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Lait : Un stock régulateur de 19,8 millions de litres fixé pour 2026

Le stock régulateur de lait frais stérilisé pour 2026 a été fixé à 19,8 millions de litres par une décision conjointe publiée au Journal officiel. Le dispositif vise à stocker une partie de la production pendant la période de pointe afin de soutenir l’approvisionnement du marché lorsque la production diminue.

Le stock régulateur de lait frais stérilisé pour l’année 2026 est désormais fixé à 19,8 millions de litres.

Une réserve constituée pendant le pic de production

Cette mesure résulte d’une décision conjointe datée du 22 septembre 2026, prise par les ministres chargés de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, des Finances ainsi que du Commerce et du Développement des exportations. Le texte a été publié au Journal officiel de la République tunisienne.

Le dispositif repose sur un principe simple : stocker du lait pendant les périodes de forte production pour pouvoir l’utiliser lorsque les volumes disponibles diminuent.

Pour 2026, la période considérée comme celle du pic de production s’étend du 1er mars au 31 août.

Le stock régulateur doit ainsi contribuer à mieux répartir les volumes disponibles au cours de l’année et à limiter les tensions sur l’approvisionnement durant les périodes de baisse de la production.

Une prime de stockage jusqu’à fin décembre

La décision fixe également les modalités de bénéfice de la prime de stockage du lait frais stérilisé au titre de l’année 2026.

La période de bénéfice de cette prime est fixée jusqu’au 31 décembre 2026.

Le texte précise par ailleurs les dispositions applicables au stock régulateur ainsi que les conditions et la période de bénéfice de la prime de stockage.

Avec un volume fixé à 19,8 millions de litres, le dispositif constitue l’un des mécanismes utilisés pour assurer une plus grande régularité de l’approvisionnement du marché tunisien en lait au cours de l’année.

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Bizerte : Une conduite en panne, l’eau coupée dans plusieurs zones jusqu’à dimanche

Une panne sur une conduite principale de 1000 mm entraîne des perturbations et des coupures d’eau potable dans plusieurs zones du gouvernorat de Bizerte depuis samedi matin. La SONEDE prévoit une reprise progressive de l’approvisionnement à partir de dimanche 27 septembre à 6 heures.

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé des coupures et des perturbations dans la distribution de l’eau potable dans plusieurs secteurs du gouvernorat de Bizerte.

Les interruptions ont débuté samedi 26 septembre à 7 heures, à la suite d’une panne survenue sur une conduite principale de 1000 millimètres de diamètre, soit un mètre. Des travaux de réparation d’urgence ont été engagés pour rétablir le service.

Plusieurs délégations concernées

Les perturbations touchent notamment les délégations d’El Alia, Ras Jebel et Ghar El Melh.

Sont également concernées plusieurs localités relevant de la délégation de Menzel Bourguiba, notamment El Akeb, Hathat, Sidi Mansour et Jaouda.

Dans la délégation de Menzel Jemil, les zones d’El Azeb et de Maghraoua sont également affectées.

La SONEDE précise que ses districts de Bizerte et de Menzel Bourguiba suivent l’intervention et que les travaux de réparation se poursuivront sans interruption.

Reprise prévue dimanche matin

Selon la SONEDE, la reprise progressive de l’approvisionnement en eau potable est prévue à partir du dimanche 27 septembre à 6 heures, après l’achèvement des travaux.

L’horaire annoncé correspond à une interruption pouvant durer près de 23 heures depuis le début des perturbations samedi matin, avant le retour progressif de la distribution.

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Paiement mobile : La BCT durcit les règles et impose un audit cyber annuel

La Banque centrale de Tunisie a publié une nouvelle circulaire qui remplace le cadre réglementaire de 2018 applicable aux établissements de paiement. Gouvernance renforcée, audit annuel des systèmes informatiques, authentification renforcée et contrôle accru des partenaires : les opérateurs disposent de trois mois pour se mettre en conformité.

Huit ans après le précédent cadre réglementaire, la Banque centrale de Tunisie (BCT) revoit les règles applicables aux établissements de paiement. La circulaire n°2026-10, publiée le 25 septembre 2026 et signée par le gouverneur Fethi Zouhaier Nouri, abroge et remplace la circulaire de 2018.

Un audit cyber obligatoire chaque année

Le nouveau texte intègre notamment les évolutions intervenues en matière de cybersécurité, de contrôle interne et de lutte contre le blanchiment d’argent. Il entrera en vigueur trois mois après sa publication.

L’une des principales nouveautés concerne la sécurité informatique. Chaque établissement de paiement devra désormais faire réaliser un audit annuel de ses systèmes informatiques par un cabinet indépendant certifié par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS).

Le rapport devra être transmis à la BCT. En cas d’attaque ou d’intrusion, l’établissement devra par ailleurs alerter sans délai la Banque centrale et l’ANCS.

L’ouverture de comptes à distance est également davantage encadrée. Elle devra notamment prévoir une authentification à deux facteurs au minimum et une vérification de la présence du client par reconnaissance faciale ou par un dispositif équivalent. La technologie utilisée devra faire l’objet d’un audit au moins tous les deux ans.

Les plafonds des comptes restent inchangés

Malgré ce durcissement réglementaire, les plafonds applicables aux comptes de paiement ne sont pas modifiés.

Le compte de niveau 1, réservé aux particuliers, reste plafonné à 1500 dinars. Le niveau 2, accessible aux particuliers et aux entreprises, conserve un plafond de 5000 dinars, avec un retrait en espèces limité à 3000 dinars par jour.

Le compte de niveau 3 reste plafonné à 20.000 dinars, tandis que les retraits en espèces sont limités à 10.000 dinars par jour.

Les transferts par remise d’espèces restent plafonnés à 3.000 dinars par opération. Les transferts reçus de l’étranger via une société de transfert d’argent demeurent, eux, limités à la contre-valeur de 20.000 dinars.

Un contrôle renforcé des établissements et de leurs partenaires

La nouvelle circulaire impose également à chaque établissement de paiement de mettre en place un comité d’audit et des risques chargé notamment de superviser le contrôle interne et d’évaluer le dispositif de gestion des risques.

Les nominations aux fonctions de direction ou de gouvernance devront être notifiées à la BCT dans un délai de sept jours ouvrables. La Banque centrale disposera ensuite d’un mois pour s’y opposer.

Le contrôle s’étend également aux agents et aux partenaires commerciaux ou techniques. Les partenariats restent soumis à l’autorisation préalable de la BCT, tandis que les systèmes informatiques des établissements et de leurs partenaires doivent être cloisonnés.

Les fonds des clients restent par ailleurs cantonnés dans un compte global distinct des fonds propres de l’établissement et ouvert auprès d’une banque dépositaire.

Trois mois pour se mettre en conformité

Pour les établissements de paiement, le nouveau cadre implique une mise à niveau rapide de la gouvernance, des systèmes informatiques et des procédures de conformité.

La circulaire prévoit également un reporting réglementaire élargi, couvrant notamment la gouvernance, le contrôle interne, la cybersécurité, les incidents opérationnels et la lutte contre le blanchiment d’argent.

Le délai est désormais fixé : les établissements disposent de trois mois après la publication de la circulaire pour adapter leurs dispositifs.

Pour les utilisateurs, les plafonds des comptes et des transferts restent inchangés. Le principal changement attendu concerne donc moins les montants utilisables que la sécurité et le contrôle des services de paiement mobile et numérique.

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Météo en Tunisie : Pluies et orages localisés sur les côtes ce samedi

Le temps sera partiellement nuageux ce samedi 26 septembre 2026, avec des passages parfois très nuageux sur les régions côtières, accompagnés de pluies éparses et localement orageuses. Les températures maximales atteindront jusqu’à 34 degrés dans certaines régions.

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les nuages seront parfois denses sur les régions côtières, où des pluies éparses et localement orageuses sont attendues.

Ailleurs, le ciel restera partiellement nuageux, avec des conditions globalement moins perturbées.

Vent plus fort sur les côtes Est

Le vent soufflera de secteur Nord. Il sera relativement fort près des côtes Est, tandis qu’il restera faible à modéré dans le reste du pays.

Cette situation entraînera une mer agitée sur les côtes Est et houleuse dans le Nord, selon l’INM.

Jusqu’à 34 degrés dans certaines régions

Les températures maximales varieront entre 26 et 30 degrés au Nord, au Centre et dans le Sud-Est.

Elles avoisineront 24 degrés sur les hauteurs Ouest, tandis qu’elles atteindront entre 31 et 34 degrés dans le reste des régions.

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Le Kef : Une station électrique de 20 MD renforce le réseau régional

Une nouvelle station de transformation électrique haute tension, d’un coût d’environ 20 millions de dinars, a été mise en exploitation dans le gouvernorat du Kef. Dotée de deux transformateurs de 40 MVA chacun, elle doit renforcer la fiabilité de l’approvisionnement électrique dans le Nord-Ouest.

Une nouvelle infrastructure vient renforcer le réseau électrique dans le gouvernorat du Kef. La station de transformation haute tension implantée dans la zone de Oued Er-Ramel a été inaugurée mercredi 23 septembre, en présence du gouverneur du Kef, Walid Kaïba, et du PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa.

20 millions de dinars investis

Le projet représente un investissement d’environ 20 millions de dinars. Fonctionnant sous une tension de 225/33 kilovolts, la station relie la ville du Kef aux stations de Tajerouine et de Jendouba à travers des lignes aériennes.

L’infrastructure comprend notamment deux transformateurs principaux de 40 mégavoltampères chacun, portant sa capacité totale de transformation à 80 MVA. Elle dispose également de cellules électriques destinées au raccordement et à la mesure ainsi que d’une double ligne aérienne.

Les travaux civils et électriques sont achevés et la station est entrée en exploitation effective en 2026. Selon la STEG, le projet a toutefois été marqué par des difficultés contractuelles depuis le lancement des travaux.

Un réseau électrique renforcé

La mise en service de cette station doit contribuer à améliorer la qualité et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité au Kef et dans les régions voisines.

La STEG estime également que cette nouvelle infrastructure doit accompagner l’investissement et le développement économique dans la région, en renforçant les capacités du réseau électrique régional.

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SONEDE : 5 millions de mètres cube d’eau économisés grâce à un programme européen

Le Programme d’amélioration des performances de la SONEDE a déjà permis d’économiser 5 millions de m³ d’eau, soit environ un tiers de l’objectif fixé à 15 millions de m³ d’ici 2029. Cofinancé par l’Union européenne, le programme cible les pertes enregistrées dans les réseaux de distribution de sept gouvernorats du Centre et du Sud.

L’information a été annoncée vendredi 25 septembre par la délégation de l’Union européenne en Tunisie. Lancé en 2021, le programme bénéficie d’un financement européen de l’ordre de 12,4 millions d’euros, soit environ 41,8 millions de dinars.

Sept gouvernorats concernés

Son objectif dépasse la seule économie d’eau. Il s’agit de réduire les pertes dans les réseaux de la SONEDE, d’améliorer leur rendement et, par conséquent, de limiter la pression exercée sur les ressources souterraines. Le programme prévoit ainsi une économie totale d’environ 15 millions de m³ à l’horizon 2029.

Le dispositif couvre Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Gabès, Médenine et Tataouine. Ces régions, caractérisées notamment par des conditions arides ou semi-arides, sont particulièrement exposées aux tensions sur les ressources hydriques.

Le programme prévoit des interventions destinées à améliorer les performances techniques du réseau et à réduire les pertes réelles et apparentes. Son dispositif comprend notamment la sectorisation des réseaux, l’amélioration de la connaissance du réseau et le renforcement des capacités de recherche des fuites.

L’enjeu est également celui de la qualité du service. Selon les objectifs du programme, près de deux millions d’habitants doivent bénéficier d’un approvisionnement en eau potable plus durable et continu dans les sept gouvernorats concernés.

5 millions de m³ déjà récupérés

Le résultat communiqué aujourd’hui représente 33,3 % de l’objectif final. Les 5 millions de m³ économisés ne correspondent toutefois pas à de nouvelles ressources produites : il s’agit d’eau préservée grâce à l’amélioration des performances du réseau et à la réduction des pertes.

Cette distinction est importante dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques tunisiennes. Le gouvernement a lui-même fait de la réduction des pertes, de la détection intelligente des fuites et de la modernisation des réseaux des axes de son programme de gestion de l’eau.

Le programme contribue également à réduire les besoins énergétiques liés à la production et à la distribution de l’eau et, par conséquent, les émissions associées.

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Zone franche de Ben Guerdane : De nouveaux textes pour accélérer un projet de 150 hectares

Le projet de Zone franche d’activité commerciale et logistique de Ben Guerdane entre dans une nouvelle phase. Plusieurs textes juridiques sont en préparation pour assouplir son fonctionnement, tandis que les infrastructures extérieures sont en cours de finalisation et que l’aménagement interne doit démarrer.

L’annonce a été faite vendredi 25 septembre par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une visite de travail de deux jours dans le gouvernorat de Médenine. Selon le ministre, ses services élaborent parallèlement un plan d’action détaillé, assorti d’un calendrier précis, afin d’achever le projet dans les délais.

L’enjeu est désormais de faire passer la zone d’un projet d’infrastructure à un véritable outil commercial et logistique. Les nouveaux textes doivent notamment offrir davantage de flexibilité opérationnelle et permettre de lever certains obstacles susceptibles de ralentir sa concrétisation.

Une plateforme de 150 hectares tournée vers la Libye et l’Afrique

Implantée à Alouet El Gonna, à Choucha, dans la délégation de Ben Guerdane, la zone couvre 150 hectares. Sa vocation est clairement orientée vers le commerce et la logistique transfrontalière. Selon l’Office du Commerce de Tunisie, environ 70 % de l’activité seront consacrés aux opérations logistiques sous douane : exportation, réexportation, importation et transit. Les espaces commerciaux sous douane représenteront 20 %, tandis que les services et activités administratives occuperont les 10 % restants.

Cette configuration doit permettre à la zone de jouer le rôle de plateforme commerciale entre la Tunisie, la Libye et, au-delà, les marchés africains et européens. Le projet est également intégré au corridor terrestre envisagé pour relier la Tunisie à plusieurs pays africains.

Le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi, a ainsi insisté sur la fonction de porte d’entrée vers la Libye et les marchés africains. Il a proposé la création d’une salle des opérations dotée d’un tableau de bord unifié, d’un calendrier de suivi et d’une répartition précise des responsabilités.

L’aménagement interne doit démarrer

Sur le terrain, le président du conseil d’administration de l’Unité de gestion du projet, Jamal Eddine El Fahem, fait état d’une progression satisfaisante. Le projet se trouve actuellement dans la phase de finalisation des infrastructures extérieures et de lancement de l’aménagement interne.

Cette étape intervient après plusieurs années de préparation. En décembre 2024, le gouvernement avait constitué la société chargée de la gestion et de l’exploitation de la zone et annoncé une nouvelle phase consacrée notamment aux études techniques et aux appels d’offres.

Le projet dispose également depuis octobre 2025 d’un plan d’affaires et d’un programme fonctionnel et technique pour sa première tranche, documents destinés à encadrer sa mise en œuvre.

La prochaine étape est donc désormais autant réglementaire qu’opérationnelle : finaliser le cadre juridique, achever les infrastructures extérieures et engager l’aménagement interne. L’objectif affiché par les autorités est de transformer les 150 hectares de Choucha en une plateforme capable de structurer les échanges avec la Libye et d’ouvrir davantage le Sud tunisien sur les marchés africains.

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A Tunis, la Chine signe son premier contrat d’exportation d’un satellite de télécommunications au Moyen-Orient

Le 22 septembre à Tunis, Arabsat et China Great Wall Industry Corporation (CGWIC) ont signé le contrat d’Arabsat-50. Derrière la célébration des 50 ans de l’opérateur arabe se joue une première pour l’industrie spatiale chinoise : il s’agit de son premier projet d’exportation d’un satellite de télécommunications complet vers le marché du Moyen-Orient.

La signature, passée relativement inaperçue en Tunisie, prend une autre dimension à la lecture des sources chinoises et de la presse spatiale internationale. Le contrat prévoit une solution complète fournie par la Chine : conception et fabrication du satellite, puis lancement et mise en orbite. Le satellite sera développé par la China Academy of Space Technology sur la plateforme DFH-3E, tandis que son lancement est prévu à bord d’une Longue Marche 3B depuis le centre spatial de Xichang.

La Chine franchit un cap commercial au Moyen-Orient

Arabsat-50 doit fournir des services en bande Ku pour les communications fixes et la diffusion audiovisuelle. Sa couverture s’étendra à l’Europe, au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord. Le satellite est notamment destiné à renforcer la continuité des services de télévision directe à domicile depuis la position orbitale de 26° Est, tout en offrant des capacités de secours à la flotte d’Arabsat.

L’importance du contrat dépasse donc le seul remplacement ou renforcement d’un satellite de la flotte Arabsat. Selon la communication chinoise, Arabsat-50 est le premier achat par l’organisation arabe d’un satellite de télécommunications chinois et constitue surtout le premier projet chinois d’exportation d’un satellite de télécommunications complet vers le marché moyen-oriental.

Pour Pékin, le contrat illustre la volonté de transformer son offre spatiale en produit d’exportation intégré. CGWIC, branche commerciale internationale de l’industrie spatiale chinoise, commercialise à la fois les satellites chinois et les services de lancement. La Chine a déjà livré des satellites de télécommunications à d’autres clients étrangers, notamment au Pakistan et à l’Algérie, mais le contrat Arabsat marque une nouvelle étape par son entrée sur le marché satellitaire moyen-oriental avec un opérateur régional majeur.

Pourquoi la signature a eu lieu à Tunis

La Tunisie n’est pas le client du satellite. Elle a toutefois servi de cadre à cette signature, organisée le 22 septembre dans le contexte du 50e anniversaire d’Arabsat et du 26e Festival arabe de la radio et de la télévision. La cérémonie s’est tenue en présence notamment de représentants diplomatiques arabes en Tunisie.

Ce choix donne à Tunis une visibilité particulière dans une opération qui rapproche deux acteurs majeurs des télécommunications spatiales : une organisation interarabe basée à Riyad et une entreprise chinoise chargée des exportations commerciales de l’industrie spatiale de Pékin.

Pour Arabsat, Arabsat-50 doit accompagner les besoins futurs en capacité Ku et améliorer la résilience de sa flotte. Pour la Chine, le contrat ouvre surtout une nouvelle référence commerciale sur le marché moyen-oriental. Et pour la Tunisie, la signature rappelle que ses rendez-vous internationaux peuvent aussi servir de cadre à des opérations industrielles et technologiques dépassant largement le seul marché tunisien.

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Hydrogène vert : L’Allemagne vient sonder les projets tunisiens

Une mission allemande consacrée à l’hydrogène vert, au Power-to-X et aux énergies renouvelables s’est rendue en Tunisie cette semaine, avec un programme qui dépasse la simple prospection commerciale. Les rencontres prévues à Tunis ciblent notamment le H2-Hub, TuNur et plusieurs acteurs du photovoltaïque, avec pour objectif affiché de faire émerger des coopérations et de possibles consortiums.

Organisée du 21 au 25 septembre dans le cadre de l’Exportinitiative Energie du ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie, la mission « Algérie & Tunisie – Power-to-X, hydrogène vert et solutions de stockage le long du corridor SoutH2 » est portée par energiewaechter, avec les Chambres de commerce tuniso-allemande et algéro-allemande. Les organisateurs présentent l’Algérie et la Tunisie comme deux marchés appelés à jouer un rôle dans la future économie de l’hydrogène.

Du marché à la constitution de consortiums

Après une première étape à Alger, la délégation a poursuivi son programme à Tunis les 23, 24 et 25 septembre. Au menu : briefing sur le marché tunisien avec des représentants de l’ambassade d’Allemagne, de GTAI et de la GIZ, présentations des entreprises allemandes et rencontres d’affaires. Le 24 septembre, le programme prévoyait une visite du H2-Hub, ainsi que des échanges avec TuNur, la Chambre syndicale du photovoltaïque et Connect, en plus de discussions avec des développeurs tunisiens de projets photovoltaïques.

Le point le plus révélateur figure dans le programme du 25 septembre : un atelier consacré à la poursuite des discussions sur une possible constitution de consortiums. La mission allemande ne se présente donc pas uniquement comme une opération de découverte du marché. Elle vise à identifier des partenaires tunisiens et à rapprocher des fournisseurs allemands de technologies et des porteurs de projets locaux.

La documentation allemande cite notamment le Tunisian Hydrogen Backbone, infrastructure appelée à relier les zones de production d’hydrogène aux infrastructures d’exportation et au corridor SoutH2. Elle recense également plusieurs projets faisant l’objet de protocoles d’accord, parmi lesquels H2 Notos, ACWA Power, ABO Energy, HDF, Savannah Energy, Amarenco, DEME Energy et TuNur.

Les ordres de grandeur donnent une idée de l’enjeu. Le projet H2 Notos, porté par TE H2 et VERBUND, prévoit initialement jusqu’à 200.000 tonnes d’hydrogène, avec une ambition pouvant atteindre un million de tonnes. La documentation allemande reprend par ailleurs les objectifs tunisiens d’une production pouvant atteindre 8,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an à l’horizon 2050, dont une grande partie destinée à l’export, avec un besoin potentiel allant jusqu’à 100 GW de capacités renouvelables.

Une prospection allemande sur un marché encore à structurer

Pour les entreprises allemandes, l’enjeu couvre toute la chaîne de valeur : électrolyse, stockage, infrastructures, traitement de l’eau, ingénierie, équipements industriels, certification et solutions liées aux énergies renouvelables.

La mission intervient ainsi à un moment où la Tunisie cherche encore à transformer les annonces et protocoles d’accord dans l’hydrogène vert en projets industriels effectivement financés et réalisés. Les rencontres de cette semaine permettront surtout de mesurer jusqu’où les entreprises allemandes peuvent s’insérer dans cette future chaîne de valeur.

À ce stade, les sources allemandes documentent clairement des rencontres d’affaires, des opportunités de coopération et des discussions autour de consortiums, mais pas encore la signature, durant cette mission, d’un nouvel investissement allemand concret en Tunisie. C’est précisément le suivi de ces discussions qui permettra de mesurer si cette opération de prospection débouche sur des contrats ou des partenariats industriels.

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Affaire des enregistrements : Le procès de Mondher Lounissi de nouveau reporté

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis a décidé, vendredi 25 septembre, de reporter à une date ultérieure l’examen de l’affaire dite des « enregistrements », impliquant notamment Mondher Lounissi et le journaliste Zied El Heni. La demande de remise en liberté de l’ancien dirigeant d’Ennahdha a, de son côté, été mise en délibéré.

Une nouvelle audience sans jugement

Le dossier devait connaître une nouvelle étape judiciaire ce vendredi, mais la chambre criminelle a finalement décidé de reporter son examen. Mondher Lounissi et Zied El Heni étaient concernés par cette audience, tandis que plusieurs autres prévenus sont poursuivis en état de fuite, selon les éléments rapportés par Mosaïque FM.

La juridiction a également mis en délibéré la demande de remise en liberté présentée par Mondher Lounissi. L’ancien dirigeant d’Ennahdha a été entendu dans le cadre de cette requête avant que la chambre ne renvoie le dossier à une prochaine audience.

Le journaliste Zied El Heni se trouve, lui, en détention dans le cadre d’une autre condamnation. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) avait confirmé qu’il devait comparaître le 25 septembre dans cette affaire liée à un enregistrement attribué à Mondher Lounissi et à la journaliste Chahrazed Akacha.

D’un témoin à un prévenu

L’affaire remonte à la diffusion, en 2023, d’un enregistrement sonore présenté comme mettant en cause Mondher Lounissi et Chahrazed Akacha. Zied El Heni avait expliqué avoir contacté des personnes liées à l’enregistrement afin d’en vérifier l’authenticité et de recouper les informations avant leur traitement journalistique. Il avait d’abord été entendu comme témoin avant de voir son statut évoluer vers celui de suspect.

Le dossier a ensuite été transmis à la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme. Les poursuites visant les différents prévenus reposent sur des qualifications à caractère terroriste : celles-ci relèvent à ce stade de l’accusation et de la procédure judiciaire et ne constituent pas, en elles-mêmes, une déclaration de culpabilité.

Parmi les personnes citées dans la procédure figurent notamment Rafik Abdessalem, Ahmed Gaaloul, Mouadh El Khereiji, Maher Zid, Taher Boubahri, Ridha Idriss et Mohamed Fathi Ayadi.

Un dossier encore loin de son terme

Le report du 25 septembre prolonge donc une procédure engagée depuis plusieurs années autour de la provenance, de l’authenticité et de l’exploitation judiciaire de cet enregistrement. Le cas de Zied El Heni avait suscité ces derniers jours de nouvelles prises de position de syndicats de journalistes français, qui ont demandé sa libération et contesté les poursuites engagées contre lui. Ces demandes relèvent de la position de ces organisations et ne préjugent pas de la procédure judiciaire tunisienne.

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Pollution plastique : Jusqu’à 29,5 milliards de dinars de facture pour la Tunisie d’ici 2040

La pollution plastique n’est plus seulement une question de plages sales ou de déchets mal collectés. Elle représente aussi une facture économique potentiellement considérable. En Tunisie, le coût annuel de cette pollution est estimé entre 170 et 560 millions de dollars, soit environ 502,5 millions à 1,65 milliard de dinars, selon un nouveau rapport de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Et si la trajectoire actuelle se poursuit, le coût cumulé de l’inaction pourrait atteindre 3 à 10 milliards de dollars d’ici 2040, soit jusqu’à 29,5 milliards de dinars.

Une facture qui dépasse les déchets

Le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son impact environnemental. L’estimation de Greenpeace met en avant les coûts supportés par les écosystèmes marins et les activités économiques exposées à la pollution plastique. Autrement dit, le problème ne se limite pas au financement de la collecte ou du traitement des déchets : il touche aussi le littoral, la pêche, le tourisme et, plus largement, les territoires qui doivent absorber les conséquences d’une mauvaise gestion des plastiques.

La situation tunisienne reste particulièrement préoccupante. Le pays produit environ 188.000 tonnes de déchets plastiques par an, dans un volume total de déchets supérieur à 2 millions de tonnes selon les données citées par Greenpeace. Le rapport souligne également l’importance de la consommation de plastique à usage unique et les limites persistantes du système de gestion des déchets.

Sur les plages étudiées, le constat est tout aussi parlant : les déchets plastiques représentent une très large majorité des déchets collectés. Une étude scientifique consacrée aux plages méditerranéennes d’Égypte, de Tunisie et du Maroc avait déjà identifié les polymères artificiels comme la principale catégorie de déchets observés, représentant 80,5% des éléments collectés dans l’ensemble des campagnes étudiées.

Le littoral paie une partie de la facture

Pour la Tunisie, cette question est loin d’être secondaire. Le littoral concentre une part importante de l’activité touristique et économique du pays. Une pollution persistante peut donc transformer un problème de gestion des déchets en problème de compétitivité territoriale.

Le rapport de Greenpeace estime notamment que les déchets issus du système tunisien constituent la principale source des déchets dont l’origine a pu être identifiée lors des relevés effectués sur plusieurs plages. Ce constat déplace une partie du débat : la solution ne peut pas reposer uniquement sur le nettoyage des côtes après coup. Elle suppose de réduire les déchets à la source et d’améliorer leur collecte, leur tri et leur valorisation.

Agir avant que la facture ne grossisse

Le rapport intervient alors que les délégations gouvernementales doivent se réunir à Bangkok du 27 au 30 septembre autour du futur traité mondial sur les plastiques, avant une nouvelle étape formelle des négociations prévue en 2027. La Tunisie est directement concernée par ces discussions.

Sur le plan national, Greenpeace recommande notamment de renforcer la responsabilité des producteurs, d’étendre cette responsabilité aux équipements de pêche et de mieux appliquer les restrictions déjà existantes sur les sacs plastiques à usage unique.

Le paradoxe est désormais difficile à ignorer : réduire le plastique représente un coût, mais ne pas agir pourrait en représenter un bien plus élevé. Pour la Tunisie, la question environnementale devient ainsi une question économique très concrète : combien coûtera encore l’inaction, et combien faudra-t-il investir aujourd’hui pour éviter que la facture n’atteigne plusieurs dizaines de milliards de dinars ?

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BCT : Après la résilience, la Tunisie doit maintenant créer de la richesse

Pendant plusieurs années, le mot « résilience » a largement résumé le discours économique tunisien. Résister aux chocs extérieurs, préserver les réserves en devises, maintenir la stabilité du taux de change, absorber les tensions géopolitiques et climatiques : l’objectif était d’abord de tenir. Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, estime désormais qu’il faut changer de registre. « Il est temps de passer d’une logique de résilience à une logique de création de richesse », a-t-il déclaré vendredi.

La formule mérite attention, car elle dépasse le seul cadre monétaire. Elle pose en réalité la question de l’étape suivante pour l’économie tunisienne : que faire de la stabilité préservée si elle ne se transforme pas en davantage de production, d’investissement et d’emplois ?

Le temps des projets

Lors de sa rencontre avec les responsables de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC), le gouverneur a insisté sur l’urgence d’accélérer la réalisation des projets et des investissements. Deux secteurs ont été explicitement cités : le phosphate et les énergies renouvelables.

Ce choix n’est pas anodin. Le premier renvoie à une activité historiquement stratégique pour les exportations tunisiennes, mais dont la capacité productive reste en deçà de son potentiel. Le second touche directement à une autre vulnérabilité structurelle : la dépendance énergétique du pays. À Istanbul, quelques jours auparavant, Fethi Nouri avait rappelé que le déficit énergétique avait atteint près de 7 milliards de dinars à fin juin 2026, en hausse de 35 % sur un an.

La création de richesse ne relève donc pas seulement d’une ambition abstraite. Elle passe par des projets capables de produire davantage, d’exporter davantage et de réduire certaines dépendances.

L’investissement privé comme test

C’est ici que le message du gouverneur rejoint celui de la Banque mondiale et de l’IFC. La coopération avec ces institutions ne peut avoir d’impact économique durable que si elle débouche sur des projets concrets et sur une mobilisation accrue du secteur privé.

Ahmadou Moustapha Ndiaye a confirmé la volonté de la Banque mondiale de renforcer son accompagnement de la Tunisie, notamment dans les infrastructures et le développement du secteur privé. Ary Naim a, lui, fait état de l’objectif d’accroître sensiblement les financements de l’IFC en Tunisie et de soutenir l’internationalisation des entreprises tunisiennes.

Le message est donc relativement cohérent : la Tunisie dispose de projets et d’un potentiel, mais doit parvenir à transformer ce potentiel en réalisations.

De la stabilité à la croissance

Le véritable défi commence précisément là. La stabilité financière est une condition nécessaire, mais elle ne constitue pas à elle seule une stratégie de croissance. Le maintien des réserves ou du taux de change protège l’économie contre les chocs ; l’investissement productif doit ensuite permettre d’en sortir avec une capacité économique renforcée.

Le changement de vocabulaire employé par le gouverneur traduit ainsi une exigence nouvelle : ne plus mesurer seulement la capacité de la Tunisie à encaisser les crises, mais sa capacité à produire davantage de richesse après les avoir traversées.

La question n’est donc plus uniquement de savoir comment tenir. Elle est désormais de savoir combien de projets pourront effectivement démarrer, combien d’investissements seront réalisés et combien de valeur ajoutée ils permettront de créer.

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Béja : 34.200 dinars récupérés après le cambriolage de la BNA, six suspects arrêtés

L’enquête sur le cambriolage d’une agence de la Banque Nationale Agricole (BNA) à Béja connaît une première évolution. Six personnes soupçonnées d’être impliquées dans le vol ont été arrêtées et 34.200 dinars ont été récupérés, selon des informations sécuritaires rapportées jeudi 24 septembre.

34.200 dinars récupérés

Le montant dérobé dans le distributeur automatique de l’agence s’élevait à 47.000 dinars, selon le directeur de l’agence, Mohamed Ezzine, cité par l’agence TAP.

Une somme de 34.200 dinars a depuis été récupérée. La somme restant à retrouver s’élève ainsi à environ 12.800 dinars.

Six suspects interpellés

Les agents et cadres de la sous-direction des affaires criminelles relevant de la Police judiciaire à Béja ont procédé à l’arrestation de six personnes soupçonnées d’avoir participé au vol.

Le principal suspect et ses complices se seraient introduits dans l’établissement par son accès arrière avant de s’emparer de l’argent du distributeur. Deux véhicules ainsi que des téléphones portables ont également été saisis dans le cadre de l’enquête.

Les investigations ont notamment reposé sur l’exploitation et l’examen des images des caméras de surveillance, avec un dispositif de sécurité renforcé autour de l’agence située avenue Kheireddine, au centre-ville de Béja.

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Freelance, télétravail, plateformes : La Tunisie prépare un nouveau cadre légal

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle prépare des projets de loi destinés à encadrer plusieurs nouvelles formes de travail en Tunisie, notamment le travail indépendant, le télétravail et l’activité via les plateformes numériques. L’objectif affiché est de renforcer la protection sociale et les conditions de travail des personnes qui exercent dans ces nouveaux modes d’activité.

Des textes encore en préparation

L’annonce a été faite jeudi 24 septembre par Lilia Makhlouf, chargée de la gestion de la Direction générale de la promotion de l’emploi au ministère de l’Emploi, lors d’un forum régional consacré au travail décent et à l’inclusion.

Selon elle, les projets de loi sont encore en cours d’élaboration, en coordination avec les différents ministères concernés, notamment le ministère des Affaires sociales.

Le futur dispositif doit notamment tenir compte du Code du travail et des régimes de protection sociale. Le ministère souhaite présenter ces projets dans les prochaines périodes, alors que le nombre de jeunes ayant recours au travail indépendant ou aux plateformes numériques augmente.

Adapter le droit aux nouvelles formes d’emploi

Pour le ministère, l’enjeu consiste à faire entrer ces activités dans un cadre juridique et institutionnel permettant notamment de garantir une protection sociale et des conditions de travail décentes.

Cette évolution intervient dans un marché du travail transformé par les mutations technologiques, mais également démographiques et climatiques. Selon Lilia Makhlouf, ces transformations pourraient entraîner la disparition de certaines professions tout en favorisant l’apparition de milliers de nouveaux métiers.

Le ministère entend ainsi renforcer l’adaptation des compétences aux besoins futurs du marché de l’emploi, notamment à travers la formation et l’acquisition de compétences techniques, linguistiques et comportementales.

Le travail via les plateformes au cœur du chantier

Le travail via les plateformes numériques constitue l’un des volets les plus nouveaux de ce chantier. Il concerne notamment des activités qui se développent en dehors des formes classiques de relation de travail et pour lesquelles les questions de statut, de protection sociale et de conditions d’exercice restent posées.

Le projet du ministère vise donc à construire un cadre permettant d’intégrer ces travailleurs dans les dispositifs existants, tout en tenant compte des spécificités de ces nouvelles activités.

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Grand Tunis : 120.000 compteurs intelligents et 17 MW de solaire dans le programme SONEDE

Le programme de modernisation du réseau de la SONEDE financé par la Banque africaine de développement (BAD) se précise. Après l’annonce des financements de près de 698 millions de dinars, la BAD a détaillé jeudi 24 septembre les principales composantes du projet, qui prévoit notamment l’installation de 120.000 compteurs intelligents dans le Grand Tunis, au bénéfice d’environ 500.000 personnes.

120.000 compteurs intelligents

Le volet consacré à la SONEDE prévoit le déploiement de 120.000 compteurs intelligents dans le Grand Tunis. Selon la BAD, ces équipements doivent permettre d’améliorer la gestion du réseau et le suivi de la consommation d’eau, tout en contribuant à une meilleure maîtrise des pertes.

Le projet comprend également l’installation de 17 MW de capacités solaires, ainsi que la modernisation de trois installations de la SONEDE.

Sur le réseau, le programme prévoit par ailleurs la réhabilitation de 25 kilomètres de conduites de transfert et de 113 kilomètres de réseau de distribution.

L’ensemble de ces opérations doit bénéficier à environ 500.000 personnes, dans une région où la pression sur les ressources hydriques et les infrastructures constitue un enjeu majeur.

23 MW d’autoproduction à Gabès

Le financement annoncé par la BAD concerne également le Groupe chimique tunisien (GCT). À Gabès, le projet prévoit notamment de récupérer de la vapeur actuellement perdue afin de produire de l’électricité.

Cette opération doit permettre au groupe de disposer d’une capacité de 23 MW d’autoproduction électrique. L’objectif est à la fois de valoriser une ressource énergétique disponible et de réduire la consommation d’électricité achetée auprès du réseau.

Des infrastructures à moderniser

Les nouveaux détails publiés par la BAD donnent ainsi une dimension beaucoup plus concrète aux financements annoncés le 22 septembre.

Pour la SONEDE, le programme combine renouvellement des équipements, réhabilitation des réseaux, production solaire et déploiement de compteurs intelligents. Pour le GCT, il vise notamment à améliorer l’efficacité énergétique des installations industrielles de Gabès.

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Tunisie : La BERD relève la croissance à 2,4%, la facture énergétique bondit de 31,6%

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) revoit à la hausse sa prévision de croissance pour la Tunisie en 2026, à 2,4%, contre une précédente estimation de 2,1%. L’institution table également sur une progression de 2,3% en 2027, portée notamment par l’amélioration de la production agricole. Mais cette amélioration intervient dans un contexte marqué par une forte hausse de la facture énergétique.

Une croissance soutenue par l’agriculture

Dans ses nouvelles Perspectives économiques régionales publiées jeudi 24 septembre, la BERD estime que l’économie tunisienne devrait bénéficier en 2026 d’une meilleure performance du secteur agricole.

Cette amélioration contribue à relever la prévision de croissance à 2,4%, avant un ralentissement à 2,3% en 2027. La BERD souligne toutefois que plusieurs branches industrielles restent confrontées à des difficultés, notamment les secteurs des produits chimiques et du textile.

La progression attendue reste ainsi dépendante de la capacité de plusieurs secteurs à consolider leur activité, alors que les performances économiques demeurent contrastées.

La facture énergétique augmente fortement

L’un des principaux points de vigilance relevés par la BERD concerne l’évolution des importations énergétiques.

Entre janvier et juillet 2026, la facture des importations énergétiques de la Tunisie a augmenté de 31,6%. Cette progression intervient alors que le pays reste fortement exposé aux variations des prix et des besoins d’importation d’énergie.

Pour les finances publiques, cette hausse constitue un facteur de pression supplémentaire. L’augmentation du coût des importations énergétiques peut notamment peser sur les équilibres budgétaires et extérieurs, en fonction de l’évolution des prix internationaux et de la consommation intérieure.

Un contraste entre activité et vulnérabilités

La nouvelle projection de la BERD dessine ainsi une situation à deux faces pour l’économie tunisienne. D’un côté, l’amélioration de la production agricole permet à l’institution de relever ses anticipations de croissance pour 2026. De l’autre, la progression de la facture énergétique rappelle la vulnérabilité du pays à ses besoins d’importation.

Cette évolution intervient alors que les performances de plusieurs activités industrielles restent plus faibles. La dynamique de croissance tunisienne demeure donc soutenue par certains secteurs, sans que les pressions pesant sur les comptes énergétiques et les finances publiques disparaissent.

La BERD prévoit pour l’ensemble de la région du Sud et de l’Est de la Méditerranée une croissance moins dynamique, sur fond de tensions régionales et de conditions économiques toujours incertaines.

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Enseignement primaire : Voici les dates des évaluations pour l’année scolaire 2026-2027

Le ministère de l’Éducation a publié le calendrier des évaluations trimestrielles dans l’enseignement primaire pour l’année scolaire 2026-2027. Les premières épreuves écrites auront lieu du 23 novembre au 5 décembre 2026, tandis que les dernières se dérouleront du 24 au 29 mai 2027.

Trois périodes d’épreuves écrites

Pour le premier trimestre, l’évaluation continue des élèves, de la première à la sixième année primaire, se déroulera du 2 au 21 novembre 2026 pour les activités orales et pratiques.

Les épreuves écrites sont programmées du 23 novembre au 5 décembre 2026. La correction et la remise des copies aux élèves sont prévues du 7 au 12 décembre, période durant laquelle des activités de soutien et de remédiation seront également organisées.

Pour le deuxième trimestre, l’évaluation continue s’étalera du 28 décembre 2026 au 20 février 2027. Les épreuves écrites auront lieu du 22 février au 6 mars 2027, puis les corrections et activités de soutien du 8 au 13 mars.

Enfin, au troisième trimestre, l’évaluation continue se déroulera du 29 mars au 22 mai 2027. Les épreuves écrites auront lieu du 24 au 29 mai 2027. La période de correction, de remise des copies et de soutien s’étendra ensuite du 31 mai au 19 juin.

Les dates à retenir pour les parents

Le calendrier fixe également les principales échéances administratives liées aux résultats.

Pour le premier trimestre, les notes devront être saisies dans l’espace numérique avant le 10 décembre 2026. Les bulletins seront remis aux élèves entre le 10 et le 12 décembre.

Au deuxième trimestre, la saisie des notes devra intervenir avant le 5 mars 2027, tandis que les bulletins seront remis les 12 et 13 mars.

Pour le troisième trimestre, la saisie, le traitement et la validation des notes interviendront durant la période allant du 31 mai au 19 juin.

Les conseils de classe se tiendront du 24 au 28 juin 2027. Les carnets de résultats scolaires seront remis à tous les élèves le 29 juin.

Une année scolaire jusqu’au 30 juin

Les activités dans les écoles primaires se poursuivront jusqu’au 30 juin 2027, date prévue pour la clôture de l’année scolaire.

La période du 31 mai au 30 juin comprendra également la préparation de la cérémonie de clôture de l’année scolaire et la poursuite des activités des clubs culturels.

L’évaluation continue porte notamment sur la communication orale, les récitations, la lecture à voix haute, l’éducation technologique, l’éducation musicale et les arts plastiques, ainsi que sur les activités religieuses prévues dans le programme.

La cérémonie de clôture de l’année scolaire est prévue le mercredi 30 juin 2027, en coordination avec les commissariats régionaux de l’Éducation et les autorités locales.

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Migration : La Tunisie refuse d’être un pays de transit et demande plus de retours volontaires

La Tunisie a réaffirmé son refus d’être considérée comme un pays d’installation ou de transit pour les migrants, lors d’un entretien à New York entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner. Tunis demande parallèlement à l’Union européenne de renforcer son soutien aux programmes de retour volontaire et d’élargir les voies de migration régulière.

Tunis réaffirme ses lignes rouges

La rencontre, tenue mercredi 23 septembre en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, a porté sur le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne dans le domaine migratoire.

Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position tunisienne fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures et l’égalité entre les partenaires.

Le ministre a également rappelé que la Tunisie ne veut pas devenir un pays d’installation ou de transit pour les migrants. Il a mis en avant les efforts déployés par les autorités tunisiennes contre les réseaux de traite des êtres humains et de trafic de migrants.

Un soutien européen demandé pour les retours

Dans ce cadre, Nafti a appelé la partie européenne à renforcer son soutien aux programmes de retour volontaire des migrants originaires d’Afrique subsaharienne, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La demande tunisienne porte sur un dispositif qui doit permettre aux migrants concernés de regagner volontairement leur pays, avec l’appui de l’OIM. Le ministre a insisté sur la nécessité de garantir leur dignité et leurs droits dans le cadre de ces opérations.

Cette question s’inscrit dans la coopération déjà engagée entre Tunis et l’OIM. Nafti avait également rencontré sa directrice générale, Amy Pope, à New York pour examiner les résultats du mécanisme de retour volontaire et de réintégration.

Tunis demande aussi davantage de migration régulière

Le volet migratoire ne s’est toutefois pas limité aux retours. Mohamed Ali Nafti a également plaidé pour le renforcement des voies de migration régulière et la facilitation de la mobilité entre la Tunisie et l’Union européenne.

Pour Tunis, ces mécanismes sont présentés comme un moyen d’accompagner le développement économique et social et de traiter les causes profondes des migrations.

De son côté, Magnus Brunner a fait part de la volonté de l’Union européenne de renforcer sa coopération avec la Tunisie, notamment dans le domaine de la migration régulière. Le commissaire européen a également indiqué que l’UE entendait poursuivre son soutien financier et logistique à l’OIM.

La rencontre de New York confirme ainsi les deux volets désormais mis en avant dans le dialogue migratoire tuniso-européen : davantage de coopération sur les retours volontaires et le développement de voies régulières, parallèlement au refus tunisien d’assumer un rôle de pays d’installation ou de transit.

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Céréales : La Tunisie achète 200.000 tonnes de blé tendre et d’orge

L’Office tunisien des céréales a acheté 200.000 tonnes de céréales dans le cadre d’un appel d’offres international : 125.000 tonnes de blé tendre et 75.000 tonnes d’orge fourragère. Les prix obtenus vont jusqu’à 314,23 dollars la tonne pour le blé et 307,62 dollars pour l’orge, selon la source spécialisée UkrAgroConsult.

125.000 tonnes de blé tendre

L’adjudication porte sur cinq lots de 25.000 tonnes de blé tendre, soit un total de 125.000 tonnes. Les prix d’achat se situent entre 311,72 et 314,23 dollars la tonne, coût et fret compris (C&F).

Les lots ont été attribués aux négociants Buildcom et Soufflet. Les livraisons sont prévues entre le 1er octobre et le 15 décembre, selon l’origine des céréales.

L’Office a également acheté 75.000 tonnes d’orge fourragère, réparties en trois lots de 25.000 tonnes. Le prix varie de 304,23 à 307,62 dollars la tonne C&F.

Les fournisseurs retenus sont Soufflet, Al Ghurair et Bunge, avec des livraisons programmées entre le 20 octobre et le 30 novembre.

Une importation malgré la bonne récolte

Cette opération intervient alors que la campagne céréalière tunisienne affiche des résultats nettement meilleurs sur le plan de la collecte. L’Office des céréales fait état d’environ 11 millions de quintaux collectés, dont près de 73% de blé dur. La production de la campagne est, elle, estimée entre 17 et 18 millions de quintaux.

Ces deux données ne sont toutefois pas directement comparables à l’achat annoncé le 23 septembre. L’adjudication concerne du blé tendre et de l’orge fourragère, alors que la majeure partie des céréales collectées cette année est constituée de blé dur. La PDG de l’Office des céréales avait d’ailleurs précisé que les 11 millions de quintaux collectés ne correspondent pas au volume total de la production.

Des livraisons jusqu’en décembre

La nouvelle commande s’inscrit ainsi dans la gestion des besoins du marché tunisien, parallèlement à la valorisation de la récolte nationale.

Au total, les 200.000 tonnes commandées correspondent à 2 millions de quintaux. Leur arrivée sera étalée sur plusieurs mois afin d’alimenter les besoins du pays en blé tendre et en orge.

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Flambée des prix en Tunisie : Kaïs Saïed demande de rationaliser les importations

Face à la hausse excessive des prix, Kaïs Saïed demande de revoir la politique d’importation et d’intensifier la lutte contre la corruption. Lors d’une réunion tenue mercredi 23 septembre à Carthage avec la cheffe du gouvernement et le gouverneur de la Banque centrale, le président a également insisté sur un meilleur accès au crédit et sur le rôle des banques dans le soutien à l’économie.

Les importations dans le viseur

La question de la hausse des prix a occupé une place importante dans la réunion entre Kaïs Saïed, Sara Zaafrani Zenzri et Fethi Zouhair Nouri. Le président de la République a insisté sur la nécessité de « rationaliser les importations », sans toutefois annoncer dans le communiqué de nouvelles mesures précises ou une liste de produits concernés.

Cette orientation est associée, dans le même communiqué, à la lutte contre la corruption. Kaïs Saïed estime que celle-ci ne se limite pas aux pratiques de corruption au sens strict, mais englobe également la fraude, les entraves au fonctionnement des services publics et ce qu’il qualifie de mauvais traitement infligé aux usagers de l’administration.

Les banques appelées à faciliter le crédit

L’autre volet économique de la réunion concerne le financement. Kaïs Saïed a rappelé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale et dans la recherche de solutions permettant d’atteindre les équilibres financiers.

Il a également insisté sur la mission particulière des banques publiques, créées notamment pour accompagner les efforts de l’État. Les autres établissements bancaires sont, eux aussi, appelés à faciliter l’accès aux crédits dans des conditions « aisées » et à respecter les circulaires de la Banque centrale.

Le message présidentiel porte ainsi sur deux leviers économiques distincts : agir sur les importations dans un contexte de renchérissement des prix et améliorer les conditions d’accès au financement pour les citoyens et les entreprises.

L’État social au centre du discours

La réunion a également été l’occasion pour Kaïs Saïed de rappeler sa conception du rôle économique et social de l’État. Il a cité notamment la santé, le transport, l’éducation et la couverture sociale, estimant que l’État social devait constituer une réalité perceptible dans la vie quotidienne et dans toutes les régions.

Cette référence s’inscrit dans la ligne politique défendue par le président autour de la justice sociale et d’un rôle important des services publics. Elle accompagne, dans le communiqué, son appel à une complémentarité entre les secteurs public et privé.

Kaïs Saïed a enfin donné une dimension politique à son propos. Il a affirmé que certaines pratiques et les personnes qui les soutiennent chercheraient à « faire échouer le processus révolutionnaire », tout en accusant certains cercles de vouloir présenter les revendications de la révolution comme une illusion.

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