, créer des emplois et soutenir la sécurité énergétique de la Tunisie.

Un investissement de 340 millions de dinars

L’annonce a été faite mardi lors d’une journée d’information, selon un communiqué publié par le gouvernorat de Gabès. La future centrale photovoltaïque sera implantée dans la délégation de Menzel Habib et disposera d’une capacité installée de 132 MW.

Sa mise en production est programmée pour juin 2029, après un démarrage des travaux attendu avant la fin de l’année 2027.

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Le projet mobilisera un investissement estimé à 340 millions de dinars. Durant sa première phase de réalisation, il devrait générer environ 400 emplois directs et indirects, notamment au profit des ingénieurs, des cadres et des techniciens.

Cette centrale produira près de 302 GWh d’électricité par an, une capacité suffisante pour répondre aux besoins énergétiques d’environ 200.000 habitants.

Un appui à la transition énergétique

Au-delà de sa contribution à la production d’électricité, la centrale de Mahamla devrait permettre de réduire les émissions de dioxyde de carbone d’environ 120.000 tonnes par an. Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, avec pour objectif de valoriser les ressources naturelles du pays et de renforcer la sécurité ainsi que l’indépendance énergétiques de la Tunisie.

La centrale de Mahamla s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique, qui vise à réduire la dépendance de la Tunisie aux énergies fossiles et à renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité.

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Le pays dispose d’un important potentiel solaire, mais le développement des projets d’énergies renouvelables reste confronté à plusieurs défis, notamment les délais de réalisation, les besoins de financement, les contraintes administratives et la modernisation des infrastructures de transport et de distribution de l’électricité.

Le recours accru aux énergies renouvelables apparaît d’autant plus stratégique que la demande en électricité connaît une hausse continue, particulièrement durant les périodes de forte chaleur où les pics de consommation mettent le réseau sous pression.

En augmentant progressivement la capacité de production d’origine solaire et éolienne, la Tunisie entend limiter sa dépendance aux importations de gaz naturel, réduire son déficit énergétique et atteindre ses objectifs de décarbonation, tout en améliorant la résilience de son système électrique.

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Exportations de dattes : Les recettes tunisiennes atteignent 854,4 MD en hausse de 10,7%

Les exportations tunisiennes de dattes poursuivent leur progression durant la campagne 2025/2026, avec des recettes en hausse de 10,7% au cours des neuf premiers mois, pour atteindre 854,4 millions de dinars. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les quantités exportées ont également augmenté de 11,5%, confirmant la dynamique du secteur. La variété Deglet Ennour reste largement dominante, représentant près de 84% des volumes exportés.

Une hausse portée par l’augmentation des volumes exportés

Entre octobre 2025 et juin 2026, la Tunisie a exporté 135,5 mille tonnes de dattes, contre une période comparable de la campagne précédente, enregistrant une progression de 11,5%.

Cette croissance des volumes s’est accompagnée d’une amélioration des recettes, qui se sont établies à 854,4 millions de dinars, soit une hausse de 10,7% sur un an.

La variété phare de la production tunisienne, la Deglet Ennour, continue de dominer les exportations avec 83,9% du volume total expédié à l’étranger.

L’Europe reste le principal débouché des dattes tunisiennes

L’Union européenne demeure la première destination des dattes tunisiennes, absorbant 45,9% des quantités exportées.

L’Afrique arrive en deuxième position avec 22,5%, suivie de l’Asie avec 20% des volumes.

À l’échelle des pays importateurs, le Maroc occupe la première place avec 17,6% des quantités exportées durant les neuf premiers mois de la campagne. Il est suivi par l’Italie (11,6%) et l’Allemagne (9,8%).

Les dattes biologiques progressent fortement

Le segment biologique affiche une croissance encore plus marquée. Les exportations de dattes biologiques ont atteint 7748,2 tonnes, en hausse de 15,9%, pour une valeur de 78,6 millions de dinars, soit une progression de 32,1%.

Malgré cette évolution positive, les dattes biologiques restent encore minoritaires, représentant seulement 5,7% du volume total exporté.

L’Allemagne constitue le principal marché pour les dattes biologiques tunisiennes, avec 33% des volumes exportés, devant les Pays-Bas (12%) et la Belgique (11%).

Un prix moyen légèrement en recul

Le prix moyen des dattes exportées durant le neuvième mois de la campagne s’est établi à 6,31 dinars le kilogramme, contre 7,06 dinars/kg pour la Deglet Ennour.

Par rapport à la même période de la campagne précédente, le prix moyen a enregistré une légère baisse de 0,7%, malgré la progression globale des recettes et des quantités exportées.

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Abir Moussi se pourvoit en cassation contre ses condamnations

La défense d’Abir Moussi a introduit trois pourvois en cassation contre les jugements rendus en appel dans les différentes affaires visant la présidente du Parti destourien libre (PDL). La Cour de cassation devrait fixer les dates d’examen de ces recours à l’ouverture de la nouvelle année judiciaire. Les condamnations prononcées à son encontre atteignent désormais un total de 12 ans et 6 mois de prison.

Trois recours devant la Cour de cassation

Les pourvois déposés par le comité de défense concernent trois dossiers distincts. Le premier porte sur l’affaire dite du « bureau d’ordre de la présidence de la République », tandis que les deux autres sont liés à des poursuites engagées par Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).

La Cour de cassation est désormais appelée à examiner ces recours après les décisions rendues en appel.

Lire aussi : Abir Moussi condamnée à 10 ans de prison

Dix ans de prison dans l’affaire du bureau d’ordre

Le 13 mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a condamné Abir Moussi à dix ans de prison dans l’affaire du bureau d’ordre de la présidence de la République.

À cette peine s’ajoutent six mois d’emprisonnement pour « entrave à la liberté du travail », portant la condamnation dans ce dossier à 10 ans et 6 mois.

Deux autres condamnations dans les affaires de l’ISIE

Dans les deux procédures intentées par l’ISIE, la présidente du PDL a également été condamnée en appel à deux ans de prison dans la première affaire et à six mois de prison dans la seconde.

Avec ces décisions, le cumul des peines prononcées contre Abir Moussi s’élève à 12 ans et 6 mois de prison, dans l’attente de l’examen des trois pourvois en cassation par la haute juridiction.

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